Archive pour le mois : 06/2018

mode garde creche nounou

mode garde creche nounou

Mode de garde, crèche ou nounou ? Voilà une question quasi inévitable pour les parents à un moment ou à un autre – sauf, bien sûr, pour ceux qui veulent (et peuvent !) les garder eux-mêmes. Le bilan de notre débat Facebook ? Les avis sont très partagés, à peu près à égalité, et surtout (c’est logique) pas toujours la résultante d’un choix… mais plutôt de ce qu’on trouve ! Le point positif est que, souvent, chacun trouve finalement son bonheur – et vos petits bouts semblent avoir poussé en toute sérénité, quel que soit le mode de garde choisi ou trouvé. Ouf ! J

NDLR : J’ai choisi d’utiliser le terme « nounou » pour simplifier le propos, mais je parle bien entendu des assistantes maternelles et des gardes d’enfant à domicile.

TEAM NOUNOU !

Crèche ou nounou ? Pour certains, la réponse est évidente : nounou ! Que ce soit à domicile, en garde simple ou partagée, ou chez une assistante maternelle, beaucoup d’entre vous optent sans hésiter pour ce mode de garde là. Certains ont directement cherché la perle rare, sûrs de vouloir faire ce choix, d’autres en revanche ont dû s’y résoudre pour cause d’absence de place en crèche… mais ont finalement été ravis de la tournure des choses.

Les avantages de la nounou ? Le côté familial, cocon, douceur et calme (si appréciable pour les bébés), la flexibilité des horaires, moins de microbes, le respect du rythme de chacun, et la relation merveilleuse qui peut se tisser au fil du temps entre elle et l’enfant.

Ses inconvénients ? Le prix, les complications administratives, l’organisation à prévoir, le manque de copains/sociabilisation, le manque de préparation à la vie en communauté (transition pour l’école), le manque de solutions de repli si la nounou est malade ou a un empêchement, et le manque de transparence (beaucoup d’entre vous insistent sur le fait qu’il faut trouver la perle, et que ce n’est pas toujours rassurant de laisser son petit « chez n’importe qui »).

« Je n’ai pas eu de place en crèche pour mon ainé… à mon plus grand désespoir !J’étais très réticente a l’idée de le laisser à une nounou ! Et finalement : les 2 années passées avec l’assistante maternelle ont été formidables et nous n’avons absolument pas regretté!!!! De mon point de vue : si l’on trouve une super assistante maternelle, professionnelle et bienveillante, il n’y a pas a hésiter ! Les petits sont chouchoutés, font des activités, rencontrent des enfants tout en grandissant … Leur rythme est respecté et… elle nous donne plein d’astuces avec son expérience des enfants !!!! » (Aurélie)

« Nounou sans hésiter. On a eu la chance de trouver la perle rare. Une 2e maman pour les enfants et un vrai point de repère pour eux même au-delà de l’entrée à l’école car ils y vont toujours en périscolaire. Accueil familial, horaires flexibles, dépannage quand on a besoin, activités en groupe avec le RAM… Je n’y vois que des avantages. » (Tatiana)

« Nounou car papa et maman infirmiers donc on a des horaires decales et une amplitude horaire de 7h le matin à 2oh3o le soir. Et on a la chance d’avoir une nounou au top ! Week ends, jours fériés, nuits, elle assure ! » (Aurélie)

« Assistante maternelle en or ! Une maison, un grand jardin, des jeux à foison, des activités, un poulailler, chacun sa chambre et pourtant elle garde 4 enfants, fait à manger bio maison chaque jour, respecte le rythme de chacun, apporte beaucoup d’amour et est très rassurante pour les enfants comme pour les parents. Et je reçois des photos chaque jour de mes enfants en train de sourire, faire des activités ou partager des moments avec les autres enfants… C’est simple elle a gardé mes 3 enfants et c’est la seule personne à qui je les confierais les yeux fermés. Une perle et grâce à elle j’ai pu partir chaque jour au travail le coeur léger… cela n a pas de prix. Alors merci!! » (Aude)

 

TEAM LES DEUX !

Crèche ou nounou ? Les deux mon capitaine ! Que ce soit par choix ou imposé par les évènements (rappelons que les places en crèche sont rares, voire inexistantes dans certaines localités), certains d’entre vous ont connu les deux situations… et plébiscitent les deux ! Souvent, vous préférez commencer par la nounou, plus adaptée à bébé au début, dans un esprit de cocooning et de calme rassurants pour un petit.

livre éducation positive Cool Parents Make Happy KidsPuis, la deuxième ou troisième années, comme une transition bienvenue avant l’école, vous avez apprécié un passage par la crèche, qui apprend à l’enfant la vie en communauté en douceur – une crèche rassemblant des groupes d’enfant de douze par exemple, alors qu’à l’école ce chiffre peut monter à trente. Les petits y apprennent aussi à dormir en dortoir pour la sieste, manger dans une mini cantine, etc. Certains parents font donc volontairement ce choix d’une année de crèche avant l’école, parfois parce que c’est seulement à ce moment-là qu’ils obtiennent une place, aussi !

