Archive pour le mois : 10/2019

parent qui culpabilise

parent qui culpabilise

La culpabilité. Vous connaissez ? Vous êtes parent ? Alors oui, vous connaissez. C’est comme si une vague de culpabilité s’était abattue sur la nouvelle génération de parents. Si vous saviez comme je suis touchée, peinée, désolée, de voir tant de parents culpabilisés, se sentir jugés par la société ou leur entourage. 

Certaines mamans, avant même de le devenir, culpabilisent déjà. Car elles n’aiment pas être enceintes ou ne vivent pas une grossesse épanouie. Comme si c’était signe qu’elles ne seront pas capables d’être un bon parent. Pour d’autres parents, cette culpabilité les envahit dès les premiers jours : car comme pour la majorité, mais ça ils ne le savent pas, ils ne ressentent pas un intense amour pour ce nouveau né dès le premier regard. Et puis chaque mois qui passe, est source de nouveaux jugements. Certaines mères s’en veulent de ne pas arriver à allaiter, ou de ne pas vouloir allaiter, tout comme quelques années plus tard, d’autres mères se sentent jugées d’encore allaiter. 

Certain(e)s n’osent pas confier ce bébé une ou plusieurs journées, de peur de paraître, ou de se sentir, mauvais(e) mère ou père, alors qu’ils auraient, finalement, surtout besoin de souffler. D’autres se sentent critiqué(e)s par leur entourage si au contraire, ils prennent plaisir à garder leurs enfants contre eux toute la journée. Il en est de même la nuit. Certains se jugent de le mettre, trop tôt, dans une chambre séparée, d’autres se jugent pour l’inverse. Les causes de la culpabilité du parent sont infinies. Reprendre le travail trop tôt, faire durer son congé parental, être trop sévère ou trop laxiste, ne pas vouloir d’autre enfant, en vouloir 10. Et je suis sûre que malheureusement, en lisant cet article, vous saurez compléter cette liste déjà bien trop longue.

Quand on parle de parentalité, il y a tant de sujets, de détails, qui portent à jugement. 

Combien de parents culpabilisent de ne pas faire ce que devrait faire “un bon parent” aux yeux de la société ou de leur entourage ?

Parce qu’ils ne le veulent pas, ou parce que tout simplement ils n’y arrivent pas. Chacun de nous a sa propre vision de ce qu’est un “bon parent”. Et cette vision ne correspond pas toujours à la vision des autres, mais aussi, et surtout à la façon dont un parent peut s’épanouir. Car ce qui épanouit les uns, n’épanouit pas forcément les autres. Ce qui est facile pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres.

 

Et pourtant, tous, sans parfois nous en rendre compte, non jugeons ceux qui ne font pas comme nous, ou qui tout simplement, n’arrivent pas à faire ce qui nous semble à nous, si naturel. Et finalement, chacun de nous, inconsciemment participons à enrichir cette vague de culpabilité. Il est si difficile d’accepter que les autres soient imparfaits, et de les aimer malgré tout. Tout comme il est difficile aussi d’accepter d’être personnellement imparfait, de s’aimer pour notre humanité, et d’être fier de ce que nous sommes. Et ce n’est pas parce que l’on s’aime, que l’on ne progresse pas ou que l’on avance moins. Bien au contraire, c’est en acceptant ses parts d’ombres, que l’on peut mieux les surmonter. Cet amour de soi, que l’on considère au premier abord comme nombriliste, égoïste, et en fait la première pierre à l’édifice. Car c’est en aimant nos qualités et nos défauts que l’on va pouvoir aimer les autres aussi pour ce qu’ils sont. Moins les juger, moins se juger, et moins culpabiliser, pour au final mieux avancer. C’est tout le chemin que j’ai commencé à emprunter, que je parcours encore, et qui a donné naissance à notre coaching “s’aimer pour mieux rayonner” que vous connaissez peut être. S’aimer, c’est un cadeau que l’on se fait à soi, mais qui au final, sert aux autres.

J’avais l’immense volonté en créant le site Cool Parents Make Happy Kids, que les parents puissent avancer sans se sentir jugés, mais en se sentant au contraire épaulés. Clairement, je n’y arrive pas toujours. Parfois, certains de nos écrits, sans que j’en ai eu conscience, peuvent être culpabilisant. Et j’en suis sincèrement désolée. Parfois aussi, on peut se sentir jugé, par un écrit qui n’a pas cet objectif, mais en fait c’est nous qui nous jugeons.

Si nous avons tous plein de petits pas à faire pour être moins dans le jugement (envers nous même et les autres), je tenais tout de même à vous dire à quel point je suis fière de la communauté Cool Parents Make Happy Kids que nous avons tous contribué à créer.

Tellement fière de voir sur cette page, mais encore plus dans les groupes privés de nos formations, tant de partages et de non jugement. L’autre jour, un papa dans un des groupes, racontait la raclée qu’il avait foutue hier à son fils et que la bienveillance avait ses limites. J’ai eu peur. Qu’est-ce que les autres Cool Parents vont lui répondre ? Et c’est avec beaucoup de bienveillance et de soutien que les autres commentaires ont filé. De quoi lui donner envie de les écouter, pour mieux se dépasser. Merci pour votre bienveillance. 

La communauté ne cesse de grandir et j’aime à croire que cette vague de non jugement et de soutien va continuer à se développer, au-delà même de CPMHK.  

Un immense merci à VOUS. 

Charlotte

__________

S’AIMER pour mieux rayonner  
L’estime de soi ce n’est pas réservé qu’aux autres !
Ce coaching a été une révélation pour des centaines de Cool Parents. Nous vous souhaitons qu’il le soit pour vous aussi.>> Découvrez ce coaching <<

 

 

 

ambiance montessori

ambiance montessori

Et si l’environnement et l’ambiance à la maison avaient le pouvoir d’apaiser nos enfants afin qu’ils soient calmes et sereins ? Et si l’organisation de nos espaces permettait de les stimuler pour apprendre et découvrir le monde ?

C’est tout l’enjeu de créer chez soi une “ambiance Montessori”. Mais qu’y a-t-il vraiment derrière ces termes ? Comment la mettre en place à la maison ? Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman de Sidney, 14 ans, Noé, 8 ans et Isïa, 5 ans qui nous propose 5 conseils pour mettre en place l’ambiance Montessori à la maison.

