Archive pour le mois : 05/2016

colère bébé

enfant-colere-cpmhkQuand notre bébé fait des colères, on pourrait se demander s’il n’est pas intolérant à la frustration… Il fait une colère parce qu’il ne veut pas aller dans sa poussette, se roule par terre parce qu’il ne veut pas mettre son manteau, crie parce que l’on ne veut pas lui donner les clés de la maison pour jouer, détourne la tête quand il ne veut pas manger, et pire parfois lorsqu’il se met à mordre ou à taper…

De quoi s’inquiéter du caractère de notre enfant… Et pourtant, rien de plus normal !

Colères bébé : comment les interpréter ?

Notre enfant tourne la tête quand il n’a plus faim, voire se met à crier. A-t-il un autre moyen de se défendre contre cette cuillère que l’on essaye de lui enfourner dans la bouche ? Lui a-t-on appris à dire « Non merci, je n’ai pas faim ? ». Il va simplement falloir attendre un peu avant qu’il soit capable de verbaliser son manque d’appétit…

Il ne veut pas mettre son manteau pour partir ? C’est normal : ça l’encombre et il a déjà trop chaud. Notre enfant écoute ses sensations et recherche son bien-être. Il est déjà capable de savoir qu’il a trop chaud et qu’ajouter une couche ne ferait qu’empirer la situation… Bonne nouvelle, non ?

Il ne veut pas aller dans sa poussette,  et fait une colère parce qu’on lui empêche de toucher aux boutons de la machine à laver ou au portable qu’on a laissé traîner ? Mais n’est-ce pas normal que notre enfant qui découvre la marche ait envie de galoper ? Surtout que marcher lui permet de découvrir le monde, et d’exercer sa fonction de petit explorateur. À son âge, découvrir est un besoin vital, d’où sa colère lorsqu’on le bride.

« Il ne veut pas mettre son pantalon, crie et se débat, il exagère ! ». Imaginez que, du matin au soir, quelqu’un décide pour vous, d’absolument TOUT. Ce que vous allez manger, quand vous allez manger, les habits que allez mettre, quand il faut s’habiller, quand il faut enlever son pull, quand il faut le remettre, là où vous devez aller, là où vous n’avez pas le droit d’aller, etc… En grandissant, vous n’avez envie que d’une chose : vous affirmer en tant que personne à part entière. Vous avez aussi envie d’un peu de liberté. Non seulement vous êtes frustré que l’on ne vous en accorde pas davantage, mais en plus, vous avez du mal à l’exprimer en parlant, donc vous hurlez. De la même façon, votre petit veut s’affirmer.

Cette frustration de notre enfant est d’autant plus grande lorsqu’il est encore jeune et qu’il ne comprend pas pourquoi on lui empêche de faire tout ce qu’il veut.

Peut-on imaginer que l’enfant comprend qu’il faut qu’il aille dans la poussette parce qu’il ne marche pas assez vite (ou pas dans la bonne direction), et que ses parents sont pressés ?

Le plus frustrant encore, c’est qu’en plus de ne pas comprendre la raison, ses parents parfois lui imposent les choses de façon autoritaire : « Non ! NON tu ne touches pas à cela ! ». Comme s’il était ‘mauvais’ comme s’il agissait ‘mal’, comme s’il n’avait pas le droit d’être quelqu’un. Il a de quoi être blessé et avoir l’impression qu’on lui veut du mal.

Colères bébé : l’excès de colères n’est pas ‘bon’ pour lui

Des colères répétées chez un enfant risque de faire naître chez lui trop de frustrations qui vont se transformer en ‘mal-être’. À nous alors les difficultés pour le coucher, les nuits de cauchemars, un enfant moins confiant et plus impulsif… Je me permets d’exagérer évidemment, mais pas tant que ça…  Sans compter que ces colères vont avoir tendance à nous tendre, nous, parents, et donc à dégrader l’ambiance générale du foyer. Ce serait dommage car l’atmosphère familiale a un énorme impact sur le bon développement de notre enfant, son épanouissement, et sur le nôtre aussi ! C’est pour toutes ces raisons que j’ai conçu mon PACK ANTI-COLÈRES : le dossier ultime pour gérer « caprices » et autres crises ! Bourré de conseils et idées bienvenues, il aide à gérer ces moments difficiles et réduire les moments de tension. Ça vous parle ? Pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

Ceci étant dit, si trop de colères n’est pas bon pour lui, il ne s’agit pas non plus de le laisser aller dehors sans manteau ni pantalon, la télécommande à la main… 

Colères bébé : comment  les éviter sans pour autant tout permettre ?

