Archive pour le mois : 05/2020

Burn out maternel

Burn out maternelBurn-out maternel : nombreuses sont les mères à vivre, ou à avoir vécu, ce phénomène d’épuisement physique et psychique. Car oui, être maman, c’est sans doute le plus beau métier du monde, mais peut-être aussi le plus difficile ! Et beaucoup d’entre nous voudraient tout mener de front, et tout réussir : être la mère parfaite, avoir un job de rêve, un couple sans faille, une vie sociale sympa : en bref, être wonderwoman 🙂 Sauf que cet idéal n’existe pas, et qu’à trop courir après, on s’épuise… parfois jusqu’au burn-out.

Alors, quand le burn-out maternel survient, comment le reconnaître ? Et surtout, que faire pour prévenir ou sortir de cette spirale infernale ? Je laisse la parole à mon amie Caroline.

« Un jour, au bureau, je classais des piles de papiers que je venais d’imprimer pour une réunion importante, quand soudain, le trou noir. Je me suis assise par terre, vidée, incapable de réfléchir et de poursuivre la moindre tâche. Là, j’ai compris que je faisais un burn-out. Mais la cause n’était pas au travail, où j’avais une mission assez cool depuis mon retour de congé maternité, mais à la maison, où je gérais tout : les enfants, les courses, le ménage, les factures, etc ». Voici ce que m’a raconté mon amie Cécile, à l’époque mère de 2 enfants de 2,5 ans et 21 mois… « Cet épisode a été le déclic. Une prise de conscience qui m’a permis de changer beaucoup de choses pour reprendre ma vie en main ».

Comment savoir si l’on fait un burn-out maternel ?

Burn-out maternel : les signes qui ne trompent pas !

Fatigue chronique, anxiété, irritabilité, baisse de productivité, douleurs physiques diverses, ou encore perte d’estime de soi sont autant de signes physiologiques et psychologiques qui doivent alerter. Parfois confondu avec le baby-blues ou la dépression, ce qu’il n’est pas, le burn-out maternel est en fait un épuisement physique et émotionnel dû à l’accumulation de multiples facteurs de stress, sur le long terme. Il ne survient pas subitement mais petit à petit, et laisse les mamans totalement « vidées » : de leur énergie, de leur enthousiasme, de leur capacité à gérer le quotidien. Mon amie Cécile m’a expliqué que juste avant l’épisode du “trou noir” au bureau, elle était tellement à bout qu’elle avait perdu 3 poussettes en 2 mois ! (heureusement pas avec les enfants dedans…) Certaines mamans sont si dépassées qu’elles en arrivent, bien malgré elles, à des gestes ou à des paroles violentes avec leurs enfants, ou encore à de l’indifférence : inconsciemment, pour se protéger, elles se détachent de leurs enfants et de ce qui leur arrive.

Mais alors, comment en arrive-t-on là ?

Burn-out maternel : pourquoi moi ?

Lorsque Cécile m’a raconté son expérience, je n’ai pas vraiment eu de mal à me mettre à sa place. Et pour cause ! Maman de deux petits garçons en bas âge (2 et 4 ans), chez moi la répartition des tâches a toujours été quelque peu inégale. Certes mon mari travaille, pas moi, il paye les factures, pas moi, mais je gère tout ce qui concerne les enfants et la maison… Et j’avoue sans honte qu’il y a des jours où j’enverrais volontiers valser les petits, le papa, le panier de linge sale et les courses pour aller me réfugier dans un bureau, ou mieux, sur une île déserte !

Dans les magazines et sur les réseaux sociaux, on nous abreuve pourtant d’images de familles idéales, avec de jeunes et jolies mumpreneuses (comprenez : mamans ET entrepreneuses), sportives, flanquées de maris aimants et serviables, de bébés joufflus adorables (qui font forcément leurs nuits), d’enfants autonomes et bien coiffés (et jamais malades !)… Sauf que pour beaucoup d’entre nous la réalité est tout autre, et nous n’y sommes pas toujours préparées : être maman, pour moi, c’est souvent jongler constamment entre travail et enfants, entre rendez-vous chez le docteur et tâches ménagères, entre devoirs et activités extra-scolaires ; être maman, pour moi, c’est se lever toutes les nuits, parfois plusieurs fois par nuit, pour remettre une tétine ou changer des draps inondés de pipi ; être maman c’est avoir des taches de purée sur sa chemise (quand ce ne sont pas des taches plus suspectes :-)), ne pas pouvoir finir une conversation téléphonique sans être interrompue, mais aussi gérer des crises, des disputes, des chagrins et des bobos… c’est ramasser des chaussettes sales tout en s’inquiétant de l’avenir professionnel de l’aîné et de l’éveil du petit dernier, c’est lire des histoires en réfléchissant à un menu équilibré ET qui ne finira pas à la poubelle…A croire qu’être maman, c’est avoir mille tâches, souvent ingrates, à accomplir chaque jour, et mille responsabilités (la fameuse « charge mentale » !) dans un quotidien pourtant fait d’imprévus et sur lequel on n’a aucun contrôle (oui, la varicelle, on l’inclut rarement dans la to do list :-)). Ajoutons à cela l’isolement dont beaucoup de mères sont victimes et le manque de reconnaissance sociale, et il y a un peu de quoi craquer, non ?

Bien sûr, et heureusement, toutes les mamans ne feront pas un jour où l’autre un burn-out, mais toutes sont de potentielles victimes de cet état d’épuisement. Que l’on travaille ou non, que l’on soit seule ou en couple, qu’on ait un enfant ou plusieurs, le burn-out peut sévir sans distinction de situations, ni de milieu social.

D’ailleurs, précisons que si l’on parle ici du burn-out maternel, c’est un mal qui ne touche évidemment pas que les mamans, mais peut concerner tous les parents, comme nous en avions parlé : Burn-out parental : comment l’éviter… ou s’en sortir !

Mais, bonne nouvelle, ça n’est pas une fatalité ! On peut l’éviter, et l’on peut surtout s’en sortir… et redevenir une maman épanouie et heureuse 🙂 Alors comment ?

Burn-out maternel : oublier la mère parfaite !

C’est aussi là que le bât blesse : devant un idéal que nous avons fantasmé, nous manquons souvent de recul. Et nous nous mettons une pression folle pour être de super mères, avoir un job formidable, un couple merveilleux, et une maison impeccable… Sauf que, bien entendu, c’est impossible, et la désillusion n’est jamais loin.

Premier conseil, alors : accepter l’imperfection et, autant que possible, ne pas culpabiliser devant le linge qui déborde dans la panière, la tache de feutre sur le canapé, les bourrelets sur nos hanches ou le dossier qu’on n’a pas pu boucler à temps… Plus facile à dire qu’à faire, ok, mais cela vaut le coup d’essayer. Pourquoi ne pas commencer d’ailleurs par prendre le temps de se poser et lister ce qui est vraiment essentiel pour nous ? Passer du temps avec mes enfants, faire du sport, sortir avec des amis ou en tête à tête avec mon conjoint ? On peut aussi essayer de lister toutes ces choses que l’on fait par souci de perfection et qui, à l’inverse, mériteraient que l’on s’y attarde moins… Et hop, on les raye de la liste ! 🙂

Burn-out maternel : à l’aide !

La solitude et l’isolement sont souvent des facteurs aggravants du burn-out. Or, lorsque l’on sent que l’on perd pied, il me semble essentiel de trouver quelqu’un à qui parler. Conjoint, ami(e), psy, ou même d’autres mamans sur des forums, l’important est de pouvoir dire ce que l’on ressent et se sentir comprise.

Et puis bien sûr, ne pas hésiter à demander de l’aide, et apprendre à déléguer… Pour le ménage, pourquoi ne pas avoir recours à une femme de ménage si l’on peut et surtout, mettre à contribution le conjoint et les enfants ? Certaines familles font des tableaux de répartition des tâches ménagères sur la semaine, pourquoi s’en priver ? Il y a de bonnes chances pour que les plus petits (au moins eux…) participent avec joie, il ne faut donc pas hésiter à les solliciter pour des tâches simples (chez nous Arthur 4 ans et Tristan 2 ans adooooorent passer le balai, l’éponge, mettre des choses à la poubelle, aider à mettre la table, etc).

Concernant les enfants justement, on peut essayer de passer de temps en temps le relais à une grand-mère, une baby-sitter ou toute autre âme amicale pour nous soulager au moins quelques heures (ou plus, si on est chanceuse!).

Burn-out maternel : charité bien ordonnée commence par soi-même…

On ne le dira jamais assez, mais pour être bienveillants envers les autres, il faut d’abord l’être avec nous-même. Savoir être un peu égoïste, prendre du temps pour prendre soin de nous sans culpabiliser, sera forcément bénéfique pour toute la famille. Sport, méditation, sorties entre amis, peinture ou macramé, qu’importe, l’important est d’avoir une(des) activité(s) à soi qui nous fassent plaisir à nous 🙂 

Enfin, rappelons que le rire, la joie et la légèreté sont souvent les meilleurs remèdes à tous les maux… (re)mettons-en autant que possible dans notre relation avec de nos enfants, et dans nos vies en général! 🙂 Mais ce n’est pas toujours simple …

 

Si vous avez besoin d’aide pour surmonter cette charge mentale, sachez que nous proposons régulièrement des programmes d’accompagnements, comme notre coaching « Osez vivre pleinement votre vie » que vous pouvez découvrir ICI !

enfant est un rapporteur

enfant est un rapporteur

Pourquoi un enfant est un rapporteur et pas un autre ? A la maison, Joy et Léon ne le sont pas la plupart du temps, mais il arrive que l’on reçoive des petits copains coutumiers du fait.

