aider son enfant

pas aiderOn aime nos enfants plus que tout ; et pour eux, on souhaite le meilleur. Tout petit, on veut aider son enfant à monter sur la chaise, à ouvrir leur yaourt, à se servir de l’eau, à enfiler un pull. Plus tard, on les aide à faire leurs devoirs, à s’inscrire à leur club de foot, puis à trouver un job d’été… Idéalement, une fois adulte, on voudrait même pouvoir leur trouver un boulot, et leur offrir leur appartement.

On pourrait alors se dire qu’on est de bons parents, qui ont vraiment tout fait pour leur rendre la vie plus facile.

Ah oui ? Vraiment ?

Bien sûr qu’aider notre enfant, ne l’aide pas à être autonome, mais cela ne s’arrête pas juste à cela, l’aider pour même le priver d’une certaine forme de bonheur… VOIR l’ARTICLE que Cool Parents Make Happy Kids a écrit cette semaine pour Magic Maman

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propreté enfant

proprete enfant CPMHK

Oui, des enfants « propres » (ou plutôt ‘continents’ : non, nos enfants ne sont pas saaales 😉 ) depuis la naissance cela existe !

Le lobbying des couches nous aurait fait oublier la bonne vieille méthode de nos ancêtres sur la « propreté enfant » ; toujours utilisée en Chine, en Afrique, et aussi très connue en Allemagne, en Autriche, etc… Elle est économique, écologique, respectueuse de l’enfant, et peut-être même pratique ! Saviez-vous par exemple que 50% des enfants dans le monde sont propres avant un an ? Sauf dans les pays occidentaux bien sûr… Peut-être allez-vous être septique à la lecture de ces premières lignes, mais cela vaut le coup d’aller jusqu’au bout pour comprendre l’avantage de cette méthode.

Katie, maman de 3 enfants (4 ans, 2 ans, 4 mois), travaillant, nous parle de cette méthode.

Cela s’appelle HNI (Hygiène Naturelle Infantile) ou Elimination-Communication.

Zéro couche dès la naissance. On détecte quand notre enfant a envie d’éliminer, et on le met au-dessus d’un pot, d’un lavabo, ou d’un bac, pour qu’il fasse ses besoins. On le met en position accroupie, le dos soutenu par l’adulte – position la plus confortable et lui permet d’évacuer plus facilement. Cela demande aux parents d’être alertes, mais évite aussi la corvée changement de couche, et parfois aussi le changement des vêtements, et les multiples machines à laver qui vont avec.

Comment détecter quand son enfant a envie d’éliminer ?

Dès la naissance on observe certains signes (concentration, mouvement frénétique, etc.). Mais en réalité, ce qui peut paraître incroyable pour les personnes ne pratiquant pas cette méthode, c’est que même sans regarder l’enfant, il arrive souvent aux parents de s’arrêter dans leur occupation, en se disant « pipi ! », et en effet le bébé a envie de faire pipi.

Quand nous nous promenons, ou randonnons, nous le portons en écharpe, nous sentons alors la moindre contraction, très pratique !

Plus ils grandissent plus les signes sont faciles à détecter car une réelle communication est mise en place, ils émettent un bruit pour nous interpeller. Dès qu’ils savent ramper ou marcher, ils se dirigent d’eux-mêmes vers le pot.

Et ceux qui n’ont pas cet instinct, ils font comment ?

Ceux qui n’ont pas l’instinct se basent sur le timing et cela marche aussi très bien. Généralement tous les bébés font à chaque réveil, 10 à 15 minutes après la tétée selon l’âge, et 10 minutes encore après (le temps que le lait descende de l’intestin).

Quand je confiais mes enfants à ma mère par exemple, mes enfants parvenaient bien à retenir si ma mère n’était pas aussi alerte que nous.

Alors c’est sûr qu’au début, c’est assez contraignant dans le sens où l’enfant a fréquemment besoin d’éliminer. Remarquez que si vous êtes des parents qui changent la couche de votre bébé dès qu’elle est remplie, cela revient un peu au même. Mais après les premiers mois, cela s’espace et devient moins contraignant, surtout que ses signes sont plus facilement repérables.

Mais comment fait-on si on a les mains prises ou que l’on est en voiture ?

Nous sommes une famille qui bouge beaucoup. Cela ne nous a jamais posé de problème, on lui fait faire dans la rue, sur le bord de la route, dans les toilettes des restaurants (Finalement un peu comme quand votre enfant de 2 ans commence à être propre). En intersaison le pantalon « chinois » avec la fente à l’entrejambe est bien pratique. En été, une simple culotte.

Dès la naissance les enfants ont déjà une forme de continence. Les bébés réussissent très vite à maitriser leur sphincter de façon impressionnante! Ils préfèrent souvent attendre leurs parents, pour se soulager librement et confortablement.

Lorsque mon dernier avait 2 mois, nous avons beaucoup pris l’autoroute. Donc il fallait qu’il patiente 10 bonnes minutes avant que de pouvoir sortir de la voiture. Eh bien, il attendait autant que possible, il n’était pas content du tout, faisait une colère pour que l’on s’arrête. C’était dur ! Si la prochaine aire était trop loin, il devait parfois faire dans une couche… Colère d’autant plus grande! Si ça n’était pas trop loin, une fois arrêtés c’était l’explosion 🙂 Mais de toute façon nous aurions dû nous arrêter pour changer sa couche (pas toujours évident sur une aire !), sans compter les fois où cela a débordé, nous n’avions pas ce problème à gérer avec cette méthode de « propreté enfant« .

