Archive pour le mois : 02/2019

coussin de la colère

coussin de la colère

Le fameux “coussin de colère” est souvent recommandé pour les enfants parfois dépassés par leur colère. On leur propose alors de taper sur un coussin, plutôt que de casser des choses ou d’essayer de faire mal à leurs parents, leur soeur ou quiconque passe à portée de leurs émotions fortes 🙂

L’utilisation du coussin de colère permet d’exprimer cette colère, et de la faire sortir, mais peut aussi avoir comme inconvénient d’encourager l’enfant à cogner lorsqu’il est en colère. Et donc, qu’il associe systématiquement cette émotion au fait de “frapper” (selon les conclusions de Joel Monzee, docteur en Neurosciences ).

Heureusement, en parcourant le fabuleux livre de Caroline Sost “S’épanouir à l’école”, j’ai découvert une autre façon d’utiliser le coussin de colère, qui permet véritablement à l’enfant d’accueillir sa colère et de la dépasser. Il s’agit non pas d’utiliser le coussin comme un défouloir, mais de permettre à l’enfant de se reconnecter à son plein potentiel. Voici comment.

Dans son école “Living School”, Caroline présente ce coussin aux élèves, en expliquant la façon de l’utiliser : on s’assoit à genoux devant, puis, les poings serrés, on tape en rythme dessus. Avec un double objectif : d’abord faire sortir son “crocodile” (c’est ainsi que Caroline Sost appelle l’ego de l’enfant, en quelque sorte sa colère, afin de la différencier de l’enfant lui-même), et de ressentir sa force. L’idée ? “Je suis plus fort que mon crocodile, et j’ai un grand trésor en moi”. L’objectif est donc non pas de se focaliser sur sa colère, ni de taper à tout prix, mais de l’évacuer et de se focaliser au contraire sur son énorme potentiel. Et ainsi, de se recentrer.

Bien sûr, le coussin de colère seul n’est pas suffisant pour apprendre à notre enfant à gérer sa colère, ni à la diminuer. C’est pourquoi j’ai rassemblé tout ce que vous avez besoin de savoir pour aider votre enfant à revenir au calme, et surtout pour, en amont, diminuer ses colères, dans mon PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre adresse e-mail ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite !

Et vous, avez-vous déjà utilisé un coussin de colère ? Comment cela s’est-il passé ?

 

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

bébé qui pleure dès que je le pose

bébé qui pleure dès que je le pose

Notre bébé nous réclame parfois non-stop : impossible de les laisser 5 minutes tout seul sans qu’ils pleurent. Ils ne sont bien qu’à un endroit : dans nos bras ! On est bien tenté de leur dire à notre bébé qui pleure dès que je le pose “Je ne peux pas pas te prendre tout le temps dans les bras, arrête de pleurer.” Quand ils maîtrisent le langage, ils peuvent nous appeler des dizaines (centaines ?) de fois dans la journée. Et quand on entend “MAMAAAAANNNN” pour la 157e fois de la journée, on voudrait leur dire : “Mais je suis LÀ, pas besoin de râler !” ou encore “Je me suis occupée de toi à l’heure, maintenant tu joues un peu tout seul s’il te plait”.

Mais comment faire pour que bébé arrête de me réclamer ?

Contrairement à sa sœur, Léon a été un bébé qui pleurait dès que je le posais. Il voulait constamment être dans mes bras. Je connais, d’ailleurs, beaucoup de petits dans ce cas, dont les parents semblent bien fatigués par ces sollicitations constantes.
A l’époque où j’étais dans ce cas, j’ai demandé conseil à mon amie Camille : “ Mon bébé pleure dès que je le pose, qu’est-ce que tu ferais à ma place ?”
Sa réponse : “S’il te réclame, essaye de le prendre dans les bras, de lui donner toute l’attention dont il a besoin, c’est possible que cela aille mieux après”. Et elle avait raison…
Et quelques mois plus tard, c’est une amie confrontée au même problème (en bien pire) qui m’a demandé de l’aide. Je ne savais pas trop quoi lui répondre car personnellement, j’ai plutôt tendance à penser que si cela pèse trop au parent, il faut trouver une solution pour “décoller” un peu l’enfant, plutôt que de le garder dans les bras toute la journée.
Pourtant, en passant quelques jours avec cette amie et son bébé, la situation devenait de plus en plus claire : plus elle le laissait, plus il pleurait. Plus sa mère voulait “lui apprendre à être indépendant”, plus il était frustré et la réclamait à corps et à cris. Finalement, c’est le même cercle vicieux que dans une relation amoureuse du type “Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis”.


En fait, si un bébé pleure pour être avec sa maman (ou son papa !), ça n’est pas pour nous embêter ou nous accaparer. Son cerveau est bien trop immature pour élaborer une telle stratégie. Il réagit simplement sous l’impulsion de ses besoins primaires. Il a peur, il ne se sent pas en sécurité : c’est un véritable besoin. Et si on le comble (au lieu de le frustrer davantage), on arrivera sans doute à le rassurer et il se calmera. Une fois ses petites angoisses passées, on pourra prendre de la distance et il sera suffisamment en confiance pour prendre un peu d’indépendance.
Patience, acceptation et amour sont la solution. Profitons-en car demain il sera déjà grand, et ne voudra peut-être plus de nos câlins 😉 Vous pourrez aussi lire cet article : Bebe qui pleure : les solutions magiques

Quand trop de câlins oppressent le bébé

>Inversement, c’est parfois l’excès de câlins et d’attention qui provoque l’énervement du bébé. Plus on la cajole, plus on le porte, plus il va se sentir étouffer et nous rejeter. Une de mes amies, Margot, est de nature très câline. Je me souviens que, dès qu’elle voyait Joy bébé, elle se ruait dessus pour la papouiller. Margot a eu une fille par la suite et désespère parce qu’aujourd’hui, celle-ci déteste les bisous… Mais sa petite a sans doute simplement fait une overdose de câlins !
Cela dépend de chaque enfant évidemment. Beaucoup d’enfant n’attendront que l’adolescence pour prendre leurs distances. Mais l’important est d’être à l’écoute et de respecter les besoins de son enfant.