Qu’est-ce qui fait qu’un enfant est un rapporteur et comment l’éviter ?

Nos deux enfants ne sont pas du genre à rapporter. (Ils ont d’autres défauts, rassurez-vous !) Si un de leurs amis mange du chocolat en cachette, ils seraient plutôt du genre à en manger aussi plutôt qu’à venir nous le dire ! Par ailleurs, ils viennent rarement se plaindre qu’untel leur a piqué un jouet ou leur a fait mal. Je me suis longuement interrogée là-dessus. Pourquoi eux ne le font pas (ou peu) alors que pour d’autres être rapporteur est une habitude ?

Pour ce qui est des conflits entre enfants, nous  suivons une règle d’or dont je vous ai déjà parlée : nous ne prenons jamais parti. Nous ne défendons jamais l’un au détriment de l’autre, mais préférons les guider pour les amener à régler eux-mêmes leurs différends. Cela ne veut pas dire que l’on n’intervient pas du tout et qu’on les laisse se débrouiller, mais on intervient pour les amener à trouver une solution, pas pour jouer les juges ou les arbitres.

Par exemple,  si nous voyons Joy arracher un jouet à Léon (ou l’inverse), je vais plutôt dire « On n’arrache pas les jouets, on demande. Demande-lui, je suis sûre qu’il va te le prêter », au lieu de crier : “Non laisse-le lui, il l’avait avant ».  Et si ça ne suffit pas, si elle arrache le jouet et que Léon se met à pleurer, j’invite Joy à prendre conscience de l’impact de son geste : « Regarde comme Léon est triste ! Il faut que tu trouves quelque chose pour le consoler, un autre jouet ou autre chose ! » et je console Léon si elle ne le fait pas. Non seulement, cette méthode permet de faire grandir nos enfants (voir l’article ici qui l’explique), mais elle évite aussi qu’ils trouvent normal d’être rapporteurs.

Si j’avais grondé Joy, Léon se serait senti “défendu”. Il aurait pensé que j’étais de son côté et, la fois d’après, n’aurait pas hésité à faire appel à moi pour que je règle le problème : « Maman, Joy, elle m’arrache mon jouet ». Et si c’était Léon qui avait arraché le jouet à sa sœur, ayant vu ma réaction de protection avec son frère, Joy aurait fait exactement la même chose : il n’y a pas de raison que son frère ne se fasse pas gronder lui aussi !

Ce qui fait que notre enfant rapporte, en mode « Gaspard, il m’embête ! »

Quand il s’agit de rapporter une bêtise (manger du chocolat en cachette ou dessiner sur le canapé par exemple), c’est un peu différent.

Vous le savez (voir l’article Faut-il que nos enfants sachent obéir ? ) chez nous, on ne gronde pas nos enfants parce qu’ils ont désobéi, mais parce que ce qu’ils ont fait va à l’encontre de nos valeurs. En dessinant sur le canapé, le problème n’est pas tant de désobéir que d’abîmer ou de salir un objet auquel on tient, ce qui nous rend triste ou nous met en colère.

Donc, quand Joy voit Léon dessiner au feutre sur le canapé, elle ne va pas se dire : « C’est une bêtise, il doit se faire gronder d’avoir désobéi : j’appelle maman ! », mais plutôt « Oh, non il va y avoir une tache sur le canapé, maman y tient, elle va être déçue » (bon, évidemment, je reformule pour être bien claire !). Elle va alors chercher à empêcher Léon de faire sa bêtise, au lieu de m’appeler pour rapporter.

Je les ai d’ailleurs entendus discuter quand nous faisions le sapin de Noël, Joy disait à son frère :  « Attention Léon, les boules, elles sont fragiles, faut pas les casser ! ». Dans sa voix, on comprenait bien que le risque était vraiment que la boule se casse ! Elle n’est pas venue me dire “Maman, Léon, il joue avec les boules de Noël, il va les casser !”. Elle ne s’est pas dit “il faut que maman gronde Léon”, mais plutôt “il ne faut surtout pas que Léon casse les boules de Noël !

En prenant du recul, en tant que parent, et en évitant de s’énerver pour des détails, on permet aussi à nos enfants de relativiser et donc de ne pas rapporter. La semaine dernière, Joy a cassé un petit morceau d’une moto d’un de ses copains. Au lieu de venir nous voir pour pleurer et dénoncer Joy, le petit garçon lui a dit “Tant pis, ça sera une moto sans tuyau”. Et nous n’en avons pas entendu parler.

Cela dit, à la maison, il y a une chose pour laquelle Léon ne peut pas s’empêcher de rapporter : c’est quand il voit sa sœur avec la tétine. Et pour cause : lui a été sevré il y a plusieurs mois déjà, alors que Joy a toujours le droit à la tétine dans son lit. Devant cette situation qui lui semble injuste, il aimerait que nous, parents, faisions respecter l’interdit de la tétine par sa sœur, comme nous le faisons pour lui (eh oui, nous ne sommes pas des parents parfaits…).

En tout état de cause, si un enfant est un rapporteur, lui dire “Rapporter, c’est pas beau” n’aura que peu d’effets. Mieux vaut essayer de changer les choses en amont. Et lorsqu’on se retrouve devant notre enfant en train de rapporter, on peut commencer par montrer notre empathie envers lui (sans porter aucun jugement sur l’autre qu’il dénonce) “Ah j’ai l’impression que tu n’aimes pas que Gaspard te fasse des petits pics sur le bras” et lui donner des astuces pour qu’il règle son conflit seul “Peut-être peux-tu te transformer en loup pour lui faire peur ! Ou lui faire des guilis !”

Lorsque c’est la bêtise d‘un copain qu’il vient rapporter, on peut lui demander : « Est-ce que ça te dérange, toi ? » Parfois cela dérange vraiment : « Oui, j’ai peur qu’il se fasse mal » « Oui, le canapé va être tout sale ». Dans ce cas, généralement on va intervenir. Et là, intervenir avec bienveillance sera une bonne occasion de montrer à notre enfant comment gérer une situation délicate (voir l’article : Éduquer sans crier : comment être efficace et bienveillant ?). Et si la bêtise du copain ne le dérange pas (ex : il mange du chocolat en cachette), pourquoi ne pas lui demander :  “J’ai l’impression que tu aimerais qu’il se fasse gronder car toi dans la même situation tu te fais gronder., est-ce cela ? Mais toi si tu faisais une bêtise, tu aimerais que ton copain vienne me le dire ?” “C’est un peu dommage non ? Tu sais entre copain c’est bien aussi de faire équipe et de pas rapporter aux parents sur ce que l’autre fait”. Après évidemment c’est aussi une question de valeur des parents, donc à modifier évidement en fonction de vos valeurs à vous !

Et chez vous, comment cela se passe-t-il ? Etes-vous d’accord avec ce que je vous propose dans cet article ? RDV sur Facebook pour commenter !

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enfant turbulent CPMHKComment réagir face à notre enfant trop « turbulent » à notre goût ? Généralement, nous n’aimons pas les voir faire n’importe quoi, et on s’empresse de les rappeler à l’ordre  :

« Eh ! Les enfants, moins de bruit ! » ; « Arrête de gesticuler, tiens-toi bien. » ; « Arrête d’éclabousser. » ; « Ce n’est pas le moment de regarder les fleurs, on y va ! » ; « Ce n’est pas la peine de crier ! » ; « Non ! Tu ne prends pas mon rouge à lèvre, ce n’est pas un jouet ! » ; « Arrête de faire le pitre ! » ; « Mais qu’est-ce que tu as fait ? Regarde, il y en a partout ! » ; « Ce n’est pas le moment faire le kangourou, on s’habille ! » ; « Eh les deux qui rigolent au fond, ça suffit on se tait. ».

Au fond, si un enfant est « turbulent », nous avons raison de vouloir qu’ils ne dérangent pas les autres, et qu’ils n’abîment pas les objets…

Leur joie, leur créativité, leur envie d’expérimenter dérange, parce qu’on est tous ensemble dans quelques mètres carrés, parce que l’appartement est fragile, parce on est pressé, parce que demain il y a école, et qu’il faut se lever, parce qu’il y 30 enfants à gérer, parce nous sommes entourés de contraintes, et qu’il faut savoir composer.

Mais en critiquant leurs gestes, nous critiquons aussi leurs intentions, qui sont pourtant souvent bonnes !

Alors, plutôt que de gronder notre enfant « turbulent » , donnons-lui des alternatives

Pour qu’ils puissent continuer d’exprimer leur bonne humeur, leur soif d’expérience, tout en respectant les autres.

Notre fille arrive avec du rouge à lèvre jusqu’aux oreilles : « Regarde Maman, je me suis maquillée ! ».  Ou notre fils de 2 ans veut faire une blague à son papa en cachant son pain au chocolat dans la poubelle…  Et si nous évitions de lancer des : « Dis donc ça ne va pas bien non ?!  » ? Ce serait tellement dommage de détruire leur intention de nous amuser … C’est tellement bon de partager un éclat de rire ! Alors au lieu de les gronder, si nous les encourageons à continuer à nous faire des blagues, mais dans le respect des autres et des choses. « C’est très drôle de se maquiller, mais tu sais mon rouge à lèvre est précieux et je n’ai pas envie que tu l’abimes. Tu pourrais demander pour ton anniversaire une boite avec plein de maquillage, comme ça tu pourras te déguiser en clown et faire rire les gens !! ».

