Archive pour le mois : 03/2019

DIY enfant

DIY enfant

Faire un DIY avec son enfant, c’est l’occasion de partager un super moment de complicité, le plaisir de réaliser quelque chose ensemble, mais aussi de savourer l’aboutissement d’un joli projet commun. Tout en leur donnant confiance en eux : en effet, quoi de plus valorisant pour un enfant de constater qu’il peut “fabriquer” quelque chose de ses petits doigts ?

Nous avons demandé aux lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids leurs sites de DIY favoris pour enfants. Merci encore, car grâce à vous, on a fait des supers découvertes ! Voici les meilleures.

LA COUR DES PETITS : DIY enfants ultra simples

Super site que nos lecteurs nous ont fait découvrir ! La cour des petits regorge d’idées très accessibles à réaliser avec ses enfants. Vous avez par exemple 100 bricolages à faire avec des assiettes en cartons, puis 60 autres avec des rouleaux de papier toilettes, 20 créations avec de la laine, etc. Vous y trouverez aussi des centaines d’activités éducatives. Enfin, notre coup de coeur va à la préparation des anniversaires… Pour chaque thématique (chantier, pirates, etc.), Cécile vous donne la déco du gâteau, les activités à organiser, etc. Il n’y a même plus besoin de faire mille recherches, elle a tout préparé ! Pour couronner le tout, Cécile a préparé des activités classées par thématiques de fêtes (Pâques, 1er avril, Noël, Halloween…), avec du matériel toujours très accessible.
On vous recommande donc chaleureusement ce super site !

MOMES.NET  : 1001 idées !

Ce site génial regorge de merveilleux DIY pour enfants. On y trouve des choses toutes simples auxquelles on ne pense pas forcément, comme les tampons-patates ou encore la décoration de tote-bags dont on ne sait plus quoi faire, mais aussi des idées plus pointues comme la création homemade de supers jouets, circuits de voitures, pêche à la ligne, pâte à modeler, ou même création de tops déguisements (spécial coup de coeur pour celui de la déesse égyptienne !). Et pour le prochain goûter d’anniversaire, vous pouvez également y trouver une série de bricolages à base de bonbons qui régaleront et épateront tous les petits invités.

PINTEREST : la source inépuisable de DIY enfants

Sur l’inévitable palette de possibilités qu’offre Pinterest, on vous invite à aller voir le mur d’Eloïse, une de nos lectrices qui a eu la bonne idée de faire une sélection aux petits oignons de DIY pour les parents. Si vous aimez créer des déguisements, êtes fans de déco d’enfant, d’activités Montessori homemade et autres créations de jouets d’éveil, foncez !

https://www.pinterest.fr/eloiseravenel/

THE DAD LAB : Vive les DIY scientifiques !

Pour les parents qui aiment les expériences scientifiques, chimiques, physiques ou encore mécaniques, Aurélie et Irène nous ont parlé d’une super chaîne Youtube (en anglais, mais avec les images on comprend 🙂 ). Au menu, des expériences qui vous feront passer un very magic moment… Allez voir les vidéos, ça donne super envie ! https://www.youtube.com/channel/UCc_-hy0u9-oKlNdMKHBudcQ

Et vous, avez-vous d’autres sites fétiches de DIY enfants ? On compte sur vous pour allonger la liste !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Se faire obéir

Se faire obéirVous appelez votre enfant pour la 3ème fois, et il ne descend toujours pas ? Il est 8h15, il grand temps de partir, et il traîne, ne vient pas, vous lui criez de se dépêcher, il remonte, il a oublié ses chaussures, vous êtes à deux doigts d’exploser…

Comment faire pour être efficace dans ces moments-là ? Comment se faire obéir* par ses enfants sans s’énerver ni crier ?

Un matin, j’étais malade, comateuse au fond de mon lit, et les enfants lisaient et discutaient calmement dans ma chambre. D’en bas, j’entendais Daddycool les appeler pour le déjeuner. Une fois, puis deux, puis à la troisième : “Les enfants, qu’est-ce que je vous ai demandé ? A table !”. Il finit par débarquer dans la chambre, visiblement énervé : “Hé ho ! Vous m’écoutez un peu ?!”, et Joy de répondre, pleine de naïveté (et de sincérité !) : “Mais papa, pas besoin de crier, on était concentré, on t’entendait pas”.

Et là, j’ai compris ! Moi-même à demi-consciente, j’écoutais les enfants papoter. J’entendais bien la voix de mon mari, mais elle ne parvenait pas vraiment jusqu’à mon cerveau. C’était le cas aussi pour les enfants, plongés dans leurs histoires. Leur intention n’était pas d’embêter leur papa, ni même de retarder l’heure du repas, ils n’étaient simplement pas conscients de ce qui se passait autour d’eux.
Bien que nous cherchions comment se faire obéir sans s’énerver, comment le leur reprocher ? Tant de fois nous aimons (ou aimerions !) les voir ainsi, calmes et occupés à leurs affaires ?

Astuce N°1 : anticiper et demander une réponse

Pour capter leur attention, on peut commencer par venir les voir une dizaine de minutes avant le repas, pour les prévenir qu’il va bientôt falloir descendre. En étant physiquement présent (plutôt que de crier à travers toute la maison), on capte leur attention et en anticipant, on les met en condition pour se faire obéir sans crier par la suite.

A cela, il est bon d’ajouter un petit “C’est d’accord ?”. Non pas pour leur permettre de remettre en cause cette décision mais pour, premièrement obtenir leur consentement et deuxièmement, avoir le temps de gérer calmement les éventuelles objections. S’ils sont en train de faire quelque chose de super important, mieux vaut le savoir 10 minutes avant qu’au moment même de partir.

En tant qu’adulte, on connaît très bien ces moments où il ne faut surtout pas nous interrompre car on est en train de rédiger un mail important, de passer un coup de fil ou que sais-je encore… Pour les enfants, c’est pareil. Et il est bon de savoir respecter cela, plutôt que risquer de générer frustration et colère…

En prévenant 10 minutes à l‘avance, on prévient aussi qu’il est temps de terminer l’activité en cours, et qu’il n’est pas le moment de se lancer dans une nouvelle.

Rassurez-vous, les enfants sont plutôt de nature conciliante et il y a peu de chance qu’il ne vous réponde pas “OK !”.

Astuce N°2 : s’intéresser à ce qu’ils font

10 minutes plus tard, quand c’est vraiment l’heure, on revient (c’est toujours plus sympa de se déplacer que de crier) et on se met à leur hauteur pour leur annoncer que c’est le moment. On les attend pour partir tous ensemble se mettre à table, se préparer pour sortir ou pour aller au bain.

En étant physiquement présent, on prend aussi conscience de ce qu’ils sont en train de faire, on peut mieux comprendre la situation. La dernière fois, je suis allée les chercher pour le bain et ils étaient en train de terminer leur tour Kapla. Impossible de couper cet élan évidemment ! Je me suis plutôt mise à jouer avec eux pour finir la construction avant d’enchaîner sur le bain.

Voyant l’intérêt que son parent porte à son activité (“Tu es en train d’apprendre ta poésie ?”, “Wouah, tu as fait un super château !”), l’enfant se sent pris en considération et ressent moins comme un ordre ce qu’on lui demande de faire, ce qui aide beaucoup pour se faire obéir* sans s’énerver.

Astuce N°3 : les accompagner

En venant les chercher et en les accompagnant, on évite que leur attention se focalise sur autre chose (surtout chez les petits qui papillonnent beaucoup). On canalise leur attention et on évite d’en perdre un en route !

Astuce N°4 : interroger plutôt qu’ordonner

Pour se faire obéir* tout en restant dans la détente, et en évitant d’attirer l’attention de l’enfant sur le fait qu’il faut partir et donc arrêter son activité, on peut utiliser la forme interrogative : “Est-ce que vous avez tout ce qu’il vous faut pour partir ?” plutôt que “Mets ton manteau !”. En lui posant la question, on lui donne un rôle d’acteur. Il doit réfléchir et agir. Et non simplement exécuter un ordre.

Astuce N°5 : jouer !

