lait infantileAvant toute chose, rappelons les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé qui conseille d’allaiter jusqu’à 6 mois puis d’introduire une alimentation de qualité tout en continuant l’allaitement jusqu’à 2 ans et plus. Pourtant, la France est un pays où l’on allaite très peu, un des taux les plus bas au monde ! Après 12 semaines, 70% des mères françaises ont arrêté d’allaiter.

(Le sujet de l’allaitement versus biberon a été abordé dans cet article.)

Pour les mamans qui n’allaitent pas, voici ce qu’il est indispensable de savoir avant de choisir le lait de substitution que l’on donnera à son enfant…

 

Pourquoi donner un lait “transformé” à notre enfant, au lieu de lui donner un lait de vache bio et naturel ?

Tout d’abord parce que le lait bio de vache contient 3 fois plus de protéines que le lait maternel. Et une surconsommation de protéines fatigue les reins du nourrisson tout en augmentant le risque d’obésité chez l’enfant et l’adolescent.

Ensuite, le lait de vache, aussi bio soit-il, n’apporte pas suffisamment de graisses polyinsaturées, indispensables au développement du cerveau et de la vision. Il est aussi déficitaire en vitamines et en fer, mais trop riche en phosphore…. Voici pourquoi il est nécessaire de le “transformer”.

Le lait maternel dispose naturellement de toutes les bonnes proportions.

Les laits végétaux sont à la mode, qu’en penser pour nos enfants ?

Les laits végétaux non modifiés présentent d’importants déficits et entraînent un risque pour le bébé : malnutrition, complications infectieuses, et détresse respiratoire. Raison pour laquelle, légalement, il est strictement interdit de remplacer le lait maternel par du lait végétal (vous avez sans doute entendu parler de ce drame au sujet d’un bébé de 7 mois, mort d’avoir été nourri exclusivement au lait végétal l’article ici). Si l’on doit utiliser du lait végétal, il faudra ajouter d’autres aliments complémentaires pour écarter les risques neurologiques et d’anémie du bébé. Consulter un médecin avant de le faire est indispensable.

Et le lait de chèvre ?

Comme le lait (bio ou non) de vache, même si le lait de chèvre contient beaucoup moins de protéines, il ne peut pas non plus être donné tel quel aux nourrissons : trop riche en sels minéraux (risquant d’entraîner des problèmes rénaux), trop pauvre en certaines vitamines et acides gras essentiels, etc. Raisons pour lesquelles il a besoin d’être modifié, afin de pouvoir “remplacer” le lait maternel. Naturellement, le lait de chèvre serait également plus digeste que le lait de vache, et plus proche de la composition du lait maternel.

Important

Avant de choisir votre lait, la chose la plus importante est de vérifier que votre lait est bien “infantile”, c’est-à-dire certifié par la Directive Européenne CE/2006/141, qui impose aux fabricants toutes les modifications nécessaires pour être ‘bon’ pour le nourrisson

Que faire avec un enfant allergique au lait de vache ?

Première chose à savoir : environ 8% des bébés suivent un régime spécifique alors qu’en réalité seulement 2% d’entre eux présentent une véritable allergie. Pour diagnostiquer une allergie, un examen spécifique est nécessaire. La vache a bon dos…

Pour 0,5% des nourrissons, c’est en fait une allergie au sucre (lactose) contenu dans le lait, même bio, qui pose problème. Pour information, ce lactose se retrouve aussi dans le lait de la maman, et dans le lait de chèvre.

Pour 1,5% des bébés, il s’agit d’une allergie aux protéines du lait de vache qui disparaît dans 90% des cas vers 3 ans si l’enfant a bien été suivi. Les manifestations de cette allergie sont visibles immédiatement et la plupart du temps dermatologiques : urticaire, eczéma. Le lait de chèvre, bien que plus faible en protéines, contient aussi plus de protéines allergènes.

Dans ces cas-là, et après examen, c’est au médecin de préconiser des substituts.

Quelles sont les 3 choses à vérifier quand on choisit son lait infantile (de vache ou de chèvre)  ?

  • Préférez un lait BIO. On sait en effet que les enfants sont plus sensibles aux effets des substances chimiques. Selon une étude américaine de 2002 (« Environmental Health Perspective », Cynthia L. Curl), la concentration de résidus de pesticides est six  fois moins élevée chez les enfants qui consomment des aliments biologiques (dont du lait bio) que chez ceux qui se nourrissent de produits issus de l’agriculture conventionnelle. À cela s’ajoute l’étude de l’Inserm, publiée en Février dernier dans le British Journal of Nutrition. C’est la plus grosse étude mondiale réalisée sur plus de 62.000 participants observés sur plus de 3 ans, sur le plan comportemental. D’après celle-ci, l’alimentation bio apporte 31% de moins de probabilités d’obésité. On avance deux hypothèses : 1/ les consommateurs bio ont de facto une diététique équilibrée et 2/ les pesticides sont en grande partie des perturbateurs endocriniens. Ils modifient pour la plupart les régulations biologiques comme la stimulation du remplissage des tissus adipeux par les lipides ou le métabolisme du glucose. Cette étude doit être confirmée avec la montée en données du Plan d’observation.
  • Évitez l’huile de palme. D’une part à cause de ses risques écologiques et éthiques, et d’autre part à cause de sa toxicité dans le cas des huiles transformées pour l’industrie agro-alimentaire.
  • Préférez un lait avec des probiotiques (Bifidus, bifidobactéries, etc.) pour éviter les maux de ventre de votre bébé ! Aujourd’hui, de nombreux fabricants en ont ajouté dans leurs produits,  car des études tendent à prouver qu’ils renforcent la flore intestinale, facilitent la digestion et stimulent les défenses immunitaires (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les médecins nous en prescrivent parfois lorsque le bébé a des maux de ventre).

Voilà, vous savez tout ou presque ! Mais surtout n’oubliez pas que rien ne remplacera les qualités nutritives du lait maternel.

Good Milk Make Happy Kids

1.Host A, Halken S, Jacobsen HP, Christensen AE, Herskind AM, Plesner K. Clinical course of cow’s milk protein allergy/intolerance and atopic diseases in childhood Pediatr Allergy Immunol 2002; 13 (Suppl 15)

2.Candice Levy, naturopathe et auteur de Quel lait pour mon bébé

3.PasseportSanté.net. « Probiotiques », www.passeportsante.net [consulté le 30 avril 2013] // Société canadienne de pédiatrie. « L’utilisation des probiotiques au sein de la population pédiatrique », Document de principes. Décembre 2012. www.cps.ca [consulté le 30 avril 2013].

4.http://aaia.ca/fr/milk_brochure_fr.pdf / Association d’information sur l’allergie et l’asthme

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