C’est par le biais de l’environnement que l’enfant se construit.
L’organisation de l’espace est un vrai sujet de réflexion dans les écoles Montessori. Les espaces sont pensés selon l’âge des enfants et selon les activités. Les élèves peuvent ainsi s’approprier leur environnement et évoluer au gré de leurs envies d’apprendre, souvent guidés par l’éducatrice Montessori. Dans l’environnement des 3-6 ans, on trouvera par exemple l’aire de la vie pratique, l’aire de la vie sensorielle, l’aire des mathématiques et l’aire du langage

À la maison, les espaces sont déjà définis pour leurs usages : la chambre pour jouer et dormir ; la cuisine pour préparer le repas et éventuellement manger ; le salon pour se détendre, partager, lire, jouer ; la salle de bain pour se laver et prendre soin de son corps, etc. Nos enfants identifient très bien les zones et ce qu’ils peuvent y trouver. Il ne sera pas question ici de vous faire la liste des indispensables achats de tout le matériel pédagogique Montessori (jeux, jouets, activités) qui, certes, est très riche et intéressant, mais est surtout voué à aider nos enfants à apprendre le quotidien. Ça tombe bien ! La maison, c’est plein de quotidien 😉 ! Enfin, si on s’organise pour leur laisser l’accès.

Voici donc 5 conseils pour agencer nos intérieurs en répondant aux principes de la pédagogie Montessori : aider notre enfant à faire seul. 

Conseil n°1 : un espace rangé pour favoriser la créativité

Cela peut paraître un peu bête. Mais c’est tellement vrai ! Offrir à nos enfants une maison propre, rangée et organisée lui permet de trouver ses repères pour se déplacer, s’autonomiser et comprendre l’espace.

On peut bien sûr essayer d’organiser à la maison un cadre structuré qui favorise les déplacements et l’autonomie, mais on ne peut pas toujours pousser les cloisons. Par contre, on peut faire en sorte que chaque pièce soit nettoyée, lumineuse et agréable. Les murs de couleur claire ne sont pas surchargés de tableaux et autres affiches. Les étagères mettent en valeur des livres, jeux ou objets sans déborder de part et d’autre. Un environnement ouvert et apaisé stimule la créativité. (Voir aussi les Montessori à la maison : 3 clés pour se lancer !)

Vous avez remarqué comme les enfants ont besoin de rituels et d’habitudes ? En organisant la place de chaque chose, cela leur permet de retrouver seul Doudou ou pyjama à un endroit précis, mais aussi d’apprendre à le remettre à sa place ! Et pour nous ? Plus besoin de l’aider à chercher ou de passer après lui systématiquement. Et si ça ne marche pas à tous les coups ;-), ça offre l’avantage d’être beaucoup plus rapide à ranger

Éviter la surabondance d’objets, jouets et autres bricoles permet aussi à nos petits d’en reconnaître la valeur : on fera plus attention si l’on a que 3 petites voitures plutôt qu’une pleine caisse !

L’idée est de ne pas forcément avoir beaucoup de choses, mais plutôt des objets de qualité, utiles et qui soient rangés de manière organisée pour inciter à être utilisés. 

Conseil n°2 : un espace adapté pour gagner en autonomie

Pour les aider à être de plus en plus autonome dans le quotidien, il faut leur permettre d’apprendre à faire seul, en prenant en compte les différents stades de développement de l’enfant bien sûr.

Rendre accessible

Accrocher un porte-manteau qu’ils peuvent atteindre, installer un tiroir qu’ils peuvent ouvrir, donner l’accès au placard à vêtements… Tout cela leur permettra petit à petit de gagner en autonomie

Essayons de privilégier du matériel à hauteur de l’enfant. Dans leur chambre, chaise et bureau pourront être à leur hauteur. Et dans les espaces communs, on adapte : un marchepied devant le lavabo de la salle de bain pour se laver les mains ; à la table commune, on pourra favoriser la chaise haute évolutive par exemple. Très vite, l’enfant pourra y monter seul. 

Il est finalement tellement plus facile et reposant d’agir sur l’environnement plutôt que sur les enfants. 

On essaiera aussi de favoriser l’apprentissage plutôt que les interdictions.
Mon fils Noé a cet incroyable besoin de comprendre pourquoi. Cela m’a longtemps rendue folle ! Si je lui interdisais quelque chose, je pouvais être sûre que j’allais le retrouver en train de le faire, un petit sourire de satisfaction en coin. Il m’a fallu quelques années pour comprendre cela (Bon, disons 7 ans, il en a 8 😉 ) ! Maintenant, si j’estime qu’il est dangereux de monter à l’échelle, je lui explique, et surtout, je l’accompagne pour qu’il puisse appréhender la manière de l’installer, ressentir le déséquilibre, etc.

Laisser les objets du quotidien à disposition

En mettant à disposition les ustensiles du quotidien, l’enfant va développer petit à petit sa motricité. Ainsi, bol, tasse, verre, carafe (…) seront disposés à portée de main et il pourra s’en saisir selon ses besoins. Apprendre à se servir un verre d’eau est un challenge : il faut appréhender comment est remplie la carafe pour jauger la force à y mettre, gérer l’écoulement de l’eau dans le réceptacle, éviter que le verre ne bascule…  

Et donc, bien sûr, éponge, balai et serpillière, adaptés à la taille de l’enfant seront eux-aussi accessibles. 

Conseil n°3 : l’ambiance Montessori passe aussi par le lien humain 

“L’enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir !” écrivait Rabelais. Et c’est bien le rôle du guide/éducateur dans la pédagogie Montessori. Notre rôle d’adulte est de stimuler la créativité et la réflexion en essayant d’éviter de juger ou d’interdire (sauf danger bien sûr). Ce sont les expériences qui leur sont proposées qui favorisent l’émergence de leur potentiel inné. 

