Archive pour le mois : 09/2019

Préparation - réveil - enfant

Préparation - réveil - enfant

Le soleil vient de se lever, encore une belle journée… L’aîné est dans le pâté et le deuxième ne veut pas manger. Combien de fois faut-il leur répéter de s’habiller ? Et les chaussures, elles sont où les chaussures !!? « DÉPÊCHEZ-VOUS ON VA ÊTRE EN RETARD » ! 

Le matin à la maison, ne ressemble pas vraiment à un moment Ricoré…

Il y a pourtant des familles qui apprécient cet instant de partage et arrivent à le vivre avec davantage de sérénité. Comment font-elles ? On vous dévoile leurs secrets…

Première clé pour un matin serein : prendre du recul

Notre enfant est irréveillable ! Il traînasse au lit et ça nous rend dingue. Je ne peux que comprendre cette attitude, étant moi-même un vrai mollusque le matin… Sortir du lit me coûte tellement que je retarde parfois mon réveil de trois quarts d’heure. Si votre enfant est du même genre, rassurez-vous : il ne le fait pas exprès pour vous embêter ou vous mettre en retard. C’est juste que c’est vraiment difficile pour lui d’émerger. À la maison, alors que Léon est un lève-tôt, sa sœur a vraiment du mal au démarrage. J’ai trouvé la technique qui marche avec elle : la sortir du lit en douceur et la laisser émerger tranquillement sur le canapé : l’agitation de la maison la réveille petit à petit.

En plus du réveil, c’est aussi une épreuve d’arriver à faire s’habiller votre enfant ? Il ne s’habille pas malgré vos demandes répétées… Mais fait-il vraiment cela dans le but de vous embêter ? Pensez-vous vraiment que c’est parce que vous l’avez mal élevé ? Pensez-vous véritablement que c’est le signe qu’à 18 ans, il faudra encore l’habiller ?

En se posant ces questions, on finit par conclure que non, il ne lambine pas dans le but de nous mettre en rogne. Il reste tout simplement un enfant. Prendre conscience de cela nous permet généralement de moins nous énerver et de lui proposer gentiment de l’aider pour mettre ses chaussures, plutôt que de lui crier dessus.

Certes, on aimerait qu’il soit autonome mais si l’habiller nous-même prend deux minutes et nous épargne une crise, franchement, pourquoi aller au clash ? Il y a des techniques pour rendre un enfant plus autonome, mais si ma fille est vraiment dans le gaz le matin, je préfère lui donner un coup de main. Et ça n’est pas ça qui fera d’elle une assistée jusqu’à sa majorité…

Les enfants n’ont pas la même notion du temps que nous, ils sont incapables d’anticiper comme nous le faisons. Certains adultes ont également beaucoup de mal avec l’anticipation : organiser des vacances à l’avance leur semble impossible par exemple, ou encore se lever un peu plus tôt pour aller faire un footing. Ce n’est pas dans le but d’embêter leur entourage, mais c’est simplement que l’instant présent prend le dessus. Nos enfants fonctionnent comme ça : ils n’ont rien contre le fait de s’habiller dans l’absolu… mais à l’instant T, ils sont absorbés par la lecture du paquet de céréales. C’est plus fort qu’eux ! Alors à nous d’être compréhensifs et de les aider à passer à la suite… en utilisant le jeu du sablier par exemple, ou en les portant de la table du petit-déjeuner à la chambre si besoin.

 

La deuxième clé : prendre la décision de changer

Pour faire changer les choses, il faut le vouloir. Comme disait Einstein : « Si on fait toujours la même chose on ne peut pas s’attendre à des résultats différents ». Alors, êtes-vous prêts à tester de “nouvelles recettes” et modifier un peu votre quotidien ?

Si oui, voici 3 pistes pour vous y aider :

1/ la réunion familiale

2/ s’organiser matériellement

3/ le responsabiliser

Réunion familiale  !

Seul, vous n’arrivez pas à changer les choses le matin… alors réunissez tout le monde autour de la table et parlez-en ! On commence par poser le problème : « Je n’arrive pas à profiter des matins en famille. Tous les jours, j’ai l’impression d’être débordé et personne ne coopère. Alors j’ai eu l’idée qu’on fasse ensemble une liste des missions du matin, pour pouvoir les répartir entre nous. Vous êtes d’accord ?”.

On laisse tout le monde parler et on note tout : se brosser les dents, beurrer les tartines, s’habiller, mettre les chaussures, mettre le couvert du petit-déjeuner, préparer le biberon, préparer le sac du goûter… Tout le monde donne des idées, aussi bien des choses qui ne concernent que lui (ex : Papa doit se raser) que d’autres qui concernent tout le monde (ex : débarrasser la table du petit-dej).

Ensuite, on peut parler timing : dans quel ordre pourrions-nous faire tout cela ? Si je réveillais Joy avant de prendre ma douche, ça lui laisserait peut-être plus de temps pour émerger ? Et combien de temps prend chaque chose ? Le matin, tout est un peu minuté… si on se rend compte qu’il manque 10 minutes pour tout faire, on avance un tout petit peu le réveil ou on enlève des missions (ex : on peut anticiper le maximum de choses à faire la veille, comme préparer les vêtements ou le sac à goûter).

Quand tout a été listé, que chacun a sa liste de missions, on peut faire une fiche par personne. Et au fur et à mesure que je fais mes tâches le matin, je mets une croix, ou alors je déplace mon étiquette.
Pour attribuer les tâches, il ne faut pas hésiter à prendre en compte le tempérament de chacun et son avis bien sûr : “Toi Léon, tu te lèves toujours le premier et tu aimes bien mettre le couvert. Est-ce que tu pourrais le faire chaque matin pendant que je suis dans ma douche ? Si tu veux, j’affiche ici une photo de tous les objets à poser sur la table pour ne rien oublier. Tu veux bien ?”.

Il ne faut pas hésiter à décomposer les tâches : “Tu veux t’habiller tout seul mais j’ai l’impression que ça te prend énormément de temps et que tu finis par penser à autre chose avant d’avoir fini. Je te propose donc de commencer petit à petit : tu mets tout seul ton caleçon, et ton T-shirt et c’est Papa qui s’occupe du pantalon et du pull. OK ? Et si ça se passe bien, petit à petit, tu finiras par tout faire tout seul.”

Faites le test et vous serez étonnés de voir l’enthousiasme de vos enfants : ils sont tellement heureux de participer, de se voir attribuer des missions ! L’essentiel ici est de les faire participer à l’organisation et de leur demander leur avis. Si vous vous contentez de faire une liste et d’attribuer à chacun ses missions sans les consulter, c’est le fiasco assuré !

La visualisation est aussi très importante car elle va aider l’enfant qui ne sait pas anticiper. Cela peut être un tableau avec des croix à cocher, une liste avec une étiquette-prénom à déplacer, ou pourquoi pas une roue avec l’aiguille qui avance au fur et à mesure des missions accomplies ?

Pour les plus grands, on peut intégrer aussi l’affichage de l’heure, introduire des chronos ou des sabliers. Pour nous, parents, ne pas être “maître du temps” est très reposant, et pour les enfants c’est très efficace : “Ça n’est pas maman qui me demande de mettre mes chaussures mais c’est le sablier ! Si je suis en retard, c’est ma responsabilité.”

Moins infantilisés, responsabilisés, ils gagnent en autonomie.

Après cette première réunion de famille, on teste la nouvelle organisation pendant une semaine. Et si besoin, on organise une seconde réunion pour ajuster, l’objectif étant de partager les tâches avec tout le monde, et d’offrir à ses enfants la satisfaction d’avoir réussi à accomplir la liste de ses missions chaque matin.  

D’ailleurs, vous rêvez secrètement de matin aussi doux et parfait qu’une famille Ricorée ? Si vous souhaitez apprendre toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Renseignez votre adresse pour recevoir gratuitement le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet, qui peut vous aider au quotidien.

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L’organisation matérielle

Vous l’avez remarqué : les jeunes enfants aiment la routine, ils aiment que chaque chose soit à sa place. Autant en profiter ! Pour les vêtements par exemple, on peut proposer à l’enfant de regarder le soir la météo sur notre portable, de choisir les vêtements en conséquence et de les poser lui-même dans un endroit bien déterminé chaque soir.

Cela évitera de chercher en panique la chaussure droite ou de répéter 200 fois “Mets ton manteau” à votre enfant qui n’arrive pas à y accéder car le porte-manteau est trop haut !

