Faut-il laisser nos enfants choisir leur activité extra scolaire ? Sont-ils capables de savoir ce qui est « bon » pour eux ? Faut-il les pousser, voire carrément les forcer ?

Ce qui est certain, c’est que pour que notre enfant progresse dans une activité extra scolaire (ou autre), il faut qu’il soit m-o-t-i-v-é. Non pas motivé parce qu’on lui promet une belle récompense à la clé, mais personnellement investi parce qu’il aime ce qu’il fait. Comme nous, nos enfants donnent le meilleur d’eux-mêmes quand ils font ce qu’ils aiment et non quand ils sont contraints et forcés (Voir l’article : Comment élever un enfant, pour qu’ils deviennent ce qu’ils sont de mieux ?).

L’activité extra scolaire : une passion avant tout.

Laisser notre enfant faire ce qui le passionne, oui… Mais une passion, ça ne tombe pas du ciel. L’environnement dans lequel nous plongeons un enfant va avoir évidemment une influence importante sur ses goûts et ses centres d’intérêt. Ne pensons pas que pour en faire un passionné de guitare, il suffit de l’inscrire à un cours de guitare ; ou de lui lire des histoires de volcans pour qu’il soit passionné par le sujet ; ou de lui acheter une trousse à outils pour qu’il devienne bricoleur…

Le meilleur moyen de faire naître une passion est d’immerger notre enfant dans un environnement favorable.

Un fils de cavalier qui s’occupe quotidiennement du cheval de sa maman, que l’on emmène à l’hippodrome tous les week-end pour voir les courses et qui passe ses vacances à randonner à cheval en famille, aura en principe beaucoup plus de chances de se passionner pour cette activité extra scolaire, que celui qui prend simplement des cours d’équitation une fois par semaine.

De même, un fils de musicien qui voit son père jouer au quotidien et qui assiste régulièrement à des concerts avec ses parents aura bien plus de chances de se passionner pour un instrument que celui qui prend des cours de piano obligatoires, sans autre forme de stimulation au sein de la famille.

L’idée est ici de partager avec nos enfants des moments privilégiés quels qu’ils soient et selon ses moyens. Le bonheur qu’on vit ensemble est souvent source de passion… …et d’envie d’activité extra scolaire !

C’est souvent en regardant les autres faire que notre enfant va se passionner pour une activité extra scolaire.

C’est là où nous, parents, avons un rôle fondamental à jouer ! Si on veut véritablement donner à notre enfant la possibilité de choisir son activité en toute clairvoyance, l’idéal serait de lui faire découvrir toutes les disciplines qui sont à sa portée. Et si les écrans sont une façon facile de le faire, vivre les choses en vrai, s’imprégner d’une atmosphère est bien plus motivant. Par exemple, assister à un match de foot dans la ferveur du stade est beaucoup plus fort que de regarder ce même match à la télé, seul et sans aucune ambiance autour.

Et bien sûr, si on veut qu’il puisse vraiment choisir son activité extra scolaire, notre rôle est aussi de lui permettre d’essayer. Mais pas n’importe comment… dans de bonnes conditions ! L’atmosphère dans laquelle il va s’initier à une activité joue un rôle très important. L’ambiance du cours, le cadre, la façon dont l’enseignant s’adresse aux enfants, va donner plus ou moins envie à notre enfant de pratiquer cette activité. L’autre jour j’ai emmené Joy à un cours de musique qu’elle n’a pas aimé. Plutôt que d’en rester là et de choisir une autre activité, je lui ai fait essayé un autre cours de musique : et bien elle a adoré ! Là encore, notre rôle est important, car serait dommage que notre enfant passe à côté d’une passion, juste à cause d’une mauvaise expérience.

Pour résumer, pour vraiment donner la possibilité à notre enfant de choisir une activité extra scolaire, il faut au préalable l’y faire goûter. Mais évidemment, on ne peut concrètement pas faire TOUT tester à un enfant. Donc qu’on le veuille ou non, nous allons devoir faire une sélection, qui généralement se fait à partir de nos propres affinités et de la praticité de l’activité extra scolaire envisagée (pas forcément envie de faire 3 heures de route pour emmener le petit dernier à son cours de poney tous les samedis !).

Il est donc essentiel de bien prendre le temps d’observer notre enfant pour déceler ce qui l’attire, comprendre son tempérament, vers quelle activité il se dirige naturellement quand il est totalement libre, car c’est en le connaissant bien que l’on pourra lui proposer les activités qui lui plairont le plus.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de choisir une activité extra scolaire “qui lui fera du bien”, mais une activité qu’il prendra plaisir à pratiquer. Pas question d’envoyer au karaté un enfant un peu chétif au seul motif qu’on veut “l’endurcir”; pas question non plus d’obliger un enfant timide à suivre des cours de théâtre uniquement pour qu’il prenne confiance en lui. Si l’enfant va à ses cours en traînant des pieds, cela ne mène à rien. Non seulement, on risque de provoquer une véritable aversion pour cette activité, mais surtout, on risque de le faire passer à côté d’un autre domaine qui lui aurait mieux convenu et dans lequel il se serait totalement épanoui.

Soyons à l’écoute de nos enfants, ne cherchons pas à les faire emprunter une voie que l’on trace à leur place.

A lire aussi  : Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse… et Activité extra-scolaire : quand l’enfant veut arrêter avant que l’année ne finisse…

Conclusion :

Ecoutons notre enfant, observons-le et donnons lui l’opportunité de découvrir les activités qui pourraient le séduire.

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