Archive pour le mois : 07/2018

enfant qui ne veut pas dormir

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Pas facile de gérer un enfant qui ne veut pas dormir, cela était à l’époque notre cas avec Léon qui, malgré la fatigue et en dépit de bons moments passés ensemble avant d’aller se coucher, refusait de s’endormir.

L’art de créer une atmosphère propice au coucher.

C’était en vacances, chez mes parents. Il y avait une jeune fille au pair pour les aider à gérer tous les cousins-cousines. Avec elle, les couchers se passaient très bien. Mais après les avoir récupérés, ce fut une autre paire de manches…

Nous étions pourtant en vacances, et nous passions donc beaucoup de temps avec les enfants. Léon n’était pas dans une phase spécialement “pot-de-colle”. Alors pourquoi ces difficultés le soir venu ?

J’ai eu l’occasion d’observer avant son départ la jeune fille au pair exemplaire qui, de tempérament naturel, était 100% présente avec les enfants, mais en plus de cela, avait un pouvoir que nous n’avions pas : calmer les enfants…

En fait, Daddycool et moi sommes de nature à aimer faire la fête avec nos enfants, rigoler, jouer, bref les « éveiller », voire même les « réveiller » ! Jusqu’au point parfois de les exciter. Voilà pourquoi il nous a été bien utile d’apprendre comment susciter ce calme chez les enfants et surtout chez un enfant qui ne veut pas dormir !

Pour comprendre à quel point l’atmosphère que nous créons le soir a son importance, il suffit de vous imaginer un soir d’hiver froid, au coin du feu, ambiance bougies/plaid, lisant un livre intéressant (mais pas trop !), avec FIP en fond musical : vous avez clairement envie de vous endormir. Et imaginez-vous un même soir, en plein mois de juin, le soleil n’est toujours pas couché, il fait très chaud et vous êtes sur votre terrasse ou dans votre jardin, en pleine discussion animée avec vos deux meilleurs amis que vous venez de retrouver : vous avez beaucoup moins envie de vous coucher, non ?

Pour nos enfants, c’est la même chose.

Être dans une atmosphère calme va permettre à nos enfants de ne pas avoir l’impression de louper une soirée animée et donc les aider à lâcher prise et à s’endormir. Voici quelques ingrédients pour créer une atmosphère favorable à l’endormissement :

Une demi-heure avant le moment du coucher, commencez à parler doucement, diminuez le volume et le rythme de votre voix. Idem pour les mouvements : adoptez une attitude douce, sans geste brusque. Ça, la babysitter savait TRÈS bien le faire !

Faire en sorte, si possible, que la chambre ne soit pas trop chaude : 18°C-19°C c’est l’idéal.

L’éclairage a aussi son importance. Si c’est l’été, fermez les volets. Et faites en sorte que la lumière soit tamisée (on évite les néons blancs d’hôpitaux ou encore les ampoules halogènes agressives, on préfère une lumière « chaude » / jaune avec variateur, ou des guirlandes lumineuses qui participent à créer une atmosphère chaleureuse.  Il ne s’agit pas de tout miser sur la déco pour le coucher de vos enfants, mais c’est un petit bonus qui peut aider un enfant qui ne veut pas dormir à lâcher prise.

L’art de lire l’histoire ! Oui, écouter FIP vous donne clairement plus envie d’aller vous coucher que d’écouter NRJ à fond les ballons. Et c’est avant tout pour une histoire de voix. Ainsi, la voix grave et lente de Daddycool, ou celle toute douce de ma jeune fille au pair, sont clairement beaucoup plus efficaces que la mienne pour faire bâiller Joy et Léon. Parler doucement, lentement, éviter de sur-jouer les dialogues de l’histoire aident clairement le marchand de sable à faire son oeuvre.

J’oubliais de mentionner la « base » : évitez évidemment les écrans pendant l’heure précédant le coucher ! C’est bien connu, les écrans éveillent l’attention, nous maintiennent en alerte et rendent plus difficile l’endormissement et donc le coucher d’un enfant qui ne veut pas dormir …

Si vous souhaitez que vos enfants soient détendus, un bon bain avant le coucher est également une solution que beaucoup trouvent efficace.

Lors de soirées de fête, lorsqu’il y a plein d’amis à la maison, c’est un peu plus difficile. Demander à notre enfant de se coucher, alors qu’au salon l’ambiance est au top, risque de lui donner l’impression d’être mis à l’écart. Cela peut rendre l’endormissement difficile, surtout s’il entend tout depuis sa chambre. De notre côté, nous avons décidé de continuer à inviter des amis, mais de faire en sorte que Léon s’endorme avant leur arrivée. Et encore c’est tellement tentant de les laisser un peu profiter de la fête, surtout si c’est une veille de week-end !

Vous avez été présent à 100%, vous avez créé une atmosphère propice et votre enfant ne veut toujours pas dormir !

cool coachingOn a passé un vrai moment ensemble, dans une atmosphère calme, tous les ingrédients étaient réunis pour assurer le coucher, et malgré cela, Joy se relève, demande un biberon, trouve qu’il fait trop noir et a finalement mal à la tête…

C’est là où, voulant mettre toutes les chances de notre côté pour ne plus être interrompus, on est tenté d’ouvrir grand la porte, d’envoyer le biberon et le Doliprane et pourquoi pas même les gommettes, pourvu que notre enfant arrête de nous déranger… On peut même perdre carrément patience et là, gros risque que ça parte en cacahuète !

ERREUR STRATÉGIQUE ! Le problème n’était pas tant que Joy avait vraiment soif, envie de plus de lumière, ou mal à la tête. Non, elle n’arrivait pas à dormir parce que quelque chose la préoccupait. Pas toujours simple de déceler si un enfant refuse de dormir parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas, ou juste parce qu’il n’est pas fatigué. Mais dans ce cas, je voyais vraiment que quelque chose clochait.

Alors, je me suis assise à sa hauteur, me suis posée vraiment, pour lui montrer que j’étais à l’écoute et lui ai demandé : « Il y a quelque chose qui ne va pas, mon cœur ? ». Elle a éclaté en sanglots : « Oui, ma copine Scarlett, elle a pas voulu jouer avec moi dans la cour ! ». Si ça vous arrive, c’est alors le moment de passer à la méthode de « l’écoute active » que l’on a vue dans cet article-ci.

Laisser la situation dégénérer parce qu’on n’a pas été assez à l’écoute, laisser un enfant s’endormir avec son chagrin ou sa colère et, en plus, le sentiment que ses parents ne le comprennent pas, c’est tellement dommage !