À ce propos, il y a des petits aménagements qui peuvent complètement transformer le quotidien et encourager nos enfants à être plus autonomes : accrocher un porte-manteau à leur taille, définir un endroit précis pour ranger les chaussures, leur donner un marche-pied léger pour qu’ils puissent se brosser les dents tout seul…

On responsabilise !

Plus notre enfant aura la sensation que les choses dépendent de lui et qu’il ne peut pas se reposer sur ses parents pour penser à tout, plus il deviendra autonome.

Et là c’est à nous, parents, de réaliser un travail sur nous-mêmes : à nous d’accepter que s’il part sans son goûter, c’est SON problème ; s’il est en retard à l’école, c’est SON problème ; s’il part sans son manteau, c’est SON problème. Evidemment, il faut en parler avec lui pour éviter que cela ne se produise constamment, mais essayons de lâcher du lest. Non, si votre enfant zappe son goûter, cela ne fait pas de vous un mauvais parent !

Il y a aussi la bonne façon de lui faire penser aux choses : au lieu de dire “Tu as encore oublié ton sac !”, on peut dire “As-tu bien pensé à tout avant de quitter la maison ?”. En fait, au lieu de pointer ce qu’il a oublié, on lui donne une chance d’y penser. Et ça fait toute la différence 🙂 On ne le traite pas d’incapable, au contraire, on lui fait suffisamment confiance pour qu’il pense à tout ce dont il a besoin. Je ne parle pas seulement ici d’une formulation ou d’une intonation, mais vraiment du regard qu’on porte sur notre enfant à ce moment-là et de l’intention que l’on met dans notre phrase : “Je veux vraiment t’aider à penser à tes affaires car grâce à cela tu vas grandir et devenir plus autonome, et non pas te sermonner parce que tu as oublié telle ou telle chose”.

 

Enfin, une dernière clé : n’attendons pas que tout soit parfait

Malgré nos efforts pour mettre tout cela en place, on ne peut pas s’attendre à ce que tout soit parfait et se déroule comme dans un conte de fée chaque matin. Parce que nos enfants sont des êtres humains, et que nous aussi, il y aura toujours des matins chaotiques, speed ou énervés. Ça fait partie de la vie : on a le droit de ne pas être une famille parfaite (et tant mieux !). La bienveillance, on ne doit pas la pratiquer qu’envers ses enfants, mais aussi envers soi-même : vouloir s’améliorer, c’est déjà énorme !

Finalement, ce dont nous avons besoin pour vivre des matins sereins, c’est de confiance en nos enfants, et d’indulgence à notre propre encontre. Alors, on essaye de changer ?

Histoire pour dormir

Histoire pour dormir

L’histoire du soir est un moment unique de partage et de douceur avec nos enfants. Un moment câlin. Un moment complice. C’est un moment rituel pour se confier, pour se laisser aller. Et si, en plus de ce moment de calme, nous profitions pour emmener notre enfant sur les chemins de son monde intérieur. En lisant ou en inventant des histoires, rien que pour lui, nous pouvons lui donner des clés pour répondre à des questionnements du quotidien. Ce soir, c’est Caroline, maman de Noé, Isïa et Sidney, qui nous raconte une courte histoire pour dormir.

Un soir où mon fils Noé avait du mal à lâcher prise sur des déceptions relationnelles, j’ai essayé d’insuffler le “Travail” de Byron Katie, un bel outil de questionnement qui vise à nous aider à voir la réalité en laissant de côté nos pensées. Une approche très CNV qui nous redonne de l’énergie pour nous prendre en main. Je compte sur votre indulgence 😉

Il était une fois une jolie licorne du nom de Lucie qui avait un mignon petit frère. Il était gentil et elle l’adorait. Mais aujourd’hui, Lucie aurait bien aimé avoir sa maman pour elle toute seule car… c’était son anniversaire. 

Oui, mais voilà. 

Plume, son petit frère, était malade aujourd’hui. Pleins de petits points rouges avaient poussé sur son corps. Et Maman n’avait d’yeux que pour lui.

Un peu triste, Lucie partit pour l’école.

Là, elle retrouva Hélène, son amie hérisson. Avec Hélène, c’était toujours la fête. Elles se connaissaient depuis toute petite et elles se comprenaient sans échanger un mot. Mais ce matin, Hélène était très concentrée à jouer avec Marie la souris. Un clin d’œil par ci, un coup de coude par là… Souris et hérisson rigolaient tant et si bien qu’elles ne virent même pas Lucie et son air triste.

Déçue de ne pouvoir se confier à son amie, la licorne reprit son chemin, encore plus triste.

Elle continua à marcher longtemps, longtemps… 

Elle traversa le grand jardin multicolore. 

Elle observa les papillons qui virevoltaient de fleur en fleur. 

Elle suivit la famille chenille en route pour tricoter leur cocon. 

Deux lièvres farceurs jouant à saute-mouton passèrent à côté d’elle sans même la regarder.

Décidément, Lucie Licorne se trouvait bien seule. 

Elle alla s’abriter sous un arbre dans la forêt pour pleurer. 

Entre deux sanglots, elle entendit « pssst…. PSSST… »

Elle s’arrêta pour mieux écouter… 

« Hey, Ho ! »  faisait la voix. « Ça n’a pas l’air d’aller !? »

Elle leva la tête.  Là, un minuscule écureuil volant la regardait du haut d’une branche.

 

  • Non, sanglota Lucie. Personne ne m’aime et je suis toute seule !
  • C’est vrai ? Personne ne t’aime ? Vraiment ?
  • Non (sniff sniff), ce matin mon petit frère est malade et ma maman ne s’occupe que de lui alors que c’est MON anniversaire !
  • Ah oui ?
  • Oui ! Et en plus, mon amie Hélène ne veut pas jouer avec moi ! Elle était trop occupée à s’amuser avec Marie !
  • Ah bon ? répondit l’écureuil d’un air désolé. Alors personne au monde ne t’aime, c’est bien ça ?
  • Bah… Enfin, si ! Ma maman m’aime, mais elle doit s’occuper de mon petit frère qui est malade. Et puis mon Papa aussi…
  • Ohhh… l’encouragea l’écureuil en sautant sur la branche d’en face.
  • Et en fait, je ne suis pas sûre que mon amie m’ait vue quand je suis arrivée. Elle était très occupée à jouer.
  • Ah ? Tu vois quelque chose que tu pourrais faire ?
  • Ben, je suppose que je pourrai voir si je peux aider maman, il est vraiment pas bien Plume ! Ou alors je peux demander à papa s’il veut bien m’accompagner pour mon anniversaire ! Et puis, je peux peut-être demander à mes amies si je peux me joindre à elles, c’est plus drôle de jouer à plusieurs en vrai…

Et au fur et à mesure qu’elle trouvait de solutions, l’écureuil voyait apparaître un magnifique arc-en-ciel qui partait de la corne de Lucie Licorne…

Ébloui par toutes ces idées, l’écureuil félicita Lucie et lui fit remarquer :

  • Tu as vu toutes ces couleurs autour de toi ? Je n’en ai jamais vu d’aussi vives !
  • Mais oui, c’est comme ça dans ma famille ! Plus on est heureux, plus on rayonne, plus on peut faire de choses et rendre les gens heureux…

Lucie Licorne remercia son nouvel ami pour son aide. Elle se mit à galoper dans la clairière, prit son élan et sauta sur l’arc-en-ciel qui la conduisait exactement là où elle avait envie d’aller !  

*Une histoire inspiré de “Tigrou Tigrou est-ce bien vrai” de Byron Katie

Pourquoi une histoire pour dormir ?

Les dents, une histoire et au lit ! Chaque soir, après la course de la journée, les fous rires, les devoirs, les moments drôles (ou pas ;-)), bref, les instants quotidiens, il y a un moment un peu à part. Un moment où l’on pose le téléphone, où l’on s’installe sur un matelas en serrant fort son Doudou et où l’on se raconte des histoires.

Ce petit rituel est un rendez-vous très important. C’est à la fois un instant douceur qui permet un retour au calme et signale à nos enfants que le moment du dodo approche. Cette routine, qui se répète chaque soir, permet à l’enfant d’appréhender les angoisses de la nuit et de verbaliser les tensions de la journée.

Lire un livre : l’embarras du choix

Ces fables, contes ou anecdotes de la vie courante, longtemps, je les ai lues. 

