apprendre-a-son-enfant-a-ranger-sa-chambreCela fait 4 fois qu’on lui demande de ranger et ce n’est toujours pas fait ?…

On connait tous cette situation et on sait à quel point cela peut être énervant et source de conflit. Alors on a demandé à nos lecteurs quelles étaient leurs astuces version éducation positive pour apprendre à ranger leurs jouets à leurs enfants, et voici ce qu’ils nous ont répondu.

  • De l’ordre avant tout :

Quand on nous pose la question à nous, adultes, « qu’est-ce qui nous facilite le rangement et nous motive à ranger le salon ? » une des réponses principales est : « c’est beaucoup plus simple, rapide et motivant si chaque chose a une place ! ».

Comme l’écrivait un papa-lecteur :  » Dans sa chambre, du fait que tout soit classé par bac, il range super bien ! » Mais pas n’importe quels bacs vous diront les lecteurs !

Il faut que les bacs soient organisés par « thème » et « ouverts » (que l’enfant voit ce qu’il y a à l’intérieur sans avoir besoin de  » l’ouvrir  » rend les choses plus simples) et le top : qu’il y ait dessus la photo du type de jouets qui doit y être rangé. Cela ne vous a pas échappé, beaucoup d’enfants aiment « l’ordre », que les choses soient à leur place, alors faisons en sorte que les choses aient une VRAIE place BIEN À ELLES et FACILEMENT IDENTIFIABLE  !  

  • Les rationner :

Sur Facebook, Soso nous rappelle le secret de la technique Montessori :

Ne pas mettre trop de jouets à disposition en même temps. Par exemple, toutes les deux semaines, on sort 4 bacs et on laisse le reste dans le placard.

« Double magic effect » :

– Si l’enfant dérange tout, il y a moins de bazar au sol, moins de choses à trier, c’est moins décourageant pour se lancer dans une opération rangement !

– L’enfant profite réellement des 4 jeux et, tous les dix jours, il s’enthousiasme de retrouver de « nouveaux » jouets : pas de lassitude !

Yann va même plus loin :  » Chez nous peu de jouets, juste l’essentiel. Rangement donc le dimanche soir uniquement et cela prend 10 min par chambre ! C’est beaucoup mieux depuis que nous avons descendu leur nombre [de jouets] et elles jouent toujours autant et ne sont pas malheureuses avec peu de jouets ! « 


  • Établir une règle

Bien sûr on essaye de lui donner de bonnes habitudes !

 » Je lui apprends (elle va avoir 3 ans) depuis toute petite à essayer de ranger un jouet avant d’en sortir un autre. Ça, c’était pour la théorie. En pratique, ça marche 1 fois sur 15, surtout si j’opte pour le gentil rappel sous forme de question au lieu du reproche :  » ah, tu n’oublies pas quelque chose avant de sortir ce nouveau jeu ? »

Cette méthode requiert la présence du parent pour faire respecter la règle  » un jouet à la fois  » et fonctionne moins au début si on laisse l’enfant jouer seul.

  • Le jeu pour apprendre à ranger

Évidemment, le jeu est toujours un bon moyen de motiver nos enfants à faire les tâches qui leur semblent contraignantes !

Nos lecteurs regorgent d’idées, en voici quelques-unes :

Chez Ophélie, ranger en jouant est un rituel à chaque changement d’activité. « C’est à celui qui rangera le plus vite, ou avec une main, ou à cloche-pied, ou par couleur et forme… Tout est bon pour les faire participer… ! »

Chez Sandra : « Les poupées vont dormir dans leur caisse. Quel petit poney va sauter le plus haut dans sa caisse à jouets ? » Le rangement prend généralement des tournures de basket ball, c’est très motivant ! »

Quant à Carole, elle demande à sa fille de 2 ans ½ de lui montrer comment elle fait : « je la félicite puis je fais comme elle. Pas toujours bien rangé, car à sa manière, mais ça ne traîne pas partout. Et surtout, elle est fière ! » 

  • Faire naître chez eux l’idée du rangement !

