Archive pour le mois : 06/2018

dire non à son enfant

dire non à son enfant

Dire non à son enfant sans que ça finisse en crise, voilà un sujet qui parle à bien des parents ! C’est pour ça qu’aujourd’hui, dans la série Time To Play, je vous propose un nouveau petit jeu hyper facile à mettre en place (quand on y pense) pour vous aider au quotidien. Vous connaissez le Grand Expert des Enfants ? Non ? Eh bien, croyez-moi, vous allez vite l’adorer et mettre son numéro de téléphone dans vos favoris 😉 C’est parti…

 

Mon histoire se passe un dimanche  soir, après une journée sympathique mais trèèès fatigante… Je décide de les mettre devant un Peppa Pig en anglais (ça c’est pour le côté éducatif 😉 )

Le dialogue commence :

  • Dernier épisode les loulous, et après, au bain !
  • Oh non, encore trois épisodes Maman !!! (sur le ton un peu tendu des enfants bien fatigués de leur week-end… sachant que moi, de mon côté, je n’ai pas trop l’énergie pour me battre).

 

CLING ! La fée Clochette m’envoie une idée magique ; je prends alors mon téléphone imaginaire pour appeler le Grand Expert des Enfants.

 

  • Tut-tut-tut-tut-tut… Allô allô ? Le Grand Expert des Enfants ? Oui monsieur excusez moi, j’ai un souci ! J’ai deux enfants qui veulent regarder trois Peppa Pig alors que c’est l’heure de se coucher, je fais quoi ?

 

Je me retourne, histoire que les enfants ne voient pas que c’est moi qui parle (enfin c’est pour le jeu hein, vou imaginez bien qu’ils ne sont pas dupes) et je prends une voix grave :

 

  • Euh alors non, là ça ne va pas du tout, vos enfants ont complètement court-circuité la règle, c’est plus l’heure là, faut aller se coucher, désolé mais je crois qu’ils sont super méga zinzins, c’est vraiment pas possible de faire des trucs comme ça enfin !”

 

  • (moi) Désolée les loulous, le Grand Expert des Enfants m’a dit que vous étiez complètement zinzins.
  • (mon enfant qui lui aussi a plus d’un tour dans son sac) Dis-lui que 2 en plus !
  • (moi)  Euh ils me disent qu’ils en veulent juste deux en plus, je fais quoi ?
  • (l’Expert) Bon alors, parce qu’ils sont trop mignons, vous pouvez leur donner un épisode de plus, mais c’est vraiment exceptionnel, pas plus hein, après dodo, faut pas pousser mamie dans les orties quand même !
  • (moi) Il a dit “un” parce que vous êtes mignons et qu’il ne faut pas pousser mamie dans les orties. Est-ce que ça vous va ?
  • Ouiiii !
  • Tout est ok Monsieur, je n’aurai plus besoin de vous rappeler, merci pour vos conseils !

Evidemment, ça marche aussi sans solution intermédiaire : “Désolée, il me dit que c’est vraiment l’heure de se coucher, et que si vous n’avez pas envie de vous coucher il faut que je vous donne un énoooorme coup de massue sur la tête.” L’exagération fait généralement rire, ce qui détend l’atmosphère, et transforme une situation tendue de fin de journée en situation marrante ! (À condition bien sur que vos enfants sachent bien que c’est une blague et non une menace 😉 )

La seule difficulté, c’est d’arriver à y penser au moment où l’on a envie de se fâcher 😉

Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boîte mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

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Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées pour dénouer ce genre de moments délicats !

Et si on parlait d’amour ? Dans notre nouvelle série d’articles sur les meilleurs bouquins pour enfants, aujourd’hui, nous vous proposons un best-of love. Des histoires tendres, qui parlent de toutes les sortes d’amour possibles : entre parents, de parent à enfant, entre frères et soeurs… Parfaits pour mettre des mots et des images sur ces grands sentiments, pas toujours faciles à comprendre ni à exprimer !

“Devine combien je t’aime” de Sam McBratney et Anita Jeram (L’École des Loisirs)

C’est parfois difficile de savoir exprimer l’amour immense qu’on a pour son papa ou sa maman, surtout quand on est tout petit. Dans ce livre, Petit Lièvre Brun aimerait bien dire à Grand Lièvre Brun combien il l’aime. Et inversement. De page en page, chacun tente de l’exprimer avec des images, jusqu’à prendre la distance à la lune à témoin (un classique aux Etats-Unis, qui dit en anglais “I love you to the moon and back”). Poétique, mignon, ce livre aide les enfants à dire toute leur tendresse – l’occasion rêvée d’étirer les bras le plus loin possible pour un “Je t’aime gros comme ça”.

