Tous les parents rencontrent des difficultés avec leurs enfants, mais c’est sans nul doute le coucher des enfants qui trône tout en haut du podium. Normal, car s’il y a bien une chose qu’il nous est difficile de supporter, c’est le manque de sommeil et de repos. Je n’hésiterai pas à dire que résoudre les problèmes de coucher des enfants est vital, faute de quoi on peut vite être entraîné dans une spirale infernale : fatigue, irritabilité, manque de patience… et adieu tous les bons réflexes de parents bienveillants ! Et pour le couple, les soirées à deux sont également essentielles. Devoir passer la moitié de la nuit allongé près de son enfant avec sa main dans la nôtre nous empêche de passer ce temps avec notre conjoint, et l’ambiance dans le couple peut vite s’en ressentir…

Heureusement, il existe des solutions. Parfois il suffit de deux ou trois astuces, d’autres fois il faut des consultations auprès d’un expert pour améliorer les choses. Vous avez l’impression d’avoir déjà tout essayé ? Cet article est pour vous : lisez-le jusqu’au bout !

J’ai rencontré deux psychologues plutôt atypiques, expertes dans les difficultés de sommeil des enfants, qui parviennent à résoudre 100% des cas rencontrés en consultation : Aurélie et Clémence, de Kidz et Family.

Leur méthode n’est pas banale : plutôt que de vous écouter en consultation, elles viennent chez vous pour s’imprégner de la situation et de l’ambiance de la maisonnée. Elles vous livrent ensuite des outils personnalisés lors d’une deuxième soirée, et vous accompagnent dans leur mise en place. Elles ne vous lâchent pas, restent disponibles et vous épaulent jusqu’à ce que les problèmes soient vraiment réglés.

Les cas qu’Aurélie et Clémence rencontrent sont multiples : cela va des parents obligés de tenir la main de leur enfant toute la nuit, en passant par ceux qui cumulent un petit difficile à coucher, un moyen qui les réveille en pleine nuit, et l’aîné qui vient exiger son petit déjeuner à 5h du matin. Il y a aussi le cas très classique des demandes en série : l’enfant a soif, puis envie de faire pipi, puis veut un câlin, puis a besoin de changer sa couche, puis veut savoir ce qu’il y a après la mort (!), etc, etc. Parfois, ce sont des mauvaises habitudes, initialement “exceptionnelles” (vacances, maladie), qui finalement perdurent et détraquent une mécanique jusque-là bien huilée.

Ces familles ont tout essayé : homéopathie, psychologues, puéricultrices… Mais rien n’y a fait : les soirées sont restées cauchemardesques.

Si chaque cas est différent et nécessite des solutions adaptées au profil et aux habitudes de chaque famille, Aurélie et Clémence ont toutefois accepté de me livrer 7 de leurs plus grands secrets..

Secret n°1 : faire de la chambre un lieu de rêve

Ça parait tout bête mais pour vous reposer, vous préférez dormir dans un garage sur un matelas au sol avec des têtes de mort dessinées au plafond ou dans une chambre de magazine de déco, avec lit-cabane, guirlande lumineuse tamisée, coussins moelleux, couette douillette et jolie bibliothèque ?

Donner envie aux enfants de cocooner dans leur chambre est le point de départ. Un petit réaménagement et une nouvelle déco contribuent à marquer ce nouveau départ.

Secret n°2 : leur donner la dose d’attention dont ils ont besoin

L’objectif n’est pas forcément de rentrer à 16H30 pour être sûr d’avoir passer les X heures nécessaires avec nos enfants. Non, l’objectif est d’être réellement présent avec eux. Pas sur notre téléphone, pas dans notre machine à laver, pas avec un chronomètre en tête “objectif = coucher les enfants”. Non, prendre le temps de jouer, et de réellement profiter de ce moment avec eux, prendre le temps de les observer, de rigoler, bref de profiter. Oui cela peut être difficile d’accepter ce lâcher-prise, mais cela vaut le coup de s’y exercer. Et rappelons-nous : ce n’est pas le nombre d’heures passées avec notre enfant qui est important mais la qualité de ce temps.

Secret n°3 : s’assurer que l’enfant a TOUT pour se coucher

On ne passe pas la porte de la chambre sans avoir passé en revue avec lui tout ce dont il pourrait avoir besoin, pour anticiper les demandes habituelles : sur ta table de chevet, tu as bien de l’eau, des mouchoirs, tes doudous, ton ventre est bien rempli, tu as fait pipi, etc.

Secret n°4  : prendre un temps individuel pour chaque enfant.

Pour cela, il peut être intéressant de les coucher les uns après les autres, par ordre d’âge, afin de passer quelques minutes en tête-à-tête avec chacun. C’est souvent pendant ce petit moment câlin que notre enfant va nous restituer sa journée et se sentir ainsi suffisamment écouté pour pouvoir se livrer. Parler des choses qui se sont mal passées dans la journée permet en effet d’évacuer les angoisses et de s’endormir plus sereinement.

Astuces contre les monstres : “Si on veut les rassurer, mieux vaut ne pas chercher à les raisonner” nous dit Aurélie. “Car si on lui dit que les montres, ça n’existe pas”, il risque de se dire “En plus c’est inquiétant il n’y a que moi qui les voit”. Mieux vaut lui donner une épée à mettre à côté de son lit pour les combattre, c’est souvent plus efficace. “Tout va bien, au pire, je vais pouvoir les couper en deux”.

