Archive pour le mois : 01/2019

Théorie de l’attachement

Théorie de l’attachementLa théorie de l’attachement, vous connaissez ? Vous en avez peut-être entendu parler, mais sans vraiment comprendre de quoi il s’agit, ni quels impacts elle peut avoir dans notre quotidien de parents, ou plus généralement dans notre société…  Normal, car même si elle n’est pas toute jeune (elle date de 1969) elle est encore mal connue en France et ne suscite vraiment l’intérêt des professionnels de l’enfance que depuis récemment !

Alors, la théorie de l’attachement, qu’est-ce que c’est ? On va essayer de vous éclairer ! 🙂

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4 ans, et de Tristan, 2,5 ans.

La théorie de l’attachement : quèsaco ?

Pour faire simple, cette théorie élaborée dans les années 60 par le psychiatre et psychanalyste anglais John Bowlby, affirme que tout bébé a un besoin fondamental, inné, de créer un lien émotionnel solide avec une personne privilégiée -sa figure d’attachement- qui prendra soin de lui et lui permettra de se sentir en sécurité en cas de détresse.

Pour répondre à ce besoin vital, le bébé a toute une gamme de comportements destinés à créer ou renforcer l’attachement : pleurer, s’accrocher, sourire, sucer… La qualité de l’attachement dépendra alors de la rapidité et de la manière dont l’adulte va répondre aux signaux envoyés par l’enfant. On appelle ça le « caregiving », le fait de donner des soins. Le processus d’attachement se fait dans les 9 premiers mois (seulement !) de la vie du bébé, mais il aura des répercussions pour l’enfant tout au long de sa vie.

  • Qui sont les figures d’attachement ?

La figure d’attachement principale est celle qui s’occupe du bébé le plus souvent, le plus durablement et avec le plus de régularité dans les premiers mois de sa vie : la mère, le père, ou toute autre personne qui joue ce rôle (nounou, grand-parent…). Mais un bébé peut avoir plusieurs figures d’attachement, une principale et d’autres secondaires.

  • Cet attachement, à quoi sert-il ?

En situation de détresse (la détresse, pour un bébé, pouvant être simplement une dent qui pousse ou une couche pleine !), le bébé envoie des signaux verbaux ou non verbaux à sa figure d’attachement. Celle-ci va alors le réconforter, lui apporter des soins, des solutions. C’est la régularité, la continuité et la cohérence des réponses qui créent alors un attachement sécure pour l’enfant.

Dans cette théorie, l’attachement est un besoin vital pour l’enfant, il va lui offrir la base de sécurité qui lui permettra ensuite d’explorer le monde avec confiance, et de gérer les situations de stress. En fait, la figure d’attachement est un peu comme un porte-avion, qui permet le décollage de l’enfant !

Un enfant qui aura connu un attachement « sécure » aura (d’après les experts) une bonne estime de soi et une bonne capacité à réguler ses émotions. Il sera plus actif et plus autonome car il saura qu’il pourra toujours se tourner vers sa figure d’attachement en cas de danger.

La théorie de l’attachement : et en pratique, qu’est-ce que cela implique ?

La théorie c’est bien joli, mais pour nous parents, qu’est-ce que cela implique ? Comment répondre de manière adéquate au besoin d’attachement de notre bébé ?

Cette théorie, il me semble, nous aide d’abord à mieux comprendre les comportements de nos bébés, et même plus tard de nos enfants, et nous aide à les accompagner … en écartant d’emblée certains préjugés !

Etre attentif aux besoins d’un bébé risque-t-il de faire de lui un enfant gâté, incapable de gérer ses émotions ? Bien au contraire, dit la théorie de l’attachement : c’est lui fournir des outils pour gérer les frustrations et situations de stress.

Répondre systématiquement et rapidement aux attentes d’un bébé ne va pas faire de lui un enfant puis un adulte craintif, collé à nos basques, incapable de se débrouiller sans nous ? Là encore, c’est tout l’inverse 🙂 Un bébé sécurisé à plus de chance de devenir un enfant et un adulte épanoui, capable d’affronter seul la nouveauté, et capable de faire face aux difficultés.

Un bébé ou un petit enfant qui pleure dès qu’est séparé de sa mère n’est-il pas un enfant qui a un « problème » ? Et non… C’est un enfant qui manifeste simplement le manque de sa figure d’attachement, dont il a besoin pour se sentir soutenu et encouragé, ce qui ne l’empêchera pas de retrouver ses jeux et continuer à explorer le monde sereinement dès le retour de celle-ci ! 🙂

Bref, la théorie de l’attachement nous invite à favoriser, pour nos tout-petits, les conditions d’un attachement sécure avec une (ou plusieurs) personne en particulier, qui répondront de manière cohérente, répétée, prévisibles et continue à leurs besoins. En les protégeant, en  les rassurant, et en leur offrant tous les soins dont ils ont besoin.

La théorie de l’attachement : comment surmonter les difficultés ?

Attention pas de panique, et surtout pas de culpabilité (si si, on la sent déjà pointer…)! Si la théorie de l’attachement incite à créer les conditions d’un attachement sécure, en répondant le plus rapidement et de la manière la plus juste aux besoins d’un bébé, cela ne signifie pas que l’on est un mauvais parent parce qu’on l’a laissé pleurer 3 minutes, qu’on l’a confié à une nounou pour la journée ou qu’on lui a changé sa couche trois fois avant de comprendre que s’il pleurait, c’est parce qu’il avait faim 🙂

Car bonne nouvelle : on a le droit de se tromper, de se corriger, et de laisser parfois d’autres que nous s’occuper nos bébés (qui peuvent donc avoir d’autres figures d’attachement, on le répète). L’important est avant tout que notre attention, notre présence et nos soins soient cohérents et réguliers. Lorsque mes garçons étaient des nourrissons et qu’ils pleuraient sans que je comprenne pourquoi, je me rassurais en me disant « ce qui compte c’est qu’il voie que je ne suis pas indifférente à ses pleurs et que je fais de mon mieux pour l’aider ». Je le leur disais d’ailleurs ouvertement : « je vois que quelque chose ne va pas, et je vais faire tout mon possible pour trouver une solution ». Parfois ces simples mots suffisaient à stopper les larmes…

Enfin, on peut aimer profondément son enfant, et pour autant ne pas savoir du tout répondre à son besoin d’attachement. Lorsque l’on éprouve des difficultés, pour des raisons personnelles, matérielles ou autre, à apporter à notre bébé les soins et l’attention dont il a besoin, pourquoi ne pas se faire aider ?

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les enfants et les écrans

 les enfants et les écransTélévision, ordinateur, tablette, jeux vidéo, smartphone … difficile aujourd’hui pour nos enfants d’échapper aux écrans ! Dès le plus jeune âge, ils sont fascinés par ces outils qui leur ouvrent des possibilités infinies, mais comportent aussi des dangers qui effraient très souvent les parents. Ils peuvent alors être source de beaucoup d’inquiétudes, de questions et de tensions à la maison.

Dès lors, quelle attitude adopter avec nos enfants et les écrans ? Peut-on permettre à nos petits de bénéficier des technologies tout en les protégeant des risques, et comment ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4,5 ans et de Tristan, 2, 5 ans.