Gérer les accidents ne doit pas être très simple ?

Nous n’avons pas pratiqué une Hygiène Naturelle Infantile pure, dans le sens où nous leur avons quand même mis des couches (bio) dans les moments où notre attention ne pouvait être suffisante (et la nuit). Même si la nounou (qui les gardait avec d’autres enfants) était d’accord aussi pour pratiquer l’HNI, nos enfants ont eu des couches, donc pas de problèmes en cas d’accident ! Et un pipi de bébé est bien vite nettoyé si vraiment on passe à côté !

Et la nuit? Comment se passe la « propreté enfant » ?

Pour les parents qui ne leur mettent pas de couches, ils les couchent nus sur une peau de bête (c’est très absorbant), et changent simplement la peau de bête en cas d’accident. Comme nous, les enfants font rarement quand ils dorment, mais plutôt au réveil, question d’hormones (donc il faut être alerte sur les réveils).

Quand est-ce qu’il n’y a plus d’accident, et qu’ils sont vraiment ‘propres’ ?

Généralement quand les enfants marchent (vers 9-12 mois). Ils peuvent alors se déplacer vers le pot et même très vite enlever leurs culottes. De même quand les filles sont en robe et les garçons en bloomer, nous avons alors arrêté les couches car il n’y avait plus que de très rares accidents.

Pour certains enfants, l’HNI est plus approprié que la couche ?

En fait, il y a beaucoup d’enfants qui n’aiment pas faire sur eux, ils se retiennent un maximum (résultat quand ils font il y en a partout, et il faut aussi laver leurs habits). Notre aînée, à qui nous avions mis des couches, faisait ses selles uniquement quand nous lui enlevions sa couche.

Et puis il y a aussi des enfants qui pleurent parce qu’ils n’ont pas envie de faire sur eux, ou qui pleurent parce qu’ils ont la couche sale, ou parce qu’ils n’arrivent pas à pousser parce qu’ils ne sont pas dans la bonne position, etc. Pour ces enfants, pratiquer l’HNI peut les soulager. Sans compter tous ceux à qui les couches rendent les fesses rouges à cause des produits chimiques, du manque d’air,…

L’HNI aide ‘physiquement’ l’enfant à être propre plus tôt ?

Certaines recherches (Tsaregradskaya newborn – Care and education) montrent que les couches empêchent le développement de la vessie. Et l’enfant d’un an qui porte des couches a une vessie de la taille de celle d’un nouveau-né, alors que celui qui n’a pas de couche a une vessie bien plus développée, car il fait ses besoins en position physiologique qui lui permet de vider totalement sa vessie, aussi il s’exerce davantage à se retenir, tout cela l’aide à développer sa vessie.

Alors finalement est-ce plus ou moins contraignant que les couches ?

Donc c’est sûr qu’au début cela peut être plus contraignant car il faut guetter le moindre signe. Puis très vite l’enfant nous appelle en faisant un son, un geste lorsque les parents ont introduit la langue des signes. Aussi il a besoin d‘éliminer moins régulièrement ; il peut aussi se retenir. Donc c’est plus pratique. Et le gros avantage quand même c’est qu’à un an, il est suffisamment autonome ou communicatif pour se passer de toute protection ! La majorité des enfants, dès qu’ils marchent, sont autonomes et font sur le pot.

Bien sûr, en fonction de l’évolution de l’enfant, il y a des phases où il est moins à l’écoute de lui-même parce que trop absorbé par un nouvel apprentissage. Alors, des accidents peuvent survenir à nouveau. Mais ils sont rares et ça ne dure jamais longtemps ! Il faut surtout toujours rester à l’écoute, bienveillant et être capable d’accepter que son enfant ne puisse pas tout gérer, ni réussir du premier coup.

Et puis économiquement, cela évite aussi les 0,3€*4*365j = 500 € grand minimum d’achat de couches chaque année. Plus les crèmes…

Si on n’a pas commencé à la naissance, peut-on encore s’y mettre ?

Je pense que les principes de l’HNI sont applicables à tous âges. Mais plus on commence tôt, moins l’enfant a perdu l’habitude de solliciter son sphincter et donc plus c’est simple. Pour ma fille aînée, le début à 3 mois a immédiatement fonctionné.

Le livre de référence, avec des conseils très pratiques, et beaucoup de témoignages est « Sans couches c’est la liberté », d’Ingrid Bauer. Vous avez aussi un livre plus court de Sandrine Monrocher Zaffarano : « la vie sans couches », aux Edition Jouvance.