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“Papa Ours part en voyage” de Chih-Yuan Chen (Casterman)

Comme son nom l’indique, cette histoire ne parle pas directement d’amour ou de tendresse, mais elle a parfaitement sa place dans cette sélection de livres. Parce que sous couvert d’une circonstance un peu particulière et qui ne concerne d’ailleurs pas grand monde – un Papa doit s’absenter 6 mois à l’étranger pour le travail – “Papa Ours part en voyage” ne parle que d’amour. L’amour d’un papa pour ses enfants chacun dans son genre, l’amour de trois enfants de différents âges envers leur père, la relation d’un couple (le papa et la maman irradient d’amour l’un envers l’autre), etc. On se manque, on se fait des cadeaux surprise, on pense les uns aux autres, on est heureux de s’avoir, même de l’autre côté de la planète… et on se retrouve. À lire à l’approche d’une séparation (vacances, voyage d’affaires ou divorce), ou tout au long de l’année, juste pour savourer la chance d’avoir une famille. Cerise sur le gâteau : les dessins sont très beaux.

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“Une histoire d’amour” de Gilles Bachelet (Seuil Jeunesse)

« Georges était maître-nageur, Josette pratiquait la natation synchronisée. » Ce livre tout à fait à part raconte une magnifique histoire d’amour entre deux gants de vaisselle. L’histoire de leur vie, d’une vie et d’un amour avec ses hauts et ses bas, racontée de façon drôle et poétique. Ici, on adore la lire mais aussi la regarder, car chaque image nous transporte dans un univers. Imaginez ces gants de vaisselle dont la table est une boîte d’allumettes, le chapeau un dé à coudre, et le chien une brosse à ongles… On n’a pas fini de scruter les objets détournés rigolos qui se cachent dans chacune des images de ce récit original, émouvant, drôle et merveilleusement raconté !

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“Je t’aimerai toujours quoiqu’il arrive” de Debi Gliori (Gautier Languereau)

Quand un petit renard se demande si sa maman l’aimerait même en cas de grosse bêtise, et autres circonstances tout aussi dramatiques, le décor est posé pour une jolie leçon de vie sur l’amour inconditionnel d’un parent. Même si pour nous, c’est évident, nos petits ne savent pas toujours assez que tous les caprices, erreurs et colères du monde ne seront jamais assez costauds pour abîmer notre amour pour eux. Et cela fait du bien de pouvoir leur rappeler de temps en temps autrement qu’avec nos gestes et nos mots – via les pages d’un petit bouquin bien fait. Sans pathos, avec poésie, espièglerie et imagination, Debi Gliori fait la démo d’un amour tendre, tranquille et inébranlable. Parce que la sécurité affective d’un petit être humain en devenir est certainement ce qu’il y a de plus important au monde.

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“Mon coeur” de Orianne Lallemand, illustr. Nathalie Dieterlé (Gautier Languereau)

Voici le livre idéal pour comprendre les différentes sortes d’amour au sein d’une famille ! Dans “Mon coeur”, un petit garçon raconte comment les coeurs de ses parents se sont aimés, puis comment ils l’ont aimé lui, et comment lui a aimé sa petite soeur. Le texte tout en poésie, qui joue et rejoue avec le mot “coeur” sous tous les angles (exemple : enceinte, on a “mal au coeur”…) ne passe pas sous silence les petites et grandes frayeurs de l’amour – quand le papa a le coup de foudre pour la maman, ou que le petit garçon a peur qu’on l’aime moins quand sa petite soeur sera née. Impeccable, par exemple, pour une grossesse du petit deuxième !

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Et vous, vous avez des livres spécial love à conseiller ? Dites-nous en commentaire !  

NB : Les liens renvoient vers Amazon, mais bien entendu, on vous conseille en priorité d’aller les acheter chez votre libraire préféré… Pourquoi Amazon ? Parce que c’est le seul système qui permet de rémunérer facilement les sites qui redirigent vers leurs livres, nous versant ainsi de petites commissions qui nous permettent de vous offrir cet article gratuitement, même si pour nous il n’a pas été gratuit (en participant ainsi à la rémunération de la rédactrice, du web-master et de la graphiste).

