enfant maladroit CPMHKOn a vu dans un précédent article la meilleure façon de faire prendre conscience à notre enfant de l’importance de sa bêtise. Cependant, mieux vaut ne pas en abuser face à l’enfant maladroit qui les multiplie !

Si les échecs se multiplient, et qu’on leur donne beaucoup d’importance, l’enfant risque de perdre confiance en lui.

Imaginez si 3 fois par jour, par vos gestes, vous faites de la peine à quelqu’un : il y a de quoi être déprimé …. Et on rentre dans un cercle vicieux : un enfant (ou un adulte) qui n’a pas confiance en lui a tendance à multiplier les erreurs par manque de confiance, il peut en devenir même un enfant maladroit ! Ou à ne pas oser agir. D’où l’importance de ne pas donner trop de poids à chaque erreur, mais de se limiter aux plus importantes.

Et le deuxième moyen de ne pas le décourager, c’est de lui donner l’opportunité de réparer sa bêtise !


 

Enfant maladroit : pourquoi il ne faut pas donner trop d’importance aux bêtises matérielles

Notre fille était, comme beaucoup d’autres enfants, de nature à dire « Ce n’est pas grave ». Son immense tour de Kapla tombait : « Ce n’est pas grave, je vais la refaire » ; on avait loupé le bus : « Ce n’est pas grave maman, on prendra le prochain, on peut jouer en attendant ! » ; Léon avait cassé un de ses livres musicaux : « Ce n’est pas grave, on va le réparer ».

Et la plupart du temps, elle nous faisait relativiser les choses, elle avait raison, ce n’était pas si grave…

Et d’autres fois (la fatigue jouant peut-être aussi), je trouvais sa bêtise « plutôt grave », alors j’employais la méthode décrite dans l’article « Ce n’est pas grave Maman » Comment gérer face aux bêtises de nos enfants ? », et insistais sur mon désappointement.

Les enfants apprennent avant tout par mimétisme (voir l’article : « Quels impacts avons-nous sur nos enfants, selon les neurosciences ? »), et je me suis rendue compte que depuis que je contredisais davantage ses « Ce n’est pas grave », elle aussi, attachait plus d’importance aux choses. L’autre jour elle me dit : « Je suis trop triste que ma statuette soit cassée, c’est grave ! », « Oh non, je ne suis pas contente que Léon ait écrit sur mon livre !», etc. Mon attitude transparaissait dans la sienne.

N’est-ce pas au contraire une force d’attacher peu d’importance aux casses, pertes, vols de nos propres objets, et de ne pas se laisser abattre par des problèmes ‘matériels’ ?

Alors peut-on apprendre à nos enfants à attacher peu d’importance aux problèmes matériels qui les concernent, mais davantage à ceux qui concernent les autres ? Je n’ai pas la réponse, et chacun mettra le curseur là où il le souhaite.

Tout est question de dosage, entre le ressenti du parent, l’intention de l’enfant, et son état de conscience. Peut-être devons-nous suffisamment lui faire prendre conscience de sa bêtise pour qu’il dise pardon et s’applique à la réparer, et à ne pas recommencer, sans insister davantage pour ne pas plus le culpabiliser, et pour lui montrer le bon exemple, d’un adulte qui sait pardonner, et se relever d’une bêtise matérielle.

Et n’oublions pas parfois de s’inspirer de leur force à prendre les choses avec légèreté, pour nous-mêmes relativiser !

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