Archive pour le mois : 01/2018

Comment se faire obéir

comment-se-faire-obeir-cpmhkComment se faire « obéir » ou doit-on se faire « obéir » ? Comment faire pour que notre enfant se calme quand on lui dit de se calmer ?  Est-il possible qu’il soit sage, parce qu’on lui dit d’être sage ? Ou qu’il arrête son « caprice » parce qu’on le lui a demandé ?

Imaginez : vous avez toutes les raisons du monde d’être hors de vous, et l’on vous demande de vous calmer. Ce n’est pas si simple, si… ? Autre exemple : en tant que parent, on vous demande d’être un peu plus « sympa » avec vos enfants. Sauriez-vous quoi changer pour répondre à cela ? Pas si sûr… Comme nous, nos enfants ont du mal à faire ce qu’on leur dit de faire parce qu’en réalité, ils ne savent pas comment parvenir à se calmer, ni ce que cela veut dire d’être sage, ni comment gérer leur frustration sans hurler.

Si on veut que notre enfant soit « sage », il faut lui dire exactement ce que l’on attend de lui.

Cela paraît évident, mais on n’est pas toujours aussi factuel et précis qu’il le faudrait pour éviter les déceptions. Car ce qu’on demande à notre enfant n’est pas toujours une évidence pour lui. Prenons un exemple : de retour de chez sa grand-mère, nous reprochons à notre enfant de ne  pas avoir été sage (il a encore réclamé à sa grand-mère de lui offrir un jouet dans une vitrine). Mais ce que nous ne soupçonnons pas, c’est que lui pense au contraire avoir été très sage, car ce dont il se souvient c’est d’avoir aidé sa grand-mère à mettre le couvert… Du coup, autant vous dire qu’il va être un peu découragé d’avoir fait tant d’efforts pour être sage, pour au final se faire gronder.

 

Par conséquent, quand on demande à notre enfant de ranger sa chambre, d’être poli, d’être sage, etc, soyons précis ! Qu’attendons-nous vraiment de lui ?

On peut par exemple définir des points précis de conduite : « Voici les 3 règles de politesse à ne pas oublier », « Ranger sa chambre, ce n’est pas tout planquer sous le lit, mais … » « Être sage avec ta grand-mère, c’est respecter ces 3 règles de conduite », etc.

Cela a le mérite d’être simple et précis.

La base : lui donner des buts atteignables

Attention, si on demande à notre enfant tous azimuts de respecter les 10 règles de politesse, d’arrêter de se disputer avec son frère, et de faire ce qu’on lui dit, tout ça en même temps, c’est peut-être trop pour lui. Ce changement peut lui paraître une telle montagne qu’il risque d’être découragé au premier échec. Alors que si on lui donne un ou deux objectifs précis et plus facilement réalisables, petit à petit, succès après succès, il va prendre confiance, et tout deviendra plus simple !

Par ailleurs, n’hésitons pas à l’impliquer dans la définition des objectifs : « Qu’est-ce que tu pourrais essayer de faire pour que le séjour chez ta grand-mère se passe au mieux ? »

En règle générale, pour qu’un enfant s’améliore, disons lui plutôt ce qu’il doit faire, que ce qu’il ne doit pas faire.

Et oui. Pensez-y. Ce serait comme demander à un parent qui a l’habitude de crier, d’arrêter de crier. Il y a peu de chance pour qu’il réussisse. Car il ne saura pas agir autrement devant son enfant à qui il a répété 100 fois la même chose et qui s’en fiche.

Nous en avons déjà parlé dans un article  « Voici comment faire pour que nos enfants se comportent au mieux avec les autres » : comme pour nous, si l’on veut que notre enfant s’améliore, il faut réfléchir avec lui à différents moyens d’action pour qu’il agisse au mieux.

Par exemple, si tu veux que ta grand-mère t’achète un jouet, tu peux plutôt dire :  » Il est trop beau ce jouet, je l’aimerais beaucoup. Tu crois que je peux le demander pour mon anniversaire ?  » On peut également lui donner des conseils pour se calmer :  » Si tu es énervé, tu fais une pause, tu te mets par exemple dans un petit coin que tu aimes bien, et tu prends un moment pour écouter ta respiration « ,  Et l’enfant choisira la solution qui lui convient le mieux. On se focalisera plus sur ce qu’il doit faire, que sur ce qu’il ne doit pas faire. À savoir, le jeu est aussi une bonne façon de les aider !

