Voilà une grande question : nos enfants doivent-il continuer jusqu’au bout l’ activité extra scolaire qu’ils ont commencée, même s’ils n’en n’ont pas envie ? Sur le sujet, vos avis divergent.

« Je ne l’obligerai pas à poursuivre si elle veut vraiment arrêter…. 🙂 Ce qui m’importe c’est qu’elle soit heureuse de faire ce qu’elle fait. »

«  Je trouve important qu’un enfant fasse une activité et s’y tienne, ça leur apprend l’assiduité et à ne pas baisser les bras à la moindre occasion, difficulté ou coup de mou. »

«  Forcer, peut-être pas, mais encourager fortement une activité commencée pourquoi pas ! Ex: ma fille va à l’éveil musical, la dernière fois, elle s’est mise à pleurer : “je ne veux pas y aller”, je l’ai quand même emmenée et en sortant elle m’a dit : “C’est trop bien la musique, je me suis bien amusée.” »

« Bien sûr, quand on s’inscrit, on y va ! Activités payées = activités effectuées 😉 S’ils veulent changer il faut attendre l’année suivante. »

Avant de répondre à la question, il me semble intéressant de comprendre pourquoi un enfant veut arrêter son activité extra scolaire :

1. Est-ce la flemme d’y aller ? Le manque d’enthousiasme ?

2. Est-ce qu’il a peur ? Est-ce qu’il est mal à l’aise ?

3. Est-ce qu’il n’aime tout simplement pas la discipline choisie ?

 

 

1. Il a la flemme d’aller à son activité extra scolaire.

Si on est dans le cas d’un poil dans la main, mon opinion est qu’il faut booster son enfant. Savoir se motiver quand on n’a pas envie, c’est une vraie force. Si je n’ai pas envie d’aller faire mon jogging mais que je me force à y aller, je suis fière et contente d’avoir dépassé ma flemme. A nous de leur transmettre cette force, sans oublier d’être empathique : “Je comprends que tu aies la flemme d’y aller. Moi aussi, l’hiver, je trouve cela difficile de me motiver à aller à mon cours de sport, mais une fois que j’y suis, je suis super contente, et très fière de moi !”

2. Il a peur ou est mal à l’aise pendant son activité extra scolaire

Dans d’autre cas, comme nous d’ailleurs parfois, nos enfants peuvent appréhender d’arriver dans un nouveau lieu où ils ne connaissent personne. Cela peut être stressant de découvrir une nouvelle activité, de nouveaux camarades, un nouveau prof… On peut avoir peur de ne pas arriver à faire ce qui est demandé. Pour les aider à surmonter cette appréhension, plutôt que d’essayer de les convaincre qu’ils s’amusent (« Mais si, c’est super ton cours de musique ! »), il faut simplement les é-c-o-u-t-e-r,  les faire parler, afin de leur faire prendre conscience précisément de ce qui ne va pas. Se sentir écoutés (et compris !) leur permettra de surmonter leurs craintes. C’est ce que l’on appelle l’écoute active (Voir l’article “Utilisez la magie de l’écoute active”). Une fois passée cette première phase d’adaptation, votre enfant se passionnera peut-être pour son activité extra scolaire.

 

Mais quand mon enfant me dit qu’il n’aime pas son activité extra scolaire, comment réagir ?

Là, on n’est plus dans une phase d’adaptation. Il a été plusieurs fois à son activité et dit qu’il n’aime pas ça.

Je peux vous en parler, ça m’est arrivé l’année dernière ! Je me suis inscrite avec Daddycool à un cours de tennis. J’aime le tennis, j’aime mon mari, cela me faisait du bien de faire sport : tout y était ! Sauf qu’au bout deux séances, je n’avais déjà plus envie d’y retourner. J’avais la désagréable impression de retourner 25 ans en arrière, avec un prof désagréable et prêt à crier à la moindre occasion. En plus de ça, mes camarades et moi-même ne comprenions pas toujours les consignes qu’il nous donnait et il était souvent difficile de décrypter ses conseils.

En sortant des cours, je ne ressentais même pas la fierté de m’être dépassée. Le cours était tellement mal organisé qu’on passait plus de temps à poireauter qu’à courir et jouer au tennis !

Démotivée, j’apprenais au ralenti. Au final, j’aurais beaucoup plus progressé si j’avais pris trois cours particulier avec un bon prof, j’aurais davantage profité de ma copine si nous avions pris ce temps pour boire un café et j’aurais fait davantage de sport en faisant simplement du jogging. Et tout cela m’aurait épargnée les récriminations du prof qui me mettaient de fort mauvaise humeur !

Un de mes camarade de cours, Nicolas, décidait qu’il allait continuer car il avait payé pour un trimestre complet. Daddycool, lui, ne trouvait pas le prof si méchant que ça….

Alors faut-il ou non continuer à y aller ?

De mon côté, je me posais la question. Je m’étais « engagée » vis-à-vis de Daddycool, je ne voulais pas le laisser tomber. Je m’interrogeais sur la décision de Nicolas. Le prof l’avait carrément pris en grippe, il finissait par perdre confiance en lui, par se trouver nul et ressortait de chaque cours de mauvaise humeur. Alors, devait-il payer et en prime s’embêter à venir, ou ferait-il mieux de s’épargner ces moments désagréables, quitte à dire adieu à son argent ? Personnellement, je crois que la question de l’argent ne serait pas suffisante pour me faire persévérer.

« Oui mais ça ne leur apprend pas à tenir leurs engagements. »

Apprendre à tenir son engagement auprès de quelqu’un, c’est important. Si notre enfant est dans une troupe de théâtre et qu’il tient un rôle central dans la pièce, en effet, il ne peut abandonner en cours d’année car il risque de mettre toute la troupe en difficulté. De même, pour moi qui m’étais engagée vis à vis de Daddycool à aller ensemble à ce cours, tenir mon engagement me paraît important.

Mais comment savoir, avec un seul cours d’initiation (dans le meilleur des cas), si ça va nous plaire ? Ne  devrions-nous pas à minima avoir la possibilité de tester sur une période de 3 semaines, afin de dépasser la phase d’adaptation et de changer de cours, ou de professeur, si celui-ci ne nous convient pas ? Comme une période d’essai finalement 

« Oui mais ça ne leur apprend pas la persévérance »

Pour moi, la persévérance, ce n’est pas s’entêter dans un choix qui ne nous convient pas pour peut-être, un jour, finir par apprécier une activité extra scolaire. Persévérer n’a de sens que si c’est pour progresser, et tendre vers un objectif que l’on s’est fixé. Persévérer, c’est se dépasser pour s’améliorer. Mais encore faut-il être motivé et aimer ce qu’on fait !

Conclusion

A nous de bien sentir ce qu’aime notre enfant dans son activité ou ce qui le rebute, de l’aider éventuellement à surmonter ses difficultés. A nous de peser les “pour” et les “contre”, pour décider éventuellement de lui permettre d’arrêter une activité extra scolaire, malgré les frais engagés. Pourquoi ne pas également négocier une petite période d’essai ?

Voici deux autres articles qui pourraient vous service : Activité extra-scolaire : comment faire le bon choix ? et À combien d’activités extra-scolaires faut-il inscrire notre enfant ?

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