Archive pour le mois : 06/2017

lait infantile

lait infantileAvant toute chose, rappelons les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé qui conseille d’allaiter jusqu’à 6 mois puis d’introduire une alimentation de qualité tout en continuant l’allaitement jusqu’à 2 ans et plus. Pourtant, la France est un pays où l’on allaite très peu, un des taux les plus bas au monde ! Après 12 semaines, 70% des mères françaises ont arrêté d’allaiter.

(Le sujet de l’allaitement versus biberon a été abordé dans cet article.)

Pour les mamans qui n’allaitent pas, voici ce qu’il est indispensable de savoir avant de choisir le lait de substitution que l’on donnera à son enfant…

 

Pourquoi donner un lait “transformé” à notre enfant, au lieu de lui donner un lait de vache bio et naturel ?

Tout d’abord parce que le lait bio de vache contient 3 fois plus de protéines que le lait maternel. Et une surconsommation de protéines fatigue les reins du nourrisson tout en augmentant le risque d’obésité chez l’enfant et l’adolescent.

Ensuite, le lait de vache, aussi bio soit-il, n’apporte pas suffisamment de graisses polyinsaturées, indispensables au développement du cerveau et de la vision. Il est aussi déficitaire en vitamines et en fer, mais trop riche en phosphore…. Voici pourquoi il est nécessaire de le “transformer”.

Le lait maternel dispose naturellement de toutes les bonnes proportions.

Les laits végétaux sont à la mode, qu’en penser pour nos enfants ?

Les laits végétaux non modifiés présentent d’importants déficits et entraînent un risque pour le bébé : malnutrition, complications infectieuses, et détresse respiratoire. Raison pour laquelle, légalement, il est strictement interdit de remplacer le lait maternel par du lait végétal (vous avez sans doute entendu parler de ce drame au sujet d’un bébé de 7 mois, mort d’avoir été nourri exclusivement au lait végétal l’article ici). Si l’on doit utiliser du lait végétal, il faudra ajouter d’autres aliments complémentaires pour écarter les risques neurologiques et d’anémie du bébé. Consulter un médecin avant de le faire est indispensable.

Et le lait de chèvre ?

Comme le lait (bio ou non) de vache, même si le lait de chèvre contient beaucoup moins de protéines, il ne peut pas non plus être donné tel quel aux nourrissons : trop riche en sels minéraux (risquant d’entraîner des problèmes rénaux), trop pauvre en certaines vitamines et acides gras essentiels, etc. Raisons pour lesquelles il a besoin d’être modifié, afin de pouvoir “remplacer” le lait maternel. Naturellement, le lait de chèvre serait également plus digeste que le lait de vache, et plus proche de la composition du lait maternel.

Important

Avant de choisir votre lait, la chose la plus importante est de vérifier que votre lait est bien “infantile”, c’est-à-dire certifié par la Directive Européenne CE/2006/141, qui impose aux fabricants toutes les modifications nécessaires pour être ‘bon’ pour le nourrisson

Que faire avec un enfant allergique au lait de vache ?

Première chose à savoir : environ 8% des bébés suivent un régime spécifique alors qu’en réalité seulement 2% d’entre eux présentent une véritable allergie. Pour diagnostiquer une allergie, un examen spécifique est nécessaire. La vache a bon dos…

Pour 0,5% des nourrissons, c’est en fait une allergie au sucre (lactose) contenu dans le lait, même bio, qui pose problème. Pour information, ce lactose se retrouve aussi dans le lait de la maman, et dans le lait de chèvre.

Pour 1,5% des bébés, il s’agit d’une allergie aux protéines du lait de vache qui disparaît dans 90% des cas vers 3 ans si l’enfant a bien été suivi. Les manifestations de cette allergie sont visibles immédiatement et la plupart du temps dermatologiques : urticaire, eczéma. Le lait de chèvre, bien que plus faible en protéines, contient aussi plus de protéines allergènes.

Dans ces cas-là, et après examen, c’est au médecin de préconiser des substituts.