Secret n°5 : Respecter le rituel du coucher

Petit rituel que l’on aura auparavant déterminé avec l’enfant, et qui ne doit pas pour autant durer trois quarts d’heure… L’essentiel est de ne pas rester focalisé sur l’idée qu’il doit impérativement dormir à 20h30. L’essentiel est que chacun respecte l’autre : s’il reste sagement dans sa chambre, à jouer avec doudou ou à lire un livre, et sans vous déranger, on peut le laisser faire. On abandonne le “Maintenant, tu dors !”.

Secret n°6  :  DES RÈGLES !

Quand Aurélie et Clémence arrivent le deuxième soir, c’est avec un panneau avec les étapes et règles de la soirée, adaptées à chaque famille. Tout le monde est tenu de les respecter et les parents, en premier lieu, doivent se convaincre d’une chose : leurs enfants sont CAPABLES de s’endormir seuls, tout va bien, ils n’ont besoin de RIEN. Autre chose que tout le monde doit avoir en tête : respecter le repos des parents est essentiel car c’est sur leurs épaules que repose l’équilibre de la famille.

Être convaincu que son enfant a tout ce qu’il faut pour s’endormir est clé, et j’en ai fait l’expérience. J’avais beaucoup de mal à coucher Léon qui ne voulait pas “se décrocher” de moi le soir. Pourtant quand c’était Daddycool qui s’occupait du coucher ou n’importe qui d’autre, ça passait comme une lettre à la poste. Mais avec maman, ça durait des heures… C’est en parlant avec une de mes amies naturopathe, Anne-Julie, que j’ai évolué sur le point-là. Comment des mères de 5 enfants arrivaient à coucher tout le monde en 30 minutes, alors qu’il me fallait 1h30 pour venir à bout des demandes de mon fils ? Pourtant, Léon est un petit garçon qui va très bien, n’a pas d’angoisses particulières, pas de problèmes… Le souci devait donc venir de moi. Anne-Julie, la bienveillance incarnée, m’a donné un conseil qui a tout changé : “A partir de 20h30, tu dis que c’est trop tard, qu’il fallait y penser avant, qu’on en parlera demain”. C’est ce qu’elle fait avec ses enfants. Faisant l’école à la maison, elle s’en occupe toute la journée et pour elle, c’est une question de survie de pouvoir être tranquille à partir de 20h30. Ses enfants le savent et le sentent : il est inutile de demander quoi que ce soit à maman après 20h30, ça sera non de toute façon !

On peut adopter ce comportement à deux conditions : être persuadé que son enfant ne manque de rien pour s’endormir, et avoir passé ce petit moment en tête-à-tête pour évacuer les éventuelles angoisses du soir.

Et la transition se fait également en douceur si l’on explique la nouvelle règle à l’enfant et que l’on reste ferme : “Je sais que ça n’est pas facile, mais ça fera du bien à tout le monde. J’ai confiance en toi, je sais que tu peux y arriver”.

A la maison, avec Léon, ça a tout changé ! Plus déterminée, plus sereine, j’ai été capable de rester ferme tout en transmettant à mon fils le calme et la confiance nécessaire pour un endormissement sans difficulté.

Aurélie et Clémence l’assurent également : pas question de laisser son enfant pleurer et de passer en force. Une période d’adaptation peut être nécessaire. Pour un enfant qui ne peut s’endormir qu’avec la main d’un parent par exemple, on peut commencer par rester présent à ses côtés, mais sur une chaise, juste à l’entrée de la chambre (avec un bon bouquin) (et un verre de vin !) (ça passe mieux !) “Maman, t’es là ? Oui, oui, tu peux dormir, je suis là”. Le lendemain, on fait pareil mais on s’absente un peu “Je vais étendre la machine, je reviens dans 10 minutes”. Puis au fur et à mesure, on s’absente un peu plus longtemps et on finit par enlever la chaise.

En étant coaché par Aurélie et Clémence, on tient bon et on n’a pas envie de les décevoir. Et quelle fierté au lendemain de la première nuit, quand on peut coller sa gommette “J’ai réussi à ne pas me relever la nuit” !

Mais les angoisses dans tout cela  ?

La plus souvent, les problèmes de coucher viennent du comportement des parents. Mais il existe des cas où l’angoisse de l’enfant est profonde. Un bébé de 18 mois par exemple, qui ne pouvait pas s’endormir seul, montrait une véritable peur de l’abandon. En creusant, Aurélie et Clémence se sont rendues compte que ce bébé avait été séparé de ses parents pendant 3 semaines à l’âge de 6 mois. Ayant gardé un mauvais souvenir de cette période, l’enfant avait intériorisé cette peur de se faire abandonner.

Dans ce cas de figure, la méthode à adopter est toujours la même depuis Dolto : parler à l’enfant du problème en profondeur, lui dire qu’on le comprend, et c’est ainsi que l’angoisse souvent s’en va (j’ai l’impression en écrivant cela que ça a l’air magique, cependant, j’ai entendu tellement de parents qui ont résolu le problème de leur enfant ainsi qu’il semblerait que cette méthode employée par les psychologue fonctionne vraiment très bien !)

Conclusion

À tout problème, il existe une solution. Rien ne sert de continuer à supporter une situation insupportable ! À nous de prendre le sujet à bras-le-corps et d’oser consulter des experts comme Aurélie & Clémence quand c’est nécessaire (contact @ kidzetfamily.fr – 07 61 38 79 06 elles consultent aussi à distance). En faisant cela, on finit toujours par se demander : “pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt ?”

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