On le sait : tout passe mieux par le jeu ! N’hésitez pas à en abuser ! Nos enfants sont ravis que ce soit un petit train qui vienne les chercher “Tchoutchou ! Le petit train va partir, accrochez les wagons !”. On peut jouer du tambour pour signaler le début imminent du repas, ou jouer à Fort-Boyard quand il s’agit de partir de la maison : “Vite vite ! La porte va se ferme dans 1 minutes, il faut sortir à temps !”

Mais tout va dépendre de notre humeur !

Evidemment, pour mettre tout cela en place, il faut de l’énergie. Mais même si on n’en a qu’un tout petit peu : ça vaut le coup, car c’est tellement moins pénible de se faire obéir sans crier que de devoir se répéter 10 fois en ayant l’impression de siffler dans un violon !

Si vous souhaitez vous aussi maximiser vos chances pour que votre enfant se calme quand on lui dit de se calmer, ou encore ne pas avoir à lutter pour qu’il mette son manteau, ne marche pas dans les flaques d’eau, etc, indiquez votre email dans la case ci-dessous, que je vous envoie d’autres clés essentielles à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier) grâce au PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) !

* « obéir » n’est bien sûr pas une fin en soi, surtout en éducation positive, on l’on cherche plus à le faire coopérer qu’à le faire obéir, car l’obéissance installe un rapport de force qui n’est pas sain. Mais j’utilise malgré tout ce mot car il parle encore à beaucoup de parents, je vous prie d’avance de m’en excuser.

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Lit Montessori dans une chambre d'enfant

Lit Montessori dans une chambre d'enfant

Le lit Montessori : un lit posé au sol

Selon Maria Montessori, nous ne devrions pas obliger un enfant à dormir. Il serait naturellement capable de s’endormir quand il se sent fatigué. Et s’il ne l’est pas, il devrait être libre de vivre et d’explorer son environnement. Ce point de vue, même s’il se défend, reste à nuancer : car nous aussi, parents, avons besoin de nous reposer ! Pour notre équilibre, il est important que notre petit aille au lit et nous laisse un petit moment à nous, notamment en fin de journée. Et c’est en cela qu’une chambre avec un lit Montessori est très intéressante, car elle respecte la liberté de chacun : l’enfant n’est pas obligé de dormir (il peut lire ou jouer, tant qu’il reste dans sa chambre), mais ne dérange pas ses parents, qui veulent profiter d’un moment entre adultes.

Le principe phare du lit Montessori est de laisser à l’enfant la possibilité de se mouvoir dans la chambre, donc de prévoir un lit qui lui permette d’aller se coucher et de sortir de son lit tout seul. Et comme il faut qu’il soit sécurisant pour le petit, qu’il ne risque pas de se faire mal en tombant, on privilégie un matelas posé au sol, tout simplement !

Pour un lit Montessori, le matelas au sol a l’autre avantage qu’il laisse à l’enfant une vue globale de sa chambre, sa vision n’est pas restreinte par des barreaux ou un tour de lit.

Malgré cela, le lit Montessori présente l’inconvénient d’être totalement ouvert : un bébé peut facilement rouler au-delà des limites du matelas. L’idéal est donc de poser le lit Montessori dans un angle de la chambre, et de disposer des coussins plats sur le côté (attention, pas d’oreiller pour les risques d’étouffement !). De plus, mieux vaut choisir un matelas un peu plus grand que les matelas traditionnels pour bébé, histoire de laisser à l’enfant la place de se retourner et de bouger à son aise, sans se retrouver par terre à chaque fois.

À la maison, nous avons opté pour le tiroir d’un lit gigogne car il a deux gros avantages : avoir un sommier (on évite donc les problèmes d’aération) et avoir un petit bord de sécurité pour lui éviter de rouler, tout en étant suffisamment bas pour entrer et sortir du lit facilement.

Pour couvrir bébé, on évite les draps à cause des risques d’étouffement et on préfère la turbulette.

Et pour plus de confort, on place un tapis entre le matelas et le parquet (à moins que vous n’ayez de la moquette).

Si vous souhaitez éviter à votre bébé de s’ennuyer seul dans sa chambre, mettez-lui un mobile au-dessus de son lit, ou collez des feuilles avec des gros dessins noirs et blancs sur le mur de son lit, car le bébé aime observer, et s’il n’a qu’un mur blanc à regarder il risque de s’ennuyer ! Vous pouvez aussi lui mettre un miroir pour qu’il se découvre (bien fixé évidemment).

Une fois que l’enfant est capable de sortir de sa chambre, le lit sans barreaux est-il source de contrainte ou de liberté pour les parents ?

C’est à double tranchant.

Pour certains parents c’est la délivrance. L’enfant ne crie plus le matin ou à la fin de sa sieste pour que l’on vienne le chercher, il débarque tout seul dans le salon ou la chambre des parents. De même s’il se réveille la nuit, plutôt que d’appeler ses parents il peut venir tout seul les voir (un avantage qui, pour d’autres, sera un inconvénient).  D’autres adorent aussi que leur enfant puisse aller se coucher de lui-même s’il est fatigué, et qu’il puisse rester dans sa chambre le matin à jouer s’il est réveillé.  Certains parents apprécient de pouvoir le coucher calmement, en lisant des livres allongés à côté de lui, de même que lorsqu’il se réveille au milieu de la nuit. S’il n’est pas très fatigué, il peut jouer ou lire au calme dans sa chambre.

Cependant, le lit Montessori peut parfois compliquer le temps du coucher. Il y a souvent une période d’apprentissage si l’on ne veut pas le voir tous les soirs débarquer dans le salon. Car l’avantage des barreaux, il faut quand même le reconnaître, c’est que la limite est physique : il n’a pas l’idée de sortir de son lit, puisqu’il y a des barreaux. Sauf si quelque chose ne va pas bien sûr, et dans ce cas il peut appeler ses parents. La limite physique est plus facile à faire respecter que la règle imposée par les parents “C’est le moment où les parents aimeraient se retrouver, tu restes dans ta chambre”. Il y a souvent une phase d’adaptation à passer. Cependant, si l’enfant n’arrive vraiment pas à faire la différence entre le temps pour jouer et le temps pour dormir, on peut le remettre dans son lit à barreaux et attendre un peu avant de lui reproposer. Encore une fois, l’objectif est que cette configuration apporte du bien-être aux parents comme à l’enfant, et non de tout chambouler.

Si d’ailleurs vous rencontrez aujourd’hui des difficultés avec le coucher de votre enfant, que vous passez des heures à le bercer, s’il pleure dès que vous quittez la chambre, ou s’il se réveille plusieurs fois par nuit, ne manquez surtout pas la conférence en ligne de dimanche prochain à 20H45 (gratuite), durant laquelle on parlera d’une méthode bienveillante pour coucher son enfant rapidement et dans le calme. Vous pourrez poser toutes les questions que vous souhaitez. CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE.

Il faut savoir aussi que certains enfants trouvent le lit à barreaux plus sécurisant. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’insister pour qu’il dorme à tout prix sur un matelas à même le sol, car l’objectif est avant tout qu’il se sente bien, pas d’avoir absolument une chambre Montessori. A ce sujet, vous pouvez d’ailleurs lire : Tout sur la chambre Montessori, ses avantages, ses inconvénients, et les bonnes astuces ! Et si la méthode Montessori vous intéresse ?d’une manière générale, que vous souhaitez essayer d’autres activités, imprimer des petits outils fun et gratuits sur le sujet ou encore découvrir une super méthode de rangement de chambre Montessori, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : je vous enverrai alors (gratuitement !) mon PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori ! 

D’ailleurs, une alternative que nous avions retenue avec notre petit dernier qui était plus à l’aise dans son lit à barreaux, était tout simplement de mettre des livres dans son lit le soir pour qu’il puisse lire. Le matin, dès qu’il se réveillait on le sortait de son lit et on le laissait jouer dans sa chambre, et nous repartions nous coucher. Chez nous, cela fonctionnait aussi très bien.
Que l’on opte ou non pour un lit Montessori, l’important est de respecter les besoins de l’enfant (ne pas le forcer à dormir s’il n’est pas fatigué), tout en respectant le besoin d’un peu de tranquillité des parents : car le bien-être des parents influe, bien entendu, sur celui des enfants, qui apprécieront d’avoir des parents reposés et épanouis, plutôt que frustrés et fatigués :-). À chaque famille de trouver son propre équilibre !