Etre toujours disponible, sans se rendre indispensable.

Pour partir à la découverte du monde, un enfant a besoin d’être en confiance. Et cela, il le trouvera chez ses parents. S’il sait que Papa et Maman sont là en cas de besoin, il sera suffisamment serein pour devenir autonome.
C’est là qu’il faut savoir trouver le juste équilibre : être présent si mon enfant a besoin de moi… pour lui apprendre à savoir se passer de ma présence! Etre toujours disponible, sans devenir indispensable. Lui apporter la sécurité nécessaire pour lui donner confiance et faire en sorte qu’il se sente bien, même loin de nous : à la crèche, chez la nounou, chez ses grands-parents, à l’école.
Bien sûr, à chaque bébé son rythme, rien ne sert de les brusquer.
Mais si, en tant que parent, je suis moi-même réticent à l’idée de confier mon bébé à un tiers, que ce soit pour une heure ou pour une semaine, je transmets à mon enfant cette angoisse. Et il aura d’autant plus de mal à se séparer de moi. Dans ce cas, si l’on n’arrive pas à avoir la sérénité nécessaire pour confier son bébé, et que cela devient problématique, se faire accompagner par un spécialiste peut être une bonne solution.
Pour que notre petit gagne en confiance en lui, n’hésitons pas à lui donner l’opportunité de trouver ses repères dans le monde extérieur, en le posant quand il ne réclame pas d’être porté par exemple, en le laissant explorer sans toujours être derrière lui. Bref, en lui montrant que nous avons confiance en ses capacités à faire seul, tout en lui montrant que l’on sera toujours là quand il en aura besoin.
Car pour s’envoler, notre enfant a besoin de se sentir en sécurité, mais aussi de voir que l’on croit en sa capacité à voler.

 

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre bébé le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

Pour être informé des prochaines sessions de ce coaching, renseignez votre mail ci-dessous :

Sinon pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

 

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

éducation sévère

éducation sévère CPMHK

L’éducation sévère (je dirai plutôt ‘trop’ sévère) n’a pas que du bon, et ne tire pas toujours les enfants vers le haut.

Voici une petite anecdote de ma dernière soirée. Deux filles étaient en train de discuter à propos de leurs enfants. L’une des deux, vraiment sympa, raconte sur le ton de l’humour (et l’alcool aidant) qu’elle n’est pas trop « nouvelle pédagogie ». Son truc à elle : « Moi, avec mes 3 enfants,  je tacle, je tacle, je tacle. J’ai fait ça pour les 2 grandes, je fais ça avec le petit de 18 mois, et franchement ça marche ! ».

Bon, chacun sa façon de faire …

Au fur et à mesure de la discussion, elle explique que son petit dernier de 18 mois est un tyran. « Un mini-dictateur-allemand-des-années-30-40» (sic), raison de plus pour le mater ! Ses deux grandes sont plutôt sages (« la méthode fonctionne »…), mais l’une se fait systématiquement racketter son goûter dans la cour de récré. Elle en est même venue à réclamer à ses parents un goûter moins gourmand pour éviter la convoitise… Adieu Dinosaurus, bonjour pruneaux d’Agen !

 Je ne connais rien de cette personne. Il y a peut-être simplement une coïncidence entre sa façon de faire et le comportement de ses enfants. Peut-être même que dans cette école, c’est habituel de se faire racketter son goûter. Mais cette histoire est une bonne opportunité de vous faire part de ce que je pense du fait de « mater son enfant ».

« Mater son enfant », c’est tout faire pour qu’il obéisse au doigt et à l’œil. C’est sûr, quand ça file doux, c’est plus facile ! Comme me disait un ami, ex-militaire, désormais manager dans le privé : « C’est tellement plus simple de manager des sous-officiers qui obéissent aux ordres sans poser de questions, que des collègues qui challengent vos décisions et donnent leur avis ».

Mais pour moi, faire en sorte que mon enfant obéisse systématiquement au doigt et à l’œil, et donc le soumettre à notre autorité, risque d’engendrer deux comportements chez lui :

–  Soit l’enfant est plutôt « doux » de nature, et se soumet à vos ordres et tout se passe bien. Mais il risque aussi d’avoir des difficultés à se défendre contre les plus forts, à dire « non » aux autres, à avoir de l’assurance… Bref, c’est typiquement l’enfant qui se fait piquer son goûter dans la cour.

–  Soit l’enfant est dur, on dit souvent « difficile », et ne veut pas abdiquer. Et comme les adultes sont toujours plus forts, il va lui falloir devenir encore plus fort pour se battre contre ses parents, et devienne une sorte de « mini-tyran » à la maison. Ce qui reboucle avec l’article sur l’enfance d’Hitler et des criminels.

Bien sûr ces attitudes peuvent aussi venir du caractère de l’enfant. Certains sont nés plus dominants, et d’autres plus réservés. Les parents ne sont pas responsables de tout !

Et je vous rassure ces enfants ‘taclés’ ne formeront pas une société faite de dictateurs et de soumis. En grandissant, quand ces enfants se sentiront plus libres, moins matés, les uns vont davantage s’adoucir et les autres s’affirmer, mais il  faudra juste un peu patienter…

En attendant, pensons-y à deux fois. Si un enfant a tant besoin de se montrer fort, dur, dominant, n’est-ce pas parce que nous nous montrons trop souvent autoritaire avec lui ? Voir aussi l’article « Comment éduquer nos enfants, selon les neurosciences » Une éducation sévère, n’a pas que du bon !