Vous pouvez aussi aller sur la page facebook de « La vie sans couches : hygiène naturelle du bébé (HNI) »

Cool Parents Make Happy Kids

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enfant capricieux

L’enfant ‘capricieux’, n’est pas une nouveauté, et cela concerne presque tous les enfants. On a beau lui expliquer pourquoi il ne peut pas avoir un 3ème tour de manège ou pourquoi on ne peut pas lui acheter ce magnifique jouet qui est dans la vitrine : il n’en démord pas. Nous avions vu dans le précédent article que l’empathie était une bonne défense contre les « caprices » de nos enfants, et bien je vais vous en donner une deuxième : le rêve.

enfant capricieux CPMHK

L’enfant ‘capricieux’ : et si rêver de ce qu’il désire, c’était pour lui presque l’obtenir ?

J’ai utilisé la technique du rêve, pas plus tard qu’avant-hier. Je déjeunais en tête-à-tête au café avec ma fille. Au moment de partir, le serveur ne lui offrit qu’un seul nounours en chocolat, alors qu’il lui en avait offert deux les fois dernières… Puis il remballa la boite et partit. Ma fille me demanda alors un 2ème nounours… Je tentais de la raisonner en lui expliquant : « Le monsieur a déjà été très gentil de nous donner un nounours à chacune. Maintenant, il a rangé la boîte, on ne peut pas le déranger pour lui en réclamer un 2ème. Si tu veux je peux te donner le petit bout qui reste du mien ». Il était peu probable que mes explications fonctionnent, puisque le cerveau de notre enfant est avant tout émotionnel. La partie qui lui permet de « raisonner » ses émotions est beaucoup moins développée. Tout naturellement, elle me répondit donc : « Non, j’en veux un entier ! ». Là, deux solutions : partir au conflit (ce qui ne l’empêchera pas de refaire des caprices dans le futur, bien au contraire), ou essayer de la comprendre… J’optais pour la 2ème solution. A 3 ans ½, ces deux nounours étaient tout ce qu’elle espérait depuis le début du déjeuner. Et comme il n’y jamais de bonbons à la maison, c’était l’unique opportunité pour elle d’en avoir… Autant vous dire qu’elle était à deux doigts de déranger tout le restaurant pour avoir ce 2ème nounours, et de ne plus vouloir partir.

Pour me sortir de ce mauvais pas devant mon enfant ‘capricieux’, j’optais pour « le rêve »

« Je comprends que tu en veuilles un 2ème, moi aussi j’adore les nounours ! (Empathie) Tu imagines si à la maison on pouvait remplir la baignoire de nounours en chocolat ? Ce serait trop bien, non ?! (Le rêve) Tu crois qu’on arriverait à les manger tous d’un coup ? Est-ce que toi tu les garderais pour en manger un chaque jour ou tu mangerais tout d’un coup ? Etc. » Et je finis, par quelques distractions et questions, pour détourner son attention. Je la pris dans les bras, et tout en continuant à réfléchir aux réponses à mes questions, nous nous dirigeâmes tranquillement vers la sortie (Non sans avoir payé bien entendu :-)). « Au revoir monsieur, merci. ». Ouf…

Et voilà, une simple pirouette m’avait permise de lui donner ce qu’elle souhaitait de façon imaginaire, et de lui donner la possibilité d’y rêver…

Cela ne marche pas toujours évidemment, mais cela vaut le coup d’essayer car cela fonctionne souvent ! Particulièrement, pour éviter le 3ème tour de manège « ce serait tellement bien d’avoir un manège chez nous, on pourrait faire autant de tours que l’on souhaite ! Tu crois qu’il rentrerait ? Où est-ce qu’on le mettrait ? Etc. », ou pour les vitrines des magasins de jouets : « J’ai l’impression que tu aimes beaucoup ce jouet. C’est vrai qu’il a l’air génial ! Regarde celui-là aussi il a trop bien ! Il faut bien qu’on le note sur la liste pour ton prochain anniversaire. Tu n’oublies pas, d’accord ? ». Avoir quelqu’un qui prend vos rêves au sérieux, en vous proposant de les noter, pour penser à les réaliser, c’est un vrai soulagement !

C’est un peu comme si vous passiez avec votre conjoint devant une annonce pour un joli appartement dans une plus petite ville, que vous lui disiez « J’aimerais tellement pouvoir habiter là. Regarde cet appartement, il est bien plus grand que le nôtre, et en plus il est au même prix ». Il peut vous répondre : « De toute façon on ne déménagera jamais, donc ne rêve pas ». Ou bien : « J’ai l’impression que tu adorerais habiter dans cette ville. Ce n’est pas prévu au programme pour le moment, mais c’est vrai que ça serait bien que je puisse avoir le même job ailleurs. Et imagine que tous nos amis emménagent ici aussi : on aurait une belle vie ! ». Les deux phrases ont le même sens : il n’est pas du tout envisagé d’habiter ici. Mais dans la deuxième on sent que l’autre prend notre désir au sérieux, nous rejoint dans notre envie, et même s’il ne répond pas favorablement, il nous laisse y rêver…

Allez et si la prochaine fois, nous rêvions avec eux, plutôt que chercher à les raisonner ? Car après tout, l’enfance c’est aussi le rêve !

Et si cette « technique » vous a plu, mais que vous souhaiteriez découvrir bien d’autres trucs et astuces pour éviter les drames ou mieux gérer les colères de votre enfant, je vous propose de vous envoyer mon PACK ANTI-COLÈRES : le dossier ultime pour gérer « caprices » et autres crises ! Pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

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Parentalité bienveillante

Parentalité bienveillanteUn principe clé de la parentalité bienveillante, est de raisonner son enfant, l’amener à changer son mauvais comportement, en l’écoutant… Et ça marche !

