Stress enfant

Stress enfant CPMHKSachant que le cerveau de notre enfant est encore plus malléable que le nôtre, les impacts du stress qu’ils peuvent subir méritent d’être connus.

Nos enfants sont « hyperactifs », ont du mal à « se concentrer », sont en situation « d’échec scolaire »… Et si ce n’était que la conséquence scientifique de leur stress enfant ?

 J’ai eu l’occasion, dans le cadre de mon job, d’assister à une conférence passionnante lors du dernier « Congrès HR » [ndlr : Grand congrès rassemblant de nombreux Directeurs des Ressources Humaines] expliquant les impacts du stress sur notre santé psychologique et physique.

La conférence était animée par Perla Kaliman : Docteur en biochimie, Chercheuse associée, Institue of Mind and Brain ; Université of California Davis. Bref, une référence, puisque c’est son institut qui a mené les expériences en la matière.

Passons d’abord en revue les impacts du stress sur notre santé physique et mentale (je vous éviterai les détails scientifiques), nous verrons ensuite les situations banales, et pourtant très stressantes pour nos enfants, que nous devons absolument éviter.

Les impacts du stress sur notre cerveau et celui de nos enfants peuvent expliquer un grand nombre de nos problèmes.

Tout d’abord, les expériences montrent que le stress « chronique » (c’est-à-dire récurrent) est capable de modifier de façon durable notre cerveau.  En effet, il rétréci certaines parties de celui-ci, ce qui entraîne un déficit de mémoire, d’attention, et de prise de décision. Le stress chronique est aussi capable d’élargir d’autres régions du cerveau, mais bien sûr pas les bonnes : celles qui augmentent les sentiments de peur, d’anxiété, et les troubles émotionnels !

Le stress enfant peut donc modifier autant notre capacité d’apprendre que notre comportement, et en particulier celui de nos enfants.

Mais ce n’est pas tout ! En plus d’impacter notre cerveau, le stress enfant impacte aussi notre système immunitaire.

Les chercheurs de l’université de Pittsburg, ont également fait une expérience sur 400 hommes et femmes. Après  avoir mesuré leur niveau de stress les semaines précédant l’expérience, ils ont injecté des rhinovirus dans le nez des volontaires. Les personnes stressées sont beaucoup plus tombées malades que les autres. Car leur système immunitaire avait été affaibli du fait d’une période de stress prolongée.

Le stress est un facteur de risque non seulement pour le rhume, mais aussi et surtout pour les maladies cardio-vasculaires, les maladies auto-immunes, le diabète et la dépression. Le stress ne peut pas modifier notre patrimoine génétique. En revanche, il peut activer certains de nos gênes indésirables.

Enfin, pour couronner le tout (après j’arrête, c’est promis) : Le stress chronique favorise la prolifération des cellules cancéreuses et augmente le vieillissement cellulaire.

Car oui, il y deux types d’âge : l’âge chronologique que tout le monde connait, et l’âge biologique, imprimé dans nos cellules. Le stress chronique raccourcie les télomères qui protègent nos chromosomes. Les cellules deviennent alors plus âgées de manière accélérées, c’est notre horloge biologique qui en prend un coup.

Maintenant que vous savez tout ça, vous voulez évidemment savoir comment éviter les situations de stress (parfois ‘banales’) qui nous font tant de mal, à nous comme à nos enfants. Vous trouverez tout cela dans l’article : « Comment aider notre enfant à améliorer ses capacités d’attention, réduire son impulsivité, et à gérer ses émotions ?« 

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développement de l enfant

developpement de l enfant CPMHKPourquoi tout ce qu’apprend et ressent un enfant durant ses premières années aura un impact bien plus fort sur le DEVELOPPEMENT DE L’ENFANTet son cerveau que sur celui d’un adulte ? Est-ce que tout se joue avant 7 ans ?

Nous avons vu dans le précédent épisode, l’impact majeur, sur ce que nos enfants apprennent, mais aussi sur ce qu’ils ressentent (Comment éduquer nos enfants, selon les neurosciences). Alors cet impact, est-il plus important du fait que notre enfant soit jeune ?

Premièrement, rassurons-nous : la plasticité du cerveau nous permet d’évoluer tout au long de notre vie. Mais l’impact des 5 à 7 premières années est véritablement décisif, du fait de la malléabilité du cerveau de l’enfant.

