Archive pour le mois : 06/2019

pédagogie montessori

pédagogie montessori

Quand on parle de pédagogie Montessori, on entend beaucoup parler des activités Montessori à la maison. Elles se matérialisent sous différents supports (matériel, jeux, jouets, livres, cahiers d’activités). La bonne nouvelle, c’est qu’avec cet article, aucun investissement en matériel n’est requis ! Je laisse la parole à Emmanuelle Opozzo, maman de 2 enfants, de 2 et 8 ans, et auteur du livre Vivre la pensée Montessori à la maison, ed.Marabout.

Emmanuelle nous invite simplement à mettre en place une nouvelle manière de vivre avec votre enfant au quotidien…

La pensée Montessori : un art de vivre

La pédagogie Montessori dorénavant bien connue, s’accompagne d’une philosophie de vie qui peut s’appliquer facilement à la maison dans toutes les familles, ce qu’on appelle aussi la pensée Montessori.

Pour mettre en place l’art de vivre selon Montessori, cela commence par repenser la place que nous accordons à notre enfant au sein de la famille et la nature des rapports que nous lions avec lui pour en finir avec les rapports de force.

La pensée Montessori vante le bien-vivre ensemble : elle réconcilie les parents et les enfants dans leur vie du quotidien. Alors, comment réussir cette magie ?

La pédagogie Montessori : ensemble, c’est tout !

Nous avons vu dans les 3 clés pour se lancer pour appliquer la pensée Montessori à la maison, que le jeune enfant apprend de l’exemplarité. Aussi, le meilleur moyen de procéder est d’organiser ensemble les tâches du  du quotidien, comme cela se pratique dans les tribus.

Tous ensemble dans les tâches domestiques

Plutôt que de cloisonner le monde de l’enfant et celui de l’adulte, la pédagogie Montessori incite à réconcilier ces mondes en réalisant ensemble les activités domestiques.

Les jeunes enfants adorent nous aider dans notre organisation du quotidien : mettre la table, débarrasser, trier le linge pour le mettre dans la machine à laver, faire la vaisselle, laver les vitres, passer le balai ou l’aspirateur… De cette manière, nous passons plus de temps ensemble. Nous transmettons des valeurs de coopération et d’engagement. Et nous aidons notre enfant dans son développement moteur, logique et affectif.

Toutefois, pour que cela fonctionne, il ne faut pas que ces tâches soient pénibles pour nous, sinon aucune chance pour que notre enfant y adhère, il rechignera à les faire. (Et oui, l’enfant apprend avant tout par mimétisme, c’est la magie des neurones miroirs que nous enseignent les neurosciences).

Au contraire, plus on prend du plaisir à faire, plus on transmet l’envie de contribuer ensemble au fonctionnement de la maison : s’amuser à ranger, frotter, épousseter. Et si vous regardiez de nouveau Mary Poppins pour finir d’être convaincu ?

Et côté résultat ?

Si l’objectif est de faire ensemble, inutile d’y rajouter un notion d’efficacité ou de réussite ! Il ne faut donc pas non plus attendre un résultat visible et impeccable. Le but n’est pas que l’action de notre enfant soit efficace, mais qu’il prenne part à la vie de la maison à nos côtés. Et inutile de passer derrière notre enfant systématiquement. Il risque de se décourager et de perdre confiance en lui ! (« Ah quoi bon, Maman repasse tout le temps derrière moi ! »)

Et si on ne gagne pas directement en heures de ménage, rappelons-nous que nous le soutenons dans la mise en place de ses fonctions cognitives, exécutives et le développement de ses soft skills. C’est déjà beaucoup, non ?

D’ailleurs, pour prolonger cette idée, si vous êtes intéressé·e par « l’éducation positive »,  Charlotte, auteur du livre Cool Parents make happy kids, nous a rassemblé ses pensées, réflexions et astuces pour rendre le quotidien (un peu) plus cool… Laissez-nous votre adresse et recevez (gratuitement) votre dossier « Pack éducation positive » ! Plus de coopération en criant moins, ça fait du bien 😉.

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Quels bénéfices de la pensée Montessori pour notre enfant ?

La construction d’une intelligence globale

En étant pleinement actif et engagé dans des situations de la vie réelle, un enfant puise les informations nécessaires à son développement et à son adaptabilité. Il renforce ses perceptions, son langage, la structuration de sa pensée, son pouvoir de décision, sa capacité à choisir, la formation de concepts… Son intelligence entière se construit.

Mon fils de 2 ans participe à la vie de famille depuis son entrée dans la marche. J’ai vu progressivement ses gestes s’affirmer, son adresse (aussi appelée motricité fine dans la pensée Montessori) s’affiner, sa volonté se construire et sa persévérance se développer. Au début, lorsqu’il passait le balai, ses gestes étaient grossiers, hasardeux, et l’action de balayer ne correspondait pas à une intention de nettoyer. Aujourd’hui, lorsque Félix voit des miettes au sol, il décide d’aller chercher la balayette et la pelle et coordonne parfaitement ses gestes pour nettoyer le sol. Ce qui étonne le plus au-delà de la structuration de son actions et la coordination de ses gestes, c’est la décision qu’il prend, l’assurance qu’il dégage et le bonheur qui en résulte.