« Je n’ai pas envie d’aller à l’école !», « Je n’aime pas mon frère, je veux qu’il disparaisse. », « De toutes façons vous ne m’aimez pas », ou de ses problèmes : « J’ai encore été puni  par la maîtresse … »), on trouve parfois leurs états d’âmes infondés, exagérés, ou même inacceptables. On a alors tendance à vouloir les raisonner : « Mais si c’est super l’école, ta maîtresse est hyper gentille ! », « Ne dis pas cela ! On est obligé d’aimer son frère. », « Mais bien sûr que l’on t’aime ! ». On a même parfois tendance à les juger : « Qu’est-ce que tu as encore fait pour être puni ?!».

En réagissant ainsi, on risque de les inciter à ne plus exprimer leurs sentiments.

Mais ils ne disparaissent pas pour autant, ils sont simplement enfouis (voir l’article : Comment raisonner un enfant en plein ‘caprice’ ?). Si mon enfant est venu spontanément me voir pour me confier ses problèmes (« Je me suis fait taper ou punir à l’école»), et que je le juge (« Mais qu’est-ce que tu leurs as encore fait ? »), il n’aura plus envie de s’ouvrir à moi. Notre relation de confiance risque de se dégrader.

Plutôt que de les juger, ou de chercher à les raisonner, aidons-les à surmonter leurs peurs, leurs difficultés, leur colère, en les é-c-o-u-t-a-n-t.

C’est ce qu’on appelle l’ « écoute active », principe clé de la parentalité bienveillante

Cette méthode est utilisée par bon nombre de coachs et psychologues, et aussi en parentalité bienveillante. Elle consiste tout simplement à écouter l’autre, et à reformuler ce qu’il ressent. Cela va lui permettre de mieux prendre conscience de ses sentiments, de comprendre les raisons de cette émotion, pour ensuite trouver par lui-même des solutions à mettre en pratique. La plupart du temps, c’est très simple à appliquer ; il faut juste y penser !

Voici par exemple l’effet  produit par l’écoute active le jour où notre fille nous a dit : « Je ne veux pas aller à l’école ! »

Au lieu de chercher à la raisonner en mode « Mais si, c’est super l’école ! », j’optais pour l’empathie (c’est-à-dire « l’écoute active ») :

          –   « Ah bon, tu n’aimes pas l’école ? »

          –  « Non, je n’aime pas l’école » (Si elle avait été plus grande, elle aurait probablement été plus précise. Pour les petits, posons quelques questions pour qu’ils donnent plus de détails)

          –  « Tu n’aimes pas la maîtresse ? Tu n’aimes pas les activités ? »

          –  « Non, c’est la sieste que je n’aime pas »,

          –  « Tu n’aimes pas faire la sieste à l’école. » (C’est aussi simple que cela, il suffit de reformuler l’émotion de l’enfant, mais sans le juger :-))

          –  « Oui, parce que la dame qui surveille fait trop de bruit pendant la sieste, elle nous dit « Chut  » très fort.

          –  « Tu n’aimes pas que la dame fasse « Chut » trop fort. Ça t’empêche de dormir ? Ou peut-être que ça te fait peur ? Ou tu n’aimes pas être obligée de dormir ? » (Je l’invite à préciser ce qu’elle ressent, plutôt que de lui dire « C’est pas grave !»)

          –  « Oui, elle me fait peur … »

          –  « Qu’est-ce que tu pourrais faire ? Te boucher les oreilles ? Demander à changer de place ? Lui en parler ? Prendre sur toi ? » (Les enfants plus âgés seront davantage à même de trouver des solutions par eux-mêmes. Pour les petits, essayons d’en proposer plusieurs, afin qu’ils retiennent celle qui leur correspond le mieux).

Vous remarquerez quelque chose de très important : Joy n’a pas manqué de respect en disant à la surveillante que ce n’était pas bien de dire « chut »  trop fort, ou en lui demandant d’arrêter de le dire. Non. Car elle a pris conscience, lors de notre conversation, de ce qu’elle ressentait et elle s’est adressé à la dame en exprimant son ressenti :
« Ça me fait peur quand tu dis «chut ». Une belle façon de communiquer avec les autres, que l’on enseigne ainsi à nos enfants.

Nous avons procédé de la même façon lorsque notre fille nous a dit ne pas aimer la cour de récréation. Suite à notre échange, et aux suggestions de solutions que nous lui avons faites, nous n’avons plus entendu parler de ses problèmes de récréation. Il semblerait pourtant qu’elle n’ait appliqué aucune de nos suggestions, mais le simple fait d’en avoir parlé, de s’être sentie écoutée, d’avoir pris conscience que ce n’était pas la cour de récréation qu’elle n’aimait pas, mais les grands qui venaient la traiter de bébé l’a aidée à ne plus avoir peur de la récréation en soi, et à tout simplement éviter les grands ou ignorer leurs insultes.

cool coaching

Cette écoute active n’est pas toujours facile à mettre en œuvre. Certains sentiments nous semblent inacceptables

Comme « Je veux jeter mon frère par la fenêtre », ou complètement faux comme « De tout façon vous ne m’aimez pas ».