Du cadeau à la bibliothèque, du livre d’école au conte de fée, j’épluchais toutes les étagères en quête de jolies histoires pour nourrir l’imagination et la sensibilité de mes Loulous. Et il y a de quoi faire ! Des livres pour enfants magnifiques et poétiques qui stimulent la curiosité ou qui les accompagnent à travers les petits tracas et les grandes peurs

On peut les choisir pour la problématique qu’ils abordent, parce qu’ils sont drôles, parce qu’ils sont beaux, parce qu’ils aident à avancer… (retrouvez la sélection CPMHK en fin d’article).

Et puis, on le sait aussi, les contes pour enfants ont ce petit quelque chose de psychanalytique qui aident nos chers petits à grandir. Parce que soyons francs, même si ça se termine “bien”, la vie n’est pas un long fleuve tranquille dans les récits. Le Petit Poucet est abandonné avec ses frères. Cendrillon est reléguée au rang de servante pas sa belle-mère et ses demi-sœurs. Blanche-Neige doit s’enfuire dans la forêt pour ne pas se faire arracher le cœur… (Décidément les belles-mères ne sont pas cool dans la littérature 😉 )

Histoire pour dormir : et si on inventait ?

Un week-end de camping au bout du monde, j’ai été prise de court : pas de livre sous la main, pas de réseau sur le téléphone. Nous avons commencé à inventer ensemble une histoire à base des ingrédients de chacun : un écureuil volant (ça, c’est Noé), une licorne et son arc-en-ciel pour Isïa… Une sorte de “cadavre-exquis” racontée (si, si rappelez vous, c’est un jeu où chacun complète le texte de l’autre en ne voyant que la dernière phrase).

Quand on invente une histoire pour dormir, l’avantage est que l’on peut coller au mieux à ce que vivent nos enfants et les accompagner dans leur problématique du moment. Enfin, on peut… ou pas ! Car certains soirs, j’ai envie de porter “un message”, quelque chose qui les aide à réfléchir. Et d’autres jours, ça n’a ni queue ni tête, mais on l’invente ensemble et on rigole. 

5 astuces pour inventer une histoire

Pour imaginer une histoire rien que pour nos enfants, il y a plusieurs principes qui peuvent nous aider : 

Une situation insoluble ou tout au moins contradictoire. Cela crée une “tension dramatique” et donne du ressort à la narration. Imaginons “ un poisson qui ne sait pas nager” ou “une scie qui ne voulait pas couper”… De beaux rebondissements en perspective.

Des personnages attachants et profonds, proches de notre enfant et de ses centres d’intérêt. On peut s’inspirer des émotions que vit notre Loulou : la colère, la peur, la frustration… sans pour autant que cela ne tourne à la leçon de moral tous les soirs. 

Parsemez de pleins de jolis détails pour visualiser : les couleurs, les formes, les odeurs, les sensations, etc. Tous ces petits riens qui rendent un récit croustillant et donnent de quoi s’attacher.

Dernière astuce : ne pas avoir peur du ridicule. Allons-y complètement ! Les voix, les mimiques… Nos enfants adorent et ils en redemandent… 

Et dans la fratrie, on fait comment ?

J’avoue. C’est souvent plus pratique de raconter l’histoire du soir à tous en même temps. Le temps n’est pas extensible et si l’on veut garder un semblant de soirée avec SuperPapa avant de se crasher sur le canapé, la lecture en commun gagne de précieuses minutes. (Psst, si les problèmes persistent, contactez votre cool coach spécial sommeil 😉 )

Oui, mais parfois, je sens qu’un de mes enfants à plus besoin de ce petit moment pour lui tout seul. Parce qu’il traverse un moment un peu particulier, qu’il a besoin d’attention. Parce qu’ils ne sont pas sensibles aux mêmes récits au même moment. Parce qu’on n’a pas la même sensibilité et les mêmes problématiques à 5 ans qu’à 8 ans… Parce que, comme Lucie la Licorne, des fois on veut Maman (ou Papa) pour soi tout seul.
Quand c’est possible et qu’on est deux à gérer le coucher, on peut aussi faire chacun son histoire : Papa d’un côté, Maman de l’autre. 

Que l’on lise ou que l’on écoute, l’histoire du soir est un joli rituel à partager avec nos enfants. 

Et lorsqu’on a envie de raconter, n’hésitons pas. L’imagination, la narration, c’est comme tout, ça se travaille. Parfois, ça vient tout seul, et d’autres fois, c’est moins facile. Mais rappelons-nous qu’on a la chance que “notre public” évolue avec nous. C’est un critique très arrangeant, car il est au moins autant nourri par nos mots que par l’ambiance qui va autour : complicité, gaieté, apaisement…

 

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crise de colère

crise de colère

Face aux crises de colère de notre enfant, nous nous sentons souvent désemparés… Il se met dans un état pas possible, va jusqu’à nous frapper ou à jeter des objets, et on ne sait pas comment réagir. Ça nous agace, ça nous met hors de nous.  Vous avez envie de hurler “CA SUFFIT MAINTENANT !” ou carrément de lui donner une fessée ou de le passer sous la douche froide car il dépasse vraiment les bornes… Comment faire pour éviter ce genre de dérives et ramener le calme à la maison ?

Nous pouvons parfois, sans le vouloir, être à l’origine de ce type de comportements colériques. Mais parfois, ce n’est pas le cas, et cela nous échappe complètement…

Crise de colère : comment garder son calme

Quoi qu’il en soit, l’objectif est de garder son calme, même si c’est pas toujours simple. Vous vous en doutez, la surenchère est souvent stérile, voire contre-productive. D’une part, parce qu’en étant dans une énergie négative, on la transmet à son enfant. D’autre part, parce que nos enfants apprennent par imitation : réagir aux crises de colère de notre enfant par la colère revient à leur montrer l’exemple. Enfin, parce que même si une réaction “forte” (type douche froide ou hurlement) peut calmer l’enfant dans l’immédiat, c’est un leurre de croire que cela “dissipe” sa colère. Cela ne fait que l’enfouir… et celle-ci ressortira plus tard, à d’autres occasions, plus grosse encore.

On a tous entendu ce type de phrases de la part d’une grand-mère : “Moi, de mon temps, les enfants étaient moins colériques. Aujourd’hui, où va-t-on ? Quand je vois comme les enfants se comportent dans la rue…

Je pense que cette remarque est assez juste dans sa première partie : il est possible que nos propres grands-parents aient eu des enfants moins colériques.

Je me suis rendue compte que les adultes qui se mettaient en colère étaient souvent d’anciens enfants très sages. Non pas qu’ils ne ressentaient jamais de la colère étant petits, mais ils n’étaient simplement pas autorisés à l’exprimer, via des phrases du type “Tu baisses les yeux, tu ne me réponds pas”. Toute cette colère ravalée enfant ne demande qu’à ressortir une fois adulte ou même adolescent.



Voilà pourquoi, mieux vaut éviter de réprimander un enfant qui exprime sa colère en lui interdisant de l’extérioriser. Face à une crise de colère, mieux vaut l’aider à revenir au calme dans un premier temps, puis l’aider à gérer ses émotions dans un second temps. Et cela ne peut être fait que si nous arrivons nous-mêmes à rester calmes, positifs et réconfortants. 

Evidemment, cela demande beaucoup d’efforts de notre part et les dérapages sont fréquents, il arrivera que l’on laisse alors échapper un gros “CA SUFFIT MAINTENANT !” (ou pire 🙂 ).

Pour essayer d’éviter cela, je vais partager avec vous une expérience vécue avec ma fille, entrée dans une crise de colère, voire même d’hystérie ahurissante. J’ai réussi à rester zen (on a droit de se féliciter de ses réussites, oui oui !) et en 10 minutes environ, le calme est revenu à la maison.

Je vous dresse le tableau : c’était l’heure de se coucher, Joy était fatiguée mais voulait encore faire de la pâte à modeler. Je refusai et l’envoyai au lit. Erreur de ma part : zéro empathie ! J’aurai pu montrer que je la comprenais, utiliser la “technique du rêve” ou réagir avec humour. Mais tout cela est passé à l’as, et elle s’est mise dans une énorme colère.

Tapes, cris, pleurs…

En réagissant ainsi, on peut parfois avoir l’impression de s’être “laissé faire”, de s’être fait marcher sur les pieds. Cependant, plusieurs choses me laissent penser que dans la mesure du possible mieux vaut essayer de ne pas s’énerver.

D’abord parce que le retour au calme est plus rapide (qui je pense aurait même été plus court si j’avais été plus empathique), et qu’une crise entre nous aurait sans doute pris plus de temps… sans compter l’ambiance qu’elle aurait provoqué dans toute la maisonnée !

