Archive pour le mois : 01/2018

Dans la série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien ! Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : le Super-Héros Malade. Ou comment faire avaler ce satané (et dégoûtant) médicament à votre petit chaton souffrant.

Ah lala, le coup du médoc peu ragoûtant, pas facile, hein ? Surtout l’antibiotique pas bon qu’il va falloir prendre pendant 8 jours…! Mais comment faire ?! La tactique de mettre un gros carré de chocolat avec a marché un temps pour mon petit Léon, puis refus…. Et là BIM BAM BOUM une idée m’est tombée dessus, et il est fort probable qu’elle marche pour vous aussi !

Je me suis demandé , comment donner du courage, de la force à mon petit Léon ? Quand Léon joue à avoir de la force du courage, de la puissance, il se transforme généralement en dragon très très méchant ou en Spider-Man (moi qui était contre la théorie des genre et les trucs marketing, je suis servie 🙂 ). Alors, j’ai donc choisi de le rallier à ce personnage qui lui donne de la force, en parlant de ce super-héros. À savoir, si vous dites simplement à votre enfant : “Vas-y on dit que tu es très très fort et que tu le manges”, hélas, ça ne fonctionne pas, car c’est directement lié à lui. Donc pour qu’il puisse imaginer qu’il est possible d’avaler ce médoc, il faut poser la question pour quelqu’un d’autre qui ne le concerne pas directement.

  • Est-ce que tu crois que Spider-Man, avec toute sa force, il serait capable de manger ce médicament ??? (ma voix est alors théâtralisée, pour qu’il se plonge dans ce monde imaginaire).
  • Oui, parce qu’il est très fort !
  • Imagine que tu es Spider-Man, VAS Y SPIDER-MAN RASSEMBLE TES FORCES, ET FAIS-EN QU’UNE BOUCHÉE DE CE SATANÉ MEDICAMENT !

Pris d’un élan, soutenu par ma voix, CROC il l’a englouti. “BRAVOOOO AU PLUS FORT DES SPIDER-MAN !!!”

Le tour est joué 🙂 Que ce soit pour nous comme pour nos enfants, s’imaginer dans la peau d’un héros peut aider à traverser certaines montagne ! Pratique non ? 🙂

Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées ! On est tous preneurs de nouvelles options pour le prochain (mauvais) médicament …!
Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

 

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socialisation de l enfant CPMHK

socialisation de l enfant CPMHK

Il arrive à nos enfants d’arracher des mains, de crier, de mordre, de pousser pour passer devant, etc. La socialisation de l’enfant ne se fera pas avant 2 ans. Après voici les différentes façons dont nous pouvons l’accompagner pour lui apprendre à communiquer avec les autres, avec respect et tact.

Tout d’abord, rassurons-nous : c’est normal.

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, les études neurologiques ont montré pourquoi nos enfants ont du mal à gérer leurs émotions. De plus, nous avons vu dans ce même article que, pour les aider, nous pouvons commencer par verbaliser ce qu’ils ressentent sans jugement, ce qui permet souvent de faire redescendre la pression.

Une leçon de moral devant son copain de jeu ?

Par sûr que cela n’ait d’effet, car sur le coup, si notre enfant est plein d’émotions, il n’est pas capable de nous écouter. Mieux vaut attendre un moment plus calme et plus serein, pour lui expliquer pourquoi ce qu’il a fait n’est pas bien, pourquoi son comportement pose problème aussi bien vis-à-vis des autres que de lui-même : « En arrachant un jouet des mains de l’autre, tu n’as aucune chance de l’avoir, car l’autre ne va pas être content et va se défendre. Alors que si tu lui demandes gentiment, ça aura plus de chance de marcher ! ». Bien sûr, s’il n’est pas en âge de comprendre, on simplifie l’explication 🙂

Après lui avoir expliqué, n’oublions pas de lui donner une alternative !

L’autre jour au bac à sable, Louise arrache sa pelle des mains d’un petit garçon. Dans ce cas de figure, on évite de prendre parti en disant « Il l’avait avant », surtout que cette règle n’est pas toujours légitime (en effet, si quelqu’un utilise le couteau dont j’ai besoin pour couper du saucisson, certes il l’avait avant mais j’ai quand même le droit de lui demander…).

On se focalise plutôt sur « On n’arrache pas des mains », mais aussi sur l’alternative qui va lui permettre d’atteindre son but !