Comment éviter cela ? En étant davantage présent au moment du câlin du soir ! Si je m’étais davantage posée à ce moment-là pour échanger sur les bons moments de sa journée (très important, cela permet à l’enfant de s’endormir avec des belles choses en tête !) Joy, me sentant présente et à l’écoute, en aurait peut-être profité pour me livrer cet épisode avec Scarlett.

Mais parfois, malgré nos efforts, malgré l’atmosphère, malgré l’écoute, il arrive que le coucher reste une étape difficile… Notre enfant nous demande une énième histoire, il se relève encore, ne semble pas le moins du monde fatigué, ou pire, impossible de partir de la chambre sans qu’il se mette à pleurer. Pour vous aider, je vous propose de vous envoyer d’autres clés pour en finir avec les couchers difficiles, grâce au « PACK SUPER DODO : Conseils éveillés pour le sommeil et le coucher » ! Pour le recevoir, c’est super simple : inscrivez votre mail dans la case ci-dessous, et retrouvez-les dans votre boîte mail (c’est gratuit)

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Apprentissage de la propreté

Apprentissage de la propreté

Ah, l’apprentissage de la propreté ! Ce mot magique qui fait tant rêver les parents, las de changer les couches dix fois par jour, de nettoyer des fesses sales et de subir les odeurs indélicates de leur progéniture…. La propreté, ce mot qui suscite tant de questions et nous fait tellement stresser quand, à l’approche de la maternelle, notre petit ne semble toujours pas décidé à utiliser les toilettes !

Pourtant, que l’on se rassure, tous les enfants deviennent propres un jour ou l’autre (ouf !), et plus l’on sera détendu sur le sujet, mieux cela se passera 🙂

Comment, alors, aider notre enfant à passer ce cap en douceur, et de préférence dans la joie et la bonne humeur ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4 ans, et de Tristan, 2 ans.

(ndlr : dans cet article on parle de « propreté » et “d’apprentissage” c’est par habitude de langage mais que l’on se rassure, non, même s’il porte encore des couches, notre enfant n’est pas SALE, il ne maîtriser tout simplement pas encore ses sphincters !)

Quand on est parent, on a souvent tendance à s’imaginer qu’un jour, vers ses 2-3 ans, il nous suffira d’offrir un joli petit pot à notre bout-de-chou et de lui enlever sa couche en lui expliquant « tu es grand, maintenant » pour que celui-ci saute de joie et comprenne immédiatement comment faire ses besoins dans ses nouvelles petites toilettes…. Sauf que, dans les faits, cela se passe rarement comme ça ! Mais alors pourquoi ?!

Parce que, pour commencer, la propreté, ne se décide pas : elle arrive, et pour qu’elle arrive, il faut avant tout que notre enfant soit prêt, psychologiquement et physiologiquement. Il est donc le seul maître à bord et tout ce que nous pouvons faire, c’est l’accompagner en faisant preuve de beaucoup de patience et de bienveillance 🙂 Précisons d’ailleurs que si l’on parle ici de « propreté » c’est par habitude de langage mais que l’on se rassure, non, même s’il porte encore des couches, notre enfant n’est pas SALE, il ne maîtriser tout simplement pas encore ses sphincters !

Alors, comment l’accompagner doucement mais sûrement vers la continence ?

L’apprentissage de la propreté : quand commencer ?

Mon Arthur avait 21 mois lorsque nous avons commencé à lui proposer le pot. J’étais enceinte de son petit frère qui devait naître un mois plus tard et pour des raisons pratiques, j’espérais n’avoir bientôt qu’un seul bébé à changer… Grosse erreur ! 🙂 En fait, avec le recul, c’était beaucoup trop tôt pour Arthur. Même s’il n’était pas spécialement réfractaire, il a mis plus d’un an à devenir « propre » le jour, et il ne l’est pas encore la nuit (il vient d’avoir 4 ans) ! Je pense que le fait de l’avoir mis trop tôt sur le pot, à un moment de sa vie déjà plein de bouleversements, n’a fait que retarder le processus. Du coup avec Tristan, on prend notre temps !

A la question « quand ? », il n’y a pas vraiment de réponse, si ce n’est : quand notre enfant est prêt, l’âge pouvant beaucoup varier d’un enfant à l’autre.

Alors, comment savoir s’il est prêt ? Voici quelques indices qui peuvent nous aider :

  • Il sait monter et descendre les escaliers seul, debout, sans se tenir (cela indique la maturité neuromusculaire, la capacité à maîtriser les sphincters)
  • Il va spontanément vers son pot, nous regarde aller aux toilettes, se montre curieux pour tout ce qui concerne la propreté
  • Il nous prévient lorsque sa couche est pleine
  • Sa couche reste régulièrement sèche plusieurs heures
  • Il n’a plus envie qu’on lui mette sa couche !




Cependant, avant de se lancer dans l’apprentissage de la propreté avec son enfant, il me semble important de s’assurer avant tout qu’il est prêt psychologiquement (il a ENVIE d’être propre) et que le moment est bien choisi pour lui comme pour nous. Si c’est une période tendue pour nous au travail, ou s’il y a déjà de grands bouleversements dans nos vies à ce moment-là (un déménagement ou l’arrivée d’un petit frère ou une petite sœur par exemple), serons-nous assez disponibles et assez patients pour l’aider à passer ce cap en toute tranquillité ? Sera t-il, lui, bien disposé pour un tel changement ? Mon expérience m’a prouvé le contraire 🙂

Ainsi, si beaucoup de parents choisissent de profiter de l’été (pour des raisons pratiques) pourquoi pas, mais à condition que toutes les conditions soient réunies !

 

L’apprentissage de la propreté : comment l’accompagner ?

Il n’y a pas vraiment de recette miracle… Mais avec un peu de patience, beaucoup de bienveillance, et quelques astuces, on y arrive !

 

  • Le familiariser avec le pot

Il n’est pas inutile de lui offrir un pot dès que l’on sent qu’il commence à être prêt, et de lui montrer comment s’en servir. Ensuite on peut le laisser jouer avec, s’y installer quand il le souhaite ou même y mettre ses doudous… L’important est qu’il s’habitue progressivement à l’objet, et qu’il s’en un jour serve avec plaisir !