Je pense que c’est plutôt en cédant soi-même à la colère que l’on finit par se sentir vaincu : “OK, je lui ai donné une fessée, elle sait qui est le plus fort de nous deux… mais elle a réussi à me faire sortir de mes gonds, c’est donc moi qui ai “perdu” !”

De toute façon, y a-t-il vraiment un »gagnant » dans une dispute ? On gagne lorsqu’on arrive à apaiser son enfant et à faire revenir le calme en restant serein, ce qui n’est pas simple.

En exprimant d’elle-même “Je suis en colère à cause de toi”, le message est clair : elle sait que ça n’est pas bien de se mettre dans un tel état, de taper et de crier, mais elle n’arrive pas à se contrôler. Je n’ai pas besoin d’en remettre une couche en lui disant “Ce n’est pas bien de faire une colère”. Elle le sait et lui répéter ne ferait que lui mettre le nez devant son comportement inadmissible, la faire se sentir mal, honteuse (voir cet article), et nourrir finalement ce sentiment de rancune qui induirait d’autres comportements inadaptés.

Mais venons-en à la question primordiale que je voulais aborder ici : qu’est-ce qui m’a fait tenir ici ?

Qu’est-ce qui a fait que j’ai gardé la tête froide et une attitude totalement zen ?

Non je ne suis pas un zombie de maman parfaite zen en toute circonstance, j’ai des astuces, des convictions, et quand je les ai en tête, cela m’aide beaucoup.

  1. J’ai pensé à son cerveau immature. A l’âge de 4 ans, la partie émotionnelle du cerveau de notre enfant est très développée, et la partie rationnelle beaucoup moins. La grosse fatigue aidant, elle a du mal à gérer sa colère. C’est scientifique.
  2. Je me suis mise à sa place et me suis dit que cela pouvait en effet être frustrant : “Je veux juste jouer à la pâte à modeler, je ne veux rien faire de mal. On me l’interdit, je suis frustrée”.
  3. J’ai repensé à toutes ces personnes dont j’avais lu les commentaires sur le forum, et qui n’avaient pas pu exprimer leurs colères étant enfant. Je me suis dit qu’il était plutôt sain que “ça sorte”.
  4. J’ai eu de la peine pour elle, car lorsqu’on n’arrive plus à se contrôler, on a une image très négative de soi-même. D’ailleurs, après avoir dit “Et voilà, maintenant je suis énervée”, elle s’est mise à pleurer, probablement de honte. La réconforter m’a semblé être la chose à faire pour lui montrer que je l’aimais de toute façon et que cela ne faisait pas d’elle une “enfant colérique”, loin de là.

J’espère que ces pensées vous inspireront. Evidemment ce n’est pas l’unique façon de réagir, à vous de trouver celle qui vous correspond !

Prenez soin de vous et de vos enfants.

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time timer

time timer

Aider nos enfants à s’organiser, leur permettre de gérer leur temps en autonomie, c’est un sacré challenge pour les parents et pour les enfants. Pour vous révéler tous les avantages du time timer et les astuces pour l’adopter,  je laisse la parole à mon amie Caroline, maman de Sidney, 14 ans, Noé, 8 ans et Isïa, 5 ans.

“Mais enfin, ça fait 10 minutes que je t’ai dit de mettre tes chaussures ! Allez, dépêchez-vous, on va être en retard !”. 

Bon, ça, c’est la phrase rituelle. Tous les matins, jour après jour, c’était ça à la maison…

Et puis un jour, imaginez : tout le monde se lève, déjeune, se brosse les dents et est prêt à l’heure ! (Et là vous vous réveillez 😉 ) 

Qu’est-ce qui a changé ? Un time timer a fait son entrée dans la maison. 

Le time timer, un super outil pour apprendre la notion du temps

“Attends 5 minutes !”  “Je reviens dans 2 minutes”. “On mange dans 10 minutes.”

Pas facile pour nos petits loups de s’y retrouver. Entre le temps qui s’écoule différemment en fonction de l’activité et nous qui ne sommes pas toujours très justes sur notre estimation des durées, c’est vraiment difficile pour un enfant d’avoir une idée précise du temps qui passe.

Depuis que le time timer a fait son entrée dans la maison, ces questions se sont un peu allégées. Il s’agit d’un outil visuel qui permet de “programmer” en rouge le temps que l’on souhaite dédier à une tâche. Et la zone se rétrécit petit à petit jusqu’à la sonnerie finale. En général, le décompte du temps est silencieux, ce qui permet de ne pas distraire les enfants. Certains modèles proposent aussi des effets sonores pendant que le temps s’écoule, cela permet d’accompagner des enfants qui sont moins “visuels”. Facile à prendre en main et généralement solides, les enfants peuvent le manipuler seuls. Léger et transportable, il peut nous suivre d’une pièce à l’autre selon les activités.

On trouve aussi de petites applications à télécharger sur nos téléphones qui peuvent être vraiment ludiques. Par exemple, “Lickety Split” offre différentes options soit en “contre-la-montre” soit en mode “décompte”. 

Ranger sa chambre, s’habiller, être prêt à partir, on programme 10 minutes et on essaie d’être plus rapide. Dans la fratrie, on peut en profiter pour favoriser l’entraide : celui qui finit en premier aide l’autre.

Au contraire pour se laver les dents, lire un livre, on choisira le mode décompte et on attend la sonnerie finale.

En plus, les enfants sont ravis parce qu’à la fin, ils peuvent gagner une image : “Ouais, maman, on a fini de se laver les dents et on a eu un lapin trop mignon !”

Pour moi, le choix du type de timer est une question de moment… Pour se laver les dents ou s’habiller, je choisis le téléphone : ça va vite et c’est ludique ; et je ne suis pas trop loin. Pour les devoirs par contre, le moment dédié est un peu plus important, et puis mon Noé chéri, du haut de ses 8 ans, a une propension à la distraction qui ne m’incite pas à le laisser seul avec mon téléphone 😉 .

Devoirs et time timer : l’aider à visualiser le temps qui passe

À la base, c’est la maîtresse de CP de Noé qui m’avait parlé de l’objet. En fin d’année, elle commençait à l’utiliser en classe pour permettre aux enfants de visualiser le temps restant et leur permettre de s’organiser dans leurs exercices. 
À la maison, cela permet de ritualiser le temps des devoirs. En fonction de l’âge de l’enfant, on pourra mettre 15 à 25 minutes, puis une pause de 5 à 15 minutes et éventuellement, une deuxième session d’encore 15 à 25 minutes.

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“Laisse-moi parler 5 minutes avec Papa et je m’occupe de toi après”

Ça fait déjà 3 fois que je répète ça à ma fille qui revient sans cesse à la charge : elle veut jouer avec moi ! 

En lui disant “Regarde, je programme 5 minutes et quand le temps sera terminé, on pourra faire un jeu toutes les deux. Tu peux réfléchir à ce que tu voudrais faire. Ça te va comme ça ?” “Ok, maman, je vais préparer le mémory !”

Comme par magie, la voici occupée alors que j’aurai dû lutter encore et encore si rien ne pouvait l’aider à visualiser le temps qui passe. Et de mon côté, je sens bien que ça m’oblige moi aussi à me rendre vraiment disponible à la fin du temps imparti ;-). Ça évite la répétition de “Oui, oui, dans 5 minutes… qui se transforme en heure.” Ça cadre tout le monde, les parents inclus :-).

Le time timer, l’ami des temps calmes

En discutant avec une amie, elle m’expliquait que la Nounou de ses enfants se servait aussi du time timer pour aider à prendre un moment pour se poser. Quand elle sent les petits “électriques”, car trop énervés-fatigués, elle leur propose un “temps calme”. Elle leur explique avec douceur “Je sens que tu as du mal à écouter les consignes et à faire attention aux autres. Tu vas te reposer un petit moment et ensuite, on prend un livre ensemble”.

Hop ! Rendez-vous dans le coin “Doudous & canapé” pour câliner nounours un moment ou lire un livre en solo dans le calme. Elle programme le temps sur le minuteur. Ainsi, l’enfant ne prend pas le repos pour une punition et peut sentir le bienfait que cela a pour lui. Plus tard, il pourra lui-même sentir qu’il a besoin d’un petit temps de calme ! Youpi, un nouveau pas vers son autonomie

Certains matins, j’avais l’impression d’être comme le lapin d’Alice avec sa grosse montre “En retard, en retard, en retard… Je n’ai pas le temps de dire au revoir…”. L’objet n’est pas magique, mais c’est bien agréable d’avoir une solution visuelle qui aide chacun à s’organiser. Gardons aussi en tête qu’ils ont besoin de temps pour eux : du temps pour rêver, du temps pour bricoler, du temps pour observer… Bref, du temps pour grandir ! Alors, même si la société nous pousse à tout minuter, essayons de les protéger tant que possible de cette pression permanente. Le time timer, c’est un super outil, à utiliser avec parcimonie.