En lui permettant de se déplacer de manière autonome dans son environnement, l’enfant va avoir envie de faire avec nous. Aidons-le. Laissons-le. (Voir aussi l’article Appliquer la pédagogie Montessori chez soi : le principe clé)

Oui, c’est plus long d’éplucher une carotte quand on a 3 ans ! Et en plus, on est fatigué, il est tard, on veut manger vite. Mais tendre l’épluche-légume à notre Loulou, ça lui permet de se sentir utile ; en étant en lien et en faisant ensemble, ça remplit son réservoir d’attention ; il apprend au passage la coordination de ses mouvements (tenir la carotte, repousser l’ustensile). Bien sûr, on aura pris le temps de décomposer le mouvement et de lui expliquer que le geste part de soi vers le vide en face. Et au passage, il ne nous aura pas sollicité tout ce temps pour qu’on s’occupe de lui. 😉 C’est tout gagnant ! (Ah oui, et ce n’est pas grave si la carotte n’est finalement pas aussi bien épluchée que si on l’avait fait nous-même !)
L’enfant peut apprendre seul mais il a besoin qu’on lui montre la voie. Plus un enfant est rassuré dans la relation à son parent, plus il pourra gagner en autonomie. 

Conseil n°4 : du matériel adapté (mais pas trop)

Bien sûr, le matériel Montessori est toujours précieux et spécifiquement étudié pour les aider à développer leurs compétences et habiletés

Par exemple, le cadre d’habillement permet d’apprendre à boutonner, déboutonner, zipper, utiliser des pressions… et ce sans avoir la pression du départ, la montre en main… Mais mettre à disposition quelques vieux vêtements, éventuellement tendus dans un cadre tambour par exemple peut très bien faire l’affaire.
Beaucoup d’objets du quotidien peuvent être source d’apprentissages. 

L’opération “changement de pile” présentée dans un autre article permet de développer la réflexion et d’affiner les gestes pour visser – dévisser.

Je me rappelle qu’à la crèche de mes enfants, c’était la fête lorsque les éducatrices sortaient la “Boîte à bidules”. Dedans, les petits y découvraient toutes sortes de flaconnages, pots, bouteilles de shampoing et autres contenants du quotidien (dûment nettoyés bien sûr). Autant de formes, de couleurs et d’odeurs pour stimuler les petits explorateurs. Cette bouteille utilise une pompe, ce bocal se visse, cette boîte se clippe… Une richesse infinie pour développer la motricité fine.

Conseil n°5 : laisser l’enfant apprendre de ses erreurs et s’auto-corriger

Dans les écoles Montessori, on trouve fréquemment des petits vases en verre décorant les tables. Cela permet de ramener un peu de nature dans l’espace, mais pas seulement. C’est aussi un moyen pour que les enfants comprennent qu’ils ne sont pas dans une zone où l’on peut courir ou se bousculer. Et si, en passant trop près, un élève fait tomber le vase et le casse, il aura appris. Il pourra ensuite aller chercher une balayette et une pelle ou une petite serpillière pour nettoyer et “réparer sa bêtise”. Bien sûr, on n’est pas obligé de mettre en équilibre le vase Ming hérité de Grand-Maman, mais essayons de leur laisser le temps (et le droit) d’apprendre. 

On n’apprend pas à marcher sans avoir trébuché, on ne commence pas à courir sans tomber… Chaque acquis passe par des essais, donc par des erreurs. Essayons de garder ce regard sur les “accidents de la vie” et de faire notre la devise de Nelson Mandela « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

Si la méthode Montessori vous intéresse et que vous souhaitez essayer des activités, imprimer des printables mignons et funs façon Montessori, découvrir une méthode de rangement géniale ou tout simplement mieux découvrir cet univers, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : je vous enverrai alors (gratuitement !) mon PACK MONTESSORI : mes conseils éducatifs pour vous mettre en douceur à la méthode Montessori !

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier

Sommeil bébé

Sommeil bébé

Ah le sommeil !!! S’il y a bien une chose que l’arrivée d’un bébé vient bouleverser, c’est bien ça. Mais alors quelle durée notre enfant est-il censé dormir le jour ? et la nuit ? Dort-il trop ou pas assez ou pas au bon moment ? Et surtout comment l’aider à dormir sereinement, et à ce que son sommeil ne devienne pas un cauchemar pour nous parents. 

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 20 mois.

Alors oui il y a toujours des familles chez qui le sommeil de bébé n’est pas un problème. Il fait ses nuits au bout de 15 jours, dort 14h de suite sans pleurer et il faut le réveiller pour aller chez la nourrice. Chez nous (comme chez vous probablement, si vous lisez cet article) la situation est loin d’être idyllique. Petits dormeurs avec mon mari, nous n’angoissions pas d’avoir des nuits courtes mais nous étions pourtant loin de la réalité. Avec l’arrivée du deuxième nos nuits se sont réduites à néant et notre sommeil n’existait plus. Nous ne savions pas si nous faisions bien “est ce qu’on le laisse trop dormir la journée”, “doit-on supprimer la sieste”, “faut-il le laisser pleurer”. Bref autant de questions pour lesquelles nous n’avions pas de réponse Nous avions pourtant l’impression d’avoir tout essayer. Alors comment accompagner notre enfant vers des nuits sereines ? Quelles sont les erreurs à éviter ? On vous livre quelques pistes sur le sujet.

Point de vue sommeil : chacun est unique

Il n’y a pas d’erreur majeure à éviter puisqu’il n’y a pas de recette miracle, ni de vérité absolue sur le sommeil des bébés. Cependant la première des choses à respecter est notre ressenti. Nous allons dans cet article vous donner quelques conseils pour accompagner votre bébé vers un sommeil serein, mais il est important d’adapter ces conseils à votre propre ressenti, et à votre bébé, car chaque parent et chaque enfant est unique.  

Les phases de sommeil de notre bébé

Même si chaque enfant a des besoins de sommeil spécifiques, tous les bébés ont besoin d’un quota de repos. Les durées de siestes, de nuits et les phases d’éveil évoluent en fonction du développement de notre bébé. 