 

  • Utiliser des couches “bon marché”

Ca, c’est une astuce que m’avait donné ma pédiatre au moment où nous avons commencé l’apprentissage de la propreté avec Arthur : plutôt que de lui mettre des supers couches ultra-absorbantes qui le maintiennent au sec toute la journée, préférer des couches bas-de-gamme dans lesquelles il sera bien inconfortable, ce qui le motivera pour s’en débarrasser 🙂 Bon, à vrai dire, moi je n’avais pas eu le courage de tester… mais ça vaut sans doute le coup d’essayer !

 

  • L’encourager et le féliciter, sans lui mettre la pression

Au début, on peut d’abord établir une petite routine, par exemple le mettre sur le pot à des heures régulières (lorsque l’on sait vers quelle heure notre enfant fait pipi ou caca). Puis, lorsqu’il commence à réellement y faire ses besoins, n’hésitons pas à le féliciter ! Mieux vaut par contre éviter les récompenses car il me semble préférable que l’enfant veuille devenir propre pour lui-même, plutôt que pour avoir des bonbons !

A l’inverse, il serait contre-productif de le forcer, et de le gronder quand cela ne marche pas ou quand il y a des « accidents » : cela risquerait de le bloquer pour longtemps… Et on s’abstient aussi de prendre l’air écœuré devant son pipi ou ses selles (qu’elles soient dans le pot, la couche, ou ailleurs), il risquerait là aussi de comprendre « c’est dégoûtant, je ne dois pas le faire ! ».

 

  • Supprimer progressivement les couches

Lorsqu’il commence à utiliser le pot spontanément et régulièrement, on peut supprimer les couches la journée. Pourquoi ne pas en profiter pour les remplacer par de jolies culottes ou des slips rigolos qui motiveront nos bouts-de-chou ? Et bien sûr, durant toute la période d’apprentissage, facilitons-leur la tâche : adieu boutons, ceintures, salopettes et autres slims, bonjour jupes ou pantalons larges et tailles élastiquées !

Et puis, si l’on se rend compte qu’on a supprimé les couches un peu trop tôt, il n’est pas contre-indiqué d’en remettre, en prenant soin d’expliquer à notre enfant que ce n’est pas un échec, qu’on le croit tout à fait capable de réussir mais que l’on préfère réessayer plus tard, quand il sera vraiment prêt 🙂

 

  • User et abuser de la littérature jeunesse !

Il existe pléthore de livres sur le sujet. Quelques grands classiques : De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Wolf Erlbruch et Werner Holzwarth ; Qu’y a-t-il dans ta couche ? Guido Van Genechten ; Non, pas le pot ! Stéphanie Blake ; Petit Ours Brun sur le pot, Marie Aubinais et Danièle Bour.

Mes préférés : Le grand voyage de monsieur Caca et Le nouveau voyage de monsieur Caca, d’Angèle Delaunois et Marie Lafrance, qui expliquent de manière simple et rigolote d’où viennent nos selles et où elles vont !

L’apprentissage de la propreté : et si ça ne vient pas ?

En moyenne, la plupart des enfants deviennent propres entre 2 et 4 ans, mais attention, chaque enfant est différent, il n’y a pas lieu de paniquer si le nôtre met plus de temps ! On dit souvent que c’est un peu plus long pour les garçons, surtout concernant la propreté nocturne.

Néanmoins, si après 4 ans un enfant refuse catégoriquement le pot, ne porte aucun intérêt à l’apprentissage de la propreté, ou ne semble pas pouvoir se retenir, mieux vaut se faire aider par un médecin.

Pour les plus grands (à partir de 5 ans), en cas d’énurésie nocturne, les pédiatres recommandent souvent le « stop pipi » ou « pipi stop » : une petite alèse que l’on met dans le slip de l’enfant et qui est reliée à une alarme. Celle-ci sonne dès les premières gouttes, le réveille, et lui permet progressivement de prendre conscience de son besoin de faire pipi. Ce dispositif efficace permet en général de régler le problème d’énurésie en quelques semaines ou quelques mois.

Au final, patience, bienveillance, et aussi un peu d’humour sont donc incontestablement nos meilleurs alliés pour accompagner notre enfant vers l’apprentissage de la propreté ! 🙂

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Livre émotion enfant

Livre émotion enfant

Des livres sur les émotions pour nos enfants, pourquoi donc ? Parce que si elles ne sont déjà pas faciles à gérer pour un adulte, les émotions sont vraiment compliquées à comprendre, identifier et apprivoiser pour un enfant. Avec cette sélection de petits livres, assez variés dans leurs façons d’aborder le sujet et les âges qu’ils ciblent, nos kids intègrent doucement les différentes facettes des émotions et comment mieux les vivre. Surtout, ils comprennent à quel point elles concernent tout le monde – oui oui, même papa et maman, même leurs héros préférés, et même les licornes ! Et ça, ça permet de bien dédramatiser ces drôles de sentiments qui les agitent dans tous le sens. C’est parti pour la grande roue émotionnelle sur papier 🙂

“Les émotions de Gaston” de Aurélie Chien Chow Chine (Gautier Languereau)

j'ai peurDes livres sur les émotions écrits par une sophrologue exerçant en école maternelle…? Mais quelle excellente idée ! Gaston est une adorable petite licorne dont la crinière arc-en-ciel change de couleur selon ce qu’il ressent. Dans chaque livre de la série, une émotion (et avec, une couleur dédiée) est décrite à l’aide d’exemples très parlants pour les petits, au travers de ce qui arrive à Gaston et de ce qu’il éprouve. je suis en colèreLe bonus du livre ? L’auteure propose à chaque fois un exercice de sophrologie simple mais efficace pour aider notre enfant à digérer et évacuer l’émotion en question ! (Exercice que tout parent peut reprendre à son compte, d’ailleurs…). Comment résister à la sophro version licorne chou ?! Nous, on est conquis, et nos petits bouts aussi.

“Parfois je me sens” de Anthony Browne (Kaléidoscope) – un classique des livres émotions enfants

Ce désormais classique des livres sur le sujet mérite bien son succès : ultra simple, destiné aux tout-petits, mentionnant simplement chaque émotion avec une illustration, il ne décrit rien, n’impose pas, ne définit aucunement – l’idée étant bien de laisser l’enfant en parler lui-même… A chaque page, notre petit bout peut s’inspirer du dessin comme du nom de l’émotion pour se faire sa propre idée, mais les mots et les sentiments seront les siens. Et comme toujours avec les vraies réussites, un ingrédient indéfinissable (en tous cas, moi, je ne saurais vous le dire !) fait qu’il a toujours la cote auprès des petits. La tête du mignon singe, peut-être ?