« Mon cœur, c’est très drôle de vouloir faire une blague à papa, mais cache-le autre part. Dans la poubelle, après on ne peut plus le récupérer et c’est gâché ! Papa n’aurait alors plus envie de rigoler mais plutôt de te gronder. Tu as une idée d’une autre cachette ? Comment on va faire pour consoler papa qui n’a plus de pain au chocolat ? »

« YYYYAAAAAAAHH ». « Pourquoi tu cries ? » «  Parce que je suis content ! » «  Cela me fait plaisir que tu sois content, tu peux chanter YOUHOUHOU !!! Car quand tu cries, on pense qu’il y a un problème. »

Et oui, souvent ce comportement turbulent est simplement lié à son envie de rire, sauter et courir.

Ne devrions-nous pas envier sa façon de savourer le présent à pleines dents, sans se préoccuper ni du passé, ni de futur ?

Mais, cette précieuse joie de vivre, petit à petit s’envole, sous les contraintes de la vie…

Pourtant, en tant que parents, ce que nous souhaitons, c’est faire de notre enfant un adulte heureux. Un adulte qui profite pleinement de la vie, qui continue à faire rire les autres, à partager, à s’enthousiasmer, à oser, à s’émerveiller, à être lui-même…  Pourquoi alors, tant de fois, reprochons-nous à nos enfants leur excès de joie, ou sommes-nous exaspérés de leurs moments de contemplation ? Alors que c’est justement leur force !

Qu’ils continuent à courir, sauter, jouer, rigoler, expérimenter, s’enthousiasmer, mais dans le respect des autres et des choses… Prenons soin de leur furieuse envie de vivre, ne la détruisons pas.  Car c’est leur force, leur avenir.

cododo

cododoEn France, le cododo (dormir tous dans le même lit), ou le co-sleeping (dormir tous dans la même chambre), ne sont pas des pratiques courantes (28% des enfants de 18 mois partagent la chambre de leur parent), et sont parfois assez mal vues, mais y-a-t-il de bonnes raisons à cela ? Quels sont les ‘pour’ et les ‘contre’ ? Je vous propose d’en parler !

Commençons par un petit tour du monde : saviez-vous que dans certains pays comme le Japon ou l’Inde, faire dormir son bébé seul dans sa chambre, alors que les parents sont à deux dans leur lit, est considéré comme cruel ?

Plus proche de nous, en Suède, presque tous les bébés de 3 mois partagent la chambre de leurs parents, et 65% d’entre eux dorment dans le lit parental !

Au Danemark, en Autriche, en Australie, ce sont aussi entre 30 et 40% des enfants de 3 mois qui partagent le lit de leurs parents.  

Si les avis sur cette pratique divergent d’un pays à l’autre, il en est de même pour les avis de psychologues. Alors qui écouter ? Qui croire ? Votre petite voix à vous, celle qui sait ce qui est bien pour votre bébé, et pour vous 🙂

Ils refusent de pratiquer le cododo. Pourquoi ?

J’avais l’impression que c’était plus facile de l’allaiter en cododo mais dès que je l’ai changé mis dans sa chambre, il se réveillait en fait moins souvent, peut-être qu’il sentait moins mon odeur de lait…”

“Jamais de cododo et nos enfants ont un sommeil extra. Je pense qu’avoir sa chambre où on l’a laissé gérer ses petits réveils sans accourir (pas question de le laisser pleurer, juste lui laisser 2-3 min le temps de se rendormir seul) a beaucoup aidé et nous a beaucoup aidés!!”

“J’ai essayé, mais je n’arrivai pas à dormir : notre bébé bougeait tout le temps”

“Pas de cododo pour nous, afin de maintenir l’intimité du couple.

Cododo jusqu’aux 8 mois de ma fille. Autant j’ai adoré dormir avec elle, autant j’ai été ravie qu’elle sorte de notre lit. C’est difficile pour le papa de se retrouver au milieu d’une telle fusion et l’intimité du couple en prend un coup.

Une des raisons principales qui oppose certains au cododo est de garder l’intimité du couple. Si en effet, on opte pour le cododo, cela veut dire que le couple est d’accord pour partager son lit avec son enfant (et que entre autre le papa ne se sentira pas “rejeté”), et pour privilégier un autre lieu pour sa sexualité. Ensuite, si les parents dorment mal avec le bébé dans leur lit (certains bébé font beaucoup de bruit), il faut aussi penser à son bien-être en tant que parent, car si c’est pour que le bébé gagne un papa et une maman exténués et à cran toute la journée, ce n’est pas le top pour lui non plus !

Ils ont pratiqué le cododo, intensivement ou partiellement. Quels sont leurs retours ?

Ma fille dort dans sa chambre mais si elle fait un cauchemar ou est malade nous avons recours au cododo. N’oublions pas que, pour un petit être, la nuit, le noir et le “laisser aller dans le sommeil” peuvent être synonymes d’angoisse. Alors, si en plus il faut être seul dans une chambre, ça peut faire beaucoup pour un petit. C’est pourquoi le cododo peut rassurer.”

« Je n’ai pas pratiqué le cododo pour le premier, mais pour le deuxième. Cela a été tellement plus facile de le nourrir la nuit, pas besoin de se lever, je me réveillait à peine juste pour le mettre au sein, beaucoup de sommeil en plus, si j’avais su ! »

“Moi, cododo depuis le début avec mon fils de bientôt 2 ans. Mon mari et moi adorons. Ça facilite la vie quand il est malade, et c’est un vrai bonheur de se réveiller avec lui tous les matins.”

“Cododo avec mes 2 bébés (23 et 3 mois). C’est un véritable bonheur et effectivement . Ils grandissent si vite que je suis heureuse de profiter pleinement de leurs premières années!! 😉

“Cododo chez nous depuis le début (13 mois bientôt) et pour le moment aucun regret! Que du bonheur et meilleur sommeil, surtout pour bébé et Maman. Et top pour l’allaitement qui continue”

“ Quand notre fille se réveille, on la prend dans notre lit. Comme on est crevé et qu’on sait qu’avec nous elle dort… Parfois, juste lâcher prise, accepter qu’elle n’arrive à bien dormir qu’avec nous permet de ne pas cristalliser le problème et du coup, il se résout tout seul. Mais c’est franchement pas évident !”

Alors, cododo ou pas cododo ???

Si cela leur permet de mieux dormir, si cela n’affecte pas leur intimité, et que l’enfant se sent rassuré, ça a clairement plus d’avantages que d’inconvénients, alors pourquoi s’en priver ?! A condition de faire en sorte que le bébé soit en sécurité. Le must un lit bébé « ouvert » collé au lit des parents. Aucun risque ainsi de lui rouler dessus 🙂 On vous parle des règles à suivre juste après.

A l’inverse, si l’intimité du couple en prend un coup, si les parents ou/et l’enfant dorment moins bien, alors, c’est peut-être à éviter.  N’oublions pas que le bien-être des parents est aussi important que celui des enfants. Avoir des parents épanouis et en forme est essentiel pour un enfant ! Un divorce, ou des parents creuvés ont aussi des impacts pour le bébé 🙂 Choisir ce qu’il nous semble bon pour notre famille, sans se juger ni juger les autres, cela a souvent du bon…

 

Les règles à suivre ?

Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure “cododo”, voici quelques petites astuces pour que tout se passe au mieux.

Sachez d’abord qu’il existe des lits  «side-car» (collés contre le lit parental, barrière abaissée de votre côté), ce qui permet les avantages du cododo (être proche de son bébé pour allaiter ou le rassurer), sans les inconvénients (avoir peur de l’écraser, qu’il tombe, ou que les parents manquent de place).

Si vous n’êtes pas équipés, il convient néanmoins de prendre quelques précautions :

  • Préférer un lit pas trop haut, et éventuellement mettre des coussins au sol, au cas où…
  • Éviter les oreillers
  • Eviter de couvrir bébé avec la couette, préférer pour lui la turbulette
  • Surtout pas de cododo en cas de consommation de somnifère, alcool, drogue !

Comment se passe la transition du cododo à la chambre indépendante ?

Un argument des anti-cododo est de dire que cela créée une trop forte habitude chez l’enfant d’être collé à ses parents.

Sur ce point,  le mieux est d’interroger les parents pro-cododo sur la façon dont s’est passée la transition vers une chambre indépendante (NB : je ne parle pas ici de dépendance, beaucoup plus forte que l’habitude et souvent causée par d’autres problèmes, souvent psychologiques, vécus par les parents eux-mêmes).

 coaching il dort enfin et nous aussi

“Pour notre fille, cododo ! Et toutes ses siestes se passaient dans nos bras jusqu’à ses 12 mois, sans demande de sa part, mais juste pour le plaisir des câlins ;-). Du jour au lendemain nous l’avons installée dans sa chambre, et ça a tout de suite fonctionné”

“Très bien ! Cela a été plus dur pour moi que pour ma fille ! “

“Comme à 6 mois, il y avait le problème de la vie intime du couple… elle a fait ses premières nuits dans sa chambre et dans son lit. Et bien nickel, aucun soucis… du moins pour elle ! Pour maman, un peu dur durant quelques jours, de ne pas entendre la respiration de bébé et de la voir à chacun de mes réveils.”