D’après les docteurs Marie-Josèphe CHALLAMEL et Marie THIRION, les phases de sommeil se répartissent ainsi :

Entre 0- 3 mois : les bébés dorment entre 15 et 16 heures sachant que pour un nourrisson jusqu’aux environs d’un mois, le temps de sommeil en journée est quasiment équivalent à celui de la nuit 

Entre 3 -6 mois : les enfants dorment environ 15h par jour. A cet âge, ils font encore entre 3 et 4 siestes en journée

A 1 an : les enfants dorment environ 14h en conservant une sieste le matin et une autre l’après-midi 

Il est cependant difficile d’apporter des données très précises car beaucoup de choses influent sur le sommeil. Respecter un maximum le rythme de notre bébé lui permettra d’avoir son quota de sommeil. 

 

L’essentiel : 

  • Aider notre bébé à faire une différence entre le jour et la nuit. Vous l’aurez peut être remarqué mais les bébés n’ont pas vraiment la notion de temps (et cela dure assez longtemps d’ailleurs !). Quand c est le jour inutile de baisser la voix, ou de le faire dormir dans le noir complet, en revanche la nuit, il est essentiel lorsque vous le nourrissez ou tentez de l’apaiser de ne pas allumer la lumière, chuchoter, et éviter de commencer à lui taper la discute, et encore moins le sortir de son lit pour jouer.
  • Le sommeil du bébé est ponctué de phase de micro réveil qui dure 1 à 10 minutes, et pendant lesquels il s’agite, grogne. Voyez d’abord s’il arrive à se rendormir seul, si ce n ‘est pas le cas intervenez en lui faisant par exemple des petites caresses, mais évitez de le sortir de son lit, ce qui risque plus de le réveiller davantage que de l’aider à se rendormir. 
  • Un enfant se rendort dans les mêmes conditions que dans lesquelles vous l’avez couché. Si vous avez pris l’habitude  l’endormir dans votre bras le soir ou en lui chantant une chanson, en l’allaitant ou en lui donnant un biberon, il risque de redemander la nuit les mêmes conditions que vous lui avez offertes le soir. 
  • Le stress et les convictions des parents sont un facteurs essentiel dans le sommeil du bébé. Plus le parent pense que son enfant se sent seul, ne peut pas s’endormir autrement que dans les bras, ou “n’aime pas son lit”, plus l’enfant risque de le sentir, et de moins réussir à s’endormir sereinement;..

Dis comme cela, ça paraît évident pourtant nous n’avions pas pris conscience de l’importance de ces détails. En observant de plus près notre manière de faire, nous nous sommes aperçus que nous posions notre bébé dans son lit une fois qu’il était endormi (je crois que j’avais un peu peur qu’il se sente seul, ou qu’il pleure, ah les angoisses de maman !). Ainsi, dès qu’il se réveillait la nuit, certainement paniqué de ne plus être à l’endroit où il s’était endormi, il avait besoin de notre présence pour retrouver le sommeil. Pas très pratique et surtout très fatigant !

Pour les 0- 3 mois

Il y a peu, il était dans notre ventre, bien au chaud, à l’abri. Pour l’aider, nous pouvons instaurer un cadre sécurisant et veiller à ce que rien ne le gêne.

  • L’emmailloter peut l’aider à se sentir en sécurité https://www.coolparentsmakehappykids.com/emmaillotage-bebe-astuces-precautions/
  • Préférer un berceau, ou couffin de façon à ce qu’il puisse toucher facilement les parois cela lui rappellera le ventre de sa maman, il aura moins la sensation d’être perdu.
  • Pour ceux qui le souhaitent la tétine peut être d’une grande aide pour l’amener à trouver le sommeil. D’autres bébés sucent déjà leur main.
  • Un simple rot peut être bloqué, prenez le en le tenant droit, cela l’aidera à le dégager avant de le reposer.
  • N’oubliez pas de respecter les règles de sécurité, à savoir ne rien mettre dans son lit pour éviter les risques d’étouffement et le coucher sur le dos. 

Pour les 3- 12 mois

Une fois que votre bébé commence à bien appréhender ce nouveau monde qui l’entoure, que les phases d’éveils se font plus longues, nous pouvons toujours l’accompagner vers un sommeil serein.

  • Savoir identifier les signes de fatigue. Souvent, les bébés commencent à se toucher le visage, se frotter les yeux ou baillent, ou pour certains bébé commencent à faire des petits “Oua”. Nous savons ainsi qu’il est temps de le mettre au lit. 
  • Offrir un environnement de sommeil agréable pour bébé. Aller dormir doit être un plaisir pour notre bébé alors plus son environnement extérieur sera apaisant, plus se sera agréable pour lui. 
  • Rien ne vaut un bon rituel. En plus de leur créer un point de repère temporel, le rituel du soir permet de passer un temps privilégié avec notre bébé, un temps d’apaisement. Ce rituel n’est pas forcément long et dépend de chaque famille (et de chaque enfant). Si vous souhaitez approfondir ce sujet vous pouvez lire : https://www.coolparentsmakehappykids.com/rituel-du-coucher-bebe-enfant/
  • S’accorder du temps de qualité. Pour bien dormir l’enfant doit se sentir en sécurité. Il est essentiel d’avoir eu dans la soirée un vrai moment avec lui de tendresse ou de rire pour qu’il puisse se coucher sereinement. Pour passer une bonne nuit son réservoir d’amour doit être rempli (pour qu’il tienne le cap jusqu’au matin 😉

Le sommeil est important pour notre enfant, car c’est durant cette phase que son cerveau se construit. De plus, un enfant qui manque de sommeil risque d’être sur-excité et hyperactif la journée ou “grincheux”. De plus, le manque de sommeil peut aussi avoir un vrai impact sur l’équilibre de la famille et sur notre patience le jour….

Sinon pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier !

Et si jamais le sommeil pose un réel un soucis dans votre famille vous pouvez consulter le programme de coaching : « Il dort enfin… (et nous aussi !) » et vous lancer (vous verrez ça change la vie !)  

Belle nuit,

deuil enfant

deuil-enfant-cpmhk

Lors de la mort d’un proche, comment aider notre enfant à faire son deuil ? Faut-il user d’images de départ au ciel, ou expliquer plus clairement la vérité ? Accepter ou refuser de l’emmener à l’enterrement ? Je souhaitais vous livrer ma vision des choses, dans l’optique peut-être d’alimenter votre propre réflexion, même si je n’ai sûrement pas vécu les situations que certains d’entre vous ont peut-être vécu. En espérant ne heurter personne tant le sujet est délicat…

 

Leur dire la vérité, toute la vérité ?

