Il râle, il râle, il râle… On n’aime pas l’enfant qui râle, surtout si c’est tout le temps ! On a tendance à le raisonner : “Il n’y a pas de raison de râler ! Regarde, je suis à côté de toi. Je viens de te donner ton goûter.  Je reste ici. Tout va bien !”… et quand notre enfant est plus grand « Comment peux-tu râler ? On est en vacances dans un lieu paradisiaque et tu trouves le moyen de bougonner ! »

Malheureusement, dans ce genre de cas, la formule magique “ARRÊTE DE RÂLER !” fonctionne rarement, vous avez remarqué ?

Alors, comment faire pour que notre enfant râle moins ? Finalement, cet objectif est tout aussi important pour nous que pour notre chérubin ! De notre côté, avouons qu’avoir un enfant qui ronchonne à la maison peut nous fatiguer, nous tendre, voire plomber un peu l’atmosphère. Et côté enfant râleur, il faut bien dire que cette attitude est rarement synonyme de joie ou d’épanouissement. Donc cela vaut le coup de le guider pour qu’il apprécie davantage son quotidien, et retrouve son élan de vie.

Voici 3 axes déterminants pour qu’il retrouve sa bonne humeur !

1 / Est-il fatigué ? 

Comme pour nous, plus on est fatigué, et plus on râle ! C’est mathématique. Notre enfant a un besoin vital de sommeil. Et s’il se couche tard ou se réveille tôt « parce qu’il n’est pas fatigué », et qu’il râle tout le temps, il y a de forte de chance qu’il ait besoin de davantage de temps de repos…  Résoudre ses soucis de sommeil est alors une priorité. Et sans être chronique, s’il s’est juste couché trop tard la veille, proposons-lui simplement une petite sieste, ou essayons de le coucher plus tôt. Ça peut remonter simplement la jauge de sourires.

2/ Sa journée est-elle remplie de choses qui l’animent ?

À chacun ses besoins

Bien sûr, cela peut paraître du bon sens, mais on peut parfois l’oublier. Nous avons tous des activités qui nous épanouissent, qui nous permettent de nous sentir « vivant », d’être dans la joie. Et bien souvent, on pense que ce qui nous épanouit, nous, peut être une bonne solution pour les autres. Alors que certains vont kiffer leur week-end parce qu’ils ont fait pleins de choses et vu des copains, d’autres parce qu’ils ont fait une expo. D’autres préféreront une  balade en forêt. Enfin, pour certains, le week-end idéal peut être, au contraire, de rester chez soi à bouquiner. 

Et nous-mêmes, si on passe un « mauvais » week-end parce que l’on n’a rien fait qui nous anime, ou si nos journées en semaine sont remplies de contraintes sans activité qui nous ressource, on finit par râler, un peu, beaucoup, tout le temps… Et pourtant, nous sommes adultes, nous avons davantage la liberté de remplir nos journées de choses qui nous animent. Nos enfants, en revanche, sont plus dépendants de nous si nous n’y prenons pas garde. Cherchons alors à leur offrir un environnement ou des moments qui l’animent.

Alors de quoi notre enfant LUI a besoin pour se sentir épanoui ? 

Aider notre enfant à savoir ce qui l’anime

Peut-être que finalement, ce ne sont pas ces supers vacances au bord de la mer qui le font kiffer, mais simplement de les passer avec d’autres copains de son âge ?

Et peut-être que ce n’est pas ce week-end « farniente » à la maison qu’il kiffe, mais au contraire bouger, faire des activités ?

Et plus particulièrement pour nos enfants de moins de 10 ans, ils ont généralement un énorme besoin : JOUER. Encore mieux, jouer AVEC quelqu’un. Et je dirais même de jouer avec quelqu’un d’entièrement DISPONIBLE mentalement dans le jeu… Chose pas évidente pour nous parents, qui avons souvent perdu le goût de jouer, parce qu’on a des choses importantes et urgentes à faire. C’est alors qu’il faut faire appel à notre imagination pour trouver un jeu, qui comble à la fois le besoin de jeu et d’attention de notre enfant, et qui nous fasse plaisir à nous aussi. Peut-être se lancer dans une recette de gâteau ? Planter des fleurs ? Faire un jeu de société ? Organiser une bataille d’oreillers ? 15 minutes de musique à fond et de danse dans le salon ? Et vous verrez alors que pour les moins de 10 ans, ce moment de connexion à 100% avec notre enfant, même s’il n’est pas très long, a des effets magiques. Non seulement il râle moins, mais il fait moins de colères.