A la maison, les garçons ne regardent presque jamais la télévision, et en leur présence nos tablettes et smartphones sont généralement éteints (bon, sauf pour faire des photos d’eux :-)), ils ne jouent pas avec, et ne connaissent même pas l’existence des jeux vidéo… Pourtant parfois je m’interroge : est-ce que cela n’est pas « trop peu » ? Ne seront-ils pas un peu « largués » plus tard, quand leurs copains manipuleront avec aisance ordinateurs, internet et autres smartphones ? Est-ce qu’ils ne seront pas mis à l’écart parce qu’ils ne connaissent pas le superhéros du moment, le dernier jeu vidéo à la mode ?

  • Nos enfants et les écrans : adapter la durée et le contenu à chaque âge

Comme souvent en matière d’éducation, tout est affaire de mesure et de bons sens. Si mes deux petits de 2,5 et 4,5 ans n’étaient pas prêts pour un film d’une heure et demi, regardé passivement et sans accompagnement, un enfant de 7-8 ans le supporterait beaucoup mieux. Idéalement, il faut pouvoir adapter le temps et le mode de « consommation » d’écran à chaque enfant selon son âge, voire sa maturité. Quel est le bon dosage pour chaque âge ? Quels contenus privilégier ? Selon les sources auxquelles on se réfère, on entend différents son de cloches. Personnellement j’ai choisi de m’en tenir au fameux 3-6-9-12 préconisé par Serge Tisseron, qui a le mérite d’être limpide !

  • Avant 3 ans : pas d’écran du tout, le cerveau du tout-petit n’ayant pas la capacité à prendre du recul sur le flot d’images qu’il reçoit. Eventuellement, on peut utiliser avec lui une tablette, mais avec parcimonie toujours en étant présent.
  • Entre 3 et 6 ans : on peut introduire les écrans, à condition que ce soit des programmes de qualité, adaptés à leur âge, et on les accompagne le plus possible. On fixe des règles précises, on évite la console de jeu personnelle, on regarde les écrans dans un lieu de passage (pas dans la chambre) et il est préférable d’interdire internet.
  • Entre 6 et 9 ans : on peut autoriser la console de jeu, mais toujours avec des règles claires.
  • De 9 à 12 ans : Internet autorisé, mais à condition que l’enfant soit accompagné, et en le mettant en garde sur les dangers. Pas de réseaux sociaux avant 12 ans.

De manière générale, l’idée n’est pas de bannir les écrans de nos vies, et d’en priver à jamais nos petits, mais de leur apprendre à s’en servir de manière raisonnable et à terme, à s’autoréguler. Dès que possible, il me semble tout à fait approprié de fixer avec l’enfant lui-même la durée, le moment de la journée (de la semaine, ou du mois…) où il sera autorisé à regarder, et bien entendu le contenu.

  • Pourquoi mettre des limites aux écrans ?

Sans vouloir diaboliser les écrans, on ne peut pas nier qu’ils comportent des risques.

On ne compte plus études mettant en évidences les effets négatifs liés à leur surconsommation, en particulier pour les tout-petits. Problèmes de concentration, troubles du langage, troubles du sommeil, difficultés dans les interactions sociales, risque d’obésité… la liste est longue !

Récemment, j’ai pu vérifier (à mes dépens !) l’un des effets pervers de la télévision sur le comportement des enfants. Nous étions chez des amis et pendant que les adultes déjeunaient, j’ai laissé exceptionnellement mes fils regarder un film d’animation d’une heure et demi avec leurs copains. Histoire de ne pas les frustrer et je l’avoue, d’avoir un moment de tranquillité (reconnaissons-le, c’est souvent la raison qui nous pousse à tolérer les écrans !). Sur le moment, ça a eu l’effet escompté : immobiles, muets, les yeux rivés sur le poste, je les avais rarement vus aussi sages ! Et puis, quand le film a été fini et que j’ai dit « vous pouvez jouer maintenant !», j’ai cru qu’ils allaient me sauter à la gorge ! Ils se sont mis à grogner, pleurer, et taper du pied en suppliant « encore, encore la télé ! ». J’ai eu un mal fou à les calmer, ils ne voulaient plus de leurs jouets, et ont mis un temps infini à s’endormir au moment de la sieste … Est-ce parce qu’ils ne sont pas habitués, ou qu’ils étaient tout simplement en « overdose » ? Chacun pensera ce qu’il voudra mais cela ne m’a pas donné envie de renouveler trop souvent l’expérience 🙂

  • Nos enfants et les écrans : et la « vraie vie » dans tout ça ?

Là aussi, j’ai envie de reprendre la formule de Serge Tisseron : « Cadrer et accompagner les écrans à tout âge, pour apprendre à s’en servir, et à s’en passer »

Là où la consommation d’écran devient pathologique, c’est lorsqu’elle en vient à remplacer la « vraie vie ». Un tout-petit qui préfère un dessin animé à ses jouets, un enfant qui préfère sa console aux copains, un ado qui fait du sport en ligne mais ne tape jamais dans un ballon…

Alors, pour que nos enfants ne soient pas « scotchés » aux écrans, encore faut-il leur proposer dès le plus jeune âge des alternatives excitantes (sport, sorties, activités manuelles, etc) et leur transmettre ce goût de la « vraie » vie !

C’est beaucoup une question d’habitude, aussi. Mon mari et moi n’avons pas plus d’énergie que les autres parents. Nous n’avons pas toujours le temps ni l’envie de jouer avec eux quand les enfants le réclament. Pour autant, nous avons jusqu’ici réussi à trouver des alternatives aux écrans, sans que cela ne nous coûte. Le petit se lève à 7h un dimanche matin et nous voulons gagner une demi-heure de sommeil ? Nous le prenons entre nous avec son biberon et des livres, et il est prié de les regarder en silence jusqu’à ce que nous émergions. Le grand ne veut pas faire la sieste alors que c’est le seul moment du weekend où nous pouvons régler nos factures ou organiser les vacances ? Lunii, la fabrique à histoires, fait des miracles !

Ils me sollicitent tous les deux, toutes les trois minutes, alors que je suis en train de préparer le dîner ? Un couteau (adapté) à chacun et on pèle les patates en famille !

  • Nos enfants et les écrans : et si nous leur montrions l’exemple ?

Je crois, pour finir, que nous sommes avant tout les meilleurs exemples pour nos enfants. Un enfant qui voit ses parents constamment sur leur téléphone ou devant la télé ne comprendra pas qu’on veuille lui en limiter l’usage… Bien sûr, ça n’est pas toujours évident;  mais dans la mesure du possible, éteignons la télévision, les ordinateurs, les smartphones, lorsqu’ils ne sont pas indispensables (et ils le sont rarement…). Et puis qui sait, nous pourrions peut-être nous aussi prendre goût à une vie moins connectée ? 🙂

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préjugés éducation positive

préjugés éducation positive

Laxisme, mythe de l’enfant roi, adulte incapable de se défendre… Quels sont vraiment les méfaits de l’éducation positive ?

Rares sont les psychologues qui sont contre l’éducation positive. Ça paraît logique : difficile en effet d’être contre la paix, l’empathie et la bienveillance ! Cependant, plusieurs articles circulent sur Internet, diffusant des avis d’experts qui douteraient des bienfaits de ce mode d’éducation.

Par exemple, l’article de 20 minutes : « L’éducation bienveillante, véritable avancée ou concept fumeux? », dans lequel Nicolas Marquis, professeur de sociologie à l’université Saint-Louis de Bruxelles, dit : « On considère de plus en plus l’enfant comme un adulte en devenir. Il est désormais affublé de tout un tas de besoins dont on ne se préoccupait pas trop avant. Si hier on pouvait lui imposer des décisions en scandant « parce que c’est comme ça », aujourd’hui nombre de parents co-construisent son éducation avec lui », constate-t-il.