Durant ses 5-7 premières années, les connections entre les neurones du cerveau de l’enfant se créent à une vitesse vertigineuse (700 à 1000 connexions par secondes). Grâce à ces connexions, les neurones vont devenir opérationnels.

Chaque chose que notre enfant perçoit, entend, expérimente crée une connexion, et impact donc le developpement de l’enfant.

Ces synapses (connexion) dépendent à la fois de la génétique et du vécu. Plus une expérience est fréquente, plus la connexion se solidifie. Les années suivantes (après 8 ans environ), beaucoup de ces synapses disparaissent, et la création de nouvelles est beaucoup plus lente. Les plus solides restent, les plus faibles disparaissent. A l’âge adulte, nous avons environ trois fois moins de synapses qu’un jeune enfant. Flippant ? Heureusement que non : l’adulte n’est pas moins intelligent, mais devient « expert » dans certains domaines. Ceux qu’il a le plus expérimentés, observés, vus, entendus…

Les expériences négatives récurrentes, mais aussi l’absence de stimulation peut engendrer des répercussions profondes et durables sur le développement de l’enfant

Il est bien sûr toujours possible d’évoluer ensuite, mais cela demandera beaucoup plus d’efforts.

Certes, il faut ‘éduquer’ nos enfants, mais il ne faut pas non plus que cette éducation se fasse au détriment de l’atmosphère de la maison. Notre objectif n°1 est bel et bien de leur offrir un environnement de joie, de confiance, d’expériences, d’affections, d’empathie, et d’écoute !

C’est ainsi que nous créerons un climat propice au développement de l’enfant, tant d’un point de vue de leur intelligence que de leur tempérament.

Prenons-le comme une opportunité, soignons l’atmosphère de notre maison, et devenons pour nos enfants leurs meilleurs exemples !

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SOURCES

« Notre troisième cerveau » de Jean-michel Oughourlian    

« Les neurones miroirs » de Giacomo Rizzolatti

« The Neonatal Synaptic Big Bang »Jean-Pierre Bourgeois

« Le cerveau de l’enfant » de Hugo Lagercrantz et Lisa Olausson

Centre du développement de l’enfant de l’Université Harvard (synapse)

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obéir

obeir CPMHKAvec ce titre, je vous vois venir « Ah bah d’accord, bonjour le laxisme ! On va bientôt nous dire qu’il faut apprendre à nos enfants à ‘dés-OBEIR ? »  Rassurez-vous, ça n’est pas du tout mon sujet.

Je voudrais simplement que l’on s’interroge sur l’importance de savoir obéir.

Du temps de nos (grands ?) parents, un enfant bien élevé était un enfant qui savait obeir. C’était la qualité ultime, le graal des parents. Une fois adulte, être obéissant était aussi un très bon point pour se faire bien voir de son patron.

Pourtant, cette vérité est remise en question aujourd’hui, notamment dans l’entreprise (voir aussi l’article Faut-il que nos enfants sachent obéir en société ?). Dans le cadre de mon travail (celui qui me fait vivre, pas le blog ;-)), je participe chaque année à un congrès sur les Ressources Humaines. À cette occasion, j’ai assisté à une conférence de l’entreprise Michelin qui a mené une expérience de management passionnante : elle a mis en place une « Politique de Responsabilisation des Collaborateurs ». Ce type d’organisation a le vent en poupe en ce moment, car les entreprises ont remarqué qu’elles obtenaient de bien meilleurs résultats avec des collaborateurs responsables, autonomes et motivés, plutôt qu’avec des collaborateurs qui s’appliquent à exécuter les ordres venant de la hiérarchie.

Décrivons l’expérience Michelin :

Dans chacune de ses usines, un groupe pluridisciplinaire d’environ 35 personnes est constitué. Ce groupe n’est pas organisé de façon verticale : il n’y a plus de « chef ». Le manager n’est plus le « supérieur » de ses collaborateurs. Il n’est pas là pour « diriger » ou « contrôler », mais davantage pour  coordonner, ou apporter son expertise aux autres. Il est d’ailleurs nommé par les collaborateurs eux-mêmes. Le groupe est entièrement autonome, et a pour unique objectif de « satisfaire le client » et non d’obéir au manager. À partir de là, les collaborateurs ont carte blanche pour définir leurs propres règles et leur organisation : seul le résultat compte, pas la façon dont ils l’obtiennent.

