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Oui, des enfants « propres » (ou plutôt ‘continents’ : non, nos enfants ne sont pas saaales 😉 ) depuis la naissance cela existe !

Le lobbying des couches nous aurait fait oublier la bonne vieille méthode de nos ancêtres sur la « propreté enfant » ; toujours utilisée en Chine, en Afrique, et aussi très connue en Allemagne, en Autriche, etc… Elle est économique, écologique, respectueuse de l’enfant, et peut-être même pratique ! Saviez-vous par exemple que 50% des enfants dans le monde sont propres avant un an ? Sauf dans les pays occidentaux bien sûr… Peut-être allez-vous être septique à la lecture de ces premières lignes, mais cela vaut le coup d’aller jusqu’au bout pour comprendre l’avantage de cette méthode.

Katie, maman de 3 enfants (4 ans, 2 ans, 4 mois), travaillant, nous parle de cette méthode.

Cela s’appelle HNI (Hygiène Naturelle Infantile) ou Elimination-Communication.

Zéro couche dès la naissance. On détecte quand notre enfant a envie d’éliminer, et on le met au-dessus d’un pot, d’un lavabo, ou d’un bac, pour qu’il fasse ses besoins. On le met en position accroupie, le dos soutenu par l’adulte – position la plus confortable et lui permet d’évacuer plus facilement. Cela demande aux parents d’être alertes, mais évite aussi la corvée changement de couche, et parfois aussi le changement des vêtements, et les multiples machines à laver qui vont avec.

Comment détecter quand son enfant a envie d’éliminer ?

Dès la naissance on observe certains signes (concentration, mouvement frénétique, etc.). Mais en réalité, ce qui peut paraître incroyable pour les personnes ne pratiquant pas cette méthode, c’est que même sans regarder l’enfant, il arrive souvent aux parents de s’arrêter dans leur occupation, en se disant « pipi ! », et en effet le bébé a envie de faire pipi.

Quand nous nous promenons, ou randonnons, nous le portons en écharpe, nous sentons alors la moindre contraction, très pratique !

Plus ils grandissent plus les signes sont faciles à détecter car une réelle communication est mise en place, ils émettent un bruit pour nous interpeller. Dès qu’ils savent ramper ou marcher, ils se dirigent d’eux-mêmes vers le pot.

Et ceux qui n’ont pas cet instinct, ils font comment ?

Ceux qui n’ont pas l’instinct se basent sur le timing et cela marche aussi très bien. Généralement tous les bébés font à chaque réveil, 10 à 15 minutes après la tétée selon l’âge, et 10 minutes encore après (le temps que le lait descende de l’intestin).

Quand je confiais mes enfants à ma mère par exemple, mes enfants parvenaient bien à retenir si ma mère n’était pas aussi alerte que nous.

Alors c’est sûr qu’au début, c’est assez contraignant dans le sens où l’enfant a fréquemment besoin d’éliminer. Remarquez que si vous êtes des parents qui changent la couche de votre bébé dès qu’elle est remplie, cela revient un peu au même. Mais après les premiers mois, cela s’espace et devient moins contraignant, surtout que ses signes sont plus facilement repérables.

Mais comment fait-on si on a les mains prises ou que l’on est en voiture ?

Nous sommes une famille qui bouge beaucoup. Cela ne nous a jamais posé de problème, on lui fait faire dans la rue, sur le bord de la route, dans les toilettes des restaurants (Finalement un peu comme quand votre enfant de 2 ans commence à être propre). En intersaison le pantalon « chinois » avec la fente à l’entrejambe est bien pratique. En été, une simple culotte.

Dès la naissance les enfants ont déjà une forme de continence. Les bébés réussissent très vite à maitriser leur sphincter de façon impressionnante! Ils préfèrent souvent attendre leurs parents, pour se soulager librement et confortablement.