D’ailleurs si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout ». Indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez le « PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! »  dans votre boîte mail (gratuitement).

Lui rappeler, et anticiper

C’est normal, une fois dans le feu de l’action, il ne pense plus à toutes nos bonnes paroles ! N’hésitons donc pas à trouver des trucs et astuces pour qu’il s’en rappelle : un imagier dans sa poche, une affichette faite ensemble qui illustre les petits challenges, un mot de code qu’on lui dit juste avant qu’il agisse, etc.

Félicitons-le !

Et, bien sûr, n’oublions pas de le féliciter (en étant précis) pour chacun de ses progrès, car c’est ainsi qu’il se sentira capable de continuer, et de progresser.

Faisons équipe avec lui et croyons en sa capacité de s’améliorer, et il saura donner le meilleur de lui-même. Il suffit juste d’être patient 🙂

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Parents débordés, quelque chose me dit que vous allez aimer partager cette nouvelle activité de Montessori avec votre enfant !  Vous vous demandez ce que pourriez faire ce samedi en famille  ? Ne cherchez plus, voici une activité toute trouvée ! Cette fois-ci, je vous proposer de leur apprendre à… ranger ! Et même mieux que simplement ranger : apprendre à vos enfants à organiser le rangement de leur chambre. Ou comment combiner astucieusement activité Montessori, jeu et tâche ménagère 😉

Apprendre à mettre ses jouets dans une caisse pour que le salon soit “rangé” c’est bien, certes… Tout comme enfourner tout notre bazar dans un placard 10 minutes avant l’arrivée des invités !  Mais ce qui est encore mieux, c’est d’organiser avec votre enfant le rangement de sa chambre, avec un triple bénéfice à la clé :

  1. C’est lui qui organise SON rangement : ainsi, il sera d’autant plus motivé à ranger sa chambre dans le futur, et à bien le faire, selon sa propre organisation.
  2. Organiser le rangement lui permettra d’y voir plus clair dans ses affaires, de prendre conscience de tout ce dont il dispose, et donc de mieux profiter de tous ses jouets, y compris ceux qui moisissent au fond d’un coffre sans jamais voir la lumière du jour. En ayant sous les yeux ses différents jouets, rangés dans des bacs accessibles, il aura beaucoup plus tendance à se dire : “Tiens, aujourd’hui je vais jouer aux Playmobiles ou aux marionnettes”, que si ceux-ci sont tous entassés et invisibles. (Un peu comme nous qui mettons toujours les 3 même t-shirts du haut de la pile !)
  3. Organiser son rangement, c’est s’organiser tout court, et c’est une compétence-clef à développer pour les enfants, utile en toute circonstance, dans le travail et dans la vie de tous les jours.

Comme d’habitude, je vous propose de “décortiquer” étape par étape cette activité Montessori qui peut se faire avec des enfants de n’importe quel âge, et même en impliquant toute la famille en même temps. Si besoin, on peut la répartir sur deux week-ends.

Gardons en tête un principe fondamental : l’objectif n’est pas de forcer notre enfant à faire cette activité de A à Z, mais de le motiver ! S’il préfère une étape plutôt qu’une autre, répartissons les tâches en fonction de ce qui lui plaît le plus. Et si ce jour-là il a envie de faire autre chose, reportons l’activité à la semaine d’après ! Ce serait dommage de le braquer et de transformer une belle activité Montessori en corvée…

Autre principe qui me plaît lorsqu’on se lance dans ce type de projet avec les enfants : leur montrer l’exemple de la persévérance. Si, au cours de l’activité, vous êtes bloqués par quelque chose (ex : il vous manque du scotch), plutôt que de tout arrêter et de reporter aux calendes grecques, vous pouvez trouver ensemble la solution pour pouvoir continuer (“Allons au magasin en acheter, ou empruntons-en au voisin”).

 

Voici donc une série d’étapes, et de petites phrases d’inspiration, qui pourront vous aider à créer votre propre activité Montessori “Rangement de chambre”.

“Aujourd’hui, je propose une activité pour ceux qui sont motivés : créer une maison/une cachette/un lit/une chambre pour tous les jouets de la maison ! Comme ça, chaque jouet aura sa place, et ne sera plus entassé !”.

Étape 1 : Trouver des récipients si vous n’en avez pas déjà. Cette étape peut consister à aller chez les marchands de chaussures demander des boîtes par exemple : un excellent exercice pour aller vers les autres et demander un service à quelqu’un qu’on ne connaît pas.

