Archive pour le mois : 08/2018

demander pardon

demander pardonCombien de fois est-on tenté, quand notre enfant fait une bêtise, de lui faire dire « pardon » ? Et c’est tout naturel : on veut simplement que notre enfant comprenne les dégâts occasionnés, les répare ou ressente de l’empathie s’il a blessé un camarade.

Mais est-ce en le forçant à dire le mot « Pardon » que l’on arrive à nos fins ?

Si notre enfant demande « Pardon » parce qu’il y est forcé ou se sent menacé (« Si tu ne demande pas pardon, je t’envoie au coin »), c’est comme le forcer à dire bonjour de façon machinale, mais sans aucun sentiment de bienveillance à l’égard de l’autre : cela peut nous donner, à nous parents, l’impression d’avoir « fait le job », mais est-ce que cela a du sens ?

Alors comment amener notre enfant à prendre conscience des dommages ou des blessures qu’il occasionne ? Comment l’aider à éprouver de l’empathie, tout simplement ?

Imaginons que vous parlez de vos problèmes de couple à une amie célibataire et que vous lui lancez maladroitement : « Tu comprendras le jour où tu te marieras ». Si votre amie vous réplique, les larmes aux yeux : « Mais ça me fait trop de peine ce que tu dis là, tu sais que je rêve de me marier ! », vous vous sentez désolée pour elle et tentez à tout prix de vous rattraper.

Mais si elle vous dit « Mais t’es vraiment débile de dire des trucs comme ça ! », vous vous sentez accusée, vous n’avez pas vraiment envie de vous excuser et vous essayez de minimiser la faute ou de vous justifier « Mais quoi c’est vrai, c’est toi aussi avec tes réflexions, tu crois que c’est facile d’être mariée ! », etc.

Plus nous le rabaissons moins nous l’incitons à demander pardon

Pour nos enfants, comme pour nous, se sentir accusé ou rabaissé ne nous met pas dans de bonnes dispositions pour reconnaître nos torts, ni ressentir la peine de l’autre. Nous nous braquons, nous nous mettons dans une posture défensive et tendons à la mauvaise foi.

Avec notre enfant, c’est également en exprimant notre déception plutôt que notre colère que nous l’inviterons à l’empathie et que nous le guiderons vers des excuses.

Dans la première phrase, on exprime notre ressenti, ce qui lui permet par effet miroir de comprendre notre état (empathie). Dans l’autre, on l’accuse et on part du principe qu’il a fait exprès, en connaissance de cause. Et si on ajoute une phrase du genre « Demande ‘pardon’ au moins ! », on s’éloigne encore un peu plus d’un pardon sincère. Car si l’enfant a un peu d’ego, obéir et s’excuser sera pour lui comme se soumettre, voire même vous donner raison sur le fait qu’il a consciemment mal agi. Humilié, il n’apportera aucune attention à la peine qu’il a pu vous causer par sa bêtise, mais restera focalisé sur cette colère grandissante en lui.

Bref, on s’embourbe…



 

D’après mon expérience, ça se passe finalement beaucoup mieux quand on choisit de ne pas les gronder.

Il y a quelques jours, Joy et Léon étaient surexcités et ont improvisé une bataille de polochons sur le canapé. En tapant Léon un peu fort, Joy l’a fait tomber par terre.

Plutôt que de monter sur mes grands chevaux en criant sur Joy, style « Mais enfin Joy ! Regarde ce que tu as fait! Je t’avais dit de faire attention!! » ce qui l’aurait à coup sûr braquée, j’ai pris Léon dans mes bras en le consolant « Aïe pauvre Léon ! Tu as du te faire mal! Joy n’a certainement pas fait exprès, montre-moi ton bobo. ». Résultat : sa soeur est venue d’elle-même le câliner et le consoler. Je ne me souviens pas qu’elle ait prononcé le mot « pardon », mais tout dans son comportement visait à s’excuser et à faire en sorte que son frère aille mieux. Et finalement, c’est ça qui importe !

Mais l’empathie n’est pas innée. Avant 20 mois environ, le cerveau de l’enfant est encore immature et les neurones miroirs ne jouent pas encore leur rôle à 100%. C’est pourquoi c’est à nous, parents, de les éveiller à l’empathie. Lorsqu’il a provoqué un bobo ou un dommage, on peut demander à son enfant de regarder le visage de la personne en face. A-t-elle l’air triste ou contente ? Est-ce qu’elle pleure ? On peut aussi lui rappeler une anecdote où les rôles étaient inversés et où lui était « victime » : « Tu te souviens quand Rémi a cassé ton camion ? Tu étais content ? En colère ? ».

Il faut également savoir laisser un peu de temps à l’enfant pour demander pardon.

Lui laisser le temps de « digérer » ses propres émotions, pour ensuite comprendre celles de l’autre. On veut souvent obtenir un pardon immédiat (surtout en public, n’est-ce pas ?), mais parfois mieux vaut revenir sur le sujet un peu plus tard pour en reparler et l’inciter à demander pardon à ce moment-là.

Incitons nos enfants à réparer leurs erreurs !

Parfois, un pardon ne suffit pas à passer à autre chose. Je repense à une anecdote que m’a rapportée Marie du blog « J’aime être maman ». Son ado l’avait insultée, ce qui l’avait profondément blessée. Malgré les excuses de son fils, elle n’arrivait pas à passer l’éponge. Elle a donc choisit d’ouvrir son cœur « Merci pour ton pardon, j’apprécie énormément. Mais pourtant, ce que tu m’as dit m’a fait tellement mal, je n’arrive pas à me sentir mieux… Je ne sais pas ce qui pourrait m’aider. Est-ce que tu aurais une idée ? » Et de lui-même, son fiston a choisi de lui préparer un petit-déjeuner. Un petit geste mais beaucoup de bonne volonté et une jolie preuve d’amour.

Dans un cas comme celui-ci, ça peut également être l’autre parent qui invite l’enfant à réfléchir à ce qu’il pourrait faire pour réparer son erreur et se faire pardonner.

C’est ce que nous avons fait l’autre jour quand Joy a eu une parole blessante envers sa nounou. A froid, nous en avons reparlé toutes les deux : 

« _ Qu’est-ce qui s’est passé ? Cela ne te ressemble pas.

_ C’est parce qu’elle ne s’occupait pas de moi, et que de Léon.

_ Je comprends que cela t’ait fait de la peine, dans ce cas tu peux le lui dire d’ailleurs. Le problème maintenant c’est que ta nounou va rentrer chez elle très triste ce soir. Elle va penser que tu ne l’aimes pas. Elle n’aura peut-être plus envie de venir vous garder demain. Que pourrait-on faire pour qu’elle ait moins de peine?

_ Peut-être que je peux lui offrir la jolie sculpture que j’ai faite à l’école ?!

_ C’est une très bonne idée, je suis certaine que cela lui fera plaisir.

Pour être honnête, j’ai eu cette petite conversation à plusieurs reprises avec Joy. Cela ne s’est pas fait tout de suite et le petit cadeau n’a eu lieu que quelques jours plus tard. Mais ce geste fait avec le cœur n’a-t-il pas beaucoup plus de valeur pour la nounou qu’un pardon immédiat et plein de rancœur ? (Que souvent nous faisons dire juste pour montrer notre bonne « éducation ») La peine de la nounou aurait-elle été plus légère si nous avions forcés Joy à lui demander « pardon » le soir-même et si nous l’avions envoyée au coin pour lui faire « payer » son erreur (ou la faire « réfléchir ») ? Je pense sincèrement que le petit cadeau offert spontanément lui a fait bien plus plaisir.

Il peut aussi arriver que malgré tout, un enfant refuse de reconnaître son erreur, je vous invite à lire cet article sur le sujet : Comment apprendre à notre enfant à dire pardon ?