Vous aimez nos articles mais vous avez besoin de plus accompagnement ? Sachez que nous avons sélectionné pour vous les formations à l’éducation positive et à la pédagogie Montessori les plus appréciées des lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids. Donc pour ceux qui souhaitent aller plus loin, c’est par ici !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

refuse de se brosser les dents

refuse de se brosser les dents CPMHKPour que notre enfant fasse ce qu’on lui demande, on peut instaurer des règles, lui expliquer les raisons, le responsabiliser, mais ce qui marche le mieux est sans doute de transformer les tâches quotidiennes en jeu, surtout quand il refuse de se brosser les dents !

Et ce n’est pas tricher, ni l’empêcher de grandir ! Vous avez peut-être entendu parler de cette grande mode actuelle de la ‘gamification’, de plus en plus utilisée par les spécialistes du marketing, des applications, des logiciels, etc. Il s’agit de « l’art d’utiliser le jeu dans un contexte qui n’est pas le jeu, pour motiver les gens à atteindre un but commun, à s’entraider, à communiquer davantage. »

Par exemple, l’application Waze (GPS bien plus puissant que GoogleMap, capable de donner l’état du trafic en temps réel grâce à l’aide de la communauté des automobilistes) doit son succès à la gamification. Qu’est-ce qui incite les conducteurs à partager tout ce qu’ils perçoivent sur leur route ? Les récompenses, tout simplement, comme dans un jeu : étoiles, macarons, couronnes !

Nous ne sommes pas dans une société où les gens font ce qu’on leur demande parce qu’on leur demande, mais dans une société où l’une des clés de réussite (également en entreprise), est l’art de savoir motiver les gens.

Alors usons de nos talents pour motiver nos enfants, c’est ainsi qu’eux aussi apprendront à motiver les autres, lorsqu’ils auront besoin de les impliquer (l’art du mimétisme voir l’article « Voici le meilleur moyen pour influencer le comportement de nos enfants« ), plutôt que de leur donner des ordres.

Le jeu n’est pas l’unique moyen de motiver nos enfants, mais il reste l’un des meilleurs moyens pour inciter les petits à ranger leurs chambres, à s’habiller, à prendre un bain, à se brosser les dents, etc.

Voici justement quelques techniques, à titre d’exemple, pour motiver l’enfant qui refuse de se brosser les dents, à prendre soin de leurs quenottes.

À tester aussi pour toute autre tâche quotidienne évidemment. Vous pouvez piocher dans ces astuces en fonction de l’âge de votre enfant, de son tempérament… Et du vôtre ! N’hésitez pas vous aussi, à nous faire part de vos astuces !

– Se brosser les dents devant ses enfants. Si on se brosse les dents devant notre enfant aussi souvent que nous utilisons notre téléphone, il aura vite fait de nous réclamer sa propre brosse à dents ! (Cf. la puissance du mimétisme dont nous avions parlé dans cet article).

– L’appel au brossage des dents. Au lieu de réclamer trente fois la même chose, on prend un rouleau de Sopalin en guise de haut-parleur, et on imite la voix de Monsieur Loyal, d’un robot, ou que sais-je, pour annoncer le grand démarrage du brossage des dents ! À vos brosses, mesdames et messieurs !

– Les concours de brossage de dents. On se brosse les dents ensemble, et celui qui tient le plus longtemps a gagné ! Ou encore le concours de la plus grosse « Barbe à Papa » en mousses de dentifrice !

– Organiser une leçon. Un grand classique : « Aujourd’hui il faut apprendre à la poupée, ou au petit frère,  à se brosser les dents. Doudou, tu regardes bien comment on fait ! »

– Inventer une histoire. Inventer une petite histoire en faisant parler la brosse à dents et les dents.

             o Bonjour, je suis la brosse à dents, qui a besoin d’être lavé aujourd’hui ?

             o  Nous toutes ! Nous sommes dégoutantes !! Nous en premier ! disent les dents du haut

             o On aurait besoin d’au moins 10 coups de brossage ! disent les dents du bas.

Et on peut même chanter une petite chanson :

– Inventer une chanson est une bonne solution, pour donner le rythme. Deux tapes dans les mains, et on passe à gauche ! « Brosse, brosse-moi, encore et encore… »

Mais vous pouvez aussi chanter cette chanson (sur l’air de « Nous n’irons plus aux bois.. »), le karaoké c’est ici,  il commence à 2min20.

– Bien sûr choisir avec lui, la brosse à dents de ses rêves ! La brosse à dents avec ses personnages préférés, ou celle qui fait de la lumière, ou encore une brosse à dents électrique jetable, ou rechargeable

– Le minuteur ou le sablier, évidement ! Il y existe des applications avec des minuteurs pour enfants, comme celle-ci.  Très utiles aussi pour le rangement de la chambre !

– Une astuce pour ceux qui ne veulent pas se rincer la bouche : on met un personnage de bain (type canard) au fond de la baignoire, et le but est de lui faire prendre une douche…

– Le calendrier à afficher, pour le responsabiliser ! On peut l’imprimer ici, ou encore mieux, impliquer notre enfant dans sa conception. « Est-ce que cela te dirait que l’on fasse un tableau de bord pour piloter la mission brossage de dents ? » Chaque jour, l’enfant coche la case matin et la case soir, une fois qui s’est brossé les dents. A la fin de la semaine, mission accomplie, il est nommé « Chef du brossage de dents » (la semaine prochaine, il sera Prince, Rois, As, etc.).

– Ne pas hésiter aussi à imprimer les affichettes éducatives ! Pour bien expliquer aux enfants comment se brosser les dents :

                          o Pour les petits c’est ici 

                          o Pour les plus de 6 ans, c’est

– Une petite vidéo éducative, c’est aussi très utile !

– Et bien sûr, il y a plein de chansons entraînantes pour se brosser les dents ! Elles ont l’avantage de faire du brossage de dents un moment ludique (mais elles ont aussi l’inconvénient de ne pas très bien guider l’enfant)

                           o Super entraînante

                          o Très marrante

                          o Une vidéo tout en chanson

– Et enfin l’arme magique face à l’enfant qui refuse de se brosser les dents : les vidéos de brossage de dents, qui sont peut-être ce qu’il y a de plus efficace et de moins fatiguant pour les parents 🙂

                          o Deux vidéos très bien faites avec un fée ou un pirate, selon les goûts (dommage qu’ils oublient les dents de devant

                          o Le petit koala, efficace pour les petits. . Vous pouvez  aussi télécharger l’application

                          o Et l’application ‘Mes dents’, qui montre très bien comment se brosser les dents. Mais on ne va pas se mentir, pour les petits ce n’est pas très entraînant, il faut du courage 😉

Mais si le problème était que le brossage de dents, on serait content ! Si vous avez aussi des difficultés à ce que votre enfant range sa chambre sans savoir à lui demander 4 fois, que vous avez du mal à lui faire manger des légumes, ou encore qu’il mange au ralenti… Il y a aussi des solutions ! Indiquez votre mail dans la case ci-dessous, et je vous envoie toutes les clés pour atténuer les luttes lors des repas ou du rangement (gratuit) !

#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:500px;}

Intérêts

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

montessori à la maison

montessori à la maison

Appliquer les préceptes de la pédagogie Montessori à la maison ne consiste pas à réaliser des activités scolaires avec ses enfants, mais davantage à se consacrer à la compréhension d’une philosophie pour adopter une posture bienveillante qui guide l’enfant dans son accomplissement. Qui mieux qu’Emmanuelle Opezzo pour en parler, auteur de « Vivre la pensée Montessori à la maison », ed.Marabout ? Je lui laisse la parole;

Maria Montessori parlait de sa philosophie comme d’une aide à la vie”.

Le bénéfice de cette envolée est la démocratisation de l’éducation bienveillante au sein des familles et la remise en cause de l’autoritarisme parental fondé sur l’obéissance par la peur (martinet et autre Père Fouettard sont remisés aux oubliettes, ouf!).

L’éducation a pris de la hauteur et les parents ambitionnent de faire découvrir le monde à leurs enfants et de les aider à se connaître, pour un épanouissement global.

MONTESSORI à la maison : on commence par quoi?

Cela vous surprendra peut-être, mais la philosophie Montessori s’adresse d’abord aux parents avant de s’adresser aux enfants.

On commence donc pas soi !