« Demande-lui gentiment, c’est ce qui marche le mieux. Explique-lui pourquoi tu as tant besoin de cette pelle maintenant (« J’aurais bien aimé avoir le couteau pour couper le saucisson, les invités arrivent.. »). Tu peux aussi lui proposer de faire ton trou et de la lui rendre après (« Je coupe deux tranches et après je te le rends »). Ou sinon, trouve un autre jouet qui peut l’intéresser à lui prêter en échange (« Tiens, je peux te donner ce couteau à la place »). Ou sinon demande-lui s’il peut te la prêter dans 5 minutes ? (« Tu peux me le prêter quand tu auras fini de couper le fromage ? »). Et pour les plus grands, on peut leur proposer de trouver eux-mêmes une solution équitable ! « Tu es d’accord pour que l’on fasse 2 minutes toi, 2 minutes moi ? ». Et puis si cela ne marche pas (rien à faire l’autre ne veut pas lui donner), on peut aussi inviter notre enfant à exprimer son ressenti : « Je suis déçu que tu ne partages pas la pelle avec moi, car moi je n’ai pas de pelle ».

Si l’on veut accompagner la socialisation de l’enfant, l’important n’est pas de lui dire ce qu’il ne faut pas faire, mais bien ce qu’il faut faire !

L’avantage de cette méthode, c’est que l’enfant va voir de lui-même que cela fonctionne ! Et oui, Gaspard sera peut-être d’accord pour un arrangement… surtout si sa maman lui a chuchoté à l’oreille tout l’intérêt qu’il a à coopérer (Voir l’article «Nos enfants doivent-ils prêter ?»). Et pour les plus grands, invitons-les à trouver d’eux-mêmes une alternative, afin qu’elle colle au mieux à leur personnalité.

Mais changer le comportement de nos enfants n’est pas facile. Pour que cela passe mieux, on peut, par exemple, organiser un « jeu de rôle ».

« Moi je veux prendre ta trottinette, et toi tu joues la petite fille qui ne veut pas me la donner. »

–          Est-ce que tu peux me prêter ta trottinette s’il te plait ?

–          Non c’est la mienne, je l’ai eue pour mon anniversaire

–          Mais cela me ferait tellement plaisir, et je te la rends dans deux minutes !

–          Mais je n’ai pas envie car je suis en train d’y jouer.

–          Tu peux me la prêter quand tu auras fini de jouer alors ?

–          Bah non parce qu’après on va partir avec ma nounou.

–          (Je vais chercher un super jouet pour lui échanger). Regarde, je te prête mon super téléphone que j’ai reçu pour mon anniversaire, comme ça tu peux y jouer pendant que je joue avec ta trottinette, d’accord ?

–          D’accord, et dans 5min tu me la rends ?

–          Oui !

Ensuite, on inverse les rôles et on recommence !

–          Non, Non, Non et Non !

–          Ce n’est pas grave je vais jouer à autre chose, mais je suis très déçue que tu ne me la prêtes pas, j’aurais été si contente d’y jouer.

Les enfants aiment jouer, et c’est un moyen très efficace de leur apprendre à communiquer !

Et bien sûr, à nous de montrer l’exemple !

N’oublions pas que les enfants sont des éponges, ils apprennent beaucoup par mimétisme (voir l’article « Voici le meilleur moyen pour influencer le comportement de nos enfants »). Notre enfant nous prend quelque chose de fragile ou de précieux ? Et bien non, on ne lui arrache pas des mains ! On lui demande gentiment de nous le rendre, on explique pourquoi c’est précieux, pourquoi on y tient, et on lui donne un objet alternatif ! Enfants, adultes, même combat 😉

Conclusion sur la socialisation de l’enfant

La communication n’est pas chose facile, surtout quand il s’agit de passer d’un comportement instinctif à un comportement social. Il faut du temps pour créer, dans le cerveau, les synapses qui nous permettent de prendre le dessus sur nos instincts…

Mais, avec le temps, il n’y a aucune raison pour que nos enfants n’adoptent pas les bons modes de communication si nous leur donnons l’exemple, et que nous les « coachons ». À nous, parents, il suffit juste d’un peu de patience 🙂

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deuil enfant

deuil-enfant-cpmhk

Lors de la mort d’un proche, comment aider notre enfant à faire son deuil ? Faut-il user d’images de départ au ciel, ou expliquer plus clairement la vérité ? Accepter ou refuser de l’emmener à l’enterrement ? Je souhaitais vous livrer ma vision des choses, dans l’optique peut-être d’alimenter votre propre réflexion, même si je n’ai sûrement pas vécu les situations que certains d’entre vous ont peut-être vécu. En espérant ne heurter personne tant le sujet est délicat…

 

Leur dire la vérité, toute la vérité ?

