Archive pour le mois : 01/2018

Dans la série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien ! Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : le Super-Héros Malade. Ou comment faire avaler ce satané (et dégoûtant) médicament à votre petit chaton souffrant.

Ah lala, le coup du médoc peu ragoûtant, pas facile, hein ? Surtout l’antibiotique pas bon qu’il va falloir prendre pendant 8 jours…! Mais comment faire ?! La tactique de mettre un gros carré de chocolat avec a marché un temps pour mon petit Léon, puis refus…. Et là BIM BAM BOUM une idée m’est tombée dessus, et il est fort probable qu’elle marche pour vous aussi !

Je me suis demandé , comment donner du courage, de la force à mon petit Léon ? Quand Léon joue à avoir de la force du courage, de la puissance, il se transforme généralement en dragon très très méchant ou en Spider-Man (moi qui était contre la théorie des genre et les trucs marketing, je suis servie 🙂 ). Alors, j’ai donc choisi de le rallier à ce personnage qui lui donne de la force, en parlant de ce super-héros. À savoir, si vous dites simplement à votre enfant : “Vas-y on dit que tu es très très fort et que tu le manges”, hélas, ça ne fonctionne pas, car c’est directement lié à lui. Donc pour qu’il puisse imaginer qu’il est possible d’avaler ce médoc, il faut poser la question pour quelqu’un d’autre qui ne le concerne pas directement.

  • Est-ce que tu crois que Spider-Man, avec toute sa force, il serait capable de manger ce médicament ??? (ma voix est alors théâtralisée, pour qu’il se plonge dans ce monde imaginaire).
  • Oui, parce qu’il est très fort !
  • Imagine que tu es Spider-Man, VAS Y SPIDER-MAN RASSEMBLE TES FORCES, ET FAIS-EN QU’UNE BOUCHÉE DE CE SATANÉ MEDICAMENT !

Pris d’un élan, soutenu par ma voix, CROC il l’a englouti. “BRAVOOOO AU PLUS FORT DES SPIDER-MAN !!!”

Le tour est joué 🙂 Que ce soit pour nous comme pour nos enfants, s’imaginer dans la peau d’un héros peut aider à traverser certaines montagne ! Pratique non ? 🙂

Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées ! On est tous preneurs de nouvelles options pour le prochain (mauvais) médicament …!
Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

 

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socialisation de l enfant CPMHK

socialisation de l enfant CPMHK

Il arrive à nos enfants d’arracher des mains, de crier, de mordre, de pousser pour passer devant, etc. La socialisation de l’enfant ne se fera pas avant 2 ans. Après voici les différentes façons dont nous pouvons l’accompagner pour lui apprendre à communiquer avec les autres, avec respect et tact.

Tout d’abord, rassurons-nous : c’est normal.

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, les études neurologiques ont montré pourquoi nos enfants ont du mal à gérer leurs émotions. De plus, nous avons vu dans ce même article que, pour les aider, nous pouvons commencer par verbaliser ce qu’ils ressentent sans jugement, ce qui permet souvent de faire redescendre la pression.

Une leçon de moral devant son copain de jeu ?

Par sûr que cela n’ait d’effet, car sur le coup, si notre enfant est plein d’émotions, il n’est pas capable de nous écouter. Mieux vaut attendre un moment plus calme et plus serein, pour lui expliquer pourquoi ce qu’il a fait n’est pas bien, pourquoi son comportement pose problème aussi bien vis-à-vis des autres que de lui-même : « En arrachant un jouet des mains de l’autre, tu n’as aucune chance de l’avoir, car l’autre ne va pas être content et va se défendre. Alors que si tu lui demandes gentiment, ça aura plus de chance de marcher ! ». Bien sûr, s’il n’est pas en âge de comprendre, on simplifie l’explication 🙂

Après lui avoir expliqué, n’oublions pas de lui donner une alternative !

L’autre jour au bac à sable, Louise arrache sa pelle des mains d’un petit garçon. Dans ce cas de figure, on évite de prendre parti en disant « Il l’avait avant », surtout que cette règle n’est pas toujours légitime (en effet, si quelqu’un utilise le couteau dont j’ai besoin pour couper du saucisson, certes il l’avait avant mais j’ai quand même le droit de lui demander…).

On se focalise plutôt sur « On n’arrache pas des mains », mais aussi sur l’alternative qui va lui permettre d’atteindre son but !

« Demande-lui gentiment, c’est ce qui marche le mieux. Explique-lui pourquoi tu as tant besoin de cette pelle maintenant (« J’aurais bien aimé avoir le couteau pour couper le saucisson, les invités arrivent.. »). Tu peux aussi lui proposer de faire ton trou et de la lui rendre après (« Je coupe deux tranches et après je te le rends »). Ou sinon, trouve un autre jouet qui peut l’intéresser à lui prêter en échange (« Tiens, je peux te donner ce couteau à la place »). Ou sinon demande-lui s’il peut te la prêter dans 5 minutes ? (« Tu peux me le prêter quand tu auras fini de couper le fromage ? »). Et pour les plus grands, on peut leur proposer de trouver eux-mêmes une solution équitable ! « Tu es d’accord pour que l’on fasse 2 minutes toi, 2 minutes moi ? ». Et puis si cela ne marche pas (rien à faire l’autre ne veut pas lui donner), on peut aussi inviter notre enfant à exprimer son ressenti : « Je suis déçu que tu ne partages pas la pelle avec moi, car moi je n’ai pas de pelle ».