Cet article vous a plu ? Faites le plein d’idées, de jeux et d’activités avec notre rubrique “Time to Play”… Des moments de plaisir et de partage à consommer sans modération ! Confiné ou non 😉

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les devoirs

 les devoirs

Un enfant qui rentre à la maison et file à son bureau pour terminer joyeusement son travail scolaire du jour, ça n’existe que dans les films ! En réalité, dans de nombreuses familles, les devoirs ne sont pas toujours une partie de plaisir. Cela peut même être source de tension et de conflit. Si l’idée que les devoirs ne se fassent plus à la maison revient régulièrement dans les programmes politiques, la question n’est pas tranchée. Nombres d’instituteurs continuent à remplir l’agenda. Prenons cela pour une chance de voir où en est notre enfant dans ses acquis et de l’aider dans son apprentissage quand il bloque sur des notions. Voici 10 conseils pour des devoirs sereins et efficaces.

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°1 : laissez-le souffler

Si vous récupérez votre enfant après l’école, laissez-lui un peu de temps pour souffler. Courir, sauter, crier, câliner… Après avoir déchargé le stress de la journée, il ne sera que plus disponible à une nouvelle activité, après un temps de retour au calme bien sûr. 

Si vous les récupérez plus tard, peut-être que la garderie aura déjà pris en charge une partie des devoirs. Sinon, essayez quand même de prendre un petit moment pour être ensemble et se retrouver avant de s’y mettre.

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°2 : mettez en place des routines

Pourquoi ne pas mettre en place une routine de fin de journée ? On a souvent l’impression que la routine, c’est barbant. Mais pour nos enfants, et finalement un peu pour nous, cela peut être vraiment rassurant. Une routine, c’est un ensemble de tâches à faire dans un ordre prédéfini, sans se poser de question. Pour l’enfant c’est sécurisant, car il sait ce qu’il a à faire. Petit à petit, il pourra gagner en autonomie. Pour nous parent, c’est une économie d’énergie, car une fois en place, nous pourrons nous éloigner un peu sans avoir à répéter… On peut imaginer les étapes avec lui, quitte à se faire un petit guide ou un rappel visuel “je passe la porte, je pose le manteau et les chaussures, un petit goûter, un petit jeu, et hop, je m’installe et je sors mon cahier de texte pour savoir ce qu’il y a à faire”.

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°3 : aidez-le à se connaître

L’idée, c’est de trouver le cadre qui lui convient. Est-il plus à l’aise dans le silence ou avec un fond musical ou sonore ? Est-ce qu’il est plus efficace seul ou dans la vie de la maison ? Certaines études démontrent qu’une vue sur l’extérieur rend plus efficace. Chacun a besoin d’un cadre ou d’habitudes qui lui ressemble, aidez-le à trouver les siennes. 

On peut aussi l’aider à savoir comment il apprend le mieux : est-il visuel ? auditif ? kinesthésique (a-t-il besoin de faire avec ses mains, son corps) ? 

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°4 : l’autonomie, ça s’apprend !

Au début, on essaie de rester focalisé sur ce qu’il fait pour lui montrer que c’est (aussi) important pour vous. Quand j’aide Noé, mon fils de 8 ans, à faire ses devoirs et que, par hasard, je me mets à faire autre chose, il n’en faut pas plus pour qu’il décroche et se détourne lui-aussi. 

Avec le temps, on essaie de lui laisser des plages de travail en autonomie et on vérifie. Tout l’art de l’accompagnement est là : trouver la bonne distance ; être disponible sans être intrusif. Parfois, Sidney, notre fils de 14 ans, arrive à 21 h, la veille d’un rendu… Le pas est un peu hésitant entre le fait de savoir qu’il s’y prend trop tard, un peu inquiet de notre réaction tout en sentant confusément qu’un coup de main lui permettrait d’être plus efficace et de mieux comprendre…  De notre côté, ça n’est pas toujours facile de rester ouvert et constructif. Mais nous essayons. Apprendre à s’organiser, c’est tout un processus. Il n’est pas le premier à faire les choses en dernière minute, n’est-ce pas ? Et si nous l’accueillons de manière négative ou jugeante, il ne prendra même pas la peine de venir vers nous la fois suivante (parce que, soyons lucides, il y en aura ;-)).

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°5 : l’attention n’est pas toujours où l’on croit 

Bon, ok, il veut réciter sa poésie en faisant le poirier. Ce n’est pas très conventionnel, mais après tout pourquoi pas ? Certains enfants ont besoin de bouger ou de toucher quelque chose pour pouvoir se concentrer. Alors, le “assis bien droit à table sans bouger”, c’est finalement loin d’être l’idéal. Concentrons-nous sur le contenu plutôt que la forme.

Pour faire mémoriser une leçon, pourquoi ne pas jouer à la balle ? Vous lui envoyez la balle en posant la question ; il vous la renvoie et vous donne la réponse. Utiliser le corps est souvent très efficace, cela permet de s’ancrer physiquement et de libérer le mental qui peut ainsi traiter le problème. Beaucoup d’enfants apprennent mieux dans l’action.

On peut aussi laisser à proximité un verre d’eau (ou une gourde pour éviter la bêtise) ou quelques amandes ou noisettes. Il ne s’agit pas de faire le repas ou le goûter, mais le fait de manger ou boire permet de revenir dans son corps, donc dans le présent. 

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°6 : la mémoire fonctionne mieux avec des images ou association d’idées

On se rappelle tellement mieux quand les choses ont du sens (même tiré par les cheveux) ! Souvenez-vous des conjonctions de coordination : “Mais où est donc Ornicar ?”

Les neurosciences nous enseignent aujourd’hui à mieux nous servir de notre mémoire. Les champions du monde en 

la matière utilisent des cartes mentales, des associations d’idées, des images… Pour aider les enfants, nous avons plongé avec délice dans le livre “Hugo et les secrets de la mémoire”. C’est un super bel ouvrage qui donne 

 

différentes méthodes pour aider à mémoriser. Apprendre, ça s’apprend !

Alors, chez nous, on a essayé :

L’apprentissage des tables de multiplication via l’utilisation d’images mentales. Noé est en CE1, et c’est parti pour les tables ! Alors que SuperPapa et moi comptons discrètement sur nos doigts, on lui demande de nous répondre du tac-au-tac à 6 x 7… Nous venons de trouver une méthode qui associe des scénettes à chaque multiplication. L’enfant mémorise l’histoire et l’image associée et retrouve le résultat plus facilement.

Pour la lecture, certains instituteurs utilisent “la planète des alphas”. Chaque son est associé à un petit personnage rigolo, tous évoluant dans une histoire très sympa. Ainsi, on pourra rencontrer Monsieur O qui fait Ohhh en 

admirant les bulles qu’il fait, Madame I droite comme une frite et tous leurs amis. La méthode est composée d’images, de vidéos, de figurines et cela permet de toucher différents types d’intelligences chez les enfants. En plus, les enfants s’attachent aux personnages et apprennent en s’amusant.

En conjugaison, pour se rappeler que le “TU” se termine toujours par un “S” (tu chanteS…), on peut utiliser l’image (empruntée à Lutin Bazar) de “Monsieur Tu promène son S en laisse”. 

Ou encore “je et tu n’aiment pas le Thé” (chez mamaitressedecm1.fr). Ou enfin comme le dit souvent un ami “Les Si n’aiment pas les Ré”, pour corriger la faute “si j’irai”.

Soyons créatif, ça n’a pas toujours du sens, mais ça marche. 

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°7 : séquencer les temps de travail

Inutile d’imaginer les faire travailler une heure d’affilée, même si c’est “presque fini”. Cela ne peut amener que fatigue et tension. Le temps d’attention d’un enfant en CP est inférieur à 20 minutes. Les instituteurs le savent bien et c’est ainsi que sont organisés les apprentissages en cours de journée : des petits temps de travail entrecoupés de mini-pauses actives. On peut avoir l’impression que cela prend un peu de temps, mais c’est finalement beaucoup plus efficace. Essayez de proposer une petite coupure entre chaque matière ou entre chaque exercice. “On fait un peu de français avant le goûter, un peu de maths pendant la cuisine et la poésie dans le bain ?” On laisse 5 mn entre les exercices avec un concours de course à cloche-pied pour la traversée du salon, puis on s’y remet après une minute de retour au calme ?