Nous pouvons améliorer notre façon de communiquer avec notre enfant sans forcément adopter une attitude « trop » sévère. D’ailleurs, si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout ». Indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez le « PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! »  dans votre boîte mail (gratuitement).

Cool Parents Make Happy Kids

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

enfant hypersensible

enfant hypersensiblePleurs fréquents, réactions disproportionnées, extrême sensibilité aux bruits, aux matières ou aux odeurs, difficultés avec le changement, faible tolérance à la frustration… un enfant hypersensible, ça n’est pas toujours facile ! Cela peut même être assez déstabilisant pour les parents, qui ne savent pas comment aider leur petit, ont souvent l’impression de marcher sur des œufs, et surtout d’y consacrer toute leur énergie et leur patience…

Bonne nouvelle ! Une éducation bienveillante, dans le calme et l’empathie, serait encore plus bénéfique aux enfants hypersensibles qu’aux autres, elle pourrait même atténuer cette hypersensibilité avec le temps. Alors, comment les accompagner et les aider à s’épanouir ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4,5 ans et de Tristan, 2, 5 ans.

Si tous les enfants sont de grands sensibles, en raison de l’immaturité de leur cerveau, certains le sont tout de même plus que d’autres.  Anxieux, hyperémotifs, souvent timides et susceptibles, leur hypersensibilité peut être source de grande souffrance pour ces enfants hypersensibles, mais aussi pour leur entourage. Cependant que l’on se rassure, ça n’est pas irréversible! Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’une éducation bienveillante peut être très bénéfique, et ce n’est pas Cool Parents Make Happy Kids qui dira le contraire ! 🙂

  •         Enfant hypersensible : les signes qui ne trompent pas !

Comme souvent, pour aider son enfant, mieux vaut d’abord le comprendre 🙂 L’hypersensibilité, qu’est-ce que c’est ?

D’après Elaine Aron, psychologue clinicienne spécialiste de l’hypersensibilité, c’est une manière différente, plus intense et plus fine, de percevoir et traiter les informations. Cela explique par exemple pourquoi les enfants hypersensibles posent souvent beaucoup de questions : ils ont besoin de comprendre les choses en profondeur. C’est aussi la raison pour laquelle ils peuvent mettre du temps à prendre des décisions et semblent souvent timides : en fait, face aux choix ou aux situations nouvelles, les hypersensibles ont besoin de temps pour observer, analyser, avant de s’engager.

L’autre conséquence de ce traitement particulier de l’information est que les enfants  hypersensibles sont facilement sur-stimulés, et ressentent tout de façon beaucoup plus intense que les autres ! On comprend mieux, alors, leurs crises émotionnelles très fortes (et souvent très déroutantes :-)), leur faible tolérance au changement, au stress et à la frustration ! Ils sont aussi très sensibles aux bruits, aux odeurs, ou à certaines matières (le fameux pull qui gratte…).

Mais ça n’est pas tout. Comme les enfants hypersensibles sont très attentifs à tout ce qui les entoure, ils sont également très réceptifs aux émotions des autres, donc capables de beaucoup d’empathie… de vraies petites éponges émotionnelles !

Alors, quel comportement adopter ?

  • Enfant hypersensible : le respecter tel qu’il est

Plus encore que les autres, les enfants hypersensibles ont besoin de se sentir compris et d’être rassurés. Plus encore que les autres, les petits hypersensibles ont besoin qu’on les aide à mettre des mots sur leurs émotions et à les apprivoiser. Car plus l’on va chercher à les raisonner, à inhiber leur ressenti, plus cela risque de les angoisser et plus ils auront tendance à sur-réagir ! Se rappeler que leur hypersensibilité est innée et qu’ils n’y sont pour rien, peut nous aider à nous mettre à leur place, porter sur eux un regard bienveillant et réagir avec empathie. Il est inconsolable parce qu’il a perdu son camion de pompier ? Plutôt que de lui dire « Ne fais pas tout un drame pour ça, ce n’est qu’un camion ! », on préfèrera « C’est dur de perdre quelque chose que l’on aime, mais ne t’inquiète pas, je vais t’aider à le retrouver »… Il est terrifié à l’idée d’aller à cette fête d’anniversaire où tous les enfants de sa classe seront réunis ? Pourquoi le forcer, puisque pour lui cela risque d’être une véritable épreuve ? Préférons procéder par étapes, en l’encourageant d’abord à inviter un ou deux copains à la maison, puis plus tard un ou deux de plus 🙂 Elle ne supporte pas les chaussettes en laine offertes par Mamie pour son anniversaire ? Tant pis pour Mamie, laissons la porter des chaussettes confortables !  

Pour encore plus de conseils pour aider notre enfant à gérer ses émotions. Voici quelques articles sur le sujet :

Gestion des émotions : comment aider nos enfants ?

Colère, chagrin, peur… Les meilleures activités sur les émotions !

Jeux des émotions à imprimer : le best-of !

  • Enfant hypersensible : l’aider à s’apaiser

Plus encore que les autres, les enfants hypersensibles ont besoin de grandir dans un environnement calme et apaisant. Parce qu’ils sont facilement sur-stimulés, parce qu’ils ont une faible, résistance au stress, mieux vaut s’assurer qu’ils dorment suffisamment, et leur proposer régulièrement des temps calmes. Avec un enfant hypersensible, on évitera donc les journées piscine-déjeuner chez les copains-foot-resto-musée-ciné… !

Pour les aider à gérer leurs « tempêtes intérieures », on peut par contre leur proposer de faire du sport, du yoga … ou toute activité qui les aidera à se relaxer !

Quelques idées ici :

5 activités incontournables de relaxation pour enfants

Enfin, s’il est réservé (ce qui est souvent le cas) et a du mal à aller vers les autres, on peut aussi l’aider à sortir en douceur de sa coquille !

Enfant timide : comment l’aider à sortir de sa coquille ?

  • Enfant hypersensible : faire de sa différence un atout !