Parfois, lorsque le sujet est grave ou douloureux, on souhaite avant tout “protéger notre enfant” et, partant, ne pas lui dire la vérité. De peur de lui faire de la peine, et de le rendre triste.

« – Ton grand-père est parti au ciel.

– Ah bon, il est avec le Père Noël ? »

Non, il n’est pas avec le Père Noël, en fait c’est moi qui n’ose pas être claire avec toi parce que c’est moi-même qui aie du mal à mettre des mots là-dessus… car c’est en fait à moi que ça fait le plus de peine. Bien sûr, ça, on ne le dit pas ! Mais c’est ce qui se passe souvent en nous.

Souvent, leur dire la vérité nous renvoie à notre propre chagrin. Cependant, ce qu’on oublie parfois, c’est à quel point les enfants sont plus forts que nous – ne les sous-estimons pas. Combien d’enfants, petits, perdent l’un de leurs parents, ou les deux, ou un frère, une sœur, et une fois devenus adultes, ne vivent pas forcément cela comme une déchirure au quotidien ? Il n’est pas important, mais essentiel que nos enfants puissent eux aussi faire leur deuil, et qu’ils comprennent vraiment qu’ils ne reverront plus cette personne de leurs yeux.

« – ll est mort, ma chérie. Son corps ne bougera plus, ne parlera plus, ne verra plus, n’entendra plus. »

Ne cachons pas la mort à nos enfants, car c’est elle qui donne aussi tout son sens à notre vie.

“- Oui mon cœur, une amie de Papa est morte, elle s’est fait écraser par un train hier.”

Plus la mort fait partie de notre quotidien, moins il est difficile aussi, peut-être, de l’accepter et de la surmonter. À une époque, il était très courant pour une femme de perdre son enfant à la naissance. Il était également courant que sur 7 accouchements (les gens avaient alors beaucoup d’enfants), un des enfants n’atteigne pas les 2 ans. Dans ces conditions, et sans empêcher bien sûr la peine et la douleur, il était plus « simple » – avec tous les guillemets possibles bien entendu – pour les mères de dépasser cette blessure (aussi impossible cela puisse nous paraître aujourd’hui), du fait que cela faisait partie du quotidien et d’une certaine « normalité ».

Alors, faut-il les emmener à l’enterrement ?

Ces célébrations sont importantes pour nous, adultes, car elles nous aident à prendre conscience que la personne est réellement partie ; c’est une étape indispensable pour entamer son deuil. Par conséquent, il n’est pas forcément avisé non plus de laisser notre enfant dans le flou, car son imagination le laissera toujours dans une sorte d’attente que cette personne revienne.

Si nous avons besoin d’aller à l’enterrement, ou, pour d’autres, de voir la personne décédée pour y croire vraiment et faire le deuil, pourquoi est-ce que lui, l’enfant, n’aurait pas ce besoin, et par là-même, ce « droit » ? Pour avoir personnellement assisté à beaucoup d’enterrements en présence d’enfants, dans mes expériences les petits étaient  de loin les plus joyeux de l’assistance. Ce sont eux qui vivent la situation avec le plus de légèreté (même si, évidemment, cela ne veut pas dire qu’ils n’en sont pas affectés !). Là encore, c’est souvent nous, adultes, qui par peur de nos propres émotions, essayons de protéger notre enfant – comme si inconsciemment nous tentions de nous protéger en même temps.

Ma grand-mère a perdu son frère (qui avait un an d’écart avec elle) à l’âge de 8 ans. Clairement, ce n’est pas pour le frère ou la sœur que ce genre de décès est le plus dur, mais pour les parents. Et nous transposons notre douleur sur l’enfant qui est, en fait, moins impacté.