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°8 : faites baisser la pression 

Pour les enfants…

Pour apprendre à marcher, on ne lui a pas expliqué qu’il fallait mettre le genou gauche avant le droit. Et d’un coup, il doit comprendre les additions avant les soustractions ! Chaque enfant est unique et a son rythme propre. Le système scolaire n’offre pas une grande souplesse, mais essayons quand même de respecter cela et d’éveiller l’envie plutôt que “de gaver”. Il finira par savoir lire !

Pensons à rester positif et à souligner tous les progrès qu’il fait. On peut pointer ses évolutions : ce qu’il ne savait pas faire en début d’année et qu’il réussit maintenant sans y penser. Cela le renforcera dans l’idée qu’il peut apprendre. “C’est le chemin qui est intéressant, pas la destination” disent les maîtres yogi. 

… pour les parents !

En tant que parent, on (se) met parfois trop la pression, inconsciemment bien sûr et on la lui transmet. “Si mon enfant ne comprend pas, c’est que je suis une mauvaise mère (ou père)”. “Si mon enfant échoue, il va rater sa vie”. Bref, rien de plus normal qu’on sur-réagisse : ce n’est pas seulement qu’il ne connaît pas sa table des 3, c’est qu’il va finir sous un pont, seul et abandonné de tous (au moins ;-)) ! Ce sont souvent des programmes archaïque qui sont en place dans nos cerveaux. On revit ce qu’on vivait quand on faisait nos devoirs avec nos parents, on a peur pour lui… Rien de tout cela n’est vrai, bien sûr, mais le savoir n’est pas toujours suffisant pour réussir à passer outre. Un petit coup de pouce d’une personne extérieure (coaching ou thérapie brève) permet de débrancher ces peurs inconscientes. Et puis autant commencer tout de suite, car les devoirs, ça dure longtemps. Même quand ils grandissent, ils ont besoin de notre attention et de notre regard positif, et si nous sommes emmêlés dans nos histoires, il y a fort à parier que cela sera beaucoup plus compliqué pour eux.

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°9 : si quelque chose bloque, passez le relais 

Parfois, on n’est pas disponible. C’est normal, ça arrive ! Et parfois aussi, un problème paraîtra évident expliqué d’une autre manière. Si c’est possible, n’hésitez pas à demander de l’aide : que ce soit à papa, à Mamie, au grand frère ou à la grande sœur, ou un coup de fil à un copain de classe. De plus, la coopération entre enfants a montré son efficacité, c’est pour cela que les classes regroupent plusieurs âges dans la pédagogie Montessori. Non seulement, cela permet de mélanger les âges et les maturités des enfant, et les groupes de travail permettent aux enfants de s’expliquer entre eux : en plus, c’est valorisant et c’est une super manière d’apprendre soi-même. 

L’aider dans ses devoirs / Conseil n°10 : apprendre, c’est tellement plus que les devoirs

Faire un gâteau, avoir envie de lire la recette, peser les ingrédients, mélanger… Bricoler, apprendre à planter un clou, se servir d’un niveau à bulle… Tout est passionnant. Essayons d’être attentif à ce qui intéresse notre Loulou. Quand il regarde la télé, cela peut nous donner des indices sur l’univers qui l’intéresse en ce moment. Et pourquoi pas, avoir des idées sur la manière de lui rendre cela accessible. Il se passionne pour les Octonautes. Et si on faisait un tour à l’aquarium ? Ce sont les agents secrets. Alors, on peut tenter de mener l’enquête, lui proposer un livre dont vous êtes le héros… Si on voit qu’il bloque sur un problème à l’école, on peut aussi essayer de le transposer dans la “vraie” vie, c’est plus concret et cela donne du sens.

C’est vrai, tous les enfants ne sont pas égaux sur la manière d’apprendre et les centres d’intérêt. Il y a au moins huit types d’intelligences différentes et le système scolaire tel qu’on la connaît aujourd’hui, n’en valorise que deux ! Dommage pour ces enfants qui savent instinctivement comment consoler leurs camarades, ceux qui ne veulent que bouger et tout essayer pour apprendre, ceux qui ont la tête dans les étoiles et qui ont un autre regard sur le monde autour d’eux… Alors, ayons confiance en eux ! 

Et puis, quand je me retourne sur mes années de scolarité et que je revois mes camarades, ce n’est pas toujours les plus brillants à l’école qui ont le mieux réussi ou qui sont les plus heureux…

Caro, maman de Noé, 8 ans et d’Isïa, 5 ans et belle-mère de Sid, 14 ans et Célia, 21 ans

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« Crise des deux ans », « terrible two » : les mots pour qualifier la période que traverse nos enfants autour de 24 mois ont de quoi nous inquiéter… et pour cause !

Hier encore il souriait à tout bout de champ, ne bronchait pas alors qu’on décidait de tout pour lui, nous regardait comme si nous étions la 8e merveille du monde, et voilà qu’un jour, comme si des cornes de diable lui avaient poussé sur la tête, on ne le reconnait plus : il dit non à tout, pique une crise à la moindre frustration, tape, mord, boude…!

Comment réagir ? Quelle attitude adopter pour aider notre tout-petit à traverser cette période sans y laisser nous-même trop de plumes ? Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 3 ans et demi, et de Tristan, 22 mois.

 

Il y a quelques jours, j’étais au parc avec mon petit Tristan, 22 mois, et nous jouions tranquillement dans le bac à sable quand tout à coup il lève la tête et me réclame sa tétine. Je lui réponds que je ne l’ai pas apportée et lui rappelle que de toutes façons, ce n’est pas l’heure (chez nous, il y a une règle : la tétine c’est pour dormir, et uniquement pour dormir). Il me regarde, fronce les sourcils, et retente : « tétine ! tétine ! » plusieurs fois. Je lui répète que ce n’est pas possible, alors il se met à pleurer, hurler, et taper furieusement du pied. La crise a duré une bonne vingtaine de minutes sans que je réussisse à le calmer ni par mes mots, ni par mes câlins, encore moins par mes tentatives pour détourner son attention…rien à faire, il voulait sa tétine un point c’est tout ! C’est vrai que j’aurais pu commencer par lui dire que je comprenais qu’il avait besoin de sa tétine. Un peu plus d’empathie aurait pu réduire l’intensité de la crise. Mais on est pas parfait 😉 ! 

 

La « crise des deux ans », est-ce si terrible ?

Bon, d’abord, rassurons-nous : non, Mister Hyde n’a pas détrôné notre gentil Docteur Jeckyll, cette « crise » des deux ans -parfois plus tôt ou plus tard- est en fait simplement une étape normale du développement de notre enfant, et elle est même paraît-il tout à fait saine (ouf !) ☺

Plus ou moins prononcée selon les enfants (elle peut même passer inaperçue), elle correspond à l’âge vers lequel notre enfant prend conscience qu’il est une personne à part entière, une personne unique, et éprouve le besoin de l’affirmer. Ce qui passe avant tout par l’opposition. En d’autres termes, s’il refuse systématiquement de faire ce qu’on lui demande ce n’est pas pour nous embêter, ni par « caprice », mais  pour exprimer le besoin d’exister.

En refusant sa tétine à Tristan, je ne l’empêchais pas seulement d’avoir ce qu’il voulait, je lui refusais surtout le droit de décider.

D’autre part, le cerveau immature de notre enfant ne lui permet pas encore de contrôler ses impulsions et ses gestes, ni de traiter correctement toutes les informations, ce qui explique ces réactions si violentes, ces crises si impressionnantes.


Enfin, comme il ne parle pas encore très bien, il n’a pas les mots pour exprimer ses émotions et ses désirs, ce qui provoque encore plus de frustrations et de crises … et explique pourquoi il tape, pousse, ou se met si violemment en colère !

Alors, que faire ? Faut-il « céder » à toutes ses exigences ou au contraire, poser des limites ? Ce jour-là, au parc, aurais-je dû rentrer à la maison chercher une tétine pour satisfaire le besoin de mon petit garçon, ou ai-je bien fait de rester ferme et de maintenir ma position ?