À l’issue de l’expérience, les résultats dépassent les espérances. Le nombre de pièces défectueuses a été diminué de façon impressionnante, l’absentéisme aussi et la vitesse de production est en pleine croissance… à tel point que Michelin a décidé d’étendre cette politique à toutes ses usines.

Comment est-il possible qu’un management non basé sur l’obéissance soit beaucoup plus efficace ?

Les collaborateurs sont davantage responsabilisés, et se sentent impliqués pour atteindre ensemble l’objectif commun. Ils redoublent ainsi d’attention dans leur travail et prennent davantage d’initiatives. Une machine est en panne ?  C’est la responsabilité de tous. Les employés  se sentent moins contraints par l’entreprise car ils fixent eux-mêmes leurs règles. Plus de mécontentement sur le planning des vacances : les emplois du temps ont été définis tous ensemble! Remplacer un collaborateur absent n’est plus un problème : certains se proposent d’eux-mêmes pour rendre service à la communauté. Fierté et reconnaissance du groupe sont au rendez-vous.

Il y aurait beaucoup à dire (et à débattre !) sur ces nouvelles méthodes de management, mais toujours est-il qu’un environnement qui permet à chacun de se responsabiliser, d’avoir confiance en lui, de prendre des initiatives est bénéfique pour chacun… et pour tous !

Tout l’inverse d’une organisation qui consiste à vous demander d’exécuter des ordres sans même y réfléchir, et anéantit ainsi toute motivation, confiance en son travail et prises d’initiatives.

Mais pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce que l’on retrouve en management et en éducation, les mêmes principes de psychologie positive :

« Nous donnons le meilleur de nous-mêmes quand les choses que nous faisons ont un sens pour nous, et que nous sommes motivés pour les faire ».

Je pense que nous, parents, pouvons nous poser la question : est-ce que je veux que mon enfant m’obéisse parce que moi, j’ai le pouvoir, et que lui est soumis ? Ou est-ce que je veux que mon enfant m’’obéisse’ parce qu’il comprend les enjeux de ce que je lui demande, qu’il se sent responsabilisé et/ou motivé pour le faire ? (voir aussi l’article : Faut-il que nos enfants soient obéissants ?) Si je veux arriver à mes fins (lui faire ranger ses jouets, l’envoyer au bain, lui faire apprendre une leçon), n’ai-je pas tout intérêt à l’impliquer, à lui donner envie de coopérer ? Moi-même, je peux m’interroger : je VEUX qu’il aille au bain. Mais si j’en ai la possibilité, pourquoi ne pas le laisser s’organiser comme il le veut : « Quand penses-tu prendre ton bain, avant ou après le dîner ? », afin qu’il se sente davantage responsabilisé, et donc plus motivé.

Si nous voulons faire de nos enfants des adultes responsables, autonomes, aptes à prendre des initiatives : acceptons de leur laisser un rôle à jouer ! Et remplaçons autant que possible les ordres secs et les injonctions par du dialogue, de l’implication, ou de la motivation.

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parentalité positive

parentalité positive CPMHKLe quotidien avec nos enfant n’est pas toujours simple, il y a parfois (souvent ?) des conflits. L’enfant n’obéit pas, on crie, on le met au coin, on le punit. Mais tout cela n’aide pas vraiment l’enfant à s’améliorer… Alors comment faire pour adopter une parentalité positive, et réagir calmement et positivement en toutes circonstances ?

Nous avons vu dans un précédent article comment faire pour essayer de ne pas crier, ou au pire de crier « positivement ». Mais, malgré tout, quand on est fatigué, ou que l’on a moins de patience, ce n’est pas facile de rester positif : il y a tellement d’occasions d’être remonté contre son enfant !

Alors pour passer à la parentalité positive, il suffit peut-être, tout simplement, de changer notre regard sur les choses…

Pour l’illustrer, voici deux épisodes de ces derniers jours.

Ma fille m’a tapée

Après le déjeuner, mon mari et moi, affalés sur le canapé, nous apprêtons à fermer les yeux et à faire un petit somme. Notre fille, trois ans et demi, vient me voir pour que je l’accompagne à la balançoire. Je lui réponds que je suis en train de dormir et que, dès que j’aurai fini ma petite sieste, je l’accompagnerai. Même réponse de son papa. Elle insiste encore et encore. A moitié endormie, je continue machinalement à lui répondre par la négative, jusqu’à ce qu’elle finisse par m’envoyer des petites tapes : « T’es pas gentille, Maman ! ».

