truffes au chocolat

truffes-au-chocolat-CPMHK-0-768x376Pourquoi ne pas y avoir pensé avant ? Ils aiment faire de la pâte à modeler ? Ils vont adorer faire des truffes au chocolat ! Et en plus, cela leur donne l’occasion de faire des petits cadeaux ! Quel plaisir d’offrir aux autres ce que l’on a soi-même fait. Les grands-mères, les amis,  la nounou, la voisine, le boulanger, tous vont se régaler…

Alors la recette pour une cinquantaine de petites truffes au chocolat. Au final cela ne fait que 4 sachets, donc n’hésitez pas à multiplier la dose, si vous souhaitez en offrir à tous.

  • 500g de bon chocolat noir de cuisine

  • 100g de beurre

  • 4 jaunes d’œuf

  • 15g de sucre vanillé

  • 160g de sucre glace

Et pour les enrober, faites votre choix : poudre de cacao non sucré (type Van Houten), poudre de coco, amandes effilées (les écraser avant), mini perles de sucre ou vermicelles multicolore, cacahuètes (les écraser avant), graines de sésame, etc.

Faire fondre le chocolat et le beurre dans une casserole. Puis retirer du feu et ajouter les jaunes d’œufs, le sucre vanillé et le sucre glace. Bien mélanger. Mettre au frigidaire au moins une heure. S’il est resté longtemps au frigidaire, sortir le bol à l’avance pour que la pâte ne soit pas dure comme du béton car vous risqueriez de ne pas pouvoir enfoncer la cuillère.

Allez hop, tout le monde fait des petites boules, qu’on roule ensuite dans la décoration de son choix.

Et hop, on les met les truffes au chocolat dans des sachets, prêts à être offerts !

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enfant jaloux

« Il a eu plus de gâteau que moi, c’est pas juste ! », « Tu es toujours avec le bébé », « Louise a une nouvelle poupée, j’en veux une aussi ! », « Paul court plus vite que moi, je suis nul  » : quel parent n’a jamais été confronté à la jalousie de son enfant, vis-à-vis d’un copain, d’un frère ou d’une soeur, ou même de l’autre parent ? Dans ces moments-là, on voudrait pouvoir raisonner et apaiser notre enfant, mais on ne sait pas toujours comment s’y prendre…

La jalousie est un sentiment universel, mais peut-on l’éviter ? Et quelles sont les clés pour aider notre enfant à vaincre la sienne ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4,5 ans et de Tristan, 2, 5 ans.

Lorsque j’étais enceinte de mon deuxième enfant, Tristan, j’ai entendu tout et son contraire sur la manière dont il fallait se comporter avec l’aîné pour éviter la fameuse « jalousie du grand frère ». J’écoutais ces conseils d’une oreille distraite, car je pensais naïvement qu’avec tout l’amour que nous portions à Arthur, nous y échaperions, et que si elle survenait nous saurions gérer sa jalousie en deux temps trois mouvements… Grosse erreur ! C’était sous-estimer le tsunami que peut représenter l’arrivée d’un autre enfant pour l’aîné, et la difficulté que nous pouvions parfois avoir, nous parents, à y faire face. Deux ans et demi (et pas mal de crises :-)) plus tard, je reste néanmoins optimiste : non, la jalousie n’est pas insurmontable, et l’on peut (presque) en venir à bout avec un peu de bon sens, de patience, et évidemment une montagne d’amour…

Alors comment faire ?

Non, la jalousie n’est pas un vilain défaut !

D’abord, comme toujours, pour aider notre enfant, il me semble essentiel d’essayer de se mettre à sa place. Imaginons qu’un soir, notre conjoint(e) rentre à la maison et nous dise : «  Chéri(e), j’ai une super nouvelle à t’annoncer ! Je vais avoir une nouvelle femme/un nouveau mari, et elle/il va venir vivre à la maison avec nous ! N’est-ce pas merveilleux ? ».  Combien d’entre nous auraient envie d’étrangler le conjoint(e) et/ou de fuir la maison à toutes jambes ? 🙂

Autre exemple : pour noël, notre conjoit (e) nous a offert un livre de poche que nous avions déjà en trois exemplaires, et notre meilleur(e) ami(e) arrive en s’exclamant « Michel(le) m’a offert un magnifique bracelet en or / un voyage aux Seychelles / une voiture neuve ! »… Quelle est la probabilité pour que nous soyons légèrement envieux, non en fait carrément jaloux de notre ami(e) ? 

Bref, la jalousie est un sentiment parfaitement normal, humain, et rien ne sert de juger, gronder, ou pire culpabiliser notre enfant s’il est jaloux !

A l’inverse, pour l’aider à y faire face, faisons avant tout preuve d’empathie, essayons de comprendre la cause profonde de sa jalousie, et aidons-le à mettre des mots sur ce qu’il ressent.

A t-il peur de perdre l’amour de ses parents au profit de la petite sœur ? Se sent-il moins important parce que son frère a eu une plus grosse part de gâteau ? A-t-il l’impression d’être un incapable parce que son copain a gagné contre lui à la course ?

Si, au lieu de minimiser ses sentiments « Mais enfin, c’est ridicule, tu sais bien que nous t’aimons toujours ! », « Toi, tu as déjà plein de poupées, tu n’as pas besoin d’une nouvelle ! » nous nous efforçons de les reconnaître et de les verbaliser « Tu es triste car tu aimerais que je passe plus de temps avec toi ? », « Je comprends, cela peut être dur de voir un copain réussir quelque chose que l’on n’arrive pas à faire », il y a de grandes chances pour que atténue beaucoup sa jalousie…

Et si nous avons des difficultés à trouver les mots justes, certains livres qui peuvent nous y aider, comme par exemple « Jaloux pas jaloux », Catherine Dolto, ou « Quand je suis jaloux », Trace Moroney, ed Piccolia.

