Archive pour le mois : 06/2019

pédagogie montessori

pédagogie montessori

Quand on parle de pédagogie montessori, on entend beaucoup parler des activités Montessori à la maison; elles se matérialisent sous différents supports (matériel, jeux, jouets, livres, cahiers d’activités).

La bonne nouvelle, c’est qu’avec cet article, aucun investissement en matériel n’est requis je laisse la parole à Emmanuelle Opozzo, maman de 2 enfants, de 2 et 8 ans, et auteur du livre Vivre la pensée Montessori à la maison, ed.Marabout. Emmanuelle nous invite simplement à mettre en place une nouvelle manière de vivre avec votre enfant au quotidien…

  • La pédagogie Montessori, un art de vivre

La pédagogie Montessori dorénavant bien connue, s’accompagne d’une philosophie de vie qui peut s’appliquer facilement à la maison dans toutes les familles.

Si vous aviez des préjugés à propos des enfants et que depuis le dernier article vous avez réussi à les corriger, alors vous allez pouvoir passer à l’étape suivante: l’art de vivre selon Montessori.

Cela commence par revoir la place que nous accordons à notre enfant au sein de la famille et la nature des rapports que nous lions avec lui pour en finir avec les rapports de force.

La pensée Montessori vante le bien-vivre ensemble, elle réconcilie les parents et les enfants dans leur vie du quotidien.

Comment?

  • La pédagogie Montessori, ensemble, c’est tout

Nous avons vu dans le dernier article que le jeune enfant apprend de l’exemplarité; aussi, le meilleur moyen de procéder est d’organiser ensemble les tâches du  du quotidien, comme cela se pratique dans les tribus.

Plutôt que de cloisonner le monde de l’enfant et celui de l’adulte, la pédagogie montessori incite à réconcilier ces mondes en réalisant ensemble les activités domestiques.

Les jeunes enfants adorent nous aider dans notre organisation du quotidien: mettre la table, débarrasser, trier le linge pour le mettre dans la machine à laver, faire la vaisselle, laver les vitres, passer le balai ou l’aspirateur…

De cette manière, nous passons plus de temps ensemble, nous transmettons des valeurs de coopération et d’engagement, et nous aidons notre enfant dans son développement moteur, logique et affectif.

Toutefois, pour que cela fonctionne, il ne faut pas que ces tâches soient pénibles pour vous, sinon aucune chance pour que votre enfant y adhère, il rechignera à les faire.

Il faut au contraire prendre plaisir à contribuer ensemble au fonctionnement de la maison, s’amuser à ranger, frotter, épousseter. Et si vous regardiez de nouveau Mary Poppins pour finir d’être convaincu?

Il ne faut pas non plus attendre un résultat visible et impeccable: le but n’est pas que l’action de notre enfant soit efficace, mais qu’il prenne part à la vie de la maison à nos côtés.

Et si vous ne gagnez pas directement en heures de ménage, dites-vous que vous le soutenez dans la mise en place de ses fonctions cognitives, exécutives et le développement de ses soft skills, c’est déjà beaucoup.

  • La pédagogie Montessori, quels bénéfices pour votre enfant?

La construction d’une intelligence globale

En étant pleinement actif et engagé dans des situations de la vie réelle, un enfant puise les informations nécessaires à son développement et à son adaptabilité: il renforce ses perceptions, son langage, la structuration de sa pensée, son pouvoir de décision, sa capacité à choisir, la formation de concepts… Son intelligence entière se construit.

Mon fils de 2 ans participe à la vie de famille depuis son entrée dans la marche. J’ai vu progressivement ses gestes s’affirmer, son adresse s’affiner, sa volonté se construire et sa persévérance se développer. Au début, lorsqu’il passait le balai, ses gestes étaient grossiers, hasardeux, et l’action de balayer ne correspondait pas à une intention de nettoyer. Aujourd’hui lorsque Félix voit des miettes au sol, il décide d’aller chercher la balayette et la pelle et coordonne parfaitement ses gestes pour nettoyer le sol. Ce qui étonne le plus au-delà de la structuration de son actions et la coordination de ses gestes, c’est la décision qu’il prend, l’assurance qu’il dégage et le bonheur qui en résulte.

N’ayez donc aucun complexe à impliquer votre enfant dans le ménage, et encore moins de culpabilité !

Le développement de l’autonomie et de l’indépendance

Avec la pédagogie montessori, en accordant une place à part entière à son enfant au sein de sa maison et en le laissant maître de certaines tâches du quotidien, il se forge un caractère déterminé et indépendant. La confiance que nous lui accordons en lui laissant une telle place dans l’organisation de la vie de la maison nourrit sa dignité et son estime de soi. La fierté qu’il ressent fixe en lui la motivation nécessaire à la persévérance dont il a besoin pour achever la tâche qui lui a été attribuée. Il gagne en indépendance, il acquiert une grande adaptabilité.

C’est également toutes les valeurs d’entraide et de coopération que nous lui transmettons ainsi.

Impliquer son enfant dans l’organisation du quotidien modifie complètement la relation qui nous lie mais aussi l’éducation qu’on lui transmet; on passe d’un monde clivé adultes/enfants, à une famille unie qui coopère et partage son temps ensemble plutôt que chacun de son côté. Vous transformez vos relations, votre parentalité et votre enfant; vous verrez même de nombreux conflits disparaître. Ça vous tente d’essayer?

Commencez à adopter la méthode Montessori en vous inspirant de nos cool activités Montessori faciles à faire à la maison avec ses enfants !

 

BONUS PACK : à noter, si la méthode Montessori vous intéresse et que vous souhaitez essayer des activités, imprimer des printables mignons et funs façon Montessori, découvrir une méthode de rangement géniale ou tout simplement mieux découvrir cet univers, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : je vous enverrai alors (gratuitement !) mon PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori ! 

 

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre enfant (0-2 ans) le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

 

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punition positive

punition positiveOn a beau être des parents positifs, la punition nous semble parfois être la seule manière de réagir. Existe-t-il des punitions positives ? Est-il possible de sanctionner tout en restant bienveillant ?

Nous étions en train de prendre le café chez une amie avec Joy. Nos deux filles jouaient, quand je vis avec horreur Joy froisser un dessin de son amie Juliette et le mettre à la poubelle, visiblement fière de son fait. Juliette alla le chercher et fondit en larmes “Le beau dessin que j’avais fait pour maman ! Tu l’as tout abîmé !!”. J’étais estomaquée et honteuse de voir ma fille se comporter ainsi :

  • « Mais Joy, pourquoi tu as fait ça ?!  Regarde, Juliette est trop triste ! Tu te rends compte, si une de tes copines prenait le beau dessin que tu avais fait ce matin et le déchirait et le mettait à la poubelle ? Tu serais bien triste, toi aussi !
  • Oui bah justement ! Ce matin, ma copine Luce elle a pris mon dessin, et je sais pas ce qu’elle en a fait et je suis trop triste, car maintenant je l’ai plus et elle m’a même pas dit pardon !
  • Je comprends que tu sois triste, ce n’est pas drôle. Mais toi, ça ne te ressemble pas de faire une chose pareille, alors tu peux dire pardon à Juliette.
  • Oui, mais je ne savais pas que c’était son dessin ».

Mauvaise foi, fausse excuses, une vérité mal exprimée ?

Comme je l’ai expliqué dans cet article Faut-il forcer notre enfant à demander pardon ?, forcer à un enfant à dire pardon est bien souvent contre-productif. Je décide donc de reporter la discussion avec Joy à plus tard, et prend sur moi pour assumer le rôle de la mère indigne qui ne punit pas sa fille suite à un comportement aussi cruel.  

Joy boude, devient désagréable et commence à faire une crise pour un malheureux bonbon. Il est temps de partir…

Le soir, on reparle de ce qu’il s’est passé :

  • « Qu’est-ce qui s’est passé tout à l’heure avec Juliette ? Cela ne te ressemble tellement pas ce genre d’attitude. Généralement, toi, tu n’as pas envie de faire de la peine à tes copines.
  • Mais je ne savais pas, je voulais faire ça pour rigoler.
  • En fait tu voulais faire une blague, et tu te rendais pas compte que tu allais faire de la peine à Juliette ? Et une fois que tu t’en est rendu compte, tu avais trop honte ?
  • Oui.
  • Ça arrive arrive à tout le monde de faire de la peine sans faire exprès. Mais comment  vas-tu faire maintenant pour consoler Juliette ? Elle avait l’air tellement triste que tu détruises son beau dessin !»

Elle réfléchit. Pas de réponse…

Je n’insiste pas davantage, les enfants, comme nous, ont parfois besoin de “digérer” avant de passer à l’action.

