Archive pour le mois : 04/2018

Doit-on se justifier auprès de nos enfants
Doit-on se justifier auprès de nos enfants
La mère :
– Restez là, je vais acheter des sandwichs.
La fille de 6 ans :
– On peut venir avec toi ?
– Non, non, j’en ai pour 5 minutes, vous restez ici.
– Mais, j’ai peur.
– Vous m’avez suffisamment répété que vous aviez faim, vous pouvez bien rester 5 minutes là le temps que j’aille acheter des sandwichs, il ne va rien vous arriver. C’est comme ça, je fais vite.
Au bout de 5 minutes, les filles commencèrent à s’impatienter. Au bout de 15, la plus jeune réclama d’aller retrouver sa mère, la grande lui disant de ne pas bouger. Toutes les deux, angoissées, attendaient leur mère avec impatience.

Dans la vie, on n’a pas toujours ni le temps ni l’envie de justifier nos décisions auprès de nos enfants.

On a envie de dire “C’est comme ça, et puis c’est tout”. Pourtant, une petite explication permet souvent aux enfants d’accepter ce qu’on leur impose, et de se sentir moins mis de côté.
Imaginez que votre conjoint parte au cinéma. Vous lui demandez si vous pouvez venir avec lui, il vous répond alors non et fil à toute vitesse… Vous vous sentiriez comme la cinquième roue du carrosse ! Vous aimeriez bien au moins qu’il vous donne une explication (“Tu vas détester le film” ou “On a dit avec les copains que c’était une sortie entre mecs”).
Pour la famille du train, en expliquant la décision ou en y donnant un sens (“Il faut que vous restiez pour surveiller les valises”), la maman aurait évité que les filles ne se sentent laissées de côté, voire rejetées. Elles auraient sans doute accepté d’attendre seules dans le wagon.
Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut se justifier pour tout. Il est évidemment contre-productif de se justifier quand la raison est évidente (ex : mettre ton pyjama). On parle des cas où la décision pose problème aux enfants, et que la raison n’est pas évidente. 🙂
20 minutes plus tard, la mère arriva et la cadette fondit littéralement en larmes :
  • Mais pourquoi tu pleures, mon cœur ?
  • J’avais peur que tu sois partie du train, et que tu nous aies abandonnées ! BOUhouhou !
  • Mais non, j’étais juste au wagon bar !
La petite avait eu vraiment très peur…

Devons-nous laisser nos enfants discuter nos décisions ?

À force de vouloir, à tout prix, tout décider, on ne laisse pas nos enfants discuter et on oublie de les écouter. Pourtant, en écoutant sa fille ( « Maman j’ai peur »), la maman du train aurait pu prendre conscience du ressenti de sa fille par rapport à sa décision, elle aurait pu la rassurer davantage ou trouver une autre solution.
Ecouter ses enfants permet aussi parfois de prendre de meilleures décisions. Mais pour cela, il faut être ouvert, et humble : ça n’est pas parce que je suis l’adulte, le parent, que mes décisions sont forcément et indiscutablement les meilleures !
Nos enfants débordent d’imagination et peuvent être force de proposition.
Imaginons que cette mère ne voulait pas que ses filles l’accompagnent parce qu’elle avait peur qu’elles gesticulent dans la queue.  Comprenant la contrainte de leur mère, les filles auraient peut-être proposé une autre solution : « Moi j’ai trop peur de rester toute seule dans le wagon, je préfère faire la queue avec toi, je serai sage promis ! » La mère aurait alors laissé ses filles venir avec elle, les filles auraient été contentes et sans doute sages comme des images.
Combien de fois cela nous arrive-t-il de partir bille en tête sur notre décision, sans écouter l’avis de notre enfant ?
Il m’était arrivée la même chose, un jour où j’étais pressée, j’ai quitté subitement la maison pour partir à la boulangerie.
Léon :
– Maman, je peux venir avec toi ?
– Non reste avec Papa, j’en ai pour 5 minutes.
Et me voilà déjà sur le pallier. Léon fondit en larmes. J’avais voulu décider, ne pas discuter, et je ne m’étais pas rendu compte que pour Léon, cette fois, c’était vraiment important de m’accompagner.
L’autre jour, ce fut Joy qui demanda à m’accompagner, je pris cette fois le temps de m’expliquer : « Le truc, c’est qu’il faut que je me dépêche, je vais marcher très vite, sinon on n’aura pas le temps de prendre le petit-déjeuner avant de partir à l’école ». Cette phrase suffit déjà à ce qu’elle ne se sente pas rejetée : ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que c’est compliqué. Joy me répondit « J’ai une idée, je prends ma trottinette, comme ça j’irai plus vite, d’accord maman !? ». Pas bête ! On est parti toutes les deux et j’ai passé un chouette moment avec ma fille. J’avais bien fait de l’écouter !
Il y a deux jours, nous avons reçu un colis avec un gros bloc de polystyrène dedans, que Joy commença à dépiauter. J’aurais pu lui dire « On ne joue pas avec le polystyrène », et lui retirer. Mais je fis l’effort de donner du sens à ma décision : « Je ne veux pas que vous jouiez avec le polystyrène car cela met des billes partout. » « Attends maman, j’ai une idée, on n’a qu’à prendre un plateau et je dépiaute le polystyrène au-dessus du plateau, comme ça, on n’en met pas partout ! ». Une fois de plus, la créativité des enfants avait permis de trouver une solution qui convenait à tout le monde.
Acceptons de ne pas toujours être la voix de la sagesse. En expliquant le pourquoi de nos décisions, on ouvre une discussion. On fait prendre conscience à nos enfants des contraintes de la situation et on leur laisse l’opportunité de trouver une meilleure façon de faire. Leurs idées ne sont pas toujours les meilleures. On peut alors expliquer pourquoi ça ne convient pas. Mais pourquoi refuser tout dialogue ?
C’est plutôt l’occasion de les amener à réfléchir par eux-mêmes, tout en prenant en compte les besoins de « l’autre ». Un bel exercice de créativité et d’empathie !

Cependant ce n’est pas toujours simple de se faire écouter de ses enfants, c’est pour cette raison que j’ai conçu le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout », n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous l’enverrai alors gratuitement dans votre boite mail. 