On aurait bien envie de les raisonner. Pourtant, si on prend le temps de les écouter calmement et activement  (« Tu n’aimes pas ton frère c‘est cela ?», « Tu penses que l’on ne t’aime pas ?), ils se sentiront en confiance, nous en dirons plus sur les raisons de ce désamour, ou de ce sentiment d’être mal aimé, et seront davantage prêts à rechercher des solutions, et à écouter nos propositions si celles-ci sont vides de tout jugement.

Conclusion

Bien sûr, ce n’est pas magique. Parfois, il faudra parler, parler et encore parler pour que notre enfant surmonte ses problèmes, et ses peurs. Mais le juger c’est l’enfermer ; l’écouter c’est l’influencer ; et l’inviter à réfléchir, c’est le guider. A nous la relation de confiance dont nous avons toujours rêvé !

Par ailleurs, si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout ». Indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez le « PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! »  dans votre boîte mail (gratuitement).

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enfant qui ne mange pas

enfant qui ne mange pasEh  oui, ce serait dommage de faire du repas un conflit systématique ! Et oui, face à notre enfant qui ne mange pas, détendons l’atmosphère, pour que le repas soit un moment de partage et de détente.

Voici quelques astuces, pour faire manger l’enfant qui ne mange pas plus facilement :

·         Les impliquer dans la préparation du repas est un premier pas qui peut leur donner envie de déguster ce qu’ils ont préparé.

·         Décorer l’assiette ou lui faire décorer son assiette : une petite surprise qui met du baume au cœur pour commencer le repas. Evitons de lui mettre d’office une grosse plâtrée dans l’assiette, au risque de l’écœurer avant même d’avoir commencé. Mieux vaut lui proposer de se resservir au cours du repas.

·         Pour les petits, transformer le repas en « chasse au trésor ». Prendre un bol avec plein de petits dessins au fond, et à chaque cuillère, découvrir un nouvel animal, un nouveau personnage et racontez quelque chose. Son attention est prise par autre chose, il en oubliera le goût de la purée ! Cela marche surtout pour le petit enfant qui ne mange pas.

·         Evidemment se raconter notre journée ou une histoire imaginaire, pour rendre ce moment agréable.

·         Autre astuce, si on a un enfant lent mais que l’on n’a pas envie d’y passer deux heures : Raconter une histoire, et s’arrêter quand il s’arrête de manger. Dès qu’il recommence à manger, l’histoire se remet en marche. Bien sûr, l’ambiance doit être à l’amusement, et non à la menace. Pour les mélomanes, cela marche aussi avec de la musique.

·         Si vous avez des gros morceaux (brocolis, choux de Bruxelles) à faire manger, vous pouvez faire la voix de chaque morceau qui veut absolument rejoindre ses amis, qui font une grosse fête dans son ventre, aucun n’a envie de louper ça ! Et puis il y a la maitresse des enfants qui veut les rejoindre, et le cousin aussi, et le meilleur ami du cousin, etc. Bon évidemment, il faut éviter d’utiliser cette technique à chaque fois. Mais dans les cas un peu difficiles avec l’enfant qui ne mange pas, c’est pratique !

·         Lancer le jeu du « Chante qui peut ! » (Inventé et breveté par Cool Parents Make happy Kids ;-)) Voici le jeu et entre chaque carte, on mange. N’oubliez pas : ce n’est ni un conflit, ni une menace. C’est un jeu.

 Alors certes, malgré les idées ci-dessus, ce n’est pas toujours simple de faire manger un enfant qui ne mange pas. Voire bien sûr impossible si l’enfant n’a pas faim, et qu’en plus, ce qu’on lui a préparé n’est pas bon :-). Il ne faut pas non plus que les techniques ci-dessus deviennent une habitude. Mais il existe d’autres ficelles pour mieux faire manger un enfant, et sur le sujet, je vous ai concocté un petit dossier ! Dans ce PACK « À TABLE ! », retrouvez trucs et astuces pour un dîner tout en « miam » et en « hmmm » (enfin, presque, du moins on va essayer!), en rendant le repas amusant, intéressant ou encore en découvrant les secrets des crèches (qui parviennent souvent à nous stupéfier avec une petite phrase du genre « Oh oui, Valentine a adoré les petits pois ce midi ! » – ahem…). Ca vous intéresse ?  Pour recevoir ce dossier complet sur le repas des petits, rien de plus simple : indiquez votre mail et recevez le pack directement dans votre boite !

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Quoi qu’il en soit, dans tous les cas, vous l’aurez compris : pour faire du repas un vrai moment de détente et de plaisir, il nous faut être nous-mêmes en forme, emplis de patience et de créativité ! Donc avant tout MÉNAGEONS-NOUS* ????

*Voir l’article « Devenir un Parent Cool, ça se travaille »

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sommeil bébé

sommeil-bébé-CPMHK-1-1030x497Ça y est le grand jour est arrivé, bébé est né. « Vous êtes au comble de la joie ! » En fait pas toujours… Les nuits sont difficiles, le sommeil de bébé difficile à gérer, la fatigue gagne les parents et commence même à les mettre sur les nerfs. Sans compter le baby blues pour certaines mamans. Comment gérer au mieux les nuits  et le sommeil de bébé ?