Non, l’hypersensibilité n’est pas un « problème » ou une pathologie, elle fait partie de la personnalité de notre enfant ! Si au premier abord il semble vulnérable, on peut au contraire y trouver de grands  avantages et l’aider à faire de sa « différence » un atout pour la vie, en le valorisant et lui permettant de cultiver ses qualités.

Les enfants hypersensibles sont notamment de très fins observateurs. Dans une pièce, ils repèrent immédiatement les moindres subtilités et au jeu des différences, ils sont les meilleurs ! Ce « sens du détail » pourra être très utile dans la vie courante comme dans la vie professionnelle.

Les hypersensibles sont aussi plus créatifs, plus intuitifs et ont une plus grande sensibilité artistique que la moyenne. Encore un talent que l’on peut cultiver chez notre enfant en lui proposant des activités manuelles ou artistiques.

Et puis, comme ils sont attentifs à ce que les autres pensent et ressentent, les hypersensibles ont d’excellentes capacités d’empathie, donc des capacités relationnelles exceptionnelles. Là encore, cela pourra leur être très utile : bien comprendre un ami, un client, un associé, un patron, c’est très précieux !

Enfin, dernière chose mais non des moindre, on sait les enfants hypersensibles ont souvent un quotient intellectuel supérieur à la moyenne … De cela, qui s’en plaindra ? 🙂

Vous avez aimé cet article ? Si vous souhaitez aller plus loin dans l’éducation positive, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : nous vous enverrons alors (gratuitement !) le PACK « Pack éducation positive » :

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Burn out maternel

Burn out maternelBurn-out maternel : nombreuses sont les mères à vivre, ou à avoir vécu, ce phénomène d’épuisement physique et psychique. Car oui, être maman, c’est sans doute le plus beau métier du monde, mais peut-être aussi le plus difficile ! Et beaucoup d’entre nous voudraient tout mener de front, et tout réussir : être la mère parfaite, avoir un job de rêve, un couple sans faille, une vie sociale sympa : en bref, être wonderwoman 🙂 Sauf que cet idéal n’existe pas, et qu’à trop courir après, on s’épuise… parfois jusqu’au burn-out.

Alors, quand le burn-out maternel survient, comment le reconnaître ? Et surtout, que faire pour prévenir ou sortir de cette spirale infernale ? Je laisse la parole à mon amie Caroline.

« Un jour, au bureau, je classais des piles de papiers que je venais d’imprimer pour une réunion importante, quand soudain, le trou noir. Je me suis assise par terre, vidée, incapable de réfléchir et de poursuivre la moindre tâche. Là, j’ai compris que je faisais un burn-out. Mais la cause n’était pas au travail, où j’avais une mission assez cool depuis mon retour de congé maternité, mais à la maison, où je gérais tout : les enfants, les courses, le ménage, les factures, etc ». Voici ce que m’a raconté mon amie Cécile, à l’époque mère de 2 enfants de 2,5 ans et 21 mois… « Cet épisode a été le déclic. Une prise de conscience qui m’a permis de changer beaucoup de choses pour reprendre ma vie en main ».

Comment savoir si l’on fait un burn-out maternel ?

Burn-out maternel : les signes qui ne trompent pas !

Fatigue chronique, anxiété, irritabilité, baisse de productivité, douleurs physiques diverses, ou encore perte d’estime de soi sont autant de signes physiologiques et psychologiques qui doivent alerter. Parfois confondu avec le baby-blues ou la dépression, ce qu’il n’est pas, le burn-out maternel est en fait un épuisement physique et émotionnel dû à l’accumulation de multiples facteurs de stress, sur le long terme. Il ne survient pas subitement mais petit à petit, et laisse les mamans totalement « vidées » : de leur énergie, de leur enthousiasme, de leur capacité à gérer le quotidien. Mon amie Cécile m’a expliqué que juste avant l’épisode du “trou noir” au bureau, elle était tellement à bout qu’elle avait perdu 3 poussettes en 2 mois ! (heureusement pas avec les enfants dedans…) Certaines mamans sont si dépassées qu’elles en arrivent, bien malgré elles, à des gestes ou à des paroles violentes avec leurs enfants, ou encore à de l’indifférence : inconsciemment, pour se protéger, elles se détachent de leurs enfants et de ce qui leur arrive.

Mais alors, comment en arrive-t-on là ?

Burn-out maternel : pourquoi moi ?

Lorsque Cécile m’a raconté son expérience, je n’ai pas vraiment eu de mal à me mettre à sa place. Et pour cause ! Maman de deux petits garçons en bas âge (2 et 4 ans), chez moi la répartition des tâches a toujours été quelque peu inégale. Certes mon mari travaille, pas moi, il paye les factures, pas moi, mais je gère tout ce qui concerne les enfants et la maison… Et j’avoue sans honte qu’il y a des jours où j’enverrais volontiers valser les petits, le papa, le panier de linge sale et les courses pour aller me réfugier dans un bureau, ou mieux, sur une île déserte !

Dans les magazines et sur les réseaux sociaux, on nous abreuve pourtant d’images de familles idéales, avec de jeunes et jolies mumpreneuses (comprenez : mamans ET entrepreneuses), sportives, flanquées de maris aimants et serviables, de bébés joufflus adorables (qui font forcément leurs nuits), d’enfants autonomes et bien coiffés (et jamais malades !)… Sauf que pour beaucoup d’entre nous la réalité est tout autre, et nous n’y sommes pas toujours préparées : être maman, pour moi, c’est souvent jongler constamment entre travail et enfants, entre rendez-vous chez le docteur et tâches ménagères, entre devoirs et activités extra-scolaires ; être maman, pour moi, c’est se lever toutes les nuits, parfois plusieurs fois par nuit, pour remettre une tétine ou changer des draps inondés de pipi ; être maman c’est avoir des taches de purée sur sa chemise (quand ce ne sont pas des taches plus suspectes :-)), ne pas pouvoir finir une conversation téléphonique sans être interrompue, mais aussi gérer des crises, des disputes, des chagrins et des bobos… c’est ramasser des chaussettes sales tout en s’inquiétant de l’avenir professionnel de l’aîné et de l’éveil du petit dernier, c’est lire des histoires en réfléchissant à un menu équilibré ET qui ne finira pas à la poubelle…A croire qu’être maman, c’est avoir mille tâches, souvent ingrates, à accomplir chaque jour, et mille responsabilités (la fameuse « charge mentale » !) dans un quotidien pourtant fait d’imprévus et sur lequel on n’a aucun contrôle (oui, la varicelle, on l’inclut rarement dans la to do list :-)). Ajoutons à cela l’isolement dont beaucoup de mères sont victimes et le manque de reconnaissance sociale, et il y a un peu de quoi craquer, non ?