Si l’on veut accompagner la socialisation de l’enfant, l’important n’est pas de lui dire ce qu’il ne faut pas faire, mais bien ce qu’il faut faire !

L’avantage de cette méthode, c’est que l’enfant va voir de lui-même que cela fonctionne ! Et oui, Gaspard sera peut-être d’accord pour un arrangement… surtout si sa maman lui a chuchoté à l’oreille tout l’intérêt qu’il a à coopérer (Voir l’article «Nos enfants doivent-ils prêter ?»). Et pour les plus grands, invitons-les à trouver d’eux-mêmes une alternative, afin qu’elle colle au mieux à leur personnalité.

Mais changer le comportement de nos enfants n’est pas facile. Pour que cela passe mieux, on peut, par exemple, organiser un « jeu de rôle ».

« Moi je veux prendre ta trottinette, et toi tu joues la petite fille qui ne veut pas me la donner. »

–          Est-ce que tu peux me prêter ta trottinette s’il te plait ?

–          Non c’est la mienne, je l’ai eue pour mon anniversaire

–          Mais cela me ferait tellement plaisir, et je te la rends dans deux minutes !

–          Mais je n’ai pas envie car je suis en train d’y jouer.

–          Tu peux me la prêter quand tu auras fini de jouer alors ?

–          Bah non parce qu’après on va partir avec ma nounou.

–          (Je vais chercher un super jouet pour lui échanger). Regarde, je te prête mon super téléphone que j’ai reçu pour mon anniversaire, comme ça tu peux y jouer pendant que je joue avec ta trottinette, d’accord ?

–          D’accord, et dans 5min tu me la rends ?

–          Oui !

Ensuite, on inverse les rôles et on recommence !

–          Non, Non, Non et Non !

–          Ce n’est pas grave je vais jouer à autre chose, mais je suis très déçue que tu ne me la prêtes pas, j’aurais été si contente d’y jouer.

Les enfants aiment jouer, et c’est un moyen très efficace de leur apprendre à communiquer !

Et bien sûr, à nous de montrer l’exemple !

N’oublions pas que les enfants sont des éponges, ils apprennent beaucoup par mimétisme (voir l’article « Voici le meilleur moyen pour influencer le comportement de nos enfants »). Notre enfant nous prend quelque chose de fragile ou de précieux ? Et bien non, on ne lui arrache pas des mains ! On lui demande gentiment de nous le rendre, on explique pourquoi c’est précieux, pourquoi on y tient, et on lui donne un objet alternatif ! Enfants, adultes, même combat 😉

Conclusion sur la socialisation de l’enfant

La communication n’est pas chose facile, surtout quand il s’agit de passer d’un comportement instinctif à un comportement social. Il faut du temps pour créer, dans le cerveau, les synapses qui nous permettent de prendre le dessus sur nos instincts…

Mais, avec le temps, il n’y a aucune raison pour que nos enfants n’adoptent pas les bons modes de communication si nous leur donnons l’exemple, et que nous les « coachons ». À nous, parents, il suffit juste d’un peu de patience 🙂

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manque de confiance enfant

manque de confiance enfant

Votre enfant manque de confiance en lui ? Il se croit incapable de réussir certaines choses ? Vous pouvez l’aider à croire en ses capacités !

Comment enrayer le manque de confiance en lui de votre enfant ?

Dans un précédent article, nous avons vu comment les cases dans lesquelles on mettait un enfant, et ses fausses croyances (“Je suis nulle en maths”, “Je suis colérique”, “Je suis timide”, “Je ne sais pas parler en public”…), ont tendance à se renforcer avec le temps. Heureusement, on peut tenter de casser cette dynamique, et lancer à la place un cercle vertueux !

 

Idée N°1 : Créer des petits succès

Si par exemple mon enfant manque de confiance en lui et est timide, je peux lui donner de tous petits challenges à faire. Comme de demander lui-même le pain au boulanger qu’il connait bien. L’intérêt ? Chaque petit succès lui permettra de croire en sa capacité à ne pas être timide.

Pareil si mon enfant est – ou se croit – nul en maths. Je peux lui organiser des petites expériences qui le persuaderont mine de rien du contraire, comme par exemple lui montrer la table mise pour le dîner et lui demander combien il manque d’assiettes. Il va naturellement compter combien nous sommes (5), puis combien il y a d’assiettes (3), et dire qu’il en manque deux. “Bravo, tu viens de faire une magnifique soustraction !”

Mais ça marche aussi sur les adultes, et j’en suis la preuve vivante… Avant, l’idée d’écrire un livre était absolument inenvisageable pour moi. C’est en écrivant un article de deux pages, puis un deuxième, puis un vingtième, que j’ai pu changer l’image que j’avais de moi-même et m’en sentir capable.