Mais bien sûr, cela n’est pas toujours suffisant pour venir à bout d’un sentiment si complexe.   cool coaching

Jalousie entre frères et sœurs : quelques règles d’or

La jalousie et la rivalité dans une fratrie… vaste sujet ! Nous en avons d’ailleurs déjà parlé dans plusieurs articles :

https://www.coolparentsmakehappykids.com/jalousies-entre-freres-soeurs-venir-a-bout/

https://www.coolparentsmakehappykids.com/bien-gerer-disputes-entre-enfants/

Pour gérer les questions de rivalités dans la fratrie, en plus du livre Cool parents make happy kids bien sûr :-), il y a un livre qui m’inspire beaucoup, « Frères et sœurs sans rivalité », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. S’il est illusoire de croire que l’on peut éviter toute jalousie entre frères et sœurs, on peut cependant la limiter en gardant en tête quelques règles d’or :

  • Il est préférable d’intervenir le moins possible dans les conflits entre nos enfants, et de ne pas prendre parti. Néanmoins, cela est parfois nécessaire pour les protéger (l’un risque de blesser l’autre par exemple), ou pour ls inviter à trouver une solution qui convienne à tout le monde.
  • Plus nous attendons de nos enfants qu’ils s’aiment ou s’entendent bien, moins c’est le cas… Mais plus nous les autorisons à se détester (si si !) et moins c’est le cas aussi ! 🙂
  • Ne cherchons pas à tout prix l’égalité : nous pensons souvent que pour être justes, nous devrions donner exactement la même chose à chaque enfant, or c’est rarement ainsi qu’ils le perçoivent ! Mieux vaut se concentrer sur les besoins individuels de chacun. De même, plutôt que de dire à nos enfants que nous les aimons tous de la même façon (ce qui est en réalité, rarement le cas), montrons leur que nous les aimons chacun de façon unique, parce que chacun est unique à nos yeux. C’est ce qui leur fera ressentir que nous les aimons vraiment 🙂
  • Evitons de comparer nos enfants entre eux : même si cela est parfois tentant, il faut l’avouer, rien n’est pire que la comparaison (positive ou négative) pour alimenter la jalousie ! Au lieu de « Tu manges très salement, même ton petit frère mange plus proprement ! » ou « Regarde, sa sœur est déjà prête alors que tu n’as même pas mis ton pantalon ! » préférons « On mange avec sa fourchette, pas avec ses doigts » ou « Mets vite ton pantalon pour que nous puissions partir à l’école »…
  • Evitons enfin de leur mettre des étiquettes qui les enferment dans un rôle dont ils auront bien du mal à se défaire : le « fort », le « faible », le « méchant », le « gentil », etc…

Le cas de l’arrivée d’un petit frère/sœur

Là encore, c’est un sujet que nous avons déjà abordé et sur lequel il y a tant à dire !

https://www.coolparentsmakehappykids.com/eviter-jalousie-de-laine-a-larrivee-deuxieme-enfant/

https://www.coolparentsmakehappykids.com/avoir-un-deuxieme-enfant/

Bien sûr, même en suivant tous ces conseils à lettre, on ne peut pas prévoir à l’avance comment notre enfant va réagir… Dans tous les cas, deux maîtres-mots : bienveillance et de compréhension 🙂 Il existe aussi pléthore de livres qui permettent d’aborder le sujet avec notre enfant, et donc de l’apaiser un peu, n’hésitons pas à nous en servir ! Mon chouchou : “Vous êtes tous mes préférés”, Sam McBratney, Anita Jeram, Ecole des Loisirs

Rassurer, encore et encore, notre enfant sur notre amour pour lui

L’une des grandes causes de la jalousie entre frères et sœur, c’est bien sûr la peur de perdre l’amour de leurs parents, ou même le simple fait de devoir le partager.

Pour les rassurer, l’une des meilleures astuces qui m’ait été donnée pendant ma deuxième grossesse (et l’une des rares que j’ai écoutée attentivement :-)), dont je me sers encore parfois, est peut-être celle-ci : dans une jolie feuille de couleur, on découpe un grand cœur sur lequel on écrit « Maman ». A l’intérieur de ce cœur, on en colle un plus petit d’une autre couleur sur lequel on écrit « Papa », un autre sur lequel on écrit le prénom de notre enfant, un autre encore sur lequel on écrit le prénom de son frère ou sa sœur… Cela permet, on l’aura compris, d’expliquer à notre enfant que notre cœur est assez grand pour accueillir plusieurs personnes (on met d’ailleurs autant de petits cœurs qu’on le souhaite dans le grand !) et que l’un ne prend pas la place de l’autre ! 🙂 Chez nous, cela a été plutôt efficace.

N’hésitons pas non plus à répéter, à longueur de journée, sur tous les tons s’il le faut, à nos enfants que nous les aimons.

Mais l’une des meilleures preuves d’amour reste encore l’attention et le temps que nous leur consacrons. Même si cela n’est pas toujours évident, surtout avec l’arrivée d’un nouveau bébé, efforçons nous de trouver chaque jour, un moment privilégié avec chacun de nos enfants. Parfois quelques minutes suffiront, à condition d’être pleinement avec lui. Cela peut nous éviter bien des jalousies !

L’aider, encore et encore, à avoir confiance en lui

Souvent, lorsque l’on est jaloux, c’est parce qu’au fond nous manquons de confiance en nous. Si nous nous trouvons nuls ou “pas assez bien”, nous aurons forcément tendance à envier les autres… A l’inverse, si nous sommes conscients de notre valeur et de nos qualités, nous aurons beaucoup moins tendance à « regarder dans l’assiette du voisin » ! Bien sûr, cela est vrai pour nos enfants. Un bon moyen moyen de venir à bout de leur jalousie est donc de leur donner, autant que possible, confiance en en eux… Comment faire ? Quelques idées ici :

https://www.coolparentsmakehappykids.com/3-astuces-donner-confiance-soi-a-enfant/

https://www.coolparentsmakehappykids.com/meilleur-moyen-donner-confiance-soi-enfant/

https://www.coolparentsmakehappykids.com/donner-confiance-soi-enfant-manque-de-confiance-soi/

https://www.coolparentsmakehappykids.com/de-enfant-adulte-a-confiance-lui/

Et si malgré toutes ces astuces la jalousie persiste, ne culpabilisons pas et restons zen, rappelons nous c’est aussi par ces expériences que notre enfant grandit !

déguise

déguiseCe soir pour le  dîner, on arrive déguisé en tout et n’importe quoi !