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citations enfants

citations enfants

Les citations sur les enfants, vous adorez autant que moi ? Attention, je ne vous parle pas des phrases magiques que nos kids peuvent nous dire – celles-là, je les appelle plutôt des “mots d’enfants”, et je vous en ai d’ailleurs rassemblé un florilège ici. Aujourd’hui, je vous parle des citations sur les enfants, la parentalité et notre quotidien de la vie de famille, ces phrases aperçues ici et là sur Internet ou racontées en dîners entre parents, cafés de copines et compagnie. Ces citations sur les enfants, ultra bien trouvées, nous font généralement hurler de rire… mais aussi, parfois, bien réfléchir. Best-of de mes préférées !

CITATIONS ENFANTS … EN MODE PARENT (TRÈS) ÉPUISÉ

Parfois-je-regarde-mes-enfants

 

« Ma fille m’a demandé ce que ça faisait d’être une maman. Je l’ai réveillée à 3h du mat, en pleurant, parce que j’avais perdu mon oreiller. » (#luckymum) 

« Quand je dis “Bonne nuit, à demain” à mes enfants ça nous fait toujours beaucoup rire, sachant que l’on va bien se revoir 10 fois d’ici là… « 

« J’ai demandé à changer de place dans l’avion à cause d’un bébé qui pleurait. Apparemment, c’est impossible si ce bébé est le vôtre. » (#fussoir)


« Il faut savoir apprécier chaque instant tant que nos enfants sont petits. Là par exemple, ils sont à la garderie. »

CITATIONS ENFANTS … EN MODE PARENT AU BORD DE LA CRISE DE NERFS

« Le Dalaï Lama, c’est l’homme le plus zen du monde. – Il a des enfants, le Dalaï machin ? – Ben non. – Bah voilà c’est pour ça. » (François Krystal)


« Parfois, je regarde mes enfants, et je me demande ce que je ferais sans eux. Et après, je chiale. Parce que je ferais tellement de trucs…! » (@PerrineST)


« Je donnerais n’importe quoi pour passer un après-midi relaxant au spa… Là par exemple, je donne deux enfants. »

 

Avant d’être maman, j’ignorais qu’on pouvait flinguer la journée de quelqu’un… …en se trompant de couleur de verre. » (AuFéminin)


« À tous ceux qui envisagent d’avoir des enfants, sachez qu’hier j’ai dû recoller une pomme que j’avais eu le malheur de couper en deux. » (#faitesdesenfants)

CITATIONS ENFANTS … EN MODE FÉES DU LOGIE

« Il y a deux choses qui sont éternels : les diamants, et ma pile de linge sale. »


« J’ai suivi un cours de Feng-Shui et en fait c’est simple de rendre sa maison harmonieuse : faut juste mettre les enfants dans le jardin. »


« Bizarrement, mes enfants ne trouvent jamais leurs chaussons, mais sont capables de repérer un morceau d’oignon dans une assiette à plus de 10 mètres. »


« Avant je me posais plein de questions philosophiques. Aujourd’hui je me demande juste pourquoi il y a du ketchup sur le chat. » (#tweetleti)

CITATIONS ENFANTS … QUI FONT (BIEN) RÉFLÉCHIR !

Parce qu’il n’y a pas que des citations humoristiques qui me plaisent, et je suis sûre que vous aussi… Voici mes “pensées” favorites sur l’éducation, à savourer, méditer, et partager encore et encore !  

Apprendre-le-respect

« Éduquer, ce n’est pas faire d’un enfant ce que l’on a envie qu’il soit, mais faire de lui ce qu’il est de mieux. »


« Apprendre le respect à notre enfant, c’est d’abord le respecter. »


« L’objectif est que notre enfant soit heureux, pas parfait.L’obéissance, c’est la valeur fondatrice de la dictature. Le respect, celle de la liberté. »


« L’enfant qui ne reçoit que des critiques apprendra à critiquer. L’enfant ridiculisé, apprendra la méchanceté. L’enfant en qui on a confiance, apprendra à se surpasser. L’enfant à qui l’on demande pardon apprendra à s’excuser. »


« Punir un enfant après une bêtise, c’est le démotiver. Laisser un enfant la réparer, c’est lui donner l’opportunité de se faire pardonner. »


« Le plus beau cadeau que l’on peut faire à un enfant ce n’est pas de l’aimer mais de lui apprendre à s’aimer. » (Jacques Salomé)


« Apprendre à notre enfant l’obéissance, c’est lui enseigner la soumission. Lui apprendre le respect, c’est lui enseigner l’égalité. »


« Les enfants qui ont le plus besoin d’amour le demandent de la façon la moins aimable qui soit. » (Russel Barkley)


« L’important n’est pas que nos enfants n’échouent pas, mais qu’ils ne se découragent pas. »

Mes enfants Le plus beau cadeau

Et enfin une petite dernière “pour la route”, à se répéter tous les soirs… :
« Chaque journée n’est peut-être pas réussie, mais il y a quelque chose de réussi dans chaque journée. » (Petit Bambou)

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parentalité positive

parentalité positive

Je ne compte plus les messages des lecteurs me demandant à quel âge on peut commencer la parentalité positive. La réponse est simple : dès la naissance. “Oui, mais mon bébé, il ne sait pas parler ! Alors comment faire ?”. Je vous dis tout dans cet article !

Pour commencer, il faut déjà être au clair sur ce qu’est la parentalité positive. Ou plutôt sur ce qu’elle n’est pas : la parentalité positive, ce ne sont pas des gestes ou des formules magiques, des phrases qui marchent à tous les coups. Non, la parentalité positive, c’est d’abord une vision, une façon de regarder et de comprendre son enfant et ses actes. Et ça, on peut le mettre en place dès la naissance de son bébé ! la parentalité positive, ce n’est pas “ne jamais s’énerver” car on fait comme on peut : on craque, on crie parfois, et ce n’est pas grave. La parentalité positive, c’est une attitude que l’on peut l’adopter dès les premiers jours de vie de son enfant.

Parentalité positive : Concrètement, ça veut dire quoi ?

 

Je vous donne un exemple.