Vous l’avez compris, la transition se passe généralement bien ! Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas, parfois, des réveils nocturnes.

Et si la transition se passe mal ?

Certains mamans témoignent avoir tout tenté pour que leur enfant retourne dans sa chambre (mobile, histoire, doudou, avec lumière, sans lumière…). Elles y sont finalement parvenue , lorsque les parents ont VRAIMENT décidé qu’elle dormirait dans son propre lit. “Nous avons choisi un lit « de grand » 1 place avec barrière de sécurité, et ca a marché dès le premier soir (coup de chance…). Je crois aussi que nous étions convaincus et convaincants…” Car oui, ce qui bloque souvent c’est en fait le parent qui n’a pas vraiment au fond de lui envie que son enfant sorte de la chambre parental 🙂

“Mon mari et moi avons pris la décision de voir un psy spécialisé enfant. Nous avons vu la psy sans notre fille car en réalité c’est nous qui avions du mal à nous sevrer du cododo. Ce fut un travail à faire sur nous.”

Les retours des parents sont unanimes : le problème de la transition vient davantage des parents que des enfants ! Ca sera peut-être un moment difficile à passer mais si vous sentez que c’est le bon choix à faire, écoutez-vous !

Cool Parents Make Happy Kids remercie tous ses lecteurs pour leurs témoignages.

Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

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enfant qui crie

enfant qui crie

Il ne parle pas, il crie ! A la maison, chez les amis, au restaurant, à peine notre enfant est-il entré dans une pièce que le volume sonore augmente sensiblement… qu’il s’agisse de cris de joie, d’excitation, à l’inverse de cris de colère ou de protestation, ou bien tout simplement une manière de s’exprimer sur un ton étonnamment élevé, cela peut vite devenir insupportable pour son entourage, surtout lorsque l’on rentre d’une journée de travail épuisante et que l’on rêve de calme et de sérénité !

Comme il n’y a malheureusement pas de bouton pour baisser le volume, il va bien falloir trouver d’autres solutions 🙂 Pour en parler, je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et Tristan 2,5 ans.

Un enfant ça crie, ça court, ça pleure, ça rit aux éclats… bref, ça fait du bruit ! J’habite juste en face d’une école et certains jours, à l’heure de la récré, l’intensité sonore est digne de celle d’un concert de hard rock ! (si si, rien que ça :-)). La majorité des enfants ont besoin de s’exprimer haut et fort, et il n’y a pas vraiment de raison de les en priver, à condition que cela soit au bon moment, au bon endroit, et surtout que cela ne soit pas au détriment de leur entourage. Heureusement, ils sont pour la plupart tout à fait capables de moduler l’intensité de leur voix… Mais comment faire si notre enfant semble ne pas pouvoir s’exprimer autrement qu’en criant ?  Comment lui apprendre à baisser le ton ? Heureusement, il existe quelques astuces 🙂

Bien sûr, je ne parlerai pas ici des bébés qui hurlent (ils ne peuvent pas faire autrement) ni du cas de l’enfant qui fait une colère ponctuelle, mais de l’enfant qui crie un peu tout le temps, sans raison apparente, en d’autres termes celui qui nous « casse les oreilles » pour un oui ou pour un non !

Pourquoi il crie ?

Si notre enfant crie sans arrêt, il n’est pas inutile d’essayer de comprendre pourquoi. D’abord, pour écarter d’emblée un éventuel problème auditif. Un enfant qui n’entend pas bien aura tendance à parler plus fort pour entendre sa voix.  Si on a l’impression que c’est le cas, il ne faut pas hésiter à en parler à notre pédiatre qui nous orientera ou non vers un ORL.

Mais s’il n’a pas de souci d’audition, d’où ce besoin de crier peut-il venir ?
Cela peut d’abord être une manière d’attirer l’attention. Peut-être notre enfant a t-il le sentiment de ne pas être écouté lorsqu’il s’exprime « normalement » ? Dans ce cas, il me paraît utile de nous demander si cela est fondé. Lorsqu’il nous parle, sommes-nous vraiment attentifs ? Ou est-ce que l’on profite généralement de son « bavardage » pour lancer une machine en même temps, faire cuire les pâtes ou même répondre au téléphone ? Parfois, on peut avoir l’impression de consacrer du temps à nos enfants alors qu’en réalité nous sommes distraits par les contraintes du quotidien et cela, ils le sentent. Ainsi, peut être notre enfant croit-il tout simplement que seuls ses cris font réagir les adultes ? Et c’est peut être le cas depuis qu’il est bébé, si à l’époque nous intervenions dès qu’il hurlait, mais que nous nous en occupions moins lorsqu’il était calme…

Une autre explication peut venir de son environnement. S’il fait partie d’une grande fratrie, peut-être ressent-il le besoin de « parler plus fort que les autres » pour être entendu ?

Dans notre famille, avons-nous l’habitude de parler fort ? De monter le son de la télévision ? D’écouter la musique à fond ? Notre enfant agit alors sans doute par imitation…

Si l’on comprend mieux l’origine de ses cris, il me semble plus facile d’aider notre enfant à s’exprimer autrement.

 

Comment lui apprendre à baisser le ton ?

  • Parler soi-même doucement

Bon, déjà, on s’en doute, évitons (même si c’est parfois très tentant il faut l’avouer :-)) de hurler plus fort que lui pour le faire taire : «  PARLE MOINS FORT ! » , « NE CRIE PAS COMME CA ! », ou « MAIS TAIS TOI ENFIN ! », ça je garantis à 100% (oui, oui, j’ai essayé) que ça ne marche jamais, ou alors cela fonctionnera cinq minutes, peut-être même dix… avant que l’enfant ne se remette à crier de plus belle !

Au contraire, essayons dans la mesure du possible de baisser nous-même le ton … nos enfants agissant très souvent par imitation, il y a de grandes chances pour que notre petit, à son tour, descende d’un cran. Dans les écoles Montessori, pour obtenir le calme dans les classes, les éducatrices parlent tout bas. Et cela fonctionne !

  • Jouer à la petite souris 🙂

Pour apprendre à notre enfant à baisser le ton, le jeu (comme souvent !) peut être d’un grand secours. Outre le très célèbre « roi du silence » (mais qui, avouons-le, ne permet d’obtenir qu’un silence ponctuel et finit souvent en bruyants éclats de rire), on peut inventer mille jeux autour de la voix, qui aideront notre petit à comprendre que crier n’est pas la seule option. Il y en a un tout simple que je faisais avec Arthur lorsque son frère était bébé, qu’il dormait et que je ne voulais pas qu’Arthur le réveille (le « ne parle pas trop fort pour ne pas réveiller ton frère » ayant systématiquement l’effet inverse avec un enfant de 2 ans) : je lui disais en chuchotant le plus doucement possible : « maintenant, nous allons devoir parler comme les petites souris, je crois qu’il y en a une dans la maison et il ne faut pas parler trop fort pour ne pas lui faire peur »… Cela amusait beaucoup Arthur, et cela marche encore avec Tristan quand j’ai besoin qu’il baisse le ton.

Bon, bien sûr, on n’est pas à l’abri qu’il se prenne vraiment au jeu et veuille nous montrer l’étendue de ses talents d’imitateur, en se mettant par exemple à rugir comme un lion, mais au moins on aura eu du calme quelques temps 🙂

  • Fixer des règles claires

Même si cela ne changera sûrement pas tout du jour au lendemain, il n’est peut-être pas inutile d’expliquer à notre enfant pourquoi ses cris nous dérangent et l’effet que cela produit sur nous. Lorsque l’un de mes fils se met à hurler, je dis souvent : « Tu sais, lorsque tu cries, cela ne me donne pas du tout envie de t’écouter. Cela me donne très mal à la tête, j’ai envie de me boucher les oreilles et de quitter la pièce » (pour encore plus d’efficacité, on peut mimer la scène). Et bien sûr on n’oublie pas d’ajouter « Par contre, si tu me parles doucement, je t’écouterai toujours ».

Pour ceux qui aiment « fixer les règles », pourquoi ne pas faire (en collaboration avec l’enfant) un petit tableau avec, d’un côté, une liste des lieux et situations où l’on a le droit de parler fort, de faire du bruit (le parc, le terrain de foot, la cour de récré, la plage…), de l’autre une liste des lieux et situations où l’on doit maîtriser le niveau sonore (en classe, à la maison, au restaurant, dans les magasins…). Savoir qu’il y a tout de même des endroits où l’on est libre de faire du bruit peut aider l’enfant à accepter les contraintes.

  • L’écouter attentivement

Si l’on pense que notre enfant, en criant, cherche à attirer l’attention (tout comme l’enfant qui râle, nous en avions parlé ici : https://www.coolparentsmakehappykids.com/enfant-rale-tout-le-temps/), offrons lui ce dont il a tant besoin, car lui comme nous avons tout à y gagner :-). Lorsqu’il parle (même s’il nous raconte les aventures de la Pat Patrouille dont nous n’avons que faire ou le dernier jeu à la mode qui nous dépasse complètement) faisons l’effort de l’écouter vraiment, en le regardant dans les yeux, sans rien faire d’autre et en montrant un réel intérêt pour ce qu’il dit. S’il est petit et a encore du mal à faire des phrases complètes, résistons à la tentation de les finir pour lui : voir que nous l’écoutons et que nous prenons le temps de le laisser aller au bout de sa pensée, l’encouragera à poursuivre, et lui donnera confiance en lui.