 

On respire ! Et on essaye de faire preuve d’empathie et de patience…

Lorsque mon premier enfant, Arthur, est entré dans les « terrible two », j’avais tendance à me fâcher souvent et à vouloir « maîtriser » ses crises. Je pensais qu’il cherchait à attirer l’attention après la naissance de son petit frère (Arthur avait 23 mois quand Tristan est né) et je ne mesurais pas vraiment ce qu’il traversait. Alors je faisais les gros yeux, je haussais le ton, mais le résultat était rarement à la hauteur de ce que j’attendais… Heureusement, avec le temps et l’expérience, je me suis un peu améliorée ☺

Si cette fois-là ça n’a pas marché, en général l’humour et l’affection fonctionnent plutôt bien avec Tristan. Par exemple, l’autre jour, il jouait avec ses voitures et refusait catégoriquement de venir prendre son bain. Alors, tout à coup, je le prends dans mes bras et je dis avec une voix de sorcière : « Ha ha, tu sais ce que je leur fais, moi, aux petits garçons cra-cra qui ne veulent pas se laver ? Des guilis ! Plein de guilis ! » et je me mets à le chatouiller et à l’embrasser, ce qui le fait inévitablement éclater de rire et oublier ses voitures. On peut aussi lui faire faire l’avion, en prétextant que l’aéroport est dans la salle de bain, ou n’importe quel jeu pourvu que cela détourne l’attention et détende l’atmosphère : à chacun de trouver ce qui fonctionnera le mieux avec son enfant !

 

Crise des deux ans… ce qui n’empêche pas de poser des limites

Etre patient et bienveillant ne signifie évidemment pas tout accepter. Dans le cas de la tétine, pour moi il n’était pas question de céder (ce qui aurait été nettement plus simple en fait !) car j’attache beaucoup d’importance à cette règle. Qu’aurais-je fait, la fois suivante où il me l’aurait réclamée ? Céder à nouveau ? Et si son grand-frère avait réclamée la sienne à son tour ? Par ailleurs, je ne voulais pas faire passer le message : « En pleurant, en criant et en tapant du pied, on obtient ce que l’on désire ».  

Dans tous les cas, il est utile d’expliquer à son enfant que crier et taper du pied n’est pas la meilleure manière d’obtenir ce que l’on veut… et de lui montrer comment exprimer ses besoins. En lui apprenant à dire « s’il te plait », en lui expliquant qu’on ne peut pas arracher des mains, mordre ou taper. Enfin souvenons-nous que nos enfants nous imitent et que nous sommes leurs meilleurs modèles. Si nous hurlons, il hurlera…  Même si ça n’est pas toujours facile, dans la mesure du possible, restons donc zen devant leurs coups d’éclats ☺

 

Crise des deux ans : on choisit ses batailles

Donner des limites, poser un cadre, c’est important. Mais lorsque c’est possible on peut aussi faire preuve de souplesse, surtout pendant la crise des deux ans. Il veut mettre l’affreux sweat « Cars » offert par Mamie (celui qu’on avait pourtant pris soin de planquer sous la pile…) et non pas le joli pull qu’on a sélectionné avec sa tenue du jour : est-ce bien grave ?

En plus de diminuer les conflits et de répondre à ce besoin d’exister, le laisser décider renforcera à terme sa confiance en lui. Au quotidien, il y a mille occasions de lui laisser faire des choix : « Tu veux le verre avec Elmer ou celui avec les Barbapapa ? », « Pour le dessert, tu préfères une clémentine ou du raisin ? », « Tu mets le T-shirt jaune ou le bleu ? », « On enfile d’abord les bottes ou le manteau ? ». L’idéal étant de proposer des choix restreints, ou mieux encore, de poser des questions simples qui l’amènent à réfléchir : « Il pleut dehors, on met les chaussures ou les bottes ? »

 

On l’aide à comprendre ses émotions

Enfin, puisque notre tout-petit est assailli par des émotions qu’il ne maîtrise pas, pourquoi ne pas l’aider dès maintenant à mettre des mots dessus ? « Tu es triste parce que ton frère ne veut pas te prêter son ballon », « Tu es en colère parce que ce petit garçon a cassé ton camion ». N’hésitons pas également à nommer les émotions positives : « Tu es content parce que nous allons au parc », etc.

Il existe aussi de nombreux livres pour parler des émotions avec nos tout-petits, comme Grosse colère, de Mireille d’Allancé, Le livre en colère, de Cédric Ramadier ou encore La couleur des émotions, de Anna Llenas.

Enfin, on peut trouver du matériel ludique et souvent très utile, comme la super roue des émotions créée par CPMHK !

Pour Arthur, j’avais acheté une grande affiche représentant une trentaine d’émotions avec les visages correspondant, et je lui demandais souvent « Et toi, comment te sens-tu ? ». A chacun de trouver ce qui réussira le mieux à son enfant !

Et puis, quand tout cela ne marche pas, quand nous sommes à bout de nerfs, gardons en tête cette petite phrase que m’a dite un jour une amie, et à laquelle je me raccroche bien souvent : « Il parait que plus la crise des 2 ans est forte, moins la crise d’adolescence le sera »… Rendez-vous dans 10 ans pour le verdict ! ☺

 

Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

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mots d'enfant

mots d'enfant

Quand on demande aux abonnés de la page Facebook de Cool Parents Make Happy Kids quels mots d’enfant les a fait craquer récemment, c’est une véritable avalanche de commentaires qui s’abat immédiatement…! Vous avez été très nombreux à partager les précieuses petites phrases de vos kids, qu’elles soient émouvantes, hilarantes, intéressantes ou tout simplement à croquer. Parce que c’est absolument délicieux à lire (même quand ça ne vient pas de nos propres enfants) et que ça méritait la postérité, voici un florilège de nos mots d’enfants préférés !

PS : Quand vos enfants vous sortent un de ces mots mignons, un conseil : n’oubliez pas de le noter… Sur un carnet, une appli, peu importe, mais d’expérience on les oublie vite, et on adore les relire ensuite, quel que soit leur âge 🙂

MOTS D’ENFANTS SPÉCIAL LOVE

« Maman, tu as attendu longtemps avant de m’avoir … c’est parce que j’attendais la meilleure maman avant de venir. » Gabrielle, 5 ans. (Nadège)

Moi, à mon fils, Léon, 4 ans : “Quel a été ton petit trésor de la journée ?” – Léon : « C’est toi mon trésor ». (Anicée)

« Maman, tu es ma douceur. » Mila 3 ans (Sarah)

Mon fils de 4 ans me fait craquer quand il dit que son petit frère c’est son trésor fragile. Il me fait craquer aussi quand il embrasse mon coeur après une dispute. Car je lui avais dit que ça me faisait mal au cœur. (Nélise)

Mon 4 ans quand il avait 2 ans et demi : « Moi ze veux une amoureuse qui me fera des bisous, on aura une maison et on fera que des câlins, je crois que c’est ça le bonheur… Hein maman ?! » (Aurore)

« Merci qui ? – Merci mamaaan… – Maman que..?? – J’aime ! – Maman que j’aime à la…? – Fraiiise ! – Mais non pas à la fraise ! A la…? – A la semoule !!! » (Emilie)

Je me lave la tête habillée avec les cheveux en avant dans la baignoire, mon fils de même pas 3 ans me dit : « Wouah maman on dirait une sirène ! » (Maeva)

Anais (6 ans) : « Tu me fais de la peine maman … – Ah bon pourquoi ? – Parce que je t’aime ». (Chon)

« Tu es pour moi une personne inoubliable, en même temps tu es ma mère, mais sache-le je t’aime » Ilyâs, 11 ans (Jessica)

“Maman je t’aime plus que les poubelles” !!! (Nafny / Anne-Lise)

MOTS D’ENFANTS GOURMANDS

Ma fille de 4 ans m’a dit hier: « Aujourd’hui à la cantine j’ai mangé du poisson et des carottes, mais pas frappées hein!… des carottes tout court ! » (Mélanie)

Je demande a ma fille ce qu’elle veut dans son sac d’école comme gouter, réponse : « Je voudrais bien des crêpes » – « Euh non faut pas rêver, je ne fais pas de crêpes ce soir ! » – « Si Maman il faut rêver !!! » (Bérengère)

Ma fille de 2 ans voit arriver son premier cordon bleu dans son assiette. Elle fait sa moue des mauvaises humeurs : « Non, c’est pas bleu ça ! » (Jade)

MOTS D’ENFANTS  ENTRE IMAGINATION ET POÉSIE…

Pour me dire qu’elle est triste : « Maman j’ai le cœur qui pleure ». Manon 3 ans (Amandine)

À 5 ans, ma fille peinait à enfiler ses gants. Au bout d’un moment, je lui demande si chaque doigt a trouvé sa maison, elle me répond : « Non, ils s’invitent » (Florence)

Une de mes filles, 7 ans, en jouant avec sa soeur : « Le prince avait toutes les qualités : il était beau, et surtout il ne mangeait pas ses crottes de nez. » (Alix)

« Maman, quand la nuit tombe, elle fait badaboum ? Parce que je peux lui faire un bisou magique. » (Alix)

Ma fille de 4 ans jette le haut de son pyjama dans les escaliers et me dit : « Maman mon pyjama il a fait I believe I can fly « . Une crise de rire en avoir mal au ventre (Céline)

MOTS D’ENFANTS : UN MOT POUR UN AUTRE !