Créer de tout petits pas, provoquer de tout petits succès, permettent peu à peu de comprendre qu’il est possible de faire, ou d’être, autrement. De manière générale, il existe bien des astuces pour renforcer l’estime de lui-même d’un enfant, le rendre plus serein et plus fort dans sa tête. Ces réponses et pistes, que j’ai cherchées et accumulées au cours des années, je vous les ai compilées dans un dossier complet sur le sujet. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le demander (je vous l’envoie bien sûr gratuitement). Vous recevrez alors directement dans votre boite mail le « PACK « CONFIANCE EN TOI » : Tout pour que nos petits croient fort en eux ! », truffé d’idées diverses et variées. Pour le recevoir, il vous suffit de renseigner votre email ci-dessous :

 

Idée N°2 : Faire le lien avec ce qui l’intéresse

Parfois, tout simplement, ce n’est pas que notre enfant est nul, c’est qu’il n’est pas motivé pour persévérer, parce que ce qu’on lui demande ne l’intéresse pas. Raccrocher le sujet à quelque chose qui l’intéresse, afin que cela prenne plus de sens pour lui, peut l’aider à se motiver. Personnellement, c’était mon cas avec le Français (matière dans laquelle j’étais “nulle”), cela ne m’intéressait pas. Et aujourd’hui, pourtant, j’écris pour communiquer mes idées en matière d’éducation ! Pour un enfant, si par exemple il adore les maquettes et rêve d’avoir des sous pour s’en acheter une nouvelle, on peut lui proposer de vendre sur le Boncoin des choses dont on se sert plus, lui demander de rédiger l’annonce (sous prétexte qu’on n’a pas le temps ou que les sous seront pour lui), et, une fois qu’il a réussi à écrire et poster l’annonce, lui dire : “Tu as vu, tu as réussi à écrire une annonce !” Il aura réussi quelque chose ayant à voir avec la matière du Français sans même s’en rendre compte. (voir aussi cet article : Le principe clé de la pédagogie positive.)

Idée N°3 : Focaliser son esprit sur des réussites passées

Au lieu (ou en plus) de créer des réussites, on peut aussi s’appuyer sur des réussites passées pour enrayer le manque de confiance en lui de son enfant. Idem pour nous. Par exemple, si je dois faire une conférence et me sens incapable de parler en public, le meilleur moyen de m’en sentir capable est de me rappeler de moments passés où j’ai fait des choses qui demandaient à peu près les mêmes compétences. “Ah oui, je me souviens de quand j’avais fait ce discours de mariage / cette pièce de théâtre / ce speech au pot de départ de tel collègue… Et si, en fait, j’en étais capable ?”

Version enfant, ça peut être de lui rappeler les fois où il a fait quelque chose de bien allant à l’encontre de son manque de confiance et de sa mauvaise image. Exemple : s’il arrache souvent des objets des mains de ses camarades, on peut lui faire prendre conscience des fois où il a récupéré un objet sans l’arracher à un autre enfant ; il va alors pouvoir commencer à croire qu’il est capable d’agir autrement. Si un enfant tape souvent, on peut lui dire : “Tu te souviens de la fois où Gaspard t’a embêté, et qu’au lieu de le taper, tu es allé faire autre chose ? Tu vois, tu es capable de ne pas taper, et je suis convaincue que la prochaine fois, en te concentrant, tu y arriveras encore.”

C’est vraiment un exercice ultra puissant pour développer cette force qui aide à ne pas croire aux étiquettes que les autres veulent nous/leur mettre. Tellement efficace, que je vous invite à noter dans votre téléphone (sur une petite appli “Notes” par exemple) les petites réussites de votre enfant, les moments où il s’est comporté différemment, afin de l’aider en les lui rappelant. “La maîtresse t’a dit que tu était nul en écriture ? Est-ce que tu crois vraiment que c’est le cas ? Tu te souviens de quand nous avions écrit une carte postale ensemble, et que tu avais réussi à trouver tout seul comment s’écrivait “bonbon” ? Est-ce que tu penses que tous les enfants de ton âge aurais su écrire “bonbon”…? Alors, est-ce que tu crois toujours que tu es nul en écriture ? Et non !”

Je vous invite d’ailleurs à faire le même exercice pour vous-même ! Si par exemple, vous êtes convaincu d’être un parent impatient ou colérique, focalisez votre attention sur toutes ces fois où vous ne l’avez pas été, afin de changer votre état d’esprit et davantage comprendre que c’est possible pour vous de ne pas l’être. Et c’est en prenant conscience que c’est POSSIBLE que vous aurez la force, parfois, de choisir de réagir plus positivement. Et vous pouvez faire cela avec tous vos défis !

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mon enfant dit des gros mots

mon enfant dit des gros mots CPMHKÀ peine 4 ans, et déjà un riche vocabulaire peut parfois sortir de la bouche de notre enfant. L’autre jour, notre fille a lancé à son frère un « Bâtard ! Bâtard ! Bâtard !» sorti de nulle part… Quelques mois plus tard, nous avons eu droit à un naturel « Dis donc, c’est chiant ! » Mais la semaine dernière fut mémorable, avec un « Putain de merde ! » répété 10 fois de suite. Comment réagir face à ces élégances ?