Bien sûr, et heureusement, toutes les mamans ne feront pas un jour où l’autre un burn-out, mais toutes sont de potentielles victimes de cet état d’épuisement. Que l’on travaille ou non, que l’on soit seule ou en couple, qu’on ait un enfant ou plusieurs, le burn-out peut sévir sans distinction de situations, ni de milieu social.

D’ailleurs, précisons que si l’on parle ici du burn-out maternel, c’est un mal qui ne touche évidemment pas que les mamans, mais peut concerner tous les parents, comme nous en avions parlé : Burn-out parental : comment l’éviter… ou s’en sortir !

Mais, bonne nouvelle, ça n’est pas une fatalité ! On peut l’éviter, et l’on peut surtout s’en sortir… et redevenir une maman épanouie et heureuse 🙂 Alors comment ?

Burn-out maternel : oublier la mère parfaite !

C’est aussi là que le bât blesse : devant un idéal que nous avons fantasmé, nous manquons souvent de recul. Et nous nous mettons une pression folle pour être de super mères, avoir un job formidable, un couple merveilleux, et une maison impeccable… Sauf que, bien entendu, c’est impossible, et la désillusion n’est jamais loin.

Premier conseil, alors : accepter l’imperfection et, autant que possible, ne pas culpabiliser devant le linge qui déborde dans la panière, la tache de feutre sur le canapé, les bourrelets sur nos hanches ou le dossier qu’on n’a pas pu boucler à temps… Plus facile à dire qu’à faire, ok, mais cela vaut le coup d’essayer. Pourquoi ne pas commencer d’ailleurs par prendre le temps de se poser et lister ce qui est vraiment essentiel pour nous ? Passer du temps avec mes enfants, faire du sport, sortir avec des amis ou en tête à tête avec mon conjoint ? On peut aussi essayer de lister toutes ces choses que l’on fait par souci de perfection et qui, à l’inverse, mériteraient que l’on s’y attarde moins… Et hop, on les raye de la liste ! 🙂

Burn-out maternel : à l’aide !

La solitude et l’isolement sont souvent des facteurs aggravants du burn-out. Or, lorsque l’on sent que l’on perd pied, il me semble essentiel de trouver quelqu’un à qui parler. Conjoint, ami(e), psy, ou même d’autres mamans sur des forums, l’important est de pouvoir dire ce que l’on ressent et se sentir comprise.

Et puis bien sûr, ne pas hésiter à demander de l’aide, et apprendre à déléguer… Pour le ménage, pourquoi ne pas avoir recours à une femme de ménage si l’on peut et surtout, mettre à contribution le conjoint et les enfants ? Certaines familles font des tableaux de répartition des tâches ménagères sur la semaine, pourquoi s’en priver ? Il y a de bonnes chances pour que les plus petits (au moins eux…) participent avec joie, il ne faut donc pas hésiter à les solliciter pour des tâches simples (chez nous Arthur 4 ans et Tristan 2 ans adooooorent passer le balai, l’éponge, mettre des choses à la poubelle, aider à mettre la table, etc).

Concernant les enfants justement, on peut essayer de passer de temps en temps le relais à une grand-mère, une baby-sitter ou toute autre âme amicale pour nous soulager au moins quelques heures (ou plus, si on est chanceuse!).

Burn-out maternel : charité bien ordonnée commence par soi-même…

On ne le dira jamais assez, mais pour être bienveillants envers les autres, il faut d’abord l’être avec nous-même. Savoir être un peu égoïste, prendre du temps pour prendre soin de nous sans culpabiliser, sera forcément bénéfique pour toute la famille. Sport, méditation, sorties entre amis, peinture ou macramé, qu’importe, l’important est d’avoir une(des) activité(s) à soi qui nous fassent plaisir à nous 🙂 

Enfin, rappelons que le rire, la joie et la légèreté sont souvent les meilleurs remèdes à tous les maux… (re)mettons-en autant que possible dans notre relation avec de nos enfants, et dans nos vies en général! 🙂 Mais ce n’est pas toujours simple …

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

bêtise

bêtise CPMHKNon, je ne voulais pas la laisser faire (suite à l’histoire « Faut-il que nos enfants soient obéissants ? »). Mais elle m’a convaincu qu’elle allait faire attention. Droit dans les yeux, elle m’a dit « Promis maman je vais faire attention ». A quoi bon tout interdire ? J’ai décidé de lui faire confiance. C’est vrai qu’elle a fait attention. Mais pas de chance elle a quand même tâché la moquette…

 Alors que faire ? Punir notre enfant d’avoir essayé mais de ne pas avoir réussi ? Si on a envie de lui apprendre qu’il est vraiment un incapable, pourquoi pas. Le gronder d’avoir pensé s’être cru à la hauteur alors qu’il ne l’était pas ? « Tu vois je t’avais dit ! » Si on veut qu’il ne prenne plus aucun risque, pourquoi pas.

Connaitre ses limites sans faire ses propres expériences n’est pas facile.