« Une nounou la 1ere année puis une assistante maternelle (crèche familiale) et maintenant crèche. Je trouve ça parfait ! Ma puce avait besoin d’être chouchoutée ses 2 premières année et elle l’a été, et là elle apprend la vie en communauté. Avant d’entrer à l’école je trouve ça bien…. C’est sur que niveau horaire la nounou c’est mieux, niveau argent la crèche c’est moins cher ! L’assistante maternelle c’est génial j’avais tout : une dame en or, que ma fille adorait, horaire flexible, elle prenait ma fille même malade si j’avais pas le choix et en plus tarif crèche… » ( Emmeline)

« Le 1e chez une nounou, avantages : flexibilité, câlins, et à l’écoute des enfants ; inconvénients : peu d’activités diverses, je soupçonne un peu de télé, et l’administratif quelle galère !! Le 2e est à la crèche, avantages, endroit étudié pour les enfants, et équipe sympa, inconvénients : procédures, il faut une ordonnance pour lui mettre une crème sur les fesses !!! Et pas le droit d’être en retard ! (Y’a du bon et du moins bon dans tous les cas) » (Maud)

« Le mien a commencé par une Nounou pour que la séparation se fasse en douceur et qu’il reste coocooné… À deux ans et demi, direction la crèche. Cela lui fait beaucoup de bien ! Car ça les prépare super bien à l’autonomie et à la collectivité.» (Audrey)

 

TEAM CRÈCHE !

Certains d’entre vous ont adoré l’expérience crèche. Sans surprise, les avantages et inconvénients de la garde en collectivité se dessinent parfaitement en creux de ceux de la garde par une ass’ mat’ ou une garde individuelle à domicile… Et les avis sont de nouveau très équilibrés parmi les parents : autant de fans de la crèche que de fans de la nounou. Comme pour ces dernières, certains d’entre vous soulignent que toutes les crèches ne se ressemblent pas – certaines ont été de véritables cocons de joie et de découvertes (la plupart), mais certaines se sont révélées hélas décevantes. Bien entendu, tout le monde n’obtient pas une place et un sésame dans les fameuses structures de garde en collectivité (qu’elles sont municipales, gérées par la mairie, privées, ou bien d’entreprise, via le travail d’un des parents).

Les avantages de la crèche ? Le prix, l’ouverture quasi toute l’année, la simplicité d’organisation, la sociabilisation et les copains, la tranquillité d’esprit (pas d’inquiétude sur une possible maltraitance).

Ses inconvénients ? Le côté « usine » si trop d’enfants, le manque d’individualité, les horaires fixes (et courts), les maladies qui y traînent régulièrement.

« En crèche et c’était par choix. Super micro-crèche alternative steiner/freinet/montessori. Nous ne regrettons pas notre choix au contraire notre fille y était très heureuse ! » (Sam)

« Ils sont allés dans une grosse crèche tous les 2. Plein de puéricultrices géniales, plein de loulous avec qui jouer. Enceinte du premier j’avais vu trop de téléfilms sur les nounous violentes :p j’avais trop peur qu’il soit seul avec la nounou sans personne pour checker ! » (Lalou)

« La crèche leur permet de mieux s’éveiller et d’apprendre bcp de choses. C’est mon avis. » (Samira)

« Et bien faut la trouver la bonne nounou comme vous dites ! Celle qui a une vrai vocation et celle qui ne confond pas qui est l’employeur et l’employé… La crèche sans hésiter, au moins il y a un vrai cadre avec une équipe de professionnels ! » (Tartine)

TEAM NI L’UN NI L’AUTRE

Enfin, le dernier groupe (moins nombreux) à avoir répondu est l’ensemble de parents ayant pu – et voulu – garder leurs enfants eux-mêmes. Avec ou sans journée en MAM ou crèche pour socialisation (et laisser maman ou papa souffler un peu !), avec ou sans difficultés financières (souvent le gros nerf de la guerre), ce choix très personnel est souvent celui de parents n’imaginant pas lâcher leur bébé trop tôt… et n’ayant pas besoin de travailler pour se sentir épanoui. Ou bien, étant prêts à se serrer la ceinture pour avoir le luxe de garder leur petit à la maison jusqu’à l’école. Autre option : les grands-parents à la rescousse ! Ou un turn-over de la famille pour assurer la garde de l’enfant.

« Moi aucun des 2 ! Pas de place dans ma propre crèche et j’ai pas confiance pour une nounou. Donc congé parental ….et dèche de thunes, oui ça va ensemble lol !» (Angélique)
« Gardée par moi-même! Et depuis un mois elle va 3 jours par semaine dans une MAM pour faire un petit tremplin avant l’école en septembre, et elle adore ! » (Nathalie)
« Ni l’un ni l’autre. On a choisi de les garder nous même. Un coup maman, puis papa, puis mamie, puis maman, de nouveau papa etc.  »
« Pour ma part, j’ai la chance de garder moi même mes enfants et pour qu’ils voient d’autres enfants, je vais dans des accueils parents-enfants. » (Carole)
Et vous, quelle a été ou quelle est votre expérience des modes de garde ? Si c’était à refaire, vous feriez quoi ? Racontez-nous en commentaire !

 

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre bébé le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

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Et si on parlait d’amour ? Dans notre nouvelle série d’articles sur les meilleurs bouquins pour enfants, aujourd’hui, nous vous proposons un best-of love. Des histoires tendres, qui parlent de toutes les sortes d’amour possibles : entre parents, de parent à enfant, entre frères et soeurs… Parfaits pour mettre des mots et des images sur ces grands sentiments, pas toujours faciles à comprendre ni à exprimer !

“Devine combien je t’aime” de Sam McBratney et Anita Jeram (L’École des Loisirs)

C’est parfois difficile de savoir exprimer l’amour immense qu’on a pour son papa ou sa maman, surtout quand on est tout petit. Dans ce livre, Petit Lièvre Brun aimerait bien dire à Grand Lièvre Brun combien il l’aime. Et inversement. De page en page, chacun tente de l’exprimer avec des images, jusqu’à prendre la distance à la lune à témoin (un classique aux Etats-Unis, qui dit en anglais “I love you to the moon and back”). Poétique, mignon, ce livre aide les enfants à dire toute leur tendresse – l’occasion rêvée d’étirer les bras le plus loin possible pour un “Je t’aime gros comme ça”.