Dans l’article « Et si l’interdiction n’était pas la solution », nous avons vu que, plutôt que de lui présenter les choses sous forme d’interdiction, nous pouvions lui faire part de notre inquiétude. Il comprendra que nous n’avons rien contre lui, et nous éviterons ainsi bon nombre de colères.

Comment faire lorsqu’on souhaite qu’il lâche au plus vite ce qu’il a dans les mains ? On peut lui échanger avec autre chose (un crayon de couleur par exemple). Ou tout simplement, si l’objet ne présente pas de danger immédiat, relâcher la pression, faire autre chose, puis tenter de lui enlever 2 minutes plus tard (s’il n’a pas déjà abandonné l’objet convoité). En tout cas, même si on doit lui retirer un objet, faisons-le ‘gentiment’.

 

Il tourne la tête quand on lui donne à manger? Rien ne sert d’insister et de rentrer dans le conflit. Faisons une pause, éloignons l’assiette si on a peur qu’il la renverse, racontons une histoire ou notre journée, regardons les personnages qui sont au fond de l’assiette, puis re-tentons quelques minutes plus tard. Et si cela ne marche pas, c’est peut-être qu’il n’a tout simplement pas assez faim pour manger des légumes (ou que le plat n’est pas très bon… nous ne sommes pas tous des cordons-bleus ! ) (voir l’article : Comment le faire manger sans lutter !)

Il fait une crise pour aller dans sa poussette ? On marche jusqu’au portail, et on le met dedans après. Ou on tente de le mettre dans sa poussette en même temps que de lui donner un jouet amusant, son doudou, ou encore sa tétine (au risque que cela devienne une habitude)… Si rien ne fonctionne, il y a aussi la possibilité de le prendre en kangourou dans le dos (l’Ergo Baby, par exemple, permet de porter les enfants jusqu’à 4 ans), en prenant soin de l’y mettre avant de sortir, car une fois dehors, il risque de préférer courir….

Il ne veut pas mettre son pantalon ? Souvent il suffit de ne pas insister, de le laisser jouer (ou de lui donner un jouet), et de lui enfiler 3 minutes plus tard lorsque son esprit est accaparé par autre chose.

Il ne veut pas mettre son manteau ? Le meilleur moyen est très clairement de ne pas insister et de lui mettre une fois dehors. Il aura froid et se laissera habiller facilement… à moins qu’il n’ait pas froid ou qu’on ait créé un conflit en insistant trop lourdement.

Autre solution pour éviter les frustrations : c’est de lui enseigner la langue des signes ! Oui, oui, c’est un bon moyen de lui permettre de s’exprimer et de se faire comprendre, et de lui éviter ainsi quelques frustrations et colères ! Voir l’article « La « langue des signes pour bébé pour l’épanouissement des enfants et le bien-être des parents ? »

Bien sûr, ce ne sont que des suggestions. Il existe une infinité de façons de gérer ces situations, cela dépend du caractère des parents et de l’enfant. N’hésitez pas vous aussi à nous faire part de ce qui marche bien chez vous !

Malgré tous nos efforts, on n’a pas réussi à éviter la colère, que faire ?

On n’a pas pu gérer, ou rien n’y fait : notre petit bébé se roule par terre. C’est ‘normal’ car le cerveau de notre enfant ne lui permet pas de gérer sa frustration (lire aussi l’article : Le développement de l’enfant selon les neurosciences). Si votre petit est en pleine crise et que vous regardez, dépité, son camarade juste à côté qui, lui, reste sage comme une image : ne culpabilisez pas ! Cela ne signifie pas que votre enfant est plus ‘colérique’ ou que vous êtes un mauvais parent, mais simplement que votre enfant est tellement passionné par la découverte qu’il est en train de faire que la frustration est difficile à gérer pour lui.

Au lieu de lui reprocher sa colère, il est en revanche possible de l’aider à gérer ses émotions ! Indiquez moi votre mail (gratuit), et retrouvez la solution dans votre boîte mail, ainsi qu’une méthode efficace pour éviter que votre enfant fasse une colère pour un malheureux bonbon (sans pour autant céder) !

Allez courage ; c’est juste une période (de 5 ans !) à passer ! Faisons de notre mieux pour la vivre dans la joie et la bonne humeur…!

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la fessée en France

la fessée en France

La fessée en France est un vaste sujet… La France a été épinglée en 2015 par le Conseil de l’Europe pour ne pas avoir encore interdit clairement toutes les formes de châtiments corporels sur les enfants (comme la fessée ou la gifle), contrairement à une majorité de ses voisins. C’est la troisième fois que la France se fait rappeler à l’ordre sur le sujet.

