disputes-entre-enfants-cpmhk Comment intervenir dans les conflits de nos enfants, faire cesser les disputes entre enfants et en éviter une énième… ?
Léon et Théo sont dans le bain. Léon à droite, Théo au milieu. Joy s’apprête à les rejoindre, et tente de se glisser entre les deux. La dispute éclate :
   –   « Non c’est moi qui étais au milieu en premier !
   –   Non, c’est celui qui arrive qui choisit sa place !
   –   Charlotte (c’est moi) n’est-ce pas que c’est à elle d’aller sur le côté ?
   –   Non en plus la fois dernière c’était lui qui était déjà au milieu ! »
Les disputes entre enfants ont l’art de nous stresser, et de nous donner envie de vite les régler. Notre réflexe est alors de trancher « Oui c’est à son tour car c’était déjà toi au milieu la fois dernière » ou encore « Non, il était là avant, tu te mets à droite », etc.
Quelle que soit la façon dont on tranche, même si elle nous parait juste, l’un se sentira lésé, au détriment de l’autre. Et cela ne me plait pas bien car d’une part le lésé risque de m’en vouloir de montrer ma préférence pour l’autre, et d’autre part, il risque d’enfouir une petite colère envers son ami qui « a gagné injustement ».

 

Je ne serai alors pas étonnée si en passant à table, celui qui s’est senti lésé pour le bain, réclame à avoir l’assiette de l’autre qui est beaucoup plus belle que la sienne. Juste histoire pour lui de réajuster la balance, et « de prendre sa revanche ». D’ailleurs ce futur conflit pris hors contexte, pourrait alors apparaître comme un caprice, alors que ma réaction précédente en est un peu la cause.

À prendre parti dans les disputes entre enfants on alimente clairement les conflits.

Face à ce conflit, j’opte pour l’empathie dénuée de tout jugement : « Joy, toi tu as envie d’aller au milieu, car tu trouves que comme tu es la dernière arrivée, c’est toi qui choisis où tu te mets. En plus tu n’étais pas au milieu la fois dernière. » « Oui ! » « Et toi, Théo, tu trouves que t’étais là en premier donc c’est normal que tu restes où tu es » « Oui ! ».
Le fait de formuler ce que chacun ressent a un double effet positif :
  • D’une part chacun se sent compris, et donc immédiatement la pression redescend
  • D’autre part, on amène indirectement chacun à essayer de comprendre ce que l’autre ressent.
   –   « Je suis sûre que vous pouvez trouver une solution qui conviennent à tous les deux !
   –  J’ai une idée, on fait pic et pic et colégram !
   –  Mais si jamais pic et pic et colégram ne tombe pas sur toi Théo, tu seras triste non ?
   –  Oui
   –  Et si jamais pic et pic et colégram ne tombe pas sur toi Joy, tu seras triste non ? Donc il faut que vous trouviez une solution qui vous convienne davantage. »
Et oui, si le hasard a le gros avantage d’éviter que nous, parents, privilégions l’un des enfants au détriment de l’autre, ce n’est pas pour autant que cela est « juste ». Imaginez qu’au décès de vos parents, celui qui récupère la belle maison familiale soit désigné au tirage au sort. Celui sur qui ce n’est pas tombé risque de trouver cela « injuste ». Et peut exprimer un peu de colère intérieure envers son frère d’avoir accepté cette solution injuste. La solution la plus juste est donc celle qui convient à toutes les parties, faisons preuve d’imagination !
   –  « On peut dire que 10 minutes l’un puis 10 min l’autre ! propose Théo. J’enrichis les idées :
   –  Ou 10 minutes l’un puis 12 minutes l’autre, comme ça, c’est plus juste pour celui qui ne commence pas ! Ou.. On peut dire que celui qui a la place sur le côté a tous les jouets !
   –  Oui, c’est une bonne idée !! Moi je veux bien avoir la place sur le côté et tous les jouets
   –  Et moi je m’en fiche des jouets je préfère rester au milieu ! »
La solution originale eut l’air d’enthousiasmer les deux copains. Léon, lui, bien indifférent à la situation… Finalement, Joy donna aussi quelques jouets à Théo, c’est quand même plus drôle de jouer ensemble.

Ne pas prendre parti dans les disputes entre enfants évitera de créer de la rancœur et de multiplier les conflits.

Et leur donner le réflexe de trouver d’eux-mêmes une solution qui convienne à tous leur sera bien utile pour gérer leur relation actuelle et future !
Évidemment, souvent, ce genre de conflits se produit entre frères et sœurs… et les chamailleries retentissent au quotidien dans toute la maison ! Mais tout comme ne pas intervenir en « tranchant » peut vous aider dans ce genre de situations, il existe d’autres bons trucs à appliquer pour une fratrie plus unie. Ca vous intéresse ?  Je vous propose de vous inscrire ci-dessous pour recevoir gratuitement un dossier complet sur le sujet. Dans ce Pack Frères/Soeurs, je vous donne des pistes et des clefs pour une fratrie unie. Pour le lire, rien de plus simple : indiquez votre mail et recevez le pack directement dans votre boite !

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Commentaires

Commentaires

7 réponses
  1. Solange
    Solange says:

    Bonjour,

    Tout d’abord un grand merci pour vos articles qui sont toujours une mine d’or!
    Une question par rapport à celui-là : comment faire quand un des 2 enfants est trop petit pour comprendre et proposer des solutions? Mon fils de 1 an et demi tape son grand frère de 5 ans qui nous appelle à l’aide pour que petit frère aille sur la « chaise qui rend sage » (qu’on utilisait pour lui quand il était petit mais que je ne souhaite plus utiliser).
    Encore merci pour vos conseils.
    Solange

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