Archive pour le mois : 01/2020

dire bonjour

dire bonjour CPMHK

Faut-il les forcer à dire bonjour ? À quel âge les vôtres ont-ils dit « bonjour » spontanément et systématiquement ? Mais comment avez-vous fait ?!! Ce sont les questions auxquelles les lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids ont répondu. Grâce à l’expérience de tous, une belle piste s’est dessinée…

​ Tout d’abord, tout le monde a été unanime pour dire que « nous tenons à ce que notre fils dise bonjour », que c’est « la base du début de l’éducation » : « la politesse c’est important ».

Surtout que l’on doit souvent supporter la pression du regard des autres :

« Moi je suis beaucoup influencée par le regard des autres et si mon enfant ne dit pas bonjour, dans le regard des autres je vois que je n’ai pas apporté à mon enfant les bases rudimentaires de l’éducation »

« Une réunion de famille, tous les petits cousins sont trop mignons et vont dire bonjour aux grands parents, bisous et compagnie, le tien non. Je t’assure que t’es mal. »

« On veut à tout prix qu’ils disent bonjour, car s’ils ne le font pas c’est NOTRE éducation qui a un manquement »

Même si dire ‘bonjour’ est nécessaire, les participants ne pensent pas de même du bisou !

« Je trouve que ce côté « intime », ne doit être en aucun cas obligatoire! » « Je ne force pas la proximité : bisous câlins, réservés aux intimes et selon l’envie de l’enfant. » « Les bisous c’est juste si elles veulent bien. Les forcer à accepter, c’est la violation de leur espace, non ?»

Cependant ce n’est pas facile de leur faire dire, surtout quand ils sont pris d’un élan de timidité, ou qu’ils sont en plein dans la phase du « refus ».

 « Ici, à 6 ans 1/2, le bonjour est encore dur à sortir. Même en réponse à la maîtresse, ça le coûte…
Trop de timidité ! »  « Ma fille a 4 ans et est très timide. Elle a souvent peur des adultes, des inconnus et même des membres de la famille si elle ne les voit pas souvent.» « En tous cas ici on n’y arrive pas, c’est limite si elle ne tire pas la langue quand je lui dis « dis bonjour au gardien ».»

Et si nous commencions par leur expliquer, diront certains ?

« Tout le monde fait comme ça parce que c’est gentil, c’est pour montrer qu’on est heureux de se voir. » « Dire bonjour, c’est comme dire « on est à côté, dans la même pièce. On n’est pas obligé de passer la soirée ensemble, mais si tu veux venir me parler, tu peux ». C’est comme l’ouverture d’un dialogue. » « Quand on ne dit pas ‘bonjour’, c’est comme si on n’aimait pas la personne ou comme si nous ne la considérions pas »

Mais l’explication a-t-elle vraiment un effet ?  Selon l’une des participantes, pas vraiment :

« 6/7 ans, c’est l’âge du passage à l’abstraction, donc les notions abstraites sont enfin comprises Avant 6 ans, l’enfant ne comprend pas ces échanges verbaux. D’ailleurs la plupart du temps ils ne veulent pas dire ces mots qui n’ont aucun sens pour eux »

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D’accord mais si l’explication ne marche pas, comment faites-vous pour que votre enfant dise ‘bonjour’ ? Faut-il forcer ? Gronder ?

Nous avons eu quelques clés :

« Moi je ne force pas mes enfants. J’essaye de montrer systématiquement l’exemple. et si mon enfant ne fait rien je lui propose de dire bonjour. S’il ne se passe rien, j’explique pourquoi c’est important. Généralement il finit par le faire. »

« De toute façon les enfants imitent les parents : des parents polis font que les enfants deviennent polis naturellement »

« Avec ma fille de 4 ans plus j’insiste et plus elle se braque et moins j’ai de résultats. »

« C’est vrai qu’il faut montrer l’exemple. J’ai remarqué que cela marche mieux que de « forcer ». »

 « Ma fille a 3,5 ans et elle est très timide. Au début j’ai essayé de forcer et je me suis vite rendue compte que cela ne servait à rien. »

 « Nous on la gronde en mode « Je te confisque ton jouet si tu ne dis pas bonjour à la femme de ménage ». Mais je ne suis pas sûre que ce soit la solution. »

« Je pense qu’il ne faut pas faire une fixation sur le bonjour, car l’enfant pourrait faire un blocage…avec mon aînée, on lui a mis la pression, c’était une obsession et elle ne voulait jamais dire bonjour. Combien de fois on l’a grondé pour cela…. Puis j’ai entendu dire qu’il ne fallait pas forcer l’enfant du coup je me suis moins prise la tête avec la 2eme et tout c’est bien passé. Mais c’est peut-être aussi une question de caractère»

 « Faut-il être moins exigent avec nous-même pour accepter que notre enfant passe par une phase de refus pour ensuite y revenir ? »

​Et alors le résultat, à quel âge vos enfants ont-ils dit ‘bonjour’ ??

« Mes enfants (3 et 5 ans) ne disent pas toujours spontanément ‘bonjour’»

« Avec ma belle-fille il me semble qu’il y avait eu un passage ou elle refusait de dire bonjour entre 2 ans et demi et 3 ans et demi. Puis à partir de 4 ans environ elle avait intégré le « bonjour systématique de politesse ».

« La grande a 3 ans 1/2 et elle sait que le « bonjour/au revoir », par politesse, est non négociable »

« Pour mes deux plus petits (3 et 5 ans) ce n’est pas systématique »

Mais les réponses les plus surprenantes, les plus catégoriques, ont été celles-ci :

(J’ai consciemment pris des témoignages de fratrie afin de lisser l’impact du caractère de l’enfant. On peut avoir de la chance avec un, mais pas avec trois ! D’autres témoignages de ce type ont été fait aussi pour des enfants uniques)

 « Ils ont dit bonjour systématiquement presque en même temps que « papa » et « maman ».  Je ne les ai jamais forcées. J’ai trois filles, depuis qu’elles sont petites,  elles aiment bien nous copier.»

« Mon fils a 2 ans ½, il dit bonjour depuis au moins 1 an. Ses sœurs ont 4 et 9 ans, et je pense que ça a dû avoir lieu au même âge. Pour nous, les parents, dire bonjour est un « reflexe » et du coup je pense que ça l’est devenu pour eux aussi. Faut dire qu’ils le disent tout seul, je n’ai pas à leur demander de le dire ! Je ne les ai jamais forcés. »

 « Les miennes nous ont naturellement imité. Elles ont 3 ans et depuis qu’elles parlent, assènent des ‘bonjour monsieur’ et ‘bonjour madame’ à tous. Nous ne les avons jamais forcé mais indiqué que les gens avaient plaisir à recevoir un bonjour. Sans le rappeler nous avons toujours donné l’exemple. »

Conclusion

Alors oui clairement le caractère de l’enfant joue (s’il est timide ou non).

Parmi les parents qui ont insisté pour que leurs enfants disent ‘bonjour’, il semblerait que le ‘bonjour’ soit devenu spontané, et automatique, généralement vers 4/5 ans, voire plus pour les timides. Sauf si bien sûr, leurs caractères facilitent particulièrement ce ‘bonjour’ (c’est-à-dire qu’ils ont rarement refusé de le dire).

Mais il est impressionnant de voir parmi les témoignages que ceux qui n’ont jamais mis la pression obtiennent des résultats homogènes et surprenants !  Tous leurs enfants disent « bonjour » systématiquement depuis qu’ils savent parler.

Vous pouvez aller voir les commentaires sur Facebook, j’ai été moi-même impressionnée et surprise…  Il se pourrait en effet, que si nous montrions l’exemple à notre enfant, que nous ne lui mettions jamais la pression en insistant pour qu’il le dise, il ne prendra plus cela comme une contrainte qui donne envie de résister, mais comme un jeu, auquel lui aussi à droit de jouer. (voir aussi l’article : Quels impacts avons-nous sur nos enfants, selon les neurosciences ?)

Et pourquoi pas lui faire parfois remarquer à quel point son ‘bonjour’ a fait plaisir à l’autre. Ou à l’inverse de temps en temps lui chuchoter à l’oreille « Si tu veux, tu lui diras tout à  l’heure. Quand tu te sentiras plus à l’aise.».