La nostalgie du « Parce que c’est comme ça »

Oui, on peut regretter le fameux « Parce que c’est comme ça » d’hier, parce que c’était plus simple pour les parents. C’est sûr, il est plus facile de diriger une dictature qu’une démocratie ! Tout comme en entreprise, le management “top down”, qui consiste à faire exécuter des ordres aux salariés sans leur demander leur avis, est en théorie plus simple (même si, en pratique, il est loin d’être plus efficace).

Si, en effet, un enfant obéissant est plus facile à gérer pour les parents, est-ce vraiment ce que nous voulons pour son épanouissement ? Souhaitons-nous que notre enfant devienne un de ces collaborateurs qui finissent à minuit le soir, juste parce qu’ils ne savent pas dire non à leur employeur ?

Pire que cela, souhaitons-nous que nos enfants, qui apprennent de nous avant tout par imitation, se comportent de façon autoritaire avec leurs pairs (et plus tard leur famille et tout leur entourage), souhaitant imposer leur point de vue sans prendre en compte les avis et les idées de chacun ?

Bref, souhaitons-nous vraiment inculquer à nos enfant cette culture du rapport de force, qui fait tant de mal à notre société ? Leur apprendre le respect mutuel n’est-il pas un projet éducatif plus positif ?

L’éducation positive, malheureusement, est souvent taxée de laxiste. Pourtant, il y a un gap entre les deux ! Prenons l’exemple d’un enfant qui ferait une colère pour aller à l’école. Un parent laxiste lui dirait : “Bon allez, d’accord, tu n’y vas pas aujourd’hui”. Un parent positif, lui, tout en accompagnant son enfant sur le chemin de l’école, écoutera son enfant, essayera de comprendre les raisons de ce refus, et essayera de trouver avec son enfant des solutions pour améliorer la situation.

Respecter son enfant, l’écouter, le comprendre, l’encourager, le motiver, voilà ce en quoi consiste l’éducation positive : il ne s’agit pas de le laisser décider de tout comme certains préjugés le laissent croire, ni de lui imposer les choses de façon autoritaire comme certains le préconisent. Les limites sont importantes, l’éducation positive n’est pas une éducation laxiste, elle ne considère pas le bien être des enfants comme supérieur à celui des parents, mais à égalité. C’est la raison pour laquelle on est bien loin de l’enfant-roi, qui n’hésite pas à piétiner le bien-être se des parents pour son bon-plaisir.

Les enfants ne comprennent pas toujours le sens des règles, il faut donc les leur imposer. 

La psychanalyste, Claude Halmos confiait au Figaro : « L’éducation ne peut pas se faire sans autorité car l’enfant petit est toujours, dans un premier temps, à mille lieues de pouvoir accepter les règles qu’il vit comme un obstacle à son bon plaisir »

Oui, en effet, un petit enfant ne comprend pas tout, et ne peut donc pas accepter facilement les règles car il n’a pas toujours conscience de leur bien fondé. Mais pourquoi ne pas choisir de lui faire respecter cette règle de façon douce, ludique, légère, plutôt que de la lui imposer de façon autoritaire ? Est-on obligé de dire « Vous rangez la chambre, parce que c’est comme ça et pas autrement » plutôt que « Concours de rangement de chambre, tous en équipe contre le chrono ! » ? Nos enfants aiment jouer, rire, s’amuser, c’est leur grande force, force qui – chez nous – s’est petit à petit effacée. Cet amour du jeu peut être un super levier pour leur donner envie de coopérer, beaucoup plus efficace que de les braquer avec des ordres qu’ils ne comprennent pas !

L’éducation positive fait des enfants qui ne savent pas se défendre

Selon l’interview de 20 minutes : . « Il semblerait que les enfants élevés de cette manière aient davantage de risques d’être harcelés à l’école. Car ils n’ont pas l’habitude de se venger et ne savent pas toujours comment se défendre face à leurs agresseurs », indique Isabelle Filliozat

Cette position me surprend vraiment. L’objectif principal de l’éducation positive est de donner confiance en soi à nos enfants, de leur donner une image positive d’eux-mêmes, de les encourager à développer leurs forces et leurs talents. Sereins, bien dans leur peau, ils ne sont ni dociles, ni agressifs. Généralement, on observe que les harceleurs s’attaquent de préférence aux plus faibles. Un enfant qui a confiance en lui, qui ne montre pas de faille de ce côté là, n’est donc pas une cible de choix.

En apprenant à réagir aux attaques, on arme également notre enfant. Un agresseur aura vite fait de laisser tomber s’il voit que ses paroles n’ont pas d’effet, que la victime ne réagit ni avec peur ni avec violence. Un enfant éduqué dans la bienveillance aura développé un sens de l’empathie et sera capable de comprendre qu’un camarade méchant est souvent lui-même malheureux. Et de plus, ayant bâti une relation de confiance avec ses parents, il n’hésitera pas à se confier à eux en cas de problème.

Il y a, évidemment, mille raisons pour qu’un enfant devienne une « victime ». Et je ne dis pas que l’éducation positive met notre enfant à l’abri définitivement. Mais d’après moi, l’éducation positive ne fait pas de nos enfants des victimes désignées. Au contraire.

L’éducation positive prive nos enfants de leurs années d’insouciance

L’article de 20 minutes mentionne aussi : « Selon Nicolas Marquis, si l’éducation positive bénéficie aux enfants, elle les prive aussi d’une série d’avantages : « Lorsque l’on a l’impression d’être un peu responsable de sa vie, on n’est plus enfant de la même manière. Cela prive d’une forme d’insouciance », estime-t-il.

En effet, l’éducation positive consiste à responsabiliser son enfant quand c’est possible : il est responsable de son cartable, responsable de son goûter, responsable de s’être trop ou pas assez couvert pour sortir… Ainsi, il acquiert tôt une certaine autonomie et apprend à se débrouiller. Mais cela n’est pas incompatible avec la joie de vivre !

Au contraire, quelle fierté pour un enfant d’être capable de se débrouiller seul !

De plus, l’éducation positive insiste sur le fait qu’un parent ne doit jamais rabaisser ou humilier son enfant. Au contraire, il doit l’encourager à s’exprimer au lieu d’être sur son dos en permanence. L’éducation positive cherche bien à cultiver cette joie de vivre, un vrai trésor pour nos enfants.


L’éducation positive culpabilise les parents

Toujours dans 20 minutes, Nicolas Marquis souligne que l’éducation positive fait croire aux parents qu’ils pourront avoir un quotidien sans colère, ni crise, ni lutte : « Quand la négociation avec l’enfant ne fonctionne pas, certains parents culpabilisent et se disent que c’est de leur faute. Alors que l’éducation positive n’est pas une méthode miracle ».