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Le rôle des parents n’est pas simple. Surtout quand il s’agit de dire non à un enfant difficile.

D’ailleurs souvent, l’enfant difficile est simplement un enfant moins ‘docile’ que les autres, et qui supporte mal l’autorité, ce qui n’a absolument rien d’inquiétant pour son avenir ! Voir l’article : « Faut-il que nos enfants soient obéissants pour vivre en société ? »

Il faut donc sortir de cette succession de luttes, où notre enfant ainsi bridé finit par exploser. Sans pour autant céder à toutes ses demandes, de peur que la crise n’éclate, au risque de lui enseigner que la meilleure façon d’obtenir ce qu’il veut, est de nous menacer de s’énerver. Nos enfants comprendraient vite la combine, et on rentrerait dès lors dans le même cercle vicieux.

Alors, la peste ou le choléra ? Heureusement que non, un peu de communication peut nous permettre d’éviter une crise face à un ‘enfant difficile’ ou pas.

Voici les 8 règles qui maximisent nos chances de mettre un peu de joie et un peu moins de conflits dans notre quotidien :

Règle n°1 : Prévenir de la règle

Si l’on dit à notre enfant : « Non ! C’est fini le pain, tu en as assez mangé ! », il y a peu de chance pour qu’il accepte sans histoire. Il risque plutôt de commencer à chouiner ou à insister, surtout s’il a faim et qu’il est fatigué. Alors que si on le prévient au premier morceau de pain : « D’accord je veux bien t’en donner, mais il n’y en aura pas d’autres après, car on va bientôt dîner, d’accord ? », et qu’il accepte explicitement cette règle avec un « Oui » droit dans les yeux, il y a de forte chance qu’il ne nous en demande pas de nouveau. Surtout si l’on a laissé entendre au timbre de notre voix que l’on tenait à ce que la règle soit suivie.

Pour eux comme pour nous il est beaucoup plus facile de respecter une règle quand on a été prévenu à l’avance, et d’autant plus si on l’a acceptée. C’est l’histoire du magasin qui indique sa fermeture à 19h, et qui finalement vous interdit de rentrer à 18h45.

Règle n°2 : L’explication

Il n’est pas d’accord avec la règle ? On se pose avec lui pour lui expliquer précisément pourquoi cette règle est bien pour lui ou pour les autres. Se focaliser sur la raison (si possible extérieure à nous) évite que le problème devienne une lutte d’ego entre lui et nous.

Règle n°3 : Donner une alternative

Proposons-lui si possible une alternative pour satisfaire son besoin autrement. Pas toujours facile d’avoir quelqu’un qui vous empêche constamment de faire ce que vous voulez, alors faisons-le en douceur …

«Si tu veux tu peux commander ce jouet pour ton anniversaire», « On avait dit un seul morceau de pain. Si tu veux tu pourras manger un morceau de pain après ton repas » ou « Si tu veux tu peux manger une carotte en attendant » (s’il a faim).

Sur ce sujet voir aussi l’article Que faire face à un enfant turbulent ?

Règle n°4 : Instaurer des règles constantes

C’est un bon moyen pour éviter toute opposition. « Pas plus d’une vidéo par semaine » ; « On ne mange jamais entre les repas » ; « Un seul gâteau par goûter », etc. Quand l’enfant n’a jamais connu les choses différemment, il a moins d’espoir de les modifier en chouinant, c’est tellement plus simple ! Alors que si l’on change d’avis en permanence, il est bien normal qu’il tente sa chance et essaye de nous faire changer d’avis.

Règle n°5 : Changer de sujet

Pour minimiser encore davantage les risques d’objection, utilisons la bonne veille technique que nous connaissons tous : passer du coq à l’âne. Sans même lui laisser le temps de réfléchir à notre refus, on part sur un autre sujet tellement plus intéressant … « Dis donc tu en as déjà eu une glace aujourd’hui. Tiens, tu as vu le pigeon ? Viens, on court lui faire peur !» ; « Tu as déjà regardé une vidéo cette semaine, mais on pourra en regarder une autre la semaine prochaine. D’ailleurs, est-ce que tu sais comment on crée un dessin-animé ? ». Bref, la technique classique dont il  faut user… et abuser.