Le lendemain matin :

  • « Alors, tu penses que tu vas faire un petit truc pour te faire pardonner ce matin ?
  • Oui, je pourrais peut être lui faire un petit cadeau »

Pourquoi la punition est peu positive

J’ai repensé à cette scène qui, il faut bien l’avouer, était en apparence choquante de « cruauté ». Au moment où Joy a montré le dessin écrabouillé à Juliette et l’a mis dans la poubelle, en effet, elle n’avait pas l’attitude de quelqu’un qui voulait faire de la peine à sa copine, mais clairement son petit rire reflétait plus l’attitude de quelqu’un qui voulait faire une blague. Certes, de très mauvais goût. Et quand vous voulez faire une blague à quelqu’un et que la personne le prend mal, vous vous sentez juste nul. Surtout si tout le monde est choqué par votre attitude : vous êtes vexé d’être ainsi pris pour un “méchant”, alors que vous n’aviez pas de mauvaises intentions (vous savez, la sensation du mec qui enlève la chaise d’un ami juste ‘pour rire’). Et dans ce cas, où l’on se sent seul contre tous, on peut avoir envie de de bouder et de justement  tout mal faire. L’enfant peut même chercher à embêter les autres (« puisque c’est comme ça, je jette le jouet par terre ! »). Il ne fait alors qu’endosser la mauvaise image qu’on lui reflète, et se trouve empêtré dans un rôle qu’il n’a pas voulu.

Si j’avais immédiatement puni Joy suite à sa bêtise  (« Qu’est-ce que tu as fait ? Ca va pas bien !? Tu vas au coin, et tu lui dis pardon ! »), elle se serait sentie aussitôt humiliée, idiote, méchante… bref, complètement nulle. La punition est rarement positive, car quand on perd  confiance en soi, il est très difficile de s’améliorer. Au contraire, on a plutôt tendance à s’enfoncer…

En plus de cela, le lendemain, à l’école, Joy aurait pu se sentir inférieure, en tant que méchante ; et son amie supérieure, puisqu’ayant eu la validation des adultes que Joy avait vraiment eu un mauvais comportement. En collant des étiquettes à nos enfants, on risque aussi  d’influencer, voire de déséquilibrer leur relation.

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Mais alors, que faire pour que notre enfant ne recommence pas ?

La meilleure chose qui aurait pu se passer dans cette situation, c’est que Joy n’ait pas honte de reconnaître ses torts et de demander pardon, tout en trouvant des solutions pour réparer sa bêtise.

Pourquoi ça ne s’est pas passé comme ça ?

Dans la scène qui vient de se passer, nous les parents, étions présents, et je n’ai pu m’empêcher d’intervenir « Mais qu’est-ce qui s’est passé? Ce n’est pas gentil !». Même en essayant de ne pas l’accuser, j’ai raté mon coup…. Gonflée d’ego et humiliée, Joy s’est braquée et a refusé de s’excuser.  En plus de cela, je ne lui ai même pas laissé le temps de prendre conscience de la situation.  Laisser son enfant subir les conséquences naturelles de ses actes (se retrouver seule dans une pièce avec son amie qui pleure), aurait été une meilleure solution. Quand j’entends les enfants jouer dans une autre pièce et que Joy prend un jouet de Léon qui se met à pleurer, ou a un différent avec une copine,  généralement Joy essayait de trouver une solution pour que son frère arrête de pleurer, ou que sa copine ne lui en veuille pas.  Car la plupart du temps, elle n’a PAS ENVIE de faire de la peine à son frère ou à sa copine.  Je suis persuadée que si nous, adultes, n’avions pas assisté à cette scène, Joy aurait tenté de réparer la situation d’elle-même.

Que faire si l’enfant ne cherche pas de lui-même à consoler son ami ?

Si regarder les pleurs de son amie ne suffisent pas à ce qu’elle cherche d’elle-même à la consoler, que faire ?

Parler de la situation à froid peut être intéressant. La discussion que j’ai eu plus haut avec elle a plusieurs avantage :

1/ Je la persuade que cela ne lui ressemble pas. Quand on se sens soutenu, on se sent bien plus fort pour ne ne pas recommencer.

2/ Elle ne perd pas confiance en elle, comprenant que mal agir arrive à tout le monde, et qu’il est possible de “réparer” ses erreurs. Se sentant soutenue et non rabaissée, elle n’a pas honte d’admettre et de réparer son erreur.

3/ Aussi, lui remémorer des moments où elle-même a vécu ce qu’elle venait de faire subir est assez efficace. D’ailleurs, en écrivant ces lignes je me souviens que quelques jours avant, Léon avait jeté à la poubelle un dessin de Joy accroché aux murs ! Sur le coup, cela ne m’avait pas marquée car il était mort de rire et absolument inconscient de ce qu’il faisait. Joy avait d’ailleurs dit à Léon «  Léon je suis très triste, j’avais mis beaucoup de temps à faire ce dessin, cela me fait beaucoup de peine ! » (oui oui, à force de prendre comme réflexe de s’adresser à notre enfant en exprimant ses sentiments, plutôt qu’en l’accusant, nos enfants prennent le plis de faire de même !). Dans un monde idéal, où les parents pensent à tout, les moments où notre enfant se sent blessé par un autre sont de bonnes occasions de lui faire prendre conscience de la situation pour qu’il ne la reproduise pas à leur tour : « Souviens toi bien de ce moment, pour que toi-même tu ne fasses pas de peine à quelqu’un d’autre en abimant un de ses jouets ou une de ses œuvres, et qu’il ne ressente pas la tristesse que tu ressens à l’instant ».

Vous pouvez aussi lire cet article : Eduquer sans punir : oui c’est possible ! Voilà comment.

Conclusion sur la “punition positive”

Nos enfants, qui encore une fois sont BEAUCOUP moins rationnels que nous, apprennent davantage en vivant une situation et des sentiments, qu’en écoutant des explications ; en s’imprégnant des conséquences directes de leur erreurs (son amie lui fait la tête),  plutôt qu’en subissant une punition « artificielle », le tout éclairé par des parents capables de mettre des mots sur toutes ces émotions vécues.

PS : si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout », n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous enverrai alors gratuitement le  PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) !  Une mine d’infos et d’idées sur le sujet.

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langue des signes bébé

langue des signes bébé CPMHKUn bébé plus confiant, moins frustré, une relation plus complice… On a toutes les raisons de intéresser à la langue des signes pour bébé !

Encore un truc de parents qui ont du temps à perdre pour faire briller leur enfant au prochain goûter ! »,  » A quoi bon dépenser de l’énergie pour communiquer avec mon enfant, qui est à quelques mois de parler ? », « Surtout pas, il paraît que cela retarde l’apprentissage de la parole ! ».

On a bien des raisons de ne pas s’intéresser à la langue des signes bébé*… Mais, quand on lit les témoignages des lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids sur le sujet (cf. les débats du mardi sur Facebook), il y a de quoi remettre en question nos préjugés …

Les lecteurs qui ont expérimentée la langue des signes bébé sont plus qu’enthousiasmés :

« J’ai allaité, on a cododoté parfois, mais la langue des signes bébé est de loin ce qui nous a le plus rapproché de notre fille. Une joie de tous les jours. Un émerveillement de voir qu’un tout petit bébé comprend tout, même sans parler. Le libérer aussi de ses frustrations est un cadeau. ».

« C’est merveilleux pour tout le monde… Moins de frustration, beaucoup de partage. ».

« Quel bonheur de pouvoir comprendre  ses attentes ! ».

 » C’est une expérience amusante et très enrichissante entre un parent et son enfant. Je la conseille vivement à tous. ».

Et les bienfaits de la langue des signes bébé vont bien au-delà de ce que l’on pense…

Jamais je n’y avais pensé. Mon petit dernier a 18 mois, c’est un grand communiquant, et depuis ses 3 mois il essaye de nous dire des trucs. Mais  il a beau y mettre tout l’enthousiasme possible dans sa voix, répéter son baragouinage encore plus fort et avec plus de conviction, si le message n’est pas un besoin ‘primaire’, on a du mal à le déchiffrer. Mais finalement n’y a-t-il rien de plus normal que de voir parler son petit bébé « dans le vent » ?

Normal, oui, mais certainement aussi frustrant pour bébé !

 Mettons-nous à sa place, imaginons que l’on comprenne presque tout ce que les autres disent autour de nous, et qu’en revanche personne ne nous comprenne quand nous parlons. Incapables de partager ni nos demandes importantes, ni nos craintes, ni nos découvertes… Il y a de quoi être frustré, hurler, taper des pieds et commencer à se décourager !

La langue des signes bébé va justement permettre à notre enfant :

1/ De réagir de façon moins impulsive

Car de 10 à 20 mois, non seulement le cerveau de notre enfant a du mal à gérer ses émotions, mais de plus, en cas d’émotion forte, le jeune enfant ne sait pas encore s’exprimer autrement qu’en hurlant, mordant, ou faisant une colère. Alors si, plutôt que de lui reprocher, on lui donnait la possibilité de communiquer autrement? Il y a de fortes chances pour qu’il se sente compris et donc moins frustré.

Selon nos lecteurs : « Une belle transition, qui nous a évité de longs moments de frustration et de pleurs. », « Beaucoup moins de crises de sa part, il pouvait enfin se faire comprendre. ».

