la discipline positive CPMHK

Et si faire respecter les règles tout en respectant notre enfant était la clé de l’éducation positive ? Si nous construisions un cadre bienveillant pour nos enfants, afin de leur donner envie de respecter les règles et de coopérer, plutôt que d’utiliser la force, la menace ou la punition. L’objectif : « Nourrir une relation de confiance avec notre enfant plus que nourrir un rapport de force ». Bref, on laisse plus de place à l’épanouissement de notre enfant, et on construit un quotidien avec moins de conflits… Joli sur le papier, mais pas si évident au quotidien ! Quoi de mieux qu’un exemple concret pour comprendre…

Témoignage d’un faux pas dans l’éducation positive

Comme pour les enfants, nous apprenons de nos erreurs…

L’autre jour, j’étais un peu pressée (comme d’habitude me diront certains…). Vous l’avez sans doute remarqué, c’est toujours à ce moment-là que nos enfants semblent tout faire pour nous freiner. C’était un samedi matin, ils prenaient leur bain et au bout de 5 minutes, je lance « Allez, c’est parti, on part au zoo ! », pensant que l’idée d’aller voir des animaux l’emporterait sur les joies de l’eau… J’enlève le bouchon, histoire d’accélérer les choses. Et là, ma fille se braque, voire s’énerve : « NON, t’enlèves PAS le bouchon. Je veux RESTER dans mon bain !!! ». Ça alors ! Alors que je pensais que l’affaire allait être pliée en deux minutes, je me retrouve dans une impasse. Mais pressée et accrochée à mon idée, j’insiste : « Mais on part au zoo. Ça va être trop bien, ce serait dommage d’être en retard ! ».

Rien à faire. Au fur et à mesure que l’eau disparaissait, la crise enflait… Plus rien n’était possible, et encore moins partir.

La pédagogie positive, c’est déjà comprendre quand je suis parfois moi-même à l’origine de la crise…

Prenons quelques minutes pour faire un pas de côté et se mettre à leur place. Si, alors que je prenais mon bain tranquillement, mon mari avait débarqué pour le vider et m’ordonner d’en sortir illico presto pour aller voir des copains. Comment aurais-je réagi ?

Ou encore, imaginons que nous sommes en train de faire un match de tennis (ou autre). Nous avons presque gagné… Et là, quelqu’un nous attrape, nous soulève, et nous met notre manteau (Oui, un Géant !). On crierait, non?! Et bien, pour notre enfant, c’est pareil 😉.

D’ailleurs, avant d’aller plus loin, si vous souhaitez que je vous envoie quelques clés et conseils pour ne pas avoir à répéter 4 fois les choses (et finir par crier), indiquez votre email ci-dessous, et retrouvez (gratuitement bien sûr) ces clés indispensables dans votre boîte mail avec mon PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet. Quelques pleurs et conflits en moins, cela fait du bien. 👇

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Pourquoi leur faire ce que nous n’aimerions pas qu’ils nous fassent ?

C’est fou, quand on y pense, le nombre de fois, où nous nous comportons avec notre progéniture à l’inverse de ce que nous aimerions qu’ils se comportent avec nous ! Idem pour les mots que nous utilisons. Imaginez si votre petit ange vous dise « Tu me fatigues », « T’es vraiment tête en l’air maman, un jour t’oublieras ta tête ! ». Et bien, la mauvaise (et la bonne 😉) nouvelle, c’est que nos enfants apprennent avant tout par imitation (voir aussi « Comment éduquer nos enfants, selon les neurosciences« ). Nos petits nous regardent… avant de nous écouter. 

Le meilleur moyen : lui montrer par notre attitude comment on respecte une autre personne, et entre autres, lui-même. Évidemment, c’est très challengeant et on ne va pas tout changer du jour au lendemain. Mais croyez-en mon expérience, après avoir accompagné plus de 15 000 parents à travers notre coaching : notre capacité d’évolution est juste incroyable !

Être parent, c’est finalement une magnifique occasion de grandir soi-même tout simplement !

Pour éviter ces situations de conflit, le mieux est de prévenir nos enfants à l’avance ​

Tout comme nous n’aimons pas que notre conjoint·e ou les autres nous tombent dessus pour nous demander de faire quelque chose (ou de partir) LÀ, TOUT DE SUITE. Nous pouvons commencer par prévenir notre enfant pour qu’il puisse se préparer psychologiquement et s’organiser matériellement. Nos enfants ont aussi leurs propres envies, leurs plans bien à eux qui ne concordent pas toujours avec les nôtres.