Responsabiliser nos enfants face au rangement est bien sûr une clé idéale, même si, comme toute astuce, cela ne marche pas à tous les coups pour motiver nos enfants à ranger naturellement.

Charlotte opte pour leur demander :  » Vous trouvez que c’est un peu, beaucoup ou trop le bazar ? On se fait une opération rangement ? »  Pour Julie, le mieux est de « m’installer pour jouer avec eux et leur dire qu’il n’y a plus de place pour s’asseoir, quelle solution on pourrait trouver ?… ça aide pas mal… »

  • Expliquer son ressenti

Plutôt que de s’énerver et de commencer à gronder, une manière  bienveillante et efficace de leur apprendre à ranger est bien sûr d’exprimer son ressenti ! « Tout ce désordre me dérange… qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que notre maison soit toute propre ? »  et toujours faire en sorte que l’idée vienne de l’enfant…

  • Explication basée sur l’expérience

Apprendre par l’expérience est aussi toujours une bonne façon pour nos enfants d’intégrer les choses.

La fille de Marlène s’est déjà fait mal en marchant sur un jouet, alors parfois quand ça traîne, sa mère lui rappelle  » tu te souviens de ce qu’il s’est passé quand tu as laissé traîner tes jouets ? 

Pareil chez Julia :  » Un jour, on a cassé une de ses petites voitures qui traînaient en marchant dessus par inadvertance, depuis on lui explique que s’il ramasse ses jouets il saura d’une part les retrouver et d’autre part entiers ! « 

  • Imitation

L’imitation ! Oui, on le sait – cela a même été prouvé scientifiquement – nos enfants apprennent avant tout par imitation (voir cet article). Chez Camille, « petit rituel de rangement (rapide) avant le dodo chaque soir, par Papa ou Maman. On ne l’a jamais forcée à ranger avec nous, mais plutôt incitée. Maintenant, à 2 ans et quelques, elle commence à le faire elle-même… même quand on ne le lui demande pas ! »

Exactement comme Marjolaine « Chez nous, elle range avec plaisir. Elle a 22 mois et elle me voit ranger au fur et à mesure depuis toujours. Petit à petit, elle a commencé à m’imiter et à m’aider spontanément. Maintenant, elle s’y met facilement quand je lui demande mais je range toujours avec elle. »

Surtout que nos enfants aiment les “rituels” donc plus on organise le rangement comme un rituel, plus ce sera simple pour notre enfant d’apprendre à ranger et de prendre cette habitude.

  • Mais cela n’est pas toujours “rose”

Bien sûr, il y a des jours où cela fonctionne moins bien que d’autres et c’est bien normal : notre enfant peut être fatigué et nous aussi ! “Tout cela marche quand ma fille est réceptive, je m’assure qu’elle ne soit pas fatiguée, qu’elle n’ait pas un truc  » important  » à faire, sinon ça devient plus compliqué…”

« II y a eu les fois où bêtement on ne lâchait pas l’affaire et que forcément, plus on insistait, plus elle se braquait et plus ça nous agaçait. Mais j’ai appris à lâcher prise sur ça. Maintenant si je sens que vraiment, il faut rentrer dans le rapport de force pour la faire ranger, je préfère ne plus en parler et m’en occuper quand elle est au lit. Ça ne l’empêchera pas le lendemain de ranger ses prochains jouets éparpillés. » Et oui, parfois c’est aussi NOUS qui sommes fatigués et qui n’avons pas la force d’opter pour l’une des astuces motivantes ci-dessus. Dans ces cas, est-ce qu’entrer en conflit vaut vraiment la peine ?

 Est-ce que le “forcer” à ranger va vraiment lui apprendre à ranger ou faire naître chez lui à long terme le goût du rangement ? Pas si sûr que cela soit motivant…

Et vous comment faites-vous avec vos enfants ? Êtes-vous devenu ordonné(e) par imitation de vos parents ou autrement ?

Cool Parents Make Happy Kids 


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