N’ayez donc aucun complexe à impliquer votre enfant dans le ménage, et encore moins de culpabilité ! 

Le développement de l’autonomie et de l’indépendance

Avec la pensée montessori, en accordant une place à part entière à son enfant au sein de sa maison et en le laissant maître de certaines tâches du quotidien, l’enfant se forge un caractère déterminé et indépendant. La confiance que nous lui accordons en lui laissant une telle place dans l’organisation de la vie de la maison nourrit sa dignité et son estime de soi. La fierté qu’il ressent fixe en lui, la motivation nécessaire à la persévérance dont il a besoin pour achever la tâche qui lui a été attribuée. Il gagne en indépendance, il acquiert une grande adaptabilité.

C’est également toutes les valeurs d’entraide et de coopération que nous lui transmettons ainsi.

Impliquer son enfant dans l’organisation du quotidien modifie complètement la relation qui nous lie mais aussi l’éducation qu’on lui transmet; on passe d’un monde clivé adultes/enfants, à une famille unie qui coopère et partage son temps ensemble plutôt que chacun de son côté. Vous transformez vos relations, votre parentalité et votre enfant; vous verrez même de nombreux conflits disparaître. Ça vous tente d’essayer?

Commencez à adopter la méthode Montessori en vous inspirant de nos cool activités Montessori faciles à faire à la maison avec ses enfants !

punition positive

punition positiveOn a beau être des parents positifs, la punition nous semble parfois être la seule manière de réagir. Existe-t-il des punitions positives ? Est-il possible de sanctionner tout en restant bienveillant ?

Nous étions en train de prendre le café chez une amie avec Joy. Nos deux filles jouaient, quand je vis avec horreur Joy froisser un dessin de son amie Juliette et le mettre à la poubelle, visiblement fière de son fait. Juliette alla le chercher et fondit en larmes “Le beau dessin que j’avais fait pour maman ! Tu l’as tout abîmé !!”. J’étais estomaquée et honteuse de voir ma fille se comporter ainsi :

  • « Mais Joy, pourquoi tu as fait ça ?!  Regarde, Juliette est trop triste ! Tu te rends compte, si une de tes copines prenait le beau dessin que tu avais fait ce matin et le déchirait et le mettait à la poubelle ? Tu serais bien triste, toi aussi !
  • Oui bah justement ! Ce matin, ma copine Luce elle a pris mon dessin, et je sais pas ce qu’elle en a fait et je suis trop triste, car maintenant je l’ai plus et elle m’a même pas dit pardon !
  • Je comprends que tu sois triste, ce n’est pas drôle. Mais toi, ça ne te ressemble pas de faire une chose pareille, alors tu peux dire pardon à Juliette.
  • Oui, mais je ne savais pas que c’était son dessin ».

Mauvaise foi, fausse excuses, une vérité mal exprimée ?

Comme je l’ai expliqué dans cet article Faut-il forcer notre enfant à demander pardon ?, forcer à un enfant à dire pardon est bien souvent contre-productif. Je décide donc de reporter la discussion avec Joy à plus tard, et prend sur moi pour assumer le rôle de la mère indigne qui ne punit pas sa fille suite à un comportement aussi cruel.  

Joy boude, devient désagréable et commence à faire une crise pour un malheureux bonbon. Il est temps de partir…

Le soir, on reparle de ce qu’il s’est passé :

  • « Qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure avec Juliette ? Cela ne te ressemble tellement pas ce genre d’attitude. Généralement, toi, tu n’as pas envie de faire de la peine à tes copines.
  • Mais je ne savais pas, je voulais faire ça pour rigoler.
  • En fait tu voulais faire une blague, et tu te rendais pas compte que tu allais faire de la peine à Juliette ? Et une fois que tu t’en est rendu compte, tu avais trop honte ?
  • Oui.
  • Ça arrive arrive à tout le monde de faire de la peine sans faire exprès. Mais comment  vas-tu faire maintenant pour consoler Juliette ? Elle avait l’air tellement triste que tu détruises son beau dessin !»

Elle réfléchit. Pas de réponse…

Je n’insiste pas davantage, les enfants, comme nous, ont parfois besoin de “digérer” avant de passer à l’action.

