Je ne supporte plus mes enfants

“Je ne supporte plus mes enfants” est finalement une situation assez courante, dont on ne parle pas assez. Pris par la fatigue, le stress du boulot, la charge mentale, le manque de temps pour soi, on a vite fait de rentrer dans un cercle vicieux où la relation à notre enfant se dégrade. Et cela peut aller jusqu’au burn-out parental, un extrême où on ne supporte plus notre kid, où l’on n’arrive plus à profiter les uns des autres. Bref, la tension et la colère prennent systématiquement le dessus.

Alors comment sortir de ce cercle vicieux ? Voici quelques conseils.

Déculpabilisez, vous n’êtes pas seul·e !

Tout d’abord, rassurez-vous. L’enfant insupportable est plus fréquent qu’on ne le croit, et cela revient dans beaucoup de témoignage de parents. Et c’est juste un signal que la situation ne nous convient pas et que nous ne sommes pas (ou plus) en équilibre. Souvent, on a rêvé d’être un parent patient, joueur, aimant, bienveillant, attentionné… Et en vrai, nous le sommes la plupart du temps (si, si, je suis sûre que vous aussi 🤗. La preuve : vous êtes sur cet article parce que vous avez eu le courage de taper ces mots, pour trouver des solutions… Alors, bravo et Bienvenue. On va avancer ensemble…) !

Ce qui grippe la machine, c’est qu’à force de viser la perfection, on se met une pression si grande qu’on a du mal à apprécier ce qu’on a.

Bien sûr, certains enfants sont plus remuants que d’autres, certains sont plus obéissants, d’autres très créatifs (attention aux expériences scientifiques 🧨)… Bref, on a tous nos (bonnes ?) raisons d’avoir l’impression que notre enfant est insupportable. Mais il y a d’autres parents pour qui les mêmes comportements ne produisent pas les mêmes effets. Et ces clés-là, ce recul-là, nous ne pouvons les trouver que si nous sommes assez clairs et reposés, donc…

La première chose à faire quand on ne supporte plus ses enfants : recharger les batteries et prendre soin de soi !

Quand on est stressé, épuisé, les émotions au bord des lèvres, bref, à bout, on a forcément du mal à être disponible. Donc, si l’on ne se sent pas bien soi-même, il est difficile d’être bien avec ses enfants. 

Prendre soin de soi peut paraître être un luxe, mais j’ose dire que c’est une nécessité !

Se retrouver seul, ou à deux avec son conjoint, pour se ressourcer, prendre de la distance avec le quotidien et les contingences logistiques est nécessaire. C’est le moment de demander de l’aide à nos proches, pour qu’ils gardent les enfants une après-midi, une soirée, une journée, un week-end, une semaine. Bref, le temps nécessaire pour se reposer un peu, et éventuellement penser à notre quotidien et à la façon dont on pourrait l’aménager pour que ça se passe mieux. Les proches, c’est aussi fait pour demander des coups de main ! Et si vous n’osez pas demander, comment sauront-ils que vous en avez besoin ? Si un ami vous demande de l’aide, lui refuseriez-vous ? Bien sûr que non ! Et là, c’est vous qui avez besoin d’un petit coup de pouce, alors ne soyez pas timide.

Ensuite, on aménage le quotidien et on tente (un peu) de lâcher prise

Je ne dis pas qu’il faut abolir toutes les règles de la maison, mais d’accepter de s’assouplir sur certaines d’entre elles, ou de s’autoriser à soi-même un niveau d’exigence un peu moins élevé. Il y a un peu de poussière dans les coins ? Le coup d’aspirateur peut attendre, si c’est pour passer 10 minutes à lire une histoire avec le petit dernier, non ? Pas le temps de faire un dîner ? Une pizza surgelée de temps en temps, ça fait plaisir à tout le monde et si ça vous permet de prendre une demi-heure pour prendre un bain au lieu d’une douche express, tant mieux ! 

Quand on se remémore nos souvenirs d’enfance, on se souvient plus de ces moments où nous étions en relation, que ceux où le salon était nickel ou les repas mitonnés (et équilibrés !) avec entrée-plat-dessert…

D’ailleurs, si vous cherchez quelques astuces pour rendre le quotidien plus « cool », je vous propose de vous envoyer le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! J’y ai rassemblé tous mes conseils et astuces (faciles à mettre en place) pour maximiser les chances que notre enfant coopère quand on lui demande de se calmer, d’être sage, de mettre son manteau, etc. Laissez-moi votre email et recevez-le (gratuitement) 👉.