Si notre enfant a déjà conscience de sa bêtise, et est déjà « embêté » par la situation, est-il vraiment nécessaire d’en rajouter une couche ? En revanche, si ce n’est pas le cas, faisons-lui en prendre conscience, en lui montrant notre déception : « Oui je suis vraiment déçue, j’aimais beaucoup cette nappe ». Invitons-le à dire pardon, s’il ne l’a pas déjà fait. Ou mieux, que le conjoint l’invite à le faire

Mais surtout  donnons à l’enfant une chance de réparer sa bêtise.

En l’invitant à trouver une solution « Comment va-t-on faire maintenant ? La moquette est toute sale ». Quand on fait une erreur, l’important n’est-il pas de la réparer ou d’aider à la réparer ? Aller prendre un chiffon mouiller, frotter, mettre du détachant, aller chercher un balais, m’accompagner pour racheter un verre, etc. La faute est réparée et tout est pardonné !

 Finalement ais-je eu raison de lui faire confiance ? En laissant prendre des risques à nos enfants, on leur donne une bonne occasion d’apprendre à faire attention, ou s’ils échouent, de prendre conscience que la tâche n’est pas si facile, d’apprendre à réparer leurs bêtises et à dire pardon. N’est-ce pas beaucoup plus important que d’apprendre à rester dans une salle de bain pour se brosser à dents… ?

°°°

Vous avez aimé cet article ? Renseignez votre email ci-dessous, et je vous enverrai gratuitement le PACK « CONFIANCE EN TOI » de CPMHK : Tout pour que nos petits croient fort en eux !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

sevrage tétine

sevrage tétine CPMHK

Quel est le bon âge pour se séparer de la tétine ? Quelles sont les bonnes techniques ? Faut-il les forcer ? C’est l’expérience des lecteurs qui parle …

Nous avions vu dans cet article, les avantages et les inconvénients de la tétine comparé au pouce. Mais comment s’en débarrasser par la suite ? Notre « expert » nous a parlé d’un créneau vers 2,5 mois pour le sevrage tétine, que certains des participants ont d’ailleurs utilisé :

« Ma fille en a eu une jusque 3 mois, le jour où j’ai dû me lever 5 fois pour lui redonner, j’ai choisi d’arrêter. Je l’ai remplacé la tétine par un doudou qui avait mon odeur. Elle a un peu pleuré et en un jour et une nuit elle l’avait oublié. »

« Pour les deux je l’ai retiré à 3 mois ; pour l’aîné en deux nuits c’était fini, et pour le second,  un peu plus.»

Sevrage tétine : si nous laissons passer ce créneau, tout n’est pas perdu !

Sevrage tétine : certains enfants l’abandonnent d’eux même !

 « Le 2° s’en est séparé tout seul. Un matin, il s’est levé, et l’a jeté lui-même à la poubelle, vers 4 ans. »

« Mon fils a arrêté tout seul à 2 ans et 2 mois. Il était accro :-). »

« Dans ma famille on dit qu’un enfant cesse la tétine de lui-même du jour au lendemain, mieux vaut ne pas forcer. Même si ça arrive à 6 ans. »

Même s’ils l’abandonneront un jour d’eux même, il va peut-être falloir pour certains être patients : « Perso je l’ai eu jusqu’à 9 ans pour m’endormir le soir. »

Pour éviter d’attendre trop longtemps qu’il se décide, certains parents utilisent le Père Noel pour inciter leurs enfants, à s’en débarrasser, et ça marche !

Cette technique est utilisée pour beaucoup comme une incitation : l’enfant est acteur de son geste, ce qui rend plus facile la séparation.

« Nous avons suggéré plusieurs mois à l’avance à mon 1er de la donner au père noël. L’idée c’est que le père noël fait la collection des tétines et il allait être content d’avoir la sienne du coup il lui ferait un plus gros cadeau pour le remercier. Nous lui en parlions de temps en temps tout en lui laissant la liberté de décider le moment venu s’il allait la donner ou pas. Deux jours avant Noël, on croise un Père Noël et il lui a donné sa tétine tout seul. Il nous l’a redemandé les deux soirs suivants, sans grande conviction. » C’est là qu’il faut savoir résister 🙂

« 4 ans, on lui a dit que comme il était grand, il pouvait la donner au Père Noel. Ce qu’il a fait. »

« Autour de ses 3 ans et demi, mon mari lui a soumis l’idée de la donner au Père Noël. Le 24 décembre, il s’est relevé de son lit pour poser sa sucette dans ses chaussons. Ce fut terminé ! »

« Le 1er l’a donné au père Noël pour ses 5 ans; l’année précédente ça avait été un échec. »

« Nous aussi, lorsqu’elle avait à peine 3 ans, on avait soumis l’idée du Papa Noël mais sans forcer non plus. Finalement elle ne lui a pas donné, et le mois après elle l’a jeté à la poubelle en disant qu’elle pensait que c’était mieux, car les princesses n’avaient pas de tétine et voilà !!!»

« Ma 2ème n’a pas voulu la laisser au pied du sapin le 24 au soir, nous l’avons accepté. Finalement elle l’a donné à Bourriquet à  Disneyland. »

«  Ma Miss a dit adieu à sa sucette en échange de la Robe de la Reine des Neiges. Merci Elsa ! »

Cependant, cela ne marche pas pour tous : « On avait essayé le don aux bébés animaux au zoo et au Père Noel sans succès. »

Sevrage tétine : d’autres parents ont fait le choix d’imposer, mais ce n’est pas toujours simple à gérer.

« Quand ils ont eu 3 ans, on leur a dit de déposer leur tétine au pied du sapin pour les enfants qui n’ont pas de sous pour en avoir … Par contre je ne vous cache pas que la semaine qui a suivi n’a pas été simple pour les faire s’endormir. Nous avons dû nous mettre à côté d’eux pour les rassurer et les dorloter mais après ça passe. On les a beaucoup félicités de leurs efforts.»