 

Ce n’est pas tricher que d’employer toutes ces petites astuces avec un enfant difficile ou non ! L’objectif est de leur faire comprendre les règles, et de les aider à les respecter en douceur. L’enfant n’ayant pas encore la partie du cerveau lui permettant de gérer ses émotions, comme nous le faisons.

Règle n°6 : Ne pas céder

Quand, malgré tout cela, il se braque devant un refus, il est important de garder le cap si la règle vous semble utile, et que vous ne souhaitez pas vous mettre en difficulté pour l’appliquer plus tard. Alors courage ! Nous avons tout bien fait, nous nous ne sommes pas énervés, nous avions expliqué la règle à l’avance, nous lui avons donné une alternative alléchante, nous avons été compréhensifs, nous avons même essayé de le distraire, et il se roule quand même par terre … Ce n’est qu’un mauvais moment à passer.  Il est peut-être tout simplement fatigué, allons le coucher, et aidons le à se calmer.

Règle n°7 : Dans le cas où l’on préfère céder face à un ‘enfant difficile’

Il existe des cas où ce n’est vraiment pas le moment de se battre. Si l’on est à deux doigts de louper son train, ou que l’on ne veut pas pourrir l’ambiance d’un dîner entre amis, ou si l’on risque de se faire sortir d’une salle d’attente, etc. Bref, dans certains contextes, il nous semble parfois plus approprié de céder, surtout si ce que nous lui refusons a finalement peu d’importance.

Proposons-lui alors de reformuler sa demande gentiment en lui donnant l’exemple : « Maman, c’est très important pour moi, est-ce que tu peux y re-réfléchir ? ». Cela lui apprend à demander les choses gentiment, et cela nous donne quelques secondes pour réfléchir à la contrepartie ou à la condition, qui va nous permettre de céder, sans nous décrédibiliser…  « Ok mais juste 2 min » ; « Ok mais juste un » ; «  Ok mais c’est exceptionnel, c’est parce qu’il y a des invités ». Ou encore, dans les cas extrêmes : « Ecoute, je ne suis vraiment pas d’accord. Fais ce que tu veux, mais on en reparlera posément » etc. (Et on en reparle pour de vrai). Ouf ! Nous avons trouvé un compromis, en minimisant le risque de l’inciter à crier pour nous faire céder.

Règle n°8 : Prenons soin de nous !

Cette petite recette,  facile à écrire, est moins facile à appliquer face à un enfant difficile les jours où l’on est pressé, de mauvaise humeur, ou tout simplement en train de penser à autre chose ! Donc un seul conseil, ménageons-nous, prenons soin de nous, pour savoir dire « non » avec tact et au pire, être suffisamment zen pour ne pas se laisser déstabiliser par une colère.

Tout le monde est dans le même cas ; alors courage ! Usons de patience et de tact ! Besoin d’un peu d’aide ? Si vous souhaitez découvrir d’autres clefs pour mieux communiquer avec votre enfant en bonne harmonie (et sans vous répéter ni trop crier, ce qui n’est pas la moitié d’un challenge 😉 ), je vous propose de renseigner votre email ci-dessous – je vous enverrai alors gratuitement le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Vous y trouverez des conseils, des idées et des pistes qui peuvent réellement changer les choses à la maison – sans être trop compliqués à mettre en place.

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Chouette, une cocotte en papier à imprimer ! Vous adoriez en fabriquer dans votre enfance, avec une page arrachée d’un cahier et quelques points grossièrement dessinés au feutre ? On a tous tâtonné de l’origami en confectionnant nos cocottes en papier, cachant dans ses replis plein de secrets, de missions à accomplir et de prédictions façon diseur de bonne aventure… Cette star des cours de récré revient en force version CPMHK complètement relookée et repensée, avec un but tout à fait avoué : lancer à toute la famille des “défis du cœur” ! Parce que les petits challenges sont funs, motivants et parfaits pour muscler sa confiance en soi, la Cocotte à Défis embellit le quotidien des grands comme des petits.

Le principe ? Chaque matin, chaque membre de la famille choisit un nombre, actionne la cocotte et découvre son défi de la journée. Choisir un livre qui pourrait plaire à son frère, offrir un cadeau à une copine, rendre service à la maîtresse, masser le chat, dire un compliment à Papa ou encore faire rire la boulangère, chaque défi fait appel à nos ressources intérieures tout en envoyant de la gentillesse et de la positivité à notre entourage. On remplit le challenge dans la journée, et le soir, au dîner, on se raconte nos exploits !