J’étais chez le coiffeur et une dame était venue avec son bébé de quelques semaines à peine. Le petit pleurant, elle essayait de le calmer en lui disant : “Mais arrête, tout le monde te regarde ! Tu vois bien que tu déranges à pleurer comme ça !”. Le problème de cette dame n’était pas qu’elle ne savait pas que ses mots employés n’allaient pas, ou n’étaient pas assez “bienveillants”. Mais plutôt qu’elle n’avait pas conscience au fond d’elle que si un bébé pleure c’est qu’il a des raisons de pleurer, et qu’il ne le fait pas exprès pour embêter les adultes, ou ses parents”. Il peut simplement exprimer ce qu’il ressent avec les moyens du bord, et à cet âge-là, à part les pleurs, il n’a pas beaucoup d’autres moyens d’expression… La parentalité positive c’est donc d’être intimement convaincu que notre bébé ne pleure pas “contre” nous, mais certainement parce qu’il a un besoin (faim, fatigue, angoisse…), et de chercher ce qui le gène.

Vous me direz “Oui, mais ce n’est pas toujours simple de deviner ce qu’il a !”. C’est clair…

livre éducation positive Cool Parents Make Happy KidsMais une fois encore, la parentalité positive, ce n’est pas “comprendre à tous les coups son enfant”. Mais c’est comprendre que son enfant (qu’il ait 2 mois ou 2 ans) n’agit pas dans le but de nous nuire. Et si nous acceptions que notre enfant (tout comme un adulte !) a le droit d’exprimer son mécontentement, sa frustration, son malaise ?  Et si nous acceptions qu’en tant que parent, nous ne sommes pas tout-puissants : on ne trouve pas toujours la solution pour le calmer immédiatement. Et c’est normal ! Nous sommes des humains, pas des machines ! La parentalité positive nous guide pour éviter les conclusions hâtives : “C’est un enfant capricieux car il pleure pour rien !”, “Je suis une mauvaise mère parce que je ne sais pas le calmer”. C’est être bienveillant envers son enfant, mais aussi envers soi-même.

En prenant ce recul, on devient plus serein. Et cette sérénité rejaillit sur nos enfants. Nos enfants sont des éponges : tout comme notre exaspération les stresse, notre calme les détend.

La parentalité positive, ça commence donc dès la naissance, et ça continue…. toute la vie !

 

Plus tard, en grandissant, les enfants vont “faire des bêtises”. Rester bienveillant, c’est comprendre qu’elles ne sont pas dirigées contre soi, mais qu’elles sont faites parce que nos enfants sont des explorateurs-nés. Ils découvrent, ils expérimentent… et il en résulte forcément quelques maladresses dont ils tireront mille enseignements. Lancer le canard en plastique dans le bain et jeter le portable de Papa dans la cuvette des toilettes, pour un enfant en phase d’exploration, c’est pareil : il ne le fait pas pour nous embêter, mais pour voir ce qu’il va se passer… Et c’est là qu’il faut travailler sur soi pour réagir avec sérénité !

J’en parle dans cette vidéo. La parentalité positive c’est un énorme travail sur soi, aussi pour accepter les émotions de notre enfant, comme la colère, et ainsi l’aider à mieux les gérer. Sur ce sujet je vous invite à lire cet article.

 

Finalement, pratiquer la parentalité positive avec son bébé, c’est avant tout être bienveillant avec soi-même ! Être conscient de ses limites : pas toujours disponible ou présent, pas toujours 100% à l’écoute de notre petit enfant. En tant que parent, nous avons aussi des besoins : besoin de repos, de voir des amis, d’être en couple, etc. Ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on doit oublier tout cela, au contraire ! Plus nous serons épanouis, et plus nous serons disposés à être bienveillants avec nos enfants.

 

Être un parent bienveillant, enfin, c’est avoir envie d’aller vers plus d’écoute, plus de dialogue. C’est faire au mieux avec ce qu’on ressent, au moment où on le ressent. C’est cheminer, jour après jour… et par exemple lire un blog pour embellir chaque jour sa relation à son enfant 😉

 

Prenez soin de vous,

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disputes entre enfants
disputes-entre-enfants-cpmhkComment intervenir dans les conflits de nos enfants, faire cesser les disputes entre enfants et en éviter une énième… ?
Léon et Théo sont dans le bain. Léon à droite, Théo au milieu. Joy s’apprête à les rejoindre, et tente de se glisser entre les deux. La dispute éclate :
   –   « Non c’est moi qui étais au milieu en premier !
   –   Non, c’est celui qui arrive qui choisit sa place !
   –   Charlotte (c’est moi) n’est-ce pas que c’est à elle d’aller sur le côté ?
   –   Non en plus la fois dernière c’était lui qui était déjà au milieu ! »
Les disputes entre enfants ont l’art de nous stresser, et de nous donner envie de vite les régler. Notre réflexe est alors de trancher « Oui c’est à son tour car c’était déjà toi au milieu la fois dernière » ou encore « Non, il était là avant, tu te mets à droite », etc.
Quelle que soit la façon dont on tranche, même si elle nous parait juste, l’un se sentira lésé, au détriment de l’autre. Et cela ne me plait pas bien car d’une part le lésé risque de m’en vouloir de montrer ma préférence pour l’autre, et d’autre part, il risque d’enfouir une petite colère envers son ami qui « a gagné injustement ».
Je ne serai alors pas étonnée si en passant à table, celui qui s’est senti lésé pour le bain, réclame à avoir l’assiette de l’autre qui est beaucoup plus belle que la sienne. Juste histoire pour lui de réajuster la balance, et « de prendre sa revanche ». D’ailleurs ce futur conflit pris hors contexte, pourrait alors apparaître comme un caprice, alors que ma réaction précédente en est un peu la cause.

À prendre parti dans les disputes entre enfants on alimente clairement les conflits.