Un seau sur la tête, les chaussures de papa aux pieds, une cravate en ceinture, le maquillage de Maman, une robe de princesse, une cape de superman, un nœud papillon en papier, des lunettes de soleil, un collier en petites cuillères, trois couettes sur la tête… Vous l’aurez compris aujourd’hui on dine entre clowns.
Et pour rajouter des rires on peut prendre une drôle de voix qui aille avec notre déguisement pour tout le diner.

Cool Parents Make Happy Kids

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avoir un deuxieme enfant

avoir-un-deuxieme-enfant-CPMHK-1030x569Avoir un deuxième enfant, c’est s’exposer à la jalousie de l’aîné vis-à-vis du bébé. Mais cela n’est pas une fatalité, elle dépend bien sûr du caractère de l’enfant, mais aussi de notre comportement. Suite à l’article précédent,  voici la liste des comportements à éviter à l’arrivée du deuxième enfant.

Evitons que le futur petit frère lui « pourrisse » la vie avant même qu’il soit né

Avant d’avoir un deuxième enfant, une amie m’avait prêté un livre expliquant la grossesse et la naissance du futur petit frère à la grande sœur. J’ai été littéralement scotchée par ce bouquin qui racontait que Maman était très fatiguée à cause du bébé, qu’elle ne pouvait plus venir jouer au parc à cause du bébé, qu’il ne fallait pas crier près du ventre, etc. Bref, l’histoire de « Comment ton futur petit frère te pourrit déjà la vie alors qu’il n’est même pas encore né ». Il parait qu’il y a des enfants qui donnent même des coups dans le ventre de leur maman… Ce comportement ne pourrait-il pas être évité si nous avions fait attention à ce que la grossesse ne soit pas synonyme de contrainte et d’interdiction pour l’aînée ? Par exemple, en essayant de trouver des alternatives pour expliquer les choses, sans les mettre en lien avec le futur bébé « Tu es devenu lourd, je ne peux plus te porter, demande plutôt à papa qui est plus fort »

Malgré cela, il n’est pas facile pour  Minimôme, d’entendre pendant 6 mois toutes les personnes qui l’entourent ne parler que du bébé « alors, t’es content tu vas avoir un petite frère ? Faudra être avec gentil avec lui» : cela peut être un brin agaçant, voir stressant. Surtout si nous lui rabâchons sans cesse qu’il faudra être gentil, sage, ne pas faire ceci, se comporter comme cela, comment peut-il se réjouir de l’arrivée du numéro 2 ? Présentons lui cette arrivée de façon positive, afin de l’aider à accueillir ce bébé dans la joie et la bonne humeur : « Tu vas être sœur, c’est super ! Tu voudras faire quoi avec ton frère quand il naîtra ? Tu voudras lui donner le biberon ? Et quand il sera plus grand, tu voudras jouer au ballon avec lui ?».

Evitons ensuite que son arrivé ne soit que source de contraintes

Une fois le deuxième enfant arrivé, c’est la même chose. Comment aimer un enfant qui s’accapare vos jouets, devient le centre de l’attention de Papa et Maman et casse toutes vos petites habitudes en famille ? Globalement, cela détendra bien l’atmosphère que nous ne nous empêchions pas de poursuivre nos sorties en famille, à cause du petit frère (voir l’article « Bébé est arrivé : comment ne pas déprimer et en profiter ! »).

Mais c’est aussi une question de communication, en évitant de dire que l’on ne peut pas faire ça ou ça à cause du deuxième enfant. Par exemple, à la question « Maman, tu viens jouer au Loto avec moi ? », le simple fait de répondre « Non je donne le biberon à ton frère » peut agacer le grand. Lui répondre « Oui, prépare le loto et j’arrive » évitera de faire grandir ce sentiment de jalousie qu’il peut déjà ressentir.


 

Ne lui demandons pas de tout partager tout de suite

On pourrait se dire qu’il faut qu’il sache qu’il n’est pas le roi, et qu’il doit partager. Mais non seulement il partage sa poussette ou sa chambre, mais aussi sa vie, sa maison et ses parents avec ce nouveau petit être. Et c’est déjà beaucoup ! Pourquoi ne lui laisserions pas le temps d’apprendre petit à petit à partager ses jouets. En attendant, le bébé peut montrer l’exemple en prêtant à son aîné tous ses nouveaux jouets. Profitons-en tant qu’il ne sait pas dire non 😉

Concernant les choses qu’il va forcément devoir partager avec le « petit », comme la chambre et la poussette, la façon de présenter la chose est essentielle. Ne trouvez-vous pas qu’il y a une différence entre dire « Le bébé dormira dans ta chambre, il ne faudra pas faire de bruit » et « On va préparer le lit du bébé ensemble et c’est toi qui va choisir où on le met dans la chambre » ?  L’impliquer dans la décision, en lui laissant le « choix » peut être une bonne solution.

Ce serait tellement dommage de le gronder à cause de son petit frère

Le meilleur moyen pour créer de la jalousie c’est de gronder l’aîné à cause du bébé, et c’est encore pire quand il n’y a pas de mauvaise intention de la part du grand. Par exemple, le gronder parce qu’il lui fait un câlin trop fort. Le freiner dans ses gestes d’affection, quel dommage ! Mieux vaut lui expliquer, l’inviter à regarder comment réagit son petit frère « regarde son visage, il est content là tu crois ?». Encore aujourd’hui, je prends sur moi pour ne pas ordonner à ma fille d’arrêter de taper son petit frère pour jouer, et je lui demande plutôt « Tu ne crois pas que tu lui fais mal, là ? » et trois fois sur 4, elle me répond « Non, regarde, y rigole! », et elle a raison… Même si cela arrive, bien sûr, qu’elle le sert un peu trop fort et qu’elle lui fasse mal : « Regarde comme il pleure, il a eu mal, il faut que tu lui dises pardon». Cela se termine en général par un « pardon bébé pardon » et un autre câlin … moins fort.

L’impliquer dans les actions avec le deuxième enfant

Même si le nouveau Babymôme est facile, cela prend du temps de s’occuper de lui, temps que l’on ne passe plus à s’occuper du grand. Un bon moyen d’éviter cela, c’est d’impliquer l’aîné. En lui proposant (s’il le souhaite) de nous aider, d’aller chercher le bavoir, de tenir le biberon, de mettre de l’eau sur les cotons, etc., Cela nous permet d’occuper l’aîné en même temps que l’on s’occupe du bébé, et en plus de donner de l’importance à l’aîné. Il a l’impression de faire partie de l’équipe !