Informer du programme et valider ensemble

On se plaint tant de fois qu’ils ne sont pas assez concentrés. Et bien là, justement, ils sont passionnés par ce qu’ils sont en train de faire, et vivent intensément le moment présent. Quelle belle qualité !

Et d’ailleurs prévenir notre enfant, c’est un bon réflexe en règle générale, quel que soit son âge, lorsque l’on prévoit un déplacement (et même quand c’est à l’intérieur de la maison) :

–          Joy, je te laisse jouer encore 10 minutes et ensuite, on rentre à la maison. D’accord ?

On l’implique aussi dans les petites décisions du quotidien (« D’accord ? »).

–          Mais maman, je n’ai pas fini mon château !

–          Je comprends que tu veuilles finir ta construction, tu pourras finir la semaine prochaine quand on reviendra si tu veux.

Faire preuve d’empathie pour l’enseigner

Globalement essayer de comprendre le point de vue de notre enfant, faire preuve d’empathie, c’est accueillir notre enfant dans son individualité (il a le droit d’avoir des envies différentes des miennes), tout en lui montrant par notre attitude ce que l’on aimerait que lui-même ait avec ses amis et les autres. A-t-on envie qu’il impose à tous son point de vue ? Par vraiment…

–          Mais non maman, Alice l’aura rangé. Je ne pourrai pas le finir.

Essayons de prendre le temps de l’écouter vraiment pour tenir compte de ce qui l’empêche de coopérer.

–          Ok, si tu veux, je te laisse quelques minutes de plus pour que tu finisses ton château, mais dépêche-toi, d’accord ?

Ainsi, notre kid apprend que si on peut lui octroyer un petit délai supplémentaire, on le fait. Et la prochaine fois qu’on lui demandera de partir, notre enfant saura que nous sommes faisons de notre mieux quand c’est possible. Bref, nous formons une équipe.

Et avec un ado, c’est encore plus indispensable. Car plus notre ado se sentira écouté et compris (et non prisonnier des décisions unilatéral de son parent), plus on a des chances d’échapper à la ‘crise d’adolescence‘, qui n’est bien souvent qu’une rébellion en réponse à ce qu’il perçoit comme de l’autoritarisme.

Car oui, en plus de les prévenir, nous maximisons nos chances de les faire coopérer si nous leur présentons les choses positivement !

Inciter plutôt que sanctionner

Pour les petits, qui sont très dans l’instant présent (et c’est une de leur force !), donnons-leur envie de passer à l’étape suivante afin qu’ils en oublient ce qu’ils sont en train d’abandonner. « Tu voudras rester longtemps au zoo pour voir tous les animaux ? Bon alors, il ne faut pas trop tarder à sortir du bain, pour avoir le temps de tous les voir ».  Si j’avais formulé ma proposition comme cela, je suis quasiment sûre que l’on aurait évité la crise.

Bien sûr, il y a une infinité de situations possibles :

« Quelle histoire vous voudriez lire après le bain ? Deux histoires ? Bon d’accord, mais il ne faut pas tarder à sortir du bain pour avoir le temps, d’accord ? »

« On range ce jeu comme ça on peut en commencer un autre » (très pratique celle-ci même avec des plus grands).

« On s’habille vite, comme ça, on ira au manège avant qu’il ne ferme ».

Le jeu comme outil de transition

Pour aller plus loin et faciliter les transitions, on peut aussi utiliser le jeu « Tchou, chou. Le train entre en gare. Les voyageurs sont priés de se sécher pour rejoindre la tour de kapla en construction dans le salon ». Retrouvez d’autres astuces dans les articles Time to Play, pour amener du fun dans la quotidien !

Bien présenter les choses, ça fait toute la différence !

Bien sûr, encore faut-il trouver des choses intéressantes à proposer… Et sans vouloir jouer les politiciens, la formulation change tout ! Il ne s’agit pas de menace ou de chantage. La discipline positive, c’est aussi éviter les phrases du type « Si tu ne sors pas du bain maintenant, tu n’auras pas d’histoire » où l’on tombe direct dans le rapport de force, c’est l’échec assuré ! 

En essayant de rester dans le positif et la conséquence logique, on pourrait simplement dire « Plus vite tu sortiras du bain, plus nous aurons de temps pour lire des histoires! ». Ça ne sonne pas tout à fait pareil, non ?