Cette cocotte en papier à imprimer stimule donc l’imagination de nos enfants (et la nôtre !) tout en renforçant leur sociabilité, leur empathie et leur confiance en eux. En plus, chaque défi relevé bénéficie à tout le monde, puisque lors du débrief, on apprend les uns des autres tout en partageant la joie donnée. La façon dont vos enfants réussissent leurs défis vous surprendra, et bien vite, ils pourraient avoir envie d’avoir une autre cocotte à imprimer pour l’emmener à l’école… et lancer la mode des défis du cœur dans la cour de récréation. Alors, vous dites combien ?

Et n’oubliez pas d’imprimer votre cocotte !

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sécurité enfants

sécurité enfants

En matière de sécurité enfants, on se sent souvent inquiet pour nos enfants, on ne veut pas qu’ils se fassent mal. Mais pourquoi nos enfants, eux, sont-ils si peu responsables ? Pourquoi ne pensent-ils pas d’eux-mêmes à mettre des chaussures pour ne pas se faire mal au pied ? Pourquoi ne se mettent-ils pas d’eux-mêmes sur les fesses pour descendre les escaliers ? Contrairement à nous, pourquoi la sécurité n’est-elle pas naturelle pour les enfants ? (enfin, pas pour descendre les escaliers sur les fesses, mais vous m’avez comprise !)

Est-ce que leur cerveau n’est pas assez mature pour évaluer le danger ? Pourtant cette partie du cerveau qui nous permet d’avoir peur en cas de danger – par exemple de courir pour fuir – est la partie primitive : elle est déjà développée chez nos enfants dès la naissance. Sauf que pour avoir peur du danger, encore faut-il comprendre qu’il y a un danger… Soit parce que l’attitude craintive de ses parents lui est naturellement transmise (comme pour les animaux), soit parce que le danger est expérimental (la chaleur du feu par exemple).

Leur apprendre à évaluer le danger doit donc passer par deux choses : leur faire ressentir notre propre crainte face à un risque et/ou leur laisser l’opportunité d’expérimenter. En interdisant quelque chose de dangereux à un enfant, on lui apprend à obéir, à respecter un interdit, mais on ne lui donne pas la possibilité de s’auto-responsabiliser.

Nos enfants peuvent-ils se responsabiliser face au danger dès le plus jeune âge ?

Avec Joy, je m’étais forgée la conviction que les enfants peuvent être responsabilisés en terme de sécurité très tôt et avoir conscience du danger dès le plus jeune âge. Sans être peureuse, Joy a toujours été prudente. C’est lorsque Léon a eu 9 mois que mes convictions ont commencé à être ébranlées. À le voir détaler à 4 pattes, prêt à dévaler l’escalier à toute vitesse, je me suis dit que la prudence n’était finalement peut-être qu’une question de tempérament.

Pourtant, aujourd’hui Léon a deux ans et, à notre grand étonnement, il est devenu très prudent, plus encore que sa sœur ! Depuis qu’il a un an, nous ne lui interdisons plus l’accès à l’escalier (voir l’article X), et aujourd’hui, il nous appelle systématiquement pour l’aider à le descendre. Et si nous ne sommes pas là, il descend prudemment sur les fesses.

Si, pour avoir des enfants qui se sentent responsabilisés en matière de sécurité, il faut prendre le risque de quelques petits bobos : je suis convaincue que c’est la meilleure des sécurités. Il y aura toujours une maison de vacances où l’escalier ne pourra pas être protégé, toujours une aire de jeux où ils pourront vaciller et on ne peut pas toujours être là pour les rattraper. La prudence et la concentration qu’ils auront développées restent la meilleure sécurité pour nos enfants.

Alors comment avons-nous amélioré le respect de la sécurité chez nos enfants ?