Ma fille en CE1 depuis une semaine (6 ans) doute « être capable de faire de la grand-mère demain matin »… grammaire ! (Marie)

Mon fils qui a 3 ans « Maman j ai des coccinelles dans les pieds », à la place des fourmis. (Julie)

« Nan maman je ne mettrai pas le bas de pyjama…. J’aime pas les fenêtres !!! » Malo, 4 ans, qui ne voulait pas mettre son nouveau pyjama….à carreaux. (Sardine)

Charlotte, 4 ans : lui demandant de ne pas faire trop de bruit en allant chercher son coloriage dans sa chambre car son petit frère dort : « Non mais Maman j’y vais à pas de biche ». (Carole)

Ma puce Margot, la semaine dernière, me dit :  » Maman, tu sais aujourd’hui avec la maîtresse on a appris à chanter en fusil ». En fusil !?!??? « Oui, pas tous en même temps. » Ah, d’accord, en canon… (Amoy Lilie)

Ici on a la reine des expressions « à sa sauce »… ! « Maman je suis détendue comme du linge », « je suis crevée comme un pneu », « j’ai une peur plus que bleue ». Charlie 5 ans (Virginie)

« Mamaaaaan, Noé il a mis du trésor. » (désordre). Finalement, c’était plus clair quand il disait « bordel » mais bon, on va opter pour « pagaille » hein. (Nancy)

MOTS D’ENFANTS : VIVE L’ŒDIPE

Jeanne 4 ans ½ : « Maman, moi je veux que ce soit Basile (son frère) mon amoureux. – Mais ce n’est pas possible, on ne peut pas être amoureux de la famille. – Alors tonton on peut dire que c’est mon amoureux ? – Mais non c’est aussi la famille. – Ah bon, mais alors c’est qui mon amoureux ? – Mais tu as le temps, moi, j’ai rencontré mon amoureux à 25 ans. – Ah bon c’est qui ton amoureux ? – C’est papa bien sûr. – Mais non Maman, t’as pas le droit, c’est la famille ! » (Anne-Laure)

« Je t’aime maman… t’es ma ptite femme à moi » par Rémi ce matin, bientôt 4 ans, accompagné d’une caresse dans mes cheveux. (Ade)

Manon parlant que la saint Valentin qui approche : “Maman, tu veux bien être ma clementine » ? (Pauline)

MOTS D’ENFANTS  FAçON LECONS DE BIOLOGIE

Ce soir en allant chercher Louis 4 ans à l’école… Moi : « J’ai vu la Maman de Untel et je crois qu’elle a un bébé dans le ventre. » Louis, halluciné : « Aaaaaannnnh on n’a pas le droit de manger les bébés !!! » (Marie Astrid)

Ma fille de 4 ans qui demande à mon bébé de 15 mois : « Emma, tu te rappelles comment tu es sortie du ventre de Maman ? » (Mylène)

J’ai le droit régulièrement par ma fille de 3 ans et demi à « Bon maman quand est ce que beau papa va mettre la graine pour ma petite sœur…parce que là ça fait quand même longtemps que je la demande hein ! » (Davia)

“ Maman, il est où ton zizi ? Il est peut être dehors ? T’inquiète pas, on va le racheter.” (Séverine)

Mon fils (4 ans et demi) à sa sœur (2 ans) qui voulait lui tirer le zizi dans la douche : « MAIS PEPEEEEEEETTE !!!! ON ARRACHE PAS LE ZIZI APRÈS JE SERAI UNE FILLE !!!!! » (Cam)

MOTS D’ENFANTS EN TOUTE LOGIQUE…

« Maman, tu pourras m’emmener à Nantes quand ma femme accouchera ? – Mais pourquoi Doudou ? – Bah parce que moi j’ai pas le permis ! » Raphaël 4 ans et demi à l’époque (Elodie)

Mon fils, 4 ans et demi, met son doigt dans le nez pour la énième fois. Au bout d’un moment, je lui demande : « Tu veux mon doigt ? » Il répond : « Non merci pour le moment ça va. Peut-être après. » (Iris)

Moi malade, je soupire en disant « J’en ai marre de parler du nez ». Augustin 3 ans et demi : « Ben parle de la bouche ! » (Virginie)

Mon fils de 7 ans me dit dans la voiture : « Maman, tu n’as pas le droit de te garer ici ! C’est écrit : « place du général de Gaulle!!! » (Solenn)

Le papa qui attend le fameux « merci » : “Et c est quoi le mot magique ???” Tête de réflexion intense, puis Margot lâche : “Abracadabra !!!!!” (Anne-Laure)

Ce week-end, avec ma fille de 3 ans, je lui propose de venir avec moi chercher un puzzle, elle me demande pour qui le puzzle. Je lui réponds, « devine ». Et elle me répond : “C’est qui Devine ???“ (Océane)

Je demande a mon fils un peu malade « Comment tu te sens ? » il me répond « Je me sens… avec le nez maman ». (Christina)

Quand j’éteins la lumière le soir et qu’il fait noir : « Maman !!!! J’ai plus rien dans mes yeux !!?!! » Mad …3 ans. (Gwen)

« Maman c’est quoi les rayures que tu as sur le front ? » Anna 3 ans et demi (qui en a 9 aujourd’hui) (Marie-Hélène)

MOTS D’ENFANTS PHILOSOPHES

Mon fils de 6 ans s’est explosé le nez en tombant à vélo. Je l’emmène à l’hôpital pour vérifier que ce n’est pas cassé. Il me dit, le visage tout boursouflé : « Tu sais maman, quand on tombe, après on apprend à ne plus tomber ! » philosophe malgré la douleur (Judith)

« Moi aussi quand je serai grande je vais apprendre à lire, mais maintenant je suis encore petite alors d’abord je dois apprendre à grandir… » Philosophie du soir bonsoir ! Joséphine, 3 ans

MOTS D’ENFANTS SUR LA MORT… ET LE CIEL !

Il y a deux semaines de ça j’ai dû faire euthanasier notre chien, ça faisait 13 ans que je l’avais donc mon fils a grandi avec lui depuis sa naissance. Le lendemain il me dit : « Maman à mon anniversaire je voudrais une fusée, comme ça nous pourrions aller le voir dans les étoiles « … Luigi, 5 ans. (Lorrie)

Manue 7 ans discussion qui se voudrait philosophique : « Bah ! La mort, c’est quand la chair elle est triste, alors on l’enterre avec les os. » Sans voix. (Michele)

Margaux 5 ans : “Maman comment on fait pour déplacer les nuages ?’ en scrutant le ciel – Pourquoi ma chérie, tu aimerais faire bouger les nuages ? – Oui, pour voir tous ceux qui sont au ciel.” (Mu)

Il y a deux ans, j’ai perdu ma grand mère et à cette époque ma fille avait 2 ans et demi. Après lui avoir expliqué, elle me dit: « moi, je veux aller faire un bisou à mamie Pierrette au ciel ! » Quand je lui ai répondu que malheureusement ce n’était pas possible, elle m’a dit : « Alors je vais aller acheter des ailes !» Comment ne pas craquer ?!? (Emma)

MOTS D’ENFANTS INCLASSABLES

« Maman, est ce qu’on est obligé de se marier quand on est grand ? – Non mon chéri… – Ah ouf ! Au pire elle ira et moi je resterai à la maison ! – Qui ira où ? – Bah ma chérie, elle ira à l’église et moi je resterai à la maison ! » Noam 5 ans, très gentleman ! (Aurélie)

Tom 5 ans  » maman t’es née quand ?  » en 1971 … » Ah, du temps de la guerre !! » Euh non …. pas quand même ! (Nathalie)

Et vous, avez-vous d’autres mots d’enfants à partager ? N’hésitez pas à les écrire ci-dessous en commentaire !

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