Quelles sont les 3 choses à vérifier quand on choisit son lait infantile (de vache ou de chèvre)  ?

  • Préférez un lait BIO. On sait en effet que les enfants sont plus sensibles aux effets des substances chimiques. Selon une étude américaine de 2002 (« Environmental Health Perspective », Cynthia L. Curl), la concentration de résidus de pesticides est six  fois moins élevée chez les enfants qui consomment des aliments biologiques (dont du lait bio) que chez ceux qui se nourrissent de produits issus de l’agriculture conventionnelle. À cela s’ajoute l’étude de l’Inserm, publiée en Février dernier dans le British Journal of Nutrition. C’est la plus grosse étude mondiale réalisée sur plus de 62.000 participants observés sur plus de 3 ans, sur le plan comportemental. D’après celle-ci, l’alimentation bio apporte 31% de moins de probabilités d’obésité. On avance deux hypothèses : 1/ les consommateurs bio ont de facto une diététique équilibrée et 2/ les pesticides sont en grande partie des perturbateurs endocriniens. Ils modifient pour la plupart les régulations biologiques comme la stimulation du remplissage des tissus adipeux par les lipides ou le métabolisme du glucose. Cette étude doit être confirmée avec la montée en données du Plan d’observation.
  • Évitez l’huile de palme. D’une part à cause de ses risques écologiques et éthiques, et d’autre part à cause de sa toxicité dans le cas des huiles transformées pour l’industrie agro-alimentaire.
  • Préférez un lait avec des probiotiques (Bifidus, bifidobactéries, etc.) pour éviter les maux de ventre de votre bébé ! Aujourd’hui, de nombreux fabricants en ont ajouté dans leurs produits,  car des études tendent à prouver qu’ils renforcent la flore intestinale, facilitent la digestion et stimulent les défenses immunitaires (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les médecins nous en prescrivent parfois lorsque le bébé a des maux de ventre).

Voilà, vous savez tout ou presque ! Mais surtout n’oubliez pas que rien ne remplacera les qualités nutritives du lait maternel.

Good Milk Make Happy Kids

1.Host A, Halken S, Jacobsen HP, Christensen AE, Herskind AM, Plesner K. Clinical course of cow’s milk protein allergy/intolerance and atopic diseases in childhood Pediatr Allergy Immunol 2002; 13 (Suppl 15)

2.Candice Levy, naturopathe et auteur de Quel lait pour mon bébé

3.PasseportSanté.net. « Probiotiques », www.passeportsante.net [consulté le 30 avril 2013] // Société canadienne de pédiatrie. « L’utilisation des probiotiques au sein de la population pédiatrique », Document de principes. Décembre 2012. www.cps.ca [consulté le 30 avril 2013].

4.http://aaia.ca/fr/milk_brochure_fr.pdf / Association d’information sur l’allergie et l’asthme

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Enfin coaching CPMHK spécial bébé (on démarre le 28 mai 2019) :

« Communiquer et signer avec bébé – 100% complicité ! »

Avez-vous parfois l’impression de ne pas savoir comment réagir aux pleurs de votre bébé ? De ne pas comprendre certains de ses comportements ?
Si vous souhaitez mieux comprendre ses réactions, renforcer le lien qui vous unit avec lui, faciliter la communication entre votre bébé et toute la famille et lui donner une grande confiance en lui, je vous invite à vous renseigner sur un nouveau coaching CPMHK (coaching spécial 0-2 ans !:)) « Communiquer et signer avec bébé – 100% complicité ! » qui démarre mardi prochain 28 mai 2019 (vous apprendrez aussi la « Langue des signes » !). Vous êtes avec nous ? Cliquez-ici 
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Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

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couches non toxiques

couches non toxiques

Cet article est sponsorisé

Etant donné que les couches sont au contact direct de la peau de nos enfants presque 24/24h les 2 à 3 premières années de leur vie, cela vaut le coup d’acheter des couches respectueuses de la peau de nos enfants… 

Malheureusement, le bio n’est pas la panacée. Généralement, les couches bio utilisent pour la partie absorbante, du bois issu de forêts durables en lieu et place de matière synthétique. C’est déjà un premier pas !