2/ De gagner en estime de soi

 Savoir se faire comprendre va aussi lui permettre de se sentir d’avantage considéré, et de gagner en estime de soi. Et c’est en cela que l’on comprend que la langue des signes bébé ne peut retarder l’acquisition de la parole, mais aura, au contraire, pour effet de l’accélérer. En effet, confiant en sa capacité à arriver à se faire comprendre, l’enfant va au contraire être davantage motivé pour continuer à communiquer.

De fait, l’enfant n’aura plus à attendre des jours, voire des semaines pour que ses parents comprennent enfin que  » tutu » veut dire « voiture », par exemple : avec le signe approprié, l’enfant se fera plus rapidement comprendre.

Les expériences scientifiques américaines confirment d’ailleurs ce que nos lecteurs ont observé :  « J’ai utilisé le « baby signes » avec mon fils de 7 mois à 18 mois… A 18 mois il signait 25 mots. ll était si fier d’être compris ! Cela a sans doute stimulé son langage : il a maintenant 24 mois et parle à merveille. « .

3/ De goûter au bonheur de communiquer avec les autres !

Notre enfant a un tas de choses à nous exprimer, il n’a juste pas la possibilité de le faire faute d’un système vocal mature. Apprendre la langue des signes à son bébé, c’est lui permettre de goûter au bonheur de se faire comprendre, et, évidemment, de communiquer avec les autres.

Regardez comme il aime répéter ces fameux gestes (« Brrrrrr! », postillonnage et « coucou-caché », par exemple) qui nous font rire et nous comblent de bonheur, et ceci simplement parce qu’il parvient ainsi à communiquer avec nous… Car communiquer avec les autres, n’est-ce pas ce qui nous apporte le plus de joie à nous, êtres humains ?

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4/ Et ce sera même utile après !

Nos lecteurs ont aussi apprécié de pouvoir continuer à utiliser ce langage codé avec leur enfant une fois grand :

 « Nous signons avec mon fils depuis ses 3 ans. Utilisé comme un « code secret » entre nous mon fils adore ça et cela me permet de communiquer avec lui à distance ou à travers une vitre (pour le ‘au revoir’ du matin à l’école, me  demander de venir le pousser sur la balançoire sans risquer de perdre sa place, etc.).  J’aurai adoré apprendre ça plus tôt. »

« Quand il y a du monde et qu’elle ne dit pas merci je lui signe de loin que je n’ai rien entendu.. ou, un jour, elle est allée jouer sur un tapis où  les chaussures étaient interdites. Au lieu de crier dans toute la pièce, j’ai signé que les chaussures étaient interdites et elle a très bien compris! »

Mais avec la langue des signes bébé, il n’y a pas que l’enfant qui y gagne, les parents aussi !

Pour certains parents cela peut aussi être un véritable soulagement de comprendre son enfant, et, pour d’autres, que leur enfant s’exprime autrement que par des colères, des cris ou des pleurs.   « C’est réellement une chance pour eux de se faire comprendre et d’éviter toutes ces frustrations qui les rendent tellement tristes et, tout comme nous le sommes de ne pas pouvoir les aider… »

Et, comme un grand nombre de mots que l’on ‘signe’ sont en rapport avec les émotions, nous, parents, adoptons instinctivement le réflexe de mettre des mots sur les émotions de nos enfants, et donc de s’efforcer de chercher l’émotion qui motive ses gestes, premier pas précieux vers une éducation plus bienveillante.

Mais, au-delà de cette libération et de ce bon réflexe de bienveillance, c’est aussi une vraie communication qui s’installe entre l’enfant et son parent, renforçant leur complicité et augmentant  leur plaisir quotidien.

 » On se comprenait davantage  et on partageait énormément, ce qui a consolidé notre complicité. », « Je le recommande vivement, en plus ça augmente la complicité entre nous, c’est magique ! ».

Quand Léon a eu 18 mois, j’ai voulu tester en vue d’écrire cet article : j’ai appris à mon Léon de 18 mois à dire « livre » et « papillon » avec les mains (sûrement pas les mots les plus utiles, mais ce sont les deux choses dont parlait l’histoire que je lisais à ce moment-là). Depuis, il est « au taquet » ! Il est TROP content de me faire « le livre » et de voir que je comprends, et moi aussi, i faut bien le dire:  » Chériiiiii, regarde : il me demande une histoire  !!!! « . Oui, même si je parais gaga, c’est de la  joie J.

Vous avez compris la bonne nouvelle, à savoir qu’apprendre la langue des signes à son enfant, c’est simple, pas si consommateur de temps, et accessible à tous !! Alors si vous souhaitez renforcer ce lien qui vous unit avec votre enfant, faciliter la communication entre votre bébé et toute la famille et lui donner une grande confiance en lui, je vous invite à vous renseigner sur un nouveau coaching CPMHK (enfin coaching spécial 0-2 ans !:)) « Communiquer et signer avec bébé – 100% complicité ! »   En 6 sessions vous mettez en place avec votre enfant le socle d’une belle relation pour les années futuresPour être informé des prochaines sessions de ce coaching, renseignez votre mail ci-dessous :

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Apprendre à communiquer par les signes avec votre enfant, cela vous tente ? C’est simple, pas si consommateur de temps, et accessible à tous ! Alors si vous souhaitez vous y mettre, mais aussi renforcer le lien qui vous unit avec votre enfant, faciliter la communication avec toute la famille et lui donner une grande confiance en lui, je vous invite à vous renseigner sur le nouveau coaching CPMHK (spécial 0-2 ans !:)) « Communiquer et signer avec bébé – 100% complicité ! »   En 6 sessions vous mettez en place avec votre enfant le socle d’une belle relation pour les années futures, et vous apprendrez le B-A BA du langage des signes pour bébé. Pour être informé des prochaines sessions de ce coaching, renseignez votre mail ci-dessous : 

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Charge mentale

Charge mentale

Tâches ménagères, gestion de la maison, gestion des tâches parentales, de la vie sociale de la famille… on entend de plus en plus parler de la fameuse « charge mentale » qui pèse sur les femmes, c’est-à-dire cette responsabilité qui leur incombe « d’avoir à penser à tout » pour assurer la bonne marche de leur foyer, de leur travail, et de leur couple. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Quels sont les risques que cette charge devient surcharge ? Et surtout, peut-on l’alléger pour retrouver un peu de sérénité ? Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et de Tristan, 2,5 ans.

Lancer une machine. Acheter des couches pour Tristan et de nouvelles chaussures à Arthur. Passer à la pharmacie prendre du Doliprane et au pressing récupérer la couette déposée il y a un mois. Prendre rendez-vous chez le pédiatre pour le petit et le dentiste pour le grand. Faire les courses pour le dîner. Préparer le dîner. Répondre à l’invitation de nos amis pour le weekend prochain. Rendre les livres empruntés à la bibliothèque. Acheter un cadeau pour la filleule (de monsieur !) dont c’est l’anniversaire dans deux jours. Recoudre le doudou d’Arthur et réparer le camion cassé de Tristan.

Ça, c’est ma « to do list » du jour… Ça vous rappelle quelque chose ? 🙂

J’ai beaucoup de chance, car je travaille à mon compte. Je pourrai donc jongler à ma guise dans la journée entre mon travail et ces tâches domestiques. Pourtant parfois, j’en ai la nausée… alors je n’ose imaginer ce que ressentent les milliers de mères qui, depuis leur bureau, attendent l’heure « décente » pour filer accomplir leurs devoirs avant que tous les magasins ne soient fermés, les médecins rentrés chez eux, et leurs enfants couchés !

C’est cela, la charge mentale. Toutes ces petites et grandes tâches (ingrates) auxquelles on pense, sans arrêt, parce que nous en sommes (officieusement, mais très certainement) responsables et pour lesquelles il faut sans cesse s’organiser afin que notre petit monde continuer à tourner à peu près rond.

Charge mentale… ou surcharge ?

Le terme de charge mentale ne date pas d’hier mais a été récemment mis en lumière par la dessinatrice Emma sur sa page Facebook, avec une bande dessinée qui illustre tellement bien ce que nous vivons presque toutes au quotidien : une femme est en train de faire manger ses enfants tout en préparant le dîner pour les adultes, quand tout à coup la casserole déborde. Le compagnon s’exclame « Fallait me demander, je t’aurais aidé ! ». Et la dessinatrice résume « Quand le partenaire attend de sa compagne qu’elle lui demande de faire les choses, c’est qu’il la voit comme responsable en titre du travail domestique. C’est donc à elle de savoir ce qu’il faut faire et quand il faut le faire. »

Depuis, de nombreux articles ont été écrits, et on commence à prendre conscience à quel point cette charge mentale peut être pesante pour celles qui la portent. (Remarque : on parle ici des femmes car, même si les mentalités évoluent, d’après l’Insee, 64% des tâches domestiques sont encore assurées par les femmes et 71% des tâches parentales).  