Plus l’enfant est jeune, moins il sera conscient de ce qui se passe, et moins il y a d’objections à l’y emmener, au contraire. Comme je vous le disais, se familiariser avec la mort permet plus tard de mieux la vivre. Et quand l’enfant devient un peu plus grand, pourquoi ne pas lui demander son avis ? Finalement c’est pour “son bien à lui “ que l’on fait ce choix, pas pour le nôtre. Et notre petit, bien plus connecté à son cœur que nous le sommes, saura très bien ce dont son cœur a envie, et ce qui lui fait peur. A condition bien sûr de lui expliquer ce qui va se passer de façon claire :

“- Voilà comme ça va se passer : on va mettre la boite dans lequel est son corps sous la terre (ou : on va brûler son corps), est-ce que tu veux-tu venir ? Qu’est-ce que tu ressens ?”

Notre enfant n’acceptera jamais d’aller à un événement qu’il n’a pas envie de voir, ou qui lui fait peur. Mais si c’est important pour lui, même si c’est nous qui finalement avons peur et la transposons sur lui, respectons son souhait, car ça signifie qu’il a besoin d’assister à cela.

Une dernière fois : j’espère n’avoir blessé personne avec cet article, et n’estime pas détenir toutes les vérités sur le sujet ! Je donne une possibilité de réponse suite à mes observations et études sur la question. Chaque histoire est personnelle, et chacun d’entre vous fera certainement ce qui lui semble le meilleur pour son enfant dans chaque circonstance. C’est un sujet extrêmement douloureux mais qui méritait d’être abordé, et j’espère avoir pu vous apporter un élément de réponse.

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manque de confiance enfant

manque de confiance enfant

Votre enfant manque de confiance en lui ? Il se croit incapable de réussir certaines choses ? Vous pouvez l’aider à croire en ses capacités !

Comment enrayer le manque de confiance en lui de votre enfant ?

Dans un précédent article, nous avons vu comment les cases dans lesquelles on mettait un enfant, et ses fausses croyances (“Je suis nulle en maths”, “Je suis colérique”, “Je suis timide”, “Je ne sais pas parler en public”…), ont tendance à se renforcer avec le temps. Heureusement, on peut tenter de casser cette dynamique, et lancer à la place un cercle vertueux !

 

Idée N°1 : Créer des petits succès

Si par exemple mon enfant manque de confiance en lui et est timide, je peux lui donner de tous petits challenges à faire. Comme de demander lui-même le pain au boulanger qu’il connait bien. L’intérêt ? Chaque petit succès lui permettra de croire en sa capacité à ne pas être timide.

Pareil si mon enfant est – ou se croit – nul en maths. Je peux lui organiser des petites expériences qui le persuaderont mine de rien du contraire, comme par exemple lui montrer la table mise pour le dîner et lui demander combien il manque d’assiettes. Il va naturellement compter combien nous sommes (5), puis combien il y a d’assiettes (3), et dire qu’il en manque deux. “Bravo, tu viens de faire une magnifique soustraction !”

Mais ça marche aussi sur les adultes, et j’en suis la preuve vivante… Avant, l’idée d’écrire un livre était absolument inenvisageable pour moi. C’est en écrivant un article de deux pages, puis un deuxième, puis un vingtième, que j’ai pu changer l’image que j’avais de moi-même et m’en sentir capable.

Créer de tout petits pas, provoquer de tout petits succès, permettent peu à peu de comprendre qu’il est possible de faire, ou d’être, autrement. De manière générale, il existe bien des astuces pour renforcer l’estime de lui-même d’un enfant, le rendre plus serein et plus fort dans sa tête. Ces réponses et pistes, que j’ai cherchées et accumulées au cours des années, je vous les ai compilées dans un dossier complet sur le sujet. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le demander (je vous l’envoie bien sûr gratuitement). Vous recevrez alors directement dans votre boite mail le « PACK « CONFIANCE EN TOI » : Tout pour que nos petits croient fort en eux ! », truffé d’idées diverses et variées. Pour le recevoir, il vous suffit de renseigner votre email ci-dessous :

 