Face à ce conflit, j’opte pour l’empathie dénuée de tout jugement : « Joy, toi tu as envie d’aller au milieu, car tu trouves que comme tu es la dernière arrivée, c’est toi qui choisis où tu te mets. En plus tu n’étais pas au milieu la fois dernière. » « Oui ! » « Et toi, Théo, tu trouves que t’étais là en premier donc c’est normal que tu restes où tu es » « Oui ! ».
Le fait de formuler ce que chacun ressent a un double effet positif :
  • D’une part chacun se sent compris, et donc immédiatement la pression redescend
  • D’autre part, on amène indirectement chacun à essayer de comprendre ce que l’autre ressent.
   –   « Je suis sûre que vous pouvez trouver une solution qui conviennent à tous les deux !
   –  J’ai une idée, on fait pic et pic et colégram !
   –  Mais si jamais pic et pic et colégram ne tombe pas sur toi Théo, tu seras triste non ?
   –  Oui
   –  Et si jamais pic et pic et colégram ne tombe pas sur toi Joy, tu seras triste non ? Donc il faut que vous trouviez une solution qui vous convienne davantage. »
Et oui, si le hasard a le gros avantage d’éviter que nous, parents, privilégions l’un des enfants au détriment de l’autre, ce n’est pas pour autant que cela est « juste ». Imaginez qu’au décès de vos parents, celui qui récupère la belle maison familiale soit désigné au tirage au sort. Celui sur qui ce n’est pas tombé risque de trouver cela « injuste ». Et peut exprimer un peu de colère intérieure envers son frère d’avoir accepté cette solution injuste. La solution la plus juste est donc celle qui convient à toutes les parties, faisons preuve d’imagination !
   –  « On peut dire que 10 minutes l’un puis 10 min l’autre ! propose Théo. J’enrichis les idées :
   –  Ou 10 minutes l’un puis 12 minutes l’autre, comme ça, c’est plus juste pour celui qui ne commence pas ! Ou.. On peut dire que celui qui a la place sur le côté a tous les jouets !
   –  Oui, c’est une bonne idée !! Moi je veux bien avoir la place sur le côté et tous les jouets
   –  Et moi je m’en fiche des jouets je préfère rester au milieu ! »
La solution originale eut l’air d’enthousiasmer les deux copains. Léon, lui, bien indifférent à la situation… Finalement, Joy donna aussi quelques jouets à Théo, c’est quand même plus drôle de jouer ensemble.

Ne pas prendre parti dans les disputes entre enfants évitera de créer de la rancœur et de multiplier les conflits.

Et leur donner le réflexe de trouver d’eux-mêmes une solution qui convienne à tous leur sera bien utile pour gérer leur relation actuelle et future !
Évidemment, souvent, ce genre de conflits se produit entre frères et sœurs… et les chamailleries retentissent au quotidien dans toute la maison ! Mais tout comme ne pas intervenir en « tranchant » peut vous aider dans ce genre de situations, il existe d’autres bons trucs à appliquer pour une fratrie plus unie. Ca vous intéresse ?  Je vous propose de vous inscrire ci-dessous pour recevoir gratuitement un dossier complet sur le sujet. Dans ce Pack Frères/Soeurs, je vous donne des pistes et des clefs pour une fratrie unie. Pour le lire, rien de plus simple : indiquez votre mail et recevez le pack directement dans votre boite !

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deuxième bébé

deuxième bébé

Un deuxième bébé arrive, et tout est chamboulé ! Les habitudes et l’équilibre qui jusqu’ici fonctionnaient plutôt bien sont bouleversés, tout est à revoir et les parents s’inquiètent tant pour l’aîné que pour le petit nouveau… Je vous ai demandé dans un débat Facebook quels étaient vos conseils pour ne léser personne et faire en sorte que l’agrandissement de la famille se passe le mieux possible – voici vos réponses ! Et les miennes 🙂

 

DEUXIÈME BÉBÉ : CONSACRER DU TEMPS AU GRAND

 

Imaginez que vous viviez tranquillement votre vie de famille à trois, et du jour au lendemain vos beaux-parents décident de débarquer tous les soirs chez vous, parce que c’est quand même sympa d’être ensemble 🙂 Au bout de 2 mois de soirées avec vos beaux-parents, vous n’auriez pas comme une envie de vous retrouver en petit comité familial ? Et bien notre aîné c’est la même choses ! Il a BESOIN de parfois se retrouver avec QUE papa / maman, ou les deux. Évitons de lui mettre l’étiquette “jaloux”, quand nous même n’aimerions pas que notre mari ou notre femme nous dise “Oh, bah sois pas jaloux(se) que mes parents viennent tous les soirs, je ne suis pas qu’à toi !” Pas facile de prendre du temps qu’avec lui vous me direz, surtout au regard du temps que le deuxième bébé nous prend ! C’est sûr, c’est une question d’organisation, et aussi pour certains un travail sur soi pour réussir à se séparer quelques heures du nouveau-né, de le confier au conjoint, aux grands-parents,  pour ne se consacrer qu’au grand.

 

“Même si ce n’est pas toujours facile, chaque jour, consacrer une dizaine de minutes à notre ou nos aînés, sans bébé… ainsi qu’une journée ou un après-midi de temps en temps. Et être à l’écoute, bien que la phrase « Tu t’occupes plus de… » sorte en boucle de la bouche de nos bambins au moindre conflit !” (Maud)

 

DEUXIÈME BÉBÉ : JONGLER AVEC LES DEUX, SANS EN LÉSER AUCUN !

Comme il n’est pas simple de laisser seul le deuxième  bébé, une super stratégie est de trouver des moyens de s’occuper du bébé tout en étant présent pour le grand !  Afin qu’il ne sente pas mis de côté.

“Chez nous, on adore lire une histoire à la grande en donnant la tétée au petit ! “ (Charlotte)

On peut aussi proposer au grand que l’on aille changer ensemble nos bébés : lui sa poupée et nous notre vrai bébé ! Comme ça on joue en même temps que l’on accomplit les tâches : « Alors madame votre bébé il va comment vous ? Il n’a toujours pas fait pipi ? Dis donc c’est bizarre. Ça vous dit qu’on leur fasse prendre le bain ensemble ?” (oui oui les poupées que l’on peut mouiller ça existe ).

Autre idée : pourquoi ne pas créer une activité avec l’aîné autour du petit ? Comme ça, on gère les deux à la fois. Par exemple, un jour, Joy a fait un atelier gommettes sur Léon : elle collait des gommettes partout sur les vêtements du bébé – et elle a adoré ! On peut également proposer à l’aîné de choisir des musiques pour le petit, et de nous dire laquelle le bébé a l’air de préférer (voire de chanter 😉 ).

