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Et si nous arrêtions d’angoisser pour nos enfants, et que nous leur faisions CONFIANCE ?

maman trop angoissée

Cette semaine, je suis en vacances entre filles à la montagne avec une de mes meilleures amies. On avait besoin de prendre l’air toutes les deux : loin de ma cellule familiale et de la charge mentale pour moi et loin d’un travail très prenant et du cadre de la ville pour elle. Un soir, nous discutons de ce qui pèse dans nos vies et je lui raconte comment devenir maman avait vraiment compliqué ma vie. Je lui parle de ma charge mentale, de la complexité au sein du couple, de la difficulté de sentir en permanence mes limites (physiques et émotionnelles) et de rencontrer mes démons du passé aussi. Mais c’est là que je parle d’un sujet qui interpella énormément mon amie : je lui parle de l’avenir de mes enfants au centre de mes préoccupations. Une maman trop angoissée, banal, me direz-vous, eh bien peut-être pas en mes termes…

J’ai expliqué à mon amie la pression que je ressens pour faire de mon mieux en tant que maman pour que mes enfants soient bien dans leur peau un jour. Je lui raconte l’énergie que je déploie pour réaliser une éducation la plus bienveillante possible pour que mes enfants soient plus équilibrés que moi. Je lui ai raconté l’angoisse que j’avais ressentie quand la maîtresse de maternelle m’avait dit que mon fils était un peu insolent et que je me suis sentie responsable. Je lui ai détaillé les centaines de conversations que j’ai eu avec mon mari sur le fait d’être plus souples, bienveillants, empathiques. Je lui ai expliqué ma survigilance sur certains signes ou certains mots que mes enfants disent parfois, à l’affût du moindre mal-être que l’on pourrait régler. Enfin, je lui ai expliqué la responsabilité que je ressentais sur le fait d’élever des « citoyens de demain » et que pour le monde à venir, je voulais vraiment qu’ils soient épanouis.

Mon amie m’a semblé choquée. Je n’ai pas compris tout de suite pourquoi et elle m’a dit « Mais tu es partout en fait ! Tu crois que tu peux tout contrôler ou que tu es responsable de tout ?». Elle m’a amené à réaliser au fil de la discussion que je suis une mère qui, au-delà d’être avec mes enfants tous les jours, est dans leur tête avec ce qu’ils pourraient penser, dans leur cœur avec ce qu’ils pourraient ressentir, dans leur avenir avec ce qu’ils pourraient vivre ou faire et que je cherche, en permanence, à influer sur cela. Au début, je lui ai dit que ce devait être le lot de toutes les mères. Mais en réponse, elle m’a dit tendrement cette phrase qui m’a fait pourtant l’effet d’un gong gigantesque qu’on aurait frappé à côté de mes oreilles : « Mais la vraie question, c’est pourquoi tu ne leur fais pas confiance à eux, à leurs ressources et leur chemin ? ».

J’ai réalisé en un instant que mon rôle de mère surinvestie, sous-couvert de bonnes intentions et de vouloir le mieux pour eux, est en fait un manque de confiance total de ma part dans le processus même de grandir. Je vis dans la peur en permanence. Celle de ne pas faire de mon mieux, celle qu’il ne leur arrive pas le meilleur, celle qu’ils ne soient pas heureux ou bien éduqués, celle qu’ils rencontrent des difficultés et / ou ne s’en sortent pas dans leur vie. Mon amie l’a capté avec son œil extérieur et elle m’a amené à réaliser comment cette posture de peur permanente engendre plus de contrôle, de pression et de fatigue, alors qu’une posture de confiance amènerait de la souplesse, du lâcher-prise et de la légèreté. Elle m’a rappelé avec sagesse que les aimer est déjà (peut-être) amplement suffisant et elle m’a dit avec un brin de spiritualité que mes enfants ont leur vie et leur chemin aussi. Ce sont des êtres humains à part entière qui auront leur propre personnalité et leurs propres choix. La clé serait donc la confiance, dans le fait de faire de mon mieux certes, mais surtout dans le fait qu’ils ont des ressources pour faire face à tout le reste de leur vie sur laquelle je n’ai pas toujours à influer, voire sur laquelle je n’ai aucun pouvoir ou contrôle.

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Au fur et à mesure de la discussion, j’ai réalisé le poids que la peur et le doute me faisaient ressentir. J’ai décidé de m’en libérer et de libérer aussi mes enfants de cet idéal de vie à laquelle je les destinais. J’ai décidé aussi de me libérer de la responsabilité de tous leurs actes et toutes leurs paroles. Après tout, mon amie a raison : mon éducation ne fait pas tout et mes enfants ont un libre arbitre (tant pis pour la maîtresse). Mon amie m’a donc rappelé que mes enfants ont le droit de vivre leurs expériences, leurs galères, leurs souffrances et que je ne pourrais pas les protéger tout le temps. D’ailleurs, ce sont bien les difficultés que j’ai rencontrées dans ma propre vie qui m’ont montré qui je suis et qui m’ont amené à avoir la vie que j’ai aujourd’hui, parfois pour mon plus grand bien.

Alors c’est un jeudi, en haut des montagnes, dans un chalet sous la pluie avec une amie, que j’ai décidé de quitter ce manteau de la maman trop angoissée, et que la confiance envers mes enfants et leur vie commencerait donc ici.

Léa, maman de 2 enfants

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