 

“Grosse colère” de Mireille d’Alancé (L’École des Loisirs)

Classique des classiques, souvent présent dans les crèches et les bibliothèques des écoles maternelles, “Grosse colère” plaît toujours autant aux enfants. Robert (oui, c’est vintage !) est un petit garçon qui, ce soir, est un peu énervé. La colère monte, monte jusqu’à sortir de lui sous forme de gros monstre rouge et tout ravager sur son passage. Montrant que la colère est une émotion qui a besoin de s’exprimer, de “sortir”, mais finit par se calmer, et la dissociant de l’enfant (montrant ainsi qu’il n’est pas “méchant”), ce petit livre permet de voir cette émotion sous un autre angle.

“Les émotions” un livre pour enfant d’Astrid Dumontet, illustr. Alex Langlois (Milan)

Chez vous aussi, on est fan des P’tits Docs et autres Mes P’tites Questions ? Ces géniales collections des éditions Milan passionnent mes enfants – et des titres en figurent chaque année sur les listes au Père Noël… Généralement, les sujets sont plutôt du genre “Vétérinaire”, “La lune”, “Cro Magnon” ou “Robots”, mais cette fois, on a tenté le livre “Les émotions” pour enfant. Destiné à des enfants plus grands que les autres livres de ce best-of, mais tout à fait adaptables aux petits, ce livre remplit parfaitement son rôle pour rassurer, dédramatiser et expliquer. Il raconte comment l’émotion naît physiquement, comment elle agit, pourquoi elle est utile, en quoi elle est “contagieuse”… Le texte multiplie les exemples et glisse au passage de belles idées comme on les aime (du genre : il vaut mieux laisser sortir ses émotions plutôt que de les garder en soi, ou encore : les garçons ont tout autant le droit de pleurer que les filles). Parfait.

 

“Le loup qui apprivoisait ses émotions” de Orianne Lallemand, illustr. Éléonore Thuillier (Auzou Éditions)

Parce que tous les volumes de Loup chez Auzou sont toujours un succès à la maison (en particulier celui où il veut changer de couleur), j’attendais beaucoup de cet opus sur les émotions. Une fois de plus, la magie opère ! Pourtant, et c’est d’ailleurs intéressant par rapport aux autres livres de cette sélection, il n’essaie pas d’enseigner clairement et didactiquement les émotions en les expliquant en long et en large. Le loup qui apprivoisait ses émotionsPlus subtil, faisant un petit pas de côté, ce livre se contente de raconter comment Loup se laisse déborder par toute sa palette d’émotions, en quoi ça le dessert, comment il pourrait essayer de les apprivoiser pour se sentir mieux, etc. L’enfant saisit ainsi tout seul le rapport entre l’histoire et l’émotion nommée (en gras dans le texte tout de même, et en illustration récap à la fin du livre), sans que l’aspect “pédagogique” soit trop lourdingue. Une autre (et bonne)  façon d’aborder cet épineux sujet !

 

 

 

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Enfant qui mord

Enfant qui mord

Avoir un enfant qui mord, ça la fout mal… Qu’avons-nous fait pour accoucher d’un tel crocodile ? Notre enfant serait-il de nature violente ?

Rien de tout cela, je vous rassure ! Tout d’abord, son cerveau n’est pas encore assez développé pour comprendre les conséquences de son geste. Contrairement à ce que l’on peut supposer, il ne mord pas dans l’intention de faire mal, mais plus par réaction instinctive face aux émotions qui le submergent. Ne sachant comment exprimer ses sentiments, il ne trouve que ce moyen pour extérioriser ses émotions.

Mais une fois le mal fait, vous voudriez au moins qu’il se sente désolé face au copain qui pleure… Pas facile là non plus, car la partie “empathique” de son cerveau est encore peu développée. Alors que faire ?

 

Que faire face à un enfant qui mord ?  Le mettre au coin ?

Nous avons déjà dit dans cet article qu’obliger un enfant à dire pardon pouvait avoir des effets négatifs. Quant à l’envoyer au coin, quel serait le sens de cette réaction ? Que retiendrait votre enfant ? Que quand il mord, il va au coin, il se fait punir et que maman n’est pas contente ? Ca l’incitera certainement à éviter de se faire pincer la prochaine fois… mais ne l’empêchera pas de recommencer ! Et ça ne l’aidera sans doute pas à mieux exprimer ses émotions…

 

Lui expliquer que ce n’est pas bien ?

Le cerveau d’un enfant est avant tout émotionnel, et non rationnel : cela veut dire qu’il comprend ce qu’il ressent, et non ce qu’on lui explique. Ce n’est pas parce qu’on lui dit “c’est pas bien de mordre”, qu’il va réellement prendre conscience que cela fait de la peine à l’autre. Il va simplement associer “mordre” à “pas bien” sans vraiment comprendre pourquoi, sans avoir intériorisé le sens de cette interdiction.

 

Alors, on ne fait rien ?

Un enfant de 18 mois qui mord, c’est normal ! J’en parlais dernièrement avec une directrice de crèche qui me disait à quel point les parents culpabilisaient quand leur enfant en mordait un autre. Pourtant, tous les enfants passent par là : certains ne mordront que 3 fois, d’autre beaucoup plus, mais il n’y a pas de quoi paniquer ! Avec l’apparition du langage, cela devrait s’arranger.

Cependant, ça n’est pas une raison pour laisser faire sans rien dire.

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Lui faire prendre conscience de son acte

Comme un jeune enfant comprend surtout ce qu’il ressent, à nous de lui faire éprouver la douleur ressentie par le copain. Attention, il ne s’agit pas de le mordre à son tour, mais de lui faire vivre la même émotion de peine ou de tristesse. Par exemple, quand Léon a mordu sa soeur alors qu’il avait 18 mois, je lui ai tout de suite communiqué mon émotion :  « Oh non  regarde comme Joy a mal ! La pauvre, elle pleure, c’est trop triste … »,  tout en prenant soin de sa soeur qui pleurait.

J’ai pris soin de garder un ton désolé. Je n’étais pas dans le reproche, mais véritablement dans la tristesse. N’oublions pas que nos enfants sont des éponges à sentiments. Tout comme la mère animale communique sa peur à ses petits, nous pouvons communiquer notre peur mais aussi notre tristesse à nos enfants.  

