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La parentalité positive, qu’est-ce que c’est ? LA méthode miracle pour se faire obéir sans crier ? Des parents sûrs d’eux-mêmes en toute circonstances ; zéro cri, “caprices” ni colères, bref, une vie de famille où chaque moment n’est que joie et sérénité ? 

Ou plus simplement des parents comme vous et moi, avec, nos questions, nos doutes, nos joies, nos réussites mais aussi nos “échecs” ? Je donne la parole à Maÿlis, maman de deux enfants, 5 ans et demi et bientôt 3 ans. 

Alors oui, avoir une vie de famille où tout le monde se sent bien, ce n’est pas si simple, mais… et si ce n’était finalement pas si compliqué que ça ?

Reprenons ensemble la parentalité positive en 4 questions et 8 astuces concrètes !

Parentalité positive, éducation bienveillante, y aurait-il de mauvais parents ?

Connaissez-vous beaucoup de parents qui ne se soucient pas du bien-être de leurs enfants ?

Alors, c’est vrai, il en existe, malheureusement. Mais ce n’est pas le sujet de cet article. 

Donc première chose, rassurez-vous, si vous êtes ici, c’est que ce n’est pas votre cas !

La très grande majorité des parents comme vous et moi, veut le bien-être de leurs enfants, les encourager et les soutenir. Seulement parfois, ils nous arrivent :

  • De ne pas avoir toutes les clés,
  • De ne pas comprendre ce qui se passe sa tête,
  • De ne pas avoir les mêmes priorités que lui car nous ne vivons pas dans la « même dimension » !

Bonne nouvelle, avec de l’écoute de soi, un peu d’auto-dérision et de la pratique, cela s’apprend !

La parentalité positive, en 2 grands principes :

Avant les cas concrets, les grandes bases : nos enfants sont des êtres en devenir (tout comme nous d’ailleurs, ne continuons-nous pas d’évoluer à tout âge ?) et sont bons par nature (même si particulièrement doué pour appuyer inconsciemment sur nos fragilités…).

Être en devenir = personne digne de respect, à la fois de ses besoins physiologiques élémentaires, mais également de ses besoins « émotionnels » ; sentiment d’appartenance à la famille, considération de ses opinions et de sa capacité à accomplir des choses, amour, confiance… Ce sont donc des êtres capables d’apprendre et de se responsabiliser.

Bons par nature = un enfant ne fait pas « mal » pour le plaisir d’embêter ou de faire de la peine (même s’il peut comme nous, sous l’emprise d’une grande colère, s’emporter et que ses actes dépassent ses premières intentions). C’est plutôt qu’il découvre ses besoins, apprend l’expression de ses émotions et qu’il expérimente à sa manière… parfois peu appropriée pour nous (oui, le rouleau de papier toilette finit par couler quand on le jette dans les WC… ce n’était pas pour embêter maman, mais juste pour voir ce que cela fait  !).

Donc plutôt que répression, essayons l’écoute et la compréhension afin de connaître l’intention qu’il y a derrière le geste (et ainsi de pouvoir le réorienter de manière plus appropriée).

Car derrière toute intention interprétée comme négative, il y a une intention positive !

L’éducation positive, est-ce que c’est simple ?

Oui et non. Effectivement, beaucoup de principes d’éducation positive sont du bon sens, donc cela peut paraître extrêmement simple. Mais entre la théorie et la pratique… 

Tout dépend déjà de notre fatigue et du fait que nos besoins soient comblés ou non à un instant T : un réservoir vide ne peut pas en remplir un autre.

Ensuite, de notre degré de confiance dans nos actions et nos réactions

Et… de la pression que l’on se met ! 

Bref, pour certains parents cela peut sembler assez naturel et pour d’autres (la grande majorité…), cela va nous demander un peu plus de temps pour s’approprier les différents concepts de la parentalité positive. C’est-à-dire : intégrer petit à petit différents ingrédients pour créer NOTRE propre parentalité, celle non-parfaite, mais en laquelle nous aurons confiance.  Et oui, tout cela, ça se crée et s’apprend !

Donc, si dans certaines situations nous n’arrivons pas à connaître les intentions positives, à garder son calme, à écouter (ou même les trois !), ce n’est pas GRAVE !! 

Pas de place à la “mauvaise” culpabilité : nous avons toujours la possibilité de rectifier ! Et en prime, nous lui apprenons que les erreurs sont acceptables et la force du pardon !

Parentalité positive : la méthode miracle pour tout obtenir sans crier ?

Réponse, non ! Avouez-le, vous êtes un peu déçu ?.

Tout d’abord, nous allons nous mettre à la recherche d’une coopération plutôt que d’une « soumission », donc il arrivera que notre enfant nous dise : « Non ! ».

Et le but n’est pas non plus de tout “obtenir”, mais que chacun puisse “exister” en tenant compte de l’autre !

Ensuite, nous allons le laisser expérimenter par lui-même, donc il lui arrivera d’essayer d’une manière qui ne nous convient pas. Dans ces cas-là, notre rôle c’est de l’accompagner et de lui donner des règles (claires, fermes mais bienveillantes).

Pour définir nos règles familiales, identifions d’abord nos propres limites ! Car l’éducation positive nous invite à la réflexion en amont plutôt qu’à la réaction au moment fatidique.

Et maintenant, les astuces ! Enfin !

Quelles astuces pour le faire coopérer ?