70 % des français  sont contre cette loi contre les châtiments corporels.

Voyons ci-dessous les 6 raisons pour lesquelles elle est si controversée, puis les 6 raisons pour lesquelles elle ne devrait pas l’être.

« La fessée est éducative »

En France, le droit coutumier tolère un « droit de correction » au sein de la famille, à condition que cette correction soit légère et qu’elle ait un but éducatif.

Mais alors, si taper quelqu’un pour l’éduquer est si efficace, pourquoi ne tapons-nous pas par exemple les adultes qui volent un sac ? Ou qui injurient un policier ? Pourquoi, si cette méthode est si efficace, les instituteurs n’auraient-ils pas aussi le droit de taper ? Et les managers, pourquoi ne taperaient-ils pas un collaborateur qui s’est mal comporté à l’égard d’un autre ? …

Pour mieux comprendre pourquoi la fessée dissuade mais n’éduque pas, je vous invite à lire l’article « La punition / la fessée dissuade, mais n’éduque pas. »

« Parce que l’enfant ‘appartient’ à ses parents, ceux-ci ont donc les pleins pouvoirs »

Selon ce principe, parce que je suis son parent, je peux tout faire avec mon enfant. Je peux l’humilier, lui donner une fessée déculottée sur la place publique, je peux l’enfermer deux heures dans sa chambre, je peux le priver de voir ses amis pendant une semaine ? Le simple fait d’être parent nous donnerait-il le droit de faire toutes ces « petits choses » que personne d’autre n’aurait le droit de faire sur quiconque, au risque de se faire condamner pour séquestration, humiliation ou entrave à la liberté ?

« L’Etat ne doit pas s’immiscer dans la vie privée des gens »

Vraiment ? Peut-on laisser des femmes être manipulées psychologiquement par leurs maris (et inversement), et des enfants par leurs parents ? Un adulte qui subit un harcèlement moral en entreprise peut sombrer dans la dépression. Un enfant qui subit une pression psychologique de ses parents, peut aussi sombrer dans la dépression, l’anorexie, la drogue, etc.

Car, quand un enfant subit fréquemment fessées, phrases humiliantes ou punitions, on est aussi dans le harcèlement, l’humiliation, la pression psychologique et la privation des libertés.

Pourquoi aurions-nous plus le droit de faire du mal à quelqu’un dans un cercle privé que dans un cercle public ?

« On a de bonnes raisons de lui donner une fessée »

Généralement, on lui donne une fessée pour lui « faire comprendre » qu’il va trop loin, ou que ce qu’il a fait est mal  Il y a toujours une ‘bonne’ raison de donner une fessée à  loin.

Mais quand un motard donne une gifle à un inconnu (qui l’a peut-être provoqué), c’est de l’agression. Quand un homme donne une gifle à sa femme (qui l’a peut-être provoqué) c’est de la violence. Quand on lève la main ou que l’on humilie un collègue, c’est du harcèlement. Alors quand on en met une fessée à un enfant (qui a peut-être provoqué son parent), est-ce vraiment de l’éducation ?

« Un enfant fait des bêtises qu’un adulte ne ferait pas »

Pensez-vous vraiment que nos enfants sont des êtres plus « mauvais » que les adultes ? On ne naît pas mauvais, ni méchant. On naît inconscient, libre. On peut mal se comporter car on se sent mal, ou parce que l’on se sent agressé, privé de nos libertés par exemple. En revanche, on devient souvent dur parce que les autres ont été durs avec nous-mêmes (voir l’article fond-forme).

« La fessée en France n’a jamais fait de mal à personne »

Certains diront avoir reçu 3 fessées dans leur vie, et ne pas en garder un mauvais souvenir. Je peux le comprendre, mais ils n’en ont reçu QUE 3…. D’autres ne s’en souviennent pas : les mauvais souvenirs souvent s’oublient en s’enfouissant dans notre mémoire.

Quoi qu’il en soit, la loi ne va pas dénombrer le nombre de fessées, ni leur puissance. A raison, la loi va considérer que « l’on ne tape pas » sans faire de distinction. Tout comme elle ne donne pas plus le droit de voler un œuf, que de voler un bœuf. Et c’est bien normal, car ‘taper’ que ce soit un bébé, un petit enfant, un adolescent, un adulte, un employé, « CE N’EST PAS BIEN ».

L’avantage de la fessée ?