Le lendemain matin :

  • « Alors, tu penses que tu vas faire un petit truc pour te faire pardonner ce matin ?
  • Oui, je pourrais peut être lui faire un petit cadeau »

Pourquoi la punition est peu positive

J’ai repensé à cette scène qui, il faut bien l’avouer, était en apparence choquante de « cruauté ». Au moment où Joy a montré le dessin écrabouillé à Juliette et l’a mis dans la poubelle, en effet, elle n’avait pas l’attitude de quelqu’un qui voulait faire de la peine à sa copine, mais clairement son petit rire reflétait plus l’attitude de quelqu’un qui voulait faire une blague. Certes, de très mauvais goût. Et quand vous voulez faire une blague à quelqu’un et que la personne le prend mal, vous vous sentez juste nul. Surtout si tout le monde est choqué par votre attitude : vous êtes vexé d’être ainsi pris pour un “méchant”, alors que vous n’aviez pas de mauvaises intentions (vous savez, la sensation du mec qui enlève la chaise d’un ami juste ‘pour rire’). Et dans ce cas, où l’on se sent seul contre tous, on peut avoir envie de de bouder et de justement  tout mal faire. L’enfant peut même chercher à embêter les autres (« puisque c’est comme ça, je jette le jouet par terre ! »). Il ne fait alors qu’endosser la mauvaise image qu’on lui reflète, et se trouve empêtré dans un rôle qu’il n’a pas voulu.

Si j’avais immédiatement puni Joy suite à sa bêtise  (« Qu’est-ce que tu as fait ? Ca va pas bien !? Tu vas au coin, et tu lui dis pardon ! »), elle se serait sentie aussitôt humiliée, idiote, méchante… bref, complètement nulle. La punition est rarement positive, car quand on perd  confiance en soi, il est très difficile de s’améliorer. Au contraire, on a plutôt tendance à s’enfoncer…

En plus de cela, le lendemain, à l’école, Joy aurait pu se sentir inférieure, en tant que méchante ; et son amie supérieure, puisqu’ayant eu la validation des adultes que Joy avait vraiment eu un mauvais comportement. En collant des étiquettes à nos enfants, on risque aussi  d’influencer, voire de déséquilibrer leur relation.  

Mais alors, que faire pour que notre enfant ne recommence pas ?

La meilleure chose qui aurait pu se passer dans cette situation, c’est que Joy n’ait pas honte de reconnaître ses torts et de demander pardon, tout en trouvant des solutions pour réparer sa bêtise.

Pourquoi ça ne s’est pas passé comme ça ?

Dans la scène qui vient de se passer, nous les parents, étions présents, et je n’ai pu m’empêcher d’intervenir « Mais qu’est-ce qui s’est passé? Ce n’est pas gentil !». Même en essayant de ne pas l’accuser, j’ai raté mon coup…. Gonflée d’ego et humiliée, Joy s’est braquée et a refusé de s’excuser.  En plus de cela, je ne lui ai même pas laissé le temps de prendre conscience de la situation.  Laisser son enfant subir les conséquences naturelles de ses actes (se retrouver seule dans une pièce avec son amie qui pleure), aurait été une meilleure solution. Quand j’entends les enfants jouer dans une autre pièce et que Joy prend un jouet de Léon qui se met à pleurer, ou a un différent avec une copine,  généralement Joy essayait de trouver une solution pour que son frère arrête de pleurer, ou que sa copine ne lui en veuille pas.  Car la plupart du temps, elle n’a PAS ENVIE de faire de la peine à son frère ou à sa copine.  Je suis persuadée que si nous, adultes, n’avions pas assisté à cette scène, Joy aurait tenté de réparer la situation d’elle-même.

Que faire si l’enfant ne cherche pas de lui-même à consoler son ami ?

Si regarder les pleurs de son amie ne suffisent pas à ce qu’elle cherche d’elle-même à la consoler, que faire ?

Parler de la situation à froid peut être intéressant. La discussion que j’ai eu plus haut avec elle a plusieurs avantage :

1/ Je la persuade que cela ne lui ressemble pas. Quand on se sens soutenu, on se sent bien plus fort pour ne ne pas recommencer.

2/ Elle ne perd pas confiance en elle, comprenant que mal agir arrive à tout le monde, et qu’il est possible de “réparer” ses erreurs. Se sentant soutenue et non rabaissée, elle n’a pas honte d’admettre et de réparer son erreur.

3/ Aussi, lui remémorer des moments où elle-même a vécu ce qu’elle venait de faire subir est assez efficace. D’ailleurs, en écrivant ces lignes je me souviens que quelques jours avant, Léon avait jeté à la poubelle un dessin de Joy accroché aux murs ! Sur le coup, cela ne m’avait pas marquée car il était mort de rire et absolument inconscient de ce qu’il faisait. Joy avait d’ailleurs dit à Léon «  Léon je suis très triste, j’avais mis beaucoup de temps à faire ce dessin, cela me fait beaucoup de peine ! » (oui oui, à force de prendre comme réflexe de s’adresser à notre enfant en exprimant ses sentiments, plutôt qu’en l’accusant, nos enfants prennent le plis de faire de même !). Dans un monde idéal, où les parents pensent à tout, les moments où notre enfant se sent blessé par un autre sont de bonnes occasions de lui faire prendre conscience de la situation pour qu’il ne la reproduise pas à leur tour : « Souviens toi bien de ce moment, pour que toi-même tu ne fasses pas de peine à quelqu’un d’autre en abimant un de ses jouets ou une de ses œuvres, et qu’il ne ressente pas la tristesse que tu ressens à l’instant ».