D’abord, il est intéressant de comprendre pourquoi mon enfant dit des gros mots :

  • Soit il les dit parce qu’il les a entendus, et comme notre enfant apprend avant tout par imitation, plus on les dira, plus il les répétera. Logique, il ne les invente pas.

  • Soit parce qu’il sait que « ce sont des mots interdits », et qu’il trouve très drôle de nous titiller en les disant, surtout s’il obtient une réaction directe de notre part. De quoi avoir envie de retenter, pour voir si maman va encore faire les gros yeux !

  • Soit, dans la même logique, il nous en veut pour autre chose (on l’a grondé, on ne lui a pas permis de faire ce qu’il voulait, il n’a pas apprécié que l’on joue avec sa petite sœur sans lui, etc.) et dire des mots interdits est sa façon à lui de riposter (voir l’article sur les rapports de force).

Alors très clairement, si l’on veut éviter que notre enfant dise des gros mots, la première chose à faire est de ne pas en dire devant lui.

Comme il apprend par imitation, lui demander de ne pas faire ce que l’on fait « car on est une grande personne et pas lui », est contre-nature.

Si on lâche par mégarde un « Putain, merde, fait chier ! » devant le petit enfant, le mieux est qu’il ne s’aperçoive pas que ce mot est mal élevé. Donc, ni vu ni connu, on reformule la même chose mais avec un « Zut de zut de zut ! ».

« – Maman, pourquoi tu as dit putain-merde-fait chier ?

– Je me suis trompée, je préfère dire « Zut de zut de zut », c’est beaucoup plus drôle ».

Ainsi, on évite d’insister sur le fait que ce mot est interdit, ce qui donnerait encore plus envie à l’enfant de l’utiliser. On insiste plutôt sur le fait que « Zut » est plus « drôle »,  par exemple…

Quand c’est l’enfant qui « lâche » un mot mal élevé, on peut faire mine de ne pas comprendre :

  • – Bâtard, bâtard, bâtard !

  • Mais je ne comprends pas ce que tu dis à ton frère, cela veut dire quoi ?

  • Mais si, ça veut dire  » bâtard », Maman !

  • Mais où as-tu entendu ce mot ?

  • En fait, c’est au parc, c’est deux garçons, il y en a un qui s’appelle Bâtard, et l’autre, il s’appelle Bâtard aussi… Alors, ils s’appelaient comme ça : « Bâtard ! Bâtard ! Bâtard ! »

  • Ah bon…

Dans la mesure où elle n’a probablement pas réentendu ce mot depuis, et étant donné que nous y avons attaché peu d’importance, elle ne nous l’a plus jamais répété.

Même quand mon enfant dit des gros mots sans beaucoup d’insistance, ne pas relever reste la meilleur solution :

  • « C’est chiant, je n’arrive pas à faire mon dessin !

  • Tu es embêtée de ne pas arriver à faire ton dessin ?

  • Non, c’est chiant ! » Faire mine de ne pas comprendre et passer à autre chose…

Car oui, quand notre enfant répète un mot mal élevé avec insistance, c’est généralement que l’on lui a dit que c’était un mot interdit (on ne peut malheureusement pas maîtriser tout l’entourage), et qu’il cherche à provoquer une réaction chez nous. C’est ce qui arriva lorsque, la semaine dernière, notre fille m’a répété 10 fois de suite avec insistance « Putain de mer ! ». Au bout de la 4ème injure, je lui demande sur un ton qui feint l’incompréhension :

  • Mais pourquoi tu dis ça ? Cela ne veut rien dire.

  • Mais si, c’est Papa qui dit ça.

  • Ah, mais tu dois confondre avec « Poulain de mer »…

  • Non, Maman, c’est bien « Putain de mer » qu’il dit.

  • Ah bon, c’est bizarre…

Pas de chance, elle n’a provoqué chez moi aucune réaction, de quoi la démotiver de réitérer l’expérience ! Avec une réaction stone, je mets toutes les chances de mon côté de ne pas créer l’envie chez elle de le redire…

Et oui, il suffit parfois que nous le grondions pour avoir dit un gros mot, pour l’entendre le répéter indifféremment ! À moins de la gronder suffisamment fort pour l’en dissuader… Mais bon, régner par la peur n’est pas un principe hyper «positif».

Je vous l’accorde, ce n’est pas toujours évident de faire mine que son injure ne nous atteint pas. Une autre option est de lui dire « Ces mots tu peux les dire, aux toilettes, ou dans le creux de l’oreille de tes amis, mais il ne faut pas que les grandes personnes les entendent ». Car on le sait, généralement interdire totalement quelque chose, donne envie à l’autre justement de transgresser l’interdit par compulsion. Surtout quand notre enfant ne comprend pas le ‘sens’ de l’interdit, « Les grandes personnes le disent bien, pourquoi je n’aurais pas le droit ? »

Mais il est certain que si notre enfant n’entend pas le mot à la maison, peu à l’extérieur (cela ne marche pas avec les enfants plus âgés), et qu’il n’obtient aucune réaction lorsqu’il nous le dit : il va vite perdre le réflexe de le dire !

Et vous, quelles sont vos astuces ?