Enfin, ne soyons pas trop exigeant non plus : n’oublions pas que c’est un enfant, et laissons le, quand c’est possible, rire aux éclats, chanter à tue-tête, ou même crier à pleins poumons… D’ailleurs, pourquoi ne pas se laisser tenter de temps en temps à jouer avec lui à “celui qui criera le plus fort” ? Si si, ça fait du bien de temps en temps ! 🙂

Mais parce qu’être cool, ce n’est pas toujours évident non plus, on a constitué une sorte de dossier de secours pour nous aider à gérer tout ce qui est conflits, crises, colères et autres difficultés de nos enfants à coopérer : c’est le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que’on vous l’envoie gratuitement, n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : on vous l’enverrai alors directement dans votre boite mail.

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Que faire face aux personnes qui rabaissent notre enfant

Que faire face aux personnes qui rabaissent notre enfantCertaines remarques de notre entourage adressées à nos enfants nous déplaisent, voire nous agacent :  “je n’aime pas les enfants capricieux”, “arrête de pleurer”, “tu es une petite fille méchante”. Comment réagir face à ces remarques ? C’était le débat de mardi dernier auquel les lecteurs de CPMHK se sont prêtés. Merci à tous pour vos témoignages inspirants, voici un petit résumé et l’avis de Cool Parents Make Happy Kids sur le sujet !

 

L’avis de “Maman Chou” fait l’unanimité : ce genre de réflexion peut agacer !

Je déteste ça et j’essaie de reprendre les gens quand ça arrive de manière souple et diplomate bien sûr ! Je trouve ça injuste car ce sont toujours des remarques sur des comportements normaux d’enfants de cet âge.

Et quand on s’informe sur le développement des enfants et qu’on est pro “éducation bienveillante”, c’est agaçant de voir que beaucoup ont une vision erronée ou ancienne école des enfants et qu’ils restent sur leurs idées reçues par manque d’information, d’observation voire d’intérêt …”

En fait, ces réflexions nous agacent non seulement pour notre enfant, mais aussi (surtout ?) parce qu’en critiquant notre enfant, c’est un peu comme si on nous accusait d’être mauvais parent !

Le plus insupportable, c’est quand on s’attaque à notre bébé qui n’a même pas la parole pour pouvoir se défendre !

Quand notre fille était plus petite 2-3 mois, elle avait des coliques et notre famille commençait à dire « ben dis donc quel caractère! » Nous avons dit tout de suite que nous n’aimions pas que de tels commentaires soient faits sur notre fille, surtout en sa présence! Et qu’elle était bien évidemment trop petite pour faire des caprices! Ils ont eu un peu de mal avec le fait qu’on leur impose quelque chose mais si les remarques avaient continué je pense que je les aurais vu de moins en moins. Avec mon mari nous ne voulons pas qu’elle soit stigmatisée dès son plus jeune âge. Nous leur avons beaucoup expliqué notre point de vue. Finalement ils n’en font plus trop. Heureusement…”????

 

Ninou nous donne une de ses astuces :

Je rectifie auprès de mon fils en disant par exemple : Gaël n’est pas un enfant capricieux, il exprime simplement un besoin ou une émotion à l’instant T ! En insistant bien haut et fort pour que l’adulte se trouve mal à l’aise et réfléchisse un peu à l’ânerie qu’il vient de dire !

Stéphanie a sa petite phrase qui fait mouche :

Ici on ne punit pas : « si les punitions éduquaient il y a belle lurette qu’il n’y aurait plus de crimes sur la terre » je l’aime bien celle là !”

Pour Presci :

Je pense sérieusement à faire faire des t-shirts pour mon fils de 2 ans « je ne suis pas mal-élevé, je suis autiste ». Non, parce que bon, les réflexions, ça va deux minutes hein

Et pour Natacha :

Ça dépend, parfois je ne réponds rien, surtout si la remarque est faite directement à mes enfants (5 mois et 2.5 ans) et je regarde la réaction de mon fils de 2.5 ans. À l’avenir il aura parfois des remarques à l’école et je ne serai pas là pour le « défendre », du coup je le laisse se forger son caractère. Mais si on me fait des remarques à moi sur l’éducation que je donne, je réplique et j’explique mon point de vue et que c’est comme ça puisque ce sont mes enfants !

 

En lisant vos remarques, je me suis dit que l’on pouvait distinguer deux choses. L’impact négatif que la remarque peut avoir sur notre enfant d’une part, et le sentiment que notre éducation est remise en cause d’autre part. Quel est le sentiment qui nous traverse au moment de la remarque ? De la peine pour notre enfant que l’on sent blessé ? Ou de la colère car on a l’impression que la personne n’approuve pas notre éducation ou la remet en cause ?

 

Avoir confiance en notre éducation, et ne pas être blessé par les remarques des autres

Si c’est le deuxième point, je pense que la solution est en nous. Les autres ne sont pas d’accord avec l’éducation que l’on donne, et alors ? On ne va pas les changer, et la meilleure façon de les convaincre est d’attendre quelques années (ou la semaine prochaine) : ils s’en rendront compte par eux-mêmes. L’important reste d’en être soi-même convaincu.

Oui, je sais pourquoi les enfants d’hier étaient plus sages que les enfants d’aujourd’hui, et je suis tellement heureuse pour mes enfants qu’ils osent ne pas être sages, qu’ils osent dire ce qu’ils pensent et exprimer leur désaccord face aux grandes personnes, je suis fière que mes enfants n’aient pas peur d’être eux-mêmes, d’exprimer leur joie haut et fort, de courir, de sauter, d’être vrais. Les autres peuvent dire ce qu’ils veulent, cela ne m’atteint pas car je suis heureuse de les voir si épanouis, heureux et unis entre eux. Je ne vais pas rentrer dans un débat sur l’éducation avec des personnes qui ne veulent pas l’entendre, à quoi bon perdre son temps ? Je ne suis pas en colère contre eux, ils sont dans leur réalité, mais ce n’est pas la mienne.

 

Protéger l’enfant qui ne peut pas se défendre

La situation diffère lorsque ces remarques sont susceptibles de blesser directement notre enfant. Si l’enfant ne parle pas, on peut évidemment prendre sa défense.

Mais si l’enfant sait bien s’exprimer cela me semble différent : Comme pour une dispute entre frère et soeur, que gagnons-nous vraiment à intervenir ? On risque de décrédibiliser l’adulte, qui se sentira attaqué et aura tendance à se renfermer plutôt qu’à vouloir ouvrir le débat. Quant à l’enfant, ainsi défendu alors qu’il n’a rien demandé, il risque de croire que son parent sera toujours là pour le protéger et qu’il n’est pas capable de se défendre seul (“Je m’en fiche je vais le dire à ma mère !”) .


Apprendre à notre enfant à se défendre seul

Dans ce cas, le mieux est encore d’apprendre à son enfant à faire face seul à ce genre de critiques. Comment ? Un peu comme dans une dispute entre deux enfants...

D’ailleurs, découvrez le PACK « CONFIANCE EN TOI » – Tout pour que nos petits croient fort en eux. S’il vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire en inscrivant simplement votre email ci-dessous, et je vous l’enverrai gratuitement.

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1/ Prendre d’abord soin de la “victime”

Il y aura toujours des personnes “toxiques”, on ne va pas les changer ni les isoler, donc autant apprendre à notre enfant à les gérer !

On rediscute de la scène avec notre enfant :

  • “Tu sais tout à l’heure quand Machin a dit que tu étais méchant ? Il faut que tu saches que je ne suis pas d’accord avec elle, tu n’es pas quelqu’un de méchant. Mais je pense qu’elle s’est sentie agressée, et ça l’a mise en colère. Du coup elle a pu dire des choses qu’elle ne pensait pas. Dans ces cas-là, le mieux est encore de lui dire ce que tu ressens : “Je ne suis pas méchant, je suis en colère parce que j’ai eu l’impression que tu m’as refusé cette tranche de saucisson, juste pour m’embêter sans raison, et c’est ça qui m’a mis en colère contre toi”.
  • Tu sais tout à l’heure quand Machin a dit que tu étais un petit garçon capricieux ? Je ne suis pas d’accord avec elle. Je pense qu’elle a mal interprété ta colère, qu’elle ne l’a fait pas exprès. Mais toi, tu peux l’aider à mieux  comprendre tes émotions, en disant simplement ce que tu penses : “Non je ne fais pas un caprice, je suis juste en colère car j’ai l’impression que l’on m’interdit des choses et que ce n’est pas juste ! Je ne comprends pas parce que je ne l’ai pas mérité !”

Face à la violence et à l’agression des autres, il faut apprendre à notre enfant à prendre du recul, à se “détacher” de cette agression. Il faut l’aider à comprendre que si quelqu’un est en colère, ce n’est pas forcément de sa faute à lui, c’est peut-être simplement que cette personne est stressée, ou a mal interprété un comportement (ex : une blague mal perçue).

Il faut lui apprendre à ne pas prendre les choses au pied de la lettre : ce n’est pas parce qu’on lui dit “tu es méchant” que c’est vrai… même si c’est un adulte qui le dit !