Plus récemment, une maman blogueuse a créé le compte Instagram @taspensea (T’as pensé à ?) pour permettre aux femmes de s’exprimer et sur lequel on trouve quelques pépites : « Pour moi la charge mentale, c’est quand après quatre ans de parentalité il me demande encore la recette du biberon », par exemple 🙂

En fait, ce qui nous pèse, ce n’est pas simplement la répartition inégale des tâches mais le fait d’être responsable de leur planification. Devoir penser à tout, pour tout le monde, tout le temps.

Alors bien sûr, on peut rétorquer que nous ne sommes pas « obligées » de faire tout ça. Que l’on pourrait demander plus d’aide. Mais dans les faits, comme nous sommes (si si :-)) des femmes et des mères responsables, il nous est difficile de dire « tant pis ! ». Tant pis si les enfants mangent pour la cinquième fois des pâtes cette semaine. Tant pis si la couette reste au pressing un mois de plus. Tant pis si la panière est sur le point de succomber sous le poids du linge sale. Tant pis si l’aîné a des chaussures trop petites et son frère un camion cassé. Bien sûr, on pourrait rayer plusieurs lignes de nos to do list quotidiennes… On pourrait, oui, mais on n’en a pas vraiment envie, n’est-ce pas ? Au risque de finir toutes nos journées épuisées, ou en colère, et de le faire finalement subir à notre entourage… Au risque de frôler souvent le burn-out.

Alors, quelles solutions ? Comment alléger cette charge mentale qui pèse souvent trop lourd ?

Charge mentale : comment l’alléger ?

Ce matin, j’ai crié comme mon fils qui ne voulait pas mettre le pantalon que j’avais préparé la veille. Un peu plus tard, contre son frère qui ne voulait pas manger ses céréales. Et finalement, contre leur père qui finissait de s’habiller en regardant la scène sans lever le petit doigt… Le plus dur, je crois, c’est lorsque malgré tous nos efforts pour que tout se passe bien, rien ne se passe comme prévu… Or avec des enfants, les choses se passent rarement comme prévu ! Il faut donc que l’imprévu ne nous empêche pas d’être heureux 🙂

Bien sûr, il n’y pas de solution miracle. Mais tout de même, voici quelques pistes pour rendre le « fardeau » plus léger :

  • Savoir être égoïste de temps en temps (et pas trop rarement !)

Si si, j’ai bien dit égoïste ! C’est-à-dire savoir faire des choses pour soi, et uniquement pour soi. Du sport, du yoga, un déjeuner avec une copine, lire un bouquin, peu importe. Et surtout le faire en ne pensant A RIEN D’AUTRE ! (oui je sais, facile à dire… combien de fois je me suis retrouvée chez le coiffeur ou au sport, en train de réfléchir à ma liste de courses, au dîner du soir, à l’organisation des vacances…).

  • RAYER de la liste TOUT ce qui peut l’être.

J’ai bien dit TOUT. Le cadeau pour la filleule de monsieur ? Qu’il s’en occupe. Réparer le camion ? Plus tard (dans une autre vie, donc). Laver le linge ? A moins que plus personne n’ait de quoi s’habiller le lendemain, on reporte. Et ainsi de suite. On ne garde que ce qui est essentiel, et surtout ce qui tient dans le temps qui nous est imparti. Cela signifie aussi accepter qu’il y a des choses que l’on ne fera sans doute jamais…

  • Demander de l’aide, et déléguer.

Oui, DE-LE-GUER, sans culpabiliser. Pas seulement les tâches en question, mais aussi leur organisation! Reconnaissons-le, beaucoup d’entre nous avons parfois du mal à laisser les autres faire à notre place. C’est pourtant, à mon avis, le plus important. Lorsque l’on est épuisées, c’est qu’il est temps de redéfinir les rôles avec notre conjoint (« Fallait le demander ! » : ok demandons !), et de trouver dans notre entourage un maximum de bonnes âmes pour nous soulager.

Car finalement, mieux vaut une maman de bonne humeur et un camion cassé qu’un jouet tout neuf et une mère exténuée… Mes fils peuvent témoigner ! 🙂

Mais peut-être avez-vous du mal à penser à vous ou vous n’osez pas de demander de l’aide ? C’est vrai que ce n’est pas facile de faire différemment de d’habitude, même si on comprend que c’est important pour nous… Surtout quand on vit à 1000 à l’heure…

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La roue des émotions revisitée à télécharger ! Pour apprendre à nos enfants à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent et nous aider à détecter ce qui se cache derrière ce visage bougon que notre enfant arbore depuis qu’il est rentré.


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Pourquoi une roue des émotions à imprimer est-elle indispensable ? Élémentaire, mes chers amis parents ! Nous avons tous vu notre enfant dans cette situation un jour ou l’autre : buté, mécontent, en colère, triste et/ou perdu – ou tout ça à la fois. Sous ces petits sourcils froncés et ces yeux mi-énervés, mi-affolés, c’est souvent la même chose qui se cache : une émotion encombrante, bouleversante, mal gérée, qu’il ne comprend pas bien, qui le submerge sans prévenir et dont il ne sait que faire.

Et vous savez quoi ? C’est normal ! Pendant l’enfance, les réseaux neuronaux ne sont pas complets, et le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes. Résultat : n’importe quelle peur, honte, excitation ou colère ravage tout sur son passage dans les petits cerveaux de nos kids, qui n’en comprennent pas la moitié et ne savent absolument pas comment s’en dépatouiller sans dommages. Heureusement, on peut les aider. Comment ? Avec cette Roue des Émotions, pardi !

Des roues des émotions à imprimer, vous en trouverez un peu partout. Mais celle-ci est spéciale et – à mon sens – bien mieux adaptée. Parce que, contrairement aux autres, la Roue des Émotions de CPMHK va au-delà des émotions “classiques”, théoriques, et s’intéresse à la plupart des émotions que nos enfants ressentent quotidiennement dans la vraie vie. Grâce à elle, l’enfant apprend à exprimer ce qu’il ressent, ce qui lui évite de ravaler une émotion négative qui risque de ressortir quelques heures ou années plus tard sur quelqu’un d’autre.

C’est un merveilleux moyen de donner à nos enfants le droit d’exprimer ce qu’ils ressentent, sans le leur reprocher. Car une émotion n’a rien de “mal” et l’exprimer est le premier pas à faire pour pouvoir la gérer. Une fois l’émotion détectée, surtout n’oublions pas de répondre par l’empathie : “Je comprends que tu ressentes ça, car ça doit être difficile quand…”. Notre enfant se sentira ainsi compris et en confiance et nous pourrons ensuite l’aider à surmonter tout ça. Mais déjà, rien que de lui avoir laissé l’opportunité d’en parler ça va beaucoup l’aider.

La Roue des Émotions à imprimer, c’est une véritable petite boussole pour leur mieux-être et leur équilibre. Profitons-en !

Si vous le préférez sous forme de cartes, cliquez-ici !


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parentalité positive - éducation bienveillante

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J’ai beau être une fervente adepte de la parentalité positive, je vais vous dire un secret : il y a des personnes autour de moi pour qui ça n’est pas le cas. Et en les regardant, je me dis : “Finalement, rien de grave pour les enfants… ni pour les parents !”.

Je peux donner l’exemple d’une baby-sitter qui s’occupait de Joy et Léon l’an dernier et qui n’était pas très “positive” dans son comportement avec les enfants. Elle criait beaucoup et je l’ai même entendue un jour dire à Léon : “Si tu ne dis pas pardon à ta soeur, je te mords !”. On est d’accord : obliger un enfant à s’excuser de la sorte, et qui plus est, le menacer, n’est pas très “education positive”. Elle utilisait aussi beaucoup le principe des récompenses (“Si vous êtes sages vous aurez un bonbon”) et elle inventait des histoires (“Tu sais, je connais bien la Reine des Neiges, et figure-toi qu’elle aime les carottes. Elle m’a même dit que si tu ne mangeais pas tes carottes, tu ne serais jamais une princesse”. Elle allait même jusqu’à faire du chantage affectif : “Si tu ne fais pas ça, t’es plus ma copine”….

Et pourtant, malgré mes convictions, nous avons décidé de la garder ! Pourquoi ??

Parce que ce qui est important, c’est la façon dont les enfants perçoivent ces paroles / gestes non-préconisés en éducation bienveillante… Et j’entendais mes enfants rire aux éclats quand elle leur criait d’aller à la douche. Et même si les menaces les motivaient parfois à faire ce que la babysitter leur demandait, et qu’ils croyaient plus ou moins à ses histoires, cela ne les “atteignait pas”. Ils n’étaient pas malheureux pour un sou avec elle. Au contraire, ils l’aimaient beaucoup car c’était un peu “leur copine” : elle jouait beaucoup, et il n’y avait aucune agressivité dans son comportement. Bref, les enfants ne se sentaient jamais rabaissés ou humiliés. Quant à leur éducation : un été passé, ils oublient les mauvaises tournures de phrases qu’elle leur avait inconsciemment transmises, et Papa et Maman reprennent la barre.