Parfois, lorsque le sujet est grave ou douloureux, on souhaite avant tout “protéger notre enfant” et, partant, ne pas lui dire la vérité. De peur de lui faire de la peine, et de le rendre triste.

« – Ton grand-père est parti au ciel.

– Ah bon, il est avec le Père Noël ? »

Non, il n’est pas avec le Père Noël, en fait c’est moi qui n’ose pas être claire avec toi parce que c’est moi-même qui aie du mal à mettre des mots là-dessus… car c’est en fait à moi que ça fait le plus de peine. Bien sûr, ça, on ne le dit pas ! Mais c’est ce qui se passe souvent en nous.

Souvent, leur dire la vérité nous renvoie à notre propre chagrin. Cependant, ce qu’on oublie parfois, c’est à quel point les enfants sont plus forts que nous – ne les sous-estimons pas. Combien d’enfants, petits, perdent l’un de leurs parents, ou les deux, ou un frère, une sœur, et une fois devenus adultes, ne vivent pas forcément cela comme une déchirure au quotidien ? Il n’est pas important, mais essentiel que nos enfants puissent eux aussi faire leur deuil, et qu’ils comprennent vraiment qu’ils ne reverront plus cette personne de leurs yeux.

« – ll est mort, ma chérie. Son corps ne bougera plus, ne parlera plus, ne verra plus, n’entendra plus. »

Ne cachons pas la mort à nos enfants, car c’est elle qui donne aussi tout son sens à notre vie.

“- Oui mon cœur, une amie de Papa est morte, elle s’est fait écraser par un train hier.”

Plus la mort fait partie de notre quotidien, moins il est difficile aussi, peut-être, de l’accepter et de la surmonter. À une époque, il était très courant pour une femme de perdre son enfant à la naissance. Il était également courant que sur 7 accouchements (les gens avaient alors beaucoup d’enfants), un des enfants n’atteigne pas les 2 ans. Dans ces conditions, et sans empêcher bien sûr la peine et la douleur, il était plus « simple » – avec tous les guillemets possibles bien entendu – pour les mères de dépasser cette blessure (aussi impossible cela puisse nous paraître aujourd’hui), du fait que cela faisait partie du quotidien et d’une certaine « normalité ».

Alors, faut-il les emmener à l’enterrement ?

Ces célébrations sont importantes pour nous, adultes, car elles nous aident à prendre conscience que la personne est réellement partie ; c’est une étape indispensable pour entamer son deuil. Par conséquent, il n’est pas forcément avisé non plus de laisser notre enfant dans le flou, car son imagination le laissera toujours dans une sorte d’attente que cette personne revienne.

Si nous avons besoin d’aller à l’enterrement, ou, pour d’autres, de voir la personne décédée pour y croire vraiment et faire le deuil, pourquoi est-ce que lui, l’enfant, n’aurait pas ce besoin, et par là-même, ce « droit » ? Pour avoir personnellement assisté à beaucoup d’enterrements en présence d’enfants, dans mes expériences les petits étaient  de loin les plus joyeux de l’assistance. Ce sont eux qui vivent la situation avec le plus de légèreté (même si, évidemment, cela ne veut pas dire qu’ils n’en sont pas affectés !). Là encore, c’est souvent nous, adultes, qui par peur de nos propres émotions, essayons de protéger notre enfant – comme si inconsciemment nous tentions de nous protéger en même temps.

Ma grand-mère a perdu son frère (qui avait un an d’écart avec elle) à l’âge de 8 ans. Clairement, ce n’est pas pour le frère ou la sœur que ce genre de décès est le plus dur, mais pour les parents. Et nous transposons notre douleur sur l’enfant qui est, en fait, moins impacté.

Plus l’enfant est jeune, moins il sera conscient de ce qui se passe, et moins il y a d’objections à l’y emmener, au contraire. Comme je vous le disais, se familiariser avec la mort permet plus tard de mieux la vivre. Et quand l’enfant devient un peu plus grand, pourquoi ne pas lui demander son avis ? Finalement c’est pour “son bien à lui “ que l’on fait ce choix, pas pour le nôtre. Et notre petit, bien plus connecté à son cœur que nous le sommes, saura très bien ce dont son cœur a envie, et ce qui lui fait peur. A condition bien sûr de lui expliquer ce qui va se passer de façon claire :

“- Voilà comme ça va se passer : on va mettre la boite dans lequel est son corps sous la terre (ou : on va brûler son corps), est-ce que tu veux-tu venir ? Qu’est-ce que tu ressens ?”

Notre enfant n’acceptera jamais d’aller à un événement qu’il n’a pas envie de voir, ou qui lui fait peur. Mais si c’est important pour lui, même si c’est nous qui finalement avons peur et la transposons sur lui, respectons son souhait, car ça signifie qu’il a besoin d’assister à cela.

Une dernière fois : j’espère n’avoir blessé personne avec cet article, et n’estime pas détenir toutes les vérités sur le sujet ! Je donne une possibilité de réponse suite à mes observations et études sur la question. Chaque histoire est personnelle, et chacun d’entre vous fera certainement ce qui lui semble le meilleur pour son enfant dans chaque circonstance. C’est un sujet extrêmement douloureux mais qui méritait d’être abordé, et j’espère avoir pu vous apporter un élément de réponse.

Vous avez aimé cet article ? Si vous souhaitez aller plus loin dans l’éducation positive, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : nous vous enverrons alors (gratuitement !) le PACK « Pack éducation positive » :

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier !

Le stress au travail, la rentabilité, la peur de l’échec, les pressions de la hiérarchie…vous pensez à quoi ? Au burn-out, vous avez raison ! Dans le cadre professionnel le burn-out est reconnu et maintenant pris très au sérieux. En revanche, le burn-out familial, lui, reste encore tabou. Nous voudrions tous renvoyer l’image d’une famille épanouie, souriante, sans cris, sans pleurs bref, une famille « cool ». Pourtant parfois, il en est tout autre une fois que l’on est chez soi.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 20 mois. 

La vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille ; elle cache remous et bouillonnements et peut parfois se transformer en une cascade sans fin. Le stress quotidien et répété, la fatigue, les pressions que l’on se met ou que l’on subit poussent certaines familles vers un épuisement physique et psychologique. Aucun membre de la famille n’est épargné. Parents comme enfants subissent ce stress nocif.

Alors me direz-vous, comment arrive-t-on à un état d’épuisement tel que la vie de famille devient un fardeau (et ce malgré tout l’amour que l’on porte à nos proches) ? Quels sont les signes précurseurs et comment apaiser notre quotidien pour éviter le burn-out familial ?

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier

Tranche de vie d’une famille au bord de l’implosion, au cœur du burn-out familial

La porte claque, les mots volent, sifflent, claquent. Mon mari se terre dans la cuisine regardant une vidéo sur la tablette, écouteurs vissés sur les oreilles, le petit hurle dans son lit, l’aîné crie en se bouchant les oreilles tout en courant dans le couloir et moi assise par terre, les yeux remplis de larmes, je ne sais plus quoi faire. Notre quotidien avec l’arrivée de notre deuxième enfant était devenu un calvaire. Le stress du quotidien rythmé par les petits soucis de santé du dernier, la routine chronométrée entre école, nourrice, médecin et travail, les nuits hachées voire inexistantes ; tout cela nous a mené, petit à petit vers un état d’épuisement extrême. Les conflits ont peu à peu remplacé les rigolades et les fous rires. Les relations si fortes, si fusionnelles se sont distendues à tous les niveaux et entre tous. Dans notre couple, malentendus et incompréhension menaient à de nombreuses disputes. Avec les enfants nous étions plus tendus, nous ne supportions plus rien (bruit, agitation, parfois même contact physique). Et les enfants entre eux n’étaient plus tendres du tout, les griffures et morsures remplaçaient les caresses et les câlins.

Chacun était affecté : nous, adultes, parents nous étions irritables et de plus en plus renfermés ; les enfants, eux, étaient très sensibles à tout et pour tout, pleuraient sans cesse et  criaient au lieu de s’exprimer. La vie de famille était devenue invivable alors que nous la rêvions paisible et douce. Notre quotidien était à l’antipode de ce que nous voulions.

Cet épuisement émotionnel, cette perte d’énergie, de motivation ont fait naître chez nous une sorte de  détachement émotionnel. Nous accomplissions le quotidien, vidés, lessivés, sans sentiment avec l’angoisse permanente qu’une crise se déclenche ou que la nuit soit encore horrible. Aller au travail était devenu plus reposant, apaisant et motivant que la vie de famille. Nous vivions le burn-out familial de plein fouet, nous étions au bord de l’implosion de notre famille et de notre couple, sans vraiment nous en rendre compte. Nous avions l’impression que notre barque était en perdition. Tout cela est arrivé petit à petit sans que nous n’en n’ayons pris la mesure, trop pris dans les difficultés du quotidien. Notre sentiment d’« échec » nous faisait mal, car notre famille était à l’opposé de ce que nous rêvions de plus beau.

Et puis je ne sais pas vraiment comment, les choses se sont un peu calmées (peut être grâce à la fin des soucis de santé de notre bébé). Tout restait encore tendu mais nous avons vu un petit espoir. Nos familles et nos amis nous ont alertés sur notre état. Heureusement que nous étions bien entourés. Nous avons pris vraiment conscience que rien ne changerait pour nous sans du repos, du VRAI repos. Ce trop-plein de fatigue n’était plus vivable et nous nous sommes donc fait aidés pour régler les problèmes de sommeil de notre bébé (l‘accompagnement que nous avons suivi). De là, la tempête s’est un peu apaisée et notre vie a pu prendre un nouveau tournant.

Nous sommes passés tout proche de l’implosion et notre rêve de famille a bien failli se briser. Notre ciel était toujours un peu gris, parfois nuageux, parfois même pluvieux. Il nous a fallu du temps pour passer ce cap mais le burn-out était pourtant bien derrière nous. Il a laissé des traces ; il fait maintenant partie de notre famille, de notre histoire ; nous avons pourtant appris à nous construire avec. Aujourd’hui, les liens se retissent doucement, tout est fragile mais nous avons réussi à unir nos forces pour le dépasser.

Les signes qui doivent nous alerter ?

Le burn-out familial n’est pas simple à détecter quand on est dans une situation compliquée. Certains signes peuvent cependant nous alerter et méritent de ne pas être pris à la légère.

Souvent la fatigue est à l’origine d’un état d’épuisement physique. Si elle perdure dans le temps, elle peut avoir une répercussion sur notre bien-être général et notre état psychologique. Elle amène souvent avec elle une perte d’énergie et de motivation et parfois même l’apparition de douleurs (maux de tête, douleurs musculaires…). Si nous ressentons cela, nous pouvons déjà chercher les meilleurs moyens de nous reposer (demander à des proches de prendre les enfants une nuit de temps en temps, faire des siestes si c’est possible…). Etre parent c’est savoir aussi dire non à certaines choses et savoir déléguer. Nous ne sommes malheureusement pas des super-héros (même si nos enfants aiment particulièrement voler dans nos bras !). Se préserver est aussi essentiel.

Ensuite, le deuxième signe important est l’augmentation des conflits (je ne parle pas là des petites disputes « normales » dans une famille). Si ces derniers affectent notre quotidien et  prennent le dessus sur les moments d’apaisement, nous ne devons pas rester indifférents. Les conflits disparaissent rarement d’eux même. Ils apportent souvent rancœurs et amertume. Essayons de discuter, de communiquer et de trouver des terrains d’entente pour que chacun retrouve sa place.