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Charlotte,

 Je m’appelle Solenn. Je suis maman de deux enfants, Maël, âgé de 3 ans et demi et Lise, tout juste 9 mois.

Je souhaitais vous adresser un mail – j’espère que la démarche ne vous paraîtra pas étrange ou/et déplacée – car je voulais tout simplement, et le plus sincèrement possible, vous dire « Merci » !

Merci, car depuis trois semaines maintenant, grâce à vos conseils sur CPMHK et la conférence avec Noémie de Saint-Sernin, j’ai retrouvé le plaisir d’être une Maman avec un grand « M ».

 Je suis sortie de cette spirale infernale des caprices en tous genres, cris, punitions et j’ai laissé au placard mon costume de mère tyrannique et intolérante pour retrouver ma place de maman aimante ( je n’avais jamais cessé de l’être mais je ne le montrais plus assez), bienveillante et complice.

Avant, j’avais bien tenté les livres sur l’éducation positive, les débats sur les conflits enfants/parents mais je ne trouvais pas « la » clé et j’avais plus l’impression qu’on me jugeait plutôt qu’on ne m’aidait.

        En devenant mère, j’avais imaginé quel type d’éducation j’allais donner à mes enfants et j’imaginais que cela se ferait sans mal.

J’ai vu les choses se dégrader petit à petit sans pour autant vouloir renier mes principes.

Je pensais que pour que les choses s’arrangent, c’était à mon fils de changer, qu’il devait écouter et faire ce qu’on lui demandait…Sur le sujet, je trouvais mon mari parfois trop laxiste…

J’appliquais les conseils vus chez Super Nanny à la lettre en pensant que si ça fonctionnait avec « les enfants tornades » qu’elle rencontrait cela allait forcément porter ses fruits avec le mien qui n’était pas non plus un monstre.

Je pensais me remettre suffisamment en question pour finir par me convaincre que je faisais les bons choix…

De plus, autour de moi, je voyais mes amies, collègues vivre sensiblement la même chose. Bilan : les enfants sont ingrats, capricieux et colériques et nous, pauvres parents, nous subissons.

Puis, il y a eu la fois de trop. Un week-end où mon mari ne travaillait pas, un week-end ensoleillé que vous espérions doux à profiter tous les quatre. Il en aura été tout autre…Maël n’ayant eu de cesse de nous tester et de générer en retour agacement et punitions (coin/privation/ »tapes »…) de notre part. À la fin de cette journée, j’ai fait un constat accablant…mon mari que je trouvais souvent trop « cool » et à qui je reprochais de ne pas assez me soutenir face à Maël, ce mari que j’aime pour sa bienveillance avec autrui et sa capacité à régler tout conflit par le dialogue, mon mari était devenu comme moi….Il avait passé sa journée de repos à hausser le ton, à mettre Maël au coin et même à lui tirer l’oreille dans l’espoir de le faire obéir…

En le voyant comme ça, à bout,  j’ai eu le reflet de celle que j’étais au quotidien avec mon fils. Mon mari que j’aimais pour ce qu’il avait de différent de moi devenait mon miroir…

J’ai compris alors en le voyant agir ainsi qu’il y avait un problème et que cela ne pouvait pas venir de Maël ni de mon mari…J’ai réalisé que le modèle que je tentais d’imposer à mon fils ne lui permettait pas de s’exprimer librement, et que le seul mode de communication qui s’offrait alors à lui était les cris…


Puis après des recherches, j’ai découvert
Cool Parents make Happy Kids et j’ai commencé à comprendre… Je me suis rendue compte que mon fils était avant tout un enfant! Que je ne pouvais pas exiger certaines choses de lui comme je pourrais les exiger d’un adulte. J’ai regardé vos vidéos et je me suis vu dans les portraits que vous faites des parents « pas cools ». Alors j’ai commencé à appliquer les choses en laissant derrière moi tout ce que je pensais connaître de l’éducation et miracle ! Les choses ont commencé à changer.

Par la suite, il y a eu la conférence avec Noémie  et là j’ai compris que la grosse partie du problème venait de moi, de mon histoire et de mes blessures et que Maël, lui, n’y était pour rien.

       Maintenant nous partageons tellement plus tous les deux et tous les quatre.

Cela m’a ouvert les yeux et à présent je vois mes amies qui peinent avec leurs petits et je me dis que la solution est là, à portée de main ! Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, ce n’est pas évident d’admettre que le problème vient de nous. Parfois la colère monte pour un caprice de fin de journée mais je sais maintenant prendre le recul nécessaire et détourner la situation pour transformer le négatif en positif. Je ne suis plus contre mon fils mais à ses côtés.

     Voilà, je m’excuse pour le pavé, mais cela me tient vraiment à cœur car notre quotidien a vraiment changé grâce à vous!

Je pense que nous sommes nombreux/nombreuses dans ce cas et qu’il y a tellement de parents et d’enfants qui pourraient trouver l’apaisement en appliquant ces « astuces » et en acceptant d’écouter les besoins de nos enfants et en laissant les principes d’éducation reçus en héritage.

     Continuez ainsi et à bientôt j’espère!