J’ai également vu un papa qui utilisait souvent les menaces (“Si tu ne fais pas ça, tu n’iras pas à l’anniversaire de ta copine”), et sa fille, sachant que ce n’était pas vrai, n’était nullement blessée. Et au vu du temps qu’il passait à jouer avec ses enfants, leur besoin d’amour et d’attention étaient largement comblés, aucun doute là-dessus !

Ce que je veux dire ici, c’est que :

On ne pourra jamais être à 100% dans la parentalité positive

Et que ce n’est pas pour cela que nos enfants vont être malheureux, agressifs, manquer de confiance en eux, ou avoir des neurones en moins…

Non. Ce qui compte réellement en parentalité positive, ce n’est pas d’utiliser ou non menaces, cris et punitions, mais c’est le degré d’énervement et de rapport de force que l’on instaure avec ses enfants, et la façon dont l’enfant perçoit le comportement de son parent.

Car selon le caractère ou la sensibilité de chacun, un enfant peut être blessé par une remarque alors que son propre frère ne la ressentira pas du tout de façon négative.

Le message que je voudrais faire passer est celui-ci : l’important n’est pas d’appliquer la parentalité positive à la lettre, mais plutôt de trouver une sérénité dans sa vie de parent, et de s’assurer que nos enfants grandissent dans la joie, convaincus d’être aimés par leurs parents.

Education positive ou pas, est-ce que mon quotidien avec mes enfants me convient ? Est-ce que chacun de mes enfants respire la joie de vivre ? Là est la vraie question !

Non, nous ne sommes pas tous égaux au départ pour adopter une parentalité plus positive

On ne va pas se mentir : il est beaucoup plus facile pour certains que pour d’autres d’être un parent bienveillant. Parce qu’on a baigné dans ce type d’éducation par exemple, ou tout simplement parce qu’on vit dans un contexte professionnel/marital/amical/familial/financier qui nous convient et qui n’est pas source de stress.

Le but n’est pas de calquer notre comportement sur celui des autres, mais avant tout de s’accepter tel que l’on est, avec nos imperfections, pour chercher ensuite à s’améliorer pas à pas. Quand je discute avec mon parrain, il me dit souvent que le couple, ça se travaille et que plus on fait ce travail (en communiquant, en lisant, en participant à des ateliers), et plus il se renforce. Et c’est vrai !
Notre vie est faite de challenges pour améliorer notre relation aux autres.

A chacun ses défis ! Pour certains, ça sera un cheminement et un travail à faire pour se rapprocher de son conjoint, pour d’autres ça sera de ses parents, de ses enfants, de ses amis, de ses collègues… Ou tout le monde à la fois 😉

Quoi qu’il en soit, voyons-le comme un cheminement où chaque petit pas compte. Sachons nous réjouir de chaque petite amélioration qui nous rapproche de nos… proches !

Et SURTOUT, ne cherchons pas à être un parent parfait !

Non seulement parce que chercher à réaliser l’impossible est le meilleur moyen de se décourager, mais aussi parce qu’on risquerait de mettre une grosse pression à nos enfants !

Imaginez que vous soyez du genre à ne jamais crier, à toujours vous contrôler, à avoir le ton juste en toutes circonstances : si votre enfant a du mal à maîtriser sa colère, à ne pas taper, à être gentil et serviable quand on lui demande, il a de quoi se dire “Je suis nul ! Je n’y arrive pas alors que mes parents, eux, sont parfaits ! Moi je n’y arrive pas, je dois vraiment être un bon à rien”.

Je connais des amis qui se plient en quatre pour leurs enfants et qui culpabilisent à mort de ne pas arriver à être aussi parfaits que l’étaient leurs propres parents… Quelle pression ! Montrer ses faiblesses à son enfant, c’est aussi lui montrer que nul n’est parfait, mais qu’on peut vivre avec ses faiblesses. L’important, c’est de les connaître, les accepter, et de chercher à les améliorer petit à petit.

Parents, enfants, on est tous pareils : imparfaits !

S’emporter, s’énerver c’est aussi l’occasion de dire à notre enfant : “Tu vois, moi aussi j’essaye de ne pas crier, de ne pas m’énerver, mais c’est parfois difficile et je n’y arrive pas toujours. Mais si on essaye de progresser, on va y arriver, chacun dans son domaine.”

Et quoi de mieux, pour un enfant, de voir un parent qui essaye d’améliorer les choses et qui petit à petit, à force de travail sur lui-même, parvient à moins s’énerver ? Avoir cet exemple-là de personne imparfaite pleine de bonne volonté pour mieux faire, qui progresse jour après jour, c’est faire comprendre à notre enfant que tout est possible. Même si cela peut prendre beaucoup de temps, et même si nous ne serons jamais parfaits.

Il y a des contextes ou des périodes où il est bien plus difficile d’être bienveillant !

Si vous êtes parent solo et/ou au chômage, avec le stress de retrouver un boulot, et/ou avec 3 enfants à gérer et personne pour vous aider,etc. en effet, il est encore moins évident d’être bienveillant avec vos enfants, et c’est normal !

Mais là encore, si nous avons le recul nécessaire pour prendre conscience qu’en ce moment ce ne sont pas nos enfants qui sont insupportables, mais nous-mêmes qui ne sommes pas dans les meilleures dispositions, un peu à cran, moins patients que d’habitude, c’est déjà énorme ! Certes, on s’est emporté pour la 3ème fois de la journée… Mais on peut s’ouvrir à notre enfant : “Tu sais, en ce moment, ce n’est pas simple pour moi. Je suis un peu stressé par des choses qui n’ont absolument rien à voir avec vous, et sache que si je m’énerve dans certaines situations, ce n’est pas parce que tu es plus méchant qu’un autre enfant :  c’est moi qui suis en colère, et je ne pense pas ce que je dis. Ce n’est pas à cause de toi si je me mets souvent en colère en ce moment (si un enfant sait très bien appuyer sur le “bouton déclencheur”, rappelons-nous que nous sommes responsables de notre propre colère. Une autre personne ne se serait pas forcément mise dans cet état à notre place !). Si tu pouvais davantage coopérer, cela m’aiderait beaucoup en ce moment.”

Apprendre à notre enfant à se détacher de la colère des autres, à prendre conscience qu’il n’en est pas responsable, est une belle leçon de vie !

Et n’oublions pas : c’est en prenant d’abord soin de nous, que l’on pourra prendre soin de nos enfants.

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motricité libre

motricité libre

La motricité libre : vers un apprentissage autonome et une maîtrise de son corps

Comment vais-je apprendre à mon enfant à ramper, à marcher, à grandir et à s’épanouir. Pas de panique ! La nature est bien faite et notre enfant est déjà un champion. Les ressources il les a et grâce à la motricité libre, il va pouvoir les découvrir et avoir la joie d’apprendre par lui-même.

Ce concept n’est pas nouveau, ce n’est pas un effet de mode, ou une théorie passagère. Le principe de motricité libre existe depuis les années 60 (édicté par Emmi Pickler – pédiatre hongroise) pourtant, il n’est pas toujours bien connu. L’objectif est de permettre à l’enfant de développer seul ses capacités motrices.

Les professionnels de la petite enfance y sont souvent formés mais pour nous, parents, entre les conseils des uns pour que notre enfant tienne assis et la courses au matériel de puériculture qui nous vante de développer les capacités de nos enfants, pas toujours facile de savoir comment accompagner notre enfant dans son apprentissage.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain, 3.5 ans et Vincent, 17 mois.

Qu’est-ce qu’on vous offre pour le bébé ?

La pression de la fameuse « liste de naissance » nous pousse à nous interroger sur ce dont a besoin un bébé. Pour ma part, pour le premier enfant, j’ai eu tendance à céder à pas mal d’accessoires qui se sont avérés parfois inutiles ou en tout cas qui ne valaient pas le prix dépensé. Eh oui, bonne nouvelle pour nous et nos portes monnaie, un bébé et ensuite un enfant, n’a pas besoin de grand-chose pour apprendre et s’épanouir. Alors rangeons le chéquier (quoi que l’on peut en profiter pour s’offrir une séance de bien être perso ou avec son enfant) et place à la motricité libre.

Quelles sont les bonnes habitudes à prendre avec notre bébé ?

Tout commence par ce mot : l’enroulement. J’ai découvert cela lors des séances de kiné avec Vincent. Je ne m’étais jamais trop interrogée car avec Romain nous avions l’impression que tout roulait, et en fait, non à y réfléchir il ne roulait pas !!! Romain ne s’était jamais retourné, il a tenu assis à force d’être callé entre ses livres et trois coussins et a marché sans passer par le 4 pattes. Rien d’alarmant me direz-vous, mais avec Vincent s’était une autre histoire :

  • Bonjour, qu’est-ce qui vous amène
  • Bonjour, je viens car mon enfant (Vincent) à la tête plate (en terme technique on parle de plagiocéphalie ou de brachycéphalie en fonction de la localisation) 
  • Ok regardons ça … oui effectivement, il reste dans le transat ?
  • Oui il s’endort dedans et puis il y a passé quelques nuits à cause des bronchiolites.
  • Ok bon… et il se retourne, il tient bien sa tête
  • Euh… la tête, moyen, surtout sur le ventre et … non, il ne se retourne pas…

Et là…zou, s’amorce un petit virage, c’était parti pour tout plein de précieux conseils. Ma kiné, qui est super bienveillante, m’a expliqué les gestes simples à prodiguer et ceux à éviter au maximum.