Bien sûr, lorsqu’il ne dira pas ‘bonjour’, il va falloir accepter avec zenitude les regards accusateurs. Pas facile de se sentir jugé. Mais soyons patients, gardons en tête que cela ne dure qu’un temps, dès 4 ans il devrait le dire systématiquement et peut-être même avec le sourire ! Car ’bonjour’ ne sera pas devenu pour lui une contrainte, mais un joli plaisir.

Si vous souhaitez améliorer votre quotidien avec votre enfant, et que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout ». Indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez le « PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! »  dans votre boîte mail (gratuitement).

c’est pas juste

c’est pas juste

C’est l’heure de déjeuner : pommes de terre sautées maison ! L’aîné n’est pas content « Ce n’est pas juste, Simon en a eu plus ! » On en rajoute alors un peu… C’est au tour de Thomas de s’exclamer : « Maintenant Simon en a plus, ce n’est pas juste » ! Lassés de ces discussions, on tente de clore le débat par le populaire dicton « On ne regarde pas dans l’assiette du voisin, ça suffit !» .

  • Tu prends tout le temps le bébé dans les bras pour le lui donner le biberon, et moi jamais ! C’est pas juste ! » « Oui mais lui c’est un bébé, et toi tu es grand.. »

Des scènes comme celles-ci, on peut en vivre des dizaines par jour. Ça nous épuise, ça nous pousse à bout. Et on craque  : « Et puis vous savez-vous quoi ? LA VIE EST INJUSTE ! Donc arrêtez de me faire [email protected]#$!… ! » (oui, parfois part en cacahuète !!) Si la vie est certes injuste :

Laisser notre enfant avec son sentiment d’injustice, est-ce vraiment la solution ?

Je vais essayer de faire une analogie avec le boulot pour expliquer pourquoi.

Imaginons que je suis commerciale. Mon manager ne me refile que les compte à faible potentiel et transmets tous les bons prospects à mon collègue. Je ressens cette injustice évidemment. Si je décide de l’exprimer, mon manager ne recevra pas forcément très bien la chose et pourra tenter de se justifier « Non, je suis désolé, tes prospects ont autant de chance d’être signés que les siens. Simplement ton collègue est plus expérimenté dans les grands comptes, et toi les petits. Il faut juste que tu te bouges davantage plutôt que de râler ». Cela ne m‘aide pas vraiment à accepter la situation. Je ressens de la colère, de l’humiliation. Bref, je suis dans un état d’esprit négatif, je râle et je m’enferme dans cette vision négative de la situation : mon manager fait TOUT pour me défavoriser !

Nos enfants réagissent exactement de la même manière : s’il nous dit « ce n’est pas juste » mais qu’on balaye cela d’un revers de la main, il a l’impression de compter pour du beurre, d’être défavorisé, voire moins aimé que l’autre.

Vous me direz qu’il y a une différence d’échelle entre ne pas avoir la place du milieu en voiture et ne récupérer que des mauvais comptes dans son job de commercial. Mais finalement pas tant que ça. Car ce qui blesse, ce n’est pas tant d’être à droite dans la voiture ou d’avoir tel ou tel compte, mais c’est bien le déséquilibre, l’injustice, le fait d’être défavorisé par rapport aux autres qui pose problème. D’ailleurs, c’est bien l’expression « C’est pas juste ! » qui sort en premier !

 

Que faire, quand il trouve que « c’est pas juste » ?

Nous verrons dans un prochain article, qu’en amont il y a des précautions à prendre pour que notre enfant ne se sente pas lésé (Par ici pour ne louper aucun article !).

Si toutefois, nous entendons cette expression sortir de la bouche de notre enfant, acceptons son sentiment, et évitons de lui rabattre le caquet pour clore le débat. Il croit à notre mauvaise intention.

Dans mon exemple au travail, si quand j’exprime mon sentiment d’injustice à mon manager, celui-ci fait preuve d’écoute, je me sens soulagée. S’il me dit : « Je comprends ce que tu veux dire, c’est vrai que je fais la répartition en fonction de l’expérience de chacun. Je n’avais pas conscience que tu te sentais lésée, on peut réfléchir ensemble à quelque chose », je suis dans de meilleures dispositions pour dialoguer et trouver une solution.

De même pour l’histoire de la voiture, si Paul entend son papa lui dire « C’est vrai que je t’avais promis la place du milieu, je ne savais pas que le père de Jacques allait y mettre son fils, je suis vraiment désolé, le problème c’est que maintenant on ne va pas redéménager tout le monde. Je suis embêté, qu’est-ce que l’on pourrait trouver comme solution ? ». Même si on ne peut pas faire autrement, au minimum notre enfant a besoin de comprendre que l’on ne lui voulait pas de mal, qu’on le comprend et que l’on est désolée pour cette injustice qu’il subit.

Je vais vous raconter une histoire qui m’est arrivée ce week-end. Nous allions voir un petit cousin à qui nous n’avions toujours pas offert son cadeau de Noël : un « micro-ondes » pour sa mini-cuisine. En me voyant fait le paquet, Joy se mit dans tous ses états : « C’est pas juste que mon cousin, il ait un micro-ondes et pas moi ! C’est le même que chez Juliette, moi je voulais un micro-onde pour Noël, c’est pas juste que je n’en aie pas eu ! ».

Dans le contexte, nous étions assez surpris de sa réaction, car les ‘cadeaux’ ont rarement été un soucis pour elle. Elle nous en réclame très rarement dans les magasins, et quand on lui demande ce qu’elle veut à Noël, elle nous demande deux malheureux cadeaux. « Et tu veux rien d’autre ? » « Non c’est déjà bien ».

Je lui ai donc répondu : Je suis désolée, je ne savais pas que tu voulais un micro-onde, si on avait su on t’en aurait offert un. Ecoute si c’est vraiment le cadeau que tu voulais avoir, je t’en offrirais un à une prochaine occasion, d’accord ? ». Le moment venu de lui faire un cadeau (anniversaire ou Noël), il serait toujours temps de lui demander si le micro-ondes faisant toujours partie de sa liste. (il y a aussi la technique du “rêve” dont je parlais dans cet article)

Nous sommes allés chez son cousin, lui avons offert le cadeau. Ils y ont joué toute l’après-midi, et on en a plus jamais entendu parlé. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas tant d’un micro-ondes dont elle avait besoin, mais de ne pas se sentir lésée. Le simple fait que je lui dise que je voulais bien lui en offrir un à elle aussi a suffi à ce qu’elle ne sente plus lésée ni frustrée. Alors que si je lui avais dit « Toi tu as déjà eu tes cadeaux de Noël », elle aurait eu l’impression que son cousin était le « chouchou » et qu’on portait moins d’attention à elle.

Finalement, nos enfants ont parfois juste besoin de se sentir ‘considérés ».

Vous avez aimé cet article ? Si vous souhaitez aller plus loin dans l’éducation positive, n’hésitez pas à renseigner votre email ci dessous : nous vous enverrons alors (gratuitement !) le PACK « Pack éducation positive » :

Langage bébé

Langage bébé

 Quel parent n’est pas ébahi par les premiers mots de son bambin ? Et qui n’est pas impatient de voir son enfant parler et s’exprimer avec des mots ? Pourtant le langage, bien qu’étant inné, s’acquiert de manière très progressive. Avant de faire une vraie phrase construite, notre enfant doit passer par de nombreuses étapes.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain, 4,5 ans et Vincent, 2 ans.

« Oh … il ne parle pas encore », « Vous comprenez ce qu’il dit ?! », « C’est drôle il dit « caca » pour appeler son papa ! ». L’apprentissage du langage est un vrai challenge dans la vie de notre petit, une étape essentielle dans son développement. Apprendre à faire le bon son, puis prononcer un mot et enfin construire une phrase correcte n’est pas évident. Comme pour beaucoup de choses, même si le développement du langage suit un déroulement assez fixe, chaque enfant avance à son rythme, suivant ses compétences et son environnement. Donc pas de panique et armons-nous de patience. En attendant faisons un petit tour d’horizon sur les différentes phases d’apprentissage du langage  

Les différentes phases du développement du langage chez les bébés et les enfants de 0 à 3 ans:

Avant la naissance, notre bébé perçoit son environnement sonore. Il entend principalement la « mélodie » du langage. Ainsi des études ont montrés qu’un bébé à la naissance était plus sensible à sa langue maternelle puisque qu’elle l’a bercée pendant plusieurs mois.