Savoir pardonner à nos enfants

Tout peut être pardonné, surtout à notre enfant… A-t-on envie d’être dans cette situation où l’on a reconnu son erreur, on a fait son possible pour la réparer et  l’autre continue à vous en vouloir ? Surtout si cette autre pour l’enfant est son parent: la personne la plus importante de sa vie ! Ne pas pardonner impacte autant  celui qui culpabilise que  celui qui garde cette colère en lui et qui refuse de pardonner. Pardonner à son enfant, c’est pas toujours facile, mais c’est un beau challenge pour nous parent 🙂

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Dans la série Time To Play, chaque lundi, je vous propose un petit jeu facile à mettre en place pour vous aider au quotidien ! Parce que l’éducation passe aussi par le jeu, et qu’on apprend toujours mieux en s’amusant. Aujourd’hui : le Jacadi-déshabillage ! Ou comment apprendre à vos petits à se déshabiller tout seuls, et dans les rires.

“Les enfants ! C’est l’heure du bain. Est-ce que vous êtes prêts ? On va jouer à Jacadi-déshabillage ! Prêts ? Jacadi… Enlevez votre t-shirt en fermant les yeux ! Jacadi… enlevez vos chaussures le plus vite possible. … Mettez-les dans le placard. … Ah, j’ai pas dit Jacadi ! 🙂 Jacadi… mettez-les dans le placard en marchant à cloche-pied. Jacadi enlevez vos jeans en chantant ! Jacadi… enlevez tout ce qui reste en miaulant comme des petits chats ! BRAVOOO !”

Vous voulez essayer chez vous ? N’hésitez pas à nous raconter dans les commentaires si ça a marché, et même à partager vos idées ! Car bien entendu, il va falloir vite renouveler les trouvailles pour motiver nos lapins à sauter dans le bain… 😉

Cet article vous a plu ? Vous avez envie de plus de jeux pour ensoleiller le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Parfait ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boîte mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

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Charlotte,

 Je m’appelle Solenn. Je suis maman de deux enfants, Maël, âgé de 3 ans et demi et Lise, tout juste 9 mois.

Je souhaitais vous adresser un mail – j’espère que la démarche ne vous paraîtra pas étrange ou/et déplacée – car je voulais tout simplement, et le plus sincèrement possible, vous dire « Merci » !

Merci, car depuis trois semaines maintenant, grâce à vos conseils sur CPMHK et la conférence avec Noémie de Saint-Sernin, j’ai retrouvé le plaisir d’être une Maman avec un grand « M ».

 Je suis sortie de cette spirale infernale des caprices en tous genres, cris, punitions et j’ai laissé au placard mon costume de mère tyrannique et intolérante pour retrouver ma place de maman aimante (je n’avais jamais cessé de l’être mais je ne le montrais plus assez), bienveillante et complice.

Avant, j’avais bien tenté les livres sur l’éducation positive, les débats sur les conflits enfants/parents mais je ne trouvais pas « la » clé et j’avais plus l’impression qu’on me jugeait plutôt qu’on ne m’aidait.

En devenant mère, j’avais imaginé quel type d’éducation j’allais donner à mes enfants et j’imaginais que cela se ferait sans mal.

J’ai vu les choses se dégrader petit à petit sans pour autant vouloir renier mes principes.

Je pensais que pour que les choses s’arrangent, c’était à mon fils de changer, qu’il devait écouter et faire ce qu’on lui demandait… Sur le sujet, je trouvais mon mari parfois trop laxiste…

J’appliquais les conseils vus chez Super Nanny à la lettre en pensant que si ça fonctionnait avec « les enfants tornades » qu’elle rencontrait cela allait forcément porter ses fruits avec le mien qui n’était pas non plus un monstre.

Je pensais me remettre suffisamment en question pour finir par me convaincre que je faisais les bons choix…

De plus, autour de moi, je voyais mes amies, collègues vivre sensiblement la même chose. Bilan : les enfants sont ingrats, capricieux et colériques et nous, pauvres parents, nous subissons.

Puis, il y a eu la fois de trop. Un week-end où mon mari ne travaillait pas, un week-end ensoleillé que vous espérions doux à profiter tous les quatre. Il en aura été tout autre… Maël n’ayant eu de cesse de nous tester et de générer en retour agacement et punitions (coin/privation/ »tapes »…) de notre part. À la fin de cette journée, j’ai fait un constat accablant…mon mari que je trouvais souvent trop « cool » et à qui je reprochais de ne pas assez me soutenir face à Maël, ce mari que j’aime pour sa bienveillance avec autrui et sa capacité à régler tout conflit par le dialogue, mon mari était devenu comme moi…. Il avait passé sa journée de repos à hausser le ton, à mettre Maël au coin et même à lui tirer l’oreille dans l’espoir de le faire obéir…

En le voyant comme ça, à bout,  j’ai eu le reflet de celle que j’étais au quotidien avec mon fils. Mon mari que j’aimais pour ce qu’il avait de différent de moi devenait mon miroir…

J’ai compris alors en le voyant agir ainsi qu’il y avait un problème et que cela ne pouvait pas venir de Maël ni de mon mari…J’ai réalisé que le modèle que je tentais d’imposer à mon fils ne lui permettait pas de s’exprimer librement, et que le seul mode de communication qui s’offrait alors à lui était les cris…


Puis après des recherches, j’ai découvert
Cool Parents make Happy Kids et j’ai commencé à comprendre… Je me suis rendue compte que mon fils était avant tout un enfant! Que je ne pouvais pas exiger certaines choses de lui comme je pourrais les exiger d’un adulte. J’ai regardé vos vidéos et je me suis vu dans les portraits que vous faites des parents « pas cools ». Alors j’ai commencé à appliquer les choses en laissant derrière moi tout ce que je pensais connaître de l’éducation et miracle ! Les choses ont commencé à changer.

Par la suite, il y a eu la conférence avec Noémie et là j’ai compris que la grosse partie du problème venait de moi, de mon histoire et de mes blessures et que Maël, lui, n’y était pour rien.

       Maintenant nous partageons tellement plus tous les deux et tous les quatre.

Cela m’a ouvert les yeux et à présent je vois mes amies qui peinent avec leurs petits et je me dis que la solution est là, à portée de main ! Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, ce n’est pas évident d’admettre que le problème vient de nous. Parfois la colère monte pour un caprice de fin de journée mais je sais maintenant prendre le recul nécessaire et détourner la situation pour transformer le négatif en positif. Je ne suis plus contre mon fils mais à ses côtés.

     Voilà, je m’excuse pour le pavé, mais cela me tient vraiment à cœur car notre quotidien a vraiment changé grâce à vous!

Je pense que nous sommes nombreux/nombreuses dans ce cas et qu’il y a tellement de parents et d’enfants qui pourraient trouver l’apaisement en appliquant ces « astuces » et en acceptant d’écouter les besoins de nos enfants et en laissant les principes d’éducation reçus en héritage.

     Continuez ainsi et à bientôt j’espère!

Solenn

Chère Solenn, Tu ne dois cette prise de conscience qu’à toi-même. Si nous avons contribué au déclic, c’est ton désir profond de changer, ton ouverture, et de multiples petits événements qui ont nourri ton cheminement, et qui t’ont permis un jour de faire cet immense pas. Merci pour ton message touchant, et si inspirant pour nous tous.  

 

=> La formation « Les Clefs de la Colère » est disponible par ici <=

Je vous souhaite de prendre soin de vous,

A très bientôt,

Charlotte.

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Instruction en famille

Instruction en famille

L’Instruction En Famille (IEF), c’est quoi, exactement ? C’est l’absence d’école, tout simplement. Les enfants sont alors “instruits en famille”, à la maison, sans cours par correspondance reconnus par l’Etat – mais en étant tout de même soumis à des contrôles annuels pédagogiques par des inspecteurs de l’éducation nationale. Ce principe de “home-schooling” est un droit, tant qu’on le fait dans les règles ; et les parents déçus de l’école sont de plus en plus nombreux à opter pour cette option, même s’ils restent rares dans notre pays. Lorsqu’on a lancé le débat sur la page Facebook CPMHK, vos réactions ont été fortes, dans un sens comme dans l’autre ! Merci encore, c’était passionnant 🙂 En voici la compilation et l’analyse.