Au départ, je l’avoue, j’y allais un peu à reculons. Je m’étais dit que j’allais avoir plein d’exercices à faire et qu’au quotidien cela allait me demander beaucoup de temps et d’investissement. Quelle surprise de voir que c’était tout le contraire, que ce n’était que de petites habitudes à prendre et d’autres à modifier, ce n’était pas un entrainement de sportif de haut niveau comme je me l’étais imaginé.

Je vous donne quelques-uns des conseils qui étaient valables dans le cas de Vincent mais qui peuvent être appliqués à tous les enfants:

  • Attirer son regard à droite et à gauche pour qu’il tourne bien la tête des deux côtés.
  • Pour le sortir de sa position allongée, ne pas le prendre vers nous, de face, car sa tête aura tendance à partir en arrière et il sera obligé de se contracter pour la soulever. Il est préférable le faire pivoter et l’emmener coutre nous pour limiter l’effet de la pesanteur sur son corps.
  • Lors du change éviter de lever les fesses en levant les jambes vers le plafond mais le tourner sur le côté. Cela limitera les appuis à l’arrière de la tête

J’ai compris que, finalement, un bébé n’avait besoin que d’un tapis (ferme mais agréable), et quelques jeux pour le stimuler et lui donner envie de bouger et d’attraper. Une arche de jeu peut être utile si elle est placée plutôt au niveau de son nombril. Le but étant que l’enfant ne regarde pas droit au-dessus de lui mais davantage vers le bas pour enrouler sa nuque.

J’ai pris conscience que le laisser des heures dans un cosy ne lui permettait pas de se mettre sur le côté, ni de bien tourner la tête. Que plus tard, le parc allait lui apprendre à tirer sur les bras pour se mettre debout alors que c’est davantage en se poussant sur ses mains qu’il va trouver son passage assis et en poussant sur ses jambes qu’il va apprendre à se mettre debout.

Evidemment, cela ne veut pas dire que nous devons absolument et immédiatement revendre notre super transat ou notre parc design mais surtout essayer de limiter le temps passé dans ces espaces qui restreignent les mouvements de notre bébé.

Et quand ils commencent à se déplacer qu’est-ce qu’on fait ?

Alors oui, qui dit motricité libre dit liberté mais à faire rimer avec sécurité. Pendant quelques années, c’est vrai, notre espace de vie est un peu à adapter à ce petit être en pleine découverte.

Le principe premier de la motricité libre est l’expérimentation. Pour ce faire, l’espace où évolue notre petit doit être sans risque alors c’est parti, on range les bouteilles d’apéro dans un placard qui ferme, on  met en hauteur les objets fragiles et on laisse à disposition ce que l’on permet à l’enfant d’utiliser. Cela varie dans chaque famille alors à chacun de trouver son équilibre. Si vous souhaitez mettre en place la pédagogie Montessori à la maison, voici dans cet article, 3 clés pour se lancer;

Pensons aussi à leurs vêtements. Qui n’adore pas voir sa progénitures avec une jolie petit robe ou un pull à capuche trop mignon ? Qu’on se le dise, nos bébés font du sport toute la journée alors comme pour nous, mettons-les à l’aise.  Privilégions les vêtements souples, évitons les chaussettes quand c’est possible et faisons en sorte que leurs habits n’entravent pas leurs mouvements. Pas d’inquiétude, dès qu’ils auront appris à marcher, à courir et à sauter, et plus loin encore, quand ils seront ados, nous pourrons revenir sur une garde-robe plus élaborée !

La motricité libre peut se pratiquer aussi dans le bain. Pour ma part, un fond d’eau dans le bain et hop j’allonge bébé sur le tapis anti dérapant de la baignoire. Il barbotte, tape des pieds, des mains, et en met partout…rires garantis.

Le but, vous l’aurez compris, est que l’enfant ne se sente pas gêné dans ses mouvements, qu’il puisse sentir et prendre conscience de l’espace autour de lui. En explorant de lui-même, avec son corps, il trouvera les bonnes postures ce qui diminuera dans le même temps les mauvaises habitudes posturales (par exemple marcher sur la pointe des pieds ou avoir la tête en hyper extension)

La motricité libre : respecter les étapes de l’apprentissage

C’est peut-être ça LE leitmotiv de la motricité libre : Ne pas brûler les étapes car elles sont TOUTES importantes. Ainsi que notre enfant marche ou tienne assis n’est pas une fin en soi, il y parviendra, c’est sûr. Ce qui est primordial c’est qu’il passe par toutes ces phases pour y arriver. Ma kiné m’avait dit cette petite phrase : « essayez de ne pas mettre votre enfant dans une position qu’il ne maîtrise pas tout seul ». J’avais été un peu interloquée me disant que sans mon aide Vincent n’arriverait jamais à progresser, et pourtant, je vous assure, il a pris son temps mais  aujourd’hui il court comme un lièvre !

Chaque enfant grandit à son rythme, ne soyons donc pas trop pressé. C’est sûr nous aimerions que notre enfant marche, qu’il parle, qu’il interagisse. Le problème est que si nous brûlons des étapes, nous ne lui permettons pas d’acquérir des bases solides. Certains enfants vont marcher très tôt sans se déplacer beaucoup au sol, d’autres au contraire vont se mouvoir partout, se faufiler. C’est sûr, qui n’a pas été un peu irrité de voir la fille de sa copine ou le fils de sa sœur tenir assis à 7 mois et marcher à 12 ! Le mot d’ordre est patience ! Gardons en tête que chaque enfant est unique et se construit à vitesse variable. Alors ne nous décourageons pas et essayons de voir et d’apprécier chaque jour les petits exploits, parce que qu’il y en a !!!

Les enfants ont un développement à vitesse variable mais qui suit une certaine chronologie. Dès qu’ils ont acquis une chose ils passent à l’apprentissage suivant. Ce sont des courageux, des battants, ils sont toujours volontaires pour progresser et ne s’avouent jamais vaincus. C’est vraiment chouette de voir leur bouille déterminée et leur sourire satisfait lorsqu’ils atteignent leur objectif. Faisons leur confiance, en leur laissant faire leur expérience librement, ils vont progresser.

Et nous, qu’est-ce qu’on fait pendant ce temps ?

Si nous avons compris que notre enfant était tout à fait en mesure d’apprendre par lui-même, notre rôle reste cependant essentiel. En effet, nos encouragements font partie intégrante de son évolution et renforceront sa persévérance. Si nous acceptons de moins intervenir physiquement dans sa construction motrice en lui permettant d’explorer plus librement, nous pouvons toujours être présent verbalement. Nous pouvons expliquer ce qu’il est en train de faire : « c’est super, tu attrapes tes pieds », « Ouh là là, c’est dur, tu pousses sur tes jambes ». Pratiquer la motricité libre, nous pousse aussi à revoir notre positionnement par rapport à notre enfant.

En nous mettant en retrait, nous lui donnons aussi la chance d’être plus autonome. Ne sera-t-il pas davantage satisfait d’avoir réussi à ramper jusqu’au jouet convoité plutôt que ce soit nous qui lui  apportions ? Ne va-t-il pas d’abord essayer seul avant de demander de l’aide? La motricité libre favorise d’une certaine manière la confiance que l’enfant porte en ses capacités. Il réussit par lui-même et non grâce à nous. N’est-ce pas finalement ce que l’on souhaite transmettre à nos enfants : la confiance, l’autonomie et la persévérance ?

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre bébé le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne  nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

Pour être informé des prochaines sessions de ce coaching, renseignez votre mail ci-dessous :

Sinon pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

 

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Réussir la diversification alimentaire : mode d’emploi

Manger est un des grands plaisirs de la vie. Découvrir les saveurs, déguster, laisser fondre, mâcherAutant de petits bonheurs liés aux repas et au plaisir du goût.
On a parfois hâte de le voir grimacer en goûtant une pointe de citron, de le retrouver tapant gaiement dans son assiette de purée de carottes (enfin, dans l’idée c’est chouette, mais en vrai le soir, on ne trouve pas toujours cela si drôle ;-)), de le photographier barbouillé de yaourt jusqu’aux oreilles

Quand commencer ? Que lui donner ? À quel rythme ? Mode d’emploi pour réussir la diversification alimentaire.

Diversification alimentaire : quand commencer ?