De 0 à 3 mois, notre bébé se familiarise avec les sons. Il sait reconnaître les voix familières et les bruits habituels de son environnement. Il varie ses pleurs selon ce qu’il ressent (peur, douleur, faim…), ce qui est déjà une sorte de langage ! C’est durant cette période qu’il expérimente son niveau sonore sans pour autant être capable de le moduler comme il le souhaite.

De 3 à 6 mois, il sourit de plus en plus et il gazouille. Autrement dit, il émet des sons et observe les réactions des personnes qui sont autour de lui. Il commence à comprendre que grâce à son langage (qui ne sont encore que des sons), il peut entrer en interaction avec les autres. Durant cette phase, il réagit davantage aux intonations et s’interpelle à l’entente de sons inconnus. Vous pourrez donc remarquer que notre bébé commence à produire des sons différents en réponse à ceux des adultes. Vous pouvez tout à fait à ce stade commencer le langage des signes avec bébé. Il ne pourra pas reproduire tout de suite les gestes mais les associera déjà aux mots.

De 7 à 10 mois, arrive la phase des « babillages ». Notre bébé produit des sons tels que « papapapa » ou « babababa ». Il comprend de mieux en mieux les choses et les situations. Il marque ainsi plus d’importance quand une personne lui parle. Il peut aussi commencer à moduler sa voix et son intonation.

 Vers 12 à 18 mois, les premiers mots se font entendre. Précisons que l’on parle de premier mot quand un même son revient toujours pour une même chose et ce même si le son est assez loin du vrai mot. Par exemple, un des premiers mots de Vincent est « papo » pour voiture, allons comprendre ! Cela dit c’est une phase assez magique où un nouvel horizon de communication s’ouvre à tous. C’est aussi dans cette phase que certains enfants commencent à imiter le bruit des animaux et tentent de répéter ce qu’ils entendent. Attention donc à notre vocabulaire !!! Si vous avez commencé à signer avec votre bébé, vous pourrez remarquer que votre bébé réussit maintenant à reproduire les gestes

Entre 18 et 30 mois, c’est ce que l’on peut nommer « l’explosion du langage ». Notre enfant n’a peut-être qu’entre 7 et 20 mots de vocabulaire mais il en comprend bien plus (des centaines). Durant cette phase il va non seulement acquérir de nombreux nouveaux mots mais va commencer par faire des petites phrases du type : « maman pati » pour « maman est parti ». Il pourra même commencer à poser des petites questions. Notons cependant que souvent les parents sont très bons décrypteurs du langage de leur bambin ; les proches sont parfois un peu surpris de voir à quel point nous comprenons un langage si peu compréhensible. Précisions aussi qu’à ce stage des décalages dans l’apprentissage peuvent se ressentir entre les enfants. N’oublions pas, chaque enfant se développe à son rythme.

De 30 mois à 3 ans, notre enfant va continuer le développement de son langage. Peu à peu en perfectionnant ses phrases et son articulation, il va réussir à se faire comprendre des autres personnes de son entourage. Plus il va grandir et plus il réussira à décrire une situation vécue ou à tenir des courtes discussions.

 Pour résumer les différentes phases du développement du langage des bébés : 

  • De 0 à 3 mois  le bébé varie ses pleurs selon ce qu’il ressent (peur, douleur, faim…), ce qui est déjà une sorte de langage !
  • De 3 à 6 mois, il sourit de plus en plus et il gazouille. Il émet des sons et observe les réactions des autres.
  • De 7 à 10 mois, il babille et commence les “papapa” et “bababa”
  • De 12 à 18 mois, c’est le début des premiers mots. Notre enfant commence à vouloir répéter et imiter le bruit des animaux par exemple.
  • De 18 à 30 mois, c’est l’explosion du langage. Le vocabulaire de notre enfant va s’enrichir et peu à peu il va commencer à associer des mots pour faire des phrases. Tout en sachant que c’est encore principalement les parents qui arrivent à décrypter le langage de leur enfant.
  • De 30 mois à 3 ans, le langage se perfectionne et notre enfant va se faire comprendre de mieux en mieux par son entourage

Quelles attitudes adopter pour l’aider à développer son langage

Même si notre bébé va apprendre à parler « tout seul » au fil du temps, notre posture vis-à-vis de lui peut l’aider (ou le desservir) pour acquérir du langage. Je vous donne quelques pistes à explorer et quelques erreurs à ne pas faire :

    • ·         La première des choses à faire est incontestablement de parler à notre bébé, avec un langage correct et non un langage bébé :-). Plus on utilise de mots, plus il en apprendra ! Nous pouvons commencer bien avant sa naissance pour qu’il puisse reconnaître notre voix. Parler à notre bébé le rassure et l’ouvre au monde extérieur. Lui parler et répondre aux sons qu’il émet lui permet d’apprendre l’interaction, les prémisses du dialogue et le bonheur de la communication. N’hésitons pas à parler assez lentement pour qu’il puisse bien distinguer les sons, puis les associer pour comprendre les mots.
    •  ·         Mettre des mots sur les émotions qu’il traverse, décrire ce qui l’entoure ou ce qui se passe va lui permettre, par association, d’acquérir du vocabulaire. Même s’il ne dira pas les mots tout de suite, il saura qu’un animal au bout d’une laisse est un chien, parce que nous lui aurons peut-être répété à chaque promenade.
    •  ·         Si vous avez la chance d’être bilingue, n’hésitez pas à parler diverses langues. Dans beaucoup de cas cela ne retarde pas l’arrivée du langage ou très peu. Petits, les enfants apprennent beaucoup plus facilement que nous adultes alors ne vous privez pas, c’est une chance d’avoir deux langues pour s’exprimer.
    • ·         Évitons d’utiliser leur langage « bébé » pour parler des choses. Je m’explique chez nous Vincent dit « papo » pour dire « une voiture » (oui je sais c’est surprenant !). Ce ne serait pas vraiment l’accompagner que de lui dire « viens, on part en papo pour aller faire de courses ». De même, lorsque sur le chemin, il dit « papo » à chaque voiture, même si je comprends ce qu’il veut dire, je reformule pour lui : « oui tu me montres la voiture rouge là-bas ». 
    • Même si notre enfant n’utilise pas encore le bon son pour former le mot, c’est déjà un gros progrès. Il n’est donc pas nécessaire de faire semblant de ne pas comprendre, au risque de faire grandir en lui de la frustration. Continuons à décrypter, à reformuler pour lui montrer que plus il se perfectionne plus la communication est facile. Essayons de ne pas lui demander de répéter car parfois il n’a pas les capacités physiques et cognitives pour prononcer correctement les mots. Le langage et particulièrement l’articulation et la prononciation s’acquièrent progressivement et cela demande du temps.
  • Si notre enfant a une tétine, c’est le moment de l’inciter à la retirer pour parler en lui indiquant que lorsqu’il parle avec sa tétine dans la bouche, nous comprenons moins bien ce qu’il veut. Cela est assez efficace 🙂

Pour résumer, quelles attitudes adopter pour l’aider à développer son langage : 

  • Parler à notre bébé, avec un langage correct et non un langage bébé
  • Mettre des mots sur les émotions qu’il traverse, décrire ce qui l’entoure
  • Ne pas hésitez à lui parler plusieurs langues.
  • Reformuler lorsqu’il ne prononce pas correctement pour l’inciter à progresser
  • Ne pas lui demander de répéter car il n’a peut être pas encore les capacités pour le faire.

Enfin concernant les éventuels « retards » de langage, ce n’est pas à proprement parler sur la parole qu’il faut juger. Il faut prendre en considération le développement global de votre enfant. Certains enfants développent davantage le côté moteur, d’autres le langage et d’autres les deux en parallèle, chaque enfant est unique. Ce qui peut vous alerter est si vous avez l’impression que votre enfant ne comprend pas bien ou ne cherche pas à communiquer. Vous pouvez en parler à votre médecin pour voir s’il n’y a pas un lien avec autre chose. Il saura vous aiguiller le cas échéant vers les professionnels de santé appropriés (ORL, orthophoniste…). Souvenez-vous toujours que chaque enfant avance à son rythme et ce, même au sein de la même famille et avec le même environnement. Chaque enfant est différent et tous n’ont pas les mêmes besoins de communiquer et donc de parler. 