Ce n’est pas drôle d’être grand

Je me souviens de quelques phrases que nous disions pensant bien faire : « Toi, tu es grande, donc tu peux manger toute seule », « Toi, tu n’es pas un bébé, donc tu ne pleures pas » ou « Toi, tu es grande, donc tu n’as plus de biberon » ou encore « Lui, c’est un bébé, donc il pleure, c’est normal ». Même si la plupart des enfants ont envie d’être grands, si on leur explique qu’être un bébé apporte des privilèges, ils vont tout faire tout pour qu’on les considère aussi comme des bébés. Et en autre, pleurer. Donc pour minimiser cela, c’est déjà bien d’éviter de dire « parce que c’est un bébé », et de privilégier plutôt « il pleure parce qu’il a faim. Et quand les bébés ont faim, ils ont mal au ventre. Toi tu as mal au ventre ? ». Et temps en temps bien sûr l’aîné veut se faire chouchouter comme le petit, alors quand on voit « qu’il fait le bébé », pourquoi ne pas lui proposer de jouer au « bébé » pour de faux ? C’est drôle de jouer au bébé, il sera content, et quand le jeu sera fini, il ne sera plus un bébé !

Même si la jalousie est bien sûr liée au caractère de l’enfant, et que c’est plus difficile d’avoir un deuxième enfant avec un aîné qui a besoin de beaucoup d’attention, tous ces petits gestes peuvent améliorer grandement les choses ! Mais après cette arrivée du deuxième, comment faire pour que la bonne entente s’installe et perdure ? Comment éviter au max les disputes, les motiver à partager et zapper les jalousies intempestives ? Je vous dis tout dans le Pack Frères/Sœurs, un dossier complet (et gratuit) truffé de pistes et des clefs pour qu’ils s’entendent mieux au jour le jour. Inscrivez-vous ci-dessous pour le recevoir gratuitement dans votre boite, en indiquant simplement votre mail !

Face à une crise d’un enfant de 3 ans, on est souvent désemparé. Comment désamorcer la situation en quelques questions. Je laisse la parole à Maÿlis, maman de 2 enfants, Valentin 3 ans et Léa 6 ans

L’autre jour mon fils, Valentin, le petit dernier de 3 ans,  m’a posé un challenge.

Vous savez, une de ses fameuses situations compliquées où l’on sait que c’est à 2 doigts de déraper… Un matin où j’étais déjà en retard pour partir à l’école, Léa, mon aînée a couru pour appuyer sur le bouton de la lumière ET celui de l’ascenseur avant lui… face à une enfant de 3 ans, la situation est franchement grave! La crise de colère était imminente, à ses yeux, le bouton de l’ascenseur, c’est réellement quelque chose d’important.

Je voyais l’heure tourner: le stress est monté en flèche !  

J’étais en train de perdre patience et j’étais donc prête à lui crier dessus en me disant « de temps en temps j’aimerais bien juste qu’il fasse ce que je veux sans se poser de questions« .

J’imagine que ça vous est déjà arrivé? Que ce genre de situation vous parle, peut-être dans un contexte légèrement différent ? Cet éclair de lucidité m’a laissé qq secondes de répit avant “explosion imminente”, et je me suis posée deux questions qui m’ont aidée à faire redescendre la pression :

Crise d’un enfant de 3 ans, la question qui aide à prendre du recul :

« Quel est mon but à l’instant présent ? Cette question peut sembler anodine. 

Mais face à une situation de stress, c’est une question que l’on gagnerait à se poser régulièrement.

Dans mon cas, le problème d’origine, lequel était-ce ? Nous allions être en retard. Mon but était qu’on soit à l’heure à l’école. Est-ce que le fait de lui crier dessus allait me faire gagner du temps ? Est-ce vraiment le bon moyen pour désamorcer une crise d’un enfant de 3 ans ? (ou quelque soit son âge d’ailleurs 🙂 )

On est tous d’accord, la réponse est non sans hésitation, me mettre à crier, ce n’était pas la bonne stratégie, je risquai au contraire de faire empirer la situation. 

Il me restait donc à me re-concentrer sur mon objectif principal, que mon énervement m’avait fait oublié: partir au plus vite à l’école!

Crise de colère, la deuxième question qui aide à faire redescendre la pression :

Une fois que nous avons remis les choses dans le contexte, l’esprit y voit déjà un peu plus clair, mais le stress est encore là : il reste malgré tout à gérer la situation explosive.

Pour cela, la deuxième question que nous pouvons nous poser, est :

« Qu’est-ce que je peux/veux lui transmettre à travers cet événement ? » (ou du moins essayer ne serait-ce qu’un petit peu) .

Bon mieux vaut avoir réfléchi en amont à la réponse à cette question, pour réussir à se remémorer la réponse en plein contexte de crise… Pour moi, ma réponse, c’était : je veux savoir reconnaître ses frustrations qui sont bien réelles, tout en lui apprenant à ne pas «rester bloquer» sur ce qui est fait et “plus réparable”. Avoir réfléchi en amont à notre objectif éducatif, et se le rappeler, permet de nous donner une motivation forte.

Et bien vous savez quoi, cette fois-là, grâce à ces deux questions :

  • la pression est instantanément redescendue, 
  • ma confiance et mon énergie ont été boostées,

Je l’ai pris dans les bras “Oh ba oui mon coeur, c’est pas chouette toi aussi tu voulais appuyer sur les boutons. Tu crois que l’on a droit d’appuyer sur tous les boutons ? Qu’est-ce qu’il se passe si on fait ça ? ” J’ai réussi à éviter la crise !!

Est-ce qu’on arrivera à tous les coups à se poser ces deux questions ? 

Il est fort probable que non, car cela dépend entre autre, de notre disponibilité et de notre imagination à l’instant T. Ce que nous n’avons pas tout le temps (fatigue quand tu nous tiens…).

D’ailleurs mon propos n’est pas que nous devenions des wonder-parents ou des supers-héros de la lutte anti-crise. 

Mais plutôt, que l’on évite de se mettre en situation de stress pour petit à petit: remplacer la question “c’est pas vrai, ça recommence, comment je vais pouvoir m’en sortir ?” par, « ok, qu’est-ce que je veux réellement, quel est mon objectif ? ».