INSTRUCTION EN FAMILLE : LES ARGUMENTS DES “POUR”

Dans la famille des Pour, on revendique d’abord un remède au manque de pédagogie à l’école ! Pour certains, l’Éducation Nationale ne vous fait plus rêver : enseignement de masse, formatage, l’enfant en tant qu’individu semble un peu oublié… Océ, assez tranchante, assène carrément : “Pour moi, c’est l’avenir – tant que le système scolaire français ne changera pas.”

L’école à la maison permet de respecter les rythmes de l’enfant dans chaque matière, de varier les méthodes d’apprentissage selon ses besoins, et d’être à son écoute. C’est l’avis de Natacha : “L’école à la maison a, je pense, le principal intérêt de suivre le rythme et le mode d’apprentissage de son enfant. Il est possible de plus ou moins approfondir certains domaines, d’y associer tous types de supports, de sorties, de faire les liens avec d’autres matières moins faciles d’accès en structure scolaire (cuisine, arts plastiques, activités extérieures…).”

De plus, l’IEF met de côté le principe de l’évaluation et de la performance, du genre “savoir faire ci et ça à tel âge”. Pas besoin de mettre des gommettes rouges et des notes, et ça, c’est un réel soulagement pour bien des parents. Parmi vos témoignages enthousiastes, dont Laurine et Cynthia qui home-school leurs petits et ne le regrettent pas une seconde, c’est justement l’argument qui motiverait Julie : “Ce n’est pas tant le nombre d’enfants qui me dérange mais plutôt le fait de devoir rentrer dans des cases.


 

Il faut tout faire au même rythme que tout le monde, les enfants sont évalués dès la première année de maternelle. Je trouve qu’ils n’ont pas à subir ça. Cependant, nous travaillons tous les deux et nous savons que nous ne pourrons pas faire autrement que de mettre notre fille à l’école. C’est dommage que si petits, on leur demande déjà d’être « conformes ».” Julie, elle, va encore plus loin en blâmant le manque de formation des instituteurs : “Les enseignants manquent cruellement de formation. Ce qui évidemment agit sur la bienveillance. Comment être bienveillant quand on n’a aucun outil pour s’occuper d’une classe ? Aucune notion du développement cognitif de l’enfant ? Que les classes sont surchargées ? Mais qui paie tout ça ? Les enfants. Et c’est ça qui m’attriste.”

Mes Petites Stratégies rappelle tout de même l’importance de faire les choses bien : “Face à un système scolaire qui ne prépare pas vraiment à être outillé pour la vie, à comprendre nos propres ressources et à relever les défis qui attendent les générations futures, l’école à la maison peut être une option pour axer aussi sur la créativité, le leadership, la communication, la confiance en soi, l’écoute de soi et des autres, l’esprit entrepreneurial…  Bref, ça peut être très riche… mais encore faut-il avoir un programme solide et des outils pour le mettre en oeuvre”.

Pour Célia, qui y réfléchit, c’est enfin un tout autre argument qui entre en ligne de compte : “Mon mari travaille midi et soir 6/7 ; quand les enfants commenceront l’école, il ne pourra les voir que quand un lundi sera férié, ou bien pendant ses vacances à lui. Le rythme scolaire n’est pas compatible avec son travail…”

INSTRUCTION EN FAMILLE : LES ARGUMENTS DES “CONTRE”

Lors de notre débat, certains d’entre vous ont au contraire donné un avis clairement négatif sur l’IEF, avec des arguments tout aussi solides, et toujours bien sûr dans l’intérêt de l’enfant. La question principale étant : tout parent peut-il se faire enseignant…? C’est tout de même un vrai métier ! Avec de réelles compétences. Laura le résume avec humour : “Je suis une quiche en français (c’est quoi les verbes du premier groupe ?), alors mes enfants seraient analphabètes 😂 Je préfère jouer au foot avec eux… Merci aux instits de m’épargner le Bescherelle, je vous aime !” Plus sérieusement et fort heureusement, vous avez d’ailleurs été nombreux dans le débat à témoigner que les écoles de vos enfants étaient chouettes, et leurs enseignants merveilleux 🙂

Deuxième souci : lorsqu’on enseigne à son propre enfant, se pose le problème d’un manque de distance, de recul… L’affectif a-t-il toujours du bon au sein de l’apprentissage ? Lys pense que non : “Le parent n’est pas toujours le meilleur pédagogue en ce qui concerne le scolaire.On peut avoir des attentes de réussite que n’ont pas les instits et donc se créer des craintes ressenties par l’enfant quand il ne semble pas parvenir à comprendre quelque chose.” Ne faut-il pas sortir aussi un peu du cocon familial pour apprendre d’autres choses, autrement ? Outre le fait que sans avoir sa vie à lui à l’école, l’enfant n’a pas beaucoup d’intimité s’il reste tout le temps avec ses parents, on l’a tous constaté avec nos kids, et même avec nous-même si l’on remonte dans nos souvenirs d’enfance : à l’école, on ne fait pas qu’apprendre à lire, écrire et compter. On apprend à vivre ensemble, faire l’expérience de sa liberté face à celle des autres. On rencontre des personnalités différentes, on s’ouvre à d’autres personnes, d’autres cultures, d’autres façons de parler, d’être ou de voir, qui nous enrichissent. Et puis, à l’école, on apprend aussi des bêtises rigolotes avec les copains, à expérimenter les disputes et les réconciliations, à jouer aux billes, à rigoler ou à chanter telle chanson grâce à la meilleure copine. Pour Sarah, c’est très important : “(L’IEF), quelle horreur ! les enfants grandiront encore plus dans un tunnel s’ils ne subissent que l’influence et l’apprentissage de leurs parents ! A l’école, il y a des règles, certes, on apprend en commun, on apprend aussi des questions, des erreurs et des réflexions des autres. On apprend aussi à gérer des situations sociales. Laissez vos enfants vivre et se casser un peu la figure et arrêtez de panser vos blessures d’enfance par le biais de vos enfants !”

En plus de ces arguments orientés sur le bien-être de l’enfant, il y a aussi des paramètres à prendre en compte par rapport aux parents : l’argent, d’une part (tout le monde ne peut pas se permettre de ne pas travailler !), mais aussi l’épanouissement personnel d’autre part (bien des parents aiment leur boulot, et avoir une vie eux aussi à l’extérieure de la maison). C’est l’avis de Lys : “Ça suppose qu’on passe son temps quasiment toute la journée avec ses enfants, certes certains apprécient, mais couper le cordon c’est bien pour eux et pour nous ! De plus les tensions qu’il peut y avoir dans le quotidien (parce qu’il y en a toujours des chamailleries) se répercutent sur l’humeur pendant le temps scolaire et vice versa. C’est un peu la même chose que les couples qui travaillent ensemble. Et puis, nous ne sommes pas que des parents ! Nous avons aussi besoin d’une vie propre, de s’épanouir individuellement, d’un équilibre entre le couple, la famille et le « soi ». Pas possible quand on est en permanence avec les enfants. J’adore les échanges du soir avec ma fille où nous nous racontons nos journées respectives.”

À noter, dans notre débat, plusieurs enseignants sont montés au créneau pour défendre leur métier et rappeler que beaucoup d’entre eux sont bienveillants, formés et motivés, comme Laurène : “Nous devons encourager nos élèves, les aider à progresser et leur montrer leur progrès. Je sais que des enseignants comme cela existent mais il n’y en a pas tant que ça, et je comprends très bien que cela soit rageant. Pour moi, c’est inacceptable. La bienveillance doit être notre première qualité. Mais je pense que de nombreux enseignants sont bienveillants, passionnés, investis et merveilleux ! Les autres restent une minorité. En tout cas, si votre enfant rencontre un souci, n’est pas à l’aise, n’hésitez pas à rencontrer son enseignant.”

Un joli mot de la fin !

Et vous, ça vous tente ou ça vous hérisse ? Dites nous tout en commentaire !

