apprendre à bébé à dormir seul sans pleurs

Ah oui ! On connaît l’expression Dormir comme un bébé… Mais pourquoi donc ne dit-on jamais “s’endormir comme un bébé ?” Peut-être simplement parce que s’endormir, ce n’est pas si simple ! Et oui, cela fait 9 mois que bébé est bien au chaud dans le ventre, sans inconfort aucun : ni bruit, ni sensation de froid, ni sensation de faim… Et une fois sorti, on voudrait qu’il reste bien sagement dans son lit… Mon amie Caroline, maman et belle-maman de 4 enfants, nous propose 9 clés pour apprendre à bébé à dormir seul sans pleurs.

Les 9 règles d’or pour aider bébé à dormir seul sans pleurs

Soyons clair. Le sommeil a vraiment été com-pli-qué pour notre premier enfant, Noah. Ok, c’était le troisième pour SuperPapa, mais pour autant, on s’est franchement gratté la tête et on a écouté tous les conseils qu’on pouvait nous donner ! Bon, on ne les a pas tous suivis en revanche parce que quand il s’agissait de “laisser pleurer”, je ne pouvais tout simplement pas… C’était mon bide à moi qui se retournait !  Je vous propose donc les 9 règles élémentaires pour bien aborder le coucher de jour ou de nuit que j’aurai tellement aimé connaître à l’époque !

Au programme :

“Comment apprendre à bébé à s’endormir tout seul dans son lit ?” 

Voilà la question à tiroir : d’abord, cela veut dire que :
1/ ça s’apprend (et donc ça n’a rien d’évident),
2 / tout seul
et 3 / dans son lit…
Pour Noah, autant dire que ça a été la panique, et qu’au final il a dû apprendre à s’endormir seul dans lit à la crèche. À la maison, c’était cododo, bercement, balade et manduca (le porte-bébé qui nous a sauvé la vie 😉).

Dormir seul, ça s’apprend !

La première chose à savoir, c’est que le sommeil suit un cycle, qui peut être différent selon les âges et les enfants. (À retrouver dans l’article Bébé ne veut pas dormir, 6 conseils qui vont tout changer.) 

Autre élément important, c’est que ce n’est pas que notre nourrisson veut nous embêter mais qu’il a un fort besoin de sécurité, parfois associé à une peur de l’abandon ou de la solitude : plus on va réussir à le rassurer, et à lui apprendre l’auto-réassurance, plus on a des chances qu’il devienne autonome pour l’endormissement. 

La sécurité affective

Le sentiment de sécurité intérieure est primordial pour qu’un enfant puisse se laisser aller dans les bras de Morphée.

Parfois, cela commence dès le berceau. D’autres fois, c’est à la suite d’un changement (déménagement, querelles, séparation, entrée à la crèche, chez la nounou, etc.) et là, poser des mots peut être suffisant : “Tu sais, maman a repris le travail et je t’emmène à la crèche tous les matins. Je sais que les dames s’occupent très bien de toi et que tu es en sécurité. De mon côté, je suis contente de retravailler et j’aime te retrouver le soir. On ne risque pas de t’oublier, tu es ce qu’il y a de plus important pour nous !” Inutile de lui faire sentir l’inquiétude mais simplement qu’on sait qu’il va bien et qu’on sera toujours là au rendez-vous. 

Parfois, la cause du manque de lâcher-prise peut être inscrite dans son histoire, même intra utérine. Bébé peut ressentir une peur, une colère ou une grande tristesse de sa maman. Et là aussi, lui raconter son histoire peut débloquer les choses “Tu sais, quand tu étais dans mon ventre, nous avons eu peur de te perdre. Mais maintenant tu es là et tout va bien. Je ne suis plus inquiète du tout !”. Si on a une idée, on peut l’évoquer, mais parfois, une séance avec un thérapeute peut permettre de toucher plus juste.

Avoir confiance qu’il peut s’endormir seul

Cela peut paraître étonnant, mais une chose hyper importante, c’est d’être intimement persuadé que bébé peut s’endormir tout seul ! Sans peur, sans inquiétude. Car grâce aux neurones miroir, nous lui transmettons notre confiance autant que nos doutes. Donc si on le laisse en restant anxieux et à l’affût derrière la porte, il va le sentir et aura d’autant plus de mal à se laisser aller au sommeil : “Si maman/papa est inquiet/inquiète, c’est qu’il y a quelque chose de dangereux.”

Et oui, il est très fréquent que le coucher soit un moment difficile, quand ce n’est pas le sommeil ou les mircocoupures qui nous font nous relever plusieurs fois par nuit… Si vous souhaitez avoir encore plus d’astuces sur le sommeil, on vous a préparé le pack Sommeil. Pour le recevoir gratuitement dans votre boîte mail, inscrivez votre email ci-dessous : 

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Remplir le réservoir émotionnel de bébé avant de dormir

Je ne sais pas pour vous, mais j’avais remarqué que pendant les vacances, après une belle journée avec papa-maman, Noah s’endormait plus facilement. Alors que dans un quotidien bien timé et sous stress où on a une heure montre en main pour le récupérer chez nounou – bain – repas – histoire et dodo, c’était nettement plus compliqué…

En fait, c’est que le réservoir émotionnel de bébé est rempli. Vous savez, la fameuse figure d’attachement. Donc, pour lui permettre de lâcher prise pendant le sommeil, assurons-nous que d’avoir passé suffisamment de temps vraiment disponible avec notre enfant. Si on est 100 % présent pour le bain / le repas / un temps de coucher serein et complice, on multiplie nos chances de réussir à s’endormir seul dans son lit !