Ca n’est pas évident bien sûr… Mais à utiliser aussi pour l’aider à surmonter les problèmes qu’il rencontre à l’école, voir cet article : Aider notre enfant à surmonter les méchancetés de la cour de récré

3/ Face à l’accusation, lui apprendre à exprimer ses émotions

Ce qui est plus simple en revanche, c’est d’apprendre à l’enfant à exprimer ses sentiments car cela évite les malentendus et peut désamorcer bien des situations. En évitant d’accuser l’autre mais en disant simplement ce qu’il ressent, l’enfant adopte un mode de communication positive et évite de braquer son interlocuteur. C’est une excellent façon de se défendre.

Et à force de lui donner des suggestions de réponses qui vont dans ce sens, et de lui montrer l’exemple, lui aussi prendra le pli (il faut parfois plusieurs années évidemment !).

A la maison, Joy et Léon ne sont pas toujours capables de réagir de la meilleur des manières, mais quand je les entends dire “Je suis fâchée / Je suis triste” plutôt que “Tu es méchant”, je me dis qu’on va dans le bon sens !

Prendre un temps pour parler du sujet à la personne

Tout cela ne nous empêche pas de prendre un petit moment pour parler calmement, et en tête-à-tête, à la personne qui “agresse” régulièrement notre enfant. On aura beaucoup plus de chance qu’elle nous écoute si on ne la remet pas en cause devant notre enfant (ce qui risquerait de l’humilier et aussi de nous décrédibiliser). Là encore, rien de mieux que d’exprimer ses sentiments : “Tu sais, je suis vraiment embêtée car maintenant j’ai une boule au ventre à chaque fois que je dois passer des vacances avec vous. Je me sens épiée,  critiquée. C’est de plus en plus dur pour moi. Je n’ai pas envie d’en arriver au point où nous déciderons finalement de ne plus venir. J’ai l’impression que notre enfant aussi en souffre, il se sent critiqué, mal aimé, et cela empire ces mauvais comportements, etc.”

 

Protéger son quotidien des personnes trop toxiques

Si la personne toxique est une personne qu’il voit quotidiennement, cela peut devenir nocif. Mais avant de réagir, l’essentiel est de bien étudier la façon dont réagit l’enfant, et d’en parler avec lui. En tant que parent, on veut à tout prix protéger notre enfant mais parfois, cela lui passe au-dessus de la tête, ou il est capable de prendre le recul nécessaire pour ne pas pâtir de certaines réflexions. Dans ce cas-là, ça serait dommage d’en faire un fromage alors que notre enfant le vit bien !

Si l’on voit qu’il en souffre en revanche, il ne faut pas hésiter à lui faire prendre ses distances.

Tout un sujet à méditer, et pas toujours facile à appliquer 🙂

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bébé 11 mois

bébé 11 mois CPMHKVous n’en pouvez plus votre bébé de 11 mois – 24 mois n’obéit pas, cela fait trois fois qu’il met votre téléphone aux toilettes, court systématiquement dans la rue en sens inverse, ne veut pas mettre son manteau, touche à ce qu’on lui a demandé de ne pas toucher, et vous avez beau le gronder ou le mettre au coin : rien n’y fait, il recommence…  Vous avez été nombreux à me parler de ce genre d’expérience. Alors creusons un peu le sujet…

Cela tombe bien, nous avons nous-mêmes un petit garçon de 18 mois à la maison, et il fait de même ! Il y a quelques jours, je me suis donc décidée à prendre le temps de l’observer. J’ai alors réalisé ce à quoi nous n’avions jamais vraiment prêté attention : il fait beaucoup de bêtises ! En l’espace de quinze minutes, il avait réussi à manger les cartes de Memory, à dépiauter une boîte de mouchoirs, à taper de toutes ses forces la jolie table avec sa cuillère, à mettre ses doigts dans mon thé presque brûlant, à racler la motte de beurre avec son pain, à jeter son biberon par terre…

Pourtant, je dois dire qu’avec son papa, cela ne nous a jamais vraiment posé problème. Nous ne le considérons pas comme un enfant difficile. Et pourtant, il est bien moins sage que sa sœur au même âge ! Pourquoi cette « tolérance » à l’égard de notre fils ? Parce que…

Le cerveau de notre enfant est conçu pour faire des ‘bêtises’ comme on dit, c’est son métier !

Son cerveau est programmé pour découvrir, explorer, expérimenter… et cela se termine fatalement par des petits accidents. Et ce que l’on appelle « bêtise » n’est souvent qu’une « maladresse ».

Durant les 5 premières années, les connexions entre les neurones du cerveau de l’enfant se créent à une vitesse vertigineuse (700 à 1000 connexions par seconde). Le cerveau est en pleine construction. Grâce à ces connexions, les neurones vont devenir opérationnels. Toutes les expériences que notre enfant vit créent une nouvelle synapse dans son cerveau. D’où sa passion pour l’expérimentation et son besoin d’imitation.

L’intention, en tapant sur la table ou en mettant ses doigts dans mon thé, est bien d’expérimenter de nouveaux sons et de nouvelles textures. Quand il mange le memory, il n’a pas conscience d’abîmer un jeu, il a simplement besoin de se faire les dents. Quand il racle le beurre avec son pain, il essaye juste de faire ‘comme les grands’. Etc.

Notre bébé de 11 mois (jusqu’à même 4 ans parfois) n’a nullement l’intention de nous embêter.

Il ne comprend pas pourquoi on lui permet de transvaser du sable, mais on lui interdit de transvaser sa purée dans son verre. Il ne comprend pas pourquoi il a le droit de taper sur un tambour mais pas sur la table. Et ne fera pas toujours le rapprochement entre la fois où il s’est fait gronder pour avoir mis du feutre sur le canapé, et cette fois-ci où il est train de mettre du bic sur le fauteuil.

Il n’est pas nécessaire de lire les études de neuroscience pour comprendre qu’un enfant (ex : bébé 11 mois) n’agit pas dans l’intention de détériorer le matériel, ni pour embêter ses parents. Il n’a pas conscience de l’impact de ses gestes. Et quand bien même il parvient à se souvenir qu’on lui a interdit la veille de toucher aux verres, il n’est pas toujours en mesure de s’en empêcher. La partie ‘rationnelle’ de son cerveau est encore immature, et peut difficilement contrôler ce que dicte sa partie instinctive. Son besoin de découvrir, d’expérimenter est plus fort que lui.

Faut-il alors continuer de tout lui interdire, et de le gronder s’il a fait une bêtise ?

Est-ce qu’en interdisant à notre enfant de ne pas toucher à ceci ou cela, on va lui enseigner le respect des choses. ? Quand quelqu’un est respectueux des choses, il ne le fait pas par obligation ni par contrainte, il le fait parce qu’il est lui-même convaincu (qu’il faut qu’il enlève ses chaussures sales pour marcher sur la moquette par exemple). Faire faire quelque chose à notre enfant par obligation n’est pas ce qui va faire naître chez lui une profonde ‘valeur’.

Et comme à cet âge-là, il ne comprend pas toujours pourquoi on restreint ainsi sa liberté, il peut arriver qu’il éclate en sanglot, ayant juste le sentiment que son parent est ‘méchant’ avec lui, ne l’aime pas.

Mais surtout, comprenant le besoin essentiel de découverte d’un bébé de 11 mois – 24 mois, il serait dommage de bondir à chacune de ces bêtises (« Non ! Ne touche pas à ça ! »). Mettons-nous à sa place : en voyage, nous visitons des ruines, et il n’est mentionné nulle part ce qu’il est interdit de faire. On descend un petit escalier, et un guide nous rattrape : « Non non n’allez pas par-là ! ». On touche un mur, idem : « Ne touchez surtout pas ! ». On fait un pas en avant : « Arrêtez-vous ! ». Au bout de la 5ème réflexion, nous n’allons plus oser bouger, nous n’aurons plus autant de plaisir à visiter, et perdrons petit à petit notre soif de découvrir.

Bref, si on reproche à notre bébé trop régulièrement de faire des découvertes ou des expériences, on risque de freiner sa soif d’apprendre.

Mais ce n’est pas tout ! À force d’être grondé, notre enfant peut aussi de perdre confiance en lui, et l’on n’est pas sans savoir que beaucoup de problèmes sont liés au manque de confiance en soi.

Et si nous commencions par retirer les choses fragiles de son entourage ?

Essayons tant bien que mal de nous éviter quelques galères, et de lui éviter quelques frustrations, en enlevant par exemple les objets précieux de sa portée… Fermons la porte des toilettes, verrouillons certains placards avec couteaux ou produits ménagers. Mais bien sûr, on ne va pas non plus s’empêcher de vivre ! Si on a une cheminée dans le salon, on ne va pas la supprimer ! Quel que soit l’environnement, l’enfant finira toujours pas tester quelque chose d’interdit.

Mieux vaut alors lui enseigner le respect des choses, et lui faire prendre conscience des dangers potentiels. Pour cela, (comme par exemple pour le biberon jeté par terre), j’utilise parfois la méthode décrite dans cet article Comment gérer face aux bêtises de nos enfants ? qui consiste à exprimer mes sentiments, et cela fonctionne plutôt bien ! Mais n’en abusons pas non plus (voir l’article Et s’il fallait parfois éviter de souligner toutes les bêtises de notre enfant ?)

Donnons-lui des alternatives

Faisons en sorte qu’il puisse exercer sa soif de découverte sans tout casser. Échangeons sa cuillère en métal contre une cuillère en bois pour qu’il puisse taper sans abîmer, offrons-lui des bols d’eau pour qu’il puisse faire du transvasement sans gâcher la purée, etc. (voir l’article : Inspirez-vous des bêtises de vos enfants, pour choisir leurs cadeaux de Noël !)