Aussi choquant que ça puisse paraître, nous ne leurs interdisons pas de couper avec des couteaux à viande (je ne parle pas des couteaux « de cuisine »), ni de couper une feuille avec les grands ciseaux, ni de courir autour d’une table à angles aigus, ni ne leur interdisons de nous aider à ramasser un verre cassé, ou de s’aventurer dans les orties. Plutôt que d’interdire, nous les en « dissuadons »…

Nous les invitons à prendre conscience du danger : « Regarde, mets ton doigts sur le couteau, tu as vu comme ça coupe ? ». Idem pour les bouts de verre : « Tu as vu, c’est petit un bout de verre mais ça coupe et ça peut faire très mal au pied ». Et pour la table, je les arrête pour les inviter à toucher l’angle avec leur main : « Attention à ta tête, ça peut faire mal ». Et nous veillons à accompagner nos paroles d’un ton inquiet, en accord avec le danger qu’ils courent. Comme ils ont déjà expérimenté de marcher sur un jouet pied nu (aïe !) ou de se taper la tête contre une table, ils savent de quoi je parle. Et comme je leur fais confiance et vaque à mes activités, ils sentent aussi que je ne suis pas là pour les protéger de ce danger : mes enfants se sentent responsables de leur sécurité et font davantage attention à eux-mêmes.

C’est exactement la même chose quand Joy me propose de m’aider à ramasser les bouts de verre d’un bol cassé. J’exprime simplement ma crainte :

«  –  J’ai un peu peur que tu te coupes.

– T’inquiète pas Maman, je vais faire attention… »

Et connaissant le danger de se couper, se sentant responsabilisée, elle va davantage se concentrer et il y a de fortes chances pour que tout se passe bien (évidemment, je garde un œil sur elle, mais en toute discrétion).

Si elle s’apprête à marcher dans les orties, je ne vais pas lui dire : « Ne passe pas par-là, il y a des orties » mais plutôt « Tu n’as pas peur de te faire piquer par l’ortie qui est là ? ». Et c’est elle qui va prendre la décision de s’en éloigner.

Jamais mettre ses chaussures pour marcher sur un sol « dangereux » n’a été une lutte (évidement ils ne marchent pas pieds nus dans Paris, je parle surtout des lieux de vacances).

S’il y a des graviers, Léon, aux pieds sensibles, va directement me demander ses chaussures, pas besoin de lutter. Et Joy semble insensibilisée, alors pourquoi vouloir la protéger ? L’autre jour nous avions cassé un verre dans la cour, nous avions consciencieusement ramassé les morceaux, mais on n’est jamais à l’abri d’un petit bout oublié. Plutôt que de l’obliger à mettre ses chaussures, j’opte une nouvelle fois pour la responsabiliser « Tu n’as peur de marcher sur un bout de verre oublié et te couper ? ». Cette fois, elle n’a pas choisi de mettre ses chaussures et par chance elle ne s’est pas coupée. J’ai donc bien fait de ne pas lui dire « va mettre des chaussures, tu vas te couper », parce que si après avoir lutté pour qu’elle les mette j’avais abandonné et l’avais laissée marcher pieds-nus, je me serais ainsi complètement décrédibilisée. Et si elle s’était coupée, ça n’aurait pas été une grosse blessure : on aurait mis un pansement « magique » et elle aurait tout simplement appris de son expérience pour les prochaines fois.

L’avantage de responsabiliser plutôt que d’interdire.

N’étant pas du genre à leur  « interdire » des activités,  je suis toujours étonnée quand Joy vient me demander « la permission ».

Comme cette fois où nous étions dans un parc où coulait un petit ruisseau. Les enfants étaient en maillot de bain et un garçon plus grand s’aventurait à traverser le petit ruisseau de 10 cm d’eau. Joy courut me demander « Maman, est-ce que je peux traverser le ruisseau ? ». Je me suis vraiment demandée pourquoi elle me demandait l’autorisation, alors qu’elle savait très bien que je ne l’aurais pas grondée de l’avoir traversé. C’est tout simplement parce qu’elle se sentait responsable. Dans ce cas, ne sachant pas s’il était dangereux ou non de traverser ce ruisseau, elle a préféré vérifier auprès de moi qu’il n’y avait aucun risque.

Bien sûr, chacun sa notion du danger. Certains d’entre vous trouveront peut-être que je suis une mère complètement irresponsable ! Mais je tiens simplement à souligner l’importance de sensibiliser les enfants en matière de sécurité pour les responsabiliser. Interdire à tout bout de champ risque de casser tous leurs élans, d’annihiler tout esprit d’initiative et de retarder leur autonomie.

En tant que parents, n’est-il pas de notre devoir de leur laisser faire leurs propres expériences… en leur apprenant à évaluer les risques?

Éduquer sans crier, un vrai challenge, pour un quotidien plus serein pour nous parent mais aussi pour nos enfants ! Mais comment faire ? Je vous propose un exemple concret.