Néanmoins, votre petit crocodile ne s’excusera peut-être pas immédiatement pour autant. Certains le feront, d’autres attendront que la pression redescende un peu. C’est parfois simplement une question d’ego…  Voir cet article

Dans le cas de Léon et Joy, Léon ne s’était pas excusé tout de suite. Un petit moment plus tard, je suis donc revenue vers les enfants et ai pris Joy dans les bras pour lui demander comment ça allait. Je lui ai caressé le dos en regardant Léon : “Pauvre Joy, elle a mal au dos à cause de sa morsure” (attention, je n’ai pas dit “à cause de toi” !). Léon s’est approché et a fait de même. Il a vraiment ressenti la peine qu’avait sa soeur, et il a cherché à la soulager en s’excusant. Etait-ce par pure empathie, ou simplement par imitation ? A cet âge, difficile à dire…

A nous d’intervenir en amont !

Pour aider notre enfant à ne pas mordre, le mieux est d’intervenir en amont. Quand vous sentez qu’il y a de l’orage dans l’air (votre petit vient de s’apercevoir qu’un autre lui a volé son camion, et commence à se diriger vers lui d’un pas décidé), c’est le moment de lui rappeler ce qu’il faut faire, plutôt que de souligner ce qu’il ne doit pas faire. Car encore une fois, ce qui aidera notre enfant à ne plus mordre c’est de s’avoir s’exprimer autrement. A nous de le coacher sur les autres façons d’exprimer son mécontentement ! “Léon, tu peux dire à Gaspard “Je ne suis pas content” ou “J’aimerais mon camion”. Cependant parfois, si le temps presse et qu’il faut réagir dans la seconde, mieux vaut lancer un “LÉON, ON NE MORD PAS”, que d’attendre un drame. On peut aussi se précipiter sur lui pour éviter la catastrophe.

En tête à tête, on peut ensuite réfléchir ensemble à la façon de réagir et de s’exprimer. Et si l’enfant ne parle pas encore, pourquoi ne pas lui apprendre le langage des signes pour éviter les frustrations ?  RDV dans cet article.

Et il existe plein d’autres d’astuces pour aider notre enfant à mieux s’exprimer et à maîtriser ses émotions, notamment sa colère. Si vous souhaitez aller plus loin sur ce sujet, voici pour vous un dossier spécial, le PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer frustrations, ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

 

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activité montessori changer les piles

activité montessori changer les piles

Vous aussi, vous avez des vieux jouets en panne depuis des lustres ? Et bien c’est votre jour de chance ! Vous allez non seulement avoir le plaisir de faire revivre tous ces jouets aux musiques si charmantes (!), mais aussi passer un bon moment avec vos enfants et faire une activité Montessori “éducative” ! Que la vie est bien faite…

Changer les piles : on le fait de façon automatique sans même se demander si notre enfant de 3 ans en serait capable, ni même s’il en a envie. Et pourtant, avec un petit coup de pouce, c’est une activité qu’il va adorer !

Trois petits conseils avant de commencer :

Conseil n°1 : s’assurer qu’ils sont motivés

“Les enfants, je vous propose une activité : rassembler tous les jouets en panne de la maison pour une grande opération “réparation”, et c’est vous les garagistes ! Ca vous dit ?”

Conseil n°2 : considérer cette activité Montessori comme un moment dédié aux enfants – même si en prime vous y gagnerez des jouets réparés.

Conseil n°3 : se libérer de toute contrainte de temps !

Conseil n° 4 : s’ils nous posent des questions, essayer (en fonction de leur motivation) de leur retourner la question pour qu’ils y réfléchissent par eux-mêmes : “Toi, tu crois que tu ferais comment ?”. Si ça bloque, donner un léger coup de pouce – mais vraiment petit – pour leur donner l’occasion d’y arriver “tout seul”.

 

Etape 1 : Impliquer les enfants

“ – À votre avis, c’est quoi leur problème à tous ces jouets ? Comment pourrait-on les faire re-fonctionner ?

  • C’est les piles ! Il faut les changer !
  • Ah bon, tu crois ? Mais regarde ce train par exemple, tu vois un endroit où mettre des piles ?
  • Bah non… Mais il se charge avec un fil !
  • Ah oui ! Alors dans ce cas, il faudra penser à le charger. En revanche, ce jouet-là a besoin de piles. Comment va-t-on faire ?”

Etape 2 : Trouver les bons instruments !

“- Comment ouvrir la petite trappe à pile ?

  • Avec un tournevis ?
  • Mais où se trouve-t-il ? Qui va aller le chercher ?
  • Moi je sais, il est dans le tiroir de l’entrée, j’y vais !

Grande fierté de savoir où se cache un objet “de grand” et d’être capable de le rapporter…

  • Alors, on a plein de tournevis différents… Comment trouver le bon ?

Combien de jouets “éducatifs” aident les enfants à développer cette compétence en trouvant le bon boulon sur la bonne vis ? Point besoin de “jouet” ici, et c’est tellement plus amusant, motivant et satisfaisant de le faire en vrai ! Gros ou petit tournevis ? Cruciforme ou droit ? Laissons-les chercher sans commenter : laissons-leur le temps et faisons-leur confiance.

Etape 3 : Ouvrir la trappe

Pas forcément facile d’utiliser un tournevis… On peut donner un coup de main en faisant le premier tour parfois difficile. Ensuite, il suffit de les laisser faire et, une fois de plus, de leur laisser le temps et de se retenir de le faire à leur place.

Une fois la trappe ouverte, il faut retirer les anciennes piles. Comment faire ? S’ils ne trouvent pas, on leur montre au ralenti, en décomposant ses mouvements. On remet ensuite les piles et c’est à leur tour.

Ça y est, la trappe attend les nouvelles piles ! Mais où sont-elles ? Il y a une boîte pleine de piles de tailles différentes. À eux de trouver les bonnes !

Il faut aussi ouvrir ce fichu paquet de piles, ce qui n’est pas toujours facile…

Il est ouvert mais ce ne sont pas les bonnes piles… et aucune dans la boîte ne convient. Il va falloir aller faire un tour au magasin d’en bas pour trouver le bon modèle. Plus gros ? Plus petit ? Est-ce qu’il y a quelque chose d’écrit dans la trappe ?

Vous allez me dire : “On peut aussi anticiper et prévoir les bonnes piles”. En effet… mais d’un autre côté, cette expérience est aussi l’occasion de leur montrer qu’il est important d’être persévérant et de ne pas abandonner dès le premier obstacle.

En cas de piles rechargeables, les placer dans le boîtier de recharge et vérifier régulièrement si la petite lumière rouge est passée au vert est également amusant pour eux, et leur rappelle qu’il faut parfois du temps pour obtenir certaines choses.