Si vous souhaitez être accompagné et découvrir plus de 25 signes en vidéos, vous pouvez vous tourner vers le mini-coaching: « Communiquer et signer avec bébé ».  En 5 sessions vous mettez en place avec votre enfant le socle d’une belle relation pour les années futures, et vous apprendrez le B-A BA du langage des signes pour bébé.

Sinon pour aller plus loin, et gérer les premières années avec bébé avec plus de sérénité , je vous propose de recevoir (gratuitement) le « PACK spécial bébé » : avec tous nos conseils pour gérer les premières séparations, colères, interdits, etc. ! Quelques pleurs et stress en moins, cela fait du bien 🙂

enfant heureux

enfant heureux CPMHKQuel est le plus beau cadeau que nous pouvons offrir à nos enfants ? Tout notre amour ? Trop facile ; et nous le faisons déjà… Leur donner les moyens de ne jamais se laisser abattre, et d’aller au bout de leurs rêves ? Bref, c’est celui d’être un enfant heureux, aujourd’hui et plus tard.  Un peu plus compliqué, mais peut-être tout aussi utile.…

Et si, justement, le plus beau cadeau était de leur envoyer une décharge d’énergie positive dans tous les moments où ils doutent, se sentent seuls, pas à la hauteur ?

Dans l’absolu, on aimerait bien, mais dans la réalité, ça n’est pas toujours évident d’être présent au bon moment, de trouver les mots justes. Parfois, c’est même difficile de reconnaître ces petits « coups de moins bien ». Alors comment faire pour leur apporter notre soutien ?

 Souvenez-vous des jours où vous aviez le moral à zéro. Cet instant où un amoureux vous avait quitté, cet anniversaire où aucun ami n’était disponible pour boire un verre avec vous, ce jour où vous n’avez pas été reçu à l’examen de votre vie, où la pression de votre boss était trop forte… Bref, ces jours où vous n’aviez vraiment pas le moral.

Qu’auriez-vous dit alors, d’ouvrir un livre qui vous raconte qui vous êtes, et vous explique pourquoi vous êtes si exceptionnel.

Un livre qui vous décrit pourquoi les gens qui vous entourent vous aiment, qui vous rappelle ce dont vous avez besoin pour vous sentir bien, ce que vous savez si bien faire, et énumère toutes les forces dont vous disposez pour vous aider à vous relever. Bref, une sorte de réservoir d’énergie et de bonnes vibrations qui vous donne la force de lever la tête, de prendre du recul, et de rebondir.

Voilà un beau cadeau que nous pourrions faire à nos enfants. Prendre 30 minutes de temps à autres pour prendre la plume et écrire dans les moindres détails toutes les forces, toutes les qualités de notre enfant. Il ne s’agit pas de lui dire : « À 3 ans, tu étais très gentil, et très en avance : tu as marché à 10 mois ». C’est sympa, mais cela n’apporte pas grand-chose. Non, il s’agit de décrire avec précisions, toutes ses belles qualités et ses points forts, et dire en quoi elles sont appréciés des autres, et comment elles peuvent lui être utiles. Rendre son enfant heureux, c’est aussi prendre le réflexe de lui dire ses mots, régulièrement !cool coaching

Dès le plus jeune âge, chaque bébé est unique, avec ses particularités et ses atouts.

« On n’a jamais vu un bébé qui débordait autant de tendresse : tu passes ton temps à nous dévorer les joues de bisous. Ta tendresse nous comble et tes sourires si joyeux attendrissent tous les passants à qui tu sais si bien communiquer ta joie. Plus tard, les jolies relations que tu sais si vite nouer avec les autres t’aideront ». « Tu nous impressionnais par la façon que tu avais de nous faire relativiser les choses dès que nous avions le moral à zéro. Comme ce jour où tu nous as dit : « Ce n’est pas grave si on a raté notre train, en attendant le prochain on peut aller se balader !’ Ta capacité à rebondir est précieuse, utilise-là. »

Si des défauts nous viennent à l’esprit, ne les précisons pas.

Mais comme on a souvent les défauts de ses qualités, cherchons plutôt ses qualités. Laissons-les de côté les : « Tu n’écoutais pas ce qu’on te disait ». Peut-être que cet enfant est tout simplement dans son monde imaginaire, alors mettons en avant sa créativité. Nous avons envie de lui écrire un : « Tu ne tiens pas en place » ? Mettons plutôt en avant son dynamisme qui lui permettra peut-être un jour d’entraîner les foules.

Et pourquoi ne pas lui faire part aussi de ses sensibilités ?

Ainsi, les jours où il aura un coup de blues, cela l’aidera à relativiser ce qu’il ressent, et peut-être comprendre que son émotion est simplement liée à sa sensibilité, à un besoin fort de reconnaissance, d’être entouré, d’être seul, ou encore à son esprit très compétitif, sa susceptibilité, etc. Bref, lui faire comprendre qu’il faut qu’il se méfie parfois de sa façon d’interpréter les choses, ce qui pourrait à tort le rendre malheureux.

« Dès que l’on s’éloignait de toi, tu fondais en larmes, comme si nous t’abandonnions, alors que personne ne t’abandonne. Les autres sont peut-être moins câlins, plus indépendants que toi, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne t’aiment pas. » ; « Il t’arrive de te vexer ou de penser que nous, ou ta maîtresse, privilégions quelqu’un d’autre que toi, mais je t’assure qu’il n’en est rien, il n’y aucune injustice ».

Alors voilà, je vous invite à prendre 30 minutes pour écrire ce qui vous passe par la tête.

Tant pis s’il y a des fautes. Tant pis si c’est mal écrit. Tant pis si c’est incomplet. Et les jours où vous êtes tenté de raconter à vos collègues la super-attitude que votre enfant a eu hier, ré-ouvrez plutôt votre cahier ou votre document Word et complétez-le ; ce sera plus utile ! N’ayez pas peur, commencez par deux lignes, ce sera déjà un bon début.

Et n’oubliez pas de temps à autre d’appuyer sur le bouton « imprimer », et de glisser la feuille dans son carnet de santé, pour être sûr de ne pas la perdre, et de s’en rappeler de temps à autre.

Plus tard, il pourra lire vos feuilles caché dans son lit, lorsqu’il sera en pleine crise d’adolescence, ou même à 40 ans, quand il aura l’impression que le monde « s’écroule autour de lui ».

Il lira alors ces quelques lignes qui lui diront qui il est, quelle belle personne il fait, qui lui rappelleront toutes les ressources qu’il a en lui depuis tout petit, et qui peuvent l’aider à rebondir.

Rendre notre enfant heureux c’est croire en eux, pour qu’il en fasse de même.

Voir également un autre article qui complète celui-ci et l’explicite : En quoi l’éducation peut révéler les supers pouvoirs de nos enfants.

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Un enfant qui ne tient pas en place ? Des problèmes d’apprentissage à l’école ? Des troubles dys ou tda/h… Des maladresses à répétition ? Une humeur changeante et des émotions difficiles à maîtriser ? Des expressions du visage provocantes ? Un manque de volonté et de persévérance ? 

Et si on pouvait faire quelque chose pour résoudre ces petits désagréments ou au moins les atténuer ? Mon amie Caroline, maman de Sidney, 14 ans, Noé, 8 ans et Isïa, 5 ans, avait très envie de partager sa découverte des réflexes archaïques. 

Il y a quelques mois, je buvais un café avec une amie. Elle me raconte. “ Son fils, en CE1, a du mal à l’école : il ne veut pas y aller. Il a peur. Il ne finit jamais ses devoirs en classe (en fait, il rend des feuilles blanches et refuse de les faire). Aïe. Dur. Et puis elle me raconte que tout a changé quand elle a rencontré un praticien qui a travaillé sur les réflexes archaïques. Une discussion, quelques gestes. Des exercices quotidiens à faire à la maison. Et quelques jours plus tard, la maîtresse interpelle mon amie : que s’est-il passé ? Qu’a-t-elle fait à son enfant ? Il est transformé, il participe en classe, rend ses devoirs, joue dans la cour… ” 

“ Travailler sur les réflexes archaïques, c’est comme retirer un caillou dans la chaussure. On ne se rend pas compte qu’il est là, on s’est habitué. Mais qu’est-ce que c’est bien quand on l’enlève !”  

C’est ainsi que la praticienne a commencé à m’expliquer le principe des réflexes archaïques quand j’ai emmené Noé, 8 ans. Elle a aussi proposé l’image d’une maison qu’on construirait sans les fondations : on commence à apprendre à lire ou à écrire, mais dessous, tout vacille ! Le travail sur les réflexes, c’est de reconstruire les fondations pour stabiliser l’édifice.