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Enfant ment

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Comme toujours, nous allons d’abord chercher à savoir ce qui pousse notre enfant à mentir, pourquoi un enfant ment. Il n’y a pas d’enfant menteur-né. S’il ne peut pas s’en empêcher, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche… mais quoi ?

L’enfant qui ment avec aplomb

Un exemple du mensonge chez l’enfant : vous vous souvenez de cette fameuse pub avec l’adorable petit garçon qui accuse son poisson rouge Maurice d’avoir mangé toute la mousse au chocolat : “Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice”, lui dit-il avec aplomb.

 

Cela arrive aussi à notre enfant (“Mais non maman, c’est pas moi qui ait mis tes clés dans ma poche ! C’est peut-être le chat ?”)… Et il insiste tellement qu’il semble finir lui-même par croire en son mensonge… et à mon humble avis, il y croit dur comme fer, en effet ! Même moi, il m’arrive d’être sûre à 100% d’avoir rangé mon ordi sur mon bureau, alors qu’en fait, je l’ai mis dans le salon…

Et là, deux choix s’offrent à nous :

  • Le considérer comme un menteur : “Tu mens c’est toi qui l’a mis dans ta poche , c’est pas bien de mentir”
  • Ou montrer que l’on n’y croit pas vraiment, sans pour autant mettre sa parole en doute : “Ecoute, je te crois, mais cela me parait quand même fou, que mes clés aient atterri toutes seules dans ta poche !”

Partir du principe qu’il ne ment pas

Evidemment, je vous déconseille grandement la première option : en lui collant une étiquette de “menteur”, on le persuade qu’il en est un et, sans le vouloir, on l’encourage à continuer (“Puisque maman dit que je suis un menteur, c’est que j’en suis un. Alors je vais mentir”). Il va se résoudre au fait qu’il est un menteur et puis voilà, le mensonge chez l’enfant est considéré comme “naturel”.

On a donc tout intérêt à le persuader du contrainte : de nature, il n’est pas un enfant qui ment.

Dans bien des cas, on peut d’ailleurs deviner sur leurs visages qu’ils ne mentent pas. Et s’il “se trompe”, il ne déforme pas la réalité exprès : il est sincèrement persuadé que ça n’est pas lui qui ait mis les clés dans sa poche !

Un chose très importante :  plus on montrera à notre enfant que l’on a confiance en lui,  que l’on ne remet pas sa parole en doute, plus il cherchera à être à la hauteur en nous disant la vérité.

Imaginez que vous commencez à travailler dans une boulangerie et que le patron, un homme adorable, vous dit : “Cela me fait plaisir de vous embaucher car au moins je sais qu’avec vous il n’y aura pas de problème : vous êtes quelqu’un d’honnête, je peux être tranquille. D’ailleurs, je vous fais entièrement confiance, je leur ai dit que c’était pas la peine que l’on installe des caméras.”

Même si avez tendance à être un peu voleur sur les bords (exercice d’imagination, bien sûr !), vous vous sentez mal à l’aise car vous n’aurez pas envie de décevoir cet homme qui a toute confiance en vous, et vous avez envie de coller à cette image positive qu’il a de vous.

Alors que si le boulanger vous dit : “Vous n’avez pas intérêt à piquer dans la caisse, j’ai mis une caméra, et je fais les compte chaque soir. Si vous piquez ne serait-ce qu’un euro, vous êtes viré !”, et que vous aviez, à la base, envie de voler, vous allez surtout chercher à le faire, mais sans vous faire piquer !

Pour notre enfant, c’est pareil ! Si on lui reflète une image d’enfant honnête, et qu’on lui montre que nous avons entièrement confiance en lui, il sera incité à endosser ce rôle d’enfant qui ne ment pas. Il ne voudra pas vous décevoir et le mensonge chez l’enfant ne deviendra pas un comportement naturel.

Le mensonge pour se mettre en valeur

“Tu sais maman que je suis arrivé premier à la course ?”, “Tu sais que la maitresse m’a dit que j’étais la meilleure !”, “Tu sais que mon papa, et bien, il est mort dans une usine où on lui a retiré ses bouteilles d’oxygène” (je vous donne cette exemple car je me souviens, petite, d’avoir eu comme amie une enfant “mythomane “ qui racontait ce genre de trucs improbables…)

 

Ce genre de mensonge cache généralement une petite faille. Alors plutôt que de dire à l’enfant “Arrête de mentir”, allons plutôt chercher ce qui ne va pas…

Pourquoi mon enfant a-t-il besoin de se mettre en avant comme ça ? Pourquoi un enfant ment alors qu’il ne devrait pas en avoir besoin ? Parce qu’il manque de confiance en lui, qu’il a besoin de se rassurer, qu’il a besoin qu’on fasse plus attention à lui… Voir la fierté dans le regard de ses parents lorsqu’il raconte qu’il a gagné la course, ça lui fait du bien. Certes, c’est très maladroit, mais il n’a trouvé que ça…

A nous de lui apporter toute l’attention, l’affection et de prendre le temps de lui dire tout ce qu’il fait de bien, afin qu’il ne recherche pas à trouver du réconfort par des moyens artificiels, avec un mensonge d’enfant.

Pour caricaturer, si on lui dit qu’on l’admire pour la joie qu’il a apporté à sa grand-mère hier en lui faisant un dessin, qu’on le félicite d’avoir pensé à acheter le liquide vaisselle que l’on avait oublié, et qu’on lui propose de fêter ce soir le 12/20 en maths qu’il a eu car c’est la première fois qu’il a une telle note, et bien il ressentira beaucoup moins le besoin de mentir sur ce qui s’est passé sur sa journée.

Pour les enfants qui manquent de confiance en eux, je vous invite à regarder cette vidéo : “Faites de votre enfant un adulte qui a confiance en lui. “ ou lire cet article Les clés pour donner confiance à son enfant

Et d’une manière générale, il existe bien des astuces pour renforcer l’estime d’un enfant, le rendre plus serein et plus fort dans sa tête. Ces réponses et pistes, que j’ai cherchées et accumulées au cours des années, je vous les ai compilées dans un dossier complet sur le sujet. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le demander (je vous l’envoie bien sûr gratuitement). Vous recevrez alors directement dans votre boite mail le « PACK « CONFIANCE EN TOI » : Tout pour que nos petits croient fort en eux ! », truffé d’idées diverses et variées. Pour le recevoir, il vous suffit de renseigner votre email ci-dessous :

 

Le mensonge d’un enfant pour cacher une bêtise

Evidemment, quand on fait une bêtise, on est aussi très tenté de mentir pour ne pas se faire attraper… La peur de la sanction nous pousse au mensonge !

D’après moi, c’est une conséquence de l’éducation “traditionnelle”, basée sur la punition, la critique, la sanction. L’enfant ment parce qu’il n’est pas en confiance avec le parent, car s’il avoue,  il sait qu’il va se faire punir.  Alors qu’en éducation positive, on va plutôt essayer de comprendre pourquoi il a mal agi et trouver ensemble des solutions pour que cela ne se reproduise pas. Libéré de cette crainte de la punition, l’enfant sera moins tenté de mentir.

Cela me fait penser à une scène : nous avions invité un petit copain de Joy à dormir à la maison. Pendant que nous faisions notre grasse matinée du dimanche, ils jouaient dans le salon, et lorsque nous avons débarqué, Joy nous regardait la bouche fermée et le sourire jusqu’au oreille, et l’autre baissait la tête et essayait de se cacher la bouche… Je les regarde et dis : “Vous, vous avez mangé du chocolat…”. Le copain ne répond pas et se cache d’autant plus, et Joy surexcitée répond “Ouiiii !”. L’un avait peur de la sanction, et l’autre non… (Je n’ai pas dit qu’en mentant moins, l’enfant ne faisait plus aucune bêtise ;-))

La méthode de la punition systématique n’aide pas nos enfant à grandir : c’est la peur de la sanction qui les empêchera de faire une bêtise, et non la compréhension de “pourquoi c’est une bêtise”. Je préfère que ma fille ne recommence pas à manger du chocolat à 11h du matin parce qu’elle aura compris que c’est bourré de sucre/que ça va lui couper l’appétit/que c’était des chocolats à offrir à des copains, plutôt que par peur de se faire gronder. Pire : si c’est uniquement le risque de punition qui fait peur à l’enfant, il pourra avoir envie de recommencer… mais en aiguisant sa stratégie pour ne pas se faire prendre la prochaine fois !