 

Bonne nouvelle : Cool Parents Make Happy Kids vous a déniché une nouvelle marque qui est arrivée sur le marché français : Lillydoo. Fabriquées exclusivement avec des substances respectueuses de la peau, elles ne contiennent ni CHLORE (ECF), ni PARABÈNES, ni PHTALATES,  ni ÉMULSIFIANTS PEG.

Vous pouvez en apprendre davantage sur la composition des produits LILLYDOO sur leur site. Les résultats de leurs tests de contrôle de qualité y sont aussi publiés.

NB : il ne s’agit pas de couches écologiques car la marque a souhaité privilégier le côté absorbant, plutôt que de faire du 100% bio. Mais si vous êtes à fond dans le bio, souvenez-vous qu’il existe aussi une solution sans couche, la plus écolo de toutes ! Rendez-vous ici pour en savoir plus).

Lillydoo est une bonne alternative pour les parents, car sans comporter de substances toxiques, elles restent super absorbantes (plus que certaines “sous-marques” avec lesquelles j’avais le droit à une fuite minimum par semaine !!).

couches non toxiquesIl y a un autre aspect que vous apprécierez sans doute, comme moi : Lillydoo fonctionne par abonnement ! Plutôt bien pour les gens pas très organisés comme moi qui tombent souvent en rade et se retrouvent à faire le tour du quartier à 22h pour trouver un paquet de couches de dépannage qui coûte les yeux de la tête. L’abonnement est sans engagement et chacun choisit son rythme : vous choisissez de recevoir une caisse toutes les trois semaines, ou tous les deux mois… à vous de voir. Si vous partez en vacances, que vous voulez suspendre votre abonnement ou que vous voulez changer de taille ou de design, en un clic sur le site.

Car oui, autre petit détail qui a séduit la maman sensible à l’esthétisme que je suis : les couches Lillydoo ont des motifs très jolis et on peut même les choisir ! Même le packaging est soigné, ça fait toujours plaisir à recevoir.

Pour ce qui est du prix, voici un petit comparatif que j’ai réalisé, pour des couches en taille 4 (attention, ce sont les prix que j’ai relevé en ligne, mais cela dépend de votre adresse et du lieu où vous allez faire vos courses !).

Pampers baby dry Lillydoo LOVE & GREEN ÉCOLOGIQUE.
0,28€ – 0,31 € / couches 0,31 € / couches 0,38 € / couches

N’hésitez pas à essayer, en recevant votre kit d’essai gratuitement (seuls les frais de livraison restent à votre charge).  Voilà, j’espère que vous serez contents de découvrir cette nouvelle marque qui est arrivée en France !

NB : Parmi les nombreuses entreprises qui me contactent pour que je parle d’elles, je n’accepte que les rares marques qui sont conformes à mes valeurs, les produits auxquels je crois et qui, je pense, peuvent intéresser mes lecteurs. Pour être transparente avec vous, ces articles peu fréquents (2 depuis le mois de janvier) me permettent également de financer une partie des coûts du site de CPMHK, afin de continuer à vous offrir du contenu gratuit. Et ils sont tous indiqués avec la mention “sponsorisé”. J’espère que vous apprécierez !

 

Pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

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combien d'activités extra scolaires

combien d'activités extra scolairesÀ chaque rentrée c’est la même question qui revient : combien d’activités extra-scolaires pour mon enfant ? Surtout quand ce sont nos enfants eux-mêmes qui ont envie d’en faire beaucoup ! Entre l’envie de leur faire plaisir, le budget et la gestion logistique que ça impose et la volonté de faire plaisir à nos marmots, il est bien difficile de trancher. Et notre débat du mardi sur Facebook consacré à ce sujet le confirme : sur ce point, vos avis divergent*.