Idée N°2 : Faire le lien avec ce qui l’intéresse

Parfois, tout simplement, ce n’est pas que notre enfant est nul, c’est qu’il n’est pas motivé pour persévérer, parce que ce qu’on lui demande ne l’intéresse pas. Raccrocher le sujet à quelque chose qui l’intéresse, afin que cela prenne plus de sens pour lui, peut l’aider à se motiver. Personnellement, c’était mon cas avec le Français (matière dans laquelle j’étais “nulle”), cela ne m’intéressait pas. Et aujourd’hui, pourtant, j’écris pour communiquer mes idées en matière d’éducation ! Pour un enfant, si par exemple il adore les maquettes et rêve d’avoir des sous pour s’en acheter une nouvelle, on peut lui proposer de vendre sur le Boncoin des choses dont on se sert plus, lui demander de rédiger l’annonce (sous prétexte qu’on n’a pas le temps ou que les sous seront pour lui), et, une fois qu’il a réussi à écrire et poster l’annonce, lui dire : “Tu as vu, tu as réussi à écrire une annonce !” Il aura réussi quelque chose ayant à voir avec la matière du Français sans même s’en rendre compte. (voir aussi cet article : Le principe clé de la pédagogie positive.)

Idée N°3 : Focaliser son esprit sur des réussites passées

Au lieu (ou en plus) de créer des réussites, on peut aussi s’appuyer sur des réussites passées pour enrayer le manque de confiance en lui de son enfant. Idem pour nous. Par exemple, si je dois faire une conférence et me sens incapable de parler en public, le meilleur moyen de m’en sentir capable est de me rappeler de moments passés où j’ai fait des choses qui demandaient à peu près les mêmes compétences. “Ah oui, je me souviens de quand j’avais fait ce discours de mariage / cette pièce de théâtre / ce speech au pot de départ de tel collègue… Et si, en fait, j’en étais capable ?”

Version enfant, ça peut être de lui rappeler les fois où il a fait quelque chose de bien allant à l’encontre de son manque de confiance et de sa mauvaise image. Exemple : s’il arrache souvent des objets des mains de ses camarades, on peut lui faire prendre conscience des fois où il a récupéré un objet sans l’arracher à un autre enfant ; il va alors pouvoir commencer à croire qu’il est capable d’agir autrement. Si un enfant tape souvent, on peut lui dire : “Tu te souviens de la fois où Gaspard t’a embêté, et qu’au lieu de le taper, tu es allé faire autre chose ? Tu vois, tu es capable de ne pas taper, et je suis convaincue que la prochaine fois, en te concentrant, tu y arriveras encore.”

C’est vraiment un exercice ultra puissant pour développer cette force qui aide à ne pas croire aux étiquettes que les autres veulent nous/leur mettre. Tellement efficace, que je vous invite à noter dans votre téléphone (sur une petite appli “Notes” par exemple) les petites réussites de votre enfant, les moments où il s’est comporté différemment, afin de l’aider en les lui rappelant. “La maîtresse t’a dit que tu était nul en écriture ? Est-ce que tu crois vraiment que c’est le cas ? Tu te souviens de quand nous avions écrit une carte postale ensemble, et que tu avais réussi à trouver tout seul comment s’écrivait “bonbon” ? Est-ce que tu penses que tous les enfants de ton âge aurais su écrire “bonbon”…? Alors, est-ce que tu crois toujours que tu es nul en écriture ? Et non !”

Je vous invite d’ailleurs à faire le même exercice pour vous-même ! Si par exemple, vous êtes convaincu d’être un parent impatient ou colérique, focalisez votre attention sur toutes ces fois où vous ne l’avez pas été, afin de changer votre état d’esprit et davantage comprendre que c’est possible pour vous de ne pas l’être. Et c’est en prenant conscience que c’est POSSIBLE que vous aurez la force, parfois, de choisir de réagir plus positivement. Et vous pouvez faire cela avec tous vos défis !

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mon enfant dit des gros mots

mon enfant dit des gros mots CPMHKÀ peine 4 ans, et déjà un riche vocabulaire peut parfois sortir de la bouche de notre enfant. L’autre jour, notre fille a lancé à son frère un « Bâtard ! Bâtard ! Bâtard !» sorti de nulle part… Quelques mois plus tard, nous avons eu droit à un naturel « Dis donc, c’est chiant ! » Mais la semaine dernière fut mémorable, avec un « Putain de merde ! » répété 10 fois de suite. Comment réagir face à ces élégances ?

D’abord, il est intéressant de comprendre pourquoi mon enfant dit des gros mots :

  • Soit il les dit parce qu’il les a entendus, et comme notre enfant apprend avant tout par imitation, plus on les dira, plus il les répétera. Logique, il ne les invente pas.