Vous pouvez aussi lire cet article : Eduquer sans punir : oui c’est possible ! Voilà comment.

Conclusion sur la “punition positive”

Nos enfants, qui encore une fois sont BEAUCOUP moins rationnels que nous, apprennent davantage en vivant une situation et des sentiments, qu’en écoutant des explications ; en s’imprégnant des conséquences directes de leur erreurs (son amie lui fait la tête),  plutôt qu’en subissant une punition « artificielle », le tout éclairé par des parents capables de mettre des mots sur toutes ces émotions vécues.

PS : si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout », n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous enverrai alors gratuitement le  PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) !  Une mine d’infos et d’idées sur le sujet.

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Charge mentale

Charge mentale

Tâches ménagères, gestion de la maison, gestion des tâches parentales, de la vie sociale de la famille… Ah, la fameuse « charge mentale » qui pèse sur les parents, et plus particulièrement (paraît-il) sur les femmes 🙄 Cette responsabilité qui nous incombe de devoir « penser à tout » pour assurer la bonne marche du foyer, de notre travail, et de notre famille.  Quels sont les risques quand cette charge devient surcharge ? Et surtout, peut-on l’alléger pour retrouver un peu de sérénité ? Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et de Tristan, 2,5 ans.

Au programme pour réduire sa charge mentale 

C’est quoi la charge mentale ?

Lancer une machine. Acheter des couches pour Tristan et de nouvelles chaussures à Arthur. Passer à la pharmacie prendre du Doliprane et au pressing récupérer la couette déposée il y a un mois. Prendre rendez-vous chez le pédiatre pour le petit et le dentiste pour le grand. Faire les courses pour le dîner. Préparer le dîner. Répondre à l’invitation de nos amis pour le weekend prochain. Rendre les livres empruntés à la bibliothèque. Acheter un cadeau pour la filleule (de monsieur !) dont c’est l’anniversaire dans deux jours. Recoudre le doudou d’Arthur et réparer le camion cassé de Tristan.

Ça, c’est ma « to do list » (ou ma liste des choses à faire) du jour… Ça vous rappelle quelque chose ? 😉

J’ai beaucoup de chance, car je travaille à mon compte. Je pourrai donc jongler à ma guise dans la journée entre mon travail et ces tâches domestiques. Et encore, mes Loulous n’ont pas encore attaqué l’école et les devoirs ! Pourtant parfois, j’en ai la nausée… Alors je n’ose imaginer ce que ressentent les milliers de femmes, de mères qui, depuis leur bureau, attendent l’heure « décente » pour filer accomplir leurs devoirs avant que tous les magasins ne soient fermés, les médecins rentrés chez eux, et leurs enfants couchés !

En bref, la définition de la charge mentale, ce sont toutes ces petites et grandes tâches (ingrates) auxquelles on pense sans arrêt, parce que nous en sommes (officieusement, mais très certainement) responsables et pour lesquelles il faut sans cesse s’organiser afin que notre petit monde continuer à tourner à peu près rond.

Charge mentale… ou surcharge ?

Une prise de conscience tardive de la charge mentale (2017)

Le terme de charge mentale ne date pas d’hier, mais a été récemment mis en lumière par la dessinatrice Emma sur sa page Facebook, avec une bande dessinée qui illustre tellement bien ce que nous vivons presque toutes au quotidien : une femme est en train de faire manger ses enfants tout en préparant le dîner pour les adultes, quand tout à coup la casserole déborde. Le compagnon s’exclame « Fallait me demander, je t’aurais aidé ! ». Et la dessinatrice résume « Quand le partenaire attend de sa compagne qu’elle lui demande de faire les choses, c’est qu’il la voit comme responsable en titre du travail domestique. C’est donc à elle de savoir ce qu’il faut faire et quand il faut le faire. »

La charge mentale, l’apanage des femmes

Depuis la BD, de nombreux articles ont été écrits, et on commence à prendre conscience à quel point cette charge mentale peut être pesante pour celles qui la portent. (Remarque : on parle ici des femmes car, même si les mentalités évoluent, les tâches ménagères sont toujours une source d’inégalités entre hommes et femmes. D’après l’Insee, 64 % des tâches domestiques sont encore assurées par les femmes et 71 % des tâches parentales).  

Plus récemment, une maman blogueuse a créé le compte Instagram @taspensea (T’as pensé à ?) pour permettre aux femmes de s’exprimer et sur lequel on trouve quelques pépites : « Pour moi la charge mentale, c’est quand après quatre ans de parentalité il me demande encore la recette du biberon », par exemple 😉.

Penser à tout organiser, pour tout le monde

En fait, ce qui nous pèse, ce n’est pas simplement la répartition inégale des tâches, mais le fait d’être responsable de leur planification. Devoir penser à tout, pour tout le monde, tout le temps.