Solenn

Chère Solenn, Tu ne dois cette prise de conscience qu’à toi-même. Si nous avons contribués au déclic, c’est ton désir profond de changer, ton ouverture, et de multiples petits événements qui ont nourri ton cheminement, et qui t’ont permis un jour de faire cet immense pas. Merci pour ton message touchant, et si inspirant pour nous tous.  

Suite à vos nombreuses demandes, et pour vous permettre d’avoir peut-être le même déclic que Solenn, nous vous proposons la possibilité exceptionnelle de re-visionner jusqu’à vendredi le REPLAY de la conférence dont parle Solenn ! Ne tardez pas à le visionner. 

=> VOIR LE REPLAY <=

/!\ IMPORTANT cette conférence qui devait durer 1h30 a finalement durée 3h… Et 70% des personnes sont restées jusqu’au bout ! Donc je vous conseille de prévoir “une soirée” pour la regarder.

Je vous souhaite de prendre soin de vous,

A très bientôt,

Charlotte.

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Dans notre série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien. Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : le Clown Fâché ! Ou comment gronder “pour de rire” peut faire passer des idées “pour de vrai”.

Votre enfant fait tomber sa cuillère et ne la ramasse pas. Ahem. De quoi s’énerver ? Certes, mais aussi de quoi se transformer en … babouin estomaqué ! Vous voilà avec de gros yeux choqués, mimant une personne qui se fâche tout rouge, mais attention, de façon comique et ridicule. Votre intonation aigüe, du genre perroquet tout fou, dédramatise illico la situation. “Qu’est-ce que j’ai vu ??!” – là, vous regardez à gauche, à droite, mimant une recherche de témoin – MAIS ENFIN MAIS MADAME VOUS ÊTES
COMPLÈTEMENT TOC-TOC OU QUOI ?!! Vous avez cru que la cuillère reviendrait toute seule sur la table c’est ca ?! “ Le message passe, sans drame, sans larmes, car la situation devient drôle proportionnellement à vos grimaces et votre intonation de voix ridicule.

Vous pouvez même enchaîner sur la solution : “Est-ce que vous pouvez ramasser votre cuillière, madame, parce là vraiment cela ne va pas du tout du tout, et je risque d’avoir des boutons partout !!!” – “Aaaah merci vous êtes bien gentille, ouf…!”

Le Clown Fâché, c’est double bénéfice : d’une, c’est l’occasion pour nous d’exprimer notre mécontentement, et de deux, au lieu que votre enfant se sente rabaissé, ça le fait marrer ! Et le message est passé 🙂

NB : Ca marche aussi quand votre enfant vient de se repeindre les jambes en bleu… Et que votre salon est à deux doigts d’être lui aussi rénové !

Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées ! Car bien entendu, il va falloir vite renouveler nos phrases-chocs pour assurer en Clown Fâché…! 😉

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Comment se faire obéir

comment-se-faire-obeir-cpmhkComment se faire « obéir » ou doit-on se faire « obéir » ? Comment faire pour que notre enfant se calme quand on lui dit de se calmer ?  Est-il possible qu’il soit sage, parce qu’on lui dit d’être sage ? Ou qu’il arrête son « caprice » parce qu’on le lui a demandé ?

Imaginez : vous avez toutes les raisons du monde d’être hors de vous, et l’on vous demande de vous calmer. Ce n’est pas si simple, si… ? Autre exemple : en tant que parent, on vous demande d’être un peu plus « sympa » avec vos enfants. Sauriez-vous quoi changer pour répondre à cela ? Pas si sûr… Comme nous, nos enfants ont du mal à faire ce qu’on leur dit de faire parce qu’en réalité, ils ne savent pas comment parvenir à se calmer, ni ce que cela veut dire d’être sage, ni comment gérer leur frustration sans hurler.

Si on veut que notre enfant soit « sage », il faut lui dire exactement ce que l’on attend de lui.

Cela paraît évident, mais on n’est pas toujours aussi factuel et précis qu’il le faudrait pour éviter les déceptions. Car ce qu’on demande à notre enfant n’est pas toujours une évidence pour lui. Prenons un exemple : de retour de chez sa grand-mère, nous reprochons à notre enfant de ne  pas avoir été sage (il a encore réclamé à sa grand-mère de lui offrir un jouet dans une vitrine). Mais ce que nous ne soupçonnons pas, c’est que lui pense au contraire avoir été très sage, car ce dont il se souvient c’est d’avoir aidé sa grand-mère à mettre le couvert… Du coup, autant vous dire qu’il va être un peu découragé d’avoir fait tant d’efforts pour être sage, pour au final se faire gronder.

 

Par conséquent, quand on demande à notre enfant de ranger sa chambre, d’être poli, d’être sage, etc, soyons précis ! Qu’attendons-nous vraiment de lui ?

On peut par exemple définir des points précis de conduite : « Voici les 3 règles de politesse à ne pas oublier », « Ranger sa chambre, ce n’est pas tout planquer sous le lit, mais … » « Être sage avec ta grand-mère, c’est respecter ces 3 règles de conduite », etc.

Cela a le mérite d’être simple et précis.