Comme partir à l’heure à l’école ou plus généralement pour n’importe quelle situation qui est importante et obligatoire pour nous mais pas du tout pour notre enfant, (brossage de dents, lavage de mains avant le repas, ne pas sortir tout nu dans la rue, etc.). 

  • Le jeu, le jeu, le jeu. Pourquoi ? Parce que cela sera beaucoup plus motivant pour lui.

Parce que même si ça demande de l’énergie et de l’imagination au départ, nous gagnerons en énergie en “investissant” en amont, par rapport à la gestion d’une crise in fine. Et parce que finalement, en s’y mettant à fond (voir en surjouant au début), nous allons nous aussi nous amuser (et créer de la complicité en prime ! Elle est pas belle la vie ?).

  • Les questions, exemple : “pour sortir dehors, qu’est-ce qu’on met à ses pieds ?”. Pourquoi ?

Parce que cela le replacera dans son cerveau rationnel (néocortex) plutôt que dans son cerveau émotionnel (cerveau limbique). Parce qu’il sera content de trouver la réponse (attention, il faudra quand même varier la question selon son âge !). Et parce que cela le rend actif et évitera bien des argumentaires !

  • La visualisation pour faciliter le passage à l’étape suivante :

Exemple pour les réveils difficiles : “on va aller préparer le biberon ? Alors d’abord le lait, ensuite la vanille. Et c’est qui qui secoue ? C’est toi ou c’est moi ?”. Plus c’est précis, mieux c’est ! L’intérêt ? A force de nous entendre, notre enfant visualisera son biberon, sa préparation etc… finalement il sera déjà mentalement dans son petit déjeuner et non plus dans le “regret” de sa nuit.

  • Le contact physique et les phrases courtes (voir un mot : “chaussures…”, dit sur un ton chantant !)

En effet, le contact est beaucoup plus efficace que la simple consigne pour arriver à faire décrocher notre enfant de l’activité passionnante qu’il est en train de faire. Une simple main sur l’épaule pendant que l’on donne la consigne peut tout changer.

  • Constater plutôt que condamner : « Je n’ai pas entendu le bruit de la chasse d’eau »,

Afin qu’il ne soit pas dans la « défense » de ce qu’il n’a pas fait mais dans la visualisation de ce qu’il lui reste à faire,

  • Considérer son enfant capable d’apprendre et d’évoluer : 

« Le verre est renversé, qu’est-ce que tu peux prendre pour essuyer ? Une éponge ? Bonne idée ! Et maintenant, comment peux-tu tenir ton verre ? »,

  • l’écoute active : 

« Mince, tu ne retrouves pas le livre que tu voulais emmener à l’école ? Tu avais vraiment envie de leur présenter… ” On développe cette notion dans l’article Parentalité bienveillante : utilisez la magie de l’écoute active !

  • Les routines du matin et du soir,

Qui lui permettent d’anticiper et d’avoir une structure de l’espace et du temps claire (et également de gagner en autonomie, télécharger ici votre routine du matin),

Et le PLUS IMPORTANT : rappelons-nous que si la bienveillance envers notre enfant est positive pour lui, la bienveillance envers nous-même l’est également pour nous !! 

Certains jours nous y arriveront mieux que d’autres, nous apprenons : la parentalité positive n’est pas un but, mais un chemin ! 

Et au fait, « Félicitations, vous êtes de supers parents ! ».

Maÿlis, parent « cool » en devenir (en tout cas je l’espère !), et maman de deux enfants, 5 ans et demi et bientôt 3 ans. 

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Commentaires

Commentaires

4 réponses
  1. Delphine
    Delphine dit :

    Personnellement, maman d’une famille recomposée de 4 enfants, bien que lisant les articles de Charlotte et les partageant avec l’autre maman, pourtant très différente de moi…. Je ne parviens pas à appliquer ces règles avec le dernier… Pleine de bonne volonté et heureuse de le retrouver après une semaine d’absence, je perds ma patience après environ… 5 petites minutes. Et là j’ai la sensation de devenir tyrannique, désagréable.. Son comportement m’agace, de sa façon de répondre ou de ne pas écouter, répéter toujours les mêmes choses que ses soeurs appliquent à la lettre si facilement… Avec son quasi-frère de 17 ans, c’est pareil sauf que j’arrive alors à discuter. Je me sens coupable et, à bientôt 11 ans, je ne parviens pas à transformer les choses en jeu.. Si la relation est calme c’est lorsque je prends du recul mais à la limite de ne plus m’occuper de lui et de laisser mon mari prendre le relais, ce dont je ne suis pas fière non plus. Que faire ?

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  2. karen
    karen dit :

    Moi, aussi je me fais souvent cette remarque parce que quand j’ai les 3, j’ai l’impression de courir partout et de ne pas pouvoir prendre le temps de poser le genou 2 minutes à terre pour expliquer les choses tranquillement à la hauteur de l’enfant qui en a besoin… alors qu’avec 1 ou 2 , c’est plus facile…

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  3. Gwen
    Gwen dit :

    Alors, aujourd’hui je me suis fait la réflexion (je n’avais que mes 2 filles, mon fils étant chez ma mère ce matin) qu’il était bien plus facile d’appliquer l’éducation bienveillante avec 2 qu’avec 3. Est-ce une vue tronquée de mon esprit pour me « pardonner » inconsciemment de ne pas y arriver tous les jours…?

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