De même, pour Claude Halmos dans le Figaro : « Faire croire aux parents qu’ils pourraient éduquer sans conflit et devraient surtout réussir à faire abstraction d’eux-mêmes, à tout supporter, à n’avoir jamais un mot plus haut que l’autre et à rester zen en toutes circonstances est une absurdité. Une absurdité culpabilisante et dangereuse pour leurs enfants »,

C’est aussi l’avis de Béatrice Kammerer qui, dans l’article de Slate.fr « L’Education «positive» n’est pas aussi positive qu’on croit », explique : « La parentalité positive promeut une vision du verre-à-moitié-plein des difficultés que l’on rencontre quotidiennement avec son enfant mais propose souvent une vision du verre-à-moitié-vide de la capacité parentale : on n’est plus le «parent suffisamment bon» qui chemine pour devenir encore meilleur, on est juste celui qui a infligé une décharge de cortisol –l’hormone du stress– inutile à son bébé en pleurs, celui qui a ruiné la certitude de notre amour inconditionnel de son enfant par un «je n’ai pas le temps, j’ai du travail», celui qui a promu la dépendance à la validation de l’adulte par un « c’est beau, c’est bien » à la réception d’un dessin. Bref, bien souvent  si on est pas 100% parent positif, on est juste 100% nul.

Tous les éléments sont ici réunis pour qu’une théorie psychologique, aussi utopiste, aussi respectueuse de l’individu, aussi riche soit-elle, se transforme en une norme éducative plongeant les hordes de parents épuisés dans la culpabilité et le sentiment d’incompétence. »

Je suis tout à fait d’accord, en effet, pour dire qu’il n’y pas de méthode miracle, il serait utopique de dire que l’éducation positive est une éducation sans conflit.

Cependant ce n’est pas l’éducation positive qui est visée ici, ni ses principes ni ses méthodes, mais plutôt la façon dont, peut-être, certains auteurs la retranscrivent.

En effet, en lisant certains auteurs pro-éducation positive, on peut presque ressentir que leurs enfants à eux sont déjà grands, et avoir l’impression qu’ils ont oublié la réalité des jeunes parents,  le quotidien épuisant.

En outre, faire disparaître les conflits n’est pas l’objectif N°1 de l’éducation positive. Ça serait complètement irréaliste ! Nous avons beau présenter les choses de façon respectueuse et bienveillante à notre enfant (par exemple : on met le sucre hors de sa portée, en lui expliquant que l’on comprend qu’il en veuille, que nous aussi on aimerait en manger tout le temps mais que malheureusement, on ne peut pas en abuser), ça n’est pas pour cela que la décision lui conviendra. S’il n’est pas d’accord, il peut l’exprimer et vouloir rentrer dans une dispute. Cela arrive, c’est la vie.

Il ne s’agit pas non plus de devenir des parents parfaits, toujours patients et à l’écoute. D’abord parce que c’est impossible : cela n’existe pas, nous sommes des humains ! Mais aussi parce que si nos enfants avaient des parents parfaits, cela serait très culpabilisant pour eux de se voir si imparfaits, et si loin de cet idéal parental ! Nous voir craquer parfois, avoir du mal à gérer notre colère ou toute autre émotion, ça rassure : “En fait, c’est normal, ça arrive à tout le monde, même à ma maman !”.

Ce qui compte, c’est d’être le plus heureux possible, pas de devenir parfait.

Parmi tous les mots que j’ai pu recevoir suite à la sortie de mon livre “Cool Parents Make Happy Kids”, ceux qui m’ont le plus touchés sont justement ceux qui me remerciaient d’avoir réussi à les déculpabiliser. C’était justement mon objectif : rendre l’éducation positive accessible à tous (et particulièrement aux parents imparfaits !), en présentant des outils, des astuces, mais en aucun cas des formules magiques qui marcheraient à tous les coups…

Parfois, on n’arrive pas à éviter une crise, mais celle-ci ne remet pas en cause notre rôle de parents, ni notre enfant. Parfois, c’est juste la fatigue. Un conflit entre un parent et un enfant, cela n’a rien de grave, cela fait juste partie de la vie.

On dit qu’aujourd’hui, les livres d’éducation se vendent par brouette. Les rayons “Education” des libraires sont pourtant bien  moins conséquents que dans nos pays voisins. Combien de parents ont lu un livre d’éducation en France ? 1 sur 10 peut être. Combien avons-nous de livres de cuisine chez nous ? On ne les compte même plus !

Je rêve que demain, bientôt, nous ayons dans nos bibliothèques plus de livres d’éducation que de livres de cuisine. Et mon objectif, avec le livre CPMHK, est d’amener tous les parents à s’y intéresser, sans peur de culpabiliser. Prenez soin de vous et de votre famille.

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enfant qui tape

enfant qui tape CPMHKD’abord rassurons-nous, il n’y a rien d’anormal à voir un enfant qui tape, et il y a même des solutions pour gérer au mieux la situation !  La preuve en image …

Ma fille est tranquillement en train de jouer aux cartes quand soudain, DaddyCool lui saute dessus pour lui faire un câlin. Surprise, Joy se défend et donne de petites tapes :  « ArrêtEuh ! ». Daddycool, vexé, lui attrape le poignet  dans un geste brusque : « Qu’est-ce que tu fais là ? On ne tape pas papa ! Tu dis pardon, tu dis PARDON ».

La suite, vous la connaissez : notre enfant ne se laisse pas faire, essaye de se défendre,  refuse de dire pardon (question d’honneur !). La voix de DaddyCool est de plus en plus agressive, il finit par gagner : Joy fond en larme et, sous la contrainte, lâche finalement un tout petit « pardon ».

Morale de l’histoire : « Papa est le plus fort ».

Première nouvelle ! Mais… on le savait déjà, non ?

Imaginons un autre scénario face à l’enfant qui tape.

Cette fois-ci, Maman Faible intercepte l’enfant qui tape avant même que la lutte ne commence. Elle l’isole, la met sur ses genoux et lui demande gentiment :

  • Pourquoi tu tapes Papa ?

  • Pas envie câlin moi.

  • Je comprends. Ça t’embête parce que tu es en train de jouer et tu ne veux pas qu’on te dérange. Mais dans ce cas-là, tu peux dire « Papa, je ne veux pas que tu me fasses un câlin, je suis en train de jouer, on fera un câlin plus tard». Cela fait beaucoup de peine à papa que tu le tapes. Imagines si je te tapais comme tu serais triste. [Le ton est plutôt est calme et ferme, il s’agit quand même de lui faire comprendre que l’on n’est pas content !].

Regarde ce coussin. Imagine que c’est toi, si je te tapais comme ça, tu serais contente ? Si tu as besoin de taper tu peux taper le coussin.  Mais pas Papa, c’est trop triste. On va lui dire pardon ?

  • Non veux pas. [Ah bah oui, on n’est pas chez les Bisounours non plus !].

  • Je comprends. Tu es encore fâchée. Si tu veux, tu peux lui dire plus tard. Quand tu voudrais lui dire ?

  • Au restaurant.

  • D’accord. Alors on lui dira quand on sera au restaurant.

A peine partis au restaurant, notre enfant regarde son père (qui a l’air toujours vexé… Daddy a beau être cool, il est un brin susceptible !),  le sourire jusqu’aux oreilles :

  • Moi dire pardon à toi, pas taper.

  • Bien sûr que je te pardonne, et la prochaine fois qu’est-ce que tu diras ?

  • Papa, je veux pas que tu m’embêtes, jouer moi !

Joy est contente d’avoir dit pardon et a compris que l’on peut dire « Je n’ai pas envie… » au lieu de taper.

Mais malheureusement, nous ne sommes pas toujours deux pour gérer la situation, rendez-vous dans cette vidéo « Mon enfant me tape« , pour gérer le cas où nous sommes seuls…

Comment enseigner à un enfant qui tape à maîtriser ses émotions si nous même, nous nous montrons énervés envers lui ?