“J’ai réalisé pour une maman une gigoteuse bébé et la même version poupée. Sa fille avait presque 3 ans et imitait beaucoup sa maman. L’arrivée du petit frère comme du « nouveau bébé poupée » s’est super bien passée !” (Atelier Philangy)

 

DEUXIÈME BÉBÉ : IMPLIQUER L’AÎNÉ SANS FAIRE PASSER LE BÉBÉ POUR UNE NOUVELLE CONTRAINTE

 

Une super tactique pour que l’aîné ne se sente pas mis à l’écart, c’est d’impliquer le grand dans ce que l’on fait avec (ou pour)  le petit. « Ça te dit de venir m’aider à le changer ? » – « Il sent mauvais tu trouves pas ? Tu crois que je devrais le changer ? » – « Oh, il pleure, qu’est-ce que tu crois que l’on pourrait faire ? » Comme ça, plutôt que d’être agacé que la maman ne s’occupe que de l’autre, il se sent impliqué dans cette nouvelle mission, mais attention impliqué ne veut pas dire le “responsabiliser” ou lui créer des nouvelles contraintes. « Est-ce que ça te dit de me passer les coton un à un ? » “ (on lui laisse le choix 😉 ).

“Quand nous disions « ON va avoir un bébé », c’était papa, maman et soeur (= on va tous les 3 avoir un bébé). Elle a tout choisi avec nous et elle s’est sentie impliquée” (Laetitia)

D’ailleurs en parlant de contrainte, comment parvenir à lier une super relation avec quelqu’un qui vous crée plein de problèmes et de contraintes ?! Si on se met à la place de l’enfant, et que l’on entend toute la journée : “Ne fais pas de bruit tu vas réveiller le bébé”, “Non on ne peut pas aller au parc car on doit d’abord donner la tétée”, “Non ne lui prend pas ses peluches, c’est pas à toi qu’on les a offertes”, “Je ne peux plus te porter tu vois bien j’ai déjà le bébé !”, “Arrête tu ne vois pas que tu vas lui faire mal !”  Euh.. comment dire, pas trop envie d’aimer ce nouveau frère ou soeur non ?

Alors que si ce deuxième bébé est l’occasion de faire une fête (avec plein de bonbons 😉 ) pour célébrer son arrivée, que grâce à lui papa ou maman est plus présent, que j’ai droit d’utiliser tous les nouveaux jouets qu’il a reçus, et qu’au lieu de me dire “On ne peut pas aller au parc à cause de la tétée” on me dit plus positivement “Je finis de lui donner la tétée et on part au parc, prépare les pelles on fera un grand château !”, qu’au lieu de me gronder, mes parents m’expliquent plutôt comment lui faire un calin sans lui faire mal, etc…  C’est nettement plus sympa cette arrivée d’un deuxième bébé, n’est-ce pas ?!

DEUXIÈME BÉBÉ : NE PAS STRESSER… ET PARLER D’AMOUR !

 

Bien sûr, avant tout et par-dessus tout, on peut rappeler régulièrement – et encore plus que d’habitude – à notre aîné à quel point on l’aime…! Parfois il suffit juste de regarder le bébé en serrant fort l’aîné, “je t’”aime”. Ce nouvel enfant ne divise pas l’amour, il le double…

“Si en tant qu’adulte on doute de l’amour qui peut unir les frère/soeur alors ils s’en imprègnent et doutent également ! Ils freinent alors leur propres émotions pour se protéger.” (Laetitia)

“Nous, on a préparé l’arrivée du petit frère. Avec des livres et en parlant beaucoup, en faisant des cadeaux entre eux… Puis, il ne faut pas forcer les choses, et expliquer que même s’il y a un bébé cela ne change en rien l’amour que l’on porte au grand.” (Deborah)

Accueillir les craintes de chacun, répondre aux besoins de chacun et laisser faire le temps en donnant l’autorisation de ne pas aimer le bébé à venir mais de devoir le respecter. Nous avons fait ça pour l’arrivée de la 2ème, et ça a été top ! Et on recommence pour le/la 3ème.” (Blandine)

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L’arrivée d’un deuxième bébé est aussi parfois source de beaucoup de fatigue pour les parents, surtout si les nuits sont trop courtes, hachées, difficiles…C’est peut être votre cas ?

Si oui, je vous invite à vous renseigner sur notre nouveau coaching :

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apprendre-a-shabiller-cpmhkOn ne va pas se mentir : quand il s’agit d’apprendre à s’habiller seul, bon nombre de parents sont frustrés face au peu d’autonomie de leur enfant. Pourtant, dès 3 ans, il est physiquement « capable » d’y arriver… Alors pourquoi ne le fait-il pas ?? Notre enfant est-il un fainéant ? Est-ce nous –parents – qui nous y prenons mal ?  Et chez les autres comment cela se passe-t-il ?

Quoi de mieux que de sonder 500 familles pour comprendre si nous sommes les seuls à avoir du mal à lui apprendre à s’habiller seul ?!

Si 82% des parents pensent que leur enfant devrait être en mesure de s’habiller seul le matin dès l’âge de 4 ans, dans les faits, seuls 7% des enfants sont réellement autonomes pour s’habiller seuls tous les jours ! À 5 ans, la frustration continue : c’est maintenant 97% des parents qui pensent que leurs enfants devraient être en mesure d’y parvenir, alors que seulement 18% d’entre eux y arrivent tous les jours.  On pourrait croire à juste titre qu’à 9 ans apprendre à s’habiller seul est acquis pour tous les enfants tous les jours sans que l’on ait besoin de les relancer. Mais c’est loin d’être le cas, puisque seuls 47% des enfants le font !

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(Statistiques réalisées au 29.09.2016 auprès de 494 personnes – par Cool Parents Make Happy Kids)

Note : le fléchissement de la courbe à 7 ans n’est pas représentatif. Pour cette tranche d’âge les réponses ont été deux fois moins nombreuses, ce qui explique cette donnée moins fiable.

Mais en détail qu’en est-il de l’autonomie de l’enfant quant à son habillement le matin en semaine ?

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(Statistiques réalisées au 29.09.2016 auprès de 494 personnes – par Cool Parents Make Happy Kids)

À 3 ans, la fameuse première année de maternelle, seuls 22% des enfants vont s’habiller seuls le matin 3 à 5 jours sur 5 sans qu’on ait besoin de les relancer. Et 43% d’entre eux vont le faire après que leurs parents aient relancé et insisté, 1 à 2 jours par semaine. Enfin, 67% des enfants sont habillés par leurs parents au moins 4 jours sur 5.

Il faut se rendre à l’évidence, à cet âge-là on ne peut pas s’attendre à ce que notre enfant soit autonome pour s’habiller (évidemment le caractère).