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Ensuite, plus on focalisera notre pensée sur tout ce que nos enfants font de génial, plus on arrivera petit à petit à les “aimer” de nouveau pour ce qu’ils sont.

Comme avec une lampe torche, on ne voit que là où l’on éclaire ! Alors, braquons notre éclairage sur le positif !
Par exemple, on peut prendre un carnet pour noter chaque jour une chose positive sur le comportement de notre enfant : une chose qui nous a impressionné, amusé, étonné…  Il y en a forcément une 😉. En relisant cette petite liste, on reconnaît l’évidence : cet enfant est formidable (normal, il est de nous 😊!).

Enfin, il est aussi possible de se faire accompagner : psychologue, ou coaching parental. Pourquoi ne pas essayer ? Nous proposons un mini-coaching accessible à tous, pour vous reconnecter avec vos enfants, profitez-en ! Pour en savoir plus : cliquez-ici

Quelle que soit la méthode d’accompagnement que vous choisissez, ce qui est sûr c’est que plus vous prendrez du temps pour prendre soin de vous, pour mieux vous comprendre, mieux comprendre vos enfants, plus la situation s’améliorera.

Prenez soin de VOUS !

Commentaires

Commentaires

15 réponses
  1. Emilie
    Emilie dit :

    Bonjour, de temps en temps, je peux laisser les enfants un weekend chez leurs grands-parents et cela me permet de recharger mes batteries, c’est vrai, je lâche prise et quand ils reviennent je suis plus patiente.

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  2. Alice
    Alice dit :

    Envie de partir loin
    Mes enfants font de leur mieux, confinés pas de jardin, aucune sortie ludique possible ou limitées ce Covid qu’on l’ai ou pas, nous prive d’oxygène…
    Vivement mes 50 ans, plus enfant, nouvelle vie, les enfants ca te donne tout en bien et en mal, ca te vole tout, j’aime mes amours mais trop d’énergie pris je n’en ai plus :'(
    Pas de famille de mon coté et coté Mr, c’est un par un … nous en avons 3 en famille recomposée.
    Bref… j’aime pas l’alcool mais le jour du dernier enfant parti jme tape une cuite

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    • Aourell CPMHK
      Aourell CPMHK dit :

      Hello Alice, courage la période n’est pas facile c’est sûr, on manque d’espace et de temps pour soi…
      A défaut de partir loin, ou au moins en escapade, on peut se ressourcer en se recentrant un peu sur soi et sur ses propres besoins (pas tous hein, mais au moins certains) ça peut aider à se sentir mieux ! Pour ça on a parfois besoin d’aide pour se reconnecter à ce qui nous anime et nous ressource. Un coaching en développement personnel peut vous aider à y voir plus clair et vous inviter à prendre du recul et « un peu » de temps et d’attention sur vous-même ?. On démarre une session de notre coaching « Osez vivre pleinement votre vie » demain. Si ça vous parle cliquez ici

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  3. 1Br
    1Br dit :

    Bonjour,

    J’ai de gros doutes sur toutes ces pseudo solutions.
    Quand on n’en peut plus i n’y a plus qu’à se résigner et à prendre son mal en patience.

    En ce qui me concerne j’ai encore 7 années à tenir jusqu’à leur majorité.

    Et quand il quitteront la maison je me saoule au champagne pour fêter ça !

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  4. Claire
    Claire dit :

    Comment faire quand tu es expat en Australie et que tu n’as ni famille, ni amis pour prendre la relève une après-midi ou un week-end? Les nounous c’est bien mais ça coûte une fortune ici et ça ne dure que quelques heures.

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    • celia
      celia dit :

      Bonjour Claire,
      Je vis la même situation que toi mais dans un autre pays. Le plus dur pour moi est de me dire que, à aucun moment je peux confier ma fille à une tierce personne « pour prendre » soin de moi comme ils disent … Alors à défaut de prendre soin de moi, je prends sur moi…
      Mes amies m’ont demandé si j’avais fait un postpartum ou dépression après la naissance de ma fille. J’avais envie de rire en leur disant  » mais même si j’avais voulu, c’était juste pas possible comme tout reposait sur mes épaules! Et si je craquais c’était mon mari qui devait gérer et comme je ne travaille pas encore … »
      Ma fille va bientôt avoir un an et j’ai passé mes journées et nuits entières à ne me consacrer qu’à elle, aider mon mari qui débutait un nouveau travail.
      Bref, pas de solutions miracles pour nous qui avons finalement choisit cette vie et partir loin …
      Courage, courage et courage

