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Ces trucs qui ont tout changé dans ma relation père-fils…

Ce soir, j’ai pris un sacré coup de canif dans l’espace temps. Mon fils de 18 ans, Léonard, m’a demandé s’il pouvait prendre ma tondeuse pour se « couper la barbe » (« quoi ? fais voir ??? ah oui, dis donc !!! »). Je lui ai machinalement répondu  « oui », et il est reparti dans la salle de bain. Je suis resté quelques instants comme un idiot devant la porte en me demandant si cette scène venait bien d’arriver. Oui, mon Léonard, mon petit garçon à qui je changeais les couches, il n’y a encore pas longtemps (genre hier !) m’avait demandé sa tondeuse… 

Notre relation a beaucoup évolué ces dernières années… Nous avons développé une sympathie, une admiration mutuelle, que nous n’avons pas toujours eue. 

Je me souviens de cette époque où, petit, je m’inquiétais tant pour lui. Ces batailles récurrentes au sujet des devoirs. Les avait-il faits ? (eh bien non…) Pourquoi ne travaille-t-il pas plus ? ( « Flemme… ») Pourquoi ces mauvaises notes, et ces mots dans son carnet… Sans compter le niveau sonore bien trop souvent trop élevé dans la maison, son agitation perpétuelle, sa nonchalance à tout laisser traîner… J’avais tant de reproches à lui faire…

Toutes ces petites choses du quotidien qui n’allaient pas, l’importance de “rentrer dans le moule”, de ne pas tomber dans la case du mauvais élève, ces angoisses au sujet de “qu’est-ce qu’il va devenir”’ “Est-ce que je l’ai bien éduqué ?”… 

Tant de temps passé à… passer à côté de lui ! 

De ce qu’il était vraiment. À force de rouspéter, j’avais du mal à réellement profiter de lui (et je pense que je réussissais même à me fatiguer moi-même de répéter les choses…). Après coup, je réalise que je n’avais pas réussi à créer un vrai climat de confiance. Parfois, il ne voulait pas nous parler de ses soucis à l’école, voire nous mentait sur des petites choses, et je pense que finalement, il était plus drôle et joyeux avec ses amis, qu’il ne l’était le soir avec nous… J’étais loin de lui offrir cette maison où j’aurais aimé qu’il ne se sente ni jugé ni critiqué… mais accepté. 

Il aura fallu, il y a quelques années, une intervention médicale délicate qu’il a dû avoir suite à un accident pour réaliser tout le temps que j’avais perdu à vouloir l’éduquer, pour qu’il soit comme ceci comme cela, au lieu de prendre plaisir à être avec lui tout simplement. Suite à cet événement, nous avons décidé de nous trouver une activité commune, et nous allions chaque mercredi à la salle de sport ensemble, qui l’avait accepté malgré ses 14 ans. C’était notre moment à nous. Et puis au lieu de continuer à me battre avec lui au sujet des écrans, j’ai décidé de commencer à jouer avec lui, cela a été le début de parties endiablées (et je peux vous dire que je suis devenu un as de Mario Kart). C’est à partir de ce moment-là qu’une nouvelle relation est née… que l’on s’est rapproché. 

J’aurais aimé que l’on me donne ce conseil…

En fait, il y a quelques années, j’aurais aimé que l’on me donne ce conseil, tout simple auquel je n’avais pas pensé : trouve-toi une activité que tu aimes, à faire avec ton enfant, rien qu’avec lui, et instaure votre petit rituel. Ça peut être : aller à la piscine, aller choisir des livres à la bibliothèque, cuisiner pour le dimanche soir, partir courir ensemble, pêcher, qu’importe, tant que c’est un truc que vraiment, nous, adulte, on aime. Pour moi, cela a tout changé. 

Une succession de déclics…

J’ai aussi arrêté de mettre une telle exigence sur ses devoirs, et après coup, je me rends compte combien j’ai bien fait. Après son accident, il a voulu absolument devenir pompier volontaire, et trouver un truc qui le motive, un vrai tournant pour lui. Et il a même eu son bac l’année dernière. Tant d’inquiétudes, tant d’heures de batailles, pour finalement pas grand-chose…  

L’autre jour, je suis tombé dans mon ordi sur les photos de ces premières années. Et je me souviens de tout l’amour que j’avais pour lui, je me souviens de nos vacances, des événements, des activités que nous avons faites ensemble, mais je n’ai pas tant de souvenirs de soirées joyeuses en semaine, de moments de rire et de complicité. J’avais l’impression d’être l’adulte et lui l’enfant, et d’avoir oublié justement de faire l’enfant… oublié de le rejoindre davantage dans son monde, plutôt que de chercher à le pousser vers le mien (qu’il rejoindrait de toute façon un jour)… 

Le temps qui passe ne se revit pas. Et plus il passe, plus il file à la vitesse d’un cheval au galop, comme me disait ma grand-mère Simone…

Et heureusement que j’ai eu ce déclic… Et ce déclic, je vous le souhaite, sans attendre que votre enfant ait un accident. Ce déclic qui ne va pas supprimer toutes les contraintes de notre quotidien, mais qui nous fait changer de priorité. Et la priorité devient alors d’instaurer des vrais moments avec notre enfant, où l’on est 100% avec lui, des moments qui nous fassent plaisir à nous autant qu’à lui. 

Laurent . D

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