Évidemment, il y a un temps pour tout

Bien sûr, il ne s’agit pas d’employer cette méthode systématiquement. Tout dépend du moment et du caractère de l’enfant, mais nous avons tout à gagner à aller vers une éducation plus positive avec nos enfants :

Pensons à ralentir, à anticiper, à prendre le temps « d’être avec eux », de s’intéresser à ce qu’ils font. Nos vies d’adultes vont à 100 à l’heure, et nous nous en plaignons souvent… Laissons ce plaisir à nos enfants d’être absorbés, passionnés par ce qu’ils sont en train de faire. La fameuse « pleine conscience », tellement en vogue en ce moment, nos enfants la pratiquent tous les jours, quelle chance !

Préservons cela et agissons avec empathie, souplesse, et positivisme. Tout le monde y gagnera.

Commentaires

Commentaires

27 réponses
  1. Douard
    Douard dit :

    Bonjour, notre fils de 4 ans et demi est très colérique, comédien, capricieux, etc … Il est épuisant et pour un rien il va nous faire une crise ! Nous sommes même parfois contraint de négocier avec son frère de bientôt 8 ans pour qu’il « gagne » et éviter une crise ce que, biensur, nous avons beaucoup de mal à tolérer car pour le grand ce n’est pas juste.Mais heureusement pour nous, souvent il accepte (malgré lui j’imagine bien mais bon).
    Vos astuces, la négociation, les punitions et même le chantage n’y font rien ! Il est insolent, provoque et c’est insupportable.
    Il n’y a pas une journée qui se passe sans devoir crier pour arriver à nos fins et encore …
    Il nous pousse à bout mais bon je me dis que cela va passer car il grandit mais ça fait quand même un moment que cela dure donc voilà.
    Désolée de mon roman mais si vous avez d’autres astuces je suis preneuse.
    Merci d’avance et bonne journée.

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    • Auré
      Auré dit :

      Bonjour, je n’ai pas de conseils particulier, mais je comprend bien votre situation.. Mon fils a 5 ans, il n’a pas de frère et sœur, donc il tendance à ce braquer et surtout avec son père, car bien entendu on est dans le complexe d’eudipe.. Avec moi, je noie beaucoup le poisson, je ruse et je détourné son attention pour obtenir de lui ce que je souhaite… C’est pas toujours facile mais ça marche à peu près ? avec son père c’est très frontal donc ça clash… Bon courage et quoi que vous fassiez, dite vous que vous faites au mieux !

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      • Perrine
        Perrine dit :

        Bonjour! Ça doit pas être facile tous les jours pour vous! Je crois qu il faudrait peut être aussi réfléchir aux besoins qui sont cachés derrière les comportements de votre fils. Ils sont la pour vous signifier quelque chose. Est ce qu il se sent suffisamment écouté, est ce qu il a parfois votre attention complète (sans le grand frère, par exemple?) Faites vous en sorte de le valoriser pour ce qu il est (et non pas de le comparer a son frere)? A t il suffisamment joué dehors aujourd’hui? Y a t il eu des choses qui l ont contrarié à l école aujourd’hui? Les comportements de nos enfants que nous considérons comme « inappropriés  » sont en fait la manifestation d un besoin non satisfait. C’est difficile de trouver parfois mais ça vaut la peine de faire ce travail (et ce travail sur soi!) Si jamais vous cherchez à vous informer plus la dessus, les livres de filliozat (au coeur des émotions ou bien j ai tout essayé ) et aussi l excellent « frères et soeurs sans rivalités  » de faber et mazlish que j ai dévoré et qui m a changé la vie. Bon courage dans vos recherches! Vous faites de votre mieux. Allez explorer d autres nouvelles pistes si le coeur vous en dit! Bonne journée!

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    • Myriam
      Myriam dit :

      Bonjour
      comme je vous comprend ! Je suis dans la même situation mes deux enfants de 6 et 7 ans sont de vrais tyrans et rien n’y fait
      Courage à nous toutes

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    • Jen
      Jen dit :

      Mon fils de 4 ans et demi faisait beaucoup de crises aussi, souvent pour un rien. J’ai épluché des sites, forums, livres, testé différentes méthodes : punition au coin, distraction, privation d’histoires le soir, éducation positive, Montessori… genre le prendre dans les bras quand il fait une crise… on se faisait taper !!! Rien ne fonctionnait vraiment… enceinte du 2eme et épuisée j’ai fini par prendre rv avec un pédopsychiatre pour se faire aider. Et on a bien fait car toutes ces méthodes n’étaient pas adaptées au profil psychologique de notre enfant… j’ai compris qu’il n’y a pas un type d’éducation pour tous, mais un type d’éducation adapté à notre notre enfant. Le pédopsy à un peu rigolé je crois quand il a entendu tout ce que j’ai testé (même aller le faire jouer pour qu’il aille se calmer seul), il m’a dit de complètement laisser tomber justement l’éducation positive, Montessori, psychologie magazine et autre. C’est juste pas adapté à notre enfant. Et en effet la marche a suivre qu’il nous a donné fonctionne à merveille, je n’ai plus crié depuis bientôt 3 semaines, on retrouve une bonne ambiance à la maison !! Bref, mon conseil : faites vous accompagner par un pédopsy, il saura vous donner la conduite à tenir adaptée au profil psychologique votre enfant. Se sentir pris en charge aussi, ça soulage beaucoup, on n’est plus seuls !