Rien que cela, il y a de fortes chances que notre enfant sente la différence chez nous et que par effet miroir, il réagisse différemment, ne serait-ce qu’un petit peu (voir l’article sur les neurones miroirs)cool coaching

Maintenant, quelques astuces pour désamorcer une crise de colère :

Voici 4 clés utiles pour éviter ou désamorcer une crise chez les jeunes enfants:

  • Anticiper de notre côté un événement qu’on sait “compliqué”, par exemple : 
    • Emmener le goûter avec soi « au cas où » quand on a un rendez-vous chez le médecin et que l’on n’est pas sûr d’être à la maison pour celui-ci si jamais le médecin a du retard.
    • Se mettre d’accord avec les amis qu’on retrouve au parc pour savoir s’ils emmènent la trottinette ou non (comme le fameux jour où notre fils ne voulait pas la prendre et qu’il a fait une colère sur place car son copain l’avait…)
  • Permettre à l’enfant d’anticiper en le prévenant, comme par exemple : “ce soir exceptionnellement, c’est maman qui vient te chercher à l’école”. Voir également ce super article : “prévenir pour éviter les conflits”.
  • Se mettre à l’écoute des émotions et besoins de notre enfant et aussi des nôtres !
  • Se demander si notre enfant n’est pas tout simplement fatigué. Il y a quelques jours, à 10 minutes de l’arrivée, impossible de faire marcher Valentin, début de crise classique pour un enfant de 3 ans… Il a donc bien fallu que je me rende à l’évidence : on était presque arrivé mais il était fatigué et moi aussi ! Lui proposer de marcher jusqu’au prochain feu rouge (on fixe un but) puis de le porter ensuite, était un bon compromis et a clairement évité la crise. 

Ca vous donne envie d’en savoir plus ? Demandez à recevoir gratuitement le PACK ANTI-COLÈRES : une mine d’or pour gérer les crises diverses et variées. Pour cela rien de plus simple : il suffit de renseigner votre email ci-dessous.

jeux coopératifs

jeux coopératifs

On ne le dira jamais assez, le jeu est l’outil le plus efficace pour apprendre, pour nos enfants bien sûr, mais aussi pour nous. Et quoi de mieux que de faire front pour réussir ensemble. Les jeux coopératifs (ou jeux collaboratifs) sont une belle école de la vie : on discute, on parlemente, on explique, on envisage les stratégies… On évite les larmes et la frustration du perdant (il y a suffisamment d’occasions dans la vraie vie pour ne pas en rajouter dans nos moments de jeux 🙂 ). Et pour nous parents, c’est une belle occasion d’accompagner nos enfants dans la construction de leur réflexion, et souvent aussi d’être bluffés de voir ce dont ils sont capables. Voici un tour d’horizon de 11 jeux coopératifs à jouer en famille, dès 2-3 ans et bien sûr pour les adultes, parents et grands-parents.

Les mécaniques des jeux sont riches et variées, ce qui offre un champ infini de ressorts pour stimuler l’intérêt (et les apprentissages). Certains privilégient l’habileté et la coordination entre les joueurs, d’autres mettent l’accent sur la discussion et resserrent les liens parents-enfants, ou aident à mieux se connaître… Enfin, d’autres encore ont une quête commune et une tension dramatique sous-jacente et les joueurs doivent travailler de concert pour se sortir de situations complexes. 

Le principe du jeu coopératif est donc que tous peuvent jouer, tous s’amusent et bien sûr : tout le monde gagne ! Un formidable outil de team building familial, n’est-ce pas ? 

Les jeux coopératifs pour les plus petits : à partir de 2-3 ans 

À partir de 2-3 ans, jouer sert d’abord à apprendre à suivre des règles, comme attendre son tour par exemple. Dans un deuxième temps, avec les jeux coopératifs, les tout-petits comprennent qu’il faut jouer “ensemble” pour pouvoir gagner. Et petit à petit, en grandissant, viendra le réflexe d’échanger pour réfléchir ensemble, élaborer des stratégies et se mettre d’accord. 

Little cooperation 

Aider les animaux de la banquise à rentrer chez eux en traversant le pont de glace avant qu’il n’ait fondu.

Principe du jeu. À l’aide d’un dé, on va pouvoir faire avancer un des 4 animaux sur le pont, 

permettre aux animaux de passer du pont à leur igloo 

(sauvé !) ou faire fondre le pont (et donc retirer l’un des 6 piliers).

Ce qu’on aime. D’abord les dessins et figurines sont jolis et poétiques, et le petit côté “fonte des glaces” donne un parfum d’écologie malheureusement dans l’air du temps. Il permet d’apprendre à attendre son tour et à essayer ensemble de sauver tous les animaux. Enfin, on retire petit à petit un des 6 pieds de la passerelle. C’est une belle manière de développer l’habileté des petites mains et de commencer à comprendre comment garder la stabilité de l’édifice.

Le verger 

Le jeu du verger a été l’un des tout premiers que nous avons proposé à nos Loulous. Le but : ramasser tous les fruits avant que le corbeau ne vienne !

Principe du jeu : Nous sommes dans un verger formé par quatre variétés de fruits : les cerises, les poires, les pommes et les prunes. Au centre du verger, un corbeau cherche à venir picorer nos récoltes. Chacun son tour à chaque jet de dé, nous pouvons ramasser l’un des 4 fruits, celui de notre choix, ou tomber sur la face corbeau qui viendra mettre l’une des 9 pièces du puzzle du corbeau. Pour gagner, il faut que nous ayons fini de récolter les fruits avant d’avoir fini le puzzle du corbeau. 

Ce qu’on aime : À 2-3 ans, on apprend à reconnaître les fruits et les couleurs, à attendre son tour pour jouer, à accepter de “tirer un corbeau” et donc de s’approcher d’une potentielle défaite 😉 (sans tricher !).
Dans un deuxième temps, on développe l’idée de stratégie commune. Lorsque l’on a le choix (face panier du dé), on essaiera de prendre un fruit dont il reste plus dans l’arbre plutôt que la variété que l’on préfère en vrai ;-). Et quel bonheur de voir à quelle vitesse ils apprennent !