Je vous invite à faire le premier pas, qui consiste à modifier le regard que l’on porte sur son enfant et à revoir les préjugés qui ont la peau dure. On passe au scanner tout ce que l’on croit savoir sur les enfants et on efface.

  • Un programme élaboré actif dès la naissance (et même avant) – Cessons de culpabiliser

.
Quoi que l’on fasse, l’enfant est soumis à des lois de développement communes à tous les humains; il peut grandir et se construire seul par le simple contact à son environnement.

Nous aurons beau l’encourager à lire et à écrire dès la naissance, il devra d’abord passer

par de nombreuses phases préalables innées avant de s’asseoir et de lire Proust (ou même Petit Ours Brun).

Un premier pas utile pour appliquer la pédagogie montessori  à la maison, c’est de retenir les grandes étapes de développement et les besoins associés de son enfant pour mieux accompagner son enfant.

Je n’incite pas à comparer sans cesse son enfant à une courbe de référence, mais cela permet de moduler l’environnement proposé pour une meilleure adaptation et une meilleure liberté au monde.

  • Montessori à la maison : L’environnement, un facteur-clé

C’est par le biais de son environnement qu’un enfant se construit.

Les interactions qu’il expérimente dans son milieu façonnent sa compréhension du monde qui l’entoure et le nourrissent.

Les enfants traversent des lois communes de développement mais possèdent aussi leurs propres caractéristiques, qui dépendent de leurs sensibilités personnelles mais aussi de la nature de l’environnement dans lequel ils grandissent.

L’exemple de la musique illustre bien ce propos: nous y sommes tous sensibles à la naissance, pourtant ce potentiel se développe si l’environnement musical est suffisamment riche pour le nourrir, ou se limite s’il n’est pas suffisamment substantiel.

Par ailleurs, pour un même milieu musical, deux enfants pourront évoluer de manière différente selon leur sensibilité personnelle.

A retenir: ce sont les expériences proposées à son enfant qui déterminent pour beaucoup l’émergence de ses potentiels innés.

  • L’exemplarité, ou le fameux effet miroir

L’enfant puise tous les éléments de son milieu, or nous, parents sommes partie intégrante de cet environnement, nous en sommes les ambassadeurs.

Cela signifie que notre enfant – tout du moins dans la première partie de sa vie – calque son comportement sur le nôtre: il s’approprie nos codes, nos valeurs et nos repères.

Alors, on a qu’à bien se tenir !

Appliquer la pédagogie montessori à la maison commence par se poser la question du modèle d’inspiration (et non de perfection!) que nous souhaitons représenter pour notre enfant.

On sait intuitivement que dicter une conduite à son enfant tout en s’affranchissant soi-même des codes mène à l’échec sans aucun doute.

“Fais ce que je dis mais pas ce que je fais.”, tout le monde connaît cette expression, qui ne fonctionne pourtant pas du tout (Les neurosciences ont prouvé l’existence et la puissance des Neurones miroirs).

Vous aurez beau diaboliser les écrans dans vos paroles, si vous même y consacrez beaucoup de temps, il y a de fortes chances pour que votre enfant réclame souvent télé ou tablette.

Je me souviens que lorsque mon fils aîné s’est mis à parler, il répétait sans cesse “ok, ok”… et j’ai pris de plein fouet l’effet miroir qu’il me renvoyait: je prononçais moi-même beaucoup de “ok”. Je l’ai remercié pour ce retour d’expérience et ai alors décidé d’enrichir mes réponses affirmatives par un vocabulaire plus varié :o) .

La cerise sur le gâteau c’est qu’un enfant assimile les éléments de son milieu uniquement s’ils sont authentiques.

S’il vous prend la lubie de vous mettre à  parler mandarin durant trois jours alors que cela ne fait pas partie de vos pratiques naturelles, n’espérez pas que votre bébé devienne bilingue. En revanche, il vous regardera certainement avec des yeux ronds, bien conscient de votre comportement insolite.

Conseil: pour transmettre les codes de politesse à son enfant, rien ne vaut d’incarner naturellement la politesse de manière authentique et constante. Insister en demandant de dire “bonjour” et “merci” ne ferait que le bloquer.

Ces premiers éléments vont vous permettre une prise de conscience: commencez à observer les automatismes des adultes qui vous entourent ainsi que les vôtres, c’est le meilleur moyen pour commencer à s’en défaire !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

méchanceté enfantine

Comment aider notre enfant à surmonter les méchancetés à l'école ?

La cour de récré ou le square, c’est parfois la jungle : insultes, disputes, bagarres ou simplement comportements et mots blessants. Nous en avons tous un souvenir plus ou moins vif, mais la méchanceté enfantine est une réalité : les enfants ne sont pas tendres entre eux, et c’est parfois difficile à supporter pour votre petit.

On lui a dit “T’es plus mon copain”, on a refusé de lui dire au revoir, on lui a déchiré son dessin… ces petites choses peuvent véritablement le blesser. Comment l’aider à surmonter tout cela ?

En priorité : prendre soin de la “victime”

Si nous sommes sur le lieu de la bataille, au lieu de punir l’enfant méchant, le “bourreau”, le plus important et le plus urgent est de réconforter celui qui s’est senti blessé. Si les autres enfants lui ont dit “Toi, tu joues pas avec nous”, on va vers lui et on lui propose de faire un super jeu ensemble pour qu’il s’amuse, qu’il pense à autre chose, et qu’il oublie la méchanceté de l’enfant dont il vient de faire les frais.

Lui apprendre à prendre du recul sur la colère des autres

Il est essentiel d’apprendre à l’enfant à se détacher de la situation douloureuse qu’il est en train de vivre, et de lui faire intégrer que l’on n’est pas responsable de la colère de tout le monde.

Parfois, on pense par exemple bien agir en complimentant une collègue sur sa coiffure. Mais rien n’empêche celle-ci de le prendre mal (“Pourquoi tu me dis ça, tu me trouves mal coiffée d’habitude, c’est ça ?”)… ça n’est pas de notre faute. On peut s’excuser de l’avoir blessée mais on ne doit pas culpabiliser ! On n’est pas responsable de sa colère.

Si elle répond de cette façon, c’est peut-être qu’elle est stressée ou énervée pour d’autres raisons. Dans tous les cas, rien ne sert de prendre pour nous sa mauvaise humeur.

L’autre jour au parc, Joy montait dans une tour que deux grandes occupaient : “Non, tu n’as pas droit de rentrer, t’es un bébé et nous on est des grandes, dégage !”… ce qui piqua Joy, qui se mit en colère : “Non, je ne suis pas un bébé, et j’ai le droit de rentrer !”

Je pris Joy à part :

“- Tu as l’air d’être blessée par ce que ces petites filles t’ont dit”.

  • Oui!! Elles ont pas le droit de m’interdir de rentrer, c’est à tout le monde, et je ne suis pas un bébé !
  • Tu ne trouves pas juste qu’elles t’interdisent de rentrer et tu te sens vexée qu’elle te traitent de bébé, alors que tu n’en es pas un.”

Comme d’habitude, on essaye de mettre des mots sur les émotions ressenties par l’enfant. En reformulant ce que notre enfant dit,  il se sent écouté, compris, et cela contribue à faire redescendre une partie de sa colère, voir l’article “la magie de l’écoute active”).

  • Tu sais, si ces petites filles te disent des choses méchantes, c’est qu’elles ont de la colère en elle, pour une raison que l’on ignore. Et la colère elle fait dire n’importe quoi. Exactement quand toi, tu me dis : “T’es méchante Maman, je suis plus ta petite fille”, est-ce que tu le penses ?
  • Non
  • Tu vois, toi aussi, la colère te fait dire des mots qui peuvent être très blessants. Pour ces deux grandes filles c’est la même chose, c’est la colère qui les fait ainsi agir, il vaut mieux t’en aller faire autre chose, le temps que leur colère s’évacue.”

Autre situation : Notre enfant revient en pleurant, nous racontant qu’à la cour de récréation son meilleur ami lui a dit “T’es plus mon ami, je vais te jeter dans le camion poubelle”.