Enfin, si l’on commence à se sentir en échec et à perdre confiance, n’hésitons pas à nous faire aider. Lorsque le burn-out s’installe, nous sommes souvent moins lucides sur nos capacités, nous broyons un peu (voire beaucoup) du noir. Nous avons l’impression de ne pas réussir à être le parent que nous voulions. Ce sentiment d’échec peut avoir un lourd impact sur notre estime de soi. Etre parent n’est pas inné, il y a des hauts et des bas. Quand le burn-out s’installe dans la famille, la spirale nous tire souvent vers le bas et inverser la tendance sans aide n’est pas aisé. Accepter de travailler sur soi seul ou en famille, c’est aussi permettre à chacun de se créer des bases solides et de construire un avenir rayonnant. Pour cela, mieux vaut se faire aider. Il existe des psychologues de couple, ou d’autres que l’on peut consulter en famille. Les retraites familiale aussi peuvent faire le plus grand bien pour se retrouver et recréer des liens. Et bien sûr les coachings de Cool Parents Make Happy Kids peuvent nous apporter une aide précieuse pour le quotidien et des groupes d’échange où l’on déculpabilise !

Apaiser le quotidien pour éviter le burn-out familial

Le burn-out s’installe souvent petit à petit, la situation dérape, nous échappe et nous sommes au burn-out avant même de nous en rendre compte. Mais je vous promets, cette situation est loin d’être inévitable, et on a tous réellement la possibilité de s’en sortir.  Comprendre le burn-out est déjà un grand pas. Tenter de prendre soin de chacun au quotidien, même un tout petit peu, permet d’apaiser les tensions. Nous pouvons commencer par mettre en place des petites choses pour éviter d’en arriver au burn-out familial.

Les tensions dans une famille sont nombreuses et tout à fait normales, cependant, elles ne doivent pas s’accumuler et laisser des rancœurs nous endurcir. La clé est comme souvent la communication. Les incompréhensions, les malentendus et les quiproquos sont les racines du burn-out. Il se nourrit de nos discordes. Apprendre à communiquer est important. Des petits choses peuvent faire rayonner une journée et renforcer les liens : 

  • dire merci à ses enfants, sa femme, son mari, même pour les choses « normales », 
  • voir le positif et le souligner permet de prendre confiance 
  • avoir des petites attentions les uns envers les autres, ou un geste d’affection, une gentille parole au moins une fois par jour, envers notre conjoint(e), nos enfants. 
  • et pourquoi pas prévoir de temps en temps une petite surprise, qui brise le train train quotidien. Ce soir c’est pizza-dessin animé tous ensemble. Piscine, patinoire, pique-nique en famille. 

Tous ces « détails » sont essentiels car ce sont eux qui s’envolent en premier quand les situations deviennent difficiles. Alors, on ne va pas se mentir, c’est loin d’être simple à mettre en place, quand on est déjà fatigué, agacé, mais je vous invite à commencer par des petites choses. Vous pouvez vous donner un petit objectif atteignable pour aujourd’hui, et ce sera déjà énorme d’y parvenir !

La deuxième chose à ne pas oublier (et qui passe souvent à la trappe dans nos emplois du temps de ministre) c’est de prendre le temps. Du vrai temps en famille, du temps où l’on ne court pas, où l’on ne doit pas se dépêcher, du temps avec chacun. Et qui dit du temps avec chacun dit aussi du temps pour soi. Nous culpabilisons souvent de laisser nos enfants à la baby sitter pour aller boire un café avec une copine ou faire un apéro avec les copains ou encore pour se faire un resto en amoureux. Prendre soin de soi, décompresser, permet aussi de recharger ses batteries. Nous le savons c’est essentiel, mais pas facile à faire.

Enfin, baisser légèrement nos exigences envers nous-même et nos enfants peut nous permettre de diminuer la pression qui pèse parfois sur nos épaules (ou que l’on se met). La famille parfaite n’existe pas, les parents parfaits et les enfants modèles non plus (et heureusement d’ailleurs). A chacun de trouver son équilibre et de voir les points sur lesquels une petite souplesse est acceptable pour gagner un peu de sérénité et de sourires.

Et puis pour ajouter un peu de rires et permettre à tous de vivre le quotidien de manière plus détendus, je vous invite à passer par le jeu. Vous trouverez pleins de petites astuces et idées dans le pack « Time to play », pour que s’habiller, ranger, ou encore se laver les dents, se fasse dans les rires. Vous pouvez le recevoir gratuitement dans votre boîte mail, ici!

Etre parent est un super challenge. Si déjà vous lisez tout ça c’est que vous cherchez des solutions que vous avez à coeur d’y arriver. Vous êtes sur le bon chemin. N’oublions pas que c’est avec des petits pas que l’on gravit des montagnes, donc vous pouvez y arriver ! 

___

« Osez vivre pleinement votre vie ! »

signer avec bébé

signer avec bébé

Utiliser ses mains pour parler avec son enfant alors que l’on se dit déjà qu’il nous faudrait quatre bras en plus pour réussir à gérer la maisonnée, quelle drôle d’idée ! Pourtant loin d’être loufoque et même si, à première vue, cette pratique ne paraît pas spontanée, cette idée a l’air de germer au sein des crèches, chez les nourrices et dans de nombreuses familles.

La langue des Signes pour Bébé (LSB) prend sa source dans la Langue des Signes Française (LSF). Cependant, comme elle n’a pas pour objectif d’être une langue à part entière, mais simplement d’offrir un support de communication simple et ludique entre les parents et leur bébé, il est plus approprié de parler de “communication gestuelle associée à la parole”. Signer avec son bébé ne remplace pas les mots car le signe est toujours accompagné de la parole. Cela permet seulement à l’enfant d’associer un geste à un mot, un besoin ou une émotion afin de pouvoir s’exprimer plus facilement.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 19 mois pour vous en dire un peu plus sur le sujet.

Comprendre son enfant, voilà ce que souhaite chaque parent. Cela est un défi quotidien et en toutes circonstances. Il est vrai que parfois nous parvenons à décoder quelques babillages, mimiques ou encore certains pleurs mais nous n’y arrivons pas à chaque fois. Cela laisse un goût amer, une sensation d’impuissance, nourrissant ainsi de nombreuses tensions. Lorsque nous devenons parents, aucun dictionnaire ou traducteur n’est livré avec bébé ! Nous y allons souvent à tâtons pour comprendre ce que notre enfant veut réellement nous dire. Pour ma part, j’ai changé de nombreuses couches avant de comprendre que mon bébé avait faim ou froid ou chaud.