Étape 2 : Choisir les bacs en fonction de leur taille, de la quantité et de la catégorie de jouets à y ranger. Très bon exercice de logique ! On laisse notre enfant se tromper, expérimenter. “A ton avis est-ce que tous les jouets vont rentrer dans la boîte ? Alors, on essaye ! Cela ne rentre pas, comment on peut faire ?”

Étape 3 : Séance photo ! On laisse l’enfant prendre une photo qui représente ce qui se trouve dans chaque boîte : petites voitures, Lego, poupées… On peut lui proposer une grande feuille blanche pour faire un fond, et faire une belle photo bien claire d’un “échantillon” de chaque jouet.

Étape 4 : Pour ceux qui apprennent à écrire, c’est le moment de s’exercer ! On retouche les photos sur l’ordinateur, écrivant sur chacune d’elle le nom du jouet, ou de la catégorie de jouet. Par exemple, chez nous, on a une boîte « Véhicules », une autre « Figurines » ou encore « Poupées ». On peut aussi préparer des étiquettes écrites à la main évidemment.

Étape 5 : S’ils sont assez grands et à l’aise avec l’ordinateur, on peut les initier à un logiciel type Power Point pour préparer l’impression de toutes les images sur une même page. Succès garanti !

Étape 6 : Pour du travail de pro, on peut aller chez “Office Dépôt” ou ce genre de boutique pour imprimer et faire plastifier les étiquettes. C’est tellement satisfaisant de voir ces belles photos toutes brillantes ! On peut aussi s’amuser à les décorer.

Étape 7 : On propose au petit dernier de répartir les étiquettes sur les boîtes. C’est un exercice qui demande réflexion et observation, et c’est surtout un très bon entraînement pour bien identifier quel jouet on devra, à l’avenir, ranger dans quelle boîte !

Étape 8 : Mais comment allons-nous donc accrocher/coller nos étiquettes ? Tu crois que le scotch, ça va marcher sur nos panières ? On peut essayer. (Rappelons le concept Montessori : c’est en faisant ses propres expériences que l’on apprend vraiment). Bon, ça ne marche pas très bien… Comment faire ? Fil de nylon, aiguilles, perforeuse, c’est parti ! Chez nous c’est un atelier couture qui a dû s’organiser.

Ca y est, c’est terminé ! Il y a de quoi être fier !! Maintenant, on va pouvoir mettre le bazar, on saura comment ranger 🙂

 

Et pour aider à garder une chambre à peu près en ordre, voici une petite astuce : parmi toutes les boîtes que vous avez préparées, vous en choisissez 3 à mettre à disposition de l’enfant. Les autres sont rangées en hauteur dans un placard. Et on fait tourner ainsi les boîtes toutes les semaines. Premièrement, quand c’est le bazar, il n’y a que 3 boîtes à ranger et non 10. Et deuxièmement, ça permet aussi aux enfants de bien profiter de tous leurs jouets et d’en redécouvrir certains qu’ils avaient pu oublier. A chaque fois qu’on change les boîtes, les enfants ont presque l’impression de découvrir de nouveaux jouets, ils se lassent beaucoup moins vite. Evidemment, si vous sentez que votre enfants est accro aux Playmobil, il n’y a pas de raison de lui supprimer sa boîte à la fin de la semaine s’il s’amuse bien avec ! Mieux vaut trouver un terrain d’entente. Et vous verrez, vous entendrez beaucoup moins souvent le fameux “Mamaaaaannn, chais pas quoi faaaaiiiire” !

 

 

NB: comme toutes les activités Montessori que je présente ici, je m’excuse d’avance auprès des “puristes” : je les arrange à ma sauce en y ajoutant une grosse dose de philosophie CPMHK, mais en conservant toujours comme objectif d’apprendre à nos enfants à faire seuls !

 

Vous souhaitez découvrir d’autres activités Montessori ? J’en propose régulièrement sur le site. Pour ne pas les rater, inscrivez-vous gratuitement à la newsletter Mais si  la méthode Montessori vous intéresse et que vous souhaitez essayer d’autres activités, imprimer des outils (gratuits) concoctés spécialement par CPMHK pour vos enfants, ou tout simplement mieux découvrir cet univers, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : je vous enverrai alors (gratuitement !) mon PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori ! 

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