Pour Elodie : « Un jour, un coach de tennis (entraîneur de grands joueurs mondiaux) m’a dit que si l’on veut qu’un enfant progresse et s’épanouisse vraiment dans un sport, qu’il soit passionné et en retire tous les bénéfices, il faut en choisir un (et un seul) avec lui, et s’y tenir. Quitte à le forcer un peu parfois. »

Pour Anne-Sophie : « J’ai moi-même été en sport étude très tôt. Concours, auditions… Poussée par ma mère, c’était une grosse charge de travail et de sacrifices. Je ne veux pas reproduire cela, c’est ma fille qui choisira ses activités, et leur fréquence. Que l’on incite son enfant, et attise sa curiosité je dis oui. Mais qu’on le pousse sans même connaître la fatigue que cela implique, non. »

Pour Fiorella : « Chez nous, tous hyperactifs. Mon aîné a voulu faire basket, golf, équitation et judo, on a réussi à supprimer le basket après un an et limiter l’équitation aux vacances, mais on a du mal à le freiner. Il voudrait aussi jouer d’un instrument, mais dur de tout caler dans l’emploi du temps. Et financièrement, il nous ruine ! 🙂 »

Sandrine : «  Je souhaite qu’ils aient du temps pour eux, ne pas toujours avoir des contraintes ou de se dépêcher. Qu’ils apprennent à s’ennuyer et créer des choses, qu’ils voient leurs copains et que l’on puisse faire des activités tous ensemble en famille ! »

Le nombre de points de vue différents reflètent bien la diversité de nos tempéraments de parents. Nos enfants, eux aussi, ont des personnalités variées et à la question “combien d’activités extra-scolaires mon enfant doit-il faire?” j’ai envie de répondre qu’il n’existe pas un nombre d’activités extra-scolaires idéal, mais que ça dépend plutôt de l’enfant.

Certains enfants sont plus actifs que d’autres qui aiment pouvoir être polyvalents, ou d’autres encore qui se concentrent sur une activité et aiment pouvoir y développer au maximum leurs performances. D’autres enfin ne ressentent pas forcément le besoin de faire une activité extra-scolaire et sont déjà bien occupés à la maison.

Il n’y a pas de mode de vie meilleur qu’un autre, l’important est d’avoir un emploi du temps en cohérence avec sa personnalité. Et si nous laissions nos enfants choisir leur rythme tout simplement ?

Je vous entends d’ici dire «  mais je veux qu’il garde du temps libre pour développer sa créativité, s’évader, rencontrer des gens ».

Personnellement, étant de tempérament très créatif, mes meilleures idées ne me viennent pas quand je suis dans les embouteillages « à ne rien faire ». Non : mes meilleurs projets, je les conçois en faisant mon jogging. C’est quand je cours que mon esprit se libère, est le plus disposé à réfléchir en profondeur et que l’inspiration me vient. Je trouve aussi bien plus facile d’exprimer sa créativité en étant concentré devant une feuille blanche avec un objectif à atteindre (écrire une histoire, dessiner l’intérieur de son futur appartement, etc.) qu’en errant dans une pièce à ne savoir que faire. Et ce n’est pas parce qu’on laisse nos enfants dans une chambre qu’ils vont avoir l’idée de concevoir quelque chose d’incroyable. Même si c’est important qu’ils sachent s’occuper seuls, il me semble que nos enfants pousseront davantage leur créativité en étant dans un environnement stimulant, comme une pièce avec des pinceaux, des rouleaux, du sable à coller, un immense mur et, pourquoi pas, un sujet.

« Oui mais c’est bien de garder du temps pour qu’ils ne fassent rien ».

Je suis bien d’accord avec vous ! C’est bien qu’ils aient du temps de jeu libre, à ne rien faire de prédéfini, pour qu’ils sachent s’occuper seuls, sans qu’on n’ait besoin de leur donner une activité. Mais je ne pense pas que la priorité pour leur dégager ce temps-là soit de revoir le nombre d’activités extra-scolaires qu’on leur fixe. En revanche, on peut s’interroger sur le temps passé devant un écran par exemple…

Limiter la quantité d’activités pour qu’ils aient du temps pour eux, mais leur laisser passer ce temps libre devant la télé est un véritable contresens. Mieux vaut que ce temps soit occupé à des activités extra-scolaires , sources de créativité, de lien social, de persévérance et d’épanouissement.