C’est un bon exercice que de l’inciter à comprendre ce qui a mis son meilleur copain dans une telle colère : “J’ai caché son pull pour jouer et il a m’a insulté”. On reformule “Donc toi, tu as voulu faire une blague, mais lui, il a peut-être cru que tu cachais son pull pour être méchant avec lui ou lui faire de la peine. Et ça l’a mis en colère contre toi. Qu’en penses-tu ? Ce qui est sûr, c’est que c’est sa colère qui a pris le dessus, et lui a fait dire n’importe quoi, même des choses qu’il ne pense pas pour de vrai. Peut-être que pour faire redescendre sa colère, tu peux lui expliquer que c’était une blague et que tu es désolé si cela lui a fait de la peine, et que tu ne ne voulais pas le blesser ? “


Pour ce qui est des disputes, où les enfants se font mutuellement de la peine, je vous invite plutôt à lire cet article “Comment bien gérer les disputes entre enfants”.

Expliquer que la colère nous fait exprimer n’importe quoi l’aidera à comprendre les autres, mais aussi à se comprendre lui-même : quand je dis à maman que je ne l’aime plus, ça ne veut pas dire que je suis méchant, mais que la colère me fait dire des choses méchantes.

Lui faire comprendre que la colère de ses camarades n’est pas dirigée contre lui, et n’en fait pas quelqu’un de méchant, sera beaucoup plus efficace que de lui dire “Tu as raison, ton copain n’est vraiment pas gentil !”. Surtout que cela peut lui faire de la peine que l’on parle ainsi d’un de ses bons copains…

Se détacher de la colère de l’autre, peut aussi lui être très utile dans sa relation avec nous, ses parents !

Quand c’est nous, les parents, qui sommes en colère, c’est exactement la même chose. Nous sommes responsables de notre propre colère, même si c’est notre enfant qui a appuyé sur le bouton déclencheur. Si on s’est énervé après son enfant, on peut en reparler le soir : “Je suis désolée d’avoir crié tout à l’heure. J’ai été agacée quand j’ai vu encore tes chaussures trainer dans le salon et que tu n’as pas voulu venir les ranger. Ca a déclenché ma colère. Mais elle n’était pas dirigée contre toi. Je me suis énervée car je suis très fatiguée en ce moment, (ou encore : “je suis énervée, car tu sais j’ai beaucoup de mal à supporter le désordre”). Mais ça n’est pas toi qui est méchant.” Car oui, qu’on se le dise, dans la même situation, un autre parent n’aurait peut-être pas du tout été dérangé par ces chaussures qui trainent, et les aurait peut-être, machinalement et tout simplement, mises sur le côté. Bref, chacun est responsable de sa colère. Ce mode de raisonnement peut aussi être très utile pour vers face à des grandes personnes ‘moins bienveillante », voir cet article : Que faire face aux personnes qui critiquent ou rabaissent notre enfant ?

Apprendre à l’enfant à faire la part des choses est essentiel. Lui faire comprendre qu’il n’est pas la cause de la colère des autres, et en particulier quand lui-même n’avait pas l’intention d’embêter son copain ou son parent, ou de l’énerver. Cela l’amènera à prendre du recul et à beaucoup mieux vivre les disputes du quotidien avec les copains, comme avec ses parents.

Recul que nous aimerions nous aussi parfois avoir 🙂

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

la discipline positive

la discipline positive CPMHKLe secret de la discipline positive est de faire respecter les règles, tout en respectant notre enfant. Pour au final obtenir des enfants plus épanouis, et un quotidien avec moins de conflits… Joli sur le papier, mais moins évident au quotidien.  Quoi de mieux qu’un exemple concret pour comprendre…

L’autre jour, j’étais un peu pressée (comme d’habitude me diront certains…). Vous l’avez sans doute remarqué, c’est toujours à ce moment-là que nos enfants semblent tout faire pour nous freiner. C’était un samedi matin, ils prenaient leur bain et au bout de 5 minutes, je lance : « Allez, c’est parti on part au zoo ! », pensant que l’idée d’aller voir des animaux l’emporterait sur les joies de l’eau… J’enlève le bouchon, histoire d’accélérer les choses. Et là, ma fille se braque, voire s’énerve : « NON, t’enlèves PAS le bouchon. Je veux RESTER dans mon bain !!! ». Ça alors ! Alors que je pensais que l’affaire allait être pliée en deux minutes, je me retrouve dans une impasse. Mais pressée et accrochée à mon idée, j’insiste : « Mais on part au zoo. Ça va être trop bien, ce serait dommage d’être en retard ! ».

Rien à faire. Au fur et à mesure que l’eau disparaissait, la crise enflait… Plus rien n’était possible, et encore moins partir.

La discipline positive c’est déjà comprendre quand je suis parfois moi-même à l’origine de la crise…

Si, alors que je prenais mon bain tranquillement, mon mari avait débarqué pour le vider et m’ordonner d’en sortir illico presto, comment aurais-je réagi ?

Imaginons que nous sommes en train de faire un match de tennis ou autre (nous avons presque gagné), quelqu’un nous attrape, nous soulève, et nous met notre manteau  (Oui, un Géant !). On crierait non?! Et bien pour notre enfant c’est pareil :-).

Pourquoi leur faire ce que nous n’aimerions pas qu’ils nous fassent ?

C’est une idée toute bête mais mettons-nous à la place de notre progéniture de temps en temps. Cette règle d’or, que nous essayons d’inculquer à nos enfants dès le plus jeune âge, pourquoi ne l’appliquons-nous pas à nous-mêmes ? N’oublions pas que les enfants apprennent d’abord par mimétisme (ndlr : voir l’article précédent, les articles « Comment éduquer nos enfants, selon les neurosciences » et « Le développement de l’enfant selon les neurosciences« ).

Nos petits nous regardent… avant de nous écouter.

 

 

Pour éviter ces situations de conflit, le mieux est de prévenir nos enfants à l’avance. ​

De cette façon, l’enfant peut se préparer psychologiquement et s’organiser matériellement. Il est davantage prêt à coopérer. Nos enfants ont aussi leurs propres envies, leurs plans bien à eux qui ne concordent pas toujours avec les nôtres. Lorsque l’on doit interrompre une activité, faisons-le avec respect, et en prévenant notre enfant.

On se plaint tant de fois qu’ils ne sont pas assez concentrés. Et bien là, justement, ils sont passionnés par ce qu’ils sont en train de faire, et vivent intensément le moment présent. Quelle belle qualité !

Lorsque l’on prévoit un déplacement (et même quand c’est à l’intérieur de la maison), ayons le réflexe de prévenir notre enfant :

–          Joy, on va rentrer à la maison pour prendre un grand bain. Je te laisse jouer encore 5 minutes et on y va, d’accord ?

On décide des choses ensemble (« D’accord ? »). En anticipant, on a également la possibilité de souligner le côté positif de notre proposition (« Je te laisse jouer 5 minutes »).

–          Mais maman, je n’ai pas fini mon château !

–          Je comprends que tu veuilles finir ta construction (l’empathie, toujours important !), tu pourras finir la semaine prochaine quand on reviendra si tu veux.

–          Mais non maman, Alice l’aura rangé, je ne pourrai pas le finir. On l’écoute pour tenir compte de ce qui l’empêche de coopérer.

–          Ok, si tu veux je te laisse 10 minutes de plus pour que tu finisses ton château, mais dépêche-toi, d’accord ? Comme on a anticipé que cela allait prendre du temps, on lui offre la marge supplémentaire que l’on avait prévue.

Car oui, en plus de les prévenir, nous maximisons nos chances de les faire coopérer si nous leur présentons les choses positivement !

Donnons-leur envie de passer à l’étape suivante afin qu’ils en oublient ce qu’ils sont en train d’abandonner. « Tu voudras rester longtemps au zoo pour voir tous les animaux ?  Bon alors il ne faut pas trop tarder à sortir du bain, pour avoir le temps de tous les voir ».  Avec une proposition comme celle-ci, je suis quasiment sûre que l’on aurait évité la crise.

Bien sûr, il y a une infinité de situations possibles :

« Quelle histoire vous voudriez lire après le bain ? Deux histoires ? Bon d’accord, mais il ne faut pas tarder à sortir du  bain pour avoir le temps, d’accord ? »

« On range ce jeu comme ça on peut en commencer un autre ».

« On s’habille vite, comme ça on ira au manège avant qu’il ne ferme ».