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“Papa Ours part en voyage” de Chih-Yuan Chen (Casterman)

Comme son nom l’indique, cette histoire ne parle pas directement d’amour ou de tendresse, mais elle a parfaitement sa place dans cette sélection de livres. Parce que sous couvert d’une circonstance un peu particulière et qui ne concerne d’ailleurs pas grand monde – un Papa doit s’absenter 6 mois à l’étranger pour le travail – “Papa Ours part en voyage” ne parle que d’amour. L’amour d’un papa pour ses enfants chacun dans son genre, l’amour de trois enfants de différents âges envers leur père, la relation d’un couple (le papa et la maman irradient d’amour l’un envers l’autre), etc. On se manque, on se fait des cadeaux surprise, on pense les uns aux autres, on est heureux de s’avoir, même de l’autre côté de la planète… et on se retrouve. À lire à l’approche d’une séparation (vacances, voyage d’affaires ou divorce), ou tout au long de l’année, juste pour savourer la chance d’avoir une famille. Cerise sur le gâteau : les dessins sont très beaux.

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“Une histoire d’amour” de Gilles Bachelet (Seuil Jeunesse)

« Georges était maître-nageur, Josette pratiquait la natation synchronisée. » Ce livre tout à fait à part raconte une magnifique histoire d’amour entre deux gants de vaisselle. L’histoire de leur vie, d’une vie et d’un amour avec ses hauts et ses bas, racontée de façon drôle et poétique. Ici, on adore la lire mais aussi la regarder, car chaque image nous transporte dans un univers. Imaginez ces gants de vaisselle dont la table est une boîte d’allumettes, le chapeau un dé à coudre, et le chien une brosse à ongles… On n’a pas fini de scruter les objets détournés rigolos qui se cachent dans chacune des images de ce récit original, émouvant, drôle et merveilleusement raconté !

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“Je t’aimerai toujours quoiqu’il arrive” de Debi Gliori (Gautier Languereau)

Quand un petit renard se demande si sa maman l’aimerait même en cas de grosse bêtise, et autres circonstances tout aussi dramatiques, le décor est posé pour une jolie leçon de vie sur l’amour inconditionnel d’un parent. Même si pour nous, c’est évident, nos petits ne savent pas toujours assez que tous les caprices, erreurs et colères du monde ne seront jamais assez costauds pour abîmer notre amour pour eux. Et cela fait du bien de pouvoir leur rappeler de temps en temps autrement qu’avec nos gestes et nos mots – via les pages d’un petit bouquin bien fait. Sans pathos, avec poésie, espièglerie et imagination, Debi Gliori fait la démo d’un amour tendre, tranquille et inébranlable. Parce que la sécurité affective d’un petit être humain en devenir est certainement ce qu’il y a de plus important au monde.

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“Mon coeur” de Orianne Lallemand, illustr. Nathalie Dieterlé (Gautier Languereau)

Voici le livre idéal pour comprendre les différentes sortes d’amour au sein d’une famille ! Dans “Mon coeur”, un petit garçon raconte comment les coeurs de ses parents se sont aimés, puis comment ils l’ont aimé lui, et comment lui a aimé sa petite soeur. Le texte tout en poésie, qui joue et rejoue avec le mot “coeur” sous tous les angles (exemple : enceinte, on a “mal au coeur”…) ne passe pas sous silence les petites et grandes frayeurs de l’amour – quand le papa a le coup de foudre pour la maman, ou que le petit garçon a peur qu’on l’aime moins quand sa petite soeur sera née. Impeccable, par exemple, pour une grossesse du petit deuxième !

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Et vous, vous avez des livres spécial love à conseiller ? Dites-nous en commentaire !  

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enfant-difficile-CPMHK

Le rôle des parents n’est pas simple. Surtout quand il s’agit de dire non à un enfant difficile.

D’ailleurs souvent, l’enfant difficile est simplement un enfant moins ‘docile’ que les autres, et qui supporte mal l’autorité, ce qui n’a absolument rien d’inquiétant pour son avenir ! Voir l’article : « Faut-il que nos enfants soient obéissants pour vivre en société ? »

Il faut donc sortir de cette succession de luttes, où notre enfant ainsi bridé finit par exploser. Sans pour autant céder à toutes ses demandes, de peur que la crise n’éclate, au risque de lui enseigner que la meilleure façon d’obtenir ce qu’il veut, est de nous menacer de s’énerver. Nos enfants comprendraient vite la combine, et on rentrerait dès lors dans le même cercle vicieux.

Alors, la peste ou le choléra ? Heureusement que non, un peu de communication peut nous permettre d’éviter une crise face à un ‘enfant difficile’ ou pas.

Voici les 8 règles qui maximisent nos chances de mettre un peu de joie et un peu moins de conflits dans notre quotidien :

Règle n°1 : Prévenir de la règle

Si l’on dit à notre enfant : « Non ! C’est fini le pain, tu en as assez mangé ! », il y a peu de chance pour qu’il accepte sans histoire. Il risque plutôt de commencer à chouiner ou à insister, surtout s’il a faim et qu’il est fatigué. Alors que si on le prévient au premier morceau de pain : « D’accord je veux bien t’en donner, mais il n’y en aura pas d’autres après, car on va bientôt dîner, d’accord ? », et qu’il accepte explicitement cette règle avec un « Oui » droit dans les yeux, il y a de forte chance qu’il ne nous en demande pas de nouveau. Surtout si l’on a laissé entendre au timbre de notre voix que l’on tenait à ce que la règle soit suivie.

Pour eux comme pour nous il est beaucoup plus facile de respecter une règle quand on a été prévenu à l’avance, et d’autant plus si on l’a acceptée. C’est l’histoire du magasin qui indique sa fermeture à 19h, et qui finalement vous interdit de rentrer à 18h45.