 

Devant un enfant qui ment par peur de se faire punir, plutôt que de le traiter de menteur (toujours pour les mêmes raisons), utilisons plutôt l’empathie : “Tu n’oses pas me dire la vérité car tu as peur que je te gronde?”. Si c’est bien ça, ça veut dire également qu’il y a quelque chose qui cloche dans la relation parent-enfant, qu’il y a un manque de confiance entre les deux. Et c’est le moment de l’exprimer : “Cela m’embête beaucoup que tu n’oses pas me dire les choses de peur que je te gronde ou que je te punisse. Comment on pourrait faire, la prochaine fois, pour que tu te sentes libre de m’avouer les choses ? Est-ce que on peut par exemple mettre en place un petit signe secret, et quand tu le fais cela veut dire que tu n’oses pas me dire quelque chose de peur que je te gronde. Et moi, de mon côté, je prend sur moi pour t’écouter sans me mettre en colère ? “

Ou bien on peut aussi choisir de faire semblant de croire à son mensonge d’enfant et de ne pas remettre en cause ce qu’il nous dit. “Ah bon ? Vous n’avez pas mangé de chocolat ? Rah, c’est bizarre car j’aurai parié qu’il en restait et je n’en vois plus. Ca doit être Papa qui a tout mangé, je vais aller lui en parler !! Il aurait pu m’en laisser !”. Il y a de forte chance pour que votre enfant fasse de gros yeux et finisse par lâcher le morceau ! Dans ce cas, c’est le moment de le féliciter pour son honnêteté et son courage, on peut ensuite revenir à la discussion que je propose plus haut, pour éviter les prochains mensonges.

Gardons toujours en tête que nos enfants ont mille trésors en eux. Ils naissent bons, et c’est à nous de cultiver toutes leurs qualités, plutôt que de leur coller des étiquettes de voleurs, menteurs ou méchants auxquels ils risquent de croire et de se conformer…

Et si vous êtes tentés par une éducation moins basée sur la sanction et davantage tournée vers la compréhension et le dialogue, je vous propose de lire ces deux articles : Eduquer sans punir : oui c’est possible ! et La punition positive, ça existe ?

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le best-off des livres droles

le best-off des livres droles

Ce soir, on s’en paie une tranche ! Dans notre série d’articles consacrés aux meilleurs livres pour enfants, rions un peu aujourd’hui avec les livres drôles… Parce que rien ne plaît plus à un enfant que de rigoler, voici le best-of des bouquins spécial zygomatiques, testés et approuvés. Le seul inconvénient ? Racontés lors de l’histoire du soir, ils ont plus tendance à surexciter nos kids qu’à les préparer au sommeil ! Vous êtes prévenus…!

“Le livre sans images” de BJ Novak (L’École des Loisirs)

Alerte, alerte, succès phénoménal en vue…! Réalisant la prouesse de devenir un des livres préférés des kids sans proposer aucune illustration, le “livre sans images” est bâti sur une idée absolument géniale : puisque c’est le parent qui lit l’histoire, on va lui faire dire plein de bêtises. Fabuleux, n’est-ce pas ? Et voilà l’adulte obligé de prendre une voix de singe ou de robot, de dire n’importe quoi, de faire des bruits pas possibles ou de proférer des trucs absurdes.  Les petits se tordent de rire (surtout si vous donnez tout dans votre interprétation) et en redemandent. Un véritable must-have !

 

“Oh non George” de Chris Haughton (Thierry Magnier)

George est un chien qui aime beaucoup les bêtises. Des bêtises qui n’en sont pas vraiment, puisqu’elles répondent simplement à sa nature de chien, mais qui embêtent un peu les humains. George aime son maître, alors il essaie de résister à l’appel des bêtises. Il y  parvient assez bien, jusqu’à ce que… Oh non, George ! Ce livre est une pépite. Les dessins sont simples, les textes succincts, mais de ces pages pleines de couleurs et d’humour jaillit l’envie tant de rigoler à gorge déployée que de prendre dans ses bras cet énorme chien tout pataud – et follement attiré par les chats, les plantes vertes, les gâteaux et les poubelles. Imparable pour tordre de rire vos petits, surtout si vous exagérez à merveille le “OH NOOOON GEOOOOORGE…!!!” 

 

“De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête” de Werner Holzwart / Milan

Voilà de l’humour tout en subtilité et en élégance…! Parce que le trio caca-prout-pipi marche toujours du tonnerre avec les kids, notre top 5 des livres drôles n’avait pas assez de place pour y mettre tous ceux qui le manient à merveille. Pour faire hurler de rire vos lapins sur des histoires qui ne volent pas haut, nous vous conseillons l’inénarrable  “Même les princesses pètent” de Ilan Brenman (Glénat jeunesse) ou encore “Tonnerre de prouts” de Antoine Guilloppé (Gautier Languereau). Dans le même genre et en plus classique, un qui marche à tous les coups, c’est celui-ci. Dans ce charmant opus à l’ancienne, une petite taupe se réveille avec une crotte sur le crâne, et part à la recherche du coupable. Chemin faisant, elle interroge tous les animaux du coin – l’occasion d’en apprendre des vertes et des pas mûres sur le bruit, la consistance et l’aspect de leurs cacas… Miam, miam. Ça vous dégoûte un peu ? Vos enfants, eux, vont adorer !


“Le bain de Berk” de Julien Béziat (L’école des loisirs)

Berk est un doudou. Un joli petit doudou en forme de canard. Un jour, Berk tombe dans la baignoire en train de se remplir, et ses amis les jouets de bain essaient de le sauver. Pourquoi ce livre est drôle ? Parce qu’il score sur trois points adorés des enfants : 1- des phrases impossibles à prononcer (à exagérer avec entrain quand vous lisez, bien sûr), 2- l’humour de répétition, 3- sans vouloir révéler la surprise de la fin, sachez qu’il y a là encore un bon petit coup d’humour caca-prout-pipi. Bref, un cocktail idéal pour le méga fou-rire ! Le tout via des illustrations mignonnes comme tout, et des phrases assez courtes pour que l’aîné puisse lire à son petit frère si l’envie leur en prend.

 

“Groloulou a mal aux dents” de Christophe Pernaudet, illustr. Sébastien Chebret (Lito)

Les années (siècles ?) passent, les temps changent, pourtant le loup continue à briller au firmament des stars de la lecture enfantine. Ici, ce qui fait rigoler les enfants, c’est que non seulement il ne fait peur à personne, mais en plus il est un peu ridicule. Groloulou, donc, a mal aux dents. Et son dentiste, pas de bol, est un lapin… De là à ce que ce dernier en profite pour lui arracher toutes les dents et le rendre inoffensif, il y a un pas que l’auteur franchit allègrement – pour le plus grand bonheur des enfants. Ce qui fait que vos kids vont se rouler par terre d’hilarité ? L’arrachage des dents, puis la façon dont le loup édenté parle, après, avec des “ve” et des “fe” partout. Oui, là aussi, vos talents de comédien et d’exagération vont faire fureur. Bonne lecture !

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communication-non-violente-CPMHK-705x399Voici quelques phrases que la communication non violente n’aime pas trop : « Tu as encore tapé à l’école !» ; « Combien de fois faudra-t-il que je te dise de fermer la bouche quand tu manges » ; « Comment peux-tu être aussi maladroit ? » ; « On ne peut pas te faire confiance, tu ne tiens jamais tes promesses » ; « Il va falloir que tu fasses un effort pour enfin ranger ta chambre le soir ».