Conclusion

Un enfant vit, découvre, expérimente. Il fait des miettes quand il mange un gâteau. Il risque de mettre un coup de feutre sur la table quand il dessine. C’est la vie, il faut l’accepter ! En tant que parents, apprendre la patience et la zen attitude est un travail de tous les jours. Et vous l’aurez remarqué, c’est quand on se sent reposé et bien dans sa tête, que l’on est le plus apte à réagir positivement à ces petits incidents. Mais parce qu’être cool, ce n’est pas toujours évident non plus, j’ai constitué une sorte de dossier de secours pour nous aider à gérer tout ce qui est conflits, crises, colères et autres difficultés de nos enfants à coopérer : c’est le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que je vous l’envoie gratuitement, n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous l’enverrai alors directement dans votre boite mail.

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enfant pleure

enfant pleure

Il est tombé, il s’est fait une petite égratignure de rien du tout et voilà : mon enfant pleure et se roule par terre de pseudo douleur ! « Oh ça va , c’est pas grave ! Regarde : tu ne saignes même pas, il n’y a pas de quoi en faire tout un pataquès ! »

Je me suis souvent dit que, si nous n’accourons pas à chaque fois que notre enfant tombe pour lui dire “Oh mon chéri, j’espère que ça va”, il se relèvera d’autant plus facilement et sera moins incité à chouiner pour un rien.

Quand Léon et Joy étaient bébés, ils se prenaient des gamelles, des coups sur la tête et ne disaient presque “rien”. Nous étions d’ailleurs impressionnés par le fait qu’ils soient si “insensibles” à la douleur. D’ailleurs, quand on sait ce qu’ils endurent pour la poussée des dents, cela me laisse à penser que nos enfants bébés sont sans doute plus endurants face à la douleur que nous…

Puis mes enfants eurent une nounou plutôt adepte du « bisou magique ». Si bien qu’à chaque fois qu’ils se faisaient mal, ils prirent l’habitude de venir nous réclamer leur “bisou magique”. Clairement, avec ce genre de méthode, on donne de l’importance à la moindre égratignure, du coup, par effet de miroir, l’enfant en fait autant. En soi, ce n’est pas “le bisou magique” qui pose un problème, mais plus la compassion exagérée qu’on pourrait glisser derrière pour une égratignure qui n’en mérite pas.

Jusqu’au jour où moi-même, je me suis fait mal…  Comme les enfants généralement se comportent avec les autres comme nous nous comportons avec eux, mes deux enfants se sont naturellement précipités sur moi pour me demander si ça allait et me faire des “bisous magiques”. Et j’avoue que j’ai kiffé que mon mal soit  ainsi considéré !

Alors que penser ? Quand notre enfant pleure, faut-il le consoler pour qu’il fasse de même avec les autres, ou banaliser ses petits bobos pour qu’il ne se plaigne pas pour un rien ?

Mettons-nous en situation. Si moi, je rate la dernière marche de l’escalier du métro et me rétame comme une belle crêpe (je préfère à « merd.. »)  pour tout de suite me relever bien que je me sois fait mal : comment aimerais-je que les autres réagissent ?

Scénario 1 : Imaginons que le passant qui assiste à la scène s’exclame d’un  “Bravooo !”, comme nous parents pourrions le faire avec nos enfants…  Clairement je n’ai pas de mérite à tomber et je risquerais de prendre ces félicitations pour du foutage de gueuleNos enfants doivent halluciner …

Scénario 2 : Le passant se précipite sur moi pour m’aider à me relever et d’un air très inquiet me lance des “ça va ? ça va ?”. Je ne serais pas à l’aise avec cette exagération : j’ai juste loupé la marche, tomber d’1m70 quand on a 33 ans ne mérite tout de même pas qu’on me prenne pour une grande blessée. Pour nos enfants, c’est peut-être un peu différent, car eux ont moins de recul que nous et sont de vraies éponges. Si l’on se précipite sur eux et qu’on leur montre à quel point on a eu peur qu’ils se fassent mal, très clairement on risque de leur communiquer notre peur et de les inciter à donner de l’importance à une chose à laquelle ils n’en accordaient pas.

Scénario 3 : Le passant qui a vu la scène ne fait rien, alors que je me suis quand même fait mal. J’avoue que je serais un peu vexée. Et si c’était mon homme qui était à côté, j’avoue que je serais peut-être tentée de me plaindre davantage, histoire qu’il ne prenne pas ma chute à la légère !

Scénario 4 : Le passant (ou mon homme) me dit « ça va ? vous ne vous êtes pas fait mal ? Je peux vous aider ? » d’un ton qui montre une sincère attention envers moi mais sans laisser transparaître une quelconque inquiétude qui m’inquiéterait moi-même.  Voilà ce que je trouverais de bon ton !

Pourquoi n’adopterions-nous pas cette même attitude avec nos enfants ?

À quoi bon ajouter de l’inquiétude aux accidents ? Si mon enfant pleure parce qu’il est tombé, le seul à connaître son degré de douleur, c’est lui. Alors pourquoi ne pas plutôt laisser l’enfant mesurer lui-même l’importance de sa chute ?

Mais si mon enfant pleure exagérément ?

Si malgré ça l’enfant pleure exagérément, il est en quelque sorte un peu dans la situation n°3 : il pleure beaucoup parce qu’on est là et qu’il veut être consolé. Il VEUT notre attention et il pense que c’est le seul moyen de l’avoir et d’éviter qu’on lui dise “ce n’est pas grave”. Exactement comme moi dans le scénario n°3, si mon homme ne portait aucune attention à mon mal et que je m’étais quand même fait mal,  j’aurais limite envie de me demander jusqu’à quel point il faudrait que je me fasse mal pour qu’il daigne considérer mon mal. Agissons donc en conséquence : plus notre enfant aura l’attention dont il a besoin, moins on l’incitera à sur-jouer.

Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se montrer inquiet et donner trop d’importance à cette égratignure, mais simplement qu’il faut considérer son enfant et lui donner l’attention dont il a besoin à ce moment-là : « Viens, je vais prendre 5 minutes avec toi pour te chouchouter et te soigner. Tu veux un bisou magique ? ». À la différence de la situation précédente, je ne suis pas dans le schéma où lui ne se plaint pas et où moi je donne de l’importance à quelque chose qui n’en a pas pour lui, mais dans la situation où j’entends son mal et où je lui donne l’attention dont il a besoin.

Cela me fait penser aux enfants, cas assez classique, qui somatisent (rhumatismes, eczéma etc.) parce que c’est un moyen efficace d’obtenir l’attention de leurs parents. En privant notre enfant de l’attention qu’il demande, on ne l’incite pas à “se raisonner”, mais à l’inverse on fait grandir son manque d’affection et on l’incite à exagérer son mal pour essayer d’obtenir enfin cette attention.

Donc, pour l’éviter, on a tout intérêt à le consoler à sa juste mesure, à prendre soin de lui et non à lancer un “Mais c’est pas grave !”. Car si : dans sa tête « c’est grave ».

Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut accepter cette exagération !

Lui donner de l’attention n’empêche pas de l’inviter à s’exprimer autrement, mais toujours en le considérant “Tu as l’air d’avoir mal au genou, tu sais, dans ce cas, tu peux me dire “Maman, j’ai trop mal au genou, tu peux me soigner ? (sur le ton gentil avec lequel vous aimeriez qu’il vous le dise : le pouvoir de l’imitation) et je te soignerai avec grand plaisir, tu n’as pas besoin d’hurler”. Et, pourquoi pas, l’inviter à formuler ainsi ses hurlements.

Il y a de fortes chances que lui proposer cette alternative pour parvenir à ses fins sans surjouer soit bien plus efficace que le classique :  “Arrête de hurler comme ça, c’est pas grave !” qui, à la limite, pourrait lui donner envie de vraiment se casser la jambe, histoire d’être enfin considéré !

Cool Parents Make Happy Kids

cohérence cardiaque

cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque, qu’est-ce que c’est exactement…? Eh bien, sous ce nom savant se cache une pratique respiratoire toute simple, dont les bienfaits sur la diminution de notre stress, la gestion de nos émotions ou encore l’amélioration de notre santé physique et mentale sont nombreux. La pratique est facile : inspirer par le nez pendant 5 secondes puis expirer par la bouche pendant 5 secondes, le tout pendant 5 minutes seulement. Pour une véritable efficacité de la pratique, l’idéal est de répéter ce cycle de respiration 3 fois par jour (donc au total, 3 fois 5 minutes par jour).

Comment la cohérence cardiaque fonctionne-t-elle ?

Quand on est stressé, notre coeur s’emballe et on respire beaucoup plus vite – comme pour les animaux, ça nous permet d’envoyer de l’oxygène à nos muscles afin de nous enfuir plus vite ou de combattre plus fort. Utile à une époque lointaine, moins aujourd’hui ! L’hormone du stress, le cortisol, est sécrétée, mais nous pouvons la réguler à l’aide de notre respiration, et ainsi réussir à s’adapter à un grand stress. Le but : l’accueillir et s’en sortir naturellement.

 

La cohérence cardiaque va ainsi permettre de se centrer, de mieux réguler nos émotions, de faire face à des difficultés avec plus de sérénité, et de mieux nous concentrer.