D’ailleurs, je vous propose de vous partager mes clés pour atténuer les colères et apprendre à gérer ses émotions : toutes les astuces, conseils et autres idées que j’ai pu récolter au fil du temps… Laissez-moi votre email pour recevoir, gratuitement bien sûr, notre dossier spécial, PACK ANTI-COLÈRES : le dossier ultime pour gérer frustrations, ‘caprices’ et autres crises… 👉

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Histoire d’un désamorçage de râlerie

Un samedi soir, après une grosse journée, nous rentrions à la maison vers 18h30, et Léon n’arrêtait pas de râler. Il rouspétait parce qu’il voulait ouvrir la porte tout seul. Il bougonait parce qu’il ne voulait pas enlever son manteau. Il ronchonnait parce qu’il n’arrivait pas à enlever sa chaussure. Bref, il ne voulait rien faire d’autre que RÂLER. Et quand vous rentrez en fin de journée et que vous avez en tête d’expédier de dîner et coucher les enfants rapido pour vous retrouver tranquillement avec Daddy Cool, c’est légèrement stressant, voire carrément insupportable ! 

Au lieu de m’énerver, je décidais cette fois de poser mes casseroles et de lui proposer de jouer un peu au Lego ensemble. “NON, pas les Lego !!” (Mon charmant petit ange 👼). Faisant fi de sa remarque, je m’installais sur le tapis et commençais à construire une belle tour en Lego. Intéressés, Joy et Daddycool vinrent me rejoindre. Et Léon n’y résista pas non plus ! Au bout de quelques minutes, il était absorbé dans ses constructions. Après avoir joué un peu ensemble, il avait retrouvé le sourire. Et j’ai pu le laisser et retourner à mon dîner. Objectif atteint !

Vous avez remarqué que c’est souvent quand on a le moins de temps que l’on se retrouve face à un enfant qui râle ? Ils se sentent sans doute mis un peu de côté, et c’est leur façon de réagir pour nous demander de l’attention. Alors, la prochaine fois que cela vous arrive, essayez de vous arrêter 5 minutes et de jouer un peu ensemble, vous nous direz si cela a aidé. 🙂

3/ Tout dépend aussi du tempérament de l’enfant qui râle

Les études le montrent, certains d’entre nous « de naissance » ont tendance à voir le verre à moitié vide, et d’autres à moitié plein. Et quand on a tendance à voir le verre à moitié vide, on note d’abord ce qui se passe mal avant de remarquer ce qui se passe bien. Pour la vie future, cela peut être un bel avantage et un moteur pour améliorer les choses qui nous entourent, mais l’inconvénient, c’est qu’on va avoir tendance à râler et être moins heureux tout simplement. Heureusement, ceci n’est pas une fatalité ! On peut exercer notre cerveau et celui de notre enfant à ressentir de la gratitude pour toutes les choses que nous avons de la chance d’avoir, et qui d’ailleurs nous manqueraient beaucoup si nous ne les avions plus (et qui nous ferait pester de plus belle 🙂).

Aider notre enfant qui râle à voir la vie du bon côté

Pour permettre à notre enfant d’apprendre à voir la vie en rose, pourquoi pas commencer par se poser le soir tout simplement et l’aider à se remémorer tous les petits et grands bonheurs de la journée, qu’on a (trop) vite fait d’oublier. Et prenons un instant pour ressentir émotionnellement à quel point la vie nous comble. Ce petit rituel de gratitude peut paraître simple, « tout bête » et pourtant croyez-moi, il fait une vraie différence : jour après jour, on se sent plus heureux tout simplement. Et petit à petit, notre enfant (et nous) prendrons le réflexe de voir le positif dans notre journée au moment même où il le vit. Alors ce soir, on s’y met ? 😉

NB : Nous venons de sortir le Carnet de Gratitude Spécial enfant ! Il est en édition limitée pour Noël, vous pouvez le commander ici jusqu’au 29 novembre 2021. Un magnifique carnet pour offrir à notre enfant une des plus belles habitudes : la gratitude 😍.

Autre article : Mon enfant râle tout le temps