Pour répondre à cette question, j’ai choisi d’interviewer Caroline, qui depuis plus de 20 ans s’occupe de nourrissons sortant de la maternité. Oui, alors qu’on se trouve déjà hyper forte d’avoir assuré les 10 premières nuits de notre bébé, eh bien elle, c’est plus d’un millier de nuits qu’elle a assurées. Son métier ? Maternity nurse. Elle soulage les parents la nuit, à leur domicile, en assurant les biberons et les soins de leur bébé. Caroline me parle avec le visage rayonnant et la douceur d’une maman.

CPMHK : Alors comment se sentent les mamans et les papas à l’arrivée du bébé ?

Caroline : Souvent, on décrit l’arrivée d’un nouveau-né comme une période de plein de bonheur, alors que la réalité peut-être mitigée.  Montée des hormones, fatigue, il en faut peu pour qu’au retour chez soi, le premier coup de clé dans la serrure suffise à la Maman et au Papa parfois pour paniquer un peu. « Comment vais-je y arriver ? ». La responsabilité semble une montagne.

CPMHK : Comment se passe les premières nuits de sommeil bébé, en générale ?

Caroline : Il n’y a pas de règle. Mais par exemple, si votre enfant boit à 22h, le temps de le faire boire et qu’il fasse son rot, il est 23h. Puis vous devez vous réveiller à 2h du matin, le reposer à 3h, vous réveillez à 5h, puis 8h. Les plus fatigants des voyages d’affaires ne sont rien comparés à ces nouvelles nuits ! Sans compter que le bébé peut aussi réclamer son biberon toutes les 3h, mais comme cela peut prendre une heure (rot et change compris) de le lui donner, finalement vous êtes sollicité toutes les 2h ! Et si vous allaitez, c’est encore plus rapproché…

CPMKH : Est-ce très différent d’un bébé à l’autre ?

Caroline : Oui très différent ; chacun des bébés à son propre rythme, il faut donc à chaque fois s’adapter. Il y a des bébés plus zen que d’autres. D’ailleurs, il arrive que des parents angoissés, tendus, communiquent leur stress à leur nourrisson. D’où l’importance de se ménager quand on en a la possibilité. Ma présence permet aux parents de reprendre des forces physiques et morales.

 

CPMHK : Par exemple pour vous, une nuit qui est plus difficile qu’une autre c’est quoi ?

Caroline : C’est quand le bébé confond le jour et la nuit, que le sommeil bébé est compliqué ! Par exemple, il ne se rendort pas entre deux tétés la nuit.

CPMHK : Comment faites-vous pour le faire arrêter de pleurer ?

Caroline : Donc, je déroule d’abord ma petite check-list. A-t-il trop chaud ? Trop froid ?  Est-ce que la couche a été changée ? Est-ce que le dernier biberon était il y a plus de trois heures ? Car c’est important de bien attendre trois heures avec de lui redonner. On compte les trois heures à partir du commencement du précédent biberon (Il n’y a pas cette contrainte quand on donne le sein). Si la check-list a été passée en revue et qu’il pleure toujours, c’est qu’à priori il a besoin d’un câlin ! Alors je le berce (il est encore trop petit pour avoir de mauvaises habitudes, donc n’ayons pas peur de le bercer) et utilise d’autres moyens. Je lui caresse la tête quand il est dans son berceau, je peux lui mettre de la musique ou projeter une veilleuse lumineuse au plafond, l’emmailloter, mettre sa tête contre la paroi haute du lit, lui parler, le changer de position, etc. Bien sûr, les bébés ont aussi un besoin de sussion, la tétine aide beaucoup, les premiers mois, à l’apaiser.

[Voir aussi l’article « Liste magique pour faire arrêter bébé de pleurer« ]

CPMHK : Avez-vous des astuces pour faciliter le biberon et le rot ?

Caroline : Généralement lui donner le biberon prend environ 20 à 30 minutes (toujours attendre au moins trois heures avant de lui donner) (ndlr : Caroline est nounou, donc n’allaite pas). Une fois qu’on lui a donné le biberon, il est bien de garder le nourrisson à la verticale 20-30 minutes encore, le temps qu’il fasse son rot. Concernant le rot, le bébé peut faire un rot de « camionneur », mais peut aussi faire un rot « interne ». Le rot interne n’est pas évident à percevoir, c’est un rot bouche fermé, délicat, c’est comme un début d’hoquet. S’il ne fait pas son rot, on peut l’aider à le faire, en faisant le « balancier ». On le prend dans les bras, on le redresse à la verticale contre nous, puis on plie les genoux et doucement, on l’incline vers l’horizontale (comme quand on lui donne le biberon, position sur le dos). On peut aussi le poser délicatement sur la table à langer, sans oublier de mettre un petit coussin (ou une serviette enroulée) sous le matelas pour que le bébé ait la tête relevée. Souvent le passage de la position verticale à la position horizontale, l’aide à faire son rot.