Alors on aura beau critiquer la fessée, il faut bien le dire, elle a le mérite de ‘marquer le coup’. A condition bien sûr qu’elle soit utilisée 2 ou 3 fois dans la vie de l’enfant. Mais cet avantage est bien faible si on le compare aux impacts négatifs de la fessée. A ce propos, je vous invite à lire l’article suivant : « Le rapport de force engendré par les punitions et fessées ». Rendez-vous dans un prochain article: « La punition / la fessée dissuade, mais n’éduque pas. »

Cette loi présente l’énorme avantage de faire commencer à rentrer dans les mœurs qu’être parents ne donne pas le droit de rabaisser ou d’humilier sa progéniture. Elle permet de faire un pas de plus vers le respect de l’enfant, et de clamer que les rapports de forces en famille sont tout aussi néfastes qu’entre un manager et ses collaborateurs. On espère cependant que les parents ne remplaceront pas la fessée par un surplus de punitions et de paroles humiliantes, tout aussi néfastes.

Plus que d’une loi, les parents ont sans doute davantage besoin de soutien et de conseils pour trouver des alternatives à la fessée. A mon échelle, c’est ce que je tente de faire via ce blog (voir les autres articles). Un petit pas  vers une société de paix…

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Couple désaccord éducation

Couple désaccord éducation CPMHKChers parents bienveillants, vous êtes nombreux à me demander : mais comment fait-on, dans un couple, quand nous n’avons pas la même vision de l’éducation que son conjoint ?

Comme je n’ai pas la réponse, j’ai fais appel à  Agnès, auteure du blog L’architecte du couple durable , pour écrire cet article.  La communication, et l’épanouissement du couple, c’est son truc !

Comment faire lorsque la situation est telle que la différence d’éducation est source de conflits et de disputes dans votre couple ? Que dire à son conjoint pour le rallier durablement à la cause de la parentalité positive ?

Couple : désaccord au sujet de l’éducation, source de conflits

Mise en situation :

Dans le jardin, Gaspard s’entraîne à tirer des buts avec son ballon de football. À plusieurs reprises, votre conjoint (homme ou femme) a demandé à votre fils de jouer ailleurs. Malheureusement, le ballon frappe la voiture  du voisin: le rétroviseur se disloque, le propriétaire est furieux, et votre conjoint hors de lui. La mâchoire crispée, il (ou elle) assène votre fils de reproches et le traite d’imbécile. Votre fils réplique à son père que le seul imbécile ici, c’est lui. La claque part.

La réaction de votre conjoint est loin de vous convenir. Vous êtes bouleversée, irritée mais aussi peinée. Pour vous par son agressivité, il détruit vos enfants. Surtout que vous ne jurez que par la parentalité bienveillante, dommage ce n’est pas sa tasse de thé, lui l’associe à du laxisme.

Mais comment faire en sorte que votre conjoint change durablement ses manières de faire avec votre enfant ? Comment faire en sorte qu’il opte pour des méthodes bienveillantes ou du moins, moins violentes ?

Pourquoi l’altercation père-enfant dégénère en dispute conjugale :

Oui, vous ne pouvez-vous empêchez d’intervenir, et vous avez raison. Cependant :

  • Le simple fait d’intervenir peut-être perçu par votre conjoint comme une remise en question de son autorité envers votre enfant. Vous ne le soutenez pas.

  • Votre conjoint peut même vous traiter de mère/papa poule. Votre éducation est trop laxiste et serait responsable de la mauvaise éducation de Gaspard.

  • Votre conjoint peut s’imaginer que vous et votre enfant formez une coalition implicite contre lui. Il n’a pas le sentiment que vous et lui faites équipe. Il a plutôt le sentiment que vous être contre lui.

Comment intervenir et maximiser vos chances de faire changer les choses ?

Le problème, c’est que sous le coup de l’émotion, vous intervenez avec une certaine maladresse. Par exemples, vous aussi finissez par hausser le ton. Vous le mitraillez de reproches. Vous coupez cours à son autorité.

Ce faisant, vous stimulez encore plus la nervosité de votre conjoint (ainsi que la vôtre). Résultat, chacun de vous défend farouchement et sèchement sa vision des choses. Aucun de vous deux n’écoute vraiment l’autre. La communication entre vous est impossible.

Vous souhaitez que votre intervention soit non-violente et à l’origine d’une amélioration ? Je vous suggère d’intervenir en deux temps.

Première intervention.

Le but de la première phase et de faire cesser la réaction violente de votre conjoint tout en évitant la dispute conjugale.

Évitez la formule « Laisse-moi faire ». Rappelez-vous que votre conjoint est sur la défensive, le sentiment que vous le jugez incapable de gérer correctement la situation peut le frustrer davantage.