Règle n°2 : L’explication

Il n’est pas d’accord avec la règle ? On se pose avec lui pour lui expliquer précisément pourquoi cette règle est bien pour lui ou pour les autres. Se focaliser sur la raison (si possible extérieure à nous) évite que le problème devienne une lutte d’ego entre lui et nous.

Règle n°3 : Donner une alternative

Proposons-lui si possible une alternative pour satisfaire son besoin autrement. Pas toujours facile d’avoir quelqu’un qui vous empêche constamment de faire ce que vous voulez, alors faisons-le en douceur …

«Si tu veux tu peux commander ce jouet pour ton anniversaire», « On avait dit un seul morceau de pain. Si tu veux tu pourras manger un morceau de pain après ton repas » ou « Si tu veux tu peux manger une carotte en attendant » (s’il a faim).

Sur ce sujet voir aussi l’article Que faire face à un enfant turbulent ?

Règle n°4 : Instaurer des règles constantes

C’est un bon moyen pour éviter toute opposition. « Pas plus d’une vidéo par semaine » ; « On ne mange jamais entre les repas » ; « Un seul gâteau par goûter », etc. Quand l’enfant n’a jamais connu les choses différemment, il a moins d’espoir de les modifier en chouinant, c’est tellement plus simple ! Alors que si l’on change d’avis en permanence, il est bien normal qu’il tente sa chance et essaye de nous faire changer d’avis.

Règle n°5 : Changer de sujet

Pour minimiser encore davantage les risques d’objection, utilisons la bonne veille technique que nous connaissons tous : passer du coq à l’âne. Sans même lui laisser le temps de réfléchir à notre refus, on part sur un autre sujet tellement plus intéressant … « Dis donc tu en as déjà eu une glace aujourd’hui. Tiens, tu as vu le pigeon ? Viens, on court lui faire peur !» ; « Tu as déjà regardé une vidéo cette semaine, mais on pourra en regarder une autre la semaine prochaine. D’ailleurs, est-ce que tu sais comment on crée un dessin-animé ? ». Bref, la technique classique dont il  faut user… et abuser.

Ce n’est pas tricher que d’employer toutes ces petites astuces avec un enfant difficile ou non ! L’objectif est de leur faire comprendre les règles, et de les aider à les respecter en douceur. L’enfant n’ayant pas encore la partie du cerveau lui permettant de gérer ses émotions, comme nous le faisons.

Règle n°6 : Ne pas céder

Quand, malgré tout cela, il se braque devant un refus, il est important de garder le cap si la règle vous semble utile, et que vous ne souhaitez pas vous mettre en difficulté pour l’appliquer plus tard. Alors courage ! Nous avons tout bien fait, nous nous ne sommes pas énervés, nous avions expliqué la règle à l’avance, nous lui avons donné une alternative alléchante, nous avons été compréhensifs, nous avons même essayé de le distraire, et il se roule quand même par terre … Ce n’est qu’un mauvais moment à passer.  Il est peut-être tout simplement fatigué, allons le coucher, et aidons le à se calmer.

Règle n°7 : Dans le cas où l’on préfère céder face à un ‘enfant difficile’

Il existe des cas où ce n’est vraiment pas le moment de se battre. Si l’on est à deux doigts de louper son train, ou que l’on ne veut pas pourrir l’ambiance d’un dîner entre amis, ou si l’on risque de se faire sortir d’une salle d’attente, etc. Bref, dans certains contextes, il nous semble parfois plus approprié de céder, surtout si ce que nous lui refusons a finalement peu d’importance.

Proposons-lui alors de reformuler sa demande gentiment en lui donnant l’exemple : « Maman, c’est très important pour moi, est-ce que tu peux y re-réfléchir ? ». Cela lui apprend à demander les choses gentiment, et cela nous donne quelques secondes pour réfléchir à la contrepartie ou à la condition, qui va nous permettre de céder, sans nous décrédibiliser…  « Ok mais juste 2 min » ; « Ok mais juste un » ; «  Ok mais c’est exceptionnel, c’est parce qu’il y a des invités ». Ou encore, dans les cas extrêmes : « Ecoute, je ne suis vraiment pas d’accord. Fais ce que tu veux, mais on en reparlera posément » etc. (Et on en reparle pour de vrai). Ouf ! Nous avons trouvé un compromis, en minimisant le risque de l’inciter à crier pour nous faire céder.

Règle n°8 : Prenons soin de nous !

Cette petite recette,  facile à écrire, est moins facile à appliquer face à un enfant difficile les jours où l’on est pressé, de mauvaise humeur, ou tout simplement en train de penser à autre chose ! Donc un seul conseil, ménageons-nous, prenons soin de nous, pour savoir dire « non » avec tact et au pire, être suffisamment zen pour ne pas se laisser déstabiliser par une colère.

Tout le monde est dans le même cas ; alors courage ! Usons de patience et de tact ! Besoin d’un peu d’aide ? Si vous souhaitez découvrir d’autres clefs pour mieux communiquer avec votre enfant en bonne harmonie (et sans vous répéter ni trop crier, ce qui n’est pas la moitié d’un challenge 😉 ), je vous propose de renseigner votre email ci-dessous – je vous enverrai alors gratuitement le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Vous y trouverez des conseils, des idées et des pistes qui peuvent réellement changer les choses à la maison – sans être trop compliqués à mettre en place.

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Chouette, une cocotte en papier à imprimer ! Vous adoriez en fabriquer dans votre enfance, avec une page arrachée d’un cahier et quelques points grossièrement dessinés au feutre ? On a tous tâtonné de l’origami en confectionnant nos cocottes en papier, cachant dans ses replis plein de secrets, de missions à accomplir et de prédictions façon diseur de bonne aventure… Cette star des cours de récré revient en force version CPMHK complètement relookée et repensée, avec un but tout à fait avoué : lancer à toute la famille des “défis du cœur” ! Parce que les petits challenges sont funs, motivants et parfaits pour muscler sa confiance en soi, la Cocotte à Défis embellit le quotidien des grands comme des petits.

