Notre bébé nous réclame parfois non-stop : impossible de les laisser 5 minutes tout seul sans qu’ils pleurent. Ils ne sont bien qu’à un endroit : dans nos bras ! On est bien tenté de leur dire à notre bébé qui pleure dès que je le pose “Je ne peux pas pas te prendre tout le temps dans les bras, arrête de pleurer.” Quand ils maîtrisent le langage, ils peuvent nous appeler des dizaines (centaines ?) de fois dans la journée. Et quand on entend “MAMAAAAANNNN” pour la 157e fois de la journée, on voudrait leur dire : “Mais je suis LÀ, pas besoin de râler !” ou encore “Je me suis occupée de toi à l’heure, maintenant tu joues un peu tout seul s’il te plait”.

 

Mais comment faire pour que bébé arrête de me réclamer ?

 

Contrairement à sa soeur, Léon a été un bébé qui pleurait dès que je le posais. Il voulait constamment être dans mes bras. Je connais, d’ailleurs, beaucoup de petits dans ce cas, dont les parents semblent bien fatigués par ces sollicitations constantes.

A l’époque où j’étais dans ce cas, j’ai demandé conseil à mon amie Camille : “ Mon bébé pleure dès que je le pose, qu’est-ce que tu ferais à ma place ?”

Sa réponse :  “S’il te réclame, essaye de le prendre dans les bras, de lui donner toute l’attention dont il a besoin, c’est possible que cela aille mieux après”. Et elle avait raison…

Et quelques mois plus tard, c’est une amie confrontée au même problème (en bien pire) qui m’a demandé de l’aide. Je ne savais pas trop quoi lui répondre car personnellement, j’ai plutôt tendance à penser que si cela pèse trop au parent, il faut trouver une solution pour “décoller” un peu l’enfant, plutôt que de le garder dans les bras toute la journée.

Pourtant, en passant quelques jours avec cette amie et son bébé, la situation devenait de plus en plus claire : plus elle le laissait, plus il pleurait. Plus sa mère voulait “lui apprendre à être indépendant”, plus il était frustré et la réclamait à corps et à cris. Finalement, c’est le même cercle vicieux que dans une relation amoureuse du type “Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis”.

En fait, si un bébé pleure pour être avec sa maman (ou son papa !), ça n’est pas pour nous embêter ou nous accaparer. Son cerveau est bien trop immature pour élaborer une telle stratégie. Il réagit simplement sous l’impulsion de ses besoins primaires. Il a peur, il ne se sent pas en sécurité : c’est un véritable besoin. Et si on le comble (au lieu de le frustrer davantage), on arrivera sans doute à le rassurer et il se calmera. Une fois ses petites angoisses passées, on pourra prendre de la distance et il sera suffisamment en confiance pour prendre un peu d’indépendance.

Patience, acceptation et amour sont la solution. Profitons-en car demain il sera déjà grand, et ne voudra peut-être plus de nos câlins 😉 Vous pourrez aussi lire cet article :  Bebe qui pleure : les solutions magiques

 

Quand trop de câlins oppressent le bébé

Inversement, c’est parfois l’excès de câlins et d’attention qui provoque l’énervement du bébé. Plus on la cajole, plus on le porte, plus il va se sentir étouffer et nous rejeter. Une de mes amies, Margot, est de nature très câline. Je me souviens que, dès qu’elle voyait Joy bébé, elle se ruait dessus pour la papouiller. Margot a eu une fille par la suite et désespère parce qu’aujourd’hui, celle-ci déteste les bisous… Mais sa petite a sans doute simplement fait une overdose de câlins !

Cela dépend de chaque enfant évidemment. Beaucoup d’enfant n’attendront que l’adolescence pour prendre leurs distances. Mais l’important est d’être à l’écoute et de respecter les besoins de son enfant.

 

Etre toujours disponible, sans se rendre indispensable.

 

Pour partir à la découverte du monde, un enfant a besoin d’être en confiance. Et cela, il le trouvera chez ses parents. S’il sait que Papa et Maman sont là en cas de besoin, il sera suffisamment serein pour devenir autonome.

C’est là qu’il faut savoir trouver le juste équilibre : être présent si mon enfant a besoin de moi… pour lui apprendre à savoir se passer de ma présence! Etre toujours disponible, sans devenir indispensable. Lui apporter la sécurité nécessaire pour lui donner confiance et faire en sorte qu’il se sente bien, même loin de nous : à la crèche, chez la nounou, chez ses grands-parents, à l’école.

Bien sûr, à chaque bébé son rythme, rien ne sert de les brusquer.

Mais si, en tant que parent, je suis moi-même réticent à l’idée de confier mon bébé à un tiers, que ce soit pour une heure ou pour une semaine, je transmets à mon enfant cette angoisse. Et il aura d’autant plus de mal à se séparer de moi. Dans ce cas, si l’on n’arrive pas à avoir la sérénité nécessaire pour confier son bébé, et que cela devient problématique, se faire accompagner par un spécialiste peut être une bonne solution.

Pour que notre petit gagne en confiance en lui, n’hésitons pas à lui donner l’opportunité de trouver ses repères dans le monde extérieur, en le posant quand il ne réclame pas d’être porté par exemple, en le laissant explorer sans toujours être derrière lui. Bref, en lui montrant que nous avons confiance en ses capacités à faire seul, tout en lui montrant que l’on sera toujours là quand il en aura besoin.

Car pour s’envoler, notre enfant a besoin de se sentir en sécurité, mais aussi de voir que l’on croit en sa capacité à voler.

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