Rabaisser et critiquer notre enfant l’aide-t-il à s’améliorer ?

Pour répondre à cette question, faisons preuve d’empathie. Imaginez que vous recevez un texto de votre boss du type « TU as ENCORE fait des fautes ! Ce n’est pas correct, il y a TROP de choses qui ne vont pas ! » ou un mail du genre : « Mais TU ne peux pas faire attention ? Cela fait COMBIEN de fois que je te dis … ?! » ; « TU as ENCORE monopolisé la parole en réunion ! ». Que ressent-on lorsque l’on est ainsi humilié ? On se vexe. On se décourage. Et si ce genre de remarques se répète quotidiennement, il est fort probable que l’on commence à perdre confiance en soi, à se dire qu’on ne vaut rien, qu’on n’est pas fait pour ce métier. Il est alors plus difficile de trouver la force de s’améliorer. La peur de mal faire peut même justement nous amener à multiplier les erreurs.

Pour notre enfant, c’est la même chose, les critiques le découragent plus qu’elles ne le motivent, et trop de critiques peuvent lui faire perdre confiance en lui, ce qui se traduit par des comportements négatifs.

Enfin, quand quelqu’un a l’habitude de vous juger, vous n’allez généralement pas lui confier vos problèmes. De la même façon, à force de critiques et de petites phrases blessantes, on abîme la relation de confiance avec notre enfant. Il se confiera alors moins à son parent, qui aura alors d’autant plus de mal à le comprendre. On risque alors de rentrer dans un cercle vicieux.

Bref, en tant que parents, essayons autant que possible d’éviter les critiques.

Les menaces sont également à éviter, on a fait une vidéo à ce sujet : « Adieu les menaces, hello la communication positive ! »

Mais cela ne signifie pas qu’il faut tout laisser passer. Car il est possible de remplacer nos critiques par d’autres expressions moins humiliantes.

1/ On peut déjà dire les choses avec plus de légèreté. Par exemple, au lieu de dire : « Tu as encore laissé ta serviette par terre », on peut le dire en un mot « La serviette, loulou », pour lui faire penser à la remettre. Cela veut dire la même chose sans le côté rabaissant. À condition de le dire sans une once de reproche ! Juste un mot enlève le côté ‘ordre’ de la phrase « Gaspard, tu peux enlever tes chaussures s’il te plait ».



 

2/ On peut formuler la phrase différemment. Un des points essentiels de la communication non violente : éviter de dire à notre enfant qu’il est nul, mais plutôt lui dire que c’est le résultat de ce qu’il a fait qui nous embête. On évite les mots blessants qui utilisent le jugement comme « encore », « trop », « toujours ». On évite de s’attaquer à sa personnalité en employant le « ‘tu’ accusateur » mais on essaye plutôt de décrire la scène ou notre ressenti par rapport à celle-ci. Côté boulot, pour nous, cela donnerait : « J’ai un peu peur que le client ait l’impression que l’on ait bâclé sa proposition en voyant toutes les fautes ». Et côté enfant, par exemple, on peut remplacer : « Tu es fatiguant, tu ne veux pas arrêter non ? », par « S’il te plait, est-ce que tu peux aller crier dans ta chambre plutôt, cela me gêne et j’ai envie de me reposer.». Remplacer « Tu as encore mis du bazar partout ! » par « Cela ne me fait pas plaisir de voir la maison aussi mal rangée ». Remplacer tout simplement « Tu as mis tes chaussures à l’envers » par « Tes chaussures sont à l’envers », et « Tu as encore laissé ta serviette par terre », par « Je crois qu’il y a une serviette par terre… ».

3/ Utiliser l’humour ! En communication non violente, on parle sur le ton de l’humour et non sur le ton de la moquerie. Côté boulot : « Oh, il y a juste une petite trentaine de fautes, à part ça c’est nickel ! ». Côté enfant : « Ah mais tu as cru que c’était l’été… C’est pour ça que tu n’as pas mis ton manteau ! »

4/ Si on est arrivé au point d’être agacé de toujours répéter la même chose, au lieu de lui reprocher, on peut aussi choisir de ne rien dire si le problème le concerne directement. L’enfant qui a oublié son goûter, s’en rendra compte à 16heures, il a mis ses chaussures à l’envers tant pis, il s’en apercevra peut-être par lui-même, ou pas et alors ?). (Voir l’article : « Oui, il est possible de moins lutter contre nos enfants tout en les éduquant ! »)

5/ Remettre les choses dans un contexte positif. Côté boulot : « Le document est nickel, bien contextualisé par rapport aux enjeux du client, c’est juste dommage qu’il y ait des fautes car ça gâche un peu la qualité du document ». Côté enfant : plutôt que « Vous avez mis le bazar partout ! », préférer « Je vois que vous avez super bien joué ! Je compte sur vous pour ranger aussi bien que cela l’était ». Remplacer par exemple « Regarde tu en as mis partout ! » par « C’est très gentil de m’avoir fait un dessin, cela me fait très plaisir, en revanche je suis déçue qu’il y ait des tâches partout »

6/ Et comme toujours en parentalité positive : on se concentre sur l’action ou la solution. Côté boulot : « Comment pourrait-on faire pour qu’il y ait moins de fautes dans tes docs ? » (Vous remarquerez que j’ai évité le ‘tu’). Côté enfant : « Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour t’aider à ne plus manger la bouche ouverte ? » (Un panneau, le rappeler en début de repas, mettre un miroir devant toi ?). Le fait de chercher une solution ensemble va davantage inciter l’enfant à accepter la remarque, et être motivé pour s’améliorer.

Communication non violente : conclusion

Quand on prend un peu de recul, cela semble évident : la critique n’est pas le meilleur moyen pour aider quelqu’un à s’améliorer.

Sans compter qu’en critiquant, on apprend à notre enfant à critiquer. Et il risque, une fois adulte, de reproduire le même schéma (voir l’article « Voici le meilleur moyen pour influencer le comportement de nos enfants »). Et si au contraire nous apprenions à nos enfants, par notre exemple, à ne pas utiliser le langage de celui qui sanctionne, juge et corrige, mais celui du bon équipier, présent pour aider l’autre à progresser, à trouver des solutions et à l’encourager !

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enfant 2 ans

enfant 2 ans

Enfant de 2 ans : plus tout à fait un bébé… mais pas encore un grand ! A 2 ans notre enfant, de plus en plus à l’aise avec son corps, explore inlassablement son environnement, apprend à “faire tout seul” et exprime de mieux en mieux ses besoins et ses émotions. Mais il est aussi confronté à ses limites et à celles qu’on lui pose, ce qui engendre de grandes frustrations ! 2 ans, ce n’est pas de tout repos pour les parents mais c’est aussi un âge tellement passionnant 🙂 Alors, comment accompagner au mieux notre tout petit dans sa soif de découvertes et d’autonomie tout en fixant des limites et en garantissant sa sécurité physique et affective ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, bientôt 4 ans, et de Tristan, 2 ans.

Cette semaine, mon petit dernier a fêté ses 2 ans et la première chose qui me vient à l’esprit en le regardant c’est : « ça y est, je n’ai plus de bébé ! ». Il m’étonne tous les jours par de nouveaux progrès, quand par exemple il enlève ses chaussures tout seul, monte et descend sans aide les escaliers, réussit à faire des bulles en soufflant sur le petit cercle en plastique ou encore lorsqu’il s’applique à faire une phrase (presque) complète ! Et pourtant… si mon petit garçon est de plus en plus autonome et s’affirme de plus en plus, s’il touche à tout et veut tout faire comme son grand frère, il n’en reste pas moins (ouf ! :-)) un tout-petit avec un immense besoin de sécurité, d’affection et d’un regard bienveillant dans tout ce qu’il entreprend…

Enfant de 2 ans : l’âge de l’exploration

L’autre jour, nous étions à la campagne dans une maison dont toutes les pièces sont bordées de petites marches. Mon Tristan, téméraire, a rapidement transformé la maison en circuit de formule 1, le but étant de faire le tour d’une pièce à l’autre le plus vite possible, donc de monter et descendre les marches à toute allure tout en poussant devant lui une poussette de poupée. Autant dire qu’en observant la scène, j’avais des sueurs froides et j’étais très tentée de mettre un terme à cette expérience qui avait de fortes chances de finir en accident ! Tout comme hier, au parc, où mon bout de chou a entrepris d’escalader l’échelle menant au toboggan des « grands », nullement refroidi par l’écart trop important entre les barreaux ni par la horde d’enfants qui, au-dessus de sa tête, couraient, hurlaient, et lui marchaient sur les mains sans y prêter attention…

2 ans, c’est l’âge de toutes les expériences. Forts de leurs nouvelles capacités motrices, plus à l’aise dans leur corps, nos tout-petits n’ont qu’une idée : en découvrir les limites… et les repousser :)) Faut-il les laisser faire sans sourciller ou au contraire, leur interdire le risque ?