À 4 ans, seuls 24% des enfants s’habillent seuls le matin 3 à 5 jours sur 5 sans qu’on ait besoin de les relancer. Au vu du peu de différence avec les enfants de 3 ans qui s’habillent d’eux-mêmes la plupart du temps, cela me laisse à penser que ces enfants le font parce que cela les amuse, c’est dans leur caractère et l’insistance du parent joue peu  (car au vu du graphique précédent, les parents à cet âge-là sont beaucoup plus insistants !). En revanche il y a une forte augmentation des enfants qui s’habillent d’eux-mêmes 1 ou 2 fois par semaine.

56% des enfants de 4 ans vont s’habiller seuls après que leurs parents aient relancé et insisté, 1 à 3 jours par semaine. Il y a cependant une vraie diminution de l’aide des parents, puisque plus de 39% des enfants sont habillés par leurs parents au moins 4 jours sur 5. En effet à 4 ans, les parents ont généralement choisi d’insister plutôt que de les habiller.

Ce n’est qu’à 6 ans que l’enfant va réellement davantage s’habiller seul, en moyenne 3 fois par semaine, alors qu’ils ne sont plus très nombreux à se faire habiller par leurs parents : en moyenne ça ne se produit plus qu’une seule fois par semaine. (Le reste du temps le parent insiste, relance et l’enfant s’habille seul)

Note : 7 ans n’est pas un âge représentatif dans ces statistiques, car il y a beaucoup moins de réponses concernant cet âge que les autres âges.

À 9 ans, l’enfant s’habille de lui-même en moyenne 3,8 fois par semaine et continue de se faire habiller par un de ses parents 0,5 fois par semaine.

À moins qu’il n’y ait que des enfants fainéants, ou qu’aucun parent ne sache se faire respecter, ce dont je doute évidemment, il faut se rendre à l’évidence : s’habiller seul sans se l’être fait rappeler pour un enfant de moins de 6 ans en semaine, est loin d’être « simple ».

 

Mais alors pourquoi ces difficultés dans l’autonomie pour apprendre à s’habiller ? Je vois 3 explications :

1/ Les enfants qui ne sont pas suffisamment enthousiastes à l’idée de partir à l’école ont de réelles difficultés à se motiver pour se préparer rapidement.

2/ Les enfants de 3-4 ans (et peut-être même 5 ans) vivent à 100% dans le présent et ont une très mauvaise notion du temps et de l’anticipation. Ne les blâmons pas : si cela à l’inconvénient de les mettre en retard, cela a le précieux avantage pour eux de vivre pleinement leur vie sans se préoccuper de l’étape d’après. D’ailleurs c’est aussi vrai pour nous, adultes : nous n’avons pas tous la même notion d’anticipation et de passage à l’action quand il s’agit de prendre un billet de train à l’avance !

Pour les petits qui ont du mal à anticiper, on peut aussi les responsabiliser en prenant de la marge : « On part dans 10 minutes à l’école, tu devrais aller t’habiller. ». 10 minutes plus tard sur le palier : « GO ! Tu vas à l’école en pyjama ? ». Heureusement, on a anticipé pour eux et pris 5 minutes de marge pour leur laisser le temps d’aller se changer. Mais pas de pression, leur non-anticipation n’a rien d’anormal !

3/ Les enfants plus grands – qui sont davantage en capacité d’anticiper – ne sont peut-être pas assez responsabilisés. Ils se reposent alors sur leurs parents pour les relancer et gérer le timing (Oui, oui quelques souvenirs de mon enfance me reviennent J ). Et oui : on a tendance à être sur leur dos pour qu’ils ne traînent pas pour s’habiller, car nous aimerions qu’ils aient le temps de prendre leur petit-déjeuner, et surtout qu’ils n’arrivent pas en retard à l’école, etc. Et si nous laissions nos enfants assumer les conséquences ? Tant pis s’il ne prend pas de petit-déjeuner, tant pis s’il arrive en retard, car finalement n’est-ce pas SON problème ? Peut-être est-ce la clé de l’autonomie des enfants…

Conclusion

Pour leur apprendre à s’habiller, relâchons la pression ! Surtout que notre pression est apparemment peu efficace sur nos enfants

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Dans la série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien ! Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : la Boum des Brocolis. Ou comment faire manger des légumes aux enfants (si, si !).

Faire manger des légumes aux enfants ? Pas toujours facile… Voilà donc un petit jeu qui a fait ses preuves, auprès de mes enfants, mais aussi de tous leur copains ! Vous trouverez sans doute ça un peu loufoque mais vos enfants vont adorer ! Pour que cela fonctionne, il faut vraiment se prendre au jeu, alors si vous n’êtes pas d’humeur, gardez-le pour plus tard.

Le principe est que vous allez faire parler les légumes. Oui, je vous avais prévenu, c’est un peu… décalé ! Alors, prenez vos voix les plus folles, et lâchez-vous !

Un morceau de brocoli :

  • “ Eh bonjour toi !! Il parait qu’il y a une ÉNORME fête organisée dans ton ventre ? Je veux trooooop y aller, j’adore faire la fête !!!! Allez s’il te plait, tu veux bien me laisser passer ? Promis je serai sage !”

Une voix venant du ventre (mettez vos mains en coffre devant votre bouche pour un effet “voix de grotte”) :

  • “Waouh ! Mais c’est trop bien ici !!! Génial, il y a a déjà nos copains céréales du matin qui sont en train de danser !”

Un autre morceau de brocoli :

  • “ Moi aussi, je veux retrouver mon copain dans la grotte ! Faut pas quand même que je le laisse tout seul !”

Un troisième morceau de brocoli :

  • “Bonjour Monsieur, je suis la maîtresse des deux brocolis. Il faut vraiment que j’aille les surveiller, parce qu’ils risquent de faire n’importe quoi dans votre ventre !”

Une nouvelle bouchée encore :

  • “Bonjour !! Nous, nous sommes des petits moutons trop mignons, et on aime bien danser aussi, est-ce que l’on peut rentrer ?” (Mouton ou autre, l’essentiel est que ça soit un animal que votre enfant adore).

Encore une bouchée :

  • “Et nous et nous ! Nous sommes les instruments de musique ! Il faut absolument que l’on aille à la fête, sinon il n’y aura aucune ambiance !” .

 

Bref, vous avez compris le concept ! Ce repas est l’occasion de raconter une histoire imaginaire, où les légumes incarnent des personnages. Un vrai moment de partage, dont nos enfants se souviendront. Personnellement, je me souviens très bien d’un de ces bons moments où ma maman nous inventait des histoires à table, et j’adorais ça !