Zou les boulons, pour recharger les batteries familiales  [Coup de Coeur CPMHK]

À partir de 4 ans. Un super jeu très ludique qui permet d’inventer mille façons d’exprimer son affection et de renforcer la complicité au sein de la famille. Un jeu coopératif comme on les aime ! Son objectif : recharger la batterie de l’énergie familiale. Un petit moment de bonheur dont les effets se prolongent même une fois la boîte rangée… 

Principe du jeu : Il s’agit de faire progresser le Turboboulon sur le plateau, de relever des défis à 2 pour récolter des “Gzzz”, qui nous donneront droit à des “bons pour…” valables dans la vraie vie… Plutôt sympa de pouvoir sortir son bon pour “un moment à deux” ou “un mot gentil” un soir de fatigue (ou pas d’ailleurs ;-)).

Ce qu’on aime : Rigoler et être ensemble. Finalement quoi de plus important ? Échanger, et apprendre à dire “Je t’aime” en martien… Une boîte à outils de bonnes idées pour donner au quotidien un souffle de légèreté et de gaîté. Retrouvez l’article complet ici et le jeu sur le site du créateur ou sur amazon

Jeux coopératifs à partir de 5 ans

Woolfy, le jeu des trois petits cochons

Aider les 3 petits cochons à construire et se mettre à l’abri dans leur maison avant que le loup ne les attrape. 

Principe du jeu : Chaque cochon a un dé de couleur qui lui permet d’avancer, d’aller dans la maison de son choix ou de faire avancer le loup. Si le loup saute par dessus un petit cochon, il l’envoie “à la casserole” au milieu du plateau et les deux autres cochons devront essayer de le libérer. Pour gagner, il faut que les 3 cochons soient en sécurité dans la maison.

Ce qu’on aime : Là encore, le plateau et les figurines sont très réussis. Les parties ne sont pas trop longues et souvent très différentes, avec des retournements de situation. Un mauvais placement et hop, 2 porcelets à la casserole ! La coopération prend donc tout son sens pour mettre au point la stratégie pour éviter le loup, se mettre en sécurité, construire la maison ou libérer les malheureux : de belles discussions en perspective ! Petite subtilité, on ne peut pas jouer le même cochon deux fois de suite. Ça a pris un certain temps à notre fille de se faire à l’idée que ce n’est pas SON pion, cela renforce le côté “ensemble”.

Happy Week, le quotidien devient un jeu d’enfant ! [Coup de Coeur CPMHK]

Happy week, c’est un jeu qui va vous plaire (et qu’on adore) ! Original et bien conçu, il transforme les tâches quotidiennes en un plaisir pour toute la famille et permet même à notre enfant de gagner en autonomie. 

Principe du jeu : En début de semaine, on choisit les défis de (et surtout avec 😉 ) l’enfant : ce sont les tâches qu’il réalisera tout seul SANS que l’on ait besoin de les lui rappeler (se brosser les dents, s’habiller, etc.). On gagnera des cartes bons moments ensemble et la super-récompense finale que l’on aura également définie en début de semaine (foot, pique-nique…).

Ce qu’on aime : Ce jeu offre l’occasion d’échanger abondamment avec notre enfant. Sur quel aspect a-t-il envie d’évoluer ? Qu’est-ce qui est important pour nous et pourquoi ? Quel “bon moment” a-t-il envie de partager ? C’est une dynamique à mettre en place pour que le jeu devienne un automatisme et s’installe dans le quotidien, mais il vous offrira une belle dose de bonne humeur et de réalisation ! Voir notre article complet.

Nom d’un renard, la poulice mène l’enquête

Panique au poulailler ! Un renard a volé l’œuf doré et les joueurs doivent s’unir pour collecter les indices et essayer de démasquer le voleur !

Principe du jeu : Chaque joueur se transforme en poulicier 😉 pour essayer d’arrêter le voleur avant qu’il ne s’échappe. Chacun a son tour lance les dés en annonçant l’action choisie “je veux trouver un suspect” ou “je chercher un indice”. S’il réussit le tirage et qu’il cherchait un indice, le joueur pourra utiliser le scanner à renard pour vérifier si le suspect porte ou non l’indice trouvé (par exemple, s’il a une fleur à la boutonnière, j’élimine tous les renards qui n’en ont pas). S’il cherchait un suspect, le joueur peut retourner l’une des cartes renard. Enfin, si le tirage ne lui offre pas les trois faces nécessaires, le renard s’enfuira de 4 cases vers la sortie. 

Ce qu’on aime. À mi-chemin entre le “Qui est-ce ?”, le “Mémory” et “Cluedo”, ce jeu coopératif fait appel à des qualités d’enquêteur qui ravissent les enfants. Les grands aident les plus petits à se rappeler des indices rassemblés pour éliminer les suspects. Et la pression monte au fur et à mesure que le renard s’approche de la sortie de la ville. Un vraiment beau jeu bien rythmé qui développe le sens de la déduction et où l’on ne s’ennuie pas.

Le jeu a été élu As d’or enfant 2018.

Jeu coopératif en famille à partir de 6 ans 

Story cubes

Un jeu tout simple et facile à emporter partout dont l’objectif est d’inventer une histoire à partir du tirage des 9 dés (personnages, objets, animaux ou lieux).

Ce qu’on aime. Que de possibilités pour stimuler l’imagination et construire la pensée et la narration ! Notre fille de 5 ans adore y jouer et se raconter des histoires chacun à son tour. Et quand on grandit, l’histoire s’allonge et les rebondissements se construisent… Un jeu qui n’a de fin que notre imagination !

A partir de 8 ans

L’île interdite

Très joli jeu coopératif dont les règles, plutôt simples, permettent à des enfants assez jeunes de jouer (c’est notre filleul Arthur, 7 ans, qui nous a initié).

Principe du jeu : L’île interdite, héritée de l’ancien empire des Atlantes, protège les quatre trésors qui permettent de contrôler le feu, le vent, l’eau et la terre. Afin de ne pas laisser des indésirables maîtriser les quatre éléments, l’île va s’enfoncer lentement dans la mer. Ensemble, les joueurs doivent récupérer tous les trésors de l’île afin qu’elle ne soit submergée. 