Une amie d’amie, Sophie, m’a raconté une histoire qui va sûrement vous intéresser. Elle était en vacances avec 9 amis, plus ses deux neveux (3 et 6 ans). Au moment (béni !) de l’apéro, les deux enfants n’arrêtaient pas de gesticuler dans leurs pattes, surexcités… Le plus petit courait autour de la table basse. A quatre reprises, Sophie lui dit (et crie) : « Arrête, tu vas renverser les verres ! ». Il n’écoutait pas, et advint ce qu’il devait advenir : des verres furent renversés. PAF ! Sa patience ayant atteint ses limites, Sophie lui donna une tape sur la tête. Le père, voyant la scène, renchérit d’une deuxième tape et d’une fessée. Il faut dire qu’il avait passé la journée à ‘désobéir’…

Même si cette scène peut choquer certains, elle est finalement assez courante. L’enfant joue avec une lampe, un verre, un téléphone, écrit avec un Bic, court sur le sol glissant… On lui demande d’arrêter, il n’arrête pas ; et pire : il finit par abimer l’objet, ou se faire mal… Forcément, nous adultes, ça nous agace. Heureusement, on peut éviter ce genre de dénouement malheureux.

Parfois la simple formulation de la phrase peut nous permettre d’éduquer sans crier.

Par exemple, « Arrête, tu vas le casser », cette petite phrase, qui n’a l’air de rien, nous fait sauter à pieds joints dans un rapport de force. Imaginez que vous êtes chez amis, et que vous jouez avec une très jolie rame en bois décorative (je prends cet exemple car c’est arrivé à Papacool pas plus tard que dimanche dernier). Notre ami lui dit : « Je préfère que tu ne joues pas avec car elle est fragile. L’autre fois Bertrand a joué avec, et elle a commencé à se fendre, regarde la fissure ». Papacool l’a reposée.

MAIS si notre ami avait plutôt dit : « Arrête, tu vas la casser ! », le copain Bertrand aurait certainement  continué. Fanfaron comme il est, il aurait sans doute ajouté quelque chose comme : « Eh ça va, je ne vais pas la casser (à raison : comment penser qu’il puisse casser une rame en bois ?!). Tiens regarde, je vais même la faire sauter en l’air ! ».

Comment expliquer cela ?!?… Quand on nous dit avec assurance : « Arrête de faire ça, tu vas le casser » alors que nous sommes en train de faire quelque chose qui nous semble sans risque, on a la désagréable sensation d’être pris pour un incapable. On sent que l’autre n’a pas confiance, et veut nous rabaisser. Ce rapport de force peut nous donner envie de tenir tête, de lui prouver qu’il a tort, ou de continuer juste pour l’embêter ! On ne redouble pas pour autant d’attention, trop entêté pour continuer à faire ce que l’on vous a ordonné d’arrêter.

C’est vrai, il n’est pas simple d’arrêter car obéir revient dans cet exemple à donner ainsi raison à son parent, ou à son ami, sur notre incapacité à continuer ce que nous faisons sans échouer.

Si j’arrête, je capitule et j’admets que je vais casser l’objet que je suis en train de manipuler.

Alors que faire pour ne pas crier, ni se retrouver dans ce rapport de force, et se donner le maximum de chances pour qu’il arrête ?

Imaginons notre enfant de 3 ans écrivant avec un Bic sur son petit carnet, affalée sur le canapé (c’est encore du vécu vous vous en doutez :-)). Vous voyez le coup venir ? Une belle trace de Bic sur le canapé immaculé ! Voyons comment réagir dans cette situation (liste non-exhaustive ;-)).

Si j’ai vraiment envie qu’il arrête, je vais d’abord venir près de lui, et lui dire sur le ton de l’inquiétude : « Ouh la la ! Je ne veux vraiment pas que l’on utilise le bic sur le canapé, j’ai trop peur qu’il y ait des tâches. Si tu veux, tu peux l’utiliser en t’installant à la table, ou alors tu prends des crayons de couleur ».