Le principe ? Chaque matin, chaque membre de la famille choisit un nombre, actionne la cocotte et découvre son défi de la journée. Choisir un livre qui pourrait plaire à son frère, offrir un cadeau à une copine, rendre service à la maîtresse, masser le chat, dire un compliment à Papa ou encore faire rire la boulangère, chaque défi fait appel à nos ressources intérieures tout en envoyant de la gentillesse et de la positivité à notre entourage. On remplit le challenge dans la journée, et le soir, au dîner, on se raconte nos exploits !

Cette cocotte en papier à imprimer stimule donc l’imagination de nos enfants (et la nôtre !) tout en renforçant leur sociabilité, leur empathie et leur confiance en eux. En plus, chaque défi relevé bénéficie à tout le monde, puisque lors du débrief, on apprend les uns des autres tout en partageant la joie donnée. La façon dont vos enfants réussissent leurs défis vous surprendra, et bien vite, ils pourraient avoir envie d’avoir une autre cocotte à imprimer pour l’emmener à l’école… et lancer la mode des défis du cœur dans la cour de récréation. Alors, vous dites combien ?

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Activité montessori recette cookies enfant

Même sans être experts en activités Montessori, on le sait : pour bien apprendre, il faut que nos enfants expérimentent, et comprennent le sens et l’utilité de ce qu’ils apprennent. Exemple : à quoi ça sert de faire une multiplication, une soustraction, une addition ? N’est-il pas beaucoup plus facile de compter quand on a les objets en question sous le nez ?

Aujourd’hui, dans le cadre des Vendredi Montessori de CPMHK, je vous propose un atelier cookies avec vos enfants (à partir de 2 ans), pour rendre les mathématiques amusantes et beaucoup plus parlantes grâce à une recette. On en profite aussi pour comprendre le monde qui nous entoure, et évidemment, surtout : pour bien s’amuser !

 

Recette pour 12 cookies

Ingrédients :

1 oeuf

1 grosse cuillère à dessert de sucre pour 1 cookie

Un morceau de beurre pour 4 cookies (1 morceau = la graduation de 25g sur le beurre)

1 très grosse cuillère (avec une montagne dessus) à soupe de farine pour 2 cookies

1 sachet de sucre vanillé

100g de pépites de chocolat

1 cuillère à café de levure chimique

 

Etape 1 :

Sortir la plaque du four, puis préchauffer le four à 180°C (pour que la plaque ne soit pas bouillante, héhé)

 

Etape 2 :

  • Casser l’oeuf entier dans un saladier.
  • Ajouter le sucre : “1 grosse cuillère de sucre pour un cookie, et on veut 12 cookies : les enfants, combien on met de cuillères ?” Et là, on passe le relais au petit, à qui on donne la mission de compter le nombre de cuillères !
  • Ajouter le sachet de sucre vanillé.
  • Mettre le beurre à fondre au micro-onde. “Mais combien de morceaux de beurre devons-nous mettre ? Pour aider notre enfant, on dessine sur une feuille 12 cookies :
  • “Un morceau de beurre pour 4 cookies” (on les entoure sur le dessin). Combien faut-il de morceaux de beurre ? On lui passe le stylo… “3 !” “BRAVO ! TU VIENS DE FAIRE UNE DIVISION !
  • Mélanger.

 

“A votre avis les enfants la farine, ça vient d’où ?” – “De la vache !” – “Ah bon, de la vache ?” – “Bah oui, on fait la farine avec le lait maman, le lait c’est blanc et la farine c’est blanc”. Honte à moi, mère indigne ! Comment ai-je pu passer à côté de leur transmettre cette évidence… Heureusement, il n’est jamais trop tard 🙂  “Il y a quoi sur le paquet, les enfants ?“ – “Du blé !” (comme d’habitude on essaye au maximum de les faire réfléchir par eux-même plutôt que de leur donner la solution) – “Ah oui maman, on fait la farine avec le blé, comme pour le pain !” – “Et le blé, comment ça arrive ?” – “Ca pousse grâce à une graine dans un champ ! Et Maman, à ton avis, comment il arrive le champ ? Haha ! Tu te l’étais pas posée cette question-là maman !” … et nous voilà lancés dans une bonne discussion pour savoir d’où viennent tous ces aliments.

 

Etape 3 :

  • Une  très grosse cuillère à soupe de farine pour 2 cookies. Combien faut-il de cuillères les enfants ? On refait notre petit schéma et les laissons entourer les cookies deux par deux… (donner un coup de pouce si nécessaire) : 6 cuillères, bravo ! Et pour les plus petits, la mission maintenant est de compter !
  • Ajouter la cuillère de levure.
  • Ajouter le sel.
  • Ajouter le sachet de pépites de chocolat.
  • Mélanger !

Etape 4 :

  • On met le papier cuisson sur la plaque du four et c’est parti pour “tambouiller” et y déposer des boules bien roulée et espacées.
  • “On a fait combien de boules les enfants ?” Allez, au tour du plus petit de compter. “9 !” – “Absolument mon chat. Alors, combien devons-nous encore en faire pour avoir 12 cookies ?” On prend notre petit dessin si nécessaire, on barre les 9 que l’on a déjà fait, et il nous en reste… 3 ! “Bravo, tu te rends compte, tu as fait une soustraction !” Zut, on n’a plus assez de pâte… Mais ce n’est pas grave, car l’objectif n’est pas de faire des cookies parfaits, vous l’avez saisi, mais de partager ce petit moment, et d’en profiter pour rendre les mathématique amusantes. Tant pis s’il y a trop de farine et pas assez de sucre, du moment que cela reste mangeable 🙂

 

Etape 5 :

  • Cuisson pendant 15 minutes, et il n’y a plus qu’à déguster !