Le genre de comportement qui peut nous faire sortir de nos gonds, vous en conviendrez. Un enfant qui insiste alors qu’on lui a dit « non », et qui se met à taper : ça dépasse les bornes ! Mais dans ces moments, souvenons-nous d’une chose : les mauvais comportements, chez les adultes comme chez les enfants, sont généralement l’expression d’émotions négatives.

Les gens ne sont pas nés de nature méchante, mais peuvent le devenir à cause de leur environnement…

Vous arrive-t-il souvent d’agir par pure méchanceté, par simple envie de faire du mal ou d’embêter votre entourage ? C’est rare, n’est-ce pas ? En général, lorsqu’on se comporte mal envers les autres, c’est que l’on n’arrive pas à faire autrement. Et même si l’on est conscient qu’il faut changer de comportement, on ne sait pas comment faire. Pour nos enfants, c’est pareil.

Non, la vieille voisine du 3e qui embête tout l’immeuble n’est pas méchante par nature. Elle est simplement seule, s’ennuie à mourir toute la journée, et se trouve donc comme activité d’espionner ses voisins. Continuer à la considérer comme une vieille sorcière, et à lui reprocher son comportement, n’améliorera rien…

Alors qu’en changeant notre regard sur elle, en communiquant davantage, on va pouvoir l’aider à se sentir mieux, et à être plus sociable, et plus agréable avec le voisinage.

Idem pour le motard qui, au feu rouge, vous insulte copieusement et manque de vous casser la figure : il est fort probable que cette agressivité ait été déclenchée par la peur de se faire renverser par exemple. Et au lieu de vous dire « J’ai eu peur », il se met à hurler.

Le principe de la parentalité positive : derrière tout mauvais comportement, il y a une raison.

A partir de cela, on ne voit plus notre enfant comme un « égoïste » qui ne laisse pas sa mère dormir. Mais, plutôt, pour le cas présent, comme une petite fille qui a joué sagement toute seule pendant le déjeuner des adultes et qui a maintenant besoin d’attention. Elle s’ennuie, et aimerait profiter un peu de ses parents. Il n’y a rien de mal dans tout cela. Elle a le droit de vouloir que je vienne jouer avec elle tout de suite, autant que j’ai le droit de vouloir m’offrir une petite sieste. C’est la forme d’expressions choisie (les tapes) qui n’est pas adéquate.

A partir du moment où je change de regard sur la situation, je ne vais pas agir sous l’exaspération en la sanctionnant de son mauvais comportement, mais je vais plutôt essayer de trouver des solutions, et l’aider à ne plus taper. (Sur ce sujet plutôt l’article « Comment raisonner un enfant en plein « caprice » ? »)

Ce que je cherche à démontrer ici, c’est que c’est en portant un REGARD différent sur ce qu’il vient de se passer que l’on va trouver LA FORCE d’agir différemment avec son enfant.

Ma fille arrache systématiquement les jouets de main de son frère

Voici un autre exemple. Je rentre du travail et, installée sur le canapé, je joue avec mon cadet en le faisant « monter à cheval » sur mes genoux  (« au pas, au trot, au galop »). « Moi aussi, maman, je veux faire du cheval », «  Si tu veux, je t’en ferais faire après Léon ».  Puis, Léon toujours sur mes genoux, je commence à jouer avec lui avec un gros anneau, mais ma fille lui arrache des mains. Je donne un autre anneau à mon fils, ma fille s’en empare de nouveau et commence à mordre le jouet.

Dans ce genre de situation, en fonction de notre fatigue, et de notre interprétation, la scène peut passer inaperçue, ou partir en dispute…

Cette fois-ci, je m’embarquais dans la 2 ème option… Je gronde ma fille : « Tu arrêtes d’arracher les jouets des mains de Léon, ce n’est pas sympa ! En plus tu les abîmes en les mordant ! » Elle éclate en gros sanglots…

Cela m’a fait réaliser (même un peu tard) que la façon dont elle venait de se comporter n’était pas motivée par l’envie d’embêter son frère, ou l’envie de me provoquer en abîmant l’anneau ; mais plutôt par le besoin que je lui donne un peu d’attention, et par la tristesse de voir que je ne m’occupais que de son frère. Agir ainsi était sa façon d’attirer mon attention. De façon maladroite, il faut bien l’avouer…

Comprendre cela me permet de réagir de façon plus adaptée aux comportements négatifs ou violents de mes enfants. C’est le premier pas vers une parentalité positive.