Ce qu’on aime : La tension est palpable quand l’île commence à s’effacer. Les garçons (14 et 8 ans) sont à fond. Les discussions vont bon train pour élaborer les stratégies pour nous permettre de sauver les trésors et de s’échapper tous ensemble : on discute, on s’énerve, on se réconcilie, on réfléchit… Et des fois, on gagne ou alors on perd 😉 . 

Escape, la malédiction du temple 

Un jeu idéal pour jouer à deux dès 8 ans (possible jusqu’à 5). Les explorateurs doivent s’allier pour quitter le temple avant qu’il ne s’écroule.

Principe du jeu. À l’inverse de nombres de jeux, c’est la musique qui donne le rythme. Le temple s’effondrera dans 10 minutes, montre en main. Pour s’échapper, les joueurs doivent lancer leurs 5 dés le plus de fois possibles pour obtenir les combinaisons qui leur permettront de s’échapper.

Ce qu’on aime. Le rythme trépidant emmène tout le monde dans une course folle vers la liberté. Sans entraide, pas de victoire. Encore une belle manière d’associer les efforts de tous où petits et grands se font plaisir. En plus, l’ambiance musicale ajoute subtilement une tension supplémentaire qu’on ne peut qu’apprécier.

Des jeux sans plateau

Castle of Knights, coordination et coopération 

Dans ce jeu, il s’agit de construire ensemble une tour avec des élastiques. C’est une approche manuelle que je n’ai pas encore retrouvée ailleurs, aussi, je trouve sympa d’en parler mais malheureusement, ce jeu n’est plus édité pour le moment. On pourra donc commencer par un atelier “fabrication” : 1 (gros) élastique, 4 (ou plus) cordelettes et quelques cubes en bois peints. Si on veut donner du piquant au jeu, on pourra pousser nos talents artistiques à dessiner les cartes pour expliquer l’ordre des pièces. 

Principe du jeu : En synchronisant nos mouvements, il s’agit de construire une tour en ajoutant des cubes les uns sur les autres. On retrouve un peu le principe de la tour de froebel dans une version plus adaptée à l’intérieur et plus accessible aux enfants.

Ce qu’on aime : Les règles sont simplissimes donc très vite accessibles aux plus petits mais le jeu demande de la coordination et de la dextérité. Bref, une vraie coopération. 

Le jeu de la banquise

Principe du jeu : On délimite la banquise à l’aide d’une corde ou de feuilles de journal. Au début, tous les joueurs se tiennent dans l’espace. Puis, au fur et à mesure que la banquise fond, on réduit l’espace et les joueurs ont de moins en moins de place pour se réfugier. Tous les moyens sont bons pour sauver le groupe : se serrer, se tenir les uns aux autres et pourquoi pas se porter.

Ce qu’on aime : C’est agréable de faire un jeu qui demande peu de mise en œuvre. En plus, la collaboration demande de la créativité et du contact physique. On peut même rajouter des contraintes “Je veux un pied et 2 mains au sol…” 😉

Et vous quels sont vos coups de coeurs de jeux coopératifs ? Partagez-nous vos découvertes dans vos commentaires ! Et si vous aimez rire avec vos enfants et que vous avez envie d’astuces pour rendre les moments du quotidien plus fun… On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent (aussi) les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

Communication positive

Communication positive

Parler sans donner des ordres, savoir écouter vraiment : il faut le dire la communication positive est un vrai challenge au quotidien mais un vrai « plus » dans les relations.

Vous avez peut-être l’impression que votre enfant n’en fait qu’à sa tête, qu’il n’écoute rien. Vous lui dites blanc, il dit noir, vous lui dîtes à droite, il va à gauche, vous lui demandez de se laver les dents, c’est un NON franc et déterminé, idem pour mettre le manteau, partir du parc ou s’attacher dans la voiture. Être dans la communication positive n’est pas si simple. Alors comment inverser la tendance ?. Comment retourner les NON en OUI (ou même OK ou D’ACCORD, on prend tout tant que c’est positif !) et comment renouer le dialogue quand tout semble nous opposer.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 20 mois :

« Allô, allô, ici la Terre, vous me recevez, ça grésille sur la ligne »

À la maison, entre les deux garçons comme entre les parents et les enfants (et même entre adultes ), il y a des moments où ça coince. Même avec toute la bonne volonté du monde, communiquer n’est pas si facile. Tout serait plus simple si nous savions lire dans les esprits des autres (quoi que nous aurions peut-être des surprises). Mais malheureusement pour nous, humains, ce n’est pas le cas. Il est donc nécessaire de trouver des moyens pour apprendre à communiquer (parler et écouter) dans le respect de chacun. C’est là tout l’enjeu de la communication positive : communiquer avec bienveillance.

Je vais vous prendre une image que je trouve parlante : imaginez que tous les encouragements, les félicitations et les phrases positives créent un fil entre vous et l’autre personne et qu’à l’inverse, pour toutes critiques négatives un fil est coupé. Vous aurez vite compris que la communication positive est créatrice de liens solides. Et vous pouvez aussi imaginer que même si le dialogue semble rompu, chaque lien le renoue un peu donc il n’est jamais trop tard pour rétablir cette communication.

Voici 8 clés pour établir une communication positive avec notre enfant  

  • Dire ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire

« Fais pas ci », « Fais pas ça », « Ne touche pas à cela », « Ne cours pas », « Ne crie pas », « Arrête de pleurer pour ça, ce n’est pas si grave »… La liste est sans fin. Les phrases négatives font partie de notre quotidien. Nous les employons pour tout et en toutes circonstances. Pourtant, ce que vous ne savez peut-être pas (pour ma part, je l’ai appris tardivement) c’est qu’un petit enfant ne saisit pas bien la négation. Autrement dit quand nous lui disons : « Ne vas pas sur la route » (et ce même avec toute la bienveillance possible), ce que l’on attend de lui paraît beaucoup moins claire, que si nous lui disions « Marche du côté du mur ». Vous avez compris la logique, c’est plus simple de s’exécuter quand on nous dit ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire !

C’est un peu comme si on nous disait « Ne pensez pas à votre dessert préféré » ; il y a de grandes chances pour que nous y pensions. Pour nos enfants, c’est pareil. Utiliser des phrases positives permet d’orienter la pensée vers ce que nous souhaitons. Par exemple, au lieu de dire « Ne renverse pas ton verre d’eau dans ton assiette » (c’est du vécu), nous pouvons dire « Le verre doit bien rester droit sur la table, et l’eau elle va où ? Glou, glou, glou dans la bouche ». 