Vous voudriez faire plus d’activités Montessori à la maison avec vos enfants ? Venez visiter cette page !

Vous souhaitez aller plus loin ? Je vous propose de recevoir gratuitement le PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori ! En renseignant votre email ci-dessous, vous aurez en cadeau un pack contenant d’autres activités, des petits outils fun et gratuits à imprimer, et une super méthode de rangement de chambre Montessori. N’hésitez pas !

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sécurité enfants

sécurité enfants

En matière de sécurité enfants, on se sent souvent inquiet pour nos enfants, on ne veut pas qu’ils se fassent mal. Mais pourquoi nos enfants, eux, sont-ils si peu responsables ? Pourquoi ne pensent-ils pas d’eux-mêmes à mettre des chaussures pour ne pas se faire mal au pied ? Pourquoi ne se mettent-ils pas d’eux-mêmes sur les fesses pour descendre les escaliers ? Contrairement à nous, pourquoi la sécurité n’est-elle pas naturelle pour les enfants ? (enfin, pas pour descendre les escaliers sur les fesses, mais vous m’avez comprise !)

Est-ce que leur cerveau n’est pas assez mature pour évaluer le danger ? Pourtant cette partie du cerveau qui nous permet d’avoir peur en cas de danger – par exemple de courir pour fuir – est la partie primitive : elle est déjà développée chez nos enfants dès la naissance. Sauf que pour avoir peur du danger, encore faut-il comprendre qu’il y a un danger… Soit parce que l’attitude craintive de ses parents lui est naturellement transmise (comme pour les animaux), soit parce que le danger est expérimental (la chaleur du feu par exemple).

Leur apprendre à évaluer le danger doit donc passer par deux choses : leur faire ressentir notre propre crainte face à un risque et/ou leur laisser l’opportunité d’expérimenter. En interdisant quelque chose de dangereux à un enfant, on lui apprend à obéir, à respecter un interdit, mais on ne lui donne pas la possibilité de s’auto-responsabiliser.

Nos enfants peuvent-ils se responsabiliser face au danger dès le plus jeune âge ?

Avec Joy, je m’étais forgée la conviction que les enfants peuvent être responsabilisés en terme de sécurité très tôt et avoir conscience du danger dès le plus jeune âge. Sans être peureuse, Joy a toujours été prudente. C’est lorsque Léon a eu 9 mois que mes convictions ont commencé à être ébranlées. À le voir détaler à 4 pattes, prêt à dévaler l’escalier à toute vitesse, je me suis dit que la prudence n’était finalement peut-être qu’une question de tempérament.

Pourtant, aujourd’hui Léon a deux ans et, à notre grand étonnement, il est devenu très prudent, plus encore que sa sœur ! Depuis qu’il a un an, nous ne lui interdisons plus l’accès à l’escalier (voir l’article X), et aujourd’hui, il nous appelle systématiquement pour l’aider à le descendre. Et si nous ne sommes pas là, il descend prudemment sur les fesses.

Si, pour avoir des enfants qui se sentent responsabilisés en matière de sécurité, il faut prendre le risque de quelques petits bobos : je suis convaincue que c’est la meilleure des sécurités. Il y aura toujours une maison de vacances où l’escalier ne pourra pas être protégé, toujours une aire de jeux où ils pourront vaciller et on ne peut pas toujours être là pour les rattraper. La prudence et la concentration qu’ils auront développées restent la meilleure sécurité pour nos enfants.

Alors comment avons-nous amélioré le respect de la sécurité chez nos enfants ?

Aussi choquant que ça puisse paraître, nous ne leurs interdisons pas de couper avec des couteaux à viande (je ne parle pas des couteaux « de cuisine »), ni de couper une feuille avec les grands ciseaux, ni de courir autour d’une table à angles aigus, ni ne leur interdisons de nous aider à ramasser un verre cassé, ou de s’aventurer dans les orties. Plutôt que d’interdire, nous les en « dissuadons »…

Nous les invitons à prendre conscience du danger : « Regarde, mets ton doigts sur le couteau, tu as vu comme ça coupe ? ». Idem pour les bouts de verre : « Tu as vu, c’est petit un bout de verre mais ça coupe et ça peut faire très mal au pied ». Et pour la table, je les arrête pour les inviter à toucher l’angle avec leur main : « Attention à ta tête, ça peut faire mal ». Et nous veillons à accompagner nos paroles d’un ton inquiet, en accord avec le danger qu’ils courent. Comme ils ont déjà expérimenté de marcher sur un jouet pied nu (aïe !) ou de se taper la tête contre une table, ils savent de quoi je parle. Et comme je leur fais confiance et vaque à mes activités, ils sentent aussi que je ne suis pas là pour les protéger de ce danger : mes enfants se sentent responsables de leur sécurité et font davantage attention à eux-mêmes.

C’est exactement la même chose quand Joy me propose de m’aider à ramasser les bouts de verre d’un bol cassé. J’exprime simplement ma crainte :

«  –  J’ai un peu peur que tu te coupes.

– T’inquiète pas Maman, je vais faire attention… »

Et connaissant le danger de se couper, se sentant responsabilisée, elle va davantage se concentrer et il y a de fortes chances pour que tout se passe bien (évidemment, je garde un œil sur elle, mais en toute discrétion).

Si elle s’apprête à marcher dans les orties, je ne vais pas lui dire : « Ne passe pas par-là, il y a des orties » mais plutôt « Tu n’as pas peur de te faire piquer par l’ortie qui est là ? ». Et c’est elle qui va prendre la décision de s’en éloigner.