Etape 4 : Mettre les piles

C’est le moment d’aborder quelques notions d’électricité si c’est dans vos cordes.

On leur montre tout doucement une première fois en expliquant dans quel sens elles s’enclenchent : d’abord les “fesses” de la pile côté ressort, puis la tête. On les enlève et on les laisse refaire. Je vous assure que mon Léon de 2 ans et demi y est arrivé tout seul !

Etape 5 : Revisser

Comme on leur a déjà montré le dévissage, il suffit de les laisser faire, en expliquant éventuellement qu’il faut aller dans l’autre sens.

Alors, quoi de mieux que cette expérience pour développer leur débrouillardise, leur confiance en eux (ils ont réussi à réparer toutes les petites voitures !), et leur dextérité ? Et les véhicules qui font pin-pon dans la maison seront un rappel quotidien de leur réussite. Quel bonheur, ah oui vraiment !

 

Vous avez des jouets en panne ? Racontez-nous si vous testez cette activité réparation avec vos enfants ! Et pour ne pas rater notre prochain Vendredi Montessori, inscrivez-vous gratuitement à la newsletter ! Vous pouvez aussi – si la méthode Montessori vous intéresse et que vous souhaitez essayer d’autres activités, imprimer des petits outils fun et gratuits sur le sujet, découvrir une super méthode de rangement de chambre Montessori ou tout simplement en savoir plus – renseigner votre email ci dessous : je vous enverrai alors (gratuitement !) mon PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori ! 

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yoga enfant

yoga enfant

Et si le yoga pour enfants était une très bonne idée ? Parce que les cours et les livres adaptés aux petits se multiplient, nous avons voulu en savoir un peu plus sur le sujet. D’abord en vous posant la question lors d’un débat sur Facebook, ensuite en discutant avec Stéphanie Bour, Française installée à Chicago depuis 4 ans. Passionnante professeur de yoga vinyasa, elle travaille en prénatal, en post natal (cours maman + bébé), et a aussi fait du volontariat en Inde dans les orphelinats et dans des écoles américaines pour y enseigner le yoga aux enfants. Résultat : loin d’une discipline ésotérique un peu étrange et difficile, le yoga pour enfants est beaucoup plus simple et accessible qu’on pourrait le croire, et a plein d’avantages. Pour les petits comme pour nous ! Démonstration, et mise en pratique avec la super séance concoctée spécialement par Stéphanie pour les lecteurs de CPMHK.

YOGA POUR ENFANTS : IL N’Y A PAS D’ÂGE !

Une des premières questions que l’on se pose à ce sujet est l’âge idéal pour commencer. Sur ce point, Stéphanie est formelle : il n’y a pas d’âge ! Même les nouveaux-nés peuvent faire des petits mouvements, même si c’est évidemment un tout autre yoga que celui que pratiquent les adultes. Pareil pour les petits enfants de quelques années, notamment à la maternelle, avec des postures simples (où tout passe par le jeu). Puis, à partir de 6 ans, les “vrais” cours commencent.

YOGA POUR ENFANTS : COMMENT ÇA MARCHE ?

“Le yoga pour les enfants est super parce que c’est ludique, fun ; tout passe par le jeu et par le corps… C’est comme ça qu’on va amener le calme. Et pour que ça fonctionne, on va envelopper tout ça dans une histoire”, sourit Stéphanie. Les enfants sont toujours partants pour imiter, que ce soit la rivière, un arbre, une montagne ou un animal. C’est par le jeu qu’ils vont s’intéresser, et prendre conscience de leur corps et de leur motricité. C’est excellent dès la maternelle. On peut faire ça le soir, pour un retour au calme, par exemple après le bain. Bien sûr, imiter un animal peut les exciter un peu en les faisant rire, mais le calme revient vite avec un exercice de relaxation.

Une vision des choses que partage totalement Enna sur notre débat Facebook : Le yoga pour enfants s’enseigne souvent à travers des jeux, des voyages extraordinaires, des contes et de la magie… Ce qui suscite concentration, détente et confiance en soi.” Idem pour Patricia : “Le yoga pour enfants, c’est un must : après un moment de jeu où on leur apprend des postures de manière fun, on travaille le retour au calme, avec un moment de détente, comment bien respirer. Cela n’a rien à voir avec le yoga adulte, on rigole, on saute, on joue, c’est très interactif, mais grâce aux jeux on leur influe petit à petit des notions d’équilibre, de bien-être, de bien respirer et de détente.”

YOGA POUR ENFANTS : QUELS BIENFAITS ?

Mais en quoi le yoga est bon pour les kids, exactement ? “Ça les aide principalement à canaliser leur énergie, explique Stéphanie. Mais aussi à développer leur sens de l’équilibre (mental et physique), et à prendre conscience de leur corps dans l’espace. Et ce qui est déjà gagné avec eux, c’est que contrairement à nous, ils sont toujours dans l’instant présent !” Et le yoga se pose alors comme une bonne habitude, riche en petits outils à prendre et ne pas oublier en grandissant, permettant d’être dans la pleine conscience…



Sur le débat Facebook, Émilie confie que ça aide sa fille de 2 ans à libérer ses émotions : “Ici on se fait une séance maman/bibouille au moins une fois par semaine. Bibouille a 2 ans et elle adore ce moment mère/fille. Généralement on fait une petite séance genre 15 min avec de la musique douce. En fin de journée, pour libérer les émotions…” Chez Sabrina, le bénéfice peut être tant pour s’endormir que pour au contraire réveiller la concentration : “On le fait à la maison, avec un livre trouvé à Cultura. Ma grande a 9 ans et ma petite 5 ans. Elles adhèrent toutes les 2. On fait surtout le soir pour apaiser l’endormissement, et un peu le matin quand la grande a des évaluations – pour la concentration.”

YOGA POUR ENFANTS : COMMENT PRATIQUER ?

Hélas, Stéphanie officie à Chicago… Mais on peut toujours la suivre sur Instagram (@stephbyoga), et pratiquer la super séquence qu’elle nous a si gentiment concoctée, mise en images par notre illustrateur Perceval, en exclu pour CPMHK ! Pour la découvrir, c’est plus bas dans l’article 😉

Côté livres, Julia partage : “On a adopté le livre « Le yoga des petits pour dormir » suite à une période de coucher difficile pendant laquelle on a réinventé le rituel du soir. Nathan, 2 ans et demi a tout de suite adoré et en quelques jours il connaissait toutes les postures, qui à chaque fois portent des noms d’animaux, c’est chou. Ça fait donc depuis fin octobre que le yoga fait partie du rituel du coucher, et vraiment il adore ça ! Quand on monte il nous répète toujours « yoga, yoga ». Parfois je fais les mouvements avec lui.”