Alors bien sûr, on peut rétorquer que nous ne sommes pas « obligées » de faire tout ça. Que l’on pourrait demander plus d’aide. Mais dans les faits, comme nous sommes (si si 😉) des femmes et des mères responsables, il nous est difficile de dire « tant pis ! ». Tant pis si les enfants mangent pour la cinquième fois des pâtes cette semaine. Et tant pis si la couette reste au pressing un mois de plus. Tant pis si la panière est sur le point de succomber sous le poids du linge sale. Tant pis si l’aîné a des chaussures trop petites et son frère un camion cassé. Bien sûr, on pourrait rayer plusieurs lignes de nos to do list quotidiennes… On pourrait, oui, mais on n’en a pas vraiment envie, n’est-ce pas ? Au risque de finir toutes nos journées épuisées, ou en colère, et de le faire finalement subir à notre entourage… Au risque de frôler souvent le burn-out maternel.

D’ailleurs, dans le prolongement de cet article, si vous êtes intéressé·e par “l’éducation positive » et que vous souhaitez avoir quelques clés pour obtenir davantage de coopération de votre enfant (en criant le moins possible 😉), n’hésitez pas à  nous laisser  votre adresse pour recevoir (gratuitement bien sûr) votre dossier « Pack éducation positive » ! 

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Alors, quelles solutions ? Comment alléger cette charge mentale qui pèse souvent trop lourd ?

Comment diminuer sa charge mentale ?

Quand c’est trop, c’est trop !

Ce matin, j’ai crié comme mon fils qui ne voulait pas mettre le pantalon que j’avais préparé la veille. Un peu plus tard, contre son frère qui ne voulait pas manger ses céréales. Et finalement, contre leur père qui finissait de s’habiller en regardant la scène sans lever le petit doigt… Le plus dur, je crois, c’est lorsque malgré tous nos efforts pour que tout se passe bien, rien ne se passe comme prévu… Or avec des enfants, les choses se passent rarement comme prévu ! Il faut donc éviter que l’imprévu nous empêche d’être heureux 😉. 

Bien sûr, il n’y pas de solution miracle pour alléger sa charge mentale. Mais tout de même, voici quelques pistes pour rendre le « fardeau » plus léger…

Clé #1 pour diminuer sa charge mentale : savoir être égoïste de temps en temps (et pas trop rarement !)

Si si, j’ai bien dit égoïste ! C’est-à-dire savoir faire des choses pour soi, et uniquement pour soi. Du sport, du yoga, un déjeuner avec une copine, lire un bouquin, peu importe. Et surtout le faire en ne pensant A RIEN D’AUTRE ! (oui je sais, facile à dire… combien de fois je me suis retrouvée chez le coiffeur ou au sport, en train de réfléchir à ma liste de courses, au dîner du soir, à l’organisation des vacances…). Il n’empêche que ces moments de reconnexion à soi sont important pour notre équilibre (et ce qui est bon pour nous l’ai pour la famille!)

Clé #2 pour diminuer sa charge mentale : RAYER de la liste TOUT ce qui peut l’être

J’ai bien dit TOUT. Le cadeau pour la filleule de monsieur ? Qu’il s’en occupe. Réparer le camion ? Plus tard (dans une autre vie, donc). Laver le linge ? À moins que plus personne n’ait de quoi s’habiller le lendemain, on reporte. Et ainsi de suite. On ne garde que ce qui est essentiel, et surtout ce qui tient dans le temps qui nous est imparti. Cela signifie aussi accepter qu’il y a des choses que l’on ne fera sans doute jamais…

Et c’est aussi laisser la place aux autres de se rendre compte qu’ils peuvent s’y mettre. L’ado n’a plus de caleçon ? Il est sûrement capable de lancer une lessive 😉, voire de l’étaler. Le petit dernier se fait mal au pied sur un lego (ou le playmobil finit dans le ventre de l’aspirateur ?), c’est peut-être l’occasion de voir à quoi ça sert de ranger !

Clé #3 pour diminuer sa charge mentale : demander de l’aide et déléguer

Oui, DÉ-LÉ-GUER, sans culpabiliser. Pas seulement les tâches en question, mais aussi leur organisation ! Reconnaissons-le, beaucoup d’entre nous avons parfois du mal à laisser les autres faire à notre place. C’est pourtant, à mon avis, le plus important. Lorsque l’on est épuisée, c’est qu’il est temps de redéfinir les rôles avec notre conjoint (« Fallait le demander ! » : OK demandons !), et de trouver dans notre entourage un maximum de bonnes âmes pour nous soulager.