Les réflexes archaïques : qu’est-ce que c’est ?

Les réflexes archaïques ou primitifs, comme leur nom l’indique, sont des mouvements automatiques réflexes qui interviennent de manière involontaire suite à un stimulus extérieur. Ils trouvent leur source souvent in-utéro. Ils ont pour but d’assurer la protection et la survie, et aident à la maturation du système nerveux. 

Le corps médical les connaît et les pédiatres en testent quelques-uns dès la naissance puis dans les premiers mois de vie, car ils sont la preuve d’un bon développement du système nerveux et du tonus musculaire du bébé. Près de 70 réflexes primitifs sont répertoriés. Pour en citer quelques-uns : 

  • le réflexe de “grasping”où le nouveau-né attrape le doigt pour ne plus le lâcher ; 
  • le réflexe de succion-déglutition lorsque le nourrisson tourne la tête pour téter quand on lui caresse la joue ;  
  • ou encore le réflexe de Moro (la position du parachutiste) qui est lié à l’équilibre. Bébé écarte les bras et les jambes quand un bruit le surprend.   

Normalement, ces réflexes ont un cycle en 3 stades : 

  • l’émergence où le “programme s’active” ;
  • la maturation où le mouvement réflexe involontaire est déclenché par un stimulus et répété pendant plusieurs semaines ; 
  • et le stade d’intégration où la partie réflexe du mouvement cède peu à peu la place à un acte chaque fois plus volontaire. 

Indispensable dans le développement, il peut arriver que l’une de ces étapes ne se déroule pas correctement. 

Par exemple, lors de l’accouchement, des réflexes préparés in utéro vont œuvrer pour faire avancer le bébé dans le canal utérin. À chaque contraction, Bébé reçoit un stimulus sur le côté de la colonne vertébrale qui lui ordonne de “se tortiller” jusqu’à la sortie. Ce réflexe s’intègre normalement entre 3 et 9 mois. 

Si ce n’est pas le cas, par exemple pour les individus nés par césarienne, le réflexe continuera de commander à l’enfant de gigoter… Difficile alors de se “tenir tranquille” lorsqu’on reçoit sans cesse des “impulsions” qui “commandent de bouger”… 

Donc quand, pour une raison ou une autre, les réflexes n’apparaissent ou ne s’inhibent pas, cela crée un dysfonctionnement dans le corps : on parle alors d’un réflexe persistant qui parasite les apprentissages. 

C’est le petit caillou dans la chaussure. Pas toujours visible, pas forcément très douloureux, mais un peu (ou beaucoup) handicapant.

Des répercussions dans toutes les sphères de l’être

Mis en évidence de manière assez récente, on sait aujourd’hui que 95 % des troubles DYS (vous savez les dyslexiques, dyspraxiques, dyscalculiques et autres) présentent des réflexes primaires non intégrés (ce qui ne veut pas dire que ce sont ces réflexes qui ont engendré ces troubles). Ces réflexes ont des répercussions dans toutes les dimensions de la personnalité.

  • Sur le plan corporel (coordination, posture, motricité)

Plusieurs attitudes ou postures peuvent être des signes de réflexes non intégrés : 

  • un enfant qui bouge tout le temps, qui s’assoie en mettant un pied sous ses fesses, qui enroule sa cheville autour du pied de la chaise…
  • des problèmes de coordination, des difficultés dans les activités sportives (attraper une balle…), un besoin de concentration pour reproduire des gestes croisés (par exemple main droite / genou gauche), des maladresses répétées, des problèmes d’équilibre (par exemple, avoir du mal à faire du vélo vers 7/8 ans)…
  • Sur le plan émotionnel (sécurité, relation, confiance)

Les réflexes primitifs ont aussi une implication sur la sphère émotionnelle : des difficultés de sommeil, la peur du noir, du stress, une difficulté à réguler ses émotions… Bien sûr, les réflexes ne sont pas les seul facteurs, mais s’ils sont en cause, c’est toujours “un petit caillou” facile à éviter. 

  • Sur le plan cognitif (raisonnement, apprentissage, concentration, mémoire)

Dans le domaine de l’apprentissage, les répercussions peuvent aussi être nombreuses. Ils sont repérés dans les troubles dys, dans les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (tda/h).

Par exemple, dans l’apprentissage de l’écriture, il sera difficile pour un enfant de bien tenir son stylo si le réflexe de grasping fait que les doigts “s’agrippent” autour du crayon.
Pour la lecture, pas facile d’apprendre à lire quand les yeux ne peuvent pas suivre une ligne horizontalement… 

cool coaching

Pourquoi certains réflexes restent actifs ou non intégrés ?

Cela peut être lié à un stress pendant la grossesse, à un accouchement difficile ou une naissance par césarienne, à des vécus traumatisants pour l’enfant, à des séquelles de maladies… 

Nombres de réflexes s’acquièrent et s’intègrent pendant la première année. Les étapes d’évolution du bébé sont primordiales : le retournement, le ramper, le 4 pattes, le fait d’apprendre à s’asseoir et à se mettre debout seul (la position du chevalier-servant, un genou à terre)… 

Si les mouvements de bébé sont entravés par les transats, trotteurs, youpala, parcs et autres “objets d’assistance”, il ne pourra pas réaliser les gestes nécessaires à l’inhibition des réflexes. Voilà qui milite pour la motricité libre.

À quel âge faut-il s’en préoccuper ?

Comme pour tout, à chacun son rythme. Le cycle des réflexes est propre à chacun mais on considère qu’il se termine, en général, autour de 3 ans. Sauf trouble évident, il peut être intéressant de faire un bilan autour de l’entrée en CP, vers 6 ans. Cela peut éviter à l’enfant d’accumuler trop de retard et de mettre en place des stratégies qui seront plus difficiles à éliminer.

Si le caillou dans la chaussure nous gêne trop longtemps pour courir, même une fois enlevé, ce sera difficile de rattraper le retard. 

Pour autant, certains praticiens préfèrent que les enfants soient demandeurs, car ils sont pleinement acteurs dans ce processus.

L’intégration des réflexes archaïques, une thérapie efficace

La première étape pour retirer le caillou dans la chaussure, c’est de regarder dedans ;-).

Un bilan, un travail en cabinet, des exercices à la maison

Votre enfant a des difficultés pour apprendre à lire et à écrire ? Il renverse tout ? Il a une peur du noir incontrôlable ? Il est hypersensible ? Peut-être a-t-il quelques réflexes non inhibés qui l’empêchent de progresser. (Je précise, on ne parle pas ici de traiter la  dysphasie, dyspraxie ou dysgraphie..) 

  • Première étape : faire réaliser un bilan des réflexes archaïques
  • Ensuite, le praticien proposera un suivi. En général, il faut compter 8 à 15 séances mais 2 à 6 séances peuvent suffire. Il va travailler en cabinet avec l’enfant (ou l’adulte 😉 ), parfois manuellement, parfois en lui proposant des mouvements à réaliser… Ces actions viennent aider le cerveau à intégrer les réflexes encore actifs.  
  • Enfin, les exercices se prolongeront à la maison : 3 à  5 minutes tous les jours pendant plusieurs semaines.
    Pour Noé, le rituel du soir s’est enrichi : c’est les dents, pyjama et réflexes (5 minutes chaque soir). Finalement, ça s’est un peu installé comme un moment privilégié, comme on le ferait d’un petit massage avant de dormir ou d’une histoire.
Bien sûr, aucune pratique n’est magique. Les troubles Dys ou de l’attention ont souvent plusieurs causes. Un enfant « dys » restera « dys » toute sa vie. Mais le travail d’intégration des réflexes permettra d’en atténuer les conséquences. Par exemple, un adolescent dyslexique qui aurait fait un travail d’intégration des réflexes couplé à d’autres méthodes (ergothérapie, psychologue, ostéopathe, podologue…) pourra améliorer sa façon de lire.

Comment trouver un praticien ?

Différentes techniques (écoles) existent : l’Intégration Motrice Primordiale (IMP) , le Blomberg Rythmic Trainic, le Rythmic Movement Training (RMTi). D’autres approches, comme la Brain Gym utilise également le travail sur les réflexes à travers une approche éducative corporelle pour développer le potentiel. 