La base : lui donner des buts atteignables

Attention, si on demande à notre enfant tous azimuts de respecter les 10 règles de politesse, d’arrêter de se disputer avec son frère, et de faire ce qu’on lui dit, tout ça en même temps, c’est peut-être trop pour lui. Ce changement peut lui paraître une telle montagne qu’il risque d’être découragé au premier échec. Alors que si on lui donne un ou deux objectifs précis et plus facilement réalisables, petit à petit, succès après succès, il va prendre confiance, et tout deviendra plus simple !

Par ailleurs, n’hésitons pas à l’impliquer dans la définition des objectifs : « Qu’est-ce que tu pourrais essayer de faire pour que le séjour chez ta grand-mère se passe au mieux ? »

En règle générale, pour qu’un enfant s’améliore, disons lui plutôt ce qu’il doit faire, que ce qu’il ne doit pas faire.

Et oui. Pensez-y. Ce serait comme demander à un parent qui a l’habitude de crier, d’arrêter de crier. Il y a peu de chance pour qu’il réussisse. Car il ne saura pas agir autrement devant son enfant à qui il a répété 100 fois la même chose et qui s’en fiche.

Nous en avons déjà parlé dans un article  « Voici comment faire pour que nos enfants se comportent au mieux avec les autres » : comme pour nous, si l’on veut que notre enfant s’améliore, il faut réfléchir avec lui à différents moyens d’action pour qu’il agisse au mieux.

Par exemple, si tu veux que ta grand-mère t’achète un jouet, tu peux plutôt dire :  » Il est trop beau ce jouet, je l’aimerais beaucoup. Tu crois que je peux le demander pour mon anniversaire ?  » On peut également lui donner des conseils pour se calmer :  » Si tu es énervé, tu fais une pause, tu te mets par exemple dans un petit coin que tu aimes bien, et tu prends un moment pour écouter ta respiration « ,  Et l’enfant choisira la solution qui lui convient le mieux. On se focalisera plus sur ce qu’il doit faire, que sur ce qu’il ne doit pas faire. À savoir, le jeu est aussi une bonne façon de les aider !

D’ailleurs si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout ». Indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez le « PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! »  dans votre boîte mail (gratuitement).

Lui rappeler, et anticiper

C’est normal, une fois dans le feu de l’action, il ne pense plus à toutes nos bonnes paroles ! N’hésitons donc pas à trouver des trucs et astuces pour qu’il s’en rappelle : un imagier dans sa poche, une affichette faite ensemble qui illustre les petits challenges, un mot de code qu’on lui dit juste avant qu’il agisse, etc.

Félicitons-le !

Et, bien sûr, n’oublions pas de le féliciter (en étant précis) pour chacun de ses progrès, car c’est ainsi qu’il se sentira capable de continuer, et de progresser.

Faisons équipe avec lui et croyons en sa capacité de s’améliorer, et il saura donner le meilleur de lui-même. Il suffit juste d’être patient 🙂

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Parents débordés, quelque chose me dit que vous allez aimer partager cette nouvelle activité de Montessori avec votre enfant !  Vous vous demandez ce que pourriez faire ce samedi en famille  ? Ne cherchez plus, voici une activité toute trouvée ! Cette fois-ci, je vous proposer de leur apprendre à… ranger ! Et même mieux que simplement ranger : apprendre à vos enfants à organiser le rangement de leur chambre. Ou comment combiner astucieusement activité Montessori, jeu et tâche ménagère 😉

Apprendre à mettre ses jouets dans une caisse pour que le salon soit “rangé” c’est bien, certes… Tout comme enfourner tout notre bazar dans un placard 10 minutes avant l’arrivée des invités !  Mais ce qui est encore mieux, c’est d’organiser avec votre enfant le rangement de sa chambre, avec un triple bénéfice à la clé :

  1. C’est lui qui organise SON rangement : ainsi, il sera d’autant plus motivé à ranger sa chambre dans le futur, et à bien le faire, selon sa propre organisation.
  2. Organiser le rangement lui permettra d’y voir plus clair dans ses affaires, de prendre conscience de tout ce dont il dispose, et donc de mieux profiter de tous ses jouets, y compris ceux qui moisissent au fond d’un coffre sans jamais voir la lumière du jour. En ayant sous les yeux ses différents jouets, rangés dans des bacs accessibles, il aura beaucoup plus tendance à se dire : “Tiens, aujourd’hui je vais jouer aux Playmobiles ou aux marionnettes”, que si ceux-ci sont tous entassés et invisibles. (Un peu comme nous qui mettons toujours les 3 même t-shirts du haut de la pile !)
  3. Organiser son rangement, c’est s’organiser tout court, et c’est une compétence-clef à développer pour les enfants, utile en toute circonstance, dans le travail et dans la vie de tous les jours.

Comme d’habitude, je vous propose de “décortiquer” étape par étape cette activité Montessori qui peut se faire avec des enfants de n’importe quel âge, et même en impliquant toute la famille en même temps. Si besoin, on peut la répartir sur deux week-ends.