Encore faut-il trouver des choses intéressantes à proposer… Et attention, vous l’avez compris, la formulation change tout ! Il ne s’agit pas de menace ou de chantage. La discipline positive, c’est aussi éviter les phrases du type « Si tu ne sors pas du bain maintenant,  tu n’auras pas d’histoire » ou c’est l’échec assuré ! Quelques conflits en moins, cela fait du bien.

Si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier) pour qu’elle soient faites, indiquez votre email dans la case ci-dessous, et retrouvez ces clés indispensables  dans votre boîte mail avec mon PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Bien entendu, c’est gratuit.

Evidemment, on n’est pas obligé d’employer cette méthode systématiquement.

Tout dépend du moment et du caractère de l’enfant. Mais pensons à ralentir, à anticiper, à prendre le temps. Nos vies d’adultes vont à 100 à l’heure, et nous nous en plaignons souvent… Laissons ce plaisir à nos enfants d’être absorbés, passionnés par ce qu’ils sont en train de faire. La fameuse « pleine conscience », tellement en vogue en ce moment, nos enfants la pratiquent tous les jours, quelle chance !

Préservons cela et agissons avec empathie, souplesse, et positivisme. Tout le monde y gagnera.

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

éduquer

éduquer CPMHKComment ignorer les dernières recherches sur le fonctionnement du cerveau des enfants, quand elles remettent en cause notre façon de les éduquer ?

Deux des dernières découvertes (les neurones miroirs et la création des synapses) confirment les thèses des plus grands psychologues sur l’impact que nous avons sur ce que notre enfant deviendra. Dans ce premier épisode, je vais vous parler des neurones « miroirs ».

Les neurones miroirs, un vrai truc de fou ?

Vilayanur Ramachandran, directeur du Center for Brain and Cognition  à l’université de Californie : « Je prédis que les neurones miroirs feront, pour la psychologie, ce que l’ADN a fait pour la biologie. Ils vont fournir un cadre unifiant et aider à expliquer une quantité de dispositions mentales qui restaient jusqu’à présent mystérieuses ». BAM !

Que font ces fameux neurones pour être si dingos sur notre façon d’éduquer ?

Quand nous observons un autre humain, et seulement un humain, les neurones miroirs reproduisent dans notre cerveau, les mêmes  gestes, sentiments, et paroles de la personne que nous observons, sans pour autant les accomplir. C’est ce qu’on appelle l’empathie. En fait, pour notre cerveau, « imaginer faire » et « faire » revient exactement au même. Heureusement, d’autres parties de notre corps nous empêchent d’activer nos membres (sauf pour les  somnambules :-)).  Ces neurones permettraient d’expliquer nos relations avec les autres (vous allez vite comprendre pourquoi !), mais aussi l’une des façons dont nous apprenons.

1/ Les neurones miroirs nous en disent plus sur notre façon d’apprendre

En observant régulièrement les autres, faire ou parler, nous apprenons à faire les mêmes gestes, à employer les mêmes intonations, à exprimer nos sentiments de la même manière.

Tant de fois nous expérimentons ce mimétisme ! Un bébé à qui on tire la langue, et qui fait de même ; ou un ami qui a les exactement mêmes expressions de visage que l’un de ses parents ou que ses frères et sœurs. Ceci expliquerait un tas de choses, comme par exemple : pourquoi les enfants battus ont beaucoup plus de chance de maltraiter à nouveau leurs propres enfants ; pourquoi les enfants de grands musiciens sont souvent également mélomanes ; pourquoi on retrouve chez des enfants adoptés de multiples traits communs avec leurs parents adoptifs ;  etc.

Donc oui, il est scientifiquement prouvé que les enfants prennent inconsciemment les défauts et les qualités de leurs parents : colère, douceur, dynamisme, calme, joie de vivre… mais aussi leurs façons de communiquer. Il y a des familles qui communiquent par exemple avec beaucoup de douceurs, d’autres avec plus d’agressivité, et d’autres encore qui ne communiquent pour ainsi dire pas.

Concrètement, qu’est-ce que ça implique sur notre façon d’éduquer ?

Cela veut donc dire que quand on s’adresse à notre enfant il apprend davantage de la forme que du fond ! Ainsi un enfant souvent jugé, grondé, apprendra à critiquer ; un enfant à qui on donne des ordres apprendra à être à son tour autoritaire, un enfant avec qui on ne communique pas ses sentiments n’apprendra pas à communiquer les siens, un enfant tapé apprendra à taper à son tour. Voir aussi l’article sur la forme de notre éducation est plus importante que le fond.

L’article « Eduquer son enfant, le principe clé à savoir. » que je vous proposais il y a quelques temps est donc bel et bien scientifiquement fondé ! C’est en changeant notre façon d’être avec nos enfants,que l’on a le plus de chances d’influencer son propre comportement, et donc de les éduquer.

 

Notre expérience et nos observations,  vont faire que chacun des gènes de notre patrimoine va plus ou moins s’activer. Bien sûr les frères et sœurs ne se ressemblent pas pour autant, car c’est une combinaison entre notre patrimoine génétique et notre expérience qui fait le tempérament de chacun.

2/ Les neurones miroirs nous permettent de ressentir ce que l’autre ressent.

C’est ce qui fait que nous sommes des êtres empathiques. Reproduire ce que fait l’autre dans notre cerveau nous permet de mieux comprendre ses intentions, ses sentiments. Grâce aux neurones miroirs, quand nous voyons quelqu’un qui pleure, nous allons ressentir de la tristesse avec lui. Si on regarde un film, on peut aussi ressentir la peur des personnages (ou pas, si nous n’avons pas reçu suffisamment d’affection petit pour développer nos neurones miroirs, mais c’est encore autre chose).

Nos enfants vivent les émotions des autres, comme s’ils les vivaient eux-mêmes. Et contrairement à nous, ils n’ont pas le recul nécessaire pour les analyser. Ce qui fait que si l’atmosphère qui les entoure est tendue, si nous sommes stressés ou en colère, ils vont ressentir de plein fouet nos émotions. Et les vivre eux-mêmes, bien plus fort que ne les ressentiraient un adulte.

Nous avons donc un impact majeur, sur ce que nos enfants apprennent, mais aussi sur ce qu’ils ressentent. Et l’impact de tout cela n’est pas l’histoire d’un court instant, mais s’imprègne à long terme dans le cerveau de nos enfants.

Voir aussi l’article  : « Quel impact tout cela a sur le long terme sur le développement de l enfant selon les neurosciences ?« 

 SOURCES

« Notre troisième cerveau » de Jean-michel Oughourlian    

« Les neurones miroirs » de Giacomo Rizzolatti

« The Neonatal Synaptic Big Bang »Jean-Pierre Bourgeois

« Le cerveau de l’enfant » de Hugo Lagercrantz et Lisa Olausson

Centre du développement de l’enfant de l’Université Harvard (synapse)

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Que faire face aux personnes qui rabaissent notre enfant

Que faire face aux personnes qui rabaissent notre enfantCertaines remarques de notre entourage adressées à nos enfants nous déplaisent, voire nous agacent :  “je n’aime pas les enfants capricieux”, “arrête de pleurer”, “tu es une petite fille méchante”. Comment réagir face à ces remarques ? C’était le débat de mardi dernier auquel les lecteurs de CPMHK se sont prêtés. Merci à tous pour vos témoignages inspirants, voici un petit résumé et l’avis de Cool Parents Make Happy Kids sur le sujet !

 

L’avis de “Maman Chou” fait l’unanimité : ce genre de réflexion peut agacer !

Je déteste ça et j’essaie de reprendre les gens quand ça arrive de manière souple et diplomate bien sûr ! Je trouve ça injuste car ce sont toujours des remarques sur des comportements normaux d’enfants de cet âge.

Et quand on s’informe sur le développement des enfants et qu’on est pro “éducation bienveillante”, c’est agaçant de voir que beaucoup ont une vision erronée ou ancienne école des enfants et qu’ils restent sur leurs idées reçues par manque d’information, d’observation voire d’intérêt …”

En fait, ces réflexions nous agacent non seulement pour notre enfant, mais aussi (surtout ?) parce qu’en critiquant notre enfant, c’est un peu comme si on nous accusait d’être mauvais parent !

Le plus insupportable, c’est quand on s’attaque à notre bébé qui n’a même pas la parole pour pouvoir se défendre !