Nos enfants ne sont pas des  « méchants » que l’on doit dresser, mais des humains que l’on doit comprendre. 

Le deuxième pas c’est d’éviter ensuite de réagir par la force (punition, fessée, etc.), et de réagir plus positivement , voir par exemple les articles « Caprice d’enfant, la meilleure façon de les gérer » ou « « Tu arrêtes de jouer avec ça » … Comment être efficace et bienveillant ? » et tous les autres articles du blog !

Conclusion

Trouver des solutions à ses problèmes, ou au moins lui permettre de les exprimer différemment, sera toujours plus efficace que de trouver des punitions à son mauvais comportement. Changer de regard, prendre du recul : voilà la première étape pour agir de façon positive bienveillante et efficace !

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éducation positive

éducation positive CPMHKVoici le petit reportage sur l’éducation positive positive (et notamment sur le blog Cool Parents Make Happy Kids) au JT de 20h de France 2 de samedi dernier. Vous pouvez le visionner ici (durée : 2min 30s)

En tant qu’auteure du blog Cool Parents Make Happy Kids,  ils m’ont proposé de me filmer dans mon quotidien avec mes enfants.

Parfait pour démocratiser l’éducation positive, et inciter davantage de monde à s’y intéresser !

Mais finalement pas si simple d’avoir une caméra à quelques mètres de vous durant toute une journée, de devoir parfois attendre, re- filmer une scène, ou encore expliquer devant les enfants ce que je venais de faire pour les gérer… Bref, la tension m’a fait lâcher parfois sur la tétine, que l’on évite généralement en journée, vous m’en excuserez 🙂

Je souhaitais que les auditeurs sachent que l’éducation positive ne résume pas à détourner l’attention de son enfant … Il y a plein d’autres méthodes pour amener son enfant à donner le meilleur de lui-même, vous pouvez en découvrir au fil des articles du blog.

Concernant l’avis de la psychanalyste je vous rassure, l’éducation positive n’empêche pas d’avoir des conflits avec ses enfants…  Il y en a juste moins, et ça fait du bien 🙂

Pour la scène du manège, je souhaitais aussi préciser, que l’éducation positive ne fait pas des enfants tyrans :-). Les reporters trouvaient pertinent pour les auditeurs (ce que je comprends) de voir comment on peut gérer une scène de colère avec bienveillance. Nous avons provoqué la situation grâce à un petit chantage : « Soit tu vas dans le camion dans lequel tu n’as pas envie d’aller, soit tu ne refais pas d’autre tour », et je l’ai mise à contre cœur dans le camion dans lequel elle ne voulait pas aller… Ce qui évidement entraina une crise… Mais l’éducation positive consiste d’abord à éviter de les provoquer, avant de savoir les gérer :-).

Un grand merci à l’équipe de France 2 d’avoir choisi de faire ce reportage, qui j’espère inspira beaucoup de nouveaux parents. Et un grand merci aux reporters pour leur gentillesse et leur écoute lors du tournage.

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allaitement ou biberon

allaitement ou biberon CPMHKA la question : « Faut-il mieux allaiter ou donner le biberon ? » la réponse de nos lecteurs est claire : « Chacun doit faire comme il le sent. » Chaque maman et chaque bébé est différent, l’objectif est donc de faire son propre choix, mais de façon éclairée. Voici donc les retours d’expériences de nos lectrices sur l’allaitement ou biberon (qui ont parfois expérimenté les deux modes), qui pourront en éclairer d’autres, pour faire leur propre choix.

Car comme le disait l’une des mamans : « Un allaitement « forcé » par un discours culpabilisateur ne sera, à mon sens, pas plus bénéfique qu’un biberon donné avec amour… De même que le renoncement à l’allaitement à cause de « fausses » raisons : petits seins, place du papa… »

Pour vous, quels sont les avantages de chacun des modes « allaitement ou biberon » ?