« Oui mais il faut du temps aussi en famille ».

Je suis bien d’accord : il est important de garder du temps pour être ensemble et donc par exemple d’essayer de caler au maximum les activités extra-scolaires en semaine (quand c’est possible) pour avoir les week-ends libres. Néanmoins, j’ai des amis pour lesquels l’activité du samedi de leur(s) enfant(s) permet de passer un moment privilégié avec lui. Et pourquoi pas ? A chaque famille de trouver l’organisation qui lui correspond. Accompagner son enfant peut être l’occasion d’une chouette balade à pied et on peut aussi en profiter pour instaurer un petit rituel, comme un goûter en tête-à-tête, après l’activité.

Combien d’activités extra-scolaires ? Choisissons-en le nombre en fonction de l’enfant, et… des parents !

Si je pense que le bon nombre d’activités dépend de chaque enfant, il dépend aussi du porte-monnaie et des trajets à effectuer ! Concernant les transports, il est important que nos enfants n’aient pas à suivre un rythme effréné, qu’ils aient du temps pour profiter de l’instant présent.

Essayons de nous organiser pour ne pas devoir “courir”, pour que l’activité n’en devienne pas une source de stress pour arriver à l’heure, ni une contrainte insupportable pour les parents qui doivent faire les trajets, surtout quand il y a des allers-retours ! Car si cela devient une contrainte pour nous, parents, inconsciemment cela va jouer sur notre humeur et donc indirectement impacter notre enfant. Dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à nous : changer de point de vue et profiter de ces trajets pour passer un vrai moment avec son enfant et/ou s’arranger avec les autres parents pour alterner les trajets. Et si la contrainte est trop forte, revoir l’emploi du temps des activités extra-scolaires.

N’oublions pas que le bien-être de nos enfants est essentiel… mais que le nôtre, en tant que parents, l’est aussi !

A lire aussi  : Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse… et Activité extra-scolaire : comment faire le bon choix ?

*les citations contenues dans cet article sont tirées des commentaires faits sur la page Facebook de CPMHK.  Par souci de probité, j’ai tenu à les reproduire à l’identique, avec leurs possibles petites imperfections.

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apprendre à demander pardon

apprendre à demander pardonComment apprendre à notre enfant à demander pardon, lorsqu’il a déjà du mal à reconnaître ses torts ? Si Joy frappe Léon, par exemple, c’est sans doute qu’ils sont au cœur d’un conflit qui remonte un peu. Peut-être que Léon l’a également tapée ou blessée cinq minutes plus tôt, ou même la veille. Comme dans tous conflits, les torts sont certainement partagés, et forcer Joy à s’excuser alors que Léon est sans doute également fautif, risque d’augmenter la rancoeur ressentie par Joy. Or, forcer un enfant à dire pardon à contre-cœur est parfaitement inutile, voire néfaste (cf. cet article : Faut-il forcer notre enfant à demander pardon ?).

Mieux vaut inviter chaque enfant à exprimer ce qu’il a sur le coeur afin que chacun comprenne les émotions de ses pairs, plutôt qu’obliger l’un à s’excuser auprès de l’autre.

Mais quand ce sont nous, les parents, qui recevons les coups ou les insultes, il est hors de question de laisser passer ! Nous voulons obtenir des excuses immédiates. Pourtant, mieux vaut d’abord chercher à comprendre ce qui a motivé ce comportement. L’enfant s’est peut-être lui-même senti agressé par ma façon de parler ou par mon attitude ? Si on arrive à déceler cela, c’est l’occasion de lui montrer l’exemple en s’excusant soi-même : « OK, je suis désolée de t’avoir parlé comme ça, je ne voulais pas te faire de peine. Mais de mon côté, je suis aussi très triste que tu m’aies traitée de méchante ». Ainsi, on met l’enfant dans de meilleures dispositions pour reconnaître ses torts et comprendre qu’il a fait de la peine. En s’excusant, on apaise la colère qu’il ressent contre nous, et on lui permet de se focaliser sur la douleur ou la tristesse qu’il a provoquée. Voir aussi la vidéo : « J’accepte tes excuses, mais tu ne recommences pas ! »