Quand notre fille était plus petite 2-3 mois, elle avait des coliques et notre famille commençait à dire « ben dis donc quel caractère! » Nous avons dit tout de suite que nous n’aimions pas que de tels commentaires soient faits sur notre fille, surtout en sa présence! Et qu’elle était bien évidemment trop petite pour faire des caprices! Ils ont eu un peu de mal avec le fait qu’on leur impose quelque chose mais si les remarques avaient continué je pense que je les aurais vu de moins en moins. Avec mon mari nous ne voulons pas qu’elle soit stigmatisée dès son plus jeune âge. Nous leur avons beaucoup expliqué notre point de vue. Finalement ils n’en font plus trop. Heureusement…”????

 

Ninou nous donne une de ses astuces :

Je rectifie auprès de mon fils en disant par exemple : Gaël n’est pas un enfant capricieux, il exprime simplement un besoin ou une émotion à l’instant T ! En insistant bien haut et fort pour que l’adulte se trouve mal à l’aise et réfléchisse un peu à l’ânerie qu’il vient de dire !

Stéphanie a sa petite phrase qui fait mouche :

Ici on ne punit pas : « si les punitions éduquaient il y a belle lurette qu’il n’y aurait plus de crimes sur la terre » je l’aime bien celle là !”

Pour Presci :

Je pense sérieusement à faire faire des t-shirts pour mon fils de 2 ans « je ne suis pas mal-élevé, je suis autiste ». Non, parce que bon, les réflexions, ça va deux minutes hein

Et pour Natacha :

Ça dépend, parfois je ne réponds rien, surtout si la remarque est faite directement à mes enfants (5 mois et 2.5 ans) et je regarde la réaction de mon fils de 2.5 ans. À l’avenir il aura parfois des remarques à l’école et je ne serai pas là pour le « défendre », du coup je le laisse se forger son caractère. Mais si on me fait des remarques à moi sur l’éducation que je donne, je réplique et j’explique mon point de vue et que c’est comme ça puisque ce sont mes enfants !

 

En lisant vos remarques, je me suis dit que l’on pouvait distinguer deux choses. L’impact négatif que la remarque peut avoir sur notre enfant d’une part, et le sentiment que notre éducation est remise en cause d’autre part. Quel est le sentiment qui nous traverse au moment de la remarque ? De la peine pour notre enfant que l’on sent blessé ? Ou de la colère car on a l’impression que la personne n’approuve pas notre éducation ou la remet en cause ?

 

Avoir confiance en notre éducation, et ne pas être blessé par les remarques des autres

Si c’est le deuxième point, je pense que la solution est en nous. Les autres ne sont pas d’accord avec l’éducation que l’on donne, et alors ? On ne va pas les changer, et la meilleure façon de les convaincre est d’attendre quelques années (ou la semaine prochaine) : ils s’en rendront compte par eux-mêmes. L’important reste d’en être soi-même convaincu.

Oui, je sais pourquoi les enfants d’hier étaient plus sages que les enfants d’aujourd’hui, et je suis tellement heureuse pour mes enfants qu’ils osent ne pas être sages, qu’ils osent dire ce qu’ils pensent et exprimer leur désaccord face aux grandes personnes, je suis fière que mes enfants n’aient pas peur d’être eux-mêmes, d’exprimer leur joie haut et fort, de courir, de sauter, d’être vrais. Les autres peuvent dire ce qu’ils veulent, cela ne m’atteint pas car je suis heureuse de les voir si épanouis, heureux et unis entre eux. Je ne vais pas rentrer dans un débat sur l’éducation avec des personnes qui ne veulent pas l’entendre, à quoi bon perdre son temps ? Je ne suis pas en colère contre eux, ils sont dans leur réalité, mais ce n’est pas la mienne.

 

Protéger l’enfant qui ne peut pas se défendre

La situation diffère lorsque ces remarques sont susceptibles de blesser directement notre enfant. Si l’enfant ne parle pas, on peut évidemment prendre sa défense.

Mais si l’enfant sait bien s’exprimer cela me semble différent : Comme pour une dispute entre frère et soeur, que gagnons-nous vraiment à intervenir ? On risque de décrédibiliser l’adulte, qui se sentira attaqué et aura tendance à se renfermer plutôt qu’à vouloir ouvrir le débat. Quant à l’enfant, ainsi défendu alors qu’il n’a rien demandé, il risque de croire que son parent sera toujours là pour le protéger et qu’il n’est pas capable de se défendre seul (“Je m’en fiche je vais le dire à ma mère !”) .

Apprendre à notre enfant à se défendre seul

Dans ce cas, le mieux est encore d’apprendre à son enfant à faire face seul à ce genre de critiques. Comment ? Un peu comme dans une dispute entre deux enfants...

 

1/ Prendre d’abord soin de la “victime”

Il y aura toujours des personnes “toxiques”, on ne va pas les changer ni les isoler, donc autant apprendre à notre enfant à les gérer !

On rediscute de la scène avec notre enfant :

  • “Tu sais tout à l’heure quand Machin a dit que tu étais méchant ? Il faut que tu saches que je ne suis pas d’accord avec elle, tu n’es pas quelqu’un de méchant. Mais je pense qu’elle s’est sentie agressée, et ça l’a mise en colère. Du coup elle a pu dire des choses qu’elle ne pensait pas. Dans ces cas-là, le mieux est encore de lui dire ce que tu ressens : “Je ne suis pas méchant, je suis en colère parce que j’ai eu l’impression que tu m’as refusé cette tranche de saucisson, juste pour m’embêter sans raison, et c’est ça qui m’a mis en colère contre toi”.
  • Tu sais tout à l’heure quand Machin a dit que tu étais un petit garçon capricieux ? Je ne suis pas d’accord avec elle. Je pense qu’elle a mal interprété ta colère, qu’elle ne l’a fait pas exprès. Mais toi, tu peux l’aider à mieux  comprendre tes émotions, en disant simplement ce que tu penses : “Non je ne fais pas un caprice, je suis juste en colère car j’ai l’impression que l’on m’interdit des choses et que ce n’est pas juste ! Je ne comprends pas parce que je ne l’ai pas mérité !”

Face à la violence et à l’agression des autres, il faut apprendre à notre enfant à prendre du recul, à se “détacher” de cette agression. Il faut l’aider à comprendre que si quelqu’un est en colère, ce n’est pas forcément de sa faute à lui, c’est peut-être simplement que cette personne est stressée, ou a mal interprété un comportement (ex : une blague mal perçue).

Il faut lui apprendre à ne pas prendre les choses au pied de la lettre : ce n’est pas parce qu’on lui dit “tu es méchant” que c’est vrai… même si c’est un adulte qui le dit !

Ca n’est pas évident bien sûr… Mais à utiliser aussi pour l’aider à surmonter les problèmes qu’il rencontre à l’école, voir cet article : Aider notre enfant à surmonter les méchancetés de la cour de récré

3/ Face à l’accusation, lui apprendre à exprimer ses émotions

Ce qui est plus simple en revanche, c’est d’apprendre à l’enfant à exprimer ses sentiments car cela évite les malentendus et peut désamorcer bien des situations. En évitant d’accuser l’autre mais en disant simplement ce qu’il ressent, l’enfant adopte un mode de communication positive et évite de braquer son interlocuteur. C’est une excellent façon de se défendre.

Et à force de lui donner des suggestions de réponses qui vont dans ce sens, et de lui montrer l’exemple, lui aussi prendra le pli (il faut parfois plusieurs années évidemment !).

A la maison, Joy et Léon ne sont pas toujours capables de réagir de la meilleur des manières, mais quand je les entends dire “Je suis fâchée / Je suis triste” plutôt que “Tu es méchant”, je me dis qu’on va dans le bon sens !

Prendre un temps pour parler du sujet à la personne

Tout cela ne nous empêche pas de prendre un petit moment pour parler calmement, et en tête-à-tête, à la personne qui “agresse” régulièrement notre enfant. On aura beaucoup plus de chance qu’elle nous écoute si on ne la remet pas en cause devant notre enfant (ce qui risquerait de l’humilier et aussi de nous décrédibiliser). Là encore, rien de mieux que d’exprimer ses sentiments : “Tu sais, je suis vraiment embêtée car maintenant j’ai une boule au ventre à chaque fois que je dois passer des vacances avec vous. Je me sens épiée,  critiquée. C’est de plus en plus dur pour moi. Je n’ai pas envie d’en arriver au point où nous déciderons finalement de ne plus venir. J’ai l’impression que notre enfant aussi en souffre, il se sent critiqué, mal aimé, et cela empire ces mauvais comportements, etc.”