[Voir aussi l’article : « Les meilleurs conseils pour choisir entre l’allaitement et le biberon« ]

CPMHK : Il y a quand même des bébés qui ont mal au ventre, donc c’est plus difficile à gérer, non ?

Caroline : Il y a des petits remèdes en pharmacie (avec l’accord de votre pharmacien) qui peuvent soulager le bébé. Notamment une solution à base de fleur d’oranger et fenouil, qui, je trouve, marche très bien. Et ce qui l’apaise aussi c’est un petit massage autour du nombril : juste avec trois doigts, tournez délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

CPMHK : Le fait qu’une personne différente de sa maman s’occupe du bébé la nuit a-t-il un impact négatif sur le bébé ?

Caroline : La nuit c’est la pénombre, on ne joue pas avec le bébé, il y a beaucoup moins d’interactions que le jour. Il vaut mieux pour le bébé qu’il ait une maman zen et en forme pour s’occuper de lui le jour, qu’une maman fatiguée 24h/24.

Le conseil de CPMHK : C’est vrai que l’atmosphère qui entoure le bébé est aussi très importante. Alors si parfois on a la chance de pouvoir se faire aider, le temps de reprendre des forces, profitons-en !  Autre solution, pour garder le moral : s’aérer, sortir avec bébé contre pleurs et marées…

[Voir l’article  « Bébé est arrivé, ne vous obligez pas à rester cloîtré(e) ! » ]

*Si vous souhaitez faire appel à Caroline la « fée des nuits », vous pouvez lui écrire à [email protected] Et pensez à réserver ses services bien à l’avance, car – comme toutes les fées – elle est très demandée !

Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

Le sommeil de votre bébé, ou de votre enfant plus grand, vous pose des difficultés ?

Si oui, je vous invite à vous renseigner sur notre nouveau coaching :

Le coaching « Il dort enfin » – Accessible partout dans le monde !

15 jours d’accompagnement personnalisé pour retrouver des nuits (et des soirées) complètes et un sommeil réparateur pour toute la famille. Le coaching est personnalisé pour s’adapter à votre situation particulière : si votre enfant n’a jamais dormi ; si c’est le matin qu’il se lève trop tôt ; si c’est la nuit ou le soir s’il se relève ; si vous pratiquez le cododo ou pas ; si vous avez besoin de vous coucher avec lui pour l’endormir, son âge, etc. Un mix de vidéos et d’accompagnement individuel de nos coachs certifiés.

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bébé 11 mois

bébé 11 mois CPMHKVous n’en pouvez plus, votre bébé de 11 mois – 24 mois n’obéit pas, cela fait trois fois qu’il met votre téléphone aux toilettes, court systématiquement dans la rue en sens inverse, ne veut pas mettre son manteau, touche à ce qu’on lui a demandé de ne pas toucher, et vous avez beau le gronder ou le mettre au coin : rien n’y fait, il recommence…  Vous avez été nombreux à me parler de ce genre d’expérience. Alors creusons un peu le sujet…

Cela tombe bien, nous avons nous-mêmes un petit garçon de 18 mois à la maison, et il fait de même ! Il y a quelques jours, je me suis donc décidée à prendre le temps de l’observer. J’ai alors réalisé ce à quoi nous n’avions jamais vraiment prêté attention : il fait beaucoup de bêtises ! En l’espace de quinze minutes, il avait réussi à manger les cartes de Memory, à dépiauter une boîte de mouchoirs, à taper de toutes ses forces la jolie table avec sa cuillère, à mettre ses doigts dans mon thé presque brûlant, à racler la motte de beurre avec son pain, à jeter son biberon par terre…

Pourtant, je dois dire qu’avec son papa, cela ne nous a jamais vraiment posé problème. Nous ne le considérons pas comme un enfant difficile. Et pourtant, il est bien moins sage que sa sœur au même âge ! Pourquoi cette « tolérance » à l’égard de notre fils ? Parce que…

Le cerveau de notre enfant est conçu pour faire des ‘bêtises’ comme on dit, c’est son métier !

Son cerveau est programmé pour découvrir, explorer, expérimenter… et cela se termine fatalement par des petits accidents. Et ce que l’on appelle « bêtise » n’est souvent qu’une « maladresse ».

Durant les 5 premières années, les connexions entre les neurones du cerveau de l’enfant se créent à une vitesse vertigineuse (700 à 1000 connexions par seconde). Le cerveau est en pleine construction. Grâce à ces connexions, les neurones vont devenir opérationnels. Toutes les expériences que notre enfant vit créent une nouvelle synapse dans son cerveau. D’où sa passion pour l’expérimentation et son besoin d’imitation.

L’intention, en tapant sur la table ou en mettant ses doigts dans mon thé, est bien d’expérimenter de nouveaux sons et de nouvelles textures. Quand il mange le memory, il n’a pas conscience d’abîmer un jeu, il a simplement besoin de se faire les dents. Quand il racle le beurre avec son pain, il essaye juste de faire ‘comme les grands’. Etc.

Notre bébé de 11 mois (jusqu’à même 4 ans parfois) n’a nullement l’intention de nous embêter.