Les recommandations officielles suggèrent de commencer la diversification alimentaire entre 4 mois révolus (soit au début du 5e) et 6 mois révolus (donc début du 7e). En cas d’antécédents familiaux d’allergies alimentaires, mieux vaut attendre les 6 mois révolus pour commencer.
 En dehors de terrain “à risque”, on considère qu’avant 4 mois, l’introduction trop précoce risquerait de favoriser les allergies alimentaires. Et à partir de 6 mois, le lait ne couvre plus tous les besoins nutritionnels de bébé.

Les étapes de la diversification alimentaire

Le lait, base de l’alimentation jusqu’à 2 ans

L’allaitement maternel exclusif est recommandé jusqu’à 6 mois. Le lait maternel a ceci de magique qu’il s’adapte aux besoins de l’enfant en fonction de son âge, des saisons, de l’heure de la journée, du moment de la tétée. Il couvre donc tous les besoins nutritionnels et permet aussi de transmettre à l’enfant les défenses immunitaires de la mère et donc mieux le protéger contre les infections.

De 4-6 mois à 8 mois, 1e étape de la diversification : l’initiation aux goûts

Aujourd’hui, il est recommandé d’attendre 4 à 6 mois révolus pour commencer la diversification alimentaire. Bébé est plus à même de mâcher et de déglutir et son système digestif, un peu plus mature, peut s’adapter à la suite.

  • Quels aliments ? On peut faire découvrir TOUS les légumes et les fruits cuits à bébé. L’important, c’est qu’ils soient proposés un à un pour éveiller les papilles. Le mieux est de commencer par les légumes tels que le brocolis, les haricots verts, la patate douce, les blancs de poireaux, les épinards, les carottes, les courgettes sans peau ni pépin… Et pas besoin de mettre de la pomme de terre pour faire goûter une purée de poireaux ! Pour la diversification, rappelons-nous que le but n’est pas de nourrir (car le lait est toujours l’ingrédient principal) mais d’abord de faire découvrir et apprécier.
  • Pomme, poire, banane, mangue... Côté fruits, on commencera une quinzaine de jours après les légumes. Plus sucrés, ils sont plus flatteurs pour le palais, et donc plus simples à accepter en général. Choisir des fruits bien mûrs et bien penser à les faire cuire. Et toujours un fruit à la fois…
  • Pour la cuisson, ce sera plutôt vapeur ou à l’eau, sans ajouter de sel. On pourra mettre éventuellement une pointe de matière grasse de préférence végétale (huile de colza, d’olive, de noisette). Cela assurera un apport en lipides et lui fournira des calories riches en vitamines et en acides gras dont l’organisme a besoin pour se développer.
  • Pour les petits plats faits-maison, on surveillera la provenance des légumes pour qu’ils ne soient pas bourrés de nitrates ou pesticides.
  • Les petits pots sont également précieux quand on manque de temps. Notre coup de cœur va à ceux de Good Goût qui ont l’avantage d’être bio, concoctés avec un minimum de 60 % de l’ingrédient principal, et même meilleur que “du fait maison” si c’est moi qui cuisine  😉 Faut dire qu’ils sont concoctés par un Chef étoilé : Christophe Hay. Et si vous ne savez pas cuisiner le maïs, bah, ils l’ont déjà fait pour vous, et on en redemande. C’est par là.
  • Viande, poisson et œuf : indispensables, mais en petites quantités. À 6-7 mois, on recommande une cuillère à café par jour, et on passe à 10 grammes (2 cuillères à café) pour les 7-8 mois. Viande et poisson, frais ou surgelés, seront bien cuits et hachés finement pour ajouter à la purée. Les œufs seront cuits durs.

De 8 mois à 3 ans, 2e étape de la diversification : des repas complets

En grandissant, les besoins de bébé vont évoluer vers celui d’un adulte. Évoluer… mais ils ne seront pas identiques avant au moins 3 ans !

Vers un an, le rythme recommandé rejoint les 4 repas par jour, incluant le goûter. On pourra faire un “vrai” repas à midi par exemple. Et lait ou laitages restent importants (environ 500 ml).

Faisons confiance à bébé pour les quantités ! Il est rare de voir des enfants obèses et ils savent en général se réguler sur la journée, parfois bien mieux qu’un adulte. Donc on leur propose, et on ne force pas à finir !

Équilibrer les apports avec des aliments des 4 groupes : fruits et légumes, produits céréaliers et féculents (pâtes, riz, semoule), viandes, laitages (yaourt, fromage). Les légumes secs (lentilles, fèves…) seront introduits en purée à partir de 12-15 mois.

Côté boisson. En grandissant les apports en lait vont diminuer et l’enfant aura donc plus besoin de boire de l’eau. Le sucre est à éviter avant 3 ans : alors, pour les jus de fruits et plus encore pour les sodas, on attendra. Ces boissons n’offrent pas d’apports nutritionnels utiles à la croissance et risquent, à l’inverse, de l’habituer trop tôt au goût sucré et lui donner de mauvaises habitudes.

Préparer de bons petits plats faits-maison, cela peut être un plaisir pour certains parents, et synonymes de grosse galère pour d’autresN’oubliez pas de vous ménager si le temps passé à la préparation se fait au détriment du temps passé avec votre enfant : un peu moins de pression peut parfois faire du bien à toute la famille. Non, vos enfants ne vous traiteront pas de mauvais parents à 30 ans, si vous leur avez acheté des bons petits plats bios tout prêts (chez nous, c’est même les parents qui dévorent le risotto de courgettes au chèvre de chez Good Goût !)

Vers 2-3 ans, le “terrible two” peut aussi frapper dans l’assiette. Cela porte même un nom savant : la néophobie alimentaire ! Bon, dis comme ça, ça fait peur. Mais c’est juste une phase de grands changements pour notre Loulou qui a besoin de s’individualiser (le NON) et qui, du coup, peut avoir du mal avec des bouleversements qui nous paraissent anodins comme de nouveaux aliments. Ok, parfois, il s’agit juste d’un brin de persil sur les carottes râpées qu’il dévorait avant ! La clé comme pour le reste : être à l’écoute et tenter d’autres approches comme cuisiner avec lui.

Les clés pour réussir la diversification alimentaire

C’est Bébé qui donne le rythme

Bébé lorgne sur votre assiette et tente de vous la piquer dès que vous tournez la tête ? C’est top, en route pour un monde de découverte. À l’inverse, il n’a pas le sens de l’aventure ? Le changement se fera plus doucement. Rien ne sert de comparer : chacun son rythme, chacun son appétit. Mon fils Noé avait très envie de goûter et cela a été assez facile. Bon, pour l’usage de la cuillère, en revanche, l’intérêt était beaucoup moins évident ;-). Il faut dire que pour explorer les textures et la température, ça passe aussi par les mains. Pour Isïa, elle, c’était moins simple, en particulier pour les textures et les morceaux. La phase soupe et purée a continué beaucoup plus longtemps !

Ne pas forcer

Saviez-vous qu’il faut faire goûter jusqu’à 8 fois un ingrédient pour décréter qu’un enfant n’aime pas ? Donc si un aliment ne plaît pas, rien de grave ou de définitif. Il faudra surtout éviter de forcer pour ne pas le braquer ! Pour autant, ça ne veut pas dire que cette denrée est à rayer de la liste “pour toujours”. Laissons à Bébé le temps de s’habituer. On lui re-proposera quelques jours après, il sera peut-être mieux disposé. On dit que le goût est le sens le plus long à arriver à maturité (jusqu’à 25 ans environ), alors il aura le temps de réessayer !

Un changement à la fois

Quand on commence à diversifier, tout change : les goûts, la texture, le contextealors laissons-lui le temps.
 Pour introduire un nouveau goût, on peut garder le biberon comme contenant, muni d’une tétine 2e âge. Par exemple, on peut commencer par un bouillon de légumes (sans sel). Puis une soupe un peu liquide. Elle sera un peu plus épaisse pour passer dans l’assiette et on pourra introduire la cuillère. Introduire un aliment à la fois, sur quelques jours. On variera ensuite entre ceux qu’il connaît déjà et celui qu’il découvre.

Intolérances et allergies alimentaires : comment adapter la diversification alimentaire ?

Difficile de diagnostiquer les intolérances et allergies alimentaires. Avec ce que l’on sait sur le gluten, le lactose, les fruits à coque, etc., on est plus méfiant qu’avant !
 Simplement, reprenons les choses avec du bon sens. S’il y a des vraies allergies alimentaires connues dans la famille, on se conformera aux recommandations du pédiatre et on attendra patiemment les 6 mois révolus pour commencer la diversification.

Et si on voit que notre enfant fait une poussée d’urticaire à chaque tentative de fraise, on en discute avec le médecin pour faire de vrais tests et poser un diagnostic. Et puis, les choses évoluent. L’enfant développe ses défenses et ce qui est vrai à 2 ans pourrait ne pas l’être à 10.