  • Soit parce qu’il sait que « ce sont des mots interdits », et qu’il trouve très drôle de nous titiller en les disant, surtout s’il obtient une réaction directe de notre part. De quoi avoir envie de retenter, pour voir si maman va encore faire les gros yeux !

  • Soit, dans la même logique, il nous en veut pour autre chose (on l’a grondé, on ne lui a pas permis de faire ce qu’il voulait, il n’a pas apprécié que l’on joue avec sa petite sœur sans lui, etc.) et dire des mots interdits est sa façon à lui de riposter (voir l’article sur les rapports de force).

Alors très clairement, si l’on veut éviter que notre enfant dise des gros mots, la première chose à faire est de ne pas en dire devant lui.

Comme il apprend par imitation, lui demander de ne pas faire ce que l’on fait « car on est une grande personne et pas lui », est contre-nature.

Si on lâche par mégarde un « Putain, merde, fait chier ! » devant le petit enfant, le mieux est qu’il ne s’aperçoive pas que ce mot est mal élevé. Donc, ni vu ni connu, on reformule la même chose mais avec un « Zut de zut de zut ! ».

« – Maman, pourquoi tu as dit putain-merde-fait chier ?

– Je me suis trompée, je préfère dire « Zut de zut de zut », c’est beaucoup plus drôle ».

Ainsi, on évite d’insister sur le fait que ce mot est interdit, ce qui donnerait encore plus envie à l’enfant de l’utiliser. On insiste plutôt sur le fait que « Zut » est plus « drôle »,  par exemple…

Quand c’est l’enfant qui « lâche » un mot mal élevé, on peut faire mine de ne pas comprendre :

  • – Bâtard, bâtard, bâtard !

  • Mais je ne comprends pas ce que tu dis à ton frère, cela veut dire quoi ?

  • Mais si, ça veut dire  » bâtard », Maman !

  • Mais où as-tu entendu ce mot ?

  • En fait, c’est au parc, c’est deux garçons, il y en a un qui s’appelle Bâtard, et l’autre, il s’appelle Bâtard aussi… Alors, ils s’appelaient comme ça : « Bâtard ! Bâtard ! Bâtard ! »

  • Ah bon…

Dans la mesure où elle n’a probablement pas réentendu ce mot depuis, et étant donné que nous y avons attaché peu d’importance, elle ne nous l’a plus jamais répété.

Même quand mon enfant dit des gros mots sans beaucoup d’insistance, ne pas relever reste la meilleur solution :

  • « C’est chiant, je n’arrive pas à faire mon dessin !

  • Tu es embêtée de ne pas arriver à faire ton dessin ?

  • Non, c’est chiant ! » Faire mine de ne pas comprendre et passer à autre chose…

Car oui, quand notre enfant répète un mot mal élevé avec insistance, c’est généralement que l’on lui a dit que c’était un mot interdit (on ne peut malheureusement pas maîtriser tout l’entourage), et qu’il cherche à provoquer une réaction chez nous. C’est ce qui arriva lorsque, la semaine dernière, notre fille m’a répété 10 fois de suite avec insistance « Putain de mer ! ». Au bout de la 4ème injure, je lui demande sur un ton qui feint l’incompréhension :

  • Mais pourquoi tu dis ça ? Cela ne veut rien dire.

  • Mais si, c’est Papa qui dit ça.

  • Ah, mais tu dois confondre avec « Poulain de mer »…

  • Non, Maman, c’est bien « Putain de mer » qu’il dit.

  • Ah bon, c’est bizarre…

Pas de chance, elle n’a provoqué chez moi aucune réaction, de quoi la démotiver de réitérer l’expérience ! Avec une réaction stone, je mets toutes les chances de mon côté de ne pas créer l’envie chez elle de le redire…

Et oui, il suffit parfois que nous le grondions pour avoir dit un gros mot, pour l’entendre le répéter indifféremment ! À moins de la gronder suffisamment fort pour l’en dissuader… Mais bon, régner par la peur n’est pas un principe hyper «positif».