2/ Je peux aussi lui proposer une alternative, un choix : « Tu préfères t’installer sur la table pour utiliser ton bic, ou continuer sur le canapé avec des crayons de couleur ? »

3 / Je passe à l’action (et pas à la sanction :-)). Je ne vais pas répéter trois fois le même ordre en attendant qu’il m’obéisse. Mon objectif n’est d’ailleurs pas qu’il m’obéisse mais qu’au final, il n’y ait pas de tâche sur mon canapé ! Donc pour les choses qui nous embêtent vraiment (et pas toutes), il est important qu’il sente notre détermination. Je vais essayer de comprendre son besoin et de passer à l’action. Il est hyper concentré sur ce qu’il fait et n’a juste pas envie de bouger ? Je peux alors le soulever du canapé et l’installer ailleurs pour qu’il puisse continuer sans tâcher : « Je te mets là parce que je ne veux pas qu’il y ait de tâche ». Il s’ennuie, raison pour laquelle il tourne autour de l’apéro ? Je l’accompagne gentiment dans la salle de jeux (et pourquoi pas en étant compréhensif sur le fait qu’il s’ennuie), pour l’impliquer sur une activité, puis le laisser y jouer seul, l’informant que je le rejoindrai après l’apéro. Il a besoin d’attention ? Je prends 2 minutes pour lui dire que je le considère, pour lui faire un câlin, et lui proposer une activité à faire ensemble après l’apéro. Et au pire du pire, cela se finira peut-être en : « Tu préfères reposer la soucoupe ou que je la prenne moi-même ? » (pas le top, mais si on ne trouve pas d’alternative, ça lui laisse quand même un ultime choix :-)).

– Mon ton n’est pas « autoritaire », je ne me situe pas ‘au-dessus’ de lui. Et pourtant je suis ferme dans ma voix et dans ma posture. Au fond de moi je sais que je ne lui donne pas le choix, je suis à 10 cm de lui, et il comprend que je suis bien décidée à ce qu’il arrête.

Même si éduquer sans crier fait du bien à tous, vous l’avez compris, ce n’est pas pour autant que l’on évite le conflit à chaque fois, mais ce n’est pas grave. On a le droit de ne pas être d’accord, et cela passe mieux quand on n’a pas rabaissé son enfant, ou cherché à le dominer.

« Mais ne t’inquiète pas Maman, je vais faire attention »

On n’est pas à l’abri d’entendre cette phrase, et tant mieux ! Lui faire confiance, si son enfant s’en sent capable, ce serait une bonne occasion de lui apprendre à faire attention. Ou s’il échoue, de lui faire prendre conscience que la tâche n’est pas si facile et de lui enseigner remèdes et solutions.

Je m’assure une dernière fois de sa motivation (le ton est dans la confiance, pas dans la menace) : « Tu me promets que tu vas faire attention ? » Droit dans les yeux il me répond : « Promis maman ». Je lui fais alors confiance et vaque à mes activités.

On n’est alors plus dans un rapport de force, où un enfant continue par opposition à son parent qui pense qu’il ne va pas y arriver, qui le guette, en attendant avec impatience l’erreur, et montrer ainsi qu’il avait raison. Mais on est dans un rapport de confiance, l’enfant se sent responsabilisé. ll a bénéficié de la confiance de ses parents et est donc motivé à faire attention.

« Regarde maman j’ai réussi !! » : boom de confiance en soi pour l’enfant, et grosse satisfaction du parent (alors que si nous étions dans un rapport de force, le parent aurait eu l’impression que l’enfant avait défié son autorité).

Et puis parfois, on est juste à bout, fatigué, on a du mal à faire autrement que de crier. Normal, on est juste ‘humain’. Et il y a toujours aussi des astuces pour « mieux » réagir quand on est à bout. Pour les découvrir, indiquez votre email ci-dessous pour que je puisse vous les envoyer (gratuitement bien sûr). Je vous enverrai aussi des solutions pour maximiser vos chances pour que votre enfant coopère quand on lui dit de se calmer, d’être sage, de mettre son manteau, etc : tout ceci est dans le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) !

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Eduquer sans crier : conclusion

Essayons de ne pas être dans un rapport de force avec nos enfants : Donnons plus d’importance à l’objectif qu’au fait même qu’ils nous obéissent. Faisons-leur confiance pour leur capacité à vouloir coopérer, à faire attention. Et c’est ainsi qu’ils deviendront plus coopérants et soigneux. Mais surtout, prenons soin de nous, pour ne pas être à cran, et réagir au quart de tour. La clé de la bienveillance est dans notre sérénité. 🙂 (voir l’article « Devenir un parent cool, ça se travaille »).

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