La culpabilitĂ©. Vous connaissez ? Vous ĂȘtes parent ? Alors oui, vous connaissez. C’est comme si une vague de culpabilitĂ© s’Ă©tait abattue sur la nouvelle gĂ©nĂ©ration de parents. Si vous saviez comme je suis touchĂ©e, peinĂ©e, dĂ©solĂ©e, de voir tant de parents culpabilisĂ©s, se sentir jugĂ©s par la sociĂ©tĂ© ou leur entourage.
Certaines mamans, avant mĂȘme de le devenir, culpabilisent dĂ©jĂ . Car elles nâaiment pas ĂȘtre enceintes ou ne vivent pas une grossesse Ă©panouie. Comme si câĂ©tait signe quâelles ne seront pas capables dâĂȘtre un bon parent. Pour dâautres parents, cette culpabilitĂ© les envahit dĂšs les premiers jours : car comme pour la majoritĂ©, mais ça ils ne le savent pas, ils ne ressentent pas un intense amour pour ce nouveau nĂ© dĂšs le premier regard. Et puis chaque mois qui passe, est source de nouveaux jugements. Certaines mĂšres sâen veulent de ne pas arriver Ă allaiter, ou de ne pas vouloir allaiter, tout comme quelques annĂ©es plus tard, dâautres mĂšres se sentent jugĂ©es dâencore allaiter.

Certain(e)s nâosent pas confier ce bĂ©bĂ© une ou plusieurs journĂ©es, de peur de paraĂźtre, ou de se sentir, mauvais(e) mĂšre ou pĂšre, alors quâils auraient, finalement, surtout besoin de souffler. Dâautres se sentent critiquĂ©(e)s par leur entourage si au contraire, ils prennent plaisir Ă garder leurs enfants contre eux toute la journĂ©e. Il en est de mĂȘme la nuit. Certains se jugent de le mettre, trop tĂŽt, dans une chambre sĂ©parĂ©e, dâautres se jugent pour lâinverse. Les causes de la culpabilitĂ© du parent sont infinies. Reprendre le travail trop tĂŽt, faire durer son congĂ© parental, ĂȘtre trop sĂ©vĂšre ou trop laxiste, ne pas vouloir dâautre enfant, en vouloir 10. Et je suis sĂ»re que malheureusement, en lisant cet article, vous saurez complĂ©ter cette liste dĂ©jĂ bien trop longue.
Quand on parle de parentalité, il y a tant de sujets, de détails, qui portent à jugement.
Combien de parents culpabilisent de ne pas faire ce que devrait faire âun bon parentâ aux yeux de la sociĂ©tĂ© ou de leur entourage ?
Parce quâils ne le veulent pas, ou parce que tout simplement ils nây arrivent pas. Chacun de nous a sa propre vision de ce quâest un âbon parentâ. Et cette vision ne correspond pas toujours Ă la vision des autres, mais aussi, et surtout Ă la façon dont un parent peut sâĂ©panouir. Car ce qui Ă©panouit les uns, n’Ă©panouit pas forcĂ©ment les autres. Ce qui est facile pour les uns ne lâest pas forcĂ©ment pour les autres.
Et pourtant, tous, sans parfois nous en rendre compte, non jugeons ceux qui ne font pas comme nous, ou qui tout simplement, n’arrivent pas Ă faire ce qui nous semble Ă nous, si naturel. Et finalement, chacun de nous, inconsciemment participons Ă enrichir cette vague de culpabilitĂ©. Il est si difficile dâaccepter que les autres soient imparfaits, et de les aimer malgrĂ© tout. Tout comme il est difficile aussi dâaccepter dâĂȘtre personnellement imparfait, de sâaimer pour notre humanitĂ©, et dâĂȘtre fier de ce que nous sommes. Et ce nâest pas parce que lâon sâaime, que lâon ne progresse pas ou que lâon avance moins. Bien au contraire, câest en acceptant ses parts dâombres, que lâon peut mieux les surmonter. Cet amour de soi, que lâon considĂšre au premier abord comme nombriliste, Ă©goĂŻste, et en fait la premiĂšre pierre Ă lâĂ©difice. Car câest en aimant nos qualitĂ©s et nos dĂ©fauts que lâon va pouvoir aimer les autres aussi pour ce quâils sont. Moins les juger, moins se juger, et moins culpabiliser, pour au final mieux avancer. Câest tout le chemin que jâai commencĂ© Ă emprunter, que je parcours encore, et qui a donnĂ© naissance Ă notre Cool Boost’ que vous connaissez peut ĂȘtre. Sâaimer, câest un cadeau que lâon se fait Ă soi, mais qui au final, sert aux autres.
Jâavais lâimmense volontĂ© en crĂ©ant le site Cool Parents Make Happy Kids, que les parents puissent avancer sans se sentir jugĂ©s, mais en se sentant au contraire Ă©paulĂ©s. Clairement, je nây arrive pas toujours. Parfois, certains de nos Ă©crits, sans que jâen ai eu conscience, peuvent ĂȘtre culpabilisant. Et jâen suis sincĂšrement dĂ©solĂ©e. Parfois aussi, on peut se sentir jugĂ©, par un Ă©crit qui nâa pas cet objectif, mais en fait câest nous qui nous jugeons.
Si nous avons tous plein de petits pas Ă faire pour ĂȘtre moins dans le jugement (envers nous mĂȘme et les autres), je tenais tout de mĂȘme Ă vous dire Ă quel point je suis fiĂšre de la communautĂ© Cool Parents Make Happy Kids que nous avons tous contribuĂ© Ă crĂ©er.
Tellement fiĂšre de voir sur cette page, mais encore plus dans les groupes privĂ©s de nos formations, tant de partages et de non jugement. Lâautre jour, un papa dans un des groupes, racontait la raclĂ©e quâil avait foutue hier Ă son fils et que la bienveillance avait ses limites. Jâai eu peur. Quâest-ce que les autres Cool Parents vont lui rĂ©pondre ? Et câest avec beaucoup de bienveillance et de soutien que les autres commentaires ont filĂ©. De quoi lui donner envie de les Ă©couter, pour mieux se dĂ©passer. Merci pour votre bienveillance.
La communautĂ© ne cesse de grandir et j’aime Ă croire que cette vague de non jugement et de soutien va continuer Ă se dĂ©velopper, au-delĂ mĂȘme de CPMHK.
Un immense merci Ă VOUS.
Charlotte
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