Je vous l’accorde, ce n’est pas toujours évident de faire mine que son injure ne nous atteint pas. Une autre option est de lui dire « Ces mots tu peux les dire, aux toilettes, ou dans le creux de l’oreille de tes amis, mais il ne faut pas que les grandes personnes les entendent ». Car on le sait, généralement interdire totalement quelque chose, donne envie à l’autre justement de transgresser l’interdit par compulsion. Surtout quand notre enfant ne comprend pas le ‘sens’ de l’interdit, « Les grandes personnes le disent bien, pourquoi je n’aurais pas le droit ? »

Mais il est certain que si notre enfant n’entend pas le mot à la maison, peu à l’extérieur (cela ne marche pas avec les enfants plus âgés), et qu’il n’obtient aucune réaction lorsqu’il nous le dit : il va vite perdre le réflexe de le dire !

Et vous, quelles sont vos astuces ?

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Charlotte,

 Je m’appelle Solenn. Je suis maman de deux enfants, Maël, âgé de 3 ans et demi et Lise, tout juste 9 mois.

Je souhaitais vous adresser un mail – j’espère que la démarche ne vous paraîtra pas étrange ou/et déplacée – car je voulais tout simplement, et le plus sincèrement possible, vous dire « Merci » !

Merci, car depuis trois semaines maintenant, grâce à vos conseils sur CPMHK et la conférence avec Noémie de Saint-Sernin, j’ai retrouvé le plaisir d’être une Maman avec un grand « M ».

 Je suis sortie de cette spirale infernale des caprices en tous genres, cris, punitions et j’ai laissé au placard mon costume de mère tyrannique et intolérante pour retrouver ma place de maman aimante ( je n’avais jamais cessé de l’être mais je ne le montrais plus assez), bienveillante et complice.

Avant, j’avais bien tenté les livres sur l’éducation positive, les débats sur les conflits enfants/parents mais je ne trouvais pas « la » clé et j’avais plus l’impression qu’on me jugeait plutôt qu’on ne m’aidait.

        En devenant mère, j’avais imaginé quel type d’éducation j’allais donner à mes enfants et j’imaginais que cela se ferait sans mal.

J’ai vu les choses se dégrader petit à petit sans pour autant vouloir renier mes principes.

Je pensais que pour que les choses s’arrangent, c’était à mon fils de changer, qu’il devait écouter et faire ce qu’on lui demandait…Sur le sujet, je trouvais mon mari parfois trop laxiste…

J’appliquais les conseils vus chez Super Nanny à la lettre en pensant que si ça fonctionnait avec « les enfants tornades » qu’elle rencontrait cela allait forcément porter ses fruits avec le mien qui n’était pas non plus un monstre.

Je pensais me remettre suffisamment en question pour finir par me convaincre que je faisais les bons choix…

De plus, autour de moi, je voyais mes amies, collègues vivre sensiblement la même chose. Bilan : les enfants sont ingrats, capricieux et colériques et nous, pauvres parents, nous subissons.

Puis, il y a eu la fois de trop. Un week-end où mon mari ne travaillait pas, un week-end ensoleillé que vous espérions doux à profiter tous les quatre. Il en aura été tout autre…Maël n’ayant eu de cesse de nous tester et de générer en retour agacement et punitions (coin/privation/ »tapes »…) de notre part. À la fin de cette journée, j’ai fait un constat accablant…mon mari que je trouvais souvent trop « cool » et à qui je reprochais de ne pas assez me soutenir face à Maël, ce mari que j’aime pour sa bienveillance avec autrui et sa capacité à régler tout conflit par le dialogue, mon mari était devenu comme moi….Il avait passé sa journée de repos à hausser le ton, à mettre Maël au coin et même à lui tirer l’oreille dans l’espoir de le faire obéir…

En le voyant comme ça, à bout,  j’ai eu le reflet de celle que j’étais au quotidien avec mon fils. Mon mari que j’aimais pour ce qu’il avait de différent de moi devenait mon miroir…

J’ai compris alors en le voyant agir ainsi qu’il y avait un problème et que cela ne pouvait pas venir de Maël ni de mon mari…J’ai réalisé que le modèle que je tentais d’imposer à mon fils ne lui permettait pas de s’exprimer librement, et que le seul mode de communication qui s’offrait alors à lui était les cris…


Puis après des recherches, j’ai découvert
Cool Parents make Happy Kids et j’ai commencé à comprendre… Je me suis rendue compte que mon fils était avant tout un enfant! Que je ne pouvais pas exiger certaines choses de lui comme je pourrais les exiger d’un adulte. J’ai regardé vos vidéos et je me suis vu dans les portraits que vous faites des parents « pas cools ». Alors j’ai commencé à appliquer les choses en laissant derrière moi tout ce que je pensais connaître de l’éducation et miracle ! Les choses ont commencé à changer.