Gardons en tête un principe fondamental : l’objectif n’est pas de forcer notre enfant à faire cette activité de A à Z, mais de le motiver ! S’il préfère une étape plutôt qu’une autre, répartissons les tâches en fonction de ce qui lui plaît le plus. Et si ce jour-là il a envie de faire autre chose, reportons l’activité à la semaine d’après ! Ce serait dommage de le braquer et de transformer une belle activité Montessori en corvée…

Autre principe qui me plaît lorsqu’on se lance dans ce type de projet avec les enfants : leur montrer l’exemple de la persévérance. Si, au cours de l’activité, vous êtes bloqués par quelque chose (ex : il vous manque du scotch), plutôt que de tout arrêter et de reporter aux calendes grecques, vous pouvez trouver ensemble la solution pour pouvoir continuer (“Allons au magasin en acheter, ou empruntons-en au voisin”).

 

Voici donc une série d’étapes, et de petites phrases d’inspiration, qui pourront vous aider à créer votre propre activité Montessori “Rangement de chambre”.

“Aujourd’hui, je propose une activité pour ceux qui sont motivés : créer une maison/une cachette/un lit/une chambre pour tous les jouets de la maison ! Comme ça, chaque jouet aura sa place, et ne sera plus entassé !”.

Étape 1 : Trouver des récipients si vous n’en avez pas déjà. Cette étape peut consister à aller chez les marchands de chaussures demander des boîtes par exemple : un excellent exercice pour aller vers les autres et demander un service à quelqu’un qu’on ne connaît pas.

Étape 2 : Choisir les bacs en fonction de leur taille, de la quantité et de la catégorie de jouets à y ranger. Très bon exercice de logique ! On laisse notre enfant se tromper, expérimenter. “A ton avis est-ce que tous les jouets vont rentrer dans la boîte ? Alors, on essaye ! Cela ne rentre pas, comment on peut faire ?”

Étape 3 : Séance photo ! On laisse l’enfant prendre une photo qui représente ce qui se trouve dans chaque boîte : petites voitures, Lego, poupées… On peut lui proposer une grande feuille blanche pour faire un fond, et faire une belle photo bien claire d’un “échantillon” de chaque jouet.

Étape 4 : Pour ceux qui apprennent à écrire, c’est le moment de s’exercer ! On retouche les photos sur l’ordinateur, écrivant sur chacune d’elle le nom du jouet, ou de la catégorie de jouet. Par exemple, chez nous, on a une boîte « Véhicules », une autre « Figurines » ou encore « Poupées ». On peut aussi préparer des étiquettes écrites à la main évidemment.

Étape 5 : S’ils sont assez grands et à l’aise avec l’ordinateur, on peut les initier à un logiciel type Power Point pour préparer l’impression de toutes les images sur une même page. Succès garanti !

Étape 6 : Pour du travail de pro, on peut aller chez “Office Dépôt” ou ce genre de boutique pour imprimer et faire plastifier les étiquettes. C’est tellement satisfaisant de voir ces belles photos toutes brillantes ! On peut aussi s’amuser à les décorer.

Étape 7 : On propose au petit dernier de répartir les étiquettes sur les boîtes. C’est un exercice qui demande réflexion et observation, et c’est surtout un très bon entraînement pour bien identifier quel jouet on devra, à l’avenir, ranger dans quelle boîte !

Étape 8 : Mais comment allons-nous donc accrocher/coller nos étiquettes ? Tu crois que le scotch, ça va marcher sur nos panières ? On peut essayer. (Rappelons le concept Montessori : c’est en faisant ses propres expériences que l’on apprend vraiment). Bon, ça ne marche pas très bien… Comment faire ? Fil de nylon, aiguilles, perforeuse, c’est parti ! Chez nous c’est un atelier couture qui a dû s’organiser.

Ca y est, c’est terminé ! Il y a de quoi être fier !! Maintenant, on va pouvoir mettre le bazar, on saura comment ranger 🙂

 

Et pour aider à garder une chambre à peu près en ordre, voici une petite astuce : parmi toutes les boîtes que vous avez préparées, vous en choisissez 3 à mettre à disposition de l’enfant. Les autres sont rangées en hauteur dans un placard. Et on fait tourner ainsi les boîtes toutes les semaines. Premièrement, quand c’est le bazar, il n’y a que 3 boîtes à ranger et non 10. Et deuxièmement, ça permet aussi aux enfants de bien profiter de tous leurs jouets et d’en redécouvrir certains qu’ils avaient pu oublier. A chaque fois qu’on change les boîtes, les enfants ont presque l’impression de découvrir de nouveaux jouets, ils se lassent beaucoup moins vite. Evidemment, si vous sentez que votre enfants est accro aux Playmobil, il n’y a pas de raison de lui supprimer sa boîte à la fin de la semaine s’il s’amuse bien avec ! Mieux vaut trouver un terrain d’entente. Et vous verrez, vous entendrez beaucoup moins souvent le fameux “Mamaaaaannn, chais pas quoi faaaaiiiire” !

 

 

NB: comme toutes les activités Montessori que je présente ici, je m’excuse d’avance auprès des “puristes” : je les arrange à ma sauce en y ajoutant une grosse dose de philosophie CPMHK, mais en conservant toujours comme objectif d’apprendre à nos enfants à faire seuls !

Venez découvrir toutes nos autres activités Montessori faciles à réaliser à la maison avec ses enfants !

 

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