 « L’allaitement donne au lait maternel un avantage incroyable : être naturellement fait pour le bébé. »

« J’ai allaité longtemps (+ de 2 ans) les deux enfants, parce que je suis une feignante préparation zéro, rien à transporter, quand on se déplace. » Une autre lectrice ajoute : « Pas de stérilisation de biberon, toujours à la bonne température et prêt à tout moment. »

 « Je pense que l’allaitement tisse un lien incomparable entre bébé et sa maman dans la continuité du lien in utero. Il permet une confiance de la maman en elle-même et en son bébé (qui représente selon moi le début d’une écoute active). Papa dans tout ça a toujours eu sa place avec bébé(s), tant de choses différentes sont à partager avec son enfant ! »

«  Le lait maternel permet de rassurer bébé et privilégie le contact peau à peau. Ce contact quasi permanent rend les bébés plus confiant et calme les pleurs. »

«  Je suis pour le choix éclairé, et non un choix biaisé par manque d’information du type : « Allaiter ça fait mal » ou « cela fatigue ». Car ce n’est pas obligatoire que cela fasse mal et il y a des solutions.  C’est comme les pics de croissance, ce n’est pas bien connu, mais il y en a un à 3 semaines, où le bébé boit beaucoup, mais c’est juste passager. »

« Pour moi l’avantage du biberon est de ne pas allaiter toutes les deux heures et ni être épuisée. »

«  Ce que je voulais exprimer c’est que ce n’est pas parce qu’un bébé est nourri au biberon qu’il tombera forcément tout le temps malade … Le mien et ceux de ma sœur sont très rarement malades, et pourtant sont nourris au biberon. »

« Mon avis est tiré de mon expérience personnelle et celles de mes amies  ; certaines ont allaité d’autres jamais, et globalement les bébés au sein font leurs nuits plus tardivement. Les 3 miens sont de ceux-là… Peut-être parce qu’avec le biberon on leur impose un rythme tant au niveau quantitatif que fréquentiel ? Peut-être aussi du fait que le sein n’a pas un rôle uniquement nourricier… »

« Perso, pour moi, c’était biberon. De toute façon mon accouchement s’est si mal passé que l’allaitement n’aurait pas été possible. Et j’ai adoré cette méthode : pas de contrainte avec le biberon (pas de stérilisation et il les buvait froid ) c’est sûr c’est un petit coût mais pour moi c’est la méthode « zen  » : on peut se relayer avec papa ( pendant les nuits c’est quand même le pied), on contrôle les quantités (au début surtout c’est top), pour les sorties en société c‘est génial (les proches peuvent même donner le biberon et tout le monde est heureux de participer) , du coup moins de fatigue, de tensions, les parents et donc l’enfant sont plus zen !! :-)»
Ce sont bien sûr des points de vue personnels, puisque pour certaines mamans, elles se trouvent plus zen et confiante en donnant le biberon, et pour d’autres c’est l’inverse. Donc écoutons-nous !

L’une des mamans nous propose même de tenter, puisque l’on pourra de toute façon abandonner…

« Mon conseil c’est que si on a envie d’essayer l’allaitement, ne pas se freiner en se disant que si on ne le fait pas à fond ça sert à rien. 6 mois sont mieux que 3 qui sont mieux que 1 mois, qui est mieux qu’une semaine, qui est mieux que 2 jours qui est mieux que rien. Et si on veut arrêter au bout d’une semaine oui c’est un peu désagréable mais pas du tout insurmontable, donc si on hésite, autant essayer même quelques jours et si ça nous convient pas on passe aux biberons et puis c’est tout. »

Et pour ceux qui ont essayé les deux, quel est votre avis ?

Quoi de mieux que demander l’avis des mamans qui ont essayé le biberon et l’allaitement ?! Il n’y a aucune vérité absolue, les retours d’expériences sont très différents d’une personne à une autre, il faut juste savoir s’é-c-o-u-t-e-r :-).

