Je ne veux pas allaiter. Ça me regarde !

Je ne veux pas allaiter. Ça me regarde !

L’autre jour, j’ai rencontré Camille, une ‘cool parents’ qui a rejoint le coaching. Elle nous expliquait qu’à la naissance de sa fille Lou, elle avait choisi de ne pas allaiter. Que de justification, de leçons de morale et d’explications reçues lorsqu’elle a eu le malheur de prononcer cette simple phrase “Je ne veux pas allaiter” ! Persuadée que l’équilibre d’un enfant passe par le bien-être de ses parents, j’ai tenu à lui laisser la parole afin qu’elle puisse nous parler de ce choix assumé (non, pas se justifier !😉). Témoignage d’une maman non allaitante, heureuse et libre…

Je n’ai pas envie d’allaiter, un choix qui ne regarde que moi !

On parle souvent des bienfaits de l’allaitement, du lien privilégié qui se construit entre mère et enfant lors de cet échange et de ces moments en peau-à-peau. 

On sait aussi que l’OMS recommande un allaitement maternel de six mois minimum, ou encore que les laits infantiles enfants ont connu leur lot de scandales sanitaires… Oui, on le sait !

Mais aujourd’hui, je voulais témoigner du “simple droit” des femmes de choisir de donner le sein, ou non, à leur enfant.

Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir le choix. En tout cas en théorie. 

Donner le sein ou non, un regard sociétal qui évolue

Il y a quelques décennies, nourrir bébé au sein était plutôt mal vu. On considérait ça comme archaïque et aliénant. 

Puis, le regard de la société a changé, faisant de l’allaitement maternel une nouvelle norme. Et cela semble donner le droit à quiconque de se permettre de donner son avis sur le fait qu’une femme allaite ou non. 

Ne pas allaiter, un choix personnel

Personnellement, j’ai souvent mal vécu les cours de morale, les questions condescendantes, ou les regards attristés de ne pas me voir donner le sein à mon enfant. Il fallait sans cesse que je me justifie. 

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Les gens auraient aimé que j’invoque des raisons médicales : un nourrisson qui n’arrive pas à téter, des seins crevassés, une montée de lait qui tarde à venir, etc. (Et encore là, je suis sûre qu’on m’aurait donné des solutions plutôt que de respecter ma volonté. 😉). Mais il était mal compris voire admis que je puisse simplement avoir choisi de ne pas allaiter. 

C’est mon corps, ma décision !

Certes, le choix de ne pas allaiter a été pris en accord avec mon mari. Néanmoins, je considère que ni lui, ni personne, n’a le droit de me dicter ce que je fais de mon corps ou de ma poitrine. 

Bien que pas convaincu à l’origine, mon compagnon a finalement compris ce que ce choix allait changer pour lui. Il adore ces moments nourriciers avec notre fille. En plus, il a vite vu que partager la charge des biberons nocturnes permettait de réduire ma fatigue (enfin, de la répartir entre nous). Maman moins fatiguée = maman (et femme) plus disponible !

D’ailleurs, j’avoue que le coaching Cool Parents a été pour moi un déclic, une autorisation à être les parents que nous souhaitons être, en réduisant la culpabilité de ne pas coller au mirage du parent parfait. Bref, pour recevoir une newsletter truffée de bons conseils d’éducation positive et de déculpabilisation, n’hésitez pas à nous laisser votre email et nous vous l’envoyons illico.

Pas envie d’allaiter, pourquoi se justifier ?

Trop bien si certaines adorent allaiter, je ne milite pas contre l’allaitement maternel (loin de là), mais POUR le choix. De nombreuses femmes font le choix de privilégier le biberon dès la maternité et ça les regarde.  

Mais en dehors de celles qui assument ce choix, j’ai aussi connu des amies qui ont vécu la fin de la période d’allaitement comme un soulagement, une libération. 

D’autres mamans ont donné le sein en pensant faire le mieux pour leur enfant, en se disant que c’était un “mauvais moment à passer” après quoi, elle pourrait retrouver leur corps. Elles n’étaient simplement pas complètement sereines et épanouies dans leur choix, avec la sensation d’être dépossédées de leur corps, devenir à quelque chose d’animal et de primitif concernant la lactation (Pire encore lorsqu’il s’agit de tirer son lait). 

Pour certaines, c’était d’ailleurs un vrai moment de douleur (malgré les bons conseils d’une conseillère en lactation, la douleur ne passait pas). Et cela se transformait en un vrai stress et une réelle appréhension avant chaque tétée. Bref, elles étaient loin d’un moment de sérénité partagé mère-enfant…  

D’autres amies encore associent leur poitrine à une zone érotique, et n’ont pas envie de changer ce regard, ou encore d’exposer leurs lolos au monde par pudeur.

Vivre mon choix en liberté pour m’épanouir 

À mon sens, mieux vaut donner un biberon en étant détendue que donner le sein dans la douleur.

Personnellement, je donne le biberon avec plaisir et beaucoup de détente à mon nourrisson. Et je sais que Papachou fait de même (mais, bon, lui, il n’a pas de sein ! ;-)) Je suis convaincue que mon choix n’enlève rien à la création du lien d’attachement qui se crée entre moi et ma fille. En tous cas, il est à mon avis tout aussi fort que si je l’allaitais sans l’avoir choisi, par devoir, par contrainte ou par peur du jugement d’autrui.

Et puis, il y a plein d’autres moments où nous créons ce précieux fil d’amour indéfectible : au moment du bain, à travers les caresses et les massages, à fredonner des chansons, au moment du coucher… C’est la qualité du temps passé qui compte.

Envie de me sentir mère tout en étant libre

Je suis souvent admirative, de ce côté hypermaternant que peuvent choisir certaines femmes avec le maternage proximal, le cododo, l’allaitement à la demande, etc. Pour ma part, je sentais qu’il était juste pour moi de respecter le besoin de retrouver une activité sociale et physique. 

Choisir de ne pas allaiter n’est pas un refus de mon rôle de mère. 

J’ai pleinement vécu mon “mois d’or”, ces fameux 40 jours après la naissance. Par bien des aspects, j’ai pu vivre le post-partum dont j’avais rêvé, et je me suis offert le droit de m’écouter. Je me sens pleinement épanouie et disponible pour Lou et je pense qu’on a toutes -et tous- à gagner à assumer nos choix (et à nous garder de vouloir imposer nos vues à d’autres).

Caroline.

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