Car finalement, mieux vaut une maman de bonne humeur et un camion cassé qu’un jouet tout neuf et une mère exténuée… Mes fils peuvent témoigner ! 😉

Mais peut-être avez-vous du mal à penser à vous ou vous n’osez pas de demander de l’aide ? C’est vrai que ce n’est pas facile de faire différemment de d’habitude, même si on comprend que c’est important pour nous… Surtout quand on vit à 1000 à l’heure… Si vous avez besoin d’aide pour surmonter cette charge mentale, ne manquez pas notre coaching « Osez vivre pleinement votre vie » animé du 16 juin au 30 juillet 2021 par la team CPMHK, que vous pouvez découvrir ICI !

  • Pour aller plus loin : lire la BD d’Emma, gratuitement mise en ligne
roue des émotions à imprimer

roue des émotions à imprimer

La roue des émotions revisitée à télécharger ! Pour apprendre à nos enfants à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent et nous aider à détecter ce qui se cache derrière ce visage bougon que notre enfant arbore depuis qu’il est rentré.

Pourquoi une roue des émotions à imprimer est-elle indispensable ? Élémentaire, mes chers amis parents ! Nous avons tous vu notre enfant dans cette situation un jour ou l’autre : buté, mécontent, en colère, triste et/ou perdu – ou tout ça à la fois. Sous ces petits sourcils froncés et ces yeux mi-énervés, mi-affolés, c’est souvent la même chose qui se cache : une émotion encombrante, bouleversante, mal gérée, qu’il ne comprend pas bien, qui le submerge sans prévenir et dont il ne sait que faire.

Et vous savez quoi ? C’est normal ! Pendant l’enfance, les réseaux neuronaux ne sont pas complets, et le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes. Résultat : n’importe quelle peur, honte, excitation ou colère ravage tout sur son passage dans les petits cerveaux de nos kids, qui n’en comprennent pas la moitié et ne savent absolument pas comment s’en dépatouiller sans dommages. Heureusement, on peut les aider. Comment ? Avec cette Roue des Émotions, pardi !

Des roues des émotions à imprimer, vous en trouverez un peu partout. Mais celle-ci est spéciale et – à mon sens – bien mieux adaptée. Parce que, contrairement aux autres, la Roue des Émotions de CPMHK va au-delà des émotions “classiques”, théoriques, et s’intéresse à la plupart des émotions que nos enfants ressentent quotidiennement dans la vraie vie. Grâce à elle, l’enfant apprend à exprimer ce qu’il ressent, ce qui lui évite de ravaler une émotion négative qui risque de ressortir quelques heures ou années plus tard sur quelqu’un d’autre.

C’est un merveilleux moyen de donner à nos enfants le droit d’exprimer ce qu’ils ressentent, sans le leur reprocher. Car une émotion n’a rien de “mal” et l’exprimer est le premier pas à faire pour pouvoir la gérer. Une fois l’émotion détectée, surtout n’oublions pas de répondre par l’empathie : “Je comprends que tu ressentes ça, car ça doit être difficile quand…”. Notre enfant se sentira ainsi compris et en confiance et nous pourrons ensuite l’aider à surmonter tout ça. Mais déjà, rien que de lui avoir laissé l’opportunité d’en parler ça va beaucoup l’aider.

La Roue des Émotions à imprimer, c’est une véritable petite boussole pour leur mieux-être et leur équilibre. Profitons-en !

Si vous le préférez sous forme de cartes, cliquez-ici !

N’oubliez pas d’imprimer votre roue des émotions !

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Réussir la diversification alimentaire : mode d’emploi

Manger est un des grands plaisirs de la vie. Découvrir les saveurs, déguster, laisser fondre, mâcherAutant de petits bonheurs liés aux repas et au plaisir du goût.
On a parfois hâte de le voir grimacer en goûtant une pointe de citron, de le retrouver tapant gaiement dans son assiette de purée de carottes (enfin, dans l’idée c’est chouette, mais en vrai le soir, on ne trouve pas toujours cela si drôle ;-)), de le photographier barbouillé de yaourt jusqu’aux oreilles

Quand commencer ? Que lui donner ? À quel rythme ? Mode d’emploi pour réussir la diversification alimentaire.

Diversification alimentaire : quand commencer ?

Les recommandations officielles suggèrent de commencer la diversification alimentaire entre 4 mois révolus (soit au début du 5e) et 6 mois révolus (donc début du 7e). En cas d’antécédents familiaux d’allergies alimentaires, mieux vaut attendre les 6 mois révolus pour commencer.
 En dehors de terrain “à risque”, on considère qu’avant 4 mois, l’introduction trop précoce risquerait de favoriser les allergies alimentaires. Et à partir de 6 mois, le lait ne couvre plus tous les besoins nutritionnels de bébé.

Les étapes de la diversification alimentaire

Le lait, base de l’alimentation jusqu’à 2 ans

L’allaitement maternel exclusif est recommandé jusqu’à 6 mois. Le lait maternel a ceci de magique qu’il s’adapte aux besoins de l’enfant en fonction de son âge, des saisons, de l’heure de la journée, du moment de la tétée. Il couvre donc tous les besoins nutritionnels et permet aussi de transmettre à l’enfant les défenses immunitaires de la mère et donc mieux le protéger contre les infections.