« J’ai donné le biberon à mon ainé, j’ai allaité ma deuxième et je vois la différence. Même si le résultat est identique : je les aime autant d’un amour exceptionnel. Mais le fait d’allaiter me rend plus confiante vis à vis de mon rôle de mère et je réagis de manière très instinctive alors que pour le premier j’ai mis plus de temps à comprendre son langage. Me concernant, grâce à l’allaitement je passe beaucoup beaucoup plus de temps avec ma fille tandis que pour mon fils j’ai plus rapidement repris ma vie de femme (ce qui est important pour moi). Seulement là, étant donné que je déteste le tire lait, je ne peux pas réellement la laisser et ce qui au départ me paraissait une contrainte, représente maintenant un avantage car je suis toujours avec elle et j’ai plus de temps pour l’observer et la comprendre. »

« J’allaite mon second enfant mais le lien n’est pas plus fort qu’avec le premier à qui j’avais donné le biberon. »

« Pour mon premier enfant c’était l’allaitement. Et j’ai été bien plus confiante avec le deuxième à qui je donnais le biberon. Mais je pense que c’est parce que c’est le deuxième tout simplement. »

«  J’ai allaité 6 semaines dans le stress pour mon aîné, peur qu’il ne boive pas assez, inquiète car il ne « respectait » pas les codes : nombre de tétées, durée des tétées…bref une maman tendue avec donc un bébé tendu ! Passage avec regrets au biberon qui ne fut pas une réussite. Le biberon a permis de me rassurer, puisqu’il buvait à heures fixes, dormait de manière plus régulière. Son papa a aussi pu de ce fait participer à son alimentation. Mais je trouve que j’ai mis plus de temps à découvrir mon fils et à le « décoder ».

« Pour mon deuxième, 6 mois d’allaitement ! Véritable réussite, j’ai arrêté de lire, d’écouter les conseils des autres, et j’ai appris à me faire confiance. Moi en tout cas je suis convaincue que l’allaitement a permis d’en faire un enfant plus vite « mieux dans ses baskets » !
Pas de souci pour la relation papa/biberon. En effet, malgré un allaitement exclusif, le papa a réussi à prendre sa place par le jeu, les câlins, le portage ! »

Petit hic quand-même : j’ai eu un peu l’impression d’être le doudou de mon bébé pendant 13 mois… Je n’ai pas réussi à stopper plus tôt, j’ai décidé d’attendre que ce soit lui qui prenne la décision d’arrêter. Au final une longue période très positive, même si parfois contraignante. »

« En ce qui me concerne l’allaitement est beaucoup plus indiqué ! Ceci dit je suis persuadée qu’une maman qui fait le choix de donner le biberon peut créer avec son enfant une relation tout aussi fusionnelle. Pour moi la relation ne passe pas uniquement par l’alimentation, mais davantage par le portage ! Hors un bébé allaité, tête plus régulièrement et est donc plus souvent et différemment porté ! »

« J’allaite mon second enfant mais le lien n’est pas plus fort qu’avec le premier. Parfois je suis épuisée et j’ai la sensation d’avoir sans arrêt mon bébé au sein. »

« Bien sûr l’allaitement c’est facile « quand ça se passe bien », mais cela peut aussi durer 1h, toutes les 2h, on ne fait que ça, c’est ultra douloureux, gênant devant les autres, la maman est la seule à participer, impossible de dormir et récupérer de jour comme de nuit, impossible de récupérer un semblant de vie normale… Parfois un biberon facilite tellement la vie et rend le sourire à la maman et au bébé. »

« Je suis ultra convaincue par l’allaitement maternel mais je suis aussi d’accord pour dire que certains jours l’impression de ne faire que ça est bien présente. Oui le biberon peut rendre le sourire (ça a été le cas pour ma sœur). Suivons nos instincts J »

L’avis de Cool Parents Make Happy Kids sur allaitement ou biberon

En effet, entre l’allaitement ou le biberon, le choix est très personnel. Il est certain que le lait maternel et l’allaitement sont ce qu’il y a de mieux pour le bébé, mais il ne faut pas s’arrêter là. Car ce qui est aussi très important pour le bébé dans ses premiers mois, c’est l’atmosphère qui règne autour de lui. Le cerveau du bébé est en pleine construction, est tout ce qu’il vit de façon habituelle s’imprime dans son corps (voir l’article Le développement de l’enfant selon les neurosciences ?). Alors autant que ce soit une atmosphère joyeuse et sereine. Car il est certain que si la maman est très stressé, tendue, le bébé  va le ressentir, et va lui aussi être tendu, se sentir en insécurité, davantage pleurer, et donc stresser encore plus ses parents. Et alors on tombe dans un cercle vicieux où l’atmosphère de la maison est plus pesante que joyeuse. Tout l’inverse de ce dont le bébé a besoin dans ces premiers mois.

Donc écoutons-nous, en faisant ce qui nous parait le mieux pour notre bébé et pour notre morale.

Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

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