Cela lui donne plutôt envie de rentrer dans une lutte de pouvoir, de se monter encore plus fort, ou d’abdiquer sous la contrainte en lançant un pardon qui ne vaut rien et en ressentant un sentiment d’humiliation voire une envie de vengeance … Bref, cela ne fait que détériorer l’atmosphère, et ne donne pas vraiment envie à notre enfant de s’améliorer, mais plutôt de se mettre en colère !

L’objectif, c’est d’arriver à faire passer un message à l’enfant qui tape.

Et pour qu’il soit réceptif, notre enfant  doit se sentir en confiance, compris par ses parents. Mettons-nous à sa place. Quand nous sommes énervés, le meilleure moyen de nous calmer, n’est-ce pas que quelqu’un nous dise «  Je comprends que tu sois énervé parce que cela ne te plait pas que …. ». Alors faisons la même chose avec nos petits. Et une fois que notre enfant est ainsi en situation de confiance et à l’écoute, plutôt que d’insister sur ce qu’il a fait de mal, pourquoi ne pas plutôt insister sur ce qu’il devrait plutôt faire dans cette situation ? Car si on lui dit juste qu’il ne faut pas taper et que l’on ne lui donne pas de solution pour exprimer ce qu’il ressent, il risque juste de d’essayer de contenir sa colère, et celle-ci ressortira ensuite sous une autre forme. L’objectif n’est pas de l’obliger à se taire, mais plutôt de lui apprendre à bien communiquer : « Dans cette situation voilà ce que tu peux faire ». Voir aussi l’article « Voici comment faire pour que nos enfants se comportent au mieux avec les autres« 

C’est sûr que maîtriser ses pulsions n’est pas simple. Vous trouverez des clés pour aider notre enfant à mieux maîtriser ses émotions et notamment sa colère, un dossier spécial le PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer frustrations, ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

.  Cela peut prendre beaucoup de temps pour l’enfant (et pour nous, parents !), on ne peut pas s’attendre à un résultat immédiat. Mais c’est tellement plus facile de s’améliorer quand on se sent encouragé ! « Bravo ! Aujourd’hui tu n’as tapé personne, tu peux être fière de toi Joy !». Cela marche tellement mieux que les punitions ! On s’évite bien des séances de luttes inutiles, et on gagne tous à créer une atmosphère plus cool…

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problèmes de comportement à l'école

problèmes de comportement à l'écoleL’autre jour, je discutais avec mon neveu des problèmes de comportement à l’école et il me montrait sa photo de classe en me disant : “Sarah, elle n’a pas d’amis, car elle pousse tout le temps les autres et fait tout le temps des bêtises”.

 

Comment un enfant qui tape, mord, ment, se comporte mal va pouvoir se détacher de cette mauvaise image d’enfant turbulent qui lui colle à la peau ?

Imaginez que vous êtes dans une entreprise dans laquelle vous avez l’étiquette du relou que personne ne veut croiser à la machine à café… Quelle honte, quelle tristesse ! Vous ressentez que tout le monde a une image négative de vous, fait exprès de vous éviter… De quoi se sentir au 36ème dessous, et se recroqueviller sur soi-même ! Pour décoller cette étiquette, quel travail ! Il faut de la force, de la patience, de la bonne humeur. Et surtout, il faut croire en soi, être convaincu que vous savez être sympa et avoir de la conversation… Or, tout votre entourage vous pousse à vous convaincre du contraire… Comment se sortir de ce cercle vicieux ?

Comment aider cet enfant turbulent à s’en sortir ? À arrêter de taper, de pousser, de mordre ?

Tout d’abord en croyant en lui, et en faisant en sorte qu’il se sente bien. Mieux il ira, mieux il se comportera.  Car s’il a des problèmes de comportement à l’école, c’est parce qu’il sent que les autres enfants se moquent de lui, le rejettent, s’amusent à le titiller pour qu’il parte au quart de tour, le considèrent comme un bon à rien. Et cela ne fait qu’amplifier sa colère intérieure, et par là, les mauvais comportements.

A l’école, j’estime que c’est aussi à l’enseignant d’inverser le cours des choses : à lui de ne pas réprimander un enfant devant tous les autres et ne pas l’afficher comme un enfant turbulent. Bien sûr, c’est compliqué lorsque l’on a une classe de 30 élèves à gérer, j’en suis consciente. Mais les élèves sont tellement influencés par ce que dit la maîtresse ou le maître, surtout quand ils sont petits. S’ils l’entendent dire du mal d’un enfant, ou s’ils voient qu’il est la source des problèmes de comportement à l’école, ils n’auront pas envie d’être son ami. On préfère se rapprocher des gens dont on entend du bien, c’est naturel.

Jules a encore tapé Louise.

À mon sens, il faut à tout prix, dans ce cas, éviter de prendre parti. Car certes, Jules n’a pas à taper un camarade, mais s’il y a un conflit, les torts sont sans doute partagés (Louise a gribouillé son dessin, par exemple). Dans ce cas, on peut simplement réagir à chaud en expliquant qu’il ne faut pas taper, mais plutôt essayer de s’exprimer avec des mots.  L’idéal serait de prendre un moment avec Jules un peu plus tard, de lui expliquer qu’il a le droit d’être mécontent, et de réfléchir avec lui à d’autres façons de s’exprimer. Il faut aussi lui donner confiance : “La prochaine fois, je suis sûre que tu seras assez fort pour ne pas taper”. En lui proposant cette image positive de lui-même, on l’incite à adopter un comportement positif.

Et face à des enfants qui se plaignent de la violence de Jules, on peut entamer la conversation : “Je sais que ça n’est pas agréable pour vous, mais je crois que ça ne l’est pas pour lui non plus. Au fond de lui, il aimerait bien arriver à faire autrement. En plus, vous avez remarqué comme il sait être rigolo, aussi ? Dans le fond il est gentil, et vous le savez (là, il s’agit de mettre en avant les qualités de Jules). Mais c’est difficile pour lui, il faut vraiment que vous l’aidiez”. On invite ainsi les enfants à être empathiques. À la vision du “garçon pas gentil”, de l’enfant turbulent, se substitue celle du copain qu’on doit soutenir. Ce regard positif porté sur lui l’encouragera à mieux se comporter, car plus en confiance, et mieux dans sa peau : la solution aux problèmes de comportement à l’école passe par la communication.

Attention, je comprends bien que le quotidien d’enseignant n’est vraiment pas simple et qu’il est difficile de trouver le temps de discuter des problèmes de comportement à l’école avec les élèves. Et pourtant, ça me semble tellement important…

À la maison aussi, veillons à porter un regard toujours positif sur nos enfants. Évitons de les dénigrer, de les traiter de menteurs, de râleurs, de timides, de colériques… Au contraire, lorsque ça arrive, faisons leur comprendre que ça n’est pas parce qu’ils râlent maintenant, que cela fait d’eux des râleurs ad vitam eternam (“Bah, tu râles toi, aujourd’hui ? Pourtant ça n’est vraiment pas ton genre !”).

Ne nous alarmons pas de leurs comportements négatifs : ils sont généralement liés à un contexte, à un mal-être ponctuel, mais ne sont en aucun cas définitifs. Projetons-nous dans 15 ans, quand nous regarderons notre grand enfant : non il ne mord plus, non il ne tape plus, mais au fond de lui, a-t-il gardé cette image de garçon “violent” qu’on lui aura collé quand il était petit, qui le mine et l’empêche de s’élever, et de prendre peut-être l’étiquette du “doux” qui lui correspondrait finalement davantage aujourd’hui ?

