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 Disputes entre enfants : et si on leur apprenait à les gérer seuls ? 

disputes entre enfants

“J’ai enfin arrêté de défendre ma fille face aux enfants qui l’embêtent…”

Lors des disputes entre enfants, ou plutôt cousines, j’ai décidé un jour d’arrêter de défendre ma fille… Je vous raconte !

Aux vacances de la Toussaint, nous avons de nouveau passé deux semaines en famille. Ils sont une bande de 9 cousins entre 4 et 10 ans, bonne ambiance en perspective, me diriez-vous…

Sauf qu’une nouvelle fois, j’appréhendais les disputes entre les enfants…. Ma fille de 4 ans est très douce, et sa cousine du même âge a tendance à beaucoup s’affirmer. Elle veut décider des jeux, impose parfois ses règles, et surtout quand elle n’est pas d’accord, elle a tendance à vite se mettre en colère, et à pincer sa cousine, voire à lui mettre un coup… Ma fille est alors en pleurs, et cela me touche, m’affecte…

Cela m’agace qu’elle se fasse mener par le bout du nez. 

Et en même temps, elle adore sa cousine, et 97% du temps, elles jouent ensemble comme des dingues et s’amusent. Mais quand une dispute éclate, je ne supporte pas de la voir en pleurs, traumatisée par une autre gamine de 4 ans. Alors, j’avais jusqu’à présent tendance à gueuler sur sa cousine, quand ce genre d’événement se produisait. Dès que sa cousine commençait à s’énerver, ou à l’embêter, ma fille venait me voir, et je réglais son problème. À sa place. Pour moi, il fallait que ces violences cessent et si les parents de sa cousine ne prenaient pas les choses en main, eh bien, j’allais pallier à cela en intervenant moi-même…

Et puis un jour au détour d’une vidéo de coaching mensuel de Charlotte (je suis dans l’Appli’ Cool Parents, oui un papa 😉), j’ai pris conscience du rôle de victime dans lequel inconsciemment, j’enfermais ma fille. Certes, c’était important que sa cousine comprenne qu’il y a des limites à ne pas dépasser : en l’occurrence le respect de la personne qui est en face d’elle, mais il y avait aussi ma fille qui devait apprendre à s’affirmer…

Si je ne l’accompagnais pas pour qu’elle sache elle-même s’affirmer face à une autre enfant de son âge, comment pourrait-elle un jour se défendre face à un autre individu plus âgé, ou plus “embêtant” ? Sa mère, dont je suis séparé, avait elle-même jeune, vers l’âge de 15 ans, eu une relation amoureuse où elle s’était faite complètement écraser par son conjoint, et cette situation s’était reproduit deux autres fois dans sa vie. Et si dans cette situation, je faisais prendre conscience à ma fille de la force qui est en elle ? Et si je lui donnais les outils pour se défendre elle-même face à une enfant de son âge ? Lui faire comprendre qu’elle a le droit de s’affirmer haut et fort, de dire à l’autre de s’arrêter, et peut-être même, dans une situation plus complexe, de se défendre physiquement. 

Alors, j’ai décidé de réagir différemment face aux disputes des enfants

Quand j’ai entendu à l’étage qu’elles se disputaient, je suis monté, et j’ai vu ma fille dans un coin de la chambre, en panique totale devant sa cousine qui la menaçait de lui envoyer un Sylvanian à la figure… Je me suis mis à la hauteur de ma fille, je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit :

“Tu ne vas pas te laisser faire par une fille de 4 ans ma chérie ? Tu sais que tu es très très forte ? Montre-moi tes muscles !” Elle me montre ses muscles… “Ce n’est pas du costaud ça, ma chérie ?!” Je crois qu’elle était complètement interloquée que tout à coup, je lui parle de ses muscles.. “Ma chérie, même si toi, tu n’as pas envie de taper les autres, parce que tu ne trouves pas cela cool, tu serais tout à fait capable de lui faire mal, et de lui manger son Sylvanian si elle continuait”. 

Alors oui, cela peut vous paraître bizarre que dans une société où la violence est prohibée, je lui fasse prendre conscience de sa force… Mais c’est comme les gens qui prennent des cours de karaté, d’autodéfense ou de boxe : ce n’est pas parce qu’ils utilisent leurs compétences en cas de problème qu’ils sont forts, c’est parce qu’ils savent qu’ils sont capables de se défendre, qu’ils dégagent une énergie de sérénité et non de peur qui renvoie à l’autre “si tu as envie d’embêter quelqu’un dans ce métro, choisis plutôt quelqu’un d’autre”, et que du coup, ils se font moins embêter.

Je dis alors à ma fille : 

Par exemple, tu peux dire à ta cousine : ça suffit maintenant, tu arrêtes avec tes menaces, tu ne me fais pas peur, et cela ne m’amuse pas de jouer avec toi quand t’es comme ça !”… 

Ma fille tente de répéter la phrase avec une énergie de petite souris morte de peur devant un tigre :

“Redis la même chose chérie, mais avec force et aplomb, je te montre…”. 

Elle réessaye une deuxième fois et commence à trouver le jeu drôle, et même à surjouer. Ce qui fait rire sa cousine, et 3 secondes plus tard, elles se retrouvent à jouer à un autre jeu et à rigoler.

Quelques heures plus tard, ça y est, elles se disputent de nouveau. Ma fille accourt vers moi : “Papa, ma cousine veut m’obliger à jouer à la maman et au bébé et moi, je n’ai pas envie !”. 

Au lieu de lui dire “Eh bien ne joue pas avec si elle t’embête” ou d’aller voir la cousine pour lui dire d’arrêter de s’imposer, je m’y suis pris d’une autre façon : 

Chérie, si tu n’as pas envie de jouer à son jeu, tu peux lui dire : “en fait, je n’ai pas envie de jouer à ton jeu, donc je te propose que soit on trouve un jeu qui nous amuse toutes les deux, soit on ne joue pas ensemble Vas-y essaye ! 

Elle lui dit, l’autre propose de jouer au chien et à la licorne, réponse enthousiaste, et c’était reparti, elles jouaient de nouveau comme des meilleures copines… !

J’en ai reparlé avec elle le soir. Si vous aviez vu le visage de ma fille…. Elle était tellement fière… tellement fière de se rendre compte qu’elle pouvait elle-même gérer ces situations, comme si elle avait réalisé qu’elle était puissante, et elle aussi capable de s’affirmer.

J’imagine bien sûr que le chemin pour continuer ainsi à prendre de l’assurance, à oser défendre ses limites, à s’affirmer, va être encore long… toute une vie finalement peut-être… Mais je suis heureux d’avoir maintenant pris le parti de chercher d’abord l’accompagnement à développer sa puissance plutôt que de courir pour la défendre…

Laurent. P

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