Avant tout, il faut savoir que le but du langage gestuel n’est en aucun cas d’accélérer le développement de notre enfant. Même si, en stimulant la parole par des gestes, nous l’amenons à réfléchir, à observer ; l’objectif principal est ailleurs. 

Qu’est-ce qu’on gagne à signer avec son bébé ?

Quand notre nourrice nous a dit vouloir se former à la langue des signes pour bébé afin de l’apprendre à Romain, nous étions un peu sceptiques. Nous ne savions pas à quoi cela aller nous avancer. C’est vrai que jusqu’ici les seules onomatopées que Romain savait prononcer ne nous permettaient pas de savoir ce qu’il voulait du premier coup. Nous proposions souvent des dizaines de choses avant de satisfaire son besoin ou de répondre à sa demande. Inévitablement à la clé : beaucoup de temps de perdu et de crises liées à cette incompréhension. Signer avec notre bébé a transformé nos rapports. Nous avons vite compris les avantages de cette communication gestuelle.

Après un peu de pratique, à 18 mois, Romain savait nous faire comprendre ce qu’il voulait. Nous savions quand il avait faim, quand il voulait boire… Imaginez la satisfaction que nous avions de pouvoir répondre aux besoins de notre enfant avant qu’il ait la capacité de pouvoir parler. 

La langue des signes est un allié précieux pour communiquer. Notre enfant est mieux compris et donc moins frustré. Les colères ont ainsi considérablement diminué.

Signer avec son bébé a un second gros avantage : faire baisser le niveau sonore de la maison. Chez nous, avec deux garçons, je l’avoue c’est assez bruyant, du coup quel bonheur quand Vincent a réussi à signer « j’ai faim » sans hurler, accroché à sa chaise haute. L’ambiance s’est tout de suite détendue. Nous étions moins irrités par les cris et donc plus enclin à répondre activement et de manière bienveillante à ses attentes. 

Cette pratique gestuelle demande un peu d’exercice car elle utilise le regard. Adultes, nous devons nous mettre à la portée de notre enfant, créer une relation visuelle avec lui et non plus lancer des mots en l’air à travers l’appartement. En alliant geste et langage, nous captons indéniablement l’attention de notre bébé. Notre relation avec lui peut devenir plus sereine, plus apaisée et plus respectueuse.

La langue des signes pour bébé a par ailleurs un autre atout. Non seulement, nous parents, nous comprenons notre enfant mais quiconque à qui nous expliquons les signes de bases est en mesure de décrypter ce qu’il veut. Pour moi qui ai un peu de mal à me détacher des enfants, à les laisser chez les grands parents par exemple, je me suis vue nettement plus sereine quand j’ai constaté que ma maman donnait un gâteau à Romain quand il a allié ces trois gestes : « encore », « gâteau » et « s’il te plait »). La connexion était établie…

Est-ce que signer avec son bébé retarde l’arrivée du langage ?

Ce n’est pas parce qu’un enfant se déplace à 4 pattes qu’il marchera moins vite. Il en est de même avec la langue des signes. L’enfant va comprendre de lui-même l’avantage qu’il a à communiquer et le plaisir de l’échange. Il va vouloir de plus en plus échanger et se rendra compte que le langage oral est plus riche, plus nuancé que la langue des signes pour bébé. Ce moyen de communication n’est qu’une phase, elle n’a pas pour but de durer des années. D’après moi c’est un réel tremplin, une prise d’élan, un avant-goût qui motive l’enfant à entrer en contact avec nous et avec les autres.

Il est important que le langage gestuel ne remplace pas la parole. A nous de trouver le bon équilibre et surtout de  continuer à prononcer les mots. L’enfant pour apprendre à parler a nécessairement besoin d’entendre les mots associés au gestes pour acquérir aussi le vocabulaire. Signer avec notre bébé n’est qu’un support complémentaire pour l’amener vers le langage oral.par quoi on commence ?

 

Vous avez maintenant compris tout l’intérêt de signer avec son bébé. Super… mais par où commence t-on, à quel âge et comment ?

Pour l’âge, je dirais, dès que vous pouvez. Comme l’enfant apprend par mimétisme, plus il vous verra répéter les gestes, plus il saura vite les comprendre puis les reproduire.

Prenez le temps d’observer les frustrations de votre enfant. Chez nous, elles tournaient beaucoup autour de la thématique du repas. Nous avons donc démarré avec six mots : « encore », « gâteau » « boire » « manger » « s’il te plait » et « merci ». Ensuite nous avons étoffé au fur et à mesure des situations : « papa », « travail », « pardon », « j’ai besoin d’aide »… 


Pratiquer le langage gestuel est propre à chaque famille, chaque enfant. Si le geste n’est pas exactement bien réalisé, ce n’est pas grave, l’important est que tout le monde se comprenne. Si votre enfant veut inventer un geste pour décrire une émotion, pourquoi pas. Ce serait dommage de se crisper et de perdre le côté ludique de l’exercice.
Après tout dépend de vous, de votre motivation et du temps que vous avez. Si vous souhaitez être accompagné et découvrir plus de 25 signes en vidéos, vous pouvez vous tourner vers le mini-coaching: « Communiquer et signer avec bébé »En 5 sessions vous mettez en place avec votre enfant le socle d’une belle relation pour les années futures, et vous apprendrez le B-A BA du langage des signes pour bébé.



Voici quelques illustrations de Laure CHEVEREAU, sur les mots et les émotions les plus couramment utilisés : c’est par ici que ça se passe !

Allez, vous êtes à un pas, euh non pardon à deux mains, de diminuer la frustration de vos enfants et de rendre vos échanges avec lui plus sereins.

Ne vous mettez surtout pas de pression, cette pratique doit rester un plaisir. Certains gestes sont plus difficiles à réaliser, lorsqu’il faut, par exemple, coordonner les deux mains. Prenez donc patience, ne baissez pas les bras et persévérez, vous verrez vite la joie dans les yeux de votre enfant quand il se sentira compris. 

 

Cet article vous a plu ? Vous aimeriez aller plus loin ? Découvrez le pack  » Bébé » !

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier !

 

 

Derniers articles

Derniers articles

 

 

Commentaires

Commentaires