Attention à ne pas en abuser non plus, car les enfants sont parfois tellement à fond, qu’il continuent de manger même s’il n’ont plus faim ! On pense à leur demander de temps en temps “Tu en veux encore ?”.

Bon appétit !
Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

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parents épanouis - CPMHK

être parentÊtre parent n’est pas si simple. Le quotidien a vite fait de nous rattraper, on est pris par le temps, pris par l’organisation, et avons de plus en plus de mal à rester cool 24h/24, pour gérer nos enfants avec humour, positivisme et compréhension  !

Surtout le dimanche soir (souvenez-vous de l’article « Quand nos enfants nous font perdre patience »), les matins où l’on est en retard, ou les jours où l’on est seul à tout gérer… Et c’est bien normal !

Ma conviction : nous ne sommes pas tous faits pour nous occuper de nos enfants 24h/24.

Pour rester zen en toute circonstance, ou pour subir un rythme effréné, et gérer de front boulot, enfants, et foyer. En fonction de notre personnalité, nous avons aussi besoin de calme, de faire du sport, de ne pas être stressé par le timing, de prendre soin de notre couple, de voir nos amis, etc.

Si l’on veut se donner toutes les chances de devenir et d’être un parent plus cool, il va donc d’abord falloir prendre soin de nous.

Ce qui nous permettra d’avoir le moral et l’énergie suffisante pour gérer nos enfants avec positivisme et bienveillance. Ne culpabilisez pas : ce n’est pas de l’égoïsme que de s’accorder un peu de temps pour soi ! Ce sont même ces soupapes qui nous permettront de gérer notre famille avec humour, patience et compréhension. Et croyez-moi, nos enfants préfèrent des parents qui se ménagent que des parents qui se sacrifient à 100% et finissent par être fatigués, irritables et impatients.

Sans doute faut-il faire le deuil de ce parent idéal que nous rêvions d’être. Et cherchons plutôt à créer les conditions qui vont nous permettre de nous épanouir dans notre quotidien et de profiter de notre famille.

​​Si nous nous sentons fatigués, agacés, prenons le temps de nous poser et de nous interroger sur ce qui nous permettrait d’être plus épanouis au quotidien.

Qu’est-ce qui me pèse le plus ? Devoir gérer seul le marathon du soir ? Ne plus voir mes amis ? La pression au bureau ? Ou au contraire, de ne pas avoir la vie professionnelle que je voudrais ? Ne pas avoir assez de bon temps avec mes enfants ? Ne pas avoir assez de temps pour moi ? Le temps et l’énergie perdue dans les trajets ? Le manque de place dans notre appartement ? Ne plus faire de sport ? Gérer toute la logistique de la maison ? La course pour déposer les enfants le matin ? Etc.

Souvent, pour souffler un peu, nous aurions simplement besoin de nous faire davantage aider.

Par un mari, une amie, la famille. Il peut être bénéfique de confier parfois ses enfants, pour avoir un peu de temps pour soi, son couple, et ses amis. Il ne s’agit pas d’abandonner ses enfants 5 soirs par semaine évidemment. Mais s’autoriser quelques instants de « liberté » peut faire beaucoup de bien, et amener un peu de sérénité au sein de la famille.

Parfois, pour ETRE PARENT plus « cool », il faut savoir remettre en questions certains éléments qui nous paraissaient immuables, et opérer des changements importants dans nos vies.

J’ai toujours tenu à habiter en centre-ville, mais si nous pouvions avoir un jardin, est-ce que cela ne serait pas un vrai confort pour les enfants et toute la famille ? Est-ce que l’intérêt de mon job et sa rémunération mérite que je subisse une telle pression, et y consacre autant de temps ? Ne serait-il pas mieux pour ma famille que les enfants fassent un peu moins d’activités extra-scolaires, pour que nous passions plus de temps ensemble ?  Même si je ne l’avais jamais envisagé, travailler au 4/5ème m’apporterait-il plus de positif que de négatif ? Ou inversement, ne me sentirais-je pas mieux si je reprenais mon travail à temps complet ? Changer de job, ou déménager pour passer moins de temps dans les trajets, et plus de temps avec les enfants doit-il devenir l’une de mes priorités ? Ne faut-il pas repenser le budget du foyer pour arriver à dégager de quoi payer une baby-sitter de temps en temps, voire une femme de ménage ? Et si gagner moins, pour avoir plus de temps avec les enfants, en valait la peine ? Etc.

Être parent : ce n’est pas simple de faire des concessions !

On a peur de changer, on s’imagine que le changement sera contraignant, ou l’on a tout simplement pas le temps de s’en occuper. Pourtant, une fois le pas franchi, on se dit généralement : « Mais pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt ! Si j’avais su ! ».

En effet, si dans l’organisation actuelle, nous sommes facilement fatigués, agacés ou énervés, changer certains paramètres de notre environnement devrait être une priorité. À moins d’être suffisamment fort pour accepter la situation et la dépasser.

Le pessimisme nous empêche parfois de changer.

On se déclare perdant avant même d’avoir essayé. On se dit que rien ne sert de chercher, on ne trouvera jamais la baby-sitter qui voudra bien venir juste une heure, ni un job intéressant plus proche de la maison, ni une famille voisine avec qui s’organiser pour déposer les enfants à l’école chacun son tour, etc. Alors qu’en cherchant bien, on peut provoquer de belles surprises ! D’ailleurs, l’entraide est une bonne solution quand on n’a pas les revenus pour s’offrir une baby-sitter !

Changer demande de l’énergie !

Changer n’est pas simple, car il faut avoir beaucoup d’énergie pour chercher le bon job, la bonne habitation, la famille voisine avec qui s’entraider. Et là, c’est le chat qui se mord la queue : on n’a pas assez d’énergie (ou de temps) pour aller vers un environnement qui nous en donnerait plus …

L’une des solutions serait d’en parler à une bonne âme (il y en a beaucoup autour de nous qui seraient ravies de nous aider, il faut juste leur demander !) qui pourrait nous aider le temps nécessaire pour trouver l’organisation qui nous convient davantage, ou tout simplement retrouver un peu d’énergie.

 

Dans les choix qui vont être déterminants pour notre équilibre, il y a aussi le nombre d’enfants et l’écart entre eux.