Lorsque mon dernier avait 2 mois, nous avons beaucoup pris l’autoroute. Donc il fallait qu’il patiente 10 bonnes minutes avant que de pouvoir sortir de la voiture. Eh bien, il attendait autant que possible, il n’était pas content du tout, faisait une colère pour que l’on s’arrête. C’était dur ! Si la prochaine aire était trop loin, il devait parfois faire dans une couche… Colère d’autant plus grande! Si ça n’était pas trop loin, une fois arrêtés c’était l’explosion 🙂 Mais de toute façon nous aurions dû nous arrêter pour changer sa couche (pas toujours évident sur une aire !), sans compter les fois où cela a débordé, nous n’avions pas ce problème à gérer avec cette méthode de « propreté enfant« .

Gérer les accidents ne doit pas être très simple ?

Nous n’avons pas pratiqué une Hygiène Naturelle Infantile pure, dans le sens où nous leur avons quand même mis des couches (bio) dans les moments où notre attention ne pouvait être suffisante (et la nuit). Même si la nounou (qui les gardait avec d’autres enfants) était d’accord aussi pour pratiquer l’HNI, nos enfants ont eu des couches, donc pas de problèmes en cas d’accident ! Et un pipi de bébé est bien vite nettoyé si vraiment on passe à côté !

Et la nuit? Comment se passe la « propreté enfant » ?

Pour les parents qui ne leur mettent pas de couches, ils les couchent nus sur une peau de bête (c’est très absorbant), et changent simplement la peau de bête en cas d’accident. Comme nous, les enfants font rarement quand ils dorment, mais plutôt au réveil, question d’hormones (donc il faut être alerte sur les réveils).

Quand est-ce qu’il n’y a plus d’accident, et qu’ils sont vraiment ‘propres’ ?

Généralement quand les enfants marchent (vers 9-12 mois). Ils peuvent alors se déplacer vers le pot et même très vite enlever leurs culottes. De même quand les filles sont en robe et les garçons en bloomer, nous avons alors arrêté les couches car il n’y avait plus que de très rares accidents.

Pour certains enfants, l’HNI est plus approprié que la couche ?

En fait, il y a beaucoup d’enfants qui n’aiment pas faire sur eux, ils se retiennent un maximum (résultat quand ils font il y en a partout, et il faut aussi laver leurs habits). Notre aînée, à qui nous avions mis des couches, faisait ses selles uniquement quand nous lui enlevions sa couche.

Et puis il y a aussi des enfants qui pleurent parce qu’ils n’ont pas envie de faire sur eux, ou qui pleurent parce qu’ils ont la couche sale, ou parce qu’ils n’arrivent pas à pousser parce qu’ils ne sont pas dans la bonne position, etc. Pour ces enfants, pratiquer l’HNI peut les soulager. Sans compter tous ceux à qui les couches rendent les fesses rouges à cause des produits chimiques, du manque d’air,…

L’HNI aide ‘physiquement’ l’enfant à être propre plus tôt ?

Certaines recherches (Tsaregradskaya newborn – Care and education) montrent que les couches empêchent le développement de la vessie. Et l’enfant d’un an qui porte des couches a une vessie de la taille de celle d’un nouveau-né, alors que celui qui n’a pas de couche a une vessie bien plus développée, car il fait ses besoins en position physiologique qui lui permet de vider totalement sa vessie, aussi il s’exerce davantage à se retenir, tout cela l’aide à développer sa vessie.

Alors finalement est-ce plus ou moins contraignant que les couches ?

Donc c’est sûr qu’au début cela peut être plus contraignant car il faut guetter le moindre signe. Puis très vite l’enfant nous appelle en faisant un son, un geste lorsque les parents ont introduit la langue des signes. Aussi il a besoin d‘éliminer moins régulièrement ; il peut aussi se retenir. Donc c’est plus pratique. Et le gros avantage quand même c’est qu’à un an, il est suffisamment autonome ou communicatif pour se passer de toute protection ! La majorité des enfants, dès qu’ils marchent, sont autonomes et font sur le pot.