A mon avis, il est préférable ne pas trop intervenir, tant que notre enfant ne se met pas en danger. Sentir la confiance dans notre regard  lui donnera confiance en lui et plus il fera d’expériences plus il apprendra à maîtriser son corps et ses gestes. Après, c’est à chaque parent de fixer les limites, en fonction de son enfant (certains sont plus kamikazes que d’autres !) et de la situation (on n’est pas obligé de le laisser détruire notre salon sous prétexte que c’est bon pour sa confiance et sa motricité !:)) . Lors de l’épisode de la course de formule 1, même si cela me démangeait un peu de l’en empêcher, j’ai laissé faire Tristan car en l’observant de plus près, j’ai réalisé qu’il prenait beaucoup plus de précautions qu’il n’y paraissait. Par contre, au parc, j’ai finalement choisi de l’éloigner du toboggan, car même s’il aurait sûrement réussi à grimper en haut de l’échelle, j’ai eu vraiment peur qu’il se fasse bousculer ou se blesse en tombant. Le mieux est donc d’évaluer, au cas par cas, ce que l’on peut permettre à son enfant.

Enfant de 2 ans : l’âge de l’autonomie

« Tout seul ! Tout seul ! » : 2 ans, c’est souvent l’âge auquel notre enfant réclame de faire les choses par lui-même, pourquoi ne pas encourager son autonomie ? (ce qui, à terme, bénéficiera à toute la famille ! :-)). Il veut mettre ou enlever ses chaussures seul ? Laissons le faire, même si cela prend un temps infini et même si la chaussure droite se retrouve au pied gauche et inversement. Il veut couper sa nourriture lui-même  ? Il existe des couteaux adaptés aux petites mains et tout à fait inoffensifs, à condition qu’on lui montre comment les manipuler. Il veut verser de l’eau dans son verre ? Offrons-lui une petite carafe (format dinette !) et permettons-lui de s’entrainer en protégeant ses vêtements et notre parquet 🙂


Dans cet esprit, cela peut être le moment de commencer l’apprentissage de la propreté (ou plutôt de les accompagner vers la ‘continence’ : non, nos enfants ne sont pas saaales 😉 ) à condition bien sûr qu’il soit prêt et en manifeste l’intérêt.

Enfin, si notre tout-petit dort encore dans un lit à barreaux, pourquoi ne pas envisager de le mettre dans un lit de grand ? Là encore, il n’y a pas de règle, chaque parent jugera si son enfant est prêt ou non. Chez nous, Arthur (l’aîné) avait 21 mois quand nous l’avons changé de lit et la transition s’est super bien passée, alors que Tristan va rester dans son lit à barreaux encore un mois ou deux, le temps que nous leur achetions des lits superposés !

Enfant de 2 ans : le début de la communication

« Elle est partie, maman », « C’est le camion d’Arthur », « Je veux la voiture jaune ! » : depuis quelques semaines, pour Tristan, c’est l’explosion du langage. Chaque jour il dit de nouveaux mots, ses phrases sont de plus en plus complètes et son élocution s’affine… Cela m’attendrit énormément et lorsqu’il me dit : « Plaît  maman, je veux du cocolat! », j’avoue que j’ai du mal à refuser 🙂 Mais attention, il ne faut pas s’inquiéter si notre enfant de 2 ans ne parle pas encore car à chaque enfant son rythme, ce qui ne veut rien dire pour l’avenir ! Il progresse davantage sur autre chose tout simplement.

Quoi qu’il arrive on peut bien sûr encourager le langage chez notre tout-petit, en lui parlant beaucoup, en nommant les objets, en lui lisant des livres, en lui posant des questions…

Et puis, à 2 ans, c’est aussi l’âge des premières interactions sociales. Notre enfant commence à aller vers les autres, même s’ils ne jouent pas vraiment ensemble, et l’on peut tout à fait favoriser ces échanges tout en commençant à lui apprendre certaines règles comme : « on ne prend pas le jouet des mains », « on ne pousse pas », etc.

Enfant de 2 ans : l’âge du « non »

S’il affirme de plus en plus ses besoins et désirs,  notre enfant de 2 ans exprime aussi de mieux en mieux son désaccord et sa colère ! Et oui, 2 ans, c’est aussi l’âge des terrible two… et là, comme nous vous expliquions dans cet article mieux vaut s’armer de patience et d’empathie !

Enfant de 2 ans : un immense besoin d’affection et de sécurité

Il y a deux jours, au moment où j’allais sortir prendre un verre avec des amis après avoir confié mes garçons à une baby-sitter en attendant le retour de leur père, mon Tristan a éclaté en sanglots. Agrippé à moi, il hurlait des « maman » désespérés et ne voulait pas me laisser partir… comme pour me rappeler que, malgré ses prouesses quotidiennes, il n’en reste pas moins un tout petit bonhomme qui a et aura besoin de maman pendant encore longtemps !

Je suis sortie quand même, mais un peu plus tard, après avoir pris mon bout de chou dans les bras, lui avoir fait plein de câlins, l’avoir rassuré et lui avoir promis de revenir l’embrasser à mon retour… Car à 2 ans notre enfant a plus que jamais besoin d’attention, de tendresse, de bienveillance, et si nous pouvons l’aider à grandir et à s’affirmer, n’allons pas trop vite non plus, permettons lui quand même de rester encore un peu notre bébé 🙂

Vous trouverez des clés pour aider notre enfant à mieux maîtriser ses émotions et notamment sa colère, un dossier spécial le PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer frustrations, ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

2 ans, c’est aussi un âge où les enfants, en pleine exploration et en plein apprentissage de l’autonomie, peuvent avoir des difficultés à dormir…. C’est peut être le cas de votre tout-petit ?

Si oui, je vous invite à vous renseigner sur notre nouveau coaching :

Le coaching « Il dort enfin » – Accessible partout dans le monde !

15 jours d’accompagnement personnalisé pour retrouver des nuits (et des soirées) complètes et un sommeil réparateur pour toute la famille. Le coaching est personnalisé pour s’adapter à votre situation particulière : si votre enfant n’a jamais dormi ; si c’est le matin qu’il se lève trop tôt ; si c’est la nuit ou le soir s’il se relève ; si vous pratiquez le cododo ou pas ; si vous avez besoin de vous coucher avec lui pour l’endormir, son âge, etc. Un mix de vidéos et d’accompagnement individuel de nos coachs certifiés.

Pour être informé des prochaines sessions, renseignez votre mail ci-dessous :

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cododo

cododoEn France, le cododo (dormir tous dans le même lit), ou le co-sleeping (dormir tous dans la même chambre), ne sont pas des pratiques courantes (28% des enfants de 18 mois partagent la chambre de leur parent), et sont parfois assez mal vues, mais y-a-t-il de bonnes raisons à cela ? Quels sont les ‘pour’ et les ‘contre’ ? Je vous propose d’en parler !

Commençons par un petit tour du monde : saviez-vous que dans certains pays comme le Japon ou l’Inde, faire dormir son bébé seul dans sa chambre, alors que les parents sont à deux dans leur lit, est considéré comme cruel ?