Last but not least : cette pratique peut être aussi utilisée pour guérir… Car parmi ses bienfaits, la cohérence cardiaque pratiquée pendant plus d’une dizaine de jours permet entre autres la diminution de l’hypertension artérielle et du risque cardiovasculaire, la régulation du taux de sucre ou encore l’amélioration de la maladie asthmatique et des maladies inflammatoire.

La liste des bienfaits est très longue, et parmi eux, certains sont particulièrement appréciés chez nos enfants : c’est le cas de l’amélioration de la concentration et de la mémorisation, ainsi que la diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité.

Mais si la pratique est si simple et les bienfaits si nombreux, on pourrait se demander pourquoi on ne fait pas rentrer cette pratique dans les habitudes de nos enfants, comme on leur apprend à se brosser les dents matin et soir ? Bonne question ! 🙂

Comment pratiquer la cohérence cardiaque ?

Le principe de la a cohérence cardiaque est certes simplissime, mais il faut quand même faire preuve de persévérance pour réussir, 3 fois par jour, à se poser devant un écran pour respirer et expirer au rythme d’une rosace ou d’une balle qui monte et descend (les vidéos Youtube sont nombreuses).

C’est pourquoi le docteur David O’Hare s’est associé avec le musicien Anthony Doux afin de créer un album de 13 bandes sonores, dont la musique rend ce moment encore plus agréable… et où le son de l’accordéon, dont le mouvement est identique à la respiration, rythme nos respirations.

Quand en plus on sait que la musique a des effets positifs sur le lâcher prise et la libération des émotions bloquées, le cocktail est parfait !

Les bienfaits de la cohérence cardiaque ont récemment été testés sur 786 élèves de l’académie de Poitiers, qui pendant 4 semaines ont suivi 3 séances de cohérence cardiaque par jour (après les récréations et la cantine) en suivant des guides visuels ou certains guides auditifs de l’album Cœur Symphonique.

Les impacts positifs mesurés ont été aussi importants sur l’équipe d’enseignants que sur les élèves. Pour les enseignants, le niveau de stress perçu avait fortement diminué. Les enfants, eux, étaient plus attentifs lors des énoncés, et restaient concentrés beaucoup plus longtemps – ce qui a amélioré le climat de la classe et l’atmosphère de travail en général. L’enseignant n’avait plus à re-mobiliser des enfants déconcentrés comme c’était le cas auparavant. Les résultats scolaires se sont améliorés rapidement.

Alors, ça vous dit d’essayer ? Vous pouvez commencer par les vidéos sur Youtube, ou bien télécharger directement l’album Cohérence Kid.

Vous nous direz ce que vous en pensez !

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yoga du rire

yoga du rire

Vous avez remarqué comme on se sent bien après avoir ri ? Pourtant, les études montrent qu’un adulte rit en moyenne moins de 5 fois par jour*, alors que les plus jeunes ont le rire plus facile. Et pourtant, même la science l’a démontré : le rire est bon pour la santé !  C’est ainsi qu’est né le Yoga du Rire, ou rigologie. L’idée ? On commence par rigoler pour de faux et on finit par se marrer  pour de vrai.

Et si on en profitait pour passer un bon moment en famille ? Petit tour d’horizon et exercices pratiques pour découvrir cette discipline qui fait de plus en plus parler d’elle. 

Le Yoga du rire, qu’est-ce que c’est ?

Le Yoga du Rire ou Hasha Yoga est né en Inde sous l’impulsion de Madan Kataria, un médecin généraliste qui s’est aperçu que l’humeur de ses patients influait nettement sur leur capacité à guérir. Ainsi, les “patients joyeux” surmontaient plus facilement leur maladie que ceux au tempérament plus tristes. Fort de ce constat, il a développé cette approche de thérapie, entre rire et respiration yogique, qui a aujourd’hui conquis les 5 continents et continue de faire des émules. 

Pour cette pratique, pas besoin de blague, de film ou d’humour, le principe est de commencer à rire intentionnellement. Au début, on “force un peu” et cela se transforme rapidement en rire réel et contagieux. En fait, les neurosciences ont démontré que notre corps et notre cerveau ne font pas la différence entre un rire simulé et un rire spontané. Ce sont les mêmes avantages physiologiques et psychologiques.

Rire, c’est bon pour la santé

Les bienfaits de l’euphorie ne sont plus à démontrer. En fait, l’hilarité permet une oxygénation de toutes les cellules du corps. En riant, on respire mieux, et cela vient décontracter les organes, mais aussi les yeux, les joues, les mâchoires… Quand on rit, le corps sécrète de l’endorphine, cette hormone qui permet la relaxation, augmente le plaisir et soulage la douleur.

  • au niveau physique et de la santé : on observe une diminution du stress, une baisse de la tension artérielle, un système immunitaire renforcé, une réduction de la douleur, un meilleur sommeil… 
  • du côté de l’émotionnel : cela permet une meilleure régulation physiologique et psychologique, augmente une attitude et des pensées positives, permet de lâcher prise plus facilement en offrant une prise de recul et cela améliore l’intelligence émotionnelle.
  • et dans nos relations sociales : les relations sont plus fluides, sereines. Bref, si on est plus détendu, il y a des chances que cela ait un impact positif sur nos relations et notre manière de communiquer.

Pour bénéficier de tous ces bienfaits, les spécialistes recommandent de rire 10 à 15 minutes par jour. Les cours collectifs de Yoga du Rire ont souvent lieu à raison une heure par semaine.

 

Quelques exercices pour pratiquer le Yoga du Rire en famille

Alors, convaincu ? Vous avez envie d’insuffler à tout le monde, parent et enfant, une belle énergie qui se prolongera sans nul doute dans les relations au quotidien. Prêt à vous offrir un petit moment pour bien rigoler ? 

Pour cette séance, on part à la recherche de l’Enfant Rieur, celui qui est en nous, quelque part, plus ou moins enfoui, plus ou moins accessible. On pose notre masque de “grande personne sérieuse”. On proscrit la moquerie pour de vrai et le jugement. On est là pour rigoler ensemble, simplement. Voici quelques idées d’exercices pour une petite ou grande séance à la maison.

“Rire en voyelles”

Pour s’échauffer, on peut commencer par rire avec les voyelles :  

“Hi hi hi”
“Ah ah ah”
“Oh oh oh”
“Uh uh uh”
“euh euh Heu”
“Hou Hou Hou” etc. 

N’hésitez pas à varier les tons et surtout à circuler dans l’espace. Petit à petit, on cherche le regard des participants pour leur adresser notre rire.

Rire dos à dos, fesses contre fesses

Et hop, on se positionne dos contre dos, fesses contre fesses… Et on se bidonne ! Bien sûr, si on pratique avec notre enfant, le parent peut se mettre à genoux. C’est aussi chouette de retrouver le contact physique, lui aussi très important pour le lien d’attachement

Rire Bonjour

Toujours en se promenant, dos bien droit, respiration ouverte, on s’adresse aux autres pour leur présenter un “Bonjour” hilare et joyeux. 

Rire de Soi

Imaginez. On vient de vous annoncer que vous étiez le prochain président de la République. Et, ça, ça paraît la chose la plus incongrue qui soit ! “Qui ? Moi ?”… “Hi Hi Hi”… Et on n’hésite pas à se taper la cuisse, le ventre. C’est bon l’autodérision !

Rire avec l’Autre

Là, on imagine que l’autre vient de nous raconter la blague la plus drôle du monde. On se dirige vers lui pouce en l’air, l’œil brillant d’admiration pour lui signifier notre approbation. C’est si bon de se sentir accueilli et soutenu !

Rire des Animaux

Allez, on part en “safarigolo” ? Pourquoi ne pas imaginer la Poilade de l’Ours, la Rigolade de la Baleine, le Lion qui se gausse ?

Tour de Grimaces

Un must ! C’est toujours du meilleur effet. C’est drôle de se croiser en louchant, se tirant la langue !

Le final : Grand Fou Rire collectif

Allez, pour finir, on se marre tous ensemble. On se tape dans le dos. On roule par terre. 

Et puis, petit à petit, on revient au calme. L’hilarité s’apaise et laisse la place au sourire. On écoute son corps, un peu en mode relaxation. On observe “Comment c’est dans mon corps après ces esclaffades ?”. On peut inviter les enfants à faire un petit “body scan” (scan du corps) étage par étage : la tête, le visage (mes joues sont étirées ?), ma gorge, mon thorax, mon ventre, mes jambes, etc. 

Si vous avez envie de prolonger l’expérience, retrouvez aussi quelques postures de yoga pour enfants ou des jeux de relaxation.

Où pratiquer le Yoga du Rire ?

Bon, si vous êtes comme moi et que vous préférez travaillant les abdos en rigolant plutôt que dans un club de fitness, vous aurez peut-être envie de tenter (ou prolonger) l’expérience en collectif avec un animateur formé. Il y a de nombreux Clubs de Rire et de Rigologie dans lesquels pratiquer des séances collectives. 

http://www.yoga-du-rire-observatoire.info/

https://www.clubs-de-yoga-du-rire.com/

Cet article vous a plu ? Vous avez envie de prolonger les moments de détente en famille et de trouver 1000 astuces pour transformer le quotidien et éduquer vos enfants dans la bonne humeur ? Super ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (pas besoin de matériel !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage ou qu’ils adorent ranger leur chambre. Pour le recevoir gratuitement dans votre boite mail, rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

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* Source “Plus on vieillit, moins on rit” – Figaro – 28/02/2013

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