Quoi de plus courant qu’un enfant qui se met en colère ?! Il est frustré, vexé, fâché, déçu et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, l’explosion de la cocotte minute, l’entrée du taureau dans l’arène… Pour aider nos petits à accueillir leurs émotions et à s’apaiser, fabriquer une boîte à colère peut être super utile. Mon amie Caroline, maman de 4 enfants de 22 à 7 ans, nous explique pourquoi et comment faire une boîte à émotions bien utile pour gérer les moments de débordements émotionnels.

Qu’est-ce que la colère et d’où vient-elle ?

Avant de se lancer dans la fabrication de notre boîte à colère, aussi appelée boîte à rage, on peut se poser la question de l’origine de la colère. Cette émotion, souvent considérée comme négative, vient nous aider à poser nos limites lorsque celles-ci ne semblent pas respectées. Elle a pour objectif de nous mettre en mouvement, afin d’affronter une situation qui ne nous paraît pas juste. Une colère n’est donc pas forcément un “caprice”, mais l’expression d’une frustration ou d’un sentiment injustice.

La science est maintenant très consciente de l’impact négatif d’une colère intériorisée sur notre santé. Il est donc important d’accompagner nos kids à reconnaître leurs émotions, sans pour autant l’envoyer à la face d’autrui ou de tout casser. Notre rôle d’adulte est d’accueillir, sans jugement (“c’est mal”, “c’est vilain de se mettre en colère”) ni tentative de répression de l’émotion (“mais non, ce n’est pas grave ! Tu récupèreras ton camion après). Cela peut donner : “J’ai l’impression que tu es très en colère !?” “Tu ressens une émotion très forte il me semble, non ?”

Dans un deuxième temps, on pourra proposer tout le contenu de la boîte à émotions pour que notre enfant puisse libérer l’énergie de colère, l’apaiser et évacuer les tensions.

D’ailleurs, avant de vous apprendre à fabriquer votre boîte et vous donner des idées de choses pour la garnir, sachez que nous avons développé le PACK ANTI-COLÈRES : le dossier ultime pour gérer frustrations, “caprices” et autres crises… Bourré de conseils et d’idées bienvenues, il aide à mieux vivre les moments difficiles où notre enfant voit rouge ! Pour le recevoir gratuitement, laissez-nous votre email. 👉 

Inscrivez vous à la newsletter qui rend la vie (un peu) plus cool et recevez votre dossier !

À quoi sert une boîte à émotions ou boîte à rage ?

J’ai découvert cette fameuse boîte vers les 2 ans de mon fils Noah, alors qu’il allait à la crèche. D’ailleurs, là-bas, la “boîte à colère”, c’était bien plus qu’une boîte : c’était carrément un petit aménagement près de la fenêtre avec une petite chaise, un tapis moelleux, des coussins bien à l’abri sous l’escalier, mais aussi une boîte truffée de divers objets… 

Quand on l’a mis en place à la maison, Sid, le grand frère, avait 9 ans et Noah 2. Je leur ai raconté l’histoire d’un petit garçon qui revenait très, très fâché de l’école. Plutôt que de taper dans le mur à grands coups de pied comme il le faisait d’habitude, il a découvert un coffre aux trésors où chaque objet l’aidait à faire baisser la pression et retrouver un peu plus de sérénité. Avec mes deux loulous, nous avons agrémenté notre box de moult petits éléments nous permettant de trouver le chemin de l’apaisement. 

Comment fabriquer une boîte à colère ?

Une boîte à émotions est très simple à fabriquer. Certains aiment y voir une étiquette “pédagogie Montessori”… peut-être si elle permet à l’enfant de s’exprimer ?! En tous cas, j’y vois surtout des outils faciles d’accès à manipuler, permettant d’aider dans le retour au calme. 

Une boîte à chaussures fait très bien l’affaire (nous, on a pris le 44-fillette de SuperPapa, ça offre plus de place que du 25 ! 😉). Ensuite, on peut la décorer comme bon nous semble : avec des papiers, des dessins, de la feutrine, des découpages…

Voici quelques idées d’objets que l’on peut mettre dedans :

  • des feuilles et du papier, pour dessiner sa colère et lui laisser exprimer librement ;
  • une boule à neige ou à paillettes. La neige représente la colère qui tourbillonne puis retombe et s’apaise. On peut aussi fabriquer une bouteille de retour au calme, issue de la pédagogie montessori… une initiation à la médiation !
  • une petite bouteille d’eau avec un joli verre en plastique et une paille. C’est un des trucs préférés de Charlotte : faire des bulles aide à s’apaiser ! (On peut aussi souffler directement dans la paille) ;
  • des coloriages de monstre en colère et de pays féérique avec des feutres ou des crayons qui restent dans cette boîte ;
  • des “bons pour un câlin” ;
  • des livres qui l’aident à se sentir bien (le livre “grosse colère” de Mireille d’ Allancé fonctionne très bien) ;
  • une balle antistress ;
  • une peluche ou un coussin à câliner… 

On peut aussi mettre des objets pour permettre de se défouler : coussin de la colère, boîte à cris, bandes de papier pour faire du karaté ; ou encore, peluche à taper… Toutefois, si l’expression de la colère est importante, il semblerait que lui laisser libre court en frappant ou hurlant ne soit pas particulièrement efficace. Au contraire, cela aurait tendance à muscler les circuits cérébraux dédiés, et donc favoriser le retour de “l’émotion désagréable” .

Et si on dispose de plus de place à la maison, on peut installer un recoin de repli pour que notre Loulou puisse se recentrer… Il pourra y retrouver ses doudous, coussins ou autres lecteurs musicaux.

Alors, la boîte à colère, on s’y met ?

Ce coffre au trésor a l’avantage de permettre à notre enfant d’apprendre qu’il est responsable de ses émotions

Il sait que nous sommes à ses côtés si nécessaire, rien que pour sortir la boîte.

Parfois, le simple fait de se prendre en charge permet de détourner l’attention et de s’apaiser, on se concentre sur autre chose, et zou… Voilà la colère qui s’envole !

Et dans tous les cas, cette boîte à colère lui permet de trouver les solutions qui lui font du bien et de les engranger pour la suite. Et ça, c’est une vraie fierté pour notre enfant. D’ailleurs, pensons à lui faire remarquer “ Tu as vu comme tu as réussi tout·e seul·e à faire partir ta colère ? Tu peux être fier·e de toi !”

Si vous avez d’autres idées qui ne seraient pas citées ici, n’hésitez pas à nous laisser l’info en commentaires. C’est toujours bon de partager.

Commentaires

Commentaires

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.