«  A deux ans et demi, la « fée des tétines » est passée à la maison pour prendre toutes les tétines et lui laissé un petit cadeau. Ça a été dur pendant 2 semaines environ, où les couchers mettaient 1 à 2h de plus qu’habituellement, elle avait besoin de notre présence pour l’endormissement… Et puis elle n’en n’a jamais reparlé ensuite. Gagné ! »

 « Je l’ai retirée à 3 ans avec quelques difficultés qui se sont réglées en moins d’une semaine. On a acheté un super livre humoristique qui s’appellent la tétine de Nina. »

Dernière solution qui marche : sauter sur l’occasion d’une perte, ou d’une casse !

« Mon fils a jeté sa tétine à la poubelle lui-même car il l’avait abîmée. Il avait 3 ans. Il n’a pas réussi à faire la sieste dans l’après-midi. Et le soir il avait plus de mal à s’endormir. Mais on a tenu bon et à la fin de la semaine il ne la réclamait plus. »

 « Ma fille, totalement accro à la tétine, l’a supprimée du jour au lendemain à 4 ans car … le médecin lui a demandé à cause d’une plaie qu’elle s’était faite. Simple, efficace, mais cher (350 euros de frais dentaires).»

« Pour ma première fille, c’était avec facilité (à ma grande surprise), elle l’abîmait en mâchouillant , je lui ai fait comprendre que si elle recommençait avec la nouvelle tétine, elle irait la jeter d’elle-même et qu’il n’y en aurait plus ce qui a été fait … Pas de difficulté, c’est incroyable. »

 « Ici, après de longues discussions et une tentative de don au père Noël l’année dernière, on l’a finalement perdue dans le train cet été. A presque 4 ans et demi. Pas facile les premiers soirs mais finalement ça a été. »

Sevrage tétine : en conclusion

Inciter son enfant à l’abandonner, ou attendre qu’il le fasse de lui-même, rendra bien sûrement la séparation beaucoup plus simple. Pour les parents qui ne veulent pas attendre, il est aussi possible de s’en débarrasser. Il faudra être fort et réconfortant pendant 2 jours (et 2 nuits) … ou 2 semaines.

 

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre bébé le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

Pour être informé des prochaines sessions de ce coaching, renseignez votre mail ci-dessous :

Sinon pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

livre Pour une enfance heureuse catherine gueguen -cpmhk

“Pour une enfance heureuse”: j’ai lu, je vous raconte !  (Catherine Gueguen)

Pourquoi les neurosciences plaident pour une éducation bienveillante

livre Pour une enfance heureuse catherine gueguen -cpmhk

Quel est le lien entre les neurosciences affectives et l’éducation bienveillante ? Pourquoi éduquer son enfant avec empathie et douceur est-il bénéfique pour son cerveau, tandis que les menaces, les punitions et le stress sont au contraire très néfastes ? Mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et de Tristan, 2,5 ans, nous parle des livres du Dr Catherine Gueguen, pédiatre spécialisée dans le soutien à la parentalité et auteur, entre autres, de « Pour une enfance heureuse, Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » et « Vivre heureux avec son enfant ». Des livres incontournables, après le livre Cool Parents Make Happy Kids bien sûr ! 🙂

Il pique une crise parce qu’il est l’heure de quitter le parc ou d’aller au bain ? Il se roule par terre au supermarché parce qu’on a dit non au paquet de bonbons ? Il pousse violemment son petit frère qui a détruit la tour qu’il venait de construire ? Non, notre enfant n’est pas plus terrible que les autres : son cerveau est tout simplement, comme celui de n’importe quel enfant, immature ! Rassurant, non ? Jusqu’à 5-6 ans, le cortex préfrontal du cerveau d’un enfant n’est pas encore suffisamment développé pour lui permettre de réguler ses émotions. Le développement se fait progressivement et continue même jusqu’à l’âge adulte ! C’est, entre autres, ce que l’on apprend dans le livre « Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen. Des livres passionnants qui permettent de comprendre comment fonctionne le cerveau de nos petits, et donc pourquoi leurs réactions sont parfois si déroutantes. On y découvre le rôle du cortex-orbito-frontal, de l’amygdale et de l’hippocampe, l’existence de neurones fuseaux et de neurones miroirs, ou encore les effets de l’ocytocine et du cortisol… Heureusement, inutile d’être un as des neurosciences pour comprendre, les explications sont tout à fait accessibles aux esprits les moins scientifiques (dont je fais partie :-)) ! En partageant ces connaissances, l’auteur fait aussi l’apologie d’une éducation empathique et bienveillante, et donne des conseils pour la mettre en œuvre au quotidien.

Alors en quoi les neurosciences affectives peuvent-elles nous aider, nous parents ? Difficile de tout résumer ici, mais voici quelques-uns des messages-clés qui ressortent de ces livres :

  • Comprendre le cerveau de notre enfant favorise l’empathie

C’est l’un des premiers messages de Catherine Gueguen dans « Pour une enfance heureuse » : beaucoup des difficultés de la relation adulte-enfant viennent du fait que les adultes ne connaissent pas le processus de maturation du cerveau, et attendent des enfants qu’ils se comportent comme des adultes. A l’inverse, si l’on sait qu’un petit enfant est physiologiquement différent de nous, que l’on comprend les mécanismes de son cerveau, l’on éprouvera plus facilement de l’empathie et l’on adaptera notre comportement.

