Nous avons tous une « copine », une « maman », une « tata », une « collègue de bureau » qui nous affirme « qu’il suffit de poser bébé pour qu’il dorme » alors que de notre côté, nous passons au moins 2 heures à le bercer pour l’endormir et encore… avec peine ! Sans compter les moments où il se réveille. On en arrive à se demander si les fameux « troubles du sommeil de bébé », ça n’est que pour nous ?! En fait, il y a de nombreuses raisons qui peuvent troubler le repos de notre tout-petit. Aurélie, notre super coach-psychologue sommeil dans le coaching « il dort enfin (et nous aussi !) » nous donne quelques clés.

Dormir, ce n’est pas si simple !

On nous avait pourtant dit que le sommeil d’un bébé était la chose la plus naturelle du monde. Et d’ailleurs d’où provient cette expression « dormir comme un bébé » ? Nous aurait-on menti ?

N’avons-nous pas également entendu dire qu’il suffirait de laisser pleurer son bébé pour que le problème soit résolu ?

  • Mais alors, que faire lorsque ce n’est pas ce que nous vivons ou pas ce que nous souhaitons ?
  • Laisser pleurer ou subir ces troubles du sommeil, est-ce un passage forcément obligatoire ?
  • Est-il possible d’accompagner autrement son bébé pour qu’il trouve un sommeil paisible par lui-même ?
  • Bref, le trouble du sommeil de bébé est-il une fatalité ?

Le sommeil, un besoin vital

Dormir est un besoin vital physiologiquement et émotionnellement. Sans sommeil, nous sommes irritables, peu patients et petit à petit épuisés. Tout devient plus difficile pour chacun d’entre nous.

À l’époque où l’un de mes quatre fils ne dormait pas, je pouvais pleurer « juste » parce que j’avais fait tomber un spaghetti du repas sur le sol !! Le moindre grain de riz était vécu comme une méga-tempête intersidérale ! Mon rêve le plus récurrent à cette époque : pouvoir regarder une série affalée dans le canapé et dormir plus de 3 h d’affilée !

Faisons ensemble un petit chemin autour de la question du sommeil : chaque pièce du puzzle peut se travailler, se façonner pour pouvoir enfin aborder sereinement une « bonne » soirée et une « bonne » nuit !

Chercher l’origine du trouble du sommeil de bébé

Éliminer les maux infantiles

La première chose qui peut être vérifiée lorsque notre bébé lutte pour s’endormir ou bien qu’il se réveille plusieurs fois la nuit, est de trouver ce qui peut le gêner dans son corps ou s’il ne ressent pas une douleur.

Quand quelque chose nous embête, que l’on ressent une gêne corporelle, cela a forcément un impact directement le sommeil. Les plus fréquentes chez les bébés sont le fameux RGO (reflux gastro-œsophagien), l’intolérance au lait de vache ainsi que tout ce qui touche à la sphère ORL (rhume, toux, otite, poussée dentaire, etc.).

Commencer par observer bébé la journée

À ce propos, comment un simple regard sur la journée de bébé peut-il nous éclairer ? Comment semble aller notre petit amour ? Pouvons-nous le poser paisiblement sur son tapis d’éveil ? Dort-il allongé ?

C’est en se posant ces simples questions que mon amie Marie a commencé à trouver que quelque chose semblait douloureux pour son fils Gabriel, 5 mois. Elle vous en parlera bien mieux que moi :

« Gabriel n’a jamais bien dormi. Le coucher du soir dans mes bras, celui des siestes en porte-bébé et les nuit, des réveils toutes les 1 h 30 ou 2 h !! 

Nous ne nous sommes pas inquiétés au début, car il était tout petit et c’est finalement normal nous semblait-il ! Cependant plus le temps passait et plus nous trouvions que Gabriel ne s’apaisait pas. D’ailleurs il ne s’apaisait pas plus en journée. Impossible de le poser et il pleurait beaucoup. Pourtant aucun autre signe… Tu veux dire quoi par autre signe ?

À force de consulter, nous avons découvert que Gabriel avait un RGO et que ça peut exister sans aucune régurgitation. Aujourd’hui, il est suivi et traité médicalement, ce qui après un travail sur les mauvaises habitudes prises à l’endormissement, lui a permis de trouver le sommeil et nous aussi !! »

Différencier trouble du sommeil et douleur (ou inconfort)

Attention, si notre enfant ne dort pas, cela ne veut pas dire nécessairement qu’il a mal ! Mais peut-être faut-il éliminer cette option afin que tout le monde puisse se sentir serein !! Je ne sais pas vous, mais moi, je n’aime pas avoir d’interrogation qui me traine dans la tête !