Les enfants méchants n’existent pas. C’est à nous d’en être convaincus, pour aider nos enfants à se comporter de façon plus positive. 

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relation parent enfant

relation parent enfant

La relation parent-enfant, une gageure ou un bonheur…? Les deux, évidemment ! N’avons-nous pas tous comme rêve de lier avec notre petit une belle relation parent-enfant, dont la confiance, la joie, le soutien mutuel et l’amour inconditionnel soient des piliers ? En un mot, être proche de notre enfant, et surtout, surtout, que notre communication ne soit pas un jour coupée… Car on ne peut pas en faire abstraction : il n’est pas rare de connaître des cas d’enfants qui coupent le cordon avec leurs parents une fois adultes, jusqu’à parfois ne plus les voir du tout… N’ayez pas peur, si vous êtes du genre à vouloir lire cet article, c’est qu’il y a très peu de chances que cela vous arrive 😉

En tous les cas, même s’il n’existe aucune baguette magique à ce sujet, je vous propose dans cet article 3  ingrédients clés pour construire avec vos kids une belle relation parent-enfant aujourd’hui – et pour toujours.

Relation parent-enfant : le plus important et peut-être aussi le plus difficile… l’aimer comme il est !

Parfois, nous, parents, avons du mal à aimer nos enfants tels qu’ils sont – avec leurs qualités mais aussi leurs défauts. Nous sommes bien sûr là pour les guider, mais la meilleure façon de se faire écouter d’eux, de pouvoir les influencer, c’est qu’ils aient confiance en nous. Or, on a véritablement confiance en un ami quand cet ami sait voir en nous la belle personne que nous sommes, et pour qui nos défauts sont aussi nos qualités.

Et c’est souvent cela aussi qui éloigne parfois les enfants des parents, car ils ne se sentent pas acceptés tels qu’ils sont. Trop comme ceci, trop comme cela, pas assez comme ceci ou encore pas assez comme cela… C’est ainsi que la communication, notre relation parent-enfant, est de plus en plus coupée. Car finalement, le jour où l’on a un souci, est-ce que l’on va se confier à une personne qui va nous faire la morale, nous reprocher d’avoir agi de telle ou telle manière ? Ou est-ce que l’on va se confier à quelqu’un qui, on le sait, nous ouvrira grand ses bras, nous écoutera, et nous aidera à trouver des solutions pour que ça aille mieux ? Vous avez compris.

Une des jolies clés que l’on peut garder dans un coin de notre tête, c’est d’éviter de reprocher à notre enfant de ressentir ce qu’il ressent. D’abord, parce que ce n’est pas très efficace, et que cela ne va pas l’aider à atténuer sa tristesse, sa colère ou sa peur. Mais aussi, parce que notre enfant, ne se sentant pas écouté, et/ou compris, risque de s’éloigner petit à petit de nous, ce qui sabote d’autant notre relation parent-enfant. Alors qu’il suffirait d’un câlin, d’un geste d’affection, et d’une question ouverte : “Qu’est-ce que tu pourrais faire pour que ça aille mieux ?” Cette simple question, toute en tendresse, peut souvent être plus efficace qu’un : “Je t’avais dit d’arrêter de te comporter comme ça avec tes copains, c’est normal qu’il agisse ainsi avec toi ! Bon, arrête de pleurer et va dire pardon.” Pas très efficace… ni très empathique. Il vous suffit probablement d’imaginer la même situation pour vous pour le comprendre 🙂

Deuxième chose. Une personne en qui l’on a confiance, avec qui l’on apprécie de discuter et dont on écoute les conseils, ce n’est pas une personne qui veut pour nous ce qui le rend heureux LUI, mais qui accepte que l’on vive de la façon qui nous rend véritablement heureux NOUS.

Car finalement, c’est notre grand travers, à nous les parents ! (eh oui, nous sommes quelques-uns à avoir des travers… je ne cherche pas à vous vexer, hein, je suis la première concernée 😀 d’où croyez-vous que je tire toutes ces belles expériences si ce n’est de mes propres erreurs ? Tous à la même enseigne et tous solidaires !) Revenons à nos petits moutons et à notre belle relation parent-enfant. Nous pensons, un peu trop souvent, que ce qui est bon pour nous est bon pour notre enfant. Et cela peut être sur des petites choses comme sur des grande choses. Prenons des exemples d’époque ancienne ou d’autres pays, parfois plus choquants et donc évidents à nos yeux : combien de parents, par le passé, se sont fâchés avec leur enfant car celui-ci divorçait et que c’était mal vu ? Parce que leur fille est tombée enceinte trop jeune ? Parce que la personne avec qui elle se mariait n’était pas du même milieu ? Ou encore pas de la même religion, pas de la même couleur de peau (ou au contraire du même sexe) ? Ça parait aberrant aujourd’hui, mais ce ne fut hélas pas toujours le cas.

Il n’est pas simple d’accepter que la vie qui épanouit notre enfant, professionnellement, amicalement, familialement, ne soit non seulement pas la même que la nôtre, mais peut-être même aussi une vie dont on n’arrive pas à imaginer qu’elle puisse être heureuse, riche et épanouissante. Surtout si ça concerne nos enfants. Pourtant, cela vaut la peine d’y réfléchir 🙂

 

Relation parent-enfant : deuxième ingrédient magique… l’écoute !

Plus on a envie de donner des conseils à notre enfant, de lui dire comment il devrait faire, penser etc, plus on a tendance à ne plus l’écouter vraiment, et à vouloir juste le raisonner, voire lui expliquer ce qu’il doit faire. Or, chacun de nous a avant tout besoin d’être écouté. Et quand quelque chose ne va pas, avant de rechercher des conseils, on va chercher quelqu’un qui nous écoute avec bienveillance et sans jugement. Alors, quand notre enfant revient de l’école avec un souci avec la maîtresse ou un autre élève, si au lieu de commencer à juger la situation, nous commencions par l’écouter, et essayer de le comprendre ? La fameuse phrase “IL N’Y A PAS DE “MAIS”…”, qui ferme la discussion, est typiquement le genre de trucs que l’on peut essayer d’éviter – car pour maintenir une relation parent-enfant, une vraie confiance, et l’écoute, sont au centre de tout. Un peu comme entre conjoints, vous me direz… mais c’est un autre sujet 😀

Relation parent-enfant : troisième clé… les moments de connexion !

Il est aussi très important pour l’épanouissement de notre petit d’avoir des moments de complicité, d’échange, de rire avec nous. Et certainement plus que de moments passés à  être “éduqué” ! Pas facile, hein ? 😉 Le quotidien ne peut pas être QUE en mode “éducation”, “conseil” et “reproche”. Il faut qu’il soit aussi fait d’échanges, de rires, de partage. Surtout que plus nous serons proches de nos enfants, plus ils nous écouteront, et plus nous serons une source d’inspiration pour eux. Quand ils sont très jeunes, jouer avec nos petits, courir, sauter, faire un bataille d’oreillers, les faire rire, contribuent à embellir la relation parent-enfant. Plus grands, on peut trouver ce qui pourrait leur faire plaisir (et nous faire plaisir !) : un restaurant, une sortie patinoire, une promenade, un foot, un film…

Et si nous nous posions cette jolie et intéressante question chaque soir : “Est-ce qu’aujourd’hui, j’ai “connecté” avec mon enfant ?” Multipliez ces moments, ces vrais instants “ensemble”… Non seulement ils sont délicieux, mais en plus, très utiles 🙂

Et bien sûr… prenez soin de vous !