Préférez une formule du type « J’ai compris que tu souhaitais que Gaspard s’excuse, je prends le relais, d’accord ? »

Seconde intervention.

Choisissez un moment opportun pour la seconde intervention. Tous deux devez être relativement détendus pour que la discussion soit constructive. Il est important lors de cette seconde intervention, de lui dire votre désaccord quant à ses méthodes agressives. Pourquoi ?

  • Vous voulez ce qu’il y a de mieux pour votre enfant. Demander que les choses changent est la méthode la plus efficace pour que le changement ait lieu. Ce n’est pas en ruminant et en pestant que les réactions de papa ou maman vont s’améliorer.

  • Ensuite, le comportement de votre conjoint vous irrite et déçoit la femme / l’homme que vous êtes. Or, l’accumulation du ressentiment mène au désamour.

Mais, comment dire cela sans déclencher une dispute

– Ne critiquez pas votre conjoint, critiquez la méthode

« Tu es agressif. Tu fais ceci très mal. Je veux que ça change ». En parlant en tu, votre conjoint se sent jugé, interprète que vous le traitez de mauvais père / mauvais emère, ou de conjoint non-intelligent, et que vous êtes un meilleur parent que lui. Évitez. Vous ne ferez que stimuler la nervosité de votre conjoint, ce qui ne favorise pas la communication.

Au lieu de dire « Tu t’es montré agressif », dites « Gifler Gaspard n’est pas la solution ». Commencer vos phrases par des verbes à l’infinitif peut être la solution pour éviter les pronoms ‘tu’, ‘ta’, ‘tes’. La discussion peut par exemple commencer par « Chéri(e), tu veux bien qu’on discute de l’incident de tout à l’heure avec Gaspard ? ». N’hésitez pas à découvrir plus en détails en quoi bannir l’utilisation du pronom tu favorise l’écoute de votre homme / votre femme.

– Stimulez l’empathie de votre conjoint

Au lieu de critiquez votre conjoint, parlez de vos sentiments, vos ressentis, vos peurs.

  • Vous : Je comprends ta frustration au sujet de la voiture. Mais je t’avoue qu’autant d’agressivité envers Gaspard me fait mal au cœur. Toi et Gaspard êtes ce qu’il y a de plus important pour moi. Gaspard en souffre, j’en souffre, et pour toi, la situation est stressante. Finalement, j’en arrive à t’en vouloir. Je ne veux plus me disputer avec toi à ce sujet. Ça me rend malheureux(se) dans mon couple, tu comprends ?

  • Elle/Lui : Mais, j’ai réagi de la bonne manière. Comment veux-tu qu’il comprenne les choses ? Il faut savoir se montrer dur. Ça lui apprendra à obéir. Il fera plus attention la prochaine fois.

  • Vous : Tu sais que je n’adhère pas à ce que tu dis. L’agressivité ne résout rien. Il fera attention simplement parce qu’il a peur de toi. C’est ça que tu veux ? Que ton fils ait peur de toi ? Au contraire l’agressivité vous éloigne Gaspard et toi. En plus, l’agressivité envers Gaspard mine son estime personnelle. Tout comme l’agressivité de mon père / ma mère a miné le mienne. Je ne veux pas que Gaspard ait les mêmes obstacles que moi. Est-ce que tu comprends mes peurs ?

  • Lui : Oui.

  • Vous : Je ne te demande pas de lire tous les soirs sur la parentalité positive (Vous n’êtes pas son parent. Votre conjoint ne veut pas que vous lui imposiez des choses.) Proposez-lui toute fois des alternatives : Finalement, je suis d’accord avec toi que nous devons être sévères. Mais pour notre famille et pour notre couple, il est important pour moi de mettre un terme aux claques, fessées et aux injures. Tu es d’accord ? Si tu sens que la situation t’échappe, je préfère que tu ailles souffler deux minutes, quitte à me laisser gérer.

Evidemment, votre conjoint réagira plus ou moins différemment. Toutefois, ne l’agressez pas, quand la tension monte prenez une bonne respiration et souvenez-vous d’une chose : aucun changement n’a lieu sans communication. Il n’y a pas de communication possible si la tension monte encore plus. Surtout que votre enfant peut vous entendre. En plus d’être terrifié par votre haussement de ton, votre enfant peut souffrir du fait que papa et maman se disputent à cause de lui.

Parler de son ressenti est une méthode puissante qui favorise l’écoute et le changement.

J’espère de tout cœur que ces conseils feront en sorte que votre conjoint renonce à l’agressivité pour plus de bienveillance.

Agnès http://www.l-architecte-du-couple-durable.com

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