Pourquoi ne pas essayer d’en parler en toute sécurité avec votre pédiatre ?

Les petits « détails » qui ouvrent la porte du sommeil

Dans la mesure où ce bon vieux Morphée ne semble pas vouloir ouvrir les portes du sommeil de notre bébé, je vous propose de les pousser ensemble : 

  • La chambre 

Ah, la chambre de bébé ! Si nous y réfléchissons, nous pouvons facilement nous rendre compte qu’il n’y met les pieds que pour dormir et encore… Voici un des petits secrets : passer du temps dans cet espace ! Plus votre bébé se sentira à l’aise dans ce lieu, plus il pourra y être paisible.

Il est possible d’installer un tapis d’éveil, des petits jouets, un miroir, de jolies photos de la famille et un lit dans lequel on s’amuse parfois. C’est un bon moyen de l’aider à apprivoiser cet espace. Finalement, elle est plutôt agréable cette chambre ! Pas juste le vilain endroit du vilain sommeil !!

D’ailleurs, si vous pratiquez le « cododo » ou la co-chambre, vous pouvez également passer du temps dans cet espace !

  • Les horaires

Nous avons tous eu le même réflexe : notre bébé ne veut pas dormir, nous allons donc le coucher plus tard. Ainsi il sera bien fatigué et pourra mieux s’endormir.

Et bien, figurez-vous que c’est absolument tout l’inverse chez ces petits coquins livrés sans le mode d’emploi du sommeil ! Plus il est tard, plus ils sont fatigués (pour ne pas dire absolument KO) et moins ils sont capables de s’endormir. Et en prime, la lutte devient beaucoup plus intense. Voir aussi notre article sur les cycles du sommeil.

En échangeant avec des spécialistes du sommeil, je me suis dit « ils sont fous » ! Les bébés vont se lever encore plus tôt !! Et bien non. Étonnement, en se couchant plus tôt, ils dorment mieux et vont justement tendre à se lever plus tard ! 

  • Le remplissage affectif

Voici certainement une des étapes les plus importantes. Notre enfant doit avoir son vase d’amour, d’affection, de jeu, de partage et de connexion totalement rempli pour aller se coucher. 

Une quinzaine de minutes, par exemple après le diner, assis sur le sol, sans dossier du bureau dans la tête, sans téléphone dans la main et sans aller et retour dans la cuisine, permet de bien remplir ce fameux vase. 

Pourquoi ne pas essayer de retourner en enfance et d’inventer un univers, de découvrir les matières et les sons et de laisser votre créativité s’exprimer !!

Pour limiter les troubles du sommeil de bébé, tout se construit à l’endormissement

Pour pouvoir dormir toute la nuit dans son lit, il est préférable que notre bébé s’endorme de façon autonome ! S’il s’endort au sein, dans les bras, avec papa ou maman dans la chambre, il va s’attendre à nous retrouver lors des phases d’éveil. Pas de panique, c’est tout à fait normal qu’il se réveille pendant la nuit. Le mauvais sommeil de notre bébé n’est pas une fatalité !

Petit pas par petit pas, il est possible d’accompagner son bébé pour qu’il puisse s’endormir dans son petit lit bien sereinement !! Vous avez envie d’en savoir plus ? Inscrivez-vous ici et recevez gratuitement notre « pack Sommeil » : le plein d’infos et d’astuces pour tout savoir depuis les questions qui nous taraudent tous “à quelle heure doit-il se coucher ?”, “les terreurs nocturnes”, “les rituels du coucher”…

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Lorsque mon petit ne dormait pas, j’étais persuadée que c’était impossible que cela puisse changer. Il me paraissait impossible qu’il dorme !!! J’avais la sensation d’avoir tout essayé et que rien n’y faisait ! Mais pas à pas, il est possible de retrouver de belles nuits !

Le sommeil est un vaste univers et il y a parfois d’autres subtilités à prendre en compte

Si vous vous sentez parfois bloqués dans ce travail, je vous laisse découvrir le coaching « Il dort enfin… (et nous aussi) » (accessible partout dans le monde !). 15 jours d’accompagnement personnalisé pour retrouver des nuits (et des soirées) complètes et un sommeil réparateur pour toute la famille. Le coaching, personnalisé, s’adapte à votre situation particulière : si votre enfant n’a jamais dormi ; si c’est le matin qu’il se lève trop tôt ; si c’est la nuit ou le soir s’il se relève ; si vous pratiquez le cododo ou pas ; si vous avez besoin de vous coucher avec lui pour l’endormir, son âge, etc. Un mix de vidéos et d’accompagnement individuel de nos psychologues-coachs expert sommeil. 

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