 

Protéger son quotidien des personnes trop toxiques

Si la personne toxique est une personne qu’il voit quotidiennement, cela peut devenir nocif. Mais avant de réagir, l’essentiel est de bien étudier la façon dont réagit l’enfant, et d’en parler avec lui. En tant que parent, on veut à tout prix protéger notre enfant mais parfois, cela lui passe au-dessus de la tête, ou il est capable de prendre le recul nécessaire pour ne pas pâtir de certaines réflexions. Dans ce cas-là, ça serait dommage d’en faire un fromage alors que notre enfant le vit bien !

Si l’on voit qu’il en souffre en revanche, il ne faut pas hésiter à lui faire prendre ses distances.

Tout un sujet à méditer, et pas toujours facile à appliquer 🙂

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

rituel du coucher bébé

rituel du coucher bébé

Le rituel du coucher n‘est pas une invention de parent parfait, mais bien une excellente pratique recommandée par les professionnels du sommeil – pour les petits comme les grands ! Oui, cette pratique est même recommandée pour les “grandes personnes” qui ont du mal à trouver le sommeil. Pourquoi ? Parce que si on habitue notre cerveau à faire toujours la même chose avant de se coucher, il enregistre les étapes précédant le coucher et se prépare ainsi automatiquement à dormir… Et pour les enfants, ça permet également de répondre à leur grand besoin de sécurité. Ils aiment savoir ce qu’il va se passer dans les instants qui suivent, et le soir, moment fatidique où les angoisses montent, avoir un rituel du coucher peut se révéler, pour l’enfant, extrêmement rassurant.

Alors, quel rituel pour maximiser les chances que notre enfant trouve facilement le sommeil ? Il est bien évidemment à adapter en fonction de l’âge de l’enfant, de ce qu’il aime et ce qui le rassure. Mais voici quelques pistes.

3 perturbateurs de sommeil à éviter

D’abord, voici 3 perturbateurs de sommeil auxquels il faut faire attention si on veut que notre enfant trouve facilement le sommeil :

    • La lumière : Elle a un impact important sur l’horloge interne. 30 minutes avant le coucher, il est donc nécessaire de diminuer l’intensité des lumières, d’éviter les lumières blanches, et de privilégier les lumières chaudes – pour que le corps se prépare à s’endormir. Raison pour laquelle il est souvent plus difficile de coucher nos enfants l’été que l’hiver !
    • Le bruit : Évidemment, si vous êtes en soirée (avec musique à fond les ballons), il est plus difficile de vous endormir que si vous êtes dans votre canapé avec la radio branchée sur FIP. L’idéal n’est donc pas qu’il n’y ait plus aucun bruit dans la maison, mais que vous puissiez diminuer le volume de votre voix, et commencer à parler plus doucement à votre enfant. Lire l’histoire du soir avec une voix douce et lente détendra toujours plus votre petit que si l’histoire est lue avec frénésie et énergie.
    • La température : Elle doit être si possible en dessous de 20°C. L’été dernier, avec la canicule, il faisait 37°C dans notre appartement, et je ne comprenais pas pourquoi les enfants étaient encore en pleine forme à 22h30… Pourtant il n’y avait pas besoin de chercher bien loin !

L’élément indispensable pour un rituel du coucher réussi

Ensuite, l’élément indispensable pour que le rituel du coucher se passe bien, est aussi l’élément le moins simple à mettre en place : c’est d’aborder ce moment comme un moment de complicité avec votre enfant, un moment où vous allez pleinement profiter de lui. Car si vous abordez le coucher tout angoissé à l’idée que vous n’allez pas réussir à le coucher, ou en ayant comme objectif de “l’expédier” le plus rapidement possible histoire de vaquer à vos activités, vos enfants le sentent – et c’est généralement dans cette atmosphère que ça risque de partir en cacahuète… Mais si le brossage de dents peut se transformer en partie de rires, et la mise en pyjama en moment de confidences, tout se passe mieux ! Respirons, notre enfant est là, et dans quelques années, ce sont ces moments-là que l’on regrettera le plus…

Les idées de rituels du coucher des lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids

Chez Elsa :

“Lavage de dents, mise en pyjama puis histoire. Papa avec le grand et moi avec la petite, mais parfois l’inverse ! Une chanson chacun, un bisou-câlin, des mots doux, puis selon l’heure (école ou pas), nous laissons la lumière allumée pour 10/15 min. Le grand bouquine parfois avec sa lampe torche, la petite copie souvent, puis extinction des feux et dodo !”

Chez Leslie :

“Le rituel du coucher commence par un « À la queue leu leu ! », histoire de passer du salon à la salle de bains en chanson. Puis, comme on a des récalcitrantes pour les dents, on en fait un jeu du genre « Jacques a dit » ! Pareil pour mettre le pyjama… Ensuite, on lit une histoire en commun, puis on met la grande dans son lit (avec Papa en général) et la petite dans le sien avec Maman, et histoire ou chanson ou jeux de chaque côté (mais jeux calmes, genre devinette ou mime). Puis enfin notre rituel : bisou, nez-nez, câlin et mots doux !”

Chez nous, les rituels du coucher ont changé avec les âges, et le niveau de fatigue des enfants. Depuis que Léon ne fait plus la sieste à l’école, il est beaucoup plus fatigué le soir (et c’est aussi beaucoup plus facile de le coucher !). On fait les choses dans l’ordre des pièces, toilettes, puis brossage des dents, puis chambre avec une ou plusieurs histoires. Pendant ce temps-là, Joy, qui maintenant se couche un peu plus tard, reste dans le salon à dessiner, car elle préfère avoir un moment de dessin plutôt que l’histoire. Ce qui nous permet avec Léon d’avoir un petit moment tous les deux de complicité, moment privilégié qui lui tient à coeur. Ensuite, on éteint la lumière, je m’allonge avec lui le temps d’une chanson douce (je mets toujours la même sur mon portable, elle dure 4 min), et le temps de faire un petit massage dans le dos. Fin de la chanson, bisous, et je m’éclipse. Joy préfère alors un moment pour dessiner ensemble, puis aller se coucher, étant plus du soir que du matin. On lui laisse la veilleuse pour qu’elle “lise” tranquillement des histoires dans son lit. Son frère dormant déjà, elle peut aussi parfois s’endormir avec les histoire de la radio Lunii, qui a sauvé plus d’un parent dont les enfants ne voulaient pas se coucher…

Le truc à éviter à tout prix lors du rituel du coucher

Très important – et nous sommes nombreux, surtout quand c’est le premier enfant , à faire l’erreur : obliger notre enfant à dormir…! Notre enfant est comme nous : même si c’est bien de se coucher tôt, nous n’avons pas toujours sommeil. Et rester dans son lit, dans le noir, quand on n’est pas fatigué, ce n’est pas drôle…. Donc si notre enfant n’est pas fatigué, on peut lui proposer de rester dans son lit avec des livres, ou des histoires audio, le temps de trouver un peu le sommeil. Le mieux étant de le coucher au moment où il est fatigué et de ne pas louper le coche, car le prochain train de sommeil passe deux heures plus tard !

Mais parfois, malgré nos efforts, malgré l’atmosphère, malgré l’écoute, il arrive que le coucher reste une étape difficile… Notre enfant nous demande une énième histoire, il se relève encore, ne semble pas le moins du monde fatigué, ou pire, impossible de partir de la chambre sans qu’il se mette à pleurer. Pour vous aider, je vous propose de vous envoyer d’autres clés pour en finir avec les couchers difficiles, grâce au « PACK SUPER DODO : Conseils éveillés pour le sommeil et le coucher » ! Pour le recevoir, c’est super simple : inscrivez votre adresse e-mail dans la case ci-dessous, et retrouvez-le dans votre boîte mail (c’est gratuit) !

Pour découvrir nos cool coachings, cliquez ici !

Derniers articles

Derniers articles

 

0 Avis
5 Avis
0 Avis
11 Avis

LE PACK DU PARENT BIENVEILLANT

LE PACK DU PARENT BIENVEILLANT

Commentaires

Commentaires