éducation sévère CPMHK

L’éducation sévère (je dirai plutôt ‘trop’ sévère) n’a pas que du bon, et ne tire pas toujours les enfants vers le haut.

Voici une petite anecdote de ma dernière soirée. Deux filles étaient en train de discuter à propos de leurs enfants. L’une des deux, vraiment sympa, raconte sur le ton de l’humour (et l’alcool aidant) qu’elle n’est pas trop « nouvelle pédagogie ». Son truc à elle : « Moi, avec mes 3 enfants,  je tacle, je tacle, je tacle. J’ai fait ça pour les 2 grandes, je fais ça avec le petit de 18 mois, et franchement ça marche ! ».

Bon, chacun sa façon de faire …

Au fur et à mesure de la discussion, elle explique que son petit dernier de 18 mois est un tyran. « Un mini-dictateur-allemand-des-années-30-40» (sic), raison de plus pour le mater ! Ses deux grandes sont plutôt sages (« la méthode fonctionne »…), mais l’une se fait systématiquement racketter son goûter dans la cour de récré. Elle en est même venue à réclamer à ses parents un goûter moins gourmand pour éviter la convoitise… Adieu Dinosaurus, bonjour pruneaux d’Agen !

 Je ne connais rien de cette personne. Il y a peut-être simplement une coïncidence entre sa façon de faire et le comportement de ses enfants. Peut-être même que dans cette école, c’est habituel de se faire racketter son goûter. Mais cette histoire est une bonne opportunité de vous faire part de ce que je pense du fait de « mater son enfant ».

« Mater son enfant », c’est tout faire pour qu’il obéisse au doigt et à l’œil. C’est sûr, quand ça file doux, c’est plus facile ! Comme me disait un ami, ex-militaire, désormais manager dans le privé : « C’est tellement plus simple de manager des sous-officiers qui obéissent aux ordres sans poser de questions, que des collègues qui challengent vos décisions et donnent leur avis ».

Mais pour moi, faire en sorte que mon enfant obéisse systématiquement au doigt et à l’œil, et donc le soumettre à notre autorité, risque d’engendrer deux comportements chez lui :

–  Soit l’enfant est plutôt « doux » de nature, et se soumet à vos ordres et tout se passe bien. Mais il risque aussi d’avoir des difficultés à se défendre contre les plus forts, à dire « non » aux autres, à avoir de l’assurance… Bref, c’est typiquement l’enfant qui se fait piquer son goûter dans la cour.

–  Soit l’enfant est dur, on dit souvent « difficile », et ne veut pas abdiquer. Et comme les adultes sont toujours plus forts, il va lui falloir devenir encore plus fort pour se battre contre ses parents, et devienne une sorte de « mini-tyran » à la maison. Ce qui reboucle avec l’article sur l’enfance d’Hitler et des criminels.

Bien sûr ces attitudes peuvent aussi venir du caractère de l’enfant. Certains sont nés plus dominants, et d’autres plus réservés. Les parents ne sont pas responsables de tout !

Et je vous rassure ces enfants ‘taclés’ ne formeront pas une société faite de dictateurs et de soumis. En grandissant, quand ces enfants se sentiront plus libres, moins matés, les uns vont davantage s’adoucir et les autres s’affirmer, mais il  faudra juste un peu patienter…

En attendant, pensons-y à deux fois. Si un enfant a tant besoin de se montrer fort, dur, dominant, n’est-ce pas parce que nous nous montrons trop souvent autoritaire avec lui ? Voir aussi l’article « Comment éduquer nos enfants, selon les neurosciences » Une éducation sévère, n’a pas que du bon !

Nous pouvons améliorer notre façon de communiquer avec notre enfant sans forcément adopter une attitude « trop » sévère. Si vous voulez découvrir lesquels, et permettre plus de partage, de complicité et de bonne entente dans la fratrie, je vous propose de vous inscrire ci-dessous pour recevoir gratuitement un dossier complet sur le sujet. Dans ce Pack Frères/Soeurs, je vous donne des pistes et des clefs pour qu’ils s’entendent mieux au jour le jour. Ça vous intéresse ? Rien de plus simple : indiquez votre mail et recevez le pack directement dans votre boite !

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