Par la suite, il y a eu la conférence avec Noémie  et là j’ai compris que la grosse partie du problème venait de moi, de mon histoire et de mes blessures et que Maël, lui, n’y était pour rien.

       Maintenant nous partageons tellement plus tous les deux et tous les quatre.

Cela m’a ouvert les yeux et à présent je vois mes amies qui peinent avec leurs petits et je me dis que la solution est là, à portée de main ! Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, ce n’est pas évident d’admettre que le problème vient de nous. Parfois la colère monte pour un caprice de fin de journée mais je sais maintenant prendre le recul nécessaire et détourner la situation pour transformer le négatif en positif. Je ne suis plus contre mon fils mais à ses côtés.

     Voilà, je m’excuse pour le pavé, mais cela me tient vraiment à cœur car notre quotidien a vraiment changé grâce à vous!

Je pense que nous sommes nombreux/nombreuses dans ce cas et qu’il y a tellement de parents et d’enfants qui pourraient trouver l’apaisement en appliquant ces « astuces » et en acceptant d’écouter les besoins de nos enfants et en laissant les principes d’éducation reçus en héritage.

     Continuez ainsi et à bientôt j’espère!

Solenn

Chère Solenn, Tu ne dois cette prise de conscience qu’à toi-même. Si nous avons contribués au déclic, c’est ton désir profond de changer, ton ouverture, et de multiples petits événements qui ont nourri ton cheminement, et qui t’ont permis un jour de faire cet immense pas. Merci pour ton message touchant, et si inspirant pour nous tous.  

Suite à vos nombreuses demandes, et pour vous permettre d’avoir peut-être le même déclic que Solenn, nous vous proposons la possibilité exceptionnelle de re-visionner jusqu’à vendredi le REPLAY de la conférence dont parle Solenn ! Ne tardez pas à le visionner. 

=> VOIR LE REPLAY <=

/!\ IMPORTANT cette conférence qui devait durer 1h30 a finalement durée 3h… Et 70% des personnes sont restées jusqu’au bout ! Donc je vous conseille de prévoir “une soirée” pour la regarder.

Je vous souhaite de prendre soin de vous,

A très bientôt,

Charlotte.

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Dans notre série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien. Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : le Clown Fâché ! Ou comment gronder “pour de rire” peut faire passer des idées “pour de vrai”.

Votre enfant fait tomber sa cuiller et ne la ramasse pas. Ahem. De quoi s’énerver ? Certes, mais aussi de quoi se transformer en … babouin estomaqué ! Vous voilà avec de gros yeux choqués, mimant une personne qui se fâche tout rouge, mais attention, de façon comique et ridicule. Votre intonation aigüe, du genre perroquet tout fou, dédramatise illico la situation. “Qu’est-ce que j’ai vu ??!” – là, vous regardez à gauche, à droite, mimant une recherche de témoin – MAIS ENFIN MAIS MADAME VOUS ÊTES
COMPLÈTEMENT TOC-TOC OU QUOI ?!! Vous avez cru que la cuillère reviendrait toute seule sur la table c’est ca ?! “ Le message passe, sans drame, sans larmes, car la situation devient drôle proportionnellement à vos grimaces et votre intonation de voix ridicule.

Vous pouvez même enchaîner sur la solution : “Est-ce que vous pouvez ramasser votre cuillière, madame, parce là vraiment cela ne va pas du tout du tout, et je risque d’avoir des boutons partout !!!” – “Aaaah merci vous êtes bien gentille, ouf…!”

Le Clown Fâché, c’est double bénéfice : d’une, c’est l’occasion pour nous d’exprimer notre mécontentement, et de deux, au lieu que votre enfant se sente rabaissé, ça le fait marrer ! Et le message est passé 🙂

NB : Ca marche aussi quand votre enfant vient de se repeindre les jambes en bleu… Et que votre salon est à deux doigts d’être lui aussi rénové !

Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées ! Car bien entendu, il va falloir vite renouveler nos phrases-chocs pour assurer en Clown Fâché…! 😉

Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

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