Quand trop d’ego empêche de demander pardon

Enfant comme adulte, on peut avoir cette impression que demander pardon et reconnaître son erreur équivaut à se rabaisser, à se dévaloriser face aux autres. Ceci est dû à un excès d’égo, à ne surtout pas confondre avec la confiance en soi ! Au contraire, souvent, l’excès d’égo et le manque de confiance en soi vont de pair. Je m’explique.

L’ego est la représentation que l’on a de soi-même à travers le regard des autres. C’est ce qui nous pousse à vouloir briller, à être admiré. C’est cette sensation de ne pouvoir s’accomplir qu’à travers le regard des autres.

livre éducation positive Cool Parents Make Happy KidsAu contraire, un adulte qui a confiance en lui n’a pas besoin de rechercher l’approbation des autres. Quand on a confiance en soi, on s’assume entièrement, avec nos qualités et nos défauts, on accorde peu d’importance à ce que pensent les autres.

En ayant confiance en soi, on est donc plus apte à reconnaître ses erreurs. On admet qu’on a mal agi, mais on sait que cela ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais ou d’inférieur aux autres. Demander pardon n’est donc pas une épreuve.

Nos enfants suivent exactement le même schéma.

Alors, comment donner confiance en lui à mon enfant ? En évitant de lui tomber dessus dès qu’il fait une bêtise, genre « Mais tu te rends compte de la bêtise que tu as faite ?! Ca ne va pas, non ?! ». Au contraire, plutôt que de le rabaisser, on peut lui faire comprendre que faire une faute ne doit pas être honteux : « Tu sais, cela arrive à tout le monde de faire n’importe quoi et de ne pas se rendre compte que cela va faire de la peine à l’autre ». Pour les bêtises pour lesquelles il a en revanche fait “exprès”, je publierai un article prochainement, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter.

Montrons l’exemple pour lui apprendre à demander pardon !

Notre objectif est de faire comprendre à un enfant que tout le monde fait des erreurs… même nous, ses parents ! Il faut l’aider à accepter de ne pas être parfait, et savoir s’excuser sans se sentir inférieur pour autant. Dans cette optique, je n’hésite pas à m’excuser assez souvent auprès de mes enfants.

Par exemple, l’autre jour, l’un d’eux a jeté un petit jouet du haut de la mezzanine et a failli me blesser. Spontanément, j’ai crié « Ca ne va pas non ?! ». Ill a immédiatement fondu en larmes de s’être fait gronder pour une bêtise qu’il n’avait pas mesurée. Je me suis alors excusée : « Je suis désolée d’avoir crié, mais cela m’a fait peur, car cela aurait pu me tomber sur la tête. Pardon, je ne voulais pas te faire de peine. »

Si j’avais exigé des excuses immédiatement, aucun doute que cela aurait mal tourné, car il aurait été focalisé sur sa tristesse à lui de s’être fait grondé pour une chose qu’il n’avait pas faite exprès.

Par cet exemple, je leur montre que moi aussi, il m’arrive de faire des erreurs et que je ne ressens aucune honte à m’excuser.

Savoir s’excuser auprès de ses enfants évite aussi de se placer dans un rapport de force où l’adulte est tout-puissant. Cela permet de stopper d’éventuelles rancoeurs que pourrait ressentir un enfant se sentant humilié, qui pourraient elles-même se transformer en attitude négative (insolence, provocation, etc.).

Bref, si l’on veut vraiment que notre enfant apprenne à demander pardon et à les réparer, à nous de le convaincre que ce n’est pas parce qu’il fait des erreurs qu’il est “mauvais”, que tout le monde en fait, et qu’il faut juste essayer de les réparer et de ne pas les reproduire. Soyons leur meilleur modèle, et sachons nous excuser nous-aussi !

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