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      • Riley
        Riley dit :

        Tout à fait d’accord parfois il vaut mieux consulter que de lire toutes ces belles théories positives etc. Je crois qu’à travers tous les questions qu on pose à nos enfants pour avoir leurs avis leurs faire participer on oublie que ce sont quand même des enfants et que même pour nous c est difficile de se projeter, anticiper et de décider entre une activité ou une autre pourquoi leurs imposer serait ce si critiqué? On vit dans une société où tout est remis en question et après on s étonne que nos enfants remettent en question notre autorité ?

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  2. Sacchella
    Sacchella dit :

    Mon fils a dix ans parfois trop fatigue il refuse de aller a l école seule a l élever je ne sais pas le prendre de force de son lit trop lourd pour moi alors il gagne et ne va pas a l école que faire la violence n arrangé rien et crie ne sert a rien même les menaces tu seras privé de sortie etc merci

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  3. Erica
    Erica dit :

    Ok mais quand l’activité qu’on doit faire à une certaine heure le branche pas du tout? Comme aller à l’école quand c’est la maîtresse du mardi? Aller chercher son frère au bus à 10km?

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    • Gaya
      Gaya dit :

      Essayer de trouver qqchose pour le motiver suivant l’âge. Par exemple, pour mon petit de 2 ans, ce sera simplement d’appuyer sur le bouton de la télécommande qui ouvre le garage…
      Pour le réveil du matin, si c’est spécialement le mardi parce qu’il y a une maîtresse différente : peut-être lui proposer un truc spécial au petit déjeuner qu’il aime particulièrement, et essayer de creuser ce qu’il se passe avec sa maîtresse pour prendre le problème au sérieux et creuser ?

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  4. Sephora
    Sephora dit :

    Bonjour. J’ai des enfants et nous arrivons généralement a ce que tout se passe bien. En revanche je travaille en cantine scolaire et là c’est une autre affaire. Les repas sont très bruyants. Les enfants agités et parfois même insolents pour certains. Auriez vous des pistes pour que ces repas de passent de façon plus sereine ?

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  5. Ptitebulle
    Ptitebulle dit :

    Bonsoir
    Mon fils a 3ans1/2 Et devient de plus en plus difficile… il est toujours dans la contradiction quoi que l on fasse ou dise. Nous avons essayer votre méthode mais rien de change… S il ne décide pas de lui même il refuse tout ce qu on lui propose. Un jour il adore un plat le lendemain il refuse de le manger car n aime pas … auriez vous des conseils ?

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    • Caro
      Caro dit :

      Essayez de lui proposer un choix entre 2 choses qui vous arrangent … comme ça il choisit et … il fait ce que vous avez envie qu’il fasse.
      Par exemple : tu veux un yaourt ou une crème ? Tu veux manger avec la cuillère jaune ou la bleue ?
      L’important étant bien qu’il mange ?

      Répondre
      • Liline
        Liline dit :

        J’ai le même soucis que Ptitebulle et les choix n’y change rien, au contraire, c’est pire après parce qu’elle veut les deux. Je suis allée voir une kinésiologue qui me dit que ma fille est très anxieuse, cette anxiété la rend colérique et lui donner un choix, c’est lui refuser ce qu’elle ne prendra pas. On me dit aussi de ne pas rentrer en négociation avec elle, lui expliquer les choses simplement mais tout est prétexte aux conflits. Si elle a eu droit à 20 minutes de tv, c’est pire, si elle a eu une dose de sucre (chocolat, sucrerie,…) c’est pire. J’en arrive à croire que la seule solution, c’est d’avoir une éducation militaire, le « c’est comme ça et pas autrement »…

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  6. Ludivine
    Ludivine dit :

    Une petite astuce est d’avoir un sablier à disposition et de se mettre d’accord avec l’enfant – qui n’a pas encore vraiment la notion du temps – de stopper son activité lorsque les grains de sable seront écoulés.

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