Bien sûr, en fonction de l’évolution de l’enfant, il y a des phases où il est moins à l’écoute de lui-même parce que trop absorbé par un nouvel apprentissage. Alors, des accidents peuvent survenir à nouveau. Mais ils sont rares et ça ne dure jamais longtemps ! Il faut surtout toujours rester à l’écoute, bienveillant et être capable d’accepter que son enfant ne puisse pas tout gérer, ni réussir du premier coup.

Et puis économiquement, cela évite aussi les 0,3€*4*365j = 500 € grand minimum d’achat de couches chaque année. Plus les crèmes…

Si on n’a pas commencé à la naissance, peut-on encore s’y mettre ?

Je pense que les principes de l’HNI sont applicables à tous âges. Mais plus on commence tôt, moins l’enfant a perdu l’habitude de solliciter son sphincter et donc plus c’est simple. Pour ma fille aînée, le début à 3 mois a immédiatement fonctionné.

Le livre de référence, avec des conseils très pratiques, et beaucoup de témoignages est « Sans couches c’est la liberté », d’Ingrid Bauer. Vous avez aussi un livre plus court de Sandrine Monrocher Zaffarano : « la vie sans couches », aux Edition Jouvance.

Vous pouvez aussi aller sur la page facebook de « La vie sans couches : hygiène naturelle du bébé (HNI) »

Cool Parents Make Happy Kids

 

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Commentaires

Commentaires

4 réponses
  1. Anonyme
    Anonyme says:

    Pourquoi décrire cette pratique comme ridicule et régressive ? Même si les enfants ne contrôlent pas leur sphincter, comment expliquez vous que ce soit une pratique courante ailleurs ?
    Ma mère n’est pas française et ma sœur a utilisé le pot à un an et ne voulait plus faire ses besoins ailleurs que sur le pot. Et ma mère nous a expliqué que c’était tout à fait normal à l’époque ( dans les années 70 ) que les enfants soient “ propres “ à cet âge là étant donné que les parents utilisaient des changes lavables en coton.
    C’était même étrange si un enfant portait des couches après un an !

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  2. Anonyme
    Anonyme says:

    J’aimerai savoir comment s’ y prend t’on quand la personne qui s’ en occupe à d’autres enfants en charge ? L’hygiène, la responsabilité civil pour la maman ? Etc…

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    • AdepteDeLaHNI
      AdepteDeLaHNI says:

      Bonjour, je pense qu’il faut s’y prendre de la même façon que si l’on s’occupe d’un seul enfant, mais si vous avez peur des accidents (il y en aura sûrement plus!), il suffit de mettre une couche lavable. La couche lavable restant mouillée alors que les jetables chimiques gélifient les liquides et donnent une sensation de sec, le bébé restera en contact avec son élimination même si les accidents sont nombreux.
      Nous pratiquons la HNI avec notre fille, je confirme qu’il y a des hauts et des bas avec les apprentissages majeurs! La propreté de nuit s’est mise en place seule à environ 10 mois, et notre fille s’est assise seule sur le pot à 12 mois (habillée, hum!) et elle avait bien envie de faire pipi. Elle n’a porté des couches que chez la nounou qui l’a gardée de 6 a 12 mois (elle n’a rien voulu savoir et refusait de la mettre sur le pot après les siestes alors que c’est les pipis faciles!), mais pas à la maison.
      En bref la hni est une super approche de la propreté car c’est doux, respectueux pour l’enfant qui ne passe pas 2,5 ans dans son pipi, voire assis sur son caca. Ça se fait très naturellement après la phase d’apprentissage et d’observation des parents, plus prenante. C’est très bluffant et ça montre bien que les enfants contrôlent leurs sphincters… dès la naissance!

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      • Catherine Robin
        Catherine Robin says:

        Faux. Les enfants ne contrôlent pas leurs sphincters dès la naissance ! Ne racontez pas n’importe quoi pour promouvoir vos pratiques ridicules et régressives.

        Répondre

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