Jamais mettre ses chaussures pour marcher sur un sol « dangereux » n’a été une lutte (évidement ils ne marchent pas pieds nus dans Paris, je parle surtout des lieux de vacances).

S’il y a des graviers, Léon, aux pieds sensibles, va directement me demander ses chaussures, pas besoin de lutter. Et Joy semble insensibilisée, alors pourquoi vouloir la protéger ? L’autre jour nous avions cassé un verre dans la cour, nous avions consciencieusement ramassé les morceaux, mais on n’est jamais à l’abri d’un petit bout oublié. Plutôt que de l’obliger à mettre ses chaussures, j’opte une nouvelle fois pour la responsabiliser « Tu n’as peur de marcher sur un bout de verre oublié et te couper ? ». Cette fois, elle n’a pas choisi de mettre ses chaussures et par chance elle ne s’est pas coupée. J’ai donc bien fait de ne pas lui dire « va mettre des chaussures, tu vas te couper », parce que si après avoir lutté pour qu’elle les mette j’avais abandonné et l’avais laissée marcher pieds-nus, je me serais ainsi complètement décrédibilisée. Et si elle s’était coupée, ça n’aurait pas été une grosse blessure : on aurait mis un pansement « magique » et elle aurait tout simplement appris de son expérience pour les prochaines fois.

L’avantage de responsabiliser plutôt que d’interdire.

N’étant pas du genre à leur  « interdire » des activités,  je suis toujours étonnée quand Joy vient me demander « la permission ».

Comme cette fois où nous étions dans un parc où coulait un petit ruisseau. Les enfants étaient en maillot de bain et un garçon plus grand s’aventurait à traverser le petit ruisseau de 10 cm d’eau. Joy courut me demander « Maman, est-ce que je peux traverser le ruisseau ? ». Je me suis vraiment demandée pourquoi elle me demandait l’autorisation, alors qu’elle savait très bien que je ne l’aurais pas grondée de l’avoir traversé. C’est tout simplement parce qu’elle se sentait responsable. Dans ce cas, ne sachant pas s’il était dangereux ou non de traverser ce ruisseau, elle a préféré vérifier auprès de moi qu’il n’y avait aucun risque.

Bien sûr, chacun sa notion du danger. Certains d’entre vous trouveront peut-être que je suis une mère complètement irresponsable ! Mais je tiens simplement à souligner l’importance de sensibiliser les enfants en matière de sécurité pour les responsabiliser. Interdire à tout bout de champ risque de casser tous leurs élans, d’annihiler tout esprit d’initiative et de retarder leur autonomie.

En tant que parents, n’est-il pas de notre devoir de leur laisser faire leurs propres expériences… en leur apprenant à évaluer les risques?

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Éduquer sans crier, un vrai challenge, pour un quotidien plus serein pour nous parent mais aussi pour nos enfants ! Mais comment faire ? Je vous propose un exemple concret.

Une amie d’amie, Sophie, m’a raconté une histoire qui va sûrement vous intéresser. Elle était en vacances avec 9 amis, plus ses deux neveux (3 et 6 ans). Au moment (béni !) de l’apéro, les deux enfants n’arrêtaient pas de gesticuler dans leurs pattes, surexcités… Le plus petit courait autour de la table basse. A quatre reprises, Sophie lui dit (et crie) : « Arrête, tu vas renverser les verres ! ». Il n’écoutait pas, et advint ce qu’il devait advenir : des verres furent renversés. PAF ! Sa patience ayant atteint ses limites, Sophie lui donna une tape sur la tête. Le père, voyant la scène, renchérit d’une deuxième tape et d’une fessée. Il faut dire qu’il avait passé la journée à ‘désobéir’…

Même si cette scène peut choquer certains, elle est finalement assez courante. L’enfant joue avec une lampe, un verre, un téléphone, écrit avec un Bic, court sur le sol glissant… On lui demande d’arrêter, il n’arrête pas ; et pire : il finit par abimer l’objet, ou se faire mal… Forcément, nous adultes, ça nous agace. Heureusement, on peut éviter ce genre de dénouement malheureux.

Parfois la simple formulation de la phrase peut nous permettre d’éduquer sans crier.

Par exemple, « Arrête, tu vas le casser », cette petite phrase, qui n’a l’air de rien, nous fait sauter à pieds joints dans un rapport de force. Imaginez que vous êtes chez amis, et que vous jouez avec une très jolie rame en bois décorative (je prends cet exemple car c’est arrivé à Papacool pas plus tard que dimanche dernier). Notre ami lui dit : « Je préfère que tu ne joues pas avec car elle est fragile. L’autre fois Bertrand a joué avec, et elle a commencé à se fendre, regarde la fissure ». Papacool l’a reposée.

MAIS si notre ami avait plutôt dit : « Arrête, tu vas la casser ! », le copain Bertrand aurait certainement  continué. Fanfaron comme il est, il aurait sans doute ajouté quelque chose comme : « Eh ça va, je ne vais pas la casser (à raison : comment penser qu’il puisse casser une rame en bois ?!). Tiens regarde, je vais même la faire sauter en l’air ! ».

Comment expliquer cela ?!?… Quand on nous dit avec assurance : « Arrête de faire ça, tu vas le casser » alors que nous sommes en train de faire quelque chose qui nous semble sans risque, on a la désagréable sensation d’être pris pour un incapable. On sent que l’autre n’a pas confiance, et veut nous rabaisser. Ce rapport de force peut nous donner envie de tenir tête, de lui prouver qu’il a tort, ou de continuer juste pour l’embêter ! On ne redouble pas pour autant d’attention, trop entêté pour continuer à faire ce que l’on vous a ordonné d’arrêter.