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  5. Azerty
    Azerty dit :

    Je n’en peux plus….
    2 filles. La première de 2 ans et 4 mois, la deuxième de 3 mois.
    1e caractère bien trempé, en pleine « crise des 2 ans » (si cette crise existe vraiment ou si se ne sont pas les goss qui sont simplement mal élevé et horrible)
    Et la dernière (de ma vie), qui ne fais pas ses nuits. Pleure (HURLE.) h24 quand je la pause,

    Je n’en peux plus. La moindre sortie est un fiasco et un débarquement. Une avalanche de pleures (quand c’est pas l’une c’est l’autre). Je me prive de tout.

    Les deux dorment avec nous, dans la chambre. Plus aucune intimité avec mon mari. La grande ne s’endort pas seule, ni sieste ni nui et s’endort vers 22h/23h. C’est du 24h/24. 7j/7 je n’en peux plus.

    Je n’ai pas une seconde de mes journées, ni mes nuits pour souffler.

    ?

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  6. Jay
    Jay dit :

    Bonjour,
    Prendre soin de nous c’est sûr !!! j’en rigole aussi…Pas ou peu de possibilités de garde pour dépannage, famille à 900 km et quand bien même ils sont sur les rotules presque pire que nous !!! On est obligé de bosser à 2 comme des forcenés pour être à découvert le 23 au lieu du 18…
    Et je parle pas des voisins qui te prennent pour un sauvage car ça crie sévère chez toi… Psychotropes, Tenu anti-emeute et Casque anti-bruit : je ne vois que ça…Biz a tous
    Jay

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    • Miriam
      Miriam dit :

      Jay! je vous comprends à 150%. Difficile de demander à des proches. Pour moi dans la famille ok mais y a des privileges pour deux sales gamins 10 fois pire que les miens ( enfants d accueil de mon beau frere). Ils ont la priorite sur tt et meme quand toi tu as réservé le baby sitting chez les grands parents 6 mois avant, ils trouvent toujours un moyen d etre là en meme temps que nos enfants. Alors mes beaux parents je leur demande le minimum car ils preferent ces 2 pieces rapportées qui font des conneries et qui accusent apres mes enfants qui reçoivent la punition à leur place. Donc on a trouvé d autres alternatives: camps, garderies, on s entraide entre voisins et amis.

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    • Hinault
      Hinault dit :

      Je vois que il y a beaucoup de temoignage de manque de famille autour de nous. Les famille sont eclate et ça n’aide pas . Lorsque mes enfants auront des enfants je l’ai aiderai car c’est très dur tout seul

      Répondre
  7. Anonyme
    Anonyme dit :

    Je me marre !
    Mes proches sont à 700kms et 45 heures par semaine!
    Solution a me proposer ?
    Cherchez bien !!!
    De mon côté aucune…
    Rectification avec les trajets compris 75 heures par semaine !!
    Solutions ?????

    Répondre
    • Miriam
      Miriam dit :

      Oui ce sont toujours les mêmes conseils qui reviennent:
      – faire moins de menage.
      -demander a des proches
      – être plus zen.
      mes parents habitent loin aussi et mes beaux parents cf ci dessus pour comprendre la situation familiale injuste avec du 2 poids 2 mesures.
      – pour moi le seul conseil que je m applique c est prendre un babysitter, bien s entendre avec ses voisins et s entourer d amis prêts à aider.
      – s autoriser a peter un cable…car moi honnetement je deviens de moins en moins patiente et je me retiens pas: j incite mes enfants à obeir!
      sinon je trouve des supers punitions. J essaie d avancer jour par jour!

      Répondre
  8. José
    José dit :

    Bonjour
    Je voudrais savoir si ces conseils ont été bénéfiques pour quelqu un qui a lu ces lignes?
    Attention je ne critique pas cet article j’ai vraiment besoin d aide et je ne me sens pas pour payer un coaching sur internet qui ne fonctionnera certainement pas…sans critiques encore.
    Merci de vos conseils
    Cordialement

    Répondre
    • Emilie
      Emilie dit :

      Pour moi, laisser les enfants chez les grands parents, cela me permet de prendre du temps pour moi, je trouve que lorsque je réponds à mon besoin de repos, je suis plus patiente avec mes filles

      Répondre

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