Certains mixent les vrais cours, les livres et les vidéos, comme Ismahan : “On adore ! En cours parent-enfant (une fois par trimestre), avec le livre « Le yoga des petits » et devant des cours en ligne (YouTube). Ma 4 ans est une grande fan de yoga !”

Laetitia, professeure de yoga enfant, a mentionné sur Facebook les ateliers Mon Moment Magique, avec 200 ambassadrices dans toute la France. Et Marine a indiqué enseigner le yoga enfant tous les étés en extérieur à Perpignan avec YOGI Club. Enfin Patricia donne des cours à Paris, et invite à la contacter via sa page Intibamba Yoga.

Ça vous tente ? Vous avez d’autres adresses ou noms de livres à donner ? N’hésitez pas à commenter !

 

LA TOP SÉANCE DE YOGA ENFANTS DE STEPH B POUR CPMHK !

Le ballon :

Assis en tailleur, on fait semblant qu’on tient un gros ballon entre ses mains en face de la poitrine, puis on prend une grande inspiration  en écartant ses bras, on gonfle (comme si on gonflait le ballon), puis on expire en rapprochant ses mains l’une de l’autre. On recommence, gonfle encore, on écarte ses bras et ses mains. On le fait 3 fois. Comme si on gonflait à chaque fois un peu plus notre ballon.

Tu peux imaginer que tu gonfles une montgolfière capable de t’emmener où tu le souhaites ! Quel endroit choisis-tu?

 

Le guerrier :

J’écarte les deux jambes, je plie mon genou droit et je tends mes bras parallèles au sol, comme si je surfais. Je regarde droit devant à droite, je suis stable et fort, je surfe, je sais affronter les vagues. Je le refais en inversant, avec la jambe gauche.

Le triangle  :

À partir du guerrier, je tends ma jambes avant, je bascule mes bras tendus vers la droite, comme un moulin. Mon corps forme un triangle, comme une belle planche à voile, je flotte en me laissant porter par le vent. Je le refais en inversant, avec la jambe gauche.

– L’arbre :

Debout, jambe droite pliée, je positionne la plante de mon pied gauche sur la jambe droite ; je lève les bras, les paumes des mains se touchent. Je suis si grand que je pourrais toucher le ciel ! Refaire la posture à gauche.

– Le koala enroulé sur sa branche :

Debout, j’enroule ma jambe droite autour de ma jambe gauche, je plie un peu les genoux ; mon bras gauche autour de mon bras droit, je plie un peu les coudes, et je serre. Je suis centré, calme et attentif, comme le koala !

– Le chien tête en bas :

Depuis 4 pattes, je tends les bras et les jambes, et je pousse les fesses en arrière. Je peux imiter le chien joueur qui remue la queue. Je vois tout à l’envers, c’est rigolo !

Le chien qui s’étire :

À partir du chien tête en bas, j’allonge la jambe droite vers l’arrière; et je m’étiiiiiire… Je me sens libre.

Le serpent à sonnette :

À plat ventre, je tends mes bras, je lève ma poitrine, je suis fier et malin comme le serpent qui glisse sans se faire voir dans le sable… Je peux imiter son sifflement : “ssss”.

 

Le bateau :

J’attrape les mains de mon partenaire, les pieds se touchent et je tends les bras et les jambes. Je pousse dans les pieds. À deux, on est parfois plus forts pour manoeuvrer le navire sur les flots.

 

La grenouille :

Accroupi, j’ouvre les genoux, je fais deux, trois bonds si j’ai envie. Puis, je m’immobilise, je suis calme et tranquille comme la grenouille qui observe. Je mets les paumes de mes mains l’une contre l’autre, c’est le Namaste. Je prends 3 grandes respirations, du ventre jusque dans le poitrine.

 

La fleur :

Assis, genoux pliés, les pieds se touchent. J’attrape mes chevilles par-dessous mes genoux. Je lève mes chevilles, je me concentre pour rester en équilibre, délicat comme la fleur. Les pétales ouverts autour du coeur.

 

Le papillon :

Ici, les pieds reposent par terre. J’imite le papillon avec ses antennes, puis je bats des ailes en bougeant les genoux de haut en bas, pour aller me poser sur une belle fleur. Lorsque j’en ai envie, je me referme : la tête rejoint les pieds et on respire la calmement. Cette posture fait du bien à mon corps et à ma tête avant la nuit.

 

Le happy baby :

Je roule sur le dos, j’attrape mes chevilles, puis je me balance doucement de droite à gauche, comme si je conduisais un grand véhicule… Je masse mon dos.

 

 

Le tapis volant (bébé sur maman) :

Un moment câlin pour respirer profondément… Je sens mon ventre qui se gonfle et se dégonfle, comme une vague qui va et qui vient. Je ferme les yeux si je veux. J’imagine que je vole pour revenir jusqu’à chez moi après cette belle aventure.  NB : Je peux pratiquer le tapis volant tout seul sur mon tapis aussi!

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Le Mémory des Émotions, c’est un super jeu de cartes émotions à imprimer pour aider nos enfants au quotidien. Coloré, mignon, drôle et efficace, il est aussi ludique qu’utile. Pourquoi utile ? Parce que pendant l’enfance, les réseaux neuronaux de l’être humain ne sont pas complets ; le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes, et résultat, dans le cerveau de nos kids, certaines peurs, hontes, excitations ou colères ravagent tout sur leur passage. Non seulement l’enfant ne comprend pas vraiment ce qu’il ressent, mais en plus, il peut être persuadé d’être le seul à ressentir cela.

N’avez-vous jamais remarqué le soulagement de votre petit quand vous lui dites, par exemple, qu’il vous arrive aussi d’avoir peur ? D’avoir des remords ? De vous tromper ? D’être triste, en colère ou fatigué ? Savoir que son super-héros de parent ressent les mêmes choses que lui l’aide non seulement à comprendre qu’il a le droit de ressentir tout ça, mais aussi à en parler, et donc, à ne pas trop intérioriser (ce qui n’est jamais bon !). Avec ces cartes émotions à imprimer, aidez vos enfants à mieux vivre ces bouleversements intérieurs, et même à jouer avec ! Pour leur permettre de les exprimer différemment, de pleinement les comprendre et ne pas se lasser, je vous propose trois manières différentes d’utiliser les cartes émotions à imprimer (vous pouvez aussi en inventer d’autres et nous les partager, d’ailleurs) ! Vous pouvez proposer à votre enfant de mimer l’émotion décrite sur une carte, de jouer une scène imaginaire qui l’illustre (en l’exprimant clairement avec des mots), ou encore de raconter une situation où il a vécu cette émotion.