C’est vrai, il n’est pas simple d’arrêter car obéir revient dans cet exemple à donner ainsi raison à son parent, ou à son ami, sur notre incapacité à continuer ce que nous faisons sans échouer.

Si j’arrête, je capitule et j’admets que je vais casser l’objet que je suis en train de manipuler.

Alors que faire pour ne pas crier, ni se retrouver dans ce rapport de force, et se donner le maximum de chances pour qu’il arrête ?

Imaginons notre enfant de 3 ans écrivant avec un Bic sur son petit carnet, affalée sur le canapé (c’est encore du vécu vous vous en doutez :-)). Vous voyez le coup venir ? Une belle trace de Bic sur le canapé immaculé ! Voyons comment réagir dans cette situation (liste non-exhaustive ;-)).

Si j’ai vraiment envie qu’il arrête, je vais d’abord venir près de lui, et lui dire sur le ton de l’inquiétude : « Ouh la la ! Je ne veux vraiment pas que l’on utilise le bic sur le canapé, j’ai trop peur qu’il y ait des tâches. Si tu veux, tu peux l’utiliser en t’installant à la table, ou alors tu prends des crayons de couleur ».

2/ Je peux aussi lui proposer une alternative, un choix : « Tu préfères t’installer sur la table pour utiliser ton bic, ou continuer sur le canapé avec des crayons de couleur ? »

3 / Je passe à l’action (et pas à la sanction :-)). Je ne vais pas répéter trois fois le même ordre en attendant qu’il m’obéisse. Mon objectif n’est d’ailleurs pas qu’il m’obéisse mais qu’au final, il n’y ait pas de tâche sur mon canapé ! Donc pour les choses qui nous embêtent vraiment (et pas toutes), il est important qu’il sente notre détermination. Je vais essayer de comprendre son besoin et de passer à l’action. Il est hyper concentré sur ce qu’il fait et n’a juste pas envie de bouger ? Je peux alors le soulever du canapé et l’installer ailleurs pour qu’il puisse continuer sans tâcher : « Je te mets là parce que je ne veux pas qu’il y ait de tâche ». Il s’ennuie, raison pour laquelle il tourne autour de l’apéro ? Je l’accompagne gentiment dans la salle de jeux (et pourquoi pas en étant compréhensif sur le fait qu’il s’ennuie), pour l’impliquer sur une activité, puis le laisser y jouer seul, l’informant que je le rejoindrai après l’apéro. Il a besoin d’attention ? Je prends 2 minutes pour lui dire que je le considère, pour lui faire un câlin, et lui proposer une activité à faire ensemble après l’apéro. Et au pire du pire, cela se finira peut-être en : « Tu préfères reposer la soucoupe ou que je la prenne moi-même ? » (pas le top, mais si on ne trouve pas d’alternative, ça lui laisse quand même un ultime choix :-)).

– Mon ton n’est pas « autoritaire », je ne me situe pas ‘au-dessus’ de lui. Et pourtant je suis ferme dans ma voix et dans ma posture. Au fond de moi je sais que je ne lui donne pas le choix, je suis à 10 cm de lui, et il comprend que je suis bien décidée à ce qu’il arrête.

Même si éduquer sans crier fait du bien à tous, vous l’avez compris, ce n’est pas pour autant que l’on évite le conflit à chaque fois, mais ce n’est pas grave. On a le droit de ne pas être d’accord, et cela passe mieux quand on n’a pas rabaissé son enfant, ou cherché à le dominer.

« Mais ne t’inquiète pas Maman, je vais faire attention »

On n’est pas à l’abri d’entendre cette phrase, et tant mieux ! Lui faire confiance, si son enfant s’en sent capable, ce serait une bonne occasion de lui apprendre à faire attention. Ou s’il échoue, de lui faire prendre conscience que la tâche n’est pas si facile et de lui enseigner remèdes et solutions.

Je m’assure une dernière fois de sa motivation (le ton est dans la confiance, pas dans la menace) : « Tu me promets que tu vas faire attention ? » Droit dans les yeux il me répond : « Promis maman ». Je lui fais alors confiance et vaque à mes activités.

On n’est alors plus dans un rapport de force, où un enfant continue par opposition à son parent qui pense qu’il ne va pas y arriver, qui le guette, en attendant avec impatience l’erreur, et montrer ainsi qu’il avait raison. Mais on est dans un rapport de confiance, l’enfant se sent responsabilisé. ll a bénéficié de la confiance de ses parents et est donc motivé à faire attention.

« Regarde maman j’ai réussi !! » : boom de confiance en soi pour l’enfant, et grosse satisfaction du parent (alors que si nous étions dans un rapport de force, le parent aurait eu l’impression que l’enfant avait défié son autorité).

Et puis parfois, on est juste à bout, fatigué, on a du mal à faire autrement que de crier. Normal, on est juste ‘humain’. Et il y a toujours aussi des astuces pour « mieux » réagir quand on est à bout. Pour les découvrir, indiquez votre email ci-dessous pour que je puisse vous les envoyer (gratuitement bien sûr). Je vous enverrai aussi des solutions pour maximiser vos chances pour que votre enfant coopère quand on lui dit de se calmer, d’être sage, de mettre son manteau, etc : tout ceci est dans le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! 

Eduquer sans crier : conclusion

Essayons de ne pas être dans un rapport de force avec nos enfants : Donnons plus d’importance à l’objectif qu’au fait même qu’ils nous obéissent. Faisons-leur confiance pour leur capacité à vouloir coopérer, à faire attention. Et c’est ainsi qu’ils deviendront plus coopérants et soigneux. Mais surtout, prenons soin de nous, pour ne pas être à cran, et réagir au quart de tour. La clé de la bienveillance est dans notre sérénité. 🙂 (voir l’article « Devenir un parent cool, ça se travaille »).

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