Plus proche de nous, en Suède, presque tous les bébés de 3 mois partagent la chambre de leurs parents, et 65% d’entre eux dorment carrément dans le lit parental !

Au Danemark, en Autriche, en Australie, ce sont aussi entre 30 et 40% des enfants de 3 mois qui partagent le lit de leurs parents.  

Si les avis sur cette pratique divergent d’un pays à l’autre, il en est de même pour les avis de psychologues. Alors qui écouter ? Qui croire ? Mon choix : faire confiance aux parents et écouter leur retour d’expérience !

Ils refusent de pratiquer le cododo. Pourquoi ?

J’avais l’impression que c’était plus facile de l’allaiter en cododo mais la vérité c’est qu’on est plus vite réveillé et qu’on le nourrit plus souvent…”

“Jamais de cododo et nos enfants ont un sommeil extra. Je pense qu’avoir sa chambre où on l’a laissé gérer ses petits réveils sans accourir (pas question de le laisser pleurer, juste lui laisser le temps de se rendormir seul) a beaucoup aidé et nous a beaucoup aidés!!”

“J’ai essayé, mais je n’arrivai pas à dormir : notre bébé bougeait tout le temps”

“Pas de cododo pour nous, afin de maintenir l’intimité du couple.

Cododo jusqu’aux 8 mois de ma fille. Autant j’ai adoré dormir avec elle, autant j’ai été ravie qu’elle sorte de notre lit. C’est difficile pour le papa de se retrouver au milieu d’une telle fusion et l’intimité du couple en prend un coup. Je ne le referai plus (du moins j’espère????????)”

Une des raisons principales qui oppose certains au cododo est de garder l’intimité du couple. Si en effet, on opte pour le cododo, cela veut dire que le couple est d’accord pour partager son lit avec son enfant (et que entre autre le papa ne se sentira pas “rejeté”), et pour privilégier un autre lieu pour sa sexualité. Ensuite, si les parents dorment mal avec le bébé dans leur lit, il faut aussi penser à son bien-être en tant que parent, car si c’est pour que le bébé gagne un papa et une maman exténués et à cran toute la journée, ce n’est pas le top pour lui non plus !

Ils ont pratiqué le cododo, intensivement ou partiellement. Quels sont leurs retours ?

Ma fille dort dans sa chambre mais si elle fait un cauchemar ou est malade nous avons recours au cododo. N’oublions pas que, pour un petit être, la nuit, le noir et le “laisser aller dans le sommeil” peuvent être synonymes d’angoisse. Alors, si en plus il faut être seul dans une chambre, ça peut faire beaucoup pour un petit. C’est pourquoi le cododo peut rassurer.”

“Moi, cododo depuis le début avec mon fils de bientôt 2 ans. Mon mari et moi adorons. Ça facilite la vie quand il est malade, et c’est un vrai bonheur de se réveiller avec lui tous les matins.”

“Cododo avec mes 2 bébés (23 et 3 mois). C’est un véritable bonheur et effectivement . Ils grandissent si vite que je suis heureuse de profiter pleinement de leurs premières années!! 😉

“Cododo chez nous depuis le début (13 mois bientôt) et pour le moment aucun regret! Que du bonheur et meilleur sommeil, surtout pour bébé et Maman. Et top pour l’allaitement qui continue”

Et évidemment le cododo ponctuel a aussi bien des avantages :

“ Quand notre fille se réveille, on la prend dans notre lit. Comme on est crevé et qu’on sait qu’avec nous elle dort… Parfois, juste lâcher prise, accepter qu’elle n’arrive à bien dormir qu’avec nous permet de ne pas cristalliser le problème et du coup, il se résout tout seul. Mais c’est franchement pas évident !”

Alors, cododo ou pas cododo ???

Même si personnellement, je ne pratique pas le cododo, il me semble que si les parents “adorent”, si cela leur permet de mieux dormir, si cela n’affecte pas leur intimité, et que l’enfant se sent rassuré, ça a clairement plus d’avantages que d’inconvénients, alors pourquoi s’en priver ?!

A l’inverse, si l’intimité du couple en prend un coup, si les parents ou l’enfant dorment moins bien, alors, c’est peut-être à éviter.  N’oublions pas que le bien-être des parents est aussi important que celui des enfants. Avoir des parents épanouis et en forme est essentiel pour un enfant ! Alors, sachez prendre soin de vous, comme vous prenez soin de votre enfant.

Les règles à suivre ?


Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure “cododo”, voici quelques petites astuces pour que tout se passe au mieux.

Sachez d’abord qu’il existe des lits  «side-car» (collés contre le lit parental, barrière abaissée de votre côté), ce qui permet les avantages du cododo (être proche de son bébé pour allaiter ou le rassurer), sans les inconvénients (avoir peur de l’écraser, qu’il tombe, ou que les parents manquent de place).

Si vous n’êtes pas équipés, il convient néanmoins de prendre quelques précautions :

  • Préférer un lit pas trop haut, et éventuellement mettre des coussins au sol, au cas où…
  • Éviter les oreillers
  • Eviter de couvrir bébé avec la couette, préférer pour lui la turbulette
  • Surtout pas de cododo en cas de consommation de somnifère, alcool, drogue !

Comment se passe la transition du cododo à la chambre indépendante ?

Un argument des anti-cododo est de dire que cela créée une trop forte habitude chez l’enfant d’être collé à ses parents.

Sur ce point,  le mieux est d’interroger les parents pro-cododo sur la façon dont s’est passée la transition vers une chambre indépendante (NB : je ne parle pas ici de dépendance, beaucoup plus forte que l’habitude et souvent causée par d’autres problèmes, souvent psychologiques, vécus par les parents eux-mêmes).



 

“Pour notre fille, cododo ! Et toutes ses siestes se passaient dans nos bras jusqu’à ses 12 mois, sans demande de sa part, mais juste pour le plaisir des câlins ;-). Du jour au lendemain nous l’avons installée dans sa chambre, et ça a tout de suite fonctionné”

“Très bien ! Cela a été plus dur pour moi que pour ma fille ! “

“Comme à 6 mois, il y avait le problème de la vie intime du couple… elle a fait ses premières nuits dans sa chambre et dans son lit. Et bien nickel, aucun soucis… du moins pour elle ! Pour maman, un peu dur durant quelques jours, de ne pas entendre la respiration de bébé et de la voir à chacun de mes réveils.”

Vous l’avez compris, la transition se passe généralement bien ! Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas, parfois, des réveils nocturnes.

Et si la transition se passe mal ?

Plusieurs lectrices nous ont dit qu’un des “trucs” pour rassurer leur enfant au moment du coucher a été  la veilleuse qui projette des étoiles au plafond ou la tortue.” Aussi :  “le fait de s’occuper pendant que le bébé s’endort (rangement, prendre sa douche, etc…) : entendre des bruits légers mais familiers qui sont comme des signaux de notre présence.”

Il y a aussi cette lectrice qui avait tout tenté pour que sa fille retourne dans sa chambre (mobile, histoire, doudou, avec lumière, sans lumière…). Elle y est finalement parvenue aux 18 mois de sa fille, lorsque les parents ont VRAIMENT décidé qu’elle dormirait dans son propre lit. “Nous avons choisi un lit « de grand » 1 place avec barrière de sécurité, et ca a marché dès le premier soir (coup de chance…). Je crois aussi que nous étions convaincus et convaincants…”

“Mon mari et moi avons pris la décision de voir un psy spécialisé enfant.
Nous avons vu la psy sans notre fille car en réalité c’est nous qui avions du mal à nous sevrer du cododo. Ce fut un travail à faire sur nous.”

Les retours des parents sont unanimes : le problème de la transition vient davantage des parents que des enfants ! Ca sera peut-être un moment difficile à passer mais si vous sentez que c’est le bon choix à faire, écoutez-vous !

Cool Parents Make Happy Kids remercie tous ses lecteurs pour leurs témoignages.

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