Comme toute autre méthode, il n’y a pas de magie. La question est de savoir si elle est adaptée à votre enfant : le massage, l’ostéopathie, la microkiné, les neurosciences peuvent être d’autres pistes intéressantes à explorer… Sans en abuser.

En tant que maman, j’ai trouvé très rassurant de savoir que tout dans le comportement de notre enfant n’est pas une question de volonté. Oui, ils peuvent vraiment faire de leur mieux et ne pas réussir pour autant ! Il n’est pas toujours facile de faire la différence entre ce qui est du tempérament de notre enfant, et ce qui peut être allégé pour leur faciliter la vie.

Difficile de trouver l’équilibre entre souffler sur les grains de sable avant qu’ils ne s’installent, les laisser apprendre à retirer eux-même le petit caillou (car ils sont tellement créatifs !) ou les prendre par la main pour contourner le rocher 😉

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A lire aussi sur le sujet : Maman, papa, j’y arrive pas ! de Marie-Claude Maisonneuve 

Merci également à Céline Vuachet, praticienne à l’Atelier des Apprentissages pour sa relecture attentive de l’article.

Doit-on se justifier auprès de nos enfants
Doit-on se justifier auprès de nos enfants
La mère :
– Restez là, je vais acheter des sandwichs.
La fille de 6 ans :
– On peut venir avec toi ?
– Non, non, j’en ai pour 5 minutes, vous restez ici.
– Mais, j’ai peur.
– Vous m’avez suffisamment répété que vous aviez faim, vous pouvez bien rester 5 minutes là le temps que j’aille acheter des sandwichs, il ne va rien vous arriver. C’est comme ça, je fais vite.
Au bout de 5 minutes, les filles commencèrent à s’impatienter. Au bout de 15, la plus jeune réclama d’aller retrouver sa mère, la grande lui disant de ne pas bouger. Toutes les deux, angoissées, attendaient leur mère avec impatience.

Dans la vie, on n’a pas toujours ni le temps ni l’envie de justifier nos décisions auprès de nos enfants.

On a envie de dire “C’est comme ça, et puis c’est tout”. Pourtant, une petite explication permet souvent aux enfants d’accepter ce qu’on leur impose, et de se sentir moins mis de côté.
Imaginez que votre conjoint parte au cinéma. Vous lui demandez si vous pouvez venir avec lui, il vous répond alors non et fil à toute vitesse… Vous vous sentiriez comme la cinquième roue du carrosse ! Vous aimeriez bien au moins qu’il vous donne une explication (“Tu vas détester le film” ou “On a dit avec les copains que c’était une sortie entre mecs”).

 

Pour la famille du train, en expliquant la décision ou en y donnant un sens (“Il faut que vous restiez pour surveiller les valises”), la maman aurait évité que les filles ne se sentent laissées de côté, voire rejetées. Elles auraient sans doute accepté d’attendre seules dans le wagon.
Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut se justifier pour tout. Il est évidemment contre-productif de se justifier quand la raison est évidente (ex : mettre ton pyjama). On parle des cas où la décision pose problème aux enfants, et que la raison n’est pas évidente. 🙂
20 minutes plus tard, la mère arriva et la cadette fondit littéralement en larmes :
  • Mais pourquoi tu pleures, mon cœur ?
  • J’avais peur que tu sois partie du train, et que tu nous aies abandonnées ! BOUhouhou !
  • Mais non, j’étais juste au wagon bar !
La petite avait eu vraiment très peur…

Devons-nous laisser nos enfants discuter nos décisions ?

À force de vouloir, à tout prix, tout décider, on ne laisse pas nos enfants discuter et on oublie de les écouter. Pourtant, en écoutant sa fille ( « Maman j’ai peur »), la maman du train aurait pu prendre conscience du ressenti de sa fille par rapport à sa décision, elle aurait pu la rassurer davantage ou trouver une autre solution.
Ecouter ses enfants permet aussi parfois de prendre de meilleures décisions. Mais pour cela, il faut être ouvert, et humble : ça n’est pas parce que je suis l’adulte, le parent, que mes décisions sont forcément et indiscutablement les meilleures !
Nos enfants débordent d’imagination et peuvent être force de proposition.
Imaginons que cette mère ne voulait pas que ses filles l’accompagnent parce qu’elle avait peur qu’elles gesticulent dans la queue.  Comprenant la contrainte de leur mère, les filles auraient peut-être proposé une autre solution : « Moi j’ai trop peur de rester toute seule dans le wagon, je préfère faire la queue avec toi, je serai sage promis ! » La mère aurait alors laissé ses filles venir avec elle, les filles auraient été contentes et sans doute sages comme des images.
Combien de fois cela nous arrive-t-il de partir bille en tête sur notre décision, sans écouter l’avis de notre enfant ?
Il m’était arrivée la même chose, un jour où j’étais pressée, j’ai quitté subitement la maison pour partir à la boulangerie.
Léon :
– Maman, je peux venir avec toi ?
– Non reste avec Papa, j’en ai pour 5 minutes.
Et me voilà déjà sur le pallier. Léon fondit en larmes. J’avais voulu décider, ne pas discuter, et je ne m’étais pas rendu compte que pour Léon, cette fois, c’était vraiment important de m’accompagner.
L’autre jour, ce fut Joy qui demanda à m’accompagner, je pris cette fois le temps de m’expliquer : « Le truc, c’est qu’il faut que je me dépêche, je vais marcher très vite, sinon on n’aura pas le temps de prendre le petit-déjeuner avant de partir à l’école ». Cette phrase suffit déjà à ce qu’elle ne se sente pas rejetée : ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que c’est compliqué. Joy me répondit « J’ai une idée, je prends ma trottinette, comme ça j’irai plus vite, d’accord maman !? ». Pas bête ! On est parti toutes les deux et j’ai passé un chouette moment avec ma fille. J’avais bien fait de l’écouter !
Il y a deux jours, nous avons reçu un colis avec un gros bloc de polystyrène dedans, que Joy commença à dépiauter. J’aurais pu lui dire « On ne joue pas avec le polystyrène », et lui retirer. Mais je fis l’effort de donner du sens à ma décision : « Je ne veux pas que vous jouiez avec le polystyrène car cela met des billes partout. » « Attends maman, j’ai une idée, on n’a qu’à prendre un plateau et je dépiaute le polystyrène au-dessus du plateau, comme ça, on n’en met pas partout ! ». Une fois de plus, la créativité des enfants avait permis de trouver une solution qui convenait à tout le monde.
Acceptons de ne pas toujours être la voix de la sagesse. En expliquant le pourquoi de nos décisions, on ouvre une discussion. On fait prendre conscience à nos enfants des contraintes de la situation et on leur laisse l’opportunité de trouver une meilleure façon de faire. Leurs idées ne sont pas toujours les meilleures. On peut alors expliquer pourquoi ça ne convient pas. Mais pourquoi refuser tout dialogue ?
C’est plutôt l’occasion de les amener à réfléchir par eux-mêmes, tout en prenant en compte les besoins de « l’autre ». Un bel exercice de créativité et d’empathie !

Cependant ce n’est pas toujours simple de se faire écouter de ses enfants, c’est pour cette raison que j’ai conçu le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Si vous souhaitez que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), maximiser vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez, ou encore savoir comment gérer quand vous êtes à « bout », n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous l’enverrai alors gratuitement dans votre boite mail. 

carte mentale

Le mind mapping, carte mentale, carte heuristique ou encore carte cognitive… c’est quoi tout ce charabia?

La carte mentale c’est simple : c’est un outil (presque) magique pour apprendre ! 

En effet, parfois les apprentissages et récitations de leçons peuvent se révéler éprouvants pour les enfants… et les parents ! 

Donc plutôt que de « lutter » et si on leur transmettait les compétences pour s’approprier les connaissances, devenir autonome dans leur apprentissage et rendre cela plus ludique ?

Carte mentale, le principe :

Le principe est simple : un texte se lit linéairement, de gauche à droite (enfin en France en tout cas) puis de haut en bas. Et notre cerveau?

Et bien il ne fonctionne pas du tout comme cela! C’est dommage non?

Notre cerveau travaille par association d’idées (une idée, qui en amène une autre, puis une autre… jusqu’à ce qu’on se dise, mais pourquoi sommes-nous en train de parler de ça en fait?). 

Et bien une carte mentale ou mind map (je ne sais pas si vous préférez le terme anglais ou français, moi, je n’arrive pas à choisir ;-)), c’est exactement cela.