 

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Faber et Mazlich

Mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et de Tristan, 2,5 ans, nous parle d’un de ses livres préférés sur l’éducation positive « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », après le livre Cool Parents Make Happy Kids bien sûr 😉

Attention pépite ! Comment obtenir la coopération de nos enfants sans crier ? Comment poser des limites et amener nos petits à modifier leurs comportements sans les punir ? Comment favoriser leur autonomie et les aider à avoir confiance en eux ? Peut-on résoudre les conflits dans le calme et dans respect de chacun (parents compris) ? « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » : voilà un livre qui offre aux parents des outils clairs, pleins de bons sens, le tout avec beaucoup d’humour !

Développée dans les années 80 par Adele Faber et Elaine Mazlish, la méthode a fait ses preuves. Le secret ? Les auteures se sont basées sur leurs propres expériences de mères et les témoignages de parents recueillis au cours des ateliers qu’elles ont animés pendant de nombreuses années. Le but ? Acquérir des « habiletés » de langage et de comportement pour faire face aux difficultés que l’on peut rencontrer avec nos enfants. Et ça marche !

Avant de lire « Parler pour que les enfants, écouter pour que les enfants parlent », j’avoue que j’avais quelques a priori. Je me disais : « Encore un livre qui va me vendre des recettes miracles pour éduquer mes enfants dans le calme, des recettes que je n’arriverai pas du tout à appliquer à la maison. Ce genre de livres qui vous font sentir totalement nulle et incapable. »

Eh bien non, c’est tout le contraire ! J’ai adoré ce livre et il m’accompagne désormais au quotidien. Voilà pourquoi :

Dans ce livre, pas de théories rébarbatives ni de conseils « gratuits » dont on ne saurait que faire, mais des mises en situations concrètes, des exemples parlants qui nous permettent d’aborder les difficultés auxquels tous les parents sont confrontés et d’apprendre à les résoudre habilement (c’est-à-dire autrement qu’en s’époumonant « À TROIS, SI TU N’AS PAS MIS TON SLIP, TU SERAS PRIVÉ DE DESSERT POUR LE RESTANT DE TES JOURS ! »). Les chapitres sont construits autour des expériences vécues par les auteures, et les témoignages des participants à leurs ateliers. On est dans le dur, dans le vrai, l’enfant qui se roule par terre en hurlant au supermarché, celui qui tape sur son frère et veut casser la gueule à son copain d’école, celui qui balance le plat de pâtes à travers la pièce parce qu’elles ne sont pas à son goût, celui qui met deux heures à enfiler ses chaussures et trouve formidable de recouvrir de feutre le papier peint du salon … Bref, on est dans la vraie vie ! Et tout parent peut donc s’identifier facilement. 🙂

Pour chacune des situations abordées, on est alors invités à réfléchir à nos réactions habituelles de parents mais aussi, à se mettre dans la peau des enfants. Et c’est là l’une des clés : pour prendre conscience de nos « erreurs », de ce qui ne fonctionne pas avec nos chers petits, il faut d’abord être capable de se mettre à leur place et d’accueillir leurs émotions. Et forcément, une plus grande empathie des parents engendre plus de coopération des enfants.

Mais alors, dans le détail, qu’est-ce que l’on y apprend ?

  •        « Parler pour que les enfants, écouter pour que les enfants parlent » : donner aux parents les « habiletés » pour résoudre les problèmes quotidiens.

La base, la clé de tout, comme l’indique le titre du livre, réside dans la communication entre parents et enfants. Si l’on parvient à adapter notre langage, à être à leur écoute et à faire preuve d’empathie, beaucoup de problèmes peuvent être résolus  sans en venir aux cris, aux punitions ou aux menaces…. La preuve avec un exemple :

Imaginons qu’Arthur, mon fils, à peine rentré de l’école, sorte tous ses jouets des étagères que j’ai passé une bonne partie de la matinée à ranger, et les répande sur le sol de sa chambre. Plutôt que de crier « Combien de fois faut-il que je répète qu’on ne sort pas TOUS les jouets en même temps ?! Range moi tout ça immédiatement ou tu seras puni !! », les auteures invitent par exemple à décrire ce que l’on voit : « Je vois plein de jouets en bazar sur le sol de cette chambre, et si nous les remettions ensemble à leur place ? ».  Dans ce type de situation, on peut aussi donner des renseignements « il est difficile de jouer lorsque tous les jouets sont sortis en même temps. De plus, on risque de les abimer ». On peut aussi décrire nos sentiments, sans blesser ou rabaisser notre enfant : « Quand je vois tous tes jouets en vrac par terre alors que j’ai passé du temps à les ranger pour que tu aies une chambre agréable et des jouets en bon état, cela me contrarie énormément ». Il y a bien plus de chances qu’Arthur remette ses jouets à leur place sans rechigner que si je lui avais hurlé dessus ou si je l’avais menacé de les confisquer.

C’est bien joli, me direz-vous, mais tous les parents ne savent pas naturellement comment s’adresser aux enfants pour qu’ils coopèrent spontanément ni trouver les mots justes pour résoudre un conflit sans se fâcher. Et bien justement, c’est tout l’objet de ce livre ! A travers les exemples donnés et par des exercices à faire au fur et à mesure, les auteures nous aident à acquérir ces habiletés (comprenez « compétences ») qui nous font bien souvent défaut 🙂

Cerise sur le gâteau, à la fin de chaque chapitre on trouve des fiches récapitulatives de tous les conseils qui viennent d’être donnés (et hop, un truc de moins à faire soi-même !) et des petites bandes dessinées qui valent tous les discours du monde…

  •       « Parler pour que les enfants, écouter pour que les enfants parlent » : un livre déculpabilisant et plein d’humour.

« J’étais une mère merveilleuse avant d’avoir des enfants », telle est la première phrase du livre. Le ton est donné ! Non, ce livre ne prétend pas réveiller en chaque mère la Mary Poppins qui sommeille, ni transformer nos petites terreurs en chérubins dignes d’une peinture de Raphaël… et non, qu’on ne s’y trompe pas, les difficultés ne disparaîtront pas comme par magie après sa lecture ! Par contre, en appliquant la méthode, il y a de bonnes chances pour que dans de nombreuses situations nous parvenions à les gérer plus sereinement, voire à désamorcer les crises, sans avoir recours aux cris et aux punitions…

Après la lecture de ce livre, mon point de vue a donc changé. « Il devrait être entre les mains de TOUS les parents, me suis-je dit, on devrait nous l’offrir à la maternité avec les couches et la layette ! ». Et je me suis empressée d’acheter « Parler pour que les tout-petits écoutent » (écrit  par Joanna Faber, la fille d’Elaine Faber, et Julie King, construit sur le même principe mais destiné spécifiquement aux parents d’enfants de 2 à 7 ans) et« Frères et sœurs sans rivalité », autre bible pour parents désireux d’améliorer leur quotidien 🙂

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enfant jamais content qui rale souvent

enfant jamais content qui rale souvent

On fait tout pour notre enfant, on lui prépare son petit déjeuner, on lui a acheté ses céréales préférées, mais voilà : le lait n’est pas à la bonne température… Il râle parce qu’il veut que je l’aide à s’habiller alors qu’il a passé l’âge. On lui offre de super vacances et, là encore, il trouve le moyen de râler parce qu’il a trop chaud ! À croire que notre enfant est vraiment pourri gâté, qu’il n’est jamais content et qu’il ne le sera jamais… Comment réagir ?