Il ne comprend pas pourquoi on lui permet de transvaser du sable, mais on lui interdit de transvaser sa purée dans son verre. Il ne comprend pas pourquoi il a le droit de taper sur un tambour mais pas sur la table. Et ne fera pas toujours le rapprochement entre la fois où il s’est fait gronder pour avoir mis du feutre sur le canapé, et cette fois-ci où il est train de mettre du bic sur le fauteuil.

Il n’est pas nécessaire de lire les études de neuroscience pour comprendre qu’un enfant (ex : bébé 11 mois) n’agit pas dans l’intention de détériorer le matériel, ni pour embêter ses parents. Il n’a pas conscience de l’impact de ses gestes. Et quand bien même il parvient à se souvenir qu’on lui a interdit la veille de toucher aux verres, il n’est pas toujours en mesure de s’en empêcher. La partie ‘rationnelle’ de son cerveau est encore immature, et peut difficilement contrôler ce que dicte sa partie instinctive. Son besoin de découvrir, d’expérimenter est plus fort que lui.

Faut-il alors continuer de tout lui interdire, et de le gronder s’il a fait une bêtise ?

Ne pensons pas qu’en interdisant à notre enfant de ne pas toucher à ceci ou cela, on va lui enseigner le respect des choses. Quand quelqu’un est respectueux des choses, il ne le fait pas par obligation ni par contrainte, il le fait parce qu’il est lui-même convaincu (qu’il faut qu’il enlève ses chaussures sales pour marcher sur la moquette par exemple). Faire faire quelque chose à notre enfant par obligation n’est pas ce qui va faire naitre chez lui une profonde ‘valeur’.

Et comme à cet âge-là, il ne comprend pas toujours pourquoi on restreint ainsi sa liberté, il peut arriver qu’il éclate en sanglot, ayant juste le sentiment que son parent est ‘méchant’ avec lui, ne l’aime pas.

Mais surtout, comprenant le besoin essentiel de découverte d’un bébé de 11 mois – 24 mois, il serait dommage de bondir à chacune de ces bêtises (« Non ! Ne touche pas à ça ! »). Mettons-nous à sa place : en voyage, nous visitons des ruines, et il n’est mentionné nulle part ce qu’il est interdit de faire. On descend un petit escalier, et un guide nous rattrape : « Non non n’allez pas par-là ! ». On touche un mur, idem : « Ne touchez surtout pas ! ». On fait un pas en avant : « Arrêtez-vous ! ». Au bout de la 5ème réflexion, nous n’allons plus oser bouger, nous n’aurons plus autant de plaisir à visiter, et perdrons petit à petit notre soif de découvrir.

Bref, si on reproche à notre bébé trop régulièrement de faire des découvertes ou des expériences, on risque clairement de freiner sa soif d’apprendre.

Mais ce n’est pas tout ! À force d’être grondé, notre enfant risque aussi de perdre confiance en lui, et l’on n’est pas sans savoir que beaucoup de problèmes sont liés au manque de confiance en soi.

Et si nous commencions par retirer les choses fragiles de son entourage ?

Essayons tant bien que mal de nous éviter quelques galères, et de lui éviter quelques frustrations, en enlevant par exemple les objets précieux de sa portée… Fermons la porte des toilettes, verrouillons certains placards avec couteaux ou produits ménagers. Mais bien sûr, on ne va pas non plus s’empêcher de vivre ! Si on a une cheminée dans le salon, on ne va pas la supprimer ! Quel que soit l’environnement, l’enfant finira toujours pas tester quelque chose d’interdit.

Mieux vaut alors lui enseigner le respect des choses, et lui faire prendre conscience des dangers potentiels. Pour cela, (comme par exemple pour le biberon jeté par terre), j’utilise parfois la méthode décrite dans cet article Comment gérer face aux bêtises de nos enfants ? qui consiste à exprimer mes sentiments, et cela fonctionne plutôt bien ! Mais n’en abusons pas non plus (voir l’article Et s’il fallait parfois éviter de souligner toutes les bêtises de notre enfant ?)

Donnons-lui des alternatives

Faisons en sorte qu’il puisse exercer sa soif de découverte sans tout casser. Échangeons sa cuillère en métal contre une cuillère en bois pour qu’il puisse taper sans abîmer, offrons-lui des bols d’eau pour qu’il puisse faire du transvasement sans gâcher la purée, etc. (voir l’article : Inspirez-vous des bêtises de vos enfants, pour choisir leurs cadeaux de Noël !)

Conclusion

Un enfant vit, découvre, expérimente. Il fait des miettes quand il mange un gâteau. Il risque de mettre un coup de feutre sur la table quand il dessine. C’est la vie, il faut l’accepter ! En tant que parents, apprendre la patience et la zen attitude est un travail de tous les jours. Et vous l’aurez remarqué, c’est quand on se sent reposé et bien dans sa tête, que l’on est le plus apte à réagir positivement à ces petits incidents. Je ne le dirai jamais assez, pour avoir des enfants heureux, apprenons à être cool ! Mais parce qu’être cool, ce n’est pas toujours évident non plus, j’ai constitué une sorte de dossier de secours pour nous aider à gérer tout ce qui est conflits, crises, colères et autres difficultés de nos enfants à coopérer : c’est le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que je vous l’envoie gratuitement, n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous l’enverrai alors directement dans votre boite mail.

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre enfant (0-2 ans) le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

 

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