La carte mentale est un schéma qui permet de représenter visuellement le chemin de notre pensée (ou du cours que nous sommes en train de résumer).

Il s’agit d’un élément central (mot-clé) mis en évidence et tout autour les associations d’idées/mots clés qui en découlent et qui s’écartent du centre en forme de branches.

On nomme également cette fameuse « association d’idées »: la pensée irradiante

Et pour la petite histoire, le concept du Mind Map a été mis au point par un psychologue britannique, Tony Buzan dans les années 70.

La carte mentale, en quoi est-ce magique?

Le terme outil magique est peut-être un peu fort, mais le mind map, c’est vraiment un outil pour apprendre autrement et de manière efficace.

Le discours ou le texte linéaire est l’adage de notre hémisphère gauche. Mais c’est dommage: nous avons 2 hémisphères! 

Alors pourquoi ne pas utiliser également l’autre? 

Et bien, bingo, c’est ce que permettent les cartes mentales. Nous le détaillerons plus loin, mais une carte mentale fait appel au visuel (forme, couleurs), à la créativité, au spatial, bref, à notre hémisphère droit.

Donc qui dit, utilisation des 2 hémisphères dit augmentation du pourcentage de mémorisation, CQFD.

De plus, comme dit plus haut, la carte mentale se rapproche du fonctionnement naturel du cerveau: sa manière d’associer les idées. 

Et ça, cela joue également énormément sur la facilité de mémorisation.

Pour aller plus loin, qu’est qui fait qu’une carte mentale est aussi facile à retenir?

Pratiquer le mind mapping permet d’organiser les idées, de faire du tri (donc une première analyse des idées lues ou reçues), mais le mind mapping a également un aspect ludique et encourage la créativité.

On mémorise donc mieux car cela nous permet de :

  • synthétiser: qu’est ce qui est important dans ce que je suis en train de lire, apprendre?
  • organiser: stockage de l’information par paquet (car si trop d’informations, le cerveau en efface)
  • s’approprier des idées, rendre personnel
  • susciter la curiosité du cerveau, qui s’ennuie moins que devant la lecture d’un texte… j’espère que personne ne baille? 😉
  • « réactiver » les connaissances d’un seul coup d’œil (ou 2…), en reprenant la carte créée précédemment grâce à la rapidité du traitement visuel (vitesse de la lumière > celle du son, vous voyez de quoi je parle?)

et cerise sur le gâteau: la créativité participe également à la mémorisation.

Cela permet donc de mieux stocker l’information puis d’y accéder ensuite plus facilement et c’est même prouvé scientifiquement. Ah les neurosciences, c’est beau n’est-ce pas?

Reprenons les éléments clés d’une carte mentale:

Cela se résume assez simplement à:

  • une feuille A4
  • une idée centrale
  • des branches
  • des mots-clés
  • de la couleur
  • des dessins, formes, pictos

La feuille A4 sera placée en mode paysage (ou panoramique). De préférence, nous allons prendre (oui, oui, faites-le en même temps que moi!) une feuille blanche et vierge (c’est à dire sans ligne) puis des stylos, feutres, crayons de couleur, au choix, ou un crayon de papier pour notre première carte mentale si comme moi, vous n’aimez pas les ratures 😉

L’idée centrale, c’est le thème que nous souhaitons travailler, développer, nous imprégner. Cela peut aller, des opérations mathématiques pour un élève de primaire, à la révolution française, en passant par la conjugaison et le futur, la confiance en soi, le système digestif, le projet d’innovation que l’on doit présenter, que sais-je!

Et oui, nous pouvons nous en servir avec nos enfants de primaire, le transmettre à nos ados, l’utiliser dans notre travail, pour du développement personnel, voir même la planification de nos projets de vacances (ou de la rentrée selon là où l’on en est 😉 ).

Alors, vous avez choisi quoi comme thème central? Moi, j’ai choisi… le mind mapping!

Les branches, de manière conventionnelle, on commence par la première branche située à 1h sur un cadran de montre et on continue dans le sens des aiguilles.

Les branches qui partent du centre peuvent être plus épaisses et celles qui en découlent, plus fines. 

Il est souvent conseillé d’utiliser une couleur par branche principale (celle partant du centre) et de garder la même pour les branches secondaires (et plus) qui partent de celles-ci.

La couleur a deux avantages, elle permet de :

  • susciter l’intérêt du cerveau 
  • faciliter le stockage par parquet (et donc de faciliter la restitution des informations que l’on aura mémorisées le temps voulu).

De préférence les branches ne sont pas des traits, mais plutôt ondulées, toujours dans la même optique de rompre la monotonie

En revanche, si cela semble plus simple pour la première fois de faire des traits, pas de panique, il n’y a pas de mauvaise façon de faire, le but est de se lancer et de s’amuser!

Les mots clés, nous allons écrire notre mot-clé sur la première branche que nous allons dessiner. Pour la suite, c’est libre ! Soit nous pouvons commencer à noter toutes les branches principales, soit choisir de développer la première idée.

Dans les règles de l’art, le mot clé, est un mot, un seul. Cela permet de ne pas brider les associations d’idées et de faciliter les regroupements. 

Parfois, cela me semble plus simple de mettre plusieurs mots clés (mais jamais une phrase complète), à chacun de se faire son opinion: le but est de nous aider ou d’aider nos enfants, pas de torturer qui que ce soit!!

La couleur, nous en avons parlé lors des branches ; l’idée c’est que, sans que cela soit une œuvre d’art, notre mind map puisse être agréable à voir.

Les dessins, là, je suis sûre que certains ont froncé les sourcils mais nul besoin d’être un artiste et cela reste facultatif (même si grandement conseillé).

Un gribouilli, un dessin ou picto simple suffit, il faut juste qu’il soit évocateur, pas besoin de mille détails et il y a des tas d’exemples sur internet. 

Ensuite, si vraiment le dessin ce n’est pas votre truc, 2 possibilités: ne pas en faire du tout (on perd quelques bénéfices du cerveau droit, mais il en reste d’autre), ou faire la carte mentale en numérique (il y a des logiciels avec des bibliothèques d’images, certains disponibles en ligne), même si on dit que le geste participe encore plus à la mémorisation. 

Mais avant d’abandonner le dessin, lançons-nous, au moins une fois (puis deux, puis trois…).

Bref, votre première carte mentale commence à prendre forme?cool coaching

Dans quels cas de figure pouvons-nous utiliser une carte mentale ?

Le mind mapping est utilisé pour la mémorisation (nous en avons parlé plus haut), pour la créativité (brainstorming (ou la recherche de résolution de conflit en famille !!)) et également pour la restitution (brouillon de devoir comme une analyse de texte ou une dissertation).

Que cela soit pour la créativité ou la restitution, c’est le même principe: le découpage en tâches (branches) permet de se concentrer sur une seule chose à la fois. Le cerveau n’est pas perdu car il sait ce qu’il cherche!

Créer une carte mentale est ainsi génial pour éviter le syndrome de la page blanche ou faire face à une situation de stress en examens!

La première branche étant souvent la plus difficile à trouver, les autres viennent ensuite assez facilement.

Si vous souhaitez aller plus loin sur l’apprentissage et la gestion du stress, lisez cet article!

En résumé:

La carte mentale, c’est pour tout le monde : nos enfants, notamment les DYS (hormis éventuellement la dyspraxie visuo-spatiale?) car cela leur permet de se concentrer sur une chose à la fois, et bien sûr, nous-mêmes!

Le mind mapping n’a pas de limite, sauf peut-être celle de la feuille A4!

Il ne sert pas qu’à apprendre, mais aussi à créer et à restituer.

Et maintenant, pour vous entraîner, si vous faisiez une carte mentale d’un de vos articles préférés de CPMHK?

A vos crayons, prêts, partez!

Maÿlis, maman de 2 enfants, 3 ans et 6 ans.

Couple désaccord éducation

Couple désaccord éducation CPMHKChers parents bienveillants, vous êtes nombreux à me demander : mais comment fait-on, dans un couple, quand nous n’avons pas la même vision de l’éducation que son conjoint ?

Comme je n’ai pas la réponse, j’ai fais appel à  Agnès, auteure du blog L’architecte du couple durable , pour écrire cet article.  La communication, et l’épanouissement du couple, c’est son truc !