Et comme tout le monde participe au jeu, adultes comme enfants se retrouvent sur les mêmes sentiments et les mêmes bouleversements – quel soulagement pour nos petits bouts ! À terme, ce jeu de cartes émotions à imprimer pourrait même dénouer les situations d’émotions fortes en “live” – pourquoi ne pas lui tendre le paquet lors d’un moment de crise, s’il refuse d’en parler, afin de l’aider à communiquer son ressenti ? Ou encore d’en débriefer après, en enchaînant directement sur une partie de Mémory ? Dans tous les cas, cet outil peut devenir un merveilleux support pour apaiser nos enfants et les aider à mieux comprendre leurs émotions. L’essayer, c’est l’adopter !


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activité extra scolaire

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Faut-il laisser nos enfants choisir leur activité extra scolaire ? Sont-ils capables de savoir ce qui est « bon » pour eux ? Faut-il les pousser, voire carrément les forcer ?

Ce qui est certain, c’est que pour que notre enfant progresse dans une activité extra scolaire (ou autre), il faut qu’il soit m-o-t-i-v-é. Non pas motivé parce qu’on lui promet une belle récompense à la clé, mais personnellement investi parce qu’il aime ce qu’il fait. Comme nous, nos enfants donnent le meilleur d’eux-mêmes quand ils font ce qu’ils aiment et non quand ils sont contraints et forcés (Voir l’article : Comment élever un enfant, pour qu’ils deviennent ce qu’ils sont de mieux ?).

L’activité extra scolaire : une passion avant tout.

Laisser notre enfant faire ce qui le passionne, oui… Mais une passion, ça ne tombe pas du ciel. L’environnement dans lequel nous plongeons un enfant va avoir évidemment une influence importante sur ses goûts et ses centres d’intérêt. Ne pensons pas que pour en faire un passionné de guitare, il suffit de l’inscrire à un cours de guitare ; ou de lui lire des histoires de volcans pour qu’il soit passionné par le sujet ; ou de lui acheter une trousse à outils pour qu’il devienne bricoleur…

Le meilleur moyen de faire naître une passion est d’immerger notre enfant dans un environnement favorable.

Un fils de cavalier qui s’occupe quotidiennement du cheval de sa maman, que l’on emmène à l’hippodrome tous les week-end pour voir les courses et qui passe ses vacances à randonner à cheval en famille, aura en principe beaucoup plus de chances de se passionner pour cette activité extra scolaire, que celui qui prend simplement des cours d’équitation une fois par semaine.

De même, un fils de musicien qui voit son père jouer au quotidien et qui assiste régulièrement à des concerts avec ses parents aura bien plus de chances de se passionner pour un instrument que celui qui prend des cours de piano obligatoires, sans autre forme de stimulation au sein de la famille.

L’idée est ici de partager avec nos enfants des moments privilégiés quels qu’ils soient et selon ses moyens. Le bonheur qu’on vit ensemble est souvent source de passion… …et d’envie d’activité extra scolaire !

cool coaching

C’est souvent en regardant les autres faire que notre enfant va se passionner pour une activité extra scolaire.

C’est là où nous, parents, avons un rôle fondamental à jouer ! Si on veut véritablement donner à notre enfant la possibilité de choisir son activité en toute clairvoyance, l’idéal serait de lui faire découvrir toutes les disciplines qui sont à sa portée. Et si les écrans sont une façon facile de le faire, vivre les choses en vrai, s’imprégner d’une atmosphère est bien plus motivant. Par exemple, assister à un match de foot dans la ferveur du stade est beaucoup plus fort que de regarder ce même match à la télé, seul et sans aucune ambiance autour.

Et bien sûr, si on veut qu’il puisse vraiment choisir son activité extra scolaire, notre rôle est aussi de lui permettre d’essayer. Mais pas n’importe comment… dans de bonnes conditions ! L’atmosphère dans laquelle il va s’initier à une activité joue un rôle très important. L’ambiance du cours, le cadre, la façon dont l’enseignant s’adresse aux enfants, va donner plus ou moins envie à notre enfant de pratiquer cette activité. L’autre jour j’ai emmené Joy à un cours de musique qu’elle n’a pas aimé. Plutôt que d’en rester là et de choisir une autre activité, je lui ai fait essayé un autre cours de musique : et bien elle a adoré ! Là encore, notre rôle est important, car serait dommage que notre enfant passe à côté d’une passion, juste à cause d’une mauvaise expérience.

Pour résumer, pour vraiment donner la possibilité à notre enfant de choisir une activité extra scolaire, il faut au préalable l’y faire goûter. Mais évidemment, on ne peut concrètement pas faire TOUT tester à un enfant. Donc qu’on le veuille ou non, nous allons devoir faire une sélection, qui généralement se fait à partir de nos propres affinités et de la praticité de l’activité extra scolaire envisagée (pas forcément envie de faire 3 heures de route pour emmener le petit dernier à son cours de poney tous les samedis !).

Il est donc essentiel de bien prendre le temps d’observer notre enfant pour déceler ce qui l’attire, comprendre son tempérament, vers quelle activité il se dirige naturellement quand il est totalement libre, car c’est en le connaissant bien que l’on pourra lui proposer les activités qui lui plairont le plus.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de choisir une activité extra scolaire “qui lui fera du bien”, mais une activité qu’il prendra plaisir à pratiquer. Pas question d’envoyer au karaté un enfant un peu chétif au seul motif qu’on veut “l’endurcir”; pas question non plus d’obliger un enfant timide à suivre des cours de théâtre uniquement pour qu’il prenne confiance en lui. Si l’enfant va à ses cours en traînant des pieds, cela ne mène à rien. Non seulement, on risque de provoquer une véritable aversion pour cette activité, mais surtout, on risque de le faire passer à côté d’un autre domaine qui lui aurait mieux convenu et dans lequel il se serait totalement épanoui.

Soyons à l’écoute de nos enfants, ne cherchons pas à les faire emprunter une voie que l’on trace à leur place.

A lire aussi  : Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse… et Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse…

Conclusion :

Ecoutons notre enfant, observons-le et donnons lui l’opportunité de découvrir les activités qui pourraient le séduire.

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