De 4-6 mois à 8 mois, 1e étape de la diversification : l’initiation aux goûts

Aujourd’hui, il est recommandé d’attendre 4 à 6 mois révolus pour commencer la diversification alimentaire. Bébé est plus à même de mâcher et de déglutir et son système digestif, un peu plus mature, peut s’adapter à la suite.

  • Quels aliments ? On peut faire découvrir TOUS les légumes et les fruits cuits à bébé. L’important, c’est qu’ils soient proposés un à un pour éveiller les papilles. Le mieux est de commencer par les légumes tels que le brocolis, les haricots verts, la patate douce, les blancs de poireaux, les épinards, les carottes, les courgettes sans peau ni pépin… Et pas besoin de mettre de la pomme de terre pour faire goûter une purée de poireaux ! Pour la diversification, rappelons-nous que le but n’est pas de nourrir (car le lait est toujours l’ingrédient principal) mais d’abord de faire découvrir et apprécier.
  • Pomme, poire, banane, mangue... Côté fruits, on commencera une quinzaine de jours après les légumes. Plus sucrés, ils sont plus flatteurs pour le palais, et donc plus simples à accepter en général. Choisir des fruits bien mûrs et bien penser à les faire cuire. Et toujours un fruit à la fois…
  • Pour la cuisson, ce sera plutôt vapeur ou à l’eau, sans ajouter de sel. On pourra mettre éventuellement une pointe de matière grasse de préférence végétale (huile de colza, d’olive, de noisette). Cela assurera un apport en lipides et lui fournira des calories riches en vitamines et en acides gras dont l’organisme a besoin pour se développer.
  • Pour les petits plats faits-maison, on surveillera la provenance des légumes pour qu’ils ne soient pas bourrés de nitrates ou pesticides.
  • Les petits pots sont également précieux quand on manque de temps. Notre coup de cœur va à ceux de Good Goût qui ont l’avantage d’être bio, concoctés avec un minimum de 60 % de l’ingrédient principal, et même meilleur que “du fait maison” si c’est moi qui cuisine  😉 Faut dire qu’ils sont concoctés par un Chef étoilé : Christophe Hay. Et si vous ne savez pas cuisiner le maïs, bah, ils l’ont déjà fait pour vous, et on en redemande. C’est par là.
  • Viande, poisson et œuf : indispensables, mais en petites quantités. À 6-7 mois, on recommande une cuillère à café par jour, et on passe à 10 grammes (2 cuillères à café) pour les 7-8 mois. Viande et poisson, frais ou surgelés, seront bien cuits et hachés finement pour ajouter à la purée. Les œufs seront cuits durs.

De 8 mois à 3 ans, 2e étape de la diversification : des repas complets

En grandissant, les besoins de bébé vont évoluer vers celui d’un adulte. Évoluer… mais ils ne seront pas identiques avant au moins 3 ans !


 

Vers un an, le rythme recommandé rejoint les 4 repas par jour, incluant le goûter. On pourra faire un “vrai” repas à midi par exemple. Et lait ou laitages restent importants (environ 500 ml).

Faisons confiance à bébé pour les quantités ! Il est rare de voir des enfants obèses et ils savent en général se réguler sur la journée, parfois bien mieux qu’un adulte. Donc on leur propose, et on ne force pas à finir !

Équilibrer les apports avec des aliments des 4 groupes : fruits et légumes, produits céréaliers et féculents (pâtes, riz, semoule), viandes, laitages (yaourt, fromage). Les légumes secs (lentilles, fèves…) seront introduits en purée à partir de 12-15 mois.

Côté boisson. En grandissant les apports en lait vont diminuer et l’enfant aura donc plus besoin de boire de l’eau. Le sucre est à éviter avant 3 ans : alors, pour les jus de fruits et plus encore pour les sodas, on attendra. Ces boissons n’offrent pas d’apports nutritionnels utiles à la croissance et risquent, à l’inverse, de l’habituer trop tôt au goût sucré et lui donner de mauvaises habitudes.

Préparer de bons petits plats faits-maison, cela peut être un plaisir pour certains parents, et synonymes de grosse galère pour d’autresN’oubliez pas de vous ménager si le temps passé à la préparation se fait au détriment du temps passé avec votre enfant : un peu moins de pression peut parfois faire du bien à toute la famille. Non, vos enfants ne vous traiteront pas de mauvais parents à 30 ans, si vous leur avez acheté des bons petits plats bios tout prêts (chez nous, c’est même les parents qui dévorent le risotto de courgettes au chèvre de chez Good Goût !)

Vers 2-3 ans, le “terrible two” peut aussi frapper dans l’assiette. Cela porte même un nom savant : la néophobie alimentaire ! Bon, dis comme ça, ça fait peur. Mais c’est juste une phase de grands changements pour notre Loulou qui a besoin de s’individualiser (le NON) et qui, du coup, peut avoir du mal avec des bouleversements qui nous paraissent anodins comme de nouveaux aliments. Ok, parfois, il s’agit juste d’un brin de persil sur les carottes râpées qu’il dévorait avant ! La clé comme pour le reste : être à l’écoute et tenter d’autres approches comme cuisiner avec lui.

