Apprentissage de la propreté

Ah, l’apprentissage de la propreté ! Ce mot magique qui fait tant rêver les parents, las de changer les couches dix fois par jour, de nettoyer des fesses sales et de subir les odeurs indélicates de leur progéniture…. La propreté, ce mot qui suscite tant de questions et nous fait tellement stresser quand, à l’approche de la maternelle, notre petit ne semble toujours pas décidé à utiliser les toilettes !

Pourtant, que l’on se rassure, tous les enfants deviennent propres un jour ou l’autre (ouf !), et plus l’on sera détendu sur le sujet, mieux cela se passera 🙂

Comment, alors, aider notre enfant à passer ce cap en douceur, et de préférence dans la joie et la bonne humeur ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur, 4 ans, et de Tristan, 2 ans.

(ndlr : dans cet article on parle de « propreté » et “d’apprentissage” c’est par habitude de langage mais que l’on se rassure, non, même s’il porte encore des couches, notre enfant n’est pas SALE, il ne maîtriser tout simplement pas encore ses sphincters !)

Quand on est parent, on a souvent tendance à s’imaginer qu’un jour, vers ses 2-3 ans, il nous suffira d’offrir un joli petit pot à notre bout-de-chou et de lui enlever sa couche en lui expliquant « tu es grand, maintenant » pour que celui-ci saute de joie et comprenne immédiatement comment faire ses besoins dans ses nouvelles petites toilettes…. Sauf que, dans les faits, cela se passe rarement comme ça ! Mais alors pourquoi ?!

Parce que, pour commencer, la propreté, ne se décide pas : elle arrive, et pour qu’elle arrive, il faut avant tout que notre enfant soit prêt, psychologiquement et physiologiquement. Il est donc le seul maître à bord et tout ce que nous pouvons faire, c’est l’accompagner en faisant preuve de beaucoup de patience et de bienveillance 🙂 Précisons d’ailleurs que si l’on parle ici de « propreté » c’est par habitude de langage mais que l’on se rassure, non, même s’il porte encore des couches, notre enfant n’est pas SALE, il ne maîtriser tout simplement pas encore ses sphincters !

Alors, comment l’accompagner doucement mais sûrement vers la continence ?

L’apprentissage de la propreté : quand commencer ?

Mon Arthur avait 21 mois lorsque nous avons commencé à lui proposer le pot. J’étais enceinte de son petit frère qui devait naître un mois plus tard et pour des raisons pratiques, j’espérais n’avoir bientôt qu’un seul bébé à changer… Grosse erreur ! 🙂 En fait, avec le recul, c’était beaucoup trop tôt pour Arthur. Même s’il n’était pas spécialement réfractaire, il a mis plus d’un an à devenir « propre » le jour, et il ne l’est pas encore la nuit (il vient d’avoir 4 ans) ! Je pense que le fait de l’avoir mis trop tôt sur le pot, à un moment de sa vie déjà plein de bouleversements, n’a fait que retarder le processus. Du coup avec Tristan, on prend notre temps !

A la question « quand ? », il n’y a pas vraiment de réponse, si ce n’est : quand notre enfant est prêt, l’âge pouvant beaucoup varier d’un enfant à l’autre.

Alors, comment savoir s’il est prêt ? Voici quelques indices qui peuvent nous aider :

  • Il sait monter et descendre les escaliers seul, debout, sans se tenir (cela indique la maturité neuromusculaire, la capacité à maîtriser les sphincters)
  • Il va spontanément vers son pot, nous regarde aller aux toilettes, se montre curieux pour tout ce qui concerne la propreté
  • Il nous prévient lorsque sa couche est pleine
  • Sa couche reste régulièrement sèche plusieurs heures
  • Il n’a plus envie qu’on lui mette sa couche !




Cependant, avant de se lancer dans l’apprentissage de la propreté avec son enfant, il me semble important de s’assurer avant tout qu’il est prêt psychologiquement (il a ENVIE d’être propre) et que le moment est bien choisi pour lui comme pour nous. Si c’est une période tendue pour nous au travail, ou s’il y a déjà de grands bouleversements dans nos vies à ce moment-là (un déménagement ou l’arrivée d’un petit frère ou une petite sœur par exemple), serons-nous assez disponibles et assez patients pour l’aider à passer ce cap en toute tranquillité ? Sera t-il, lui, bien disposé pour un tel changement ? Mon expérience m’a prouvé le contraire 🙂

Ainsi, si beaucoup de parents choisissent de profiter de l’été (pour des raisons pratiques) pourquoi pas, mais à condition que toutes les conditions soient réunies !

 

L’apprentissage de la propreté : comment l’accompagner ?

Il n’y a pas vraiment de recette miracle… Mais avec un peu de patience, beaucoup de bienveillance, et quelques astuces, on y arrive !