Comment faire lorsque la situation est telle que la différence d’éducation est source de conflits et de disputes dans votre couple ? Que dire à son conjoint pour le rallier durablement à la cause de la parentalité positive ?

Couple : désaccord au sujet de l’éducation, source de conflits

Mise en situation :

Dans le jardin, Gaspard s’entraîne à tirer des buts avec son ballon de football. À plusieurs reprises, votre conjoint (homme ou femme) a demandé à votre fils de jouer ailleurs. Malheureusement, le ballon frappe la voiture  du voisin: le rétroviseur se disloque, le propriétaire est furieux, et votre conjoint hors de lui. La mâchoire crispée, il (ou elle) assène votre fils de reproches et le traite d’imbécile. Votre fils réplique à son père que le seul imbécile ici, c’est lui. La claque part.

La réaction de votre conjoint est loin de vous convenir. Vous êtes bouleversée, irritée mais aussi peinée. Pour vous par son agressivité, il détruit vos enfants. Surtout que vous ne jurez que par la parentalité bienveillante, dommage ce n’est pas sa tasse de thé, lui l’associe à du laxisme.

Mais comment faire en sorte que votre conjoint change durablement ses manières de faire avec votre enfant ? Comment faire en sorte qu’il opte pour des méthodes bienveillantes ou du moins, moins violentes ?

Pourquoi l’altercation père-enfant dégénère en dispute conjugale :

Oui, vous ne pouvez-vous empêchez d’intervenir, et vous avez raison. Cependant :

  • Le simple fait d’intervenir peut-être perçu par votre conjoint comme une remise en question de son autorité envers votre enfant. Vous ne le soutenez pas.

  • Votre conjoint peut même vous traiter de mère/papa poule. Votre éducation est trop laxiste et serait responsable de la mauvaise éducation de Gaspard.

  • Votre conjoint peut s’imaginer que vous et votre enfant formez une coalition implicite contre lui. Il n’a pas le sentiment que vous et lui faites équipe. Il a plutôt le sentiment que vous être contre lui.

cool coaching

Comment intervenir et maximiser vos chances de faire changer les choses ?

Le problème, c’est que sous le coup de l’émotion, vous intervenez avec une certaine maladresse. Par exemples, vous aussi finissez par hausser le ton. Vous le mitraillez de reproches. Vous coupez cours à son autorité.

Ce faisant, vous stimulez encore plus la nervosité de votre conjoint (ainsi que la vôtre). Résultat, chacun de vous défend farouchement et sèchement sa vision des choses. Aucun de vous deux n’écoute vraiment l’autre. La communication entre vous est impossible.

Vous souhaitez que votre intervention soit non-violente et à l’origine d’une amélioration ? Je vous suggère d’intervenir en deux temps.

Première intervention.

Le but de la première phase et de faire cesser la réaction violente de votre conjoint tout en évitant la dispute conjugale.

Évitez la formule « Laisse-moi faire ». Rappelez-vous que votre conjoint est sur la défensive, le sentiment que vous le jugez incapable de gérer correctement la situation peut le frustrer davantage.

Préférez une formule du type « J’ai compris que tu souhaitais que Gaspard s’excuse, je prends le relais, d’accord ? »

Seconde intervention.

Choisissez un moment opportun pour la seconde intervention. Tous deux devez être relativement détendus pour que la discussion soit constructive. Il est important lors de cette seconde intervention, de lui dire votre désaccord quant à ses méthodes agressives. Pourquoi ?

  • Vous voulez ce qu’il y a de mieux pour votre enfant. Demander que les choses changent est la méthode la plus efficace pour que le changement ait lieu. Ce n’est pas en ruminant et en pestant que les réactions de papa ou maman vont s’améliorer.

  • Ensuite, le comportement de votre conjoint vous irrite et déçoit la femme / l’homme que vous êtes. Or, l’accumulation du ressentiment mène au désamour.

Mais, comment dire cela sans déclencher une dispute

– Ne critiquez pas votre conjoint, critiquez la méthode

« Tu es agressif. Tu fais ceci très mal. Je veux que ça change ». En parlant en tu, votre conjoint se sent jugé, interprète que vous le traitez de mauvais père / mauvais emère, ou de conjoint non-intelligent, et que vous êtes un meilleur parent que lui. Évitez. Vous ne ferez que stimuler la nervosité de votre conjoint, ce qui ne favorise pas la communication.

Au lieu de dire « Tu t’es montré agressif », dites « Gifler Gaspard n’est pas la solution ». Commencer vos phrases par des verbes à l’infinitif peut être la solution pour éviter les pronoms ‘tu’, ‘ta’, ‘tes’. La discussion peut par exemple commencer par « Chéri(e), tu veux bien qu’on discute de l’incident de tout à l’heure avec Gaspard ? ». N’hésitez pas à découvrir plus en détails en quoi bannir l’utilisation du pronom tu favorise l’écoute de votre homme / votre femme.

– Stimulez l’empathie de votre conjoint

Au lieu de critiquez votre conjoint, parlez de vos sentiments, vos ressentis, vos peurs.

  • Vous : Je comprends ta frustration au sujet de la voiture. Mais je t’avoue qu’autant d’agressivité envers Gaspard me fait mal au cœur. Toi et Gaspard êtes ce qu’il y a de plus important pour moi. Gaspard en souffre, j’en souffre, et pour toi, la situation est stressante. Finalement, j’en arrive à t’en vouloir. Je ne veux plus me disputer avec toi à ce sujet. Ça me rend malheureux(se) dans mon couple, tu comprends ?

  • Elle/Lui : Mais, j’ai réagi de la bonne manière. Comment veux-tu qu’il comprenne les choses ? Il faut savoir se montrer dur. Ça lui apprendra à obéir. Il fera plus attention la prochaine fois.

  • Vous : Tu sais que je n’adhère pas à ce que tu dis. L’agressivité ne résout rien. Il fera attention simplement parce qu’il a peur de toi. C’est ça que tu veux ? Que ton fils ait peur de toi ? Au contraire l’agressivité vous éloigne Gaspard et toi. En plus, l’agressivité envers Gaspard mine son estime personnelle. Tout comme l’agressivité de mon père / ma mère a miné le mienne. Je ne veux pas que Gaspard ait les mêmes obstacles que moi. Est-ce que tu comprends mes peurs ?

  • Lui : Oui.

  • Vous : Je ne te demande pas de lire tous les soirs sur la parentalité positive (Vous n’êtes pas son parent. Votre conjoint ne veut pas que vous lui imposiez des choses.) Proposez-lui toute fois des alternatives : Finalement, je suis d’accord avec toi que nous devons être sévères. Mais pour notre famille et pour notre couple, il est important pour moi de mettre un terme aux claques, fessées et aux injures. Tu es d’accord ? Si tu sens que la situation t’échappe, je préfère que tu ailles souffler deux minutes, quitte à me laisser gérer.

Evidemment, votre conjoint réagira plus ou moins différemment. Toutefois, ne l’agressez pas, quand la tension monte prenez une bonne respiration et souvenez-vous d’une chose : aucun changement n’a lieu sans communication. Il n’y a pas de communication possible si la tension monte encore plus. Surtout que votre enfant peut vous entendre. En plus d’être terrifié par votre haussement de ton, votre enfant peut souffrir du fait que papa et maman se disputent à cause de lui.

Parler de son ressenti est une méthode puissante qui favorise l’écoute et le changement.

J’espère de tout cœur que ces conseils feront en sorte que votre conjoint renonce à l’agressivité pour plus de bienveillance.

Agnès http://www.l-architecte-du-couple-durable.com

relaxation enfant

relaxation enfantCe soir, on va fabriquer de la douceur, et de la tendresse !

On allume quelques bougies, on met une musique zen, on se parle doucement et on joue à l’institut de beauté. « Bonjour madame, et pour vous ce sera quoi ? Massage des épaules ? Très bien »

Sachant, que le corps et l’esprit sont liés, un petit massage peut suffire à transformer l’ambiance de la soirée (voir aussi : Masser bébé, une pratique aux 1000 bienfaits. Astuces et mode d’emploi.). Et puis, un peu de calme, et de douceur, dans ce tunnel quotidien,  ça fait du bien. Alors tout le monde y passe, du plus petit au plus grand. Essayez toujours de garder l’ambiance au calme pour éviter que ça ne tourne au chahut général.

Vous allez regretter de ne pas avoir découvert votre talentueux petit masseur, plus tôt…

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