combien d'activités extra scolaires À chaque rentrée c’est la même question qui revient : combien d’activités extra-scolaires pour mon enfant ? Surtout quand ce sont nos enfants eux-mêmes qui ont envie d’en faire beaucoup ! Entre l’envie de leur faire plaisir, le budget et la gestion logistique que ça impose et la volonté de faire plaisir à nos marmots, il est bien difficile de trancher. Et notre débat du mardi sur Facebook consacré à ce sujet le confirme : sur ce point, vos avis divergent*.

Pour Elodie : « Un jour, un coach de tennis (entraîneur de grands joueurs mondiaux) m’a dit que si l’on veut qu’un enfant progresse et s’épanouisse vraiment dans un sport, qu’il soit passionné et en retire tous les bénéfices, il faut en choisir un (et un seul) avec lui, et s’y tenir. Quitte à le forcer un peu parfois. »

Pour Anne-Sophie : « J’ai moi-même été en sport étude très tôt. Concours, auditions… Poussée par ma mère, c’était une grosse charge de travail et de sacrifices. Je ne veux pas reproduire cela, c’est ma fille qui choisira ses activités, et leur fréquence. Que l’on incite son enfant, et attise sa curiosité je dis oui. Mais qu’on le pousse sans même connaître la fatigue que cela implique, non. »

Pour Fiorella : « Chez nous, tous hyperactifs. Mon aîné a voulu faire basket, golf, équitation et judo, on a réussi à supprimer le basket après un an et limiter l’équitation aux vacances, mais on a du mal à le freiner. Il voudrait aussi jouer d’un instrument, mais dur de tout caler dans l’emploi du temps. Et financièrement, il nous ruine ! 🙂 »

Sandrine : «  Je souhaite qu’ils aient du temps pour eux, ne pas toujours avoir des contraintes ou de se dépêcher. Qu’ils apprennent à s’ennuyer et créer des choses, qu’ils voient leurs copains et que l’on puisse faire des activités tous ensemble en famille ! »

Le nombre de points de vue différents reflètent bien la diversité de nos tempéraments de parents. Nos enfants, eux aussi, ont des personnalités variées et à la question “combien d’activités extra-scolaires mon enfant doit-il faire?” j’ai envie de répondre qu’il n’existe pas un nombre d’activités extra-scolaires idéal, mais que ça dépend plutôt de l’enfant.

Certains enfants sont plus actifs que d’autres qui aiment pouvoir être polyvalents, ou d’autres encore qui se concentrent sur une activité et aiment pouvoir y développer au maximum leurs performances. D’autres enfin ne ressentent pas forcément le besoin de faire une activité extra-scolaire et sont déjà bien occupés à la maison.

Il n’y a pas de mode de vie meilleur qu’un autre, l’important est d’avoir un emploi du temps en cohérence avec sa personnalité. Et si nous laissions nos enfants choisir leur rythme tout simplement ?

Je vous entends d’ici dire «  mais je veux qu’il garde du temps libre pour développer sa créativité, s’évader, rencontrer des gens ».

Personnellement, étant de tempérament très créatif, mes meilleures idées ne me viennent pas quand je suis dans les embouteillages « à ne rien faire ». Non : mes meilleurs projets, je les conçois en faisant mon jogging. C’est quand je cours que mon esprit se libère, est le plus disposé à réfléchir en profondeur et que l’inspiration me vient. Je trouve aussi bien plus facile d’exprimer sa créativité en étant concentré devant une feuille blanche avec un objectif à atteindre (écrire une histoire, dessiner l’intérieur de son futur appartement, etc.) qu’en errant dans une pièce à ne savoir que faire. Et ce n’est pas parce qu’on laisse nos enfants dans une chambre qu’ils vont avoir l’idée de concevoir quelque chose d’incroyable. Même si c’est important qu’ils sachent s’occuper seuls, il me semble que nos enfants pousseront davantage leur créativité en étant dans un environnement stimulant, comme une pièce avec des pinceaux, des rouleaux, du sable à coller, un immense mur et, pourquoi pas, un sujet.

« Oui mais c’est bien de garder du temps pour qu’ils ne fassent rien ».

Je suis bien d’accord avec vous ! C’est bien qu’ils aient du temps de jeu libre, à ne rien faire de prédéfini, pour qu’ils sachent s’occuper seuls, sans qu’on n’ait besoin de leur donner une activité. Mais je ne pense pas que la priorité pour leur dégager ce temps-là soit de revoir le nombre d’activités extra-scolaires qu’on leur fixe. En revanche, on peut s’interroger sur le temps passé devant un écran par exemple…

Limiter la quantité d’activités pour qu’ils aient du temps pour eux, mais leur laisser passer ce temps libre devant la télé est un véritable contresens. Mieux vaut que ce temps soit occupé à des activités extra-scolaires , sources de créativité, de lien social, de persévérance et d’épanouissement.

« Oui mais il faut du temps aussi en famille ».

Je suis bien d’accord : il est important de garder du temps pour être ensemble et donc par exemple d’essayer de caler au maximum les activités extra-scolaires en semaine (quand c’est possible) pour avoir les week-ends libres. Néanmoins, j’ai des amis pour lesquels l’activité du samedi de leur(s) enfant(s) permet de passer un moment privilégié avec lui. Et pourquoi pas ? A chaque famille de trouver l’organisation qui lui correspond. Accompagner son enfant peut être l’occasion d’une chouette balade à pied et on peut aussi en profiter pour instaurer un petit rituel, comme un goûter en tête-à-tête, après l’activité.

Combien d’activités extra-scolaires ? Choisissons-en le nombre en fonction de l’enfant, et… des parents !

Si je pense que le bon nombre d’activités dépend de chaque enfant, il dépend aussi du porte-monnaie et des trajets à effectuer ! Concernant les transports, il est important que nos enfants n’aient pas à suivre un rythme effréné, qu’ils aient du temps pour profiter de l’instant présent.

Essayons de nous organiser pour ne pas devoir “courir”, pour que l’activité n’en devienne pas une source de stress pour arriver à l’heure, ni une contrainte insupportable pour les parents qui doivent faire les trajets, surtout quand il y a des allers-retours ! Car si cela devient une contrainte pour nous, parents, inconsciemment cela va jouer sur notre humeur et donc indirectement impacter notre enfant. Dans ce cas, plusieurs solutions s’offrent à nous : changer de point de vue et profiter de ces trajets pour passer un vrai moment avec son enfant et/ou s’arranger avec les autres parents pour alterner les trajets. Et si la contrainte est trop forte, revoir l’emploi du temps des activités extra-scolaires.

N’oublions pas que le bien-être de nos enfants est essentiel… mais que le nôtre, en tant que parents, l’est aussi !

A lire aussi  : Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse… et Activité extra-scolaire : comment faire le bon choix ?

*les citations contenues dans cet article sont tirées des commentaires faits sur la page Facebook de CPMHK.  Par souci de probité, j’ai tenu à les reproduire à l’identique, avec leurs possibles petites imperfections.

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