Les clés pour réussir la diversification alimentaire

C’est Bébé qui donne le rythme

Bébé lorgne sur votre assiette et tente de vous la piquer dès que vous tournez la tête ? C’est top, en route pour un monde de découverte. À l’inverse, il n’a pas le sens de l’aventure ? Le changement se fera plus doucement. Rien ne sert de comparer : chacun son rythme, chacun son appétit. Mon fils Noé avait très envie de goûter et cela a été assez facile. Bon, pour l’usage de la cuillère, en revanche, l’intérêt était beaucoup moins évident ;-). Il faut dire que pour explorer les textures et la température, ça passe aussi par les mains. Pour Isïa, elle, c’était moins simple, en particulier pour les textures et les morceaux. La phase soupe et purée a continué beaucoup plus longtemps !

Ne pas forcer

Saviez-vous qu’il faut faire goûter jusqu’à 8 fois un ingrédient pour décréter qu’un enfant n’aime pas ? Donc si un aliment ne plaît pas, rien de grave ou de définitif. Il faudra surtout éviter de forcer pour ne pas le braquer ! Pour autant, ça ne veut pas dire que cette denrée est à rayer de la liste “pour toujours”. Laissons à Bébé le temps de s’habituer. On lui re-proposera quelques jours après, il sera peut-être mieux disposé. On dit que le goût est le sens le plus long à arriver à maturité (jusqu’à 25 ans environ), alors il aura le temps de réessayer !

Un changement à la fois

Quand on commence à diversifier, tout change : les goûts, la texture, le contextealors laissons-lui le temps.
 Pour introduire un nouveau goût, on peut garder le biberon comme contenant, muni d’une tétine 2e âge. Par exemple, on peut commencer par un bouillon de légumes (sans sel). Puis une soupe un peu liquide. Elle sera un peu plus épaisse pour passer dans l’assiette et on pourra introduire la cuillère. Introduire un aliment à la fois, sur quelques jours. On variera ensuite entre ceux qu’il connaît déjà et celui qu’il découvre.

Intolérances et allergies alimentaires : comment adapter la diversification alimentaire ?

Difficile de diagnostiquer les intolérances et allergies alimentaires. Avec ce que l’on sait sur le gluten, le lactose, les fruits à coque, etc., on est plus méfiant qu’avant !
 Simplement, reprenons les choses avec du bon sens. S’il y a des vraies allergies alimentaires connues dans la famille, on se conformera aux recommandations du pédiatre et on attendra patiemment les 6 mois révolus pour commencer la diversification.

Et si on voit que notre enfant fait une poussée d’urticaire à chaque tentative de fraise, on en discute avec le médecin pour faire de vrais tests et poser un diagnostic. Et puis, les choses évoluent. L’enfant développe ses défenses et ce qui est vrai à 2 ans pourrait ne pas l’être à 10.

Bébé est gardé en crèche ou en nounou

Grande question, grand dilemme ! Les pédiatres et autres INPES recommandent souvent de commencer la diversification alimentaire le midi, car cela évite que la digestion ne perturbe le sommeil. S’il est gardé en crèche ou chez nounou, il y a beaucoup de chances qu’on ne soit pas avec lui pour le déjeuner ! On peut commencer tout doucement le week-end, pour découvrir ses mimiques et faire ces premiers pas – ou plutôt coups de cuillère – avec lui.

C’est aussi important de bien discuter avec la personne qui le garde pour poser clairement ce que l’on a envie de transmettre côté alimentation. Qu’est-ce qui est possible ? On amène les petits plats maison ou c’est la cantine de la crèche ?
 Parfois, échanger avec les professionnels qui côtoient notre Loulou nous permet de trouver des solutions. Je me rappelle qu’Isïa a refusé de manger tous les soirs pendant une semaine. Un peu inquiets, nous en avons parlé à la crèche et là-bas, aucun problème. Nous avons simplement compris qu’elle mangeait seule alors que nous voulions la nourrir à la maison. Et ça, pas question ! Le soir même, on lui a laissé la cuillère et elle s’est régalée.

Accompagner notre enfant à la découverte des goûts est un des nombreux bonheurs de la parentalité. Pourtant, les enjeux liés à l’alimentation font parfois de ce moment de complicité un moment de tension. Alors, on inspire profondément, on s’amuse avec lui, et on n’hésite pas à faire un tour sur cet article “Mon enfant ne mange pas : quelle attitude avoir ?

Caroline, maman de Noé, 8 ans et d’Isïa, 4,5 ans et belle-mère de Sid, 14 ans

Sources :

  • http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/890.pdf
  • http://www.mangerbouger.fr/Manger-Mieux/Manger-mieux-a-tout-age/Enfants/De-6-mois-a-3 -ans

 

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