parentalité positive CPMHKLe quotidien avec nos enfant n’est pas toujours simple, il y a parfois (souvent ?) des conflits. L’enfant n’obéit pas, on crie, on le met au coin, on le punit. Mais tout cela n’aide pas vraiment l’enfant à s’améliorer… Alors comment faire pour adopter une parentalité positive, et réagir calmement et positivement en toutes circonstances ?

Nous avons vu dans un précédent article comment faire pour essayer de ne pas crier, ou au pire de crier « positivement ». Mais, malgré tout, quand on est fatigué, ou que l’on a moins de patience, ce n’est pas facile de rester positif : il y a tellement d’occasions d’être remonté contre son enfant !

Alors pour passer à la parentalité positive, il suffit peut-être, tout simplement, de changer notre regard sur les choses…

Pour l’illustrer, voici deux épisodes de ces derniers jours.

Ma fille m’a tapée

Après le déjeuner, mon mari et moi, affalés sur le canapé, nous apprêtons à fermer les yeux et à faire un petit somme. Notre fille, trois ans et demi, vient me voir pour que je l’accompagne à la balançoire. Je lui réponds que je suis en train de dormir et que, dès que j’aurai fini ma petite sieste, je l’accompagnerai. Même réponse de son papa. Elle insiste encore et encore. A moitié endormie, je continue machinalement à lui répondre par la négative, jusqu’à ce qu’elle finisse par m’envoyer des petites tapes : « T’es pas gentille, Maman ! ».

Le genre de comportement qui peut nous faire sortir de nos gonds, et peut se finir en « file ta chambre dans 1…2…3 », vous en conviendrez. Un enfant qui insiste alors qu’on lui a dit « non », et qui se met à taper : ça dépasse les bornes ! Mais dans ces moments, souvenons-nous d’une chose : les mauvais comportements, chez les adultes comme chez les enfants, sont généralement l’expression d’émotions négatives.

Les gens ne sont pas nés de nature méchante, mais peuvent le devenir à cause de leur environnement…

Vous arrive-t-il souvent d’agir par pure méchanceté, par simple envie de faire du mal ou d’embêter votre entourage ? C’est rare, n’est-ce pas ? En général, lorsqu’on se comporte mal envers les autres, c’est que l’on n’arrive pas à faire autrement. Et même si l’on est conscient qu’il faut changer de comportement, on ne sait pas comment faire. Pour nos enfants, c’est pareil.

Non, la vieille voisine du 3e qui embête tout l’immeuble n’est pas méchante par nature. Elle est simplement seule, s’ennuie à mourir toute la journée, et se trouve donc comme activité d’espionner ses voisins. Continuer à la considérer comme une vieille sorcière, et à lui reprocher son comportement, n’améliorera rien…

Alors qu’en changeant notre regard sur elle, en communiquant davantage, on va pouvoir l’aider à se sentir mieux, et à être plus sociable, et plus agréable avec le voisinage.

Idem pour le motard qui, au feu rouge, vous insulte copieusement et manque de vous casser la figure : il est fort probable que cette agressivité ait été déclenchée par la peur de se faire renverser par exemple. Et au lieu de vous dire « J’ai eu peur », il se met à hurler.

Le principe de la parentalité positive : derrière tout mauvais comportement, il y a une raison.

A partir de cela, on ne voit plus notre enfant comme un « égoïste » qui ne laisse pas sa mère dormir. Mais, plutôt, pour le cas présent, comme une petite fille qui a joué sagement toute seule pendant le déjeuner des adultes et qui a maintenant besoin d’attention. Elle s’ennuie, et aimerait profiter un peu de ses parents. Il n’y a rien de mal dans tout cela. Elle a le droit de vouloir que je vienne jouer avec elle tout de suite, autant que j’ai le droit de vouloir m’offrir une petite sieste. C’est la forme d’expressions choisie (les tapes) qui n’est pas adéquate.

A partir du moment où je change de regard sur la situation, je ne vais pas agir sous l’exaspération en la sanctionnant de son mauvais comportement, mais je vais plutôt essayer de trouver des solutions, et l’aider à ne plus taper. (Sur ce sujet plutôt l’article « Comment raisonner un enfant en plein « caprice » ? »)

Ce que je cherche à démontrer ici, c’est que c’est en portant un REGARD différent sur ce qu’il vient de se passer que l’on va trouver LA FORCE d’agir différemment avec son enfant.

Ma fille arrache systématiquement les jouets de main de son frère

Voici un autre exemple. Je rentre du travail et, installée sur le canapé, je joue avec mon cadet en le faisant « monter à cheval » sur mes genoux  (« au pas, au trot, au galop »). « Moi aussi, maman, je veux faire du cheval », «  Si tu veux, je t’en ferais faire après Léon ».  Puis, Léon toujours sur mes genoux, je commence à jouer avec lui avec un gros anneau, mais ma fille lui arrache des mains. Je donne un autre anneau à mon fils, ma fille s’en empare de nouveau et commence à mordre le jouet.

Dans ce genre de situation, en fonction de notre fatigue, et de notre interprétation, la scène peut passer inaperçue, ou partir en dispute…

Cette fois-ci, je m’embarquais dans la 2 ème option… Je gronde ma fille : « Tu arrêtes d’arracher les jouets des mains de Léon, ce n’est pas sympa ! En plus tu les abîmes en les mordant ! » Elle éclate en gros sanglots…

Cela m’a fait réaliser (même un peu tard) que la façon dont elle venait de se comporter n’était pas motivée par l’envie d’embêter son frère, ou l’envie de me provoquer en abîmant l’anneau ; mais plutôt par le besoin que je lui donne un peu d’attention, et par la tristesse de voir que je ne m’occupais que de son frère. Agir ainsi était sa façon d’attirer mon attention. De façon maladroite, il faut bien l’avouer…

Comprendre cela me permet de réagir de façon plus adaptée aux comportements négatifs ou violents de mes enfants. C’est le premier pas vers une parentalité positive.

Nos enfants ne sont pas des  « méchants » que l’on doit dresser, mais des humains que l’on doit comprendre. 

Le deuxième pas c’est d’éviter ensuite de réagir par la force (punition, fessée, etc.), et de réagir plus positivement , voir par exemple les articles « Caprice d’enfant, la meilleure façon de les gérer » ou « « Tu arrêtes de jouer avec ça » … Comment être efficace et bienveillant ? » et tous les autres articles du blog !

Conclusion

Trouver des solutions à ses problèmes, ou au moins lui permettre de les exprimer différemment, sera toujours plus efficace que de trouver des punitions à son mauvais comportement. Changer de regard, prendre du recul : voilà la première étape pour agir de façon positive bienveillante et efficace !

Commentaires

Commentaires

2 réponses
  1. Christouille
    Christouille says:

    Bonjour je suis à la recherche d’une solution bienveillante pour ma fille de 20 mois qui se fait taper par d’autres Enfants. Elle ne va pas en crèche rencontre peu d’autres enfants de son âge et ne connaît pas la violence. Je n’ai pas envie de lui apprendre à répondre par la violence mais j’ai aussi envie de lui apprendre à ce qu’on la respecte…. pouvez vous m’aider ?

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