Pourquoi un enfant râle ?

Vous connaissez mon crédo  : “Un enfant qui se comporte mal, c’est un enfant qui va mal”.

Alors à votre avis, pourquoi votre enfant râle tout le temps ? C’est drôle, quand j’ai écrit l’article sur “Que faire face à un bébé qui râle ?” la réponse à cette question semblait assez évidente. Quand j’ai écrit l’article “Que faire face à une enfant qui râle ?”, c’était un peu moins évident mais pas sorcier… Et maintenant, en abordant la mauvaise humeur chez un “grand” (disons autour de 7 ans), voilà que je sèche…

J’ai donc posé la question à un garçon de cet âge qui passait les vacances avec nous. Réponse simple et transparente :  “C’est parce que j’aimerais que mes parents s’occupent plus de moi”. Exactement la même chose que pour un bébé ou un jeune enfant finalement !

Les super céréales, les vacances au soleil, la piscine et les cornets de glace, c’est sympa… mais ce qu’il veut vraiment, c’est qu’on s’occupe de lui. Et pour un enfant, montrer qu’on n’est jamais content et râler sur mille petits détails (la forme des corn flakes !), c’est juste une occasion d’exprimer sa frustration… D’autant plus qu’on ne lui a pas demandé si c’était vraiment ces céréales-ci qu’il voulait !

Avant de râler et de se plaindre, notre enfant a certainement déjà essayé de nous faire comprendre autrement qu’il voudrait passer plus de temps avec nous : en nous demandant de jouer au ballon (“Pas maintenant, je prépare le déjeuner”), en demandant de l’aide pour s’habiller (“Écoute, tu es assez grand maintenant pour le faire tout seul”). A force de recevoir des réponses négatives, il a jeté l’éponge et a fini par intérioriser : “mes parents ne font rien pour moi, ils se fichent de moi et n’en ont rien à faire de me faire plaisir”.

Demander de l’aide et râler est alors une bonne astuce pour que les parents n’aient pas le choix : si je ne m’habille pas tout seul, ils seront bien obligés de m’aider !! Alors que les obliger à jouer au ballon, c’est une autre paire de manche…

En tant que parent, ce manque d’autonomie a le don de nous exaspérer. Parce qu’on a d’autres enfants dont s’occuper, parce qu’on est concentré sur autre chose, ou simplement parce qu’il SAIT faire, alors qu’il nous laisse profiter un peu de notre temps libre ! Bref, se sentant sur-sollicité, on aurait tendance à fuir et à être encore moins motivé pour passer du temps avec notre enfant qui n’est jamais content.

Et là, bonjour le cercle vicieux : on lui accorde de moins en moins de temps “agréable”, il va donc demander davantage d’attention, multiplier les mauvais comportements pour qu’on s’occupe de lui, ce qui va nous donner envie de le laisser tout seul… au risque de voir cette frustration se transformer en pleurs, crises ou grosses colères.

D’ailleurs, vous trouverez des clés pour aider votre enfant à mieux maîtriser ses émotions et notamment sa colère dans notre dossier spécial, le PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer frustrations, ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

Comment faire cesser les râleries et sollicitations inutiles de nos enfants ?

Lui consacrer du temps

Si l’on est entré dans ce cercle vicieux, il faut agir : à nous, parents, d’inverser la tendance en prenant du temps pour lui. Je parle ici de “vrai” temps, un temps de jeu, un temps de discussion, un temps rien que pour lui, pour lui faire sentir qu’il compte pour nous et qu’il n’est pas simplement une bouche de plus à nourrir.

Et pour un enfant, même de 7 ans, communiquer c’est avant tout jouer.

Lawrence J.Cohen (psychologue américain, spécialiste du jeu des enfants),  disait : Les enfants ne disent pas « J’ai eu une dure journée à l’école aujourd’hui : Est-ce que je peux t’en parler ?” Ils disent : « Tu joues avec moi ? ».

Alors, prenons le temps de vraiment jouer avec lui, en trouvant des jeux qui lui conviennent à lui comme à nous. Jouons au ballon, à des jeux de société, à organiser des improvisations de théâtre, à fabriquer des cocottes en papier, à faire une bataille d’oreillers, à se raconter des blagues, à incarner des personnages grotesques, à organiser une chasse aux trésors, etc. Et (le plus difficile) ne jouons pas avec lui “pour jouer”, “pour qu’il nous fiche ensuite la paix”, mais essayons nous aussi de profiter pleinement de cet instant, d’être avec lui, 100% présent, de ne penser à rien d’autre qu’au jeu que nous partageons. C’est en lui donnant cette vraie attention, qu’il va se sentir considéré, aimé, rassasié.

Bien sûr, les choses ne vont pas s’améliorer du jour au lendemain, il lui faudra un peu de temps pour être rassasié, et que l’harmonie familiale soit retrouvée, mais cela vaut clairement la peine de tenir !

 

L’écouter et prendre son avis en considération

On veut faire plaisir à nos enfants avec une balade au zoo, un super dessert ou une sortie au cinéma et ils râlent encore. Ca nous rend fou ! On a l’impression de se sacrifier et de ne pas être récompensé. Pourtant, si on organise quelque chose pour lui faire plaisir, le mieux ne serait-il pas d’en parler avec lui auparavant ? De le laisser proposer des activités ou donner son avis.

Evidemment, on ne peut pas toujours ne prendre que son avis en compte. Mais le but est de l’écouter et de le faire participer lorsque c’est possible.

Prenons l’exemple des vacances. Vous avez choisi d’aller dans la Creuse cet été (et ce n’est pas négociable). Pourquoi ne pas dire à vos enfants : “On va aller en vacances dans la Creuse, est-ce qu’il y a une activité qui vous ferait plaisir que nous fassions tous ensemble ?”

En ayant le droit de s’exprimer, il se sent considéré et écouté.

À partir d’un certain âge, il devient essentiel d’encourager notre enfant à partager son avis et ses sentiments. Il a enfin la possibilité de communiquer, profitons-en ! Donnons-lui la parole et écoutons-le, c’est ce qui le fera grandir. Et les échanges parents-enfants seront de plus en plus riches. On a tous à y gagner !

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LE TABLEAU DE GESTION DES CONFLITS

LE TABLEAU DE GESTION DES CONFLITS

Voilà un tableau qui va bien vous servir, autant pour résoudre les conflits parent/enfant qu’enfant/enfant. Quand il y a une conflit, quelle est la meilleure solution ? Celle qui convient à tous les deux ! Faisons preuve d’imagination en énumérant des solutions. “Toi, tu prends la place du milieu, et moi je prend tel livre à lire” ; “Toi tu commences, tu joues 5 mn avec et après c’est moi, mais je jouerai 8 min” ; “Ok, moi je t’aide à t’habiller, et pour me faire gagner du temps le matin toi tu beurres toutes les tartines”…  Il existe toujours une solution où personne ne se sent lésé, il faut juste prendre le temps de se poser pour la trouver ! Quel précieux cadeau nous ferions à nos enfants, en leur donnant le réflexe en cas de conflit d’imaginer des solutions qui conviennent tant à eux qu’à leur interlocuteur.


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