Bébé est gardé en crèche ou en nounou

Grande question, grand dilemme ! Les pédiatres et autres INPES recommandent souvent de commencer la diversification alimentaire le midi, car cela évite que la digestion ne perturbe le sommeil. S’il est gardé en crèche ou chez nounou, il y a beaucoup de chances qu’on ne soit pas avec lui pour le déjeuner ! On peut commencer tout doucement le week-end, pour découvrir ses mimiques et faire ces premiers pas – ou plutôt coups de cuillère – avec lui.

C’est aussi important de bien discuter avec la personne qui le garde pour poser clairement ce que l’on a envie de transmettre côté alimentation. Qu’est-ce qui est possible ? On amène les petits plats maison ou c’est la cantine de la crèche ?
 Parfois, échanger avec les professionnels qui côtoient notre Loulou nous permet de trouver des solutions. Je me rappelle qu’Isïa a refusé de manger tous les soirs pendant une semaine. Un peu inquiets, nous en avons parlé à la crèche et là-bas, aucun problème. Nous avons simplement compris qu’elle mangeait seule alors que nous voulions la nourrir à la maison. Et ça, pas question ! Le soir même, on lui a laissé la cuillère et elle s’est régalée.

Accompagner notre enfant à la découverte des goûts est un des nombreux bonheurs de la parentalité. Pourtant, les enjeux liés à l’alimentation font parfois de ce moment de complicité un moment de tension. Alors, on inspire profondément, on s’amuse avec lui, et on n’hésite pas à faire un tour sur cet article “Mon enfant ne mange pas : quelle attitude avoir ?

Caroline, maman de Noé, 8 ans et d’Isïa, 4,5 ans et belle-mère de Sid, 14 ans

Sources :

  • http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/890.pdf
  • http://www.mangerbouger.fr/Manger-Mieux/Manger-mieux-a-tout-age/Enfants/De-6-mois-a-3 -ans

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enfant qui n'ecoute pas

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Il n’est pas rare de voir dans la rue, au parc, lors d’une visite : un enfant qui n’écoute pas ses parents... Et si on se posait la question de pourquoi cet enfant n’écoute pas ses parents ? Et comment devraient-ils faire pour qu’il les écoute…

Quand le silence est d’or…

Faisons ce petit exercice, un jour comme un autre, lorsque nous sommes avec votre enfant. Combien de recommandations, combien de conseils, combien de mises en garde faisons-nous ? 5,10, 20… et ce en moins de 10 minutes ! En concluant parfois par un dernier petit : « Tu m’écoutes quand je te parle ? ».

Prenons l’exemple de notre dernier week-end à la campagne, pour comprendre pourquoi parfois un enfant qui n’écoute pas ses parents a bien des raisons de ne plus les écouter.

Nous sommes allés visiter une chèvrerie en famille. L’endroit rêvé des enfants, au milieu de nulle part : une grande étable, avec des enclos à chèvres, et du foin que les enfants peuvent leur donner à manger.

À côté de moi, une maman accompagne son fils d’environ 3 ans : « Jules, fait attention, tu vas te faire mordre…  Regarde la petite fille à côté de toi comme elle fait bien… Ne lui mets pas la paille dans l’œil ! … Regarde ! Tu mets de la paille partout !… Non, ne tire pas l’oreille de la chèvre ! … Jules ! Ne t’assois pas par terre, c’est sale !… Bon, c’est bon, celle-là a assez mangé, tu pourrais en donner à une autre… Allez, on s’en va Jules, allez viens ! Dis au revoir à la chèvre Jules ».

« Au revoir la chèvre ».

Tout cela n’a pas duré plus de 4 minutes, montre en main.

Des scènes comme celles-là, on en voit tous les jours, elles sont d’ailleurs plus faciles à remarquer chez les autres que chez soi. Il y a quelques jours, j’attendais à un feu rouge, à côté d’une maman de deux petits garçons. 6 réflexions en seulement 20 secondes. Beau score ! « Ne tire pas la manche de ton frère…  Tiens bien la poussette … Fais attention à ne pas faire tomber le livre… Arrête de sautiller… Regarde où tu marches… Tiens la poussette !».

Evidemment, tous ces conseils sont justifiés et partent d’une bonne intention. On ne veut pas qu’il se fasse mal, qu’il blesse quelqu’un, qu’il se salisse…  Mais est-il vraiment possible pour un enfant d’enregistrer 10 valeurs éducatives à la minute ? Il peut peut-être exécuter 10 ordres à la minute (une sorte de pantin télécommandé), mais écoutera-t-il véritablement le onzième ? Probablement pas, et il se verra alors rétorquer un « Tu m’écoutes quand je te parle ? ». Qu’aura-t-il retenu de cette litanie d’injonctions et de mises en garde ? Qu’il ne peut pas agir comme il veut, et que sa mère est derrière lui non-stop pour le surveiller. Parfait !

C’est d’ailleurs en pensant à tous ces « ordres » qu’on donne sans cesse et à ma quête du « comment faire pour que nos enfants nous entendent vraiment » (en gros !) que j’ai conçu le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout », n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous l’enverrai alors gratuitement dans votre boite mail. 

Mais reprenons notre histoire de chèvre.

Comment se sentir libre, et vivre un vrai moment de bonheur quand on sait que l’on a quelqu’un sur le dos en permanence ?

Comment prendre plaisir à nourrir une jolie petite chèvre quand maman jacasse sans cesse derrière soi ? La petite fille à côté de lui, celle qui « fait bien » justement, n’a pas ses parents sur le dos. Elle parle aux chèvres, s’imagine des histoires. Bref, elle vit sa vie.


Avez-vous remarqué comme nos enfants, après avoir été bridés un bon moment se mettent à faire n’importe quoi ? Un peu comme ce petit Léon, qui attendait au feu, et qui après s’être pris 6 remarques en 20 secondes, s’est mis tout à coup à courir à l’autre bout de la rue, sous les yeux effarés de sa maman. Peut-être juste une envie de liberté ? On pourrait appeler ça la théorie de l’élastique. On tire, on tire, on tire… et puis ça pète !

Mais pourquoi cette tendance à être toujours sur le dos de nos marmots ? Ne préfère-t-on pas un enfant qui déambule dans le couloir du train, que celui qui finit par hurler parce que sa mère n’a pas cessé de le brider pour qu’il reste sagement assis sur son fauteuil ? Trop de limites, trop de règles, trop d’ordres, en font des cocottes-minute prêtes à exploser.

Alors comment faire ? On voudrait tellement éviter qu’ils ne se blessent, qu’ils ne se salissent, qu’ils n’embêtent leurs voisins…

Et bien pourquoi ne pas tout simplement choisir la solution que les parents de la petite fille d’à côté avait adopté ? A l’entrée de l’étable, ils se sont posés avec leur enfant, et se sont mis à sa hauteur pour lui donner la règle.  « Quand tu donnes à manger aux chèvres, il faut bien mettre la main à plat pour ne pas te faire mordre les doigts, comme ça d’accord ?». Ils sont restés un peu à côté d’elle pour être sûr qu’elle avait bien compris, lui répétèrent deux ou trois fois, et prirent un peu de distance pour lui laisser de la liberté. Cette attraction est une bonne occasion pour que les enfants se familiarisent avec les animaux. Il n’y a pas de vrai danger, au pire l’enfant se fera pincer les doigts par des petites dents plates et inoffensives, une bonne occasion de lui laisser faire ses propres expériences (voir l’article « et si l’interdiction n’était pas la solution »).

Pareil, pour la maman qui s’apprêtait à traverser la rue. Elle aurait pu prendre 20 secondes pour se mettre à la hauteur de ses enfants, et les prévenir : « Les enfants, nous allons traverser la rue, donc vous tenez la poussette. On fait bien attention aux voitures, d’accord ? ». Elle aurait eu beaucoup plus de chances que cette règle soit respectée que la phrase « Tiens la poussette » noyée dans 10 ordres lâchés en l’espace de 20 secondes.

Et puis tant pis pour le reste.

Tant pis si la paille va dans l’œil de la chèvre, tant pis s’il tire la chemise du frère : laissons-lui plutôt vivre les conséquences de ses actes, qui lui apprendront davantage. Tant pis si son pantalon est sale, car comme dirait Petit Bateau « A quoi ça sert d’avoir des vêtements si on peut rien faire dedans ! ». Tant pis s’il court à l’autre bout de la chèvrerie, il y a pas danger dans cet espace, voilà une belle occasion pour qu’il prenne confiance en lui ! Voir aussi l’article : mon petit enfant ne respectent pas les interdits)

On ne peut pas le télécommander, il ne peut pas tout assimiler. Gardons nos consignes pour ce qui est vraiment important, c’est ainsi qu’un enfant qui n’écoute pas, nous écoutera davantage, et donnons-leur la liberté de s’épanouir.

 

Vous avez aimé cet article ? Vous aimeriez avoir plus de conseils et d’astuces pour installer dès à présent avec votre bébé le socle d’une éducation positive, renforcer ce lien qui vous unit à lui, et lui donner une grande confiance en lui ? Bonne nouvelle ! CPMHK sort enfin un coaching éducation positive spécial 0-2 ans !

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