Le nombre d’enfants et l’écart qu’il y a entre eux doivent aussi être accordés avec la réalité de ce que nous parvenons à gérer, et du temps que nous pouvons leur accorder. Même si l’on rêvait d’avoir trois bébés en trois ans, si l’on est déjà à bout avec un ou deux, mieux vaut attendre un peu avant de lancer le suivant 😉

Conclusion

Notre objectif n’est donc pas de ressembler à la maman ou au papa parfait, et être parent idéal. L’objectif est de trouver le compromis entre notre bien-être et celui de nos enfants, afin d’apprécier être ensemble, et d’en profiter !

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Activité montessori jardinage

Activité montessori jardinage

Quelle que soit la saison, voilà une activité Montessori qui fera autant plaisir au petit de 18 mois, qu’au grand de 7 ans, et même aux parents ! Le jardinage, c’est mettre ses mains dans la terre, jouer avec l’eau, mais aussi planter des petites graines et observer la croissance d’une plante. Passionnant ! Et en avril, c’est le bon moment pour les plantations, alors tous au jardin (ou au bac à fleurs !).

Pour que le jardinage soit vraiment une activité sympa, il faut la prendre comme telle : on ne cherche pas à planter un maximum de fleurs mais simplement à s’amuser et profiter de cette nouvelle expérience pour faire des découvertes. Et pas besoin d’avoir un jardin pour faire du jardinage : un bac à fleurs suffit, et même un simple verre peut faire l’affaire.

Transformer un moment jardinage en activité Montessori passionnante

Etape 1 : Choisir ce que l’on va planter.

On va tous ensemble à la jardinerie (ou au rayon “jardinage” du supermarché si on habite en ville) afin de choisir ce que l’on va planter. Tiens, c’est intéressant, on peut choisir des graines ou bien des bulbes ! Il faut sélectionner ce qui va bien pousser à la maison. Alors on regarde les étiquettes : besoin en ensoleillement, en eau, bonne saison pour les planter. On fait participer les enfants, apprentis jardiniers : “À ton avis, tu crois que ça pourrait pousser chez nous ? “. On comprend déjà plein de choses sur les besoin d’une plante, sur le temps qu’elle peut mettre à pousser (et oui, parfois c’est très long !).

Chacun choisit ses graines/bulbes/plantes. C’est important car chaque enfant va s’approprier SA plante et aura d’autant plus envie de la chouchouter.

On peut aussi leur proposer de faire pousser leurs légumes préférés (salut les tomates cerises !) : rien de tel pour les motiver !

 

Petit mémo du jardinage :

Novembre : on plante les bulbes (tulipe, narcisse, jacinthe).

Janvier : on ne plante rien 🙁

Février / mars : on plante les plantes en godet (c’est déjà des petites pousses), qui ont déjà des racines (ex : tomatier).

Avril : on plante les graines avec les premières chaleurs (les capucines par exemple).

Et toute l’année, en intérieur, on peut planter des plantes en godet !

 

En fonction des plantes, on va ensuite choisir la terre. Et oui ! Toutes les fleurs ne nécessitent pas la même terre. Pourquoi ? Soit vous savez (bravo !), soit c’est l’occasion d’inviter votre enfant à demander au vendeur (et renforcer ainsi a confiance en lui).

Etape 2 : Retour à la maison !

Pas de jardin, pas de terrasse ? Etalons une grande toile cirée par terre, car attention, comme dirait Léon : “Ca va “tambouiller !”. On met les enfants en culotte/slip pour ne pas se salir. Première activité de jardinage que les petits vont ADORER : le transvasement de la terre du sac vers le pot. Même s’ils en mettent partout et si ça prend du temps, on laisse faire les enfants, avec une grosse cuiller par exemple. Le contact de la terre est tellement amusant ! Et n’oublions pas que la manipulation, c’est aussi la base de la pédagogie Montessori.

Mon petit truc : A la maison, on prend de la terre desséchée à laquelle il faut ajouter de l’eau pour la faire gonfler. C’est magique à regarder pour les enfants, et puis ça fait une activité de transvasement en plus 🙂

Etape 3 : On passe à la plantation !

Là encore, on patouille dans la terre : quel plaisir ! En prime, comme un vrai jardinier, on peut préparer des petits panneaux pour indiquer le nom de la plante, ou bien la dessiner. C’est l’occasion d’entraîner sa graphie ! Le jardinage, comme tout le reste si on en prend le temps, c’est une activité Montessori bien plus riche que simplement planter une fleur !

Etape 4 : Penser à arroser !

Jardiner, ce n’est pas seulement planter, c’est aussi OBSERVER. Apprendre à attendre, compter le temps qui passe… Si on a planté dans des verres, on peut regarder les racines qui poussent. D’ailleurs à quoi ça sert les racines ? C’est le moment de sortir votre manuel de jardinage ! L’apprentissage est tellement plus vivant lorsqu’on rapproche la théorie de la pratique. Encore une fois, Maria Montessori n’est pas loin…

 

Etape 5 : Couper les fleurs fanées.

La plante pousse, les fleurs se développent et certaines fanent. Et pour que notre plante s’épanouisse et donnent de nombreux boutons, il faut couper les fleurs fanées.

Alors à nos ciseaux ! En les surveillant pour éviter les accident, on laisse les enfans faire : c’est un excellent exercice de précision ! “Oh zut, j’ai coupé la seule fleur qui restait …” “Déjà tu ne t’es pas coupé le doigt, tu peux t’en féliciter !’

Et surtout : pas de pression ! Ce n’est pas grave si votre enfant abandonne en cours de route, l’objectif de cette activité Montessori “jardinage”, au fond, ce n’est pas tant de faire pousser la plus belle plante, que de manipuler et de découvrir comment elle va grandir, de quoi elle a besoin pour fleurir. L’essentiel est de s’amuser, alors si l’envie n’est plus là, on passe à autre chose, et on y revient plus tard.

En fonction de l’âge des enfants et de leur enthousiasme, on peut choisir de les faire participer à certaines étapes seulement. De plus, il serait dommage de les décourager en leur faisant resemer toute une plate-bande, il vaut mieux leur proposer quelque chose à leur échelle : le petit coin “aromates” du potager, un simplement un bulbe de narcisse dans un verre.

Amusez-vous, jardinez et regardez pousser vos enfants comme ils regardent pousser leurs plantes.

 

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