Imaginons par exemple que mon fils de 2 ans se mette à hurler et pleurer toutes les larmes de son corps parce qu’il a cassé son jouet préféré (cela vous rappelle quelque chose ?). Si j’ignorais tout de son développement cérébral, je lui dirais « Mais ça n’est pas grave, enfin, ce n’est qu’un jouet, on peut le réparer ! Et puis ne hurle pas comme ça, c’est insupportable ! Va dans ta chambre si tu es incapable de te calmer. ». Mais puisque je sais que son cortex préfrontal ne lui permet pas de réguler ses émotions, de raisonner, de prendre du recul sur ce qui lui arrive, je vais plutôt essayer de me mettre à sa place, réagir avec douceur et empathie, et l’aider à traverser ce moment douloureux (oui, pour lui, c’est un véritable drame !). Je vais le prendre dans mes bras et lui dire « Tu es triste car tu as cassé ce jouet que tu aimais beaucoup. Je vais t’aider à le réparer ». Il y a de bonnes chances pour que ses larmes sèchent plus rapidement …

Comprendre le cerveau de l’enfant incite donc à repenser beaucoup de méthodes « à l’ancienne » en matière d’éducation 🙂

  •         L’impact négatif de la violence éducative sur le cerveau de l’enfant

Ce que nous ne savons pas toujours non plus, c’est à quel point le stress, les menaces, les punitions, les fessées ou encore les humiliations peuvent être néfaste pour le développement du cerveau de l’enfant. En s’appuyant sur de nombreuses études, Catherine Gueguen explique de manière très claire dans « Pour une enfance heureuse » comment la violence éducative (qu’elle soit émotionnelle ou physique) entrave le développement des structures et des circuits essentiels au bon fonctionnement du cerveau.

Ces études prouvent, par exemple, que lorsque les enfants subissent des violences physiques, leur cortex-orbito-frontal (le COF, l’une des régions du cortex préfrontal) est altéré. Or le COF a un rôle de régulateur émotionnel fondamental : il nous permet d’éprouver de l’empathie, de la compassion et d’avoir du sens moral. Punir un enfant, crier, se mettre en colère ou le frapper empêche le COF de mâturer, et donc l’enfant d’apprendre à gérer ses émotions. L’enfant continuera à taper, mordre, hurler…. Les enfants qui ont subi des maltraitances, qu’elles soient émotionnelles ou physiques, ont des troubles du comportement qui persisteront jusqu’à l’âge adulte (sauf si l’adulte arrive à y faire face, bien entendu !).

  •         Un plaidoyer pour une éducation bienveillante

A l’inverse, toujours en s’appuyant sur les études récentes, Catherine Gueguen montre comment les expériences positives vécues par l’enfant, l’empathie, la douceur, la bienveillance avec laquelle il est traité, agissent positivement sur son cerveau. La maturation du COF notamment, dépend en partie du soutien, de l’affection, de l’écoute apportée par son entourage. Plus ce dernier sera bienveillant, et plus, en grandissant, l’enfant sera apte à réguler ses émotions. Chaque fois qu’un enfant observe un proche réagir sereinement face à un conflit, chaque fois qu’il est lui-même apaisé, consolé, aidé, écouté avec compréhension, ses circuits cérébraux en charge de la régulation émotionnelle se renforcent.

  •         Les adultes, des exemples essentiels pour les enfants

Sans chercher à nous culpabiliser, Catherine Gueguen évoque le pouvoir de « l’exemple » que les adultes donnent aux enfants, et notamment en raison de l’existence de « neurones miroirs ». Situés dans plusieurs zones du cerveau, ces neurones servent à imiter les actions d’une autre personne, mais aussi à en déchiffrer les émotions et les intentions. Cela explique en partie pourquoi nos petits sont de véritables « éponges » émotionnelles, et pourquoi ils reproduisent bien souvent nos comportements…

En lisant cela, je me suis souvenue d’un épisode qui m’avait marquée. Un jour où mon aîné, Arthur, s’était mis dans une colère noire pour je ne sais plus quelle broutille (enfin, à mes yeux :-)), j’avais perdu patience et l’avais grondé en pointant le doigt et en disant quelque chose comme : « ça suffit maintenant ! Si tu continues, je confisque ce jouet et on n’en parle plus ! ». Il s’était calmé mais quelques minutes plus tard, je l’ai vu face à son frère reproduire exactement le même geste et répéter exactement les mêmes mots…

Si nous sommes durs, sévères, si nous crions, nos enfants reproduiront ces comportements. Mais si nous parlons avec douceur, si nous sommes joyeux, calmes, empathique, il y a de grandes chances pour que nos enfants le soient aussi.

Difficile, donc, de lire le livre « Pour une enfance heureuse » de Catherine Gueguen sans s’interroger sur les méthodes, les paroles et les comportements que nous avons parfois avec nos enfants – même avec les meilleures intentions du monde … heureusement bien sûr nous avons le droit de nous tromper, de nous corriger, car il n’est jamais trop tard pour changer sa façon d’éduquer ses enfants !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Lettre-de-Timothée_cpmhk

Lettre-de-Timothée_cpmhk

Papa,

Tu sais, l’autre jour, quand j’ai fait tomber ton portable dans l’eau, je ne l’ai pas fait exprès, je voulais juste t’aider à sortir les affaires du bateau. Tu sais Papa, je suis désolé, je ne voulais vraiment pas te faire de peine. Un jour, quand je serai grand, je te le rachèterai, c’est promis…

Quand tu m’as soulevée avec tes yeux qui me lançait des éclairs, j’ai eu peur. Tu m’as punie, et tu m’as dit : “C’est pas fini ! Tu ne vas pas t’en sortir comme ça”. Je t’ai dit un petit “pardon” que tu n’as pas entendu, trop pris par ta colère. Je m’en veux tellement. Tu sais Papa, j’ai pas fait exprès, je voulais juste t’aider. Je suis maladroit et je ne sais pas comment réussir à faire attention comme tu me le dis, j’essaye de faire attention mais je n’y arrive pas Papa. Pardon.

Est-ce qu’un jour tu vas m’aimer encore ?

Timothée

NB : Lettre écrite par un jeune adulte, sur ses souvenirs d’enfant. Ses émotions lui appartiennent et ne veulent pas dire que tous enfants dans cette même situation, ressentent la même chose.

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Derniers articles

Derniers articles

 

Commentaires

Commentaires