Créer un rituel pour aider bébé à s’endormir

Vous avez remarqué comme les enfants aiment les habitudes ? Normal ! Elles créent la sécurité intérieure

Mettre en place un rituel, qui évoluera bien sûr avec l’âge, c’est lui permettre d’appréhender les étapes et de les rendre évidentes, donc rassurantes. Donc si tous les soirs, on lui donne un bain (qui a souvent l’effet “d’assommer” les bébés), puis une tétée et ensuite on l’accompagne au lit, on fait un câlin / on raconte une histoire / on chante une comptine, et on sort sur la pointe des pieds en laissant le couloir allumé… On a toutes les chances que cela fonctionne mieux. 

Par contre, mieux vaut garder un rituel contraint dans le temps : 10 à 15 minutes maximum. Il n’est pas question de chanter l’intégrale d’Henri Dès (ou Aldebert pour les plus jeunes 😉) et de lire la Pléiade. Et on évite d’instaurer un combat de catch avant d’aller au lit… L’intensité des activités doit aller decrescendo (en diminuant) pour arriver au lit dans un état déjà somnolent.

Observer son enfant pour le coucher au bon moment

Le rituel est vraiment à créer en fonction de l’enfant, de ce que l’on peut observer de son rythme et de ses goûts. Les signes de fatigue sont importants à repérer : il pleure, il râle, il se frotte les yeux, il fait du bruit (Noah chantait-criait fort et on a mis longtemps à comprendre que ce “bourdonnement” était en fait le début de son endormissement)… 

On peut aussi adapter la position de bébé dans le lit : certains aiment toucher les bords (tête contre les barreaux), d’autres gigottent, certains glissent le visage sous le Doudou ou fixent la lumière de la veilleuse au plafond… Clairement, je pense que Noah aurait fait ses nuits bien plus tôt si on avait testé l’emmaillotage (à 9 ans, ils s’enroulent tous les soirs dans une couverture polaire). Alors que pour Isis, la cadette, elle a préféré dès le début faire lit à part et dormait très mal en cododo ! (Alléluia après 2 ans de lit partagé 😉)

S’endormir et se réveiller au même endroit 

Vous vous rappelez des fois où vous avez ouvert les yeux sans reconnaître l’endroit où vous les avez fermés… Plutôt angoissant, non ? On comprend que dans ses micro-réveils, entre deux phases de sommeil, si l’enfant ne reconnaît pas l’espace où il s’est endormi, il y a des risques qu’il appelle. (Et donc nous réveille nous aussi 😟😫)

Dans le prolongement, s’il s’endort avec nous, il y a des chances qu’il s’attende à nous trouver quand il s’éveille. Donc, mieux vaut sortir de la pièce pour laisser bébé s’endormir seul. On laisse notre loulou glisser seul dans les bras de Morphée dans un état somnolent certes, mais éveillé. Au passage, en quittant la chambre, on lui signifie qu’il n’y a rien à craindre et qu’on le sait en sécurité.

Aménager un environnement propice au sommeil de bébé

Bien sûr, c’est plus simple de s’endormir dans un coin cosy que dans un hall de gare (quoique, pour certains enfants, on se demande…)

Préparer un coin douillet est un autre élément central pour aider bébé à s’endormir seul. Selon les possibilités, on peut lui faire sa propre chambre avec son lit (retrouvez les avantages et inconvénients du lit Montessori) ou un petit endroit au calme avec la sœur ou le frère. 

On veillera à une température adaptée ni trop chaude, ni trop froide (grosso modo, on vise entre 16° et 20°, idéalement 18°C). 

Côté luminosité, il est important de pouvoir signifier la différence entre le jour et la nuit. Par exemple, si la chambre dispose d’une fenêtre, on pourra fermer les volets pour faire “un noir total” pendant la nuit, et simplement tirer les rideaux à l’heure de la sieste pour laisser un peu entrer la lumière du jour.

Faire le point sur nos croyance à propos du sommeil 

“Un enfant doit apprendre à s’endormir seul”, “un bébé doit dormir xx heures par nuit”. “un nourrisson doit être au lit avant xx heures.” : est-ce bien vrai ?

À la manière de Byron Katie(1), il peut être intéressant de se questionner sur la nécessité absolue qu’il y a à ce que bébé s’endorme tout seul / à une certaine heure / d’une certaine manière. Est-ce que c’est vrai ? À quel âge doit-il s’endormir tout seul ? À quel moment pense-t-on que bébé doit dormir dans sa chambre ? Il peut être important de se mettre au clair sur ce qui nous paraît “normal” ou “évident”, seul ou en couple. Car quand les choses sont claires pour nous, elles sont incroyablement plus évidentes pour notre nourrisson qui perçoit malgré lui nos “incohérences”. 

Il n’y a aucun mal à laisser bébé dormir tout seul dans sa chambre dès 3 semaines… si ça nous correspond et que ce n’est pas pour obéir à une norme. Le cododo ou le maternage proximal ont eux-aussi leur raison. L’important est donc d’être au clair sur ce que l’on souhaite pour nous, pour notre enfant, pour notre couple, pour nos nuits… Après, on passe aux trucs et astuces miraculeux (enfin des fois 😉). 

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