  • Éviter les négations et les critiques (ou plutôt favoriser les tournures positives et les encouragements ! )

Nous pouvons aussi remplacer les « Regarde, tu vois bien que cette pièce de puzzle ne va pas là » par « Tu y étais presque, en t’entraînant un peu tu vas y arriver, si tu la tournes peut être va-elle s’emboîter » : son esprit est alors davantage focalisé sur sa potentielle réussite que sur son échec.

Utiliser les tournures de phrases positives est la base de la communication positive. Elle permet à l’enfant (mais c’est aussi valable pour nous adultes, même en milieu professionnel !) une meilleure compréhension de ce que l’autre a besoin ou désire. 

  • Se mettre à sa hauteur

Nous l’oublions parfois mais la communication n’est pas que verbale. Notre positionnement par rapport à notre interlocuteur ou encore notre gestuelle ont des impacts forts sur l’accompagnement de nos paroles. Quand nous souhaitons transmettre un message, notre corps tout entier doit être ouvert à la discussion. Se mettre à la hauteur de notre enfant pour capter son regard (et donc son attention) est une technique pour communiquer efficacement. De plus, parler en restant debout renforce la sensation de dominance. Notre enfant peut se sentir mal à l’aise ou comme rabaissé. En nous mettant à sa hauteur, nous parlons d’égal à égal. Pour mettre notre corps encore plus en action, nous pouvons surjouer aussi un peu : partie de rire garantie et communication renforcée !cool coaching

  • Attirer son attention par le contact physique

Pour que le lien se tisse, rien de mieux qu’un contact physique. Même léger (main sur l’épaule, main dans la main…), il assure une présence, une attention. Ce qui rompt en revanche la communication sont tous les éléments qui se mettent entre nous et nos enfants (ou les autres). Et là, évidemment on pense… à nos écrans bien sûr. L’autre jour, je voyais un papa dire à son fils « ne mets pas les doigts sur la porte de l’ascenseur », tout en regardant son téléphone portable. Aucune chance pour que l’enfant écoute ! Le lien n’est pas mis en place. L’enfant sent bien que son parent n’est pas impliqué, il pense que finalement ce ne doit pas être si important et n’y prête pas attention.

  • Ecouter sans juger

Petite question : qu’est ce qui fait que votre meilleure amie (ou meilleur copain) soit votre confident privilégié ? N’est-ce pas parce qu’il ou elle peut tout entendre, qu’aucun sujet n’est tabou et que tout peut être dit sans jugement ? Je pense qu’avec notre enfant c’est un peu pareil. Même si nous n’avons pas pour vocation d’être leur ami, nous pouvons offrir un lieu où l’on peut parler de tout, où l’on dit la vérité et où tous les avis sont les bienvenus. Parler « vrai » permet indéniablement de renforcer les liens.

  • Exprimons nos émotions

Et toujours pour qu’une amitié fonctionne il faut que chacun puisse parler de soi (si le discours est à sens unique, la discussion est un peu réduite). Donc avec nos enfants, sachons leur dire ce que nous ressentons, nos émotions positives comme négatives. N’hésitons pas à leur raconter nos journées, ce que nous faisons… Vous serez surpris des questions qu’ils peuvent ensuite poser, de ce qu’ils retiennent et comprennent. En leur parlant de nous, nous leur offrons la possibilité d’apprendre à écouter mais aussi de savoir qu’ils peuvent parler d’eux. Ainsi nous développons leur sens de l’empathie et leur intelligence émotionnelle.

  • Ne nions pas ses peurs ou ses souffrances

Avec les plus jeunes qui ne parlent pas et avec lesquels la communication peut nous paraître moins aisée, ne nous limitons pas en paroles. Pour les rassurer et qu’ils se sentent en confiance, nous pouvons leur expliquer, décrire ce qui se passe. Anticiper, prévenir et répéter aident vraiment les enfants à se construire dans un cadre serein. Par exemple, lors d’un RDV chez le médecin pour un vaccin, si nous utilisons la communication positive, évitons peut être de dire : « ne t’inquiète pas ça ne fera pas mal (alors que nous savons qu’il aura un peu mal) ». Peut-être pouvons-nous expliquer : « Nous allons chez le docteur, il doit te faire une piqûre sur ta jambe pour te protéger de certaines maladies. Tu ressentiras un petit « PIC » mais je resterai avec toi et ça ne durera pas longtemps », «Maman, j’ai peur » « C’est normal d’avoir peur, on prend ton doudou pour y aller ? ». Nous ne mentons pas, nous décrivons et l’enfant sait qu’il peut compter sur nous, il ne sera pas surpris.

  • Être honnête

Les enfants ont parfois des questions qui nous laissent sans voix, des questions qui nous gênent, des questions auxquelles nous n’avons pas de réponse. Dans ces cas, tentons d’être le plus honnête possible. Lorsque nous n’avons pas la réponse, avouons nos limites et cherchons la réponse ensemble. Notre enfant sera forcément content de nous apprendre des choses! Evitons aussi de mentir, plus nous serons vrais avec nos enfants, plus nous avons de chance qu’ils nous fassent confiance en retour. 

Alors oui, utiliser la communication positive demande un peu d’entrainement pour tourner ses phrases différemment, pour mettre notre corps en action, mais nous n’en sortirons que gagnants. D’autant plus que notre enfant, apprenant par mimétisme, a toutes les chances de reproduire notre manière de faire et donc de passer plus facilement les périodes d’opposition.

Et comme nous savons que le temps passe vite, nous pouvons tenter d’instaurer des moments propices au dialogue, soit en famille, soit individuellement avec chaque enfant. À vous de trouver les moments où vous êtes le plus disponible pour créer le dialogue ! 

N’oubliez pas qu’il n’y a jamais trop de sentiments positifs et que l’on ne se dit jamais trop « je t’aime », nous pouvons en abuser sans modération.

Et si vous voulez d’autres astuces pour adopter une attitude encore plus positive à la maison et au quotidien, rendez-vous dans le pack « éducation positive » il suffit de mettre votre mail ci-dessous pour le recevoir