 

  • Le familiariser avec le pot

Il n’est pas inutile de lui offrir un pot dès que l’on sent qu’il commence à être prêt, et de lui montrer comment s’en servir. Ensuite on peut le laisser jouer avec, s’y installer quand il le souhaite ou même y mettre ses doudous… L’important est qu’il s’habitue progressivement à l’objet, et qu’il s’en un jour serve avec plaisir !

 

  • Utiliser des couches “bon marché”

Ca, c’est une astuce que m’avait donné ma pédiatre au moment où nous avons commencé l’apprentissage de la propreté avec Arthur : plutôt que de lui mettre des supers couches ultra-absorbantes qui le maintiennent au sec toute la journée, préférer des couches bas-de-gamme dans lesquelles il sera bien inconfortable, ce qui le motivera pour s’en débarrasser 🙂 Bon, à vrai dire, moi je n’avais pas eu le courage de tester… mais ça vaut sans doute le coup d’essayer !

 

  • L’encourager et le féliciter, sans lui mettre la pression

Au début, on peut d’abord établir une petite routine, par exemple le mettre sur le pot à des heures régulières (lorsque l’on sait vers quelle heure notre enfant fait pipi ou caca). Puis, lorsqu’il commence à réellement y faire ses besoins, n’hésitons pas à le féliciter ! Mieux vaut par contre éviter les récompenses car il me semble préférable que l’enfant veuille devenir propre pour lui-même, plutôt que pour avoir des bonbons !

A l’inverse, il serait contre-productif de le forcer, et de le gronder quand cela ne marche pas ou quand il y a des « accidents » : cela risquerait de le bloquer pour longtemps… Et on s’abstient aussi de prendre l’air écœuré devant son pipi ou ses selles (qu’elles soient dans le pot, la couche, ou ailleurs), il risquerait là aussi de comprendre « c’est dégoûtant, je ne dois pas le faire ! ».

 

  • Supprimer progressivement les couches

Lorsqu’il commence à utiliser le pot spontanément et régulièrement, on peut supprimer les couches la journée. Pourquoi ne pas en profiter pour les remplacer par de jolies culottes ou des slips rigolos qui motiveront nos bouts-de-chou ? Et bien sûr, durant toute la période d’apprentissage, facilitons-leur la tâche : adieu boutons, ceintures, salopettes et autres slims, bonjour jupes ou pantalons larges et tailles élastiquées !

Et puis, si l’on se rend compte qu’on a supprimé les couches un peu trop tôt, il n’est pas contre-indiqué d’en remettre, en prenant soin d’expliquer à notre enfant que ce n’est pas un échec, qu’on le croit tout à fait capable de réussir mais que l’on préfère réessayer plus tard, quand il sera vraiment prêt 🙂

 

  • User et abuser de la littérature jeunesse !

Il existe pléthore de livres sur le sujet. Quelques grands classiques : De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Wolf Erlbruch et Werner Holzwarth ; Qu’y a-t-il dans ta couche ? Guido Van Genechten ; Non, pas le pot ! Stéphanie Blake ; Petit Ours Brun sur le pot, Marie Aubinais et Danièle Bour.

Mes préférés : Le grand voyage de monsieur Caca et Le nouveau voyage de monsieur Caca, d’Angèle Delaunois et Marie Lafrance, qui expliquent de manière simple et rigolote d’où viennent nos selles et où elles vont !

L’apprentissage de la propreté : et si ça ne vient pas ?

En moyenne, la plupart des enfants deviennent propres entre 2 et 4 ans, mais attention, chaque enfant est différent, il n’y a pas lieu de paniquer si le nôtre met plus de temps ! On dit souvent que c’est un peu plus long pour les garçons, surtout concernant la propreté nocturne.

Néanmoins, si après 4 ans un enfant refuse catégoriquement le pot, ne porte aucun intérêt à l’apprentissage de la propreté, ou ne semble pas pouvoir se retenir, mieux vaut se faire aider par un médecin.

Pour les plus grands (à partir de 5 ans), en cas d’énurésie nocturne, les pédiatres recommandent souvent le « stop pipi » ou « pipi stop » : une petite alèse que l’on met dans le slip de l’enfant et qui est reliée à une alarme. Celle-ci sonne dès les premières gouttes, le réveille, et lui permet progressivement de prendre conscience de son besoin de faire pipi. Ce dispositif efficace permet en général de régler le problème d’énurésie en quelques semaines ou quelques mois.

Au final, patience, bienveillance, et aussi un peu d’humour sont donc incontestablement nos meilleurs alliés pour accompagner notre enfant vers l’apprentissage de la propreté ! 🙂

Commentaires

Commentaires

2 réponses
  1. Rozou
    Rozou says:

    Merci pour vos conseils c’est vrai que nous parents ne sommes pas suffisamment attentif à leurs dire ce qu’ils doivent faire et non ce qu’ils ne doivent pas faire.

    Répondre

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