cauchemar enfant

Quel parent ne s’est jamais fait réveiller en pleine nuit par un cauchemar d’enfant ? Réveil en sueur, cris angoissés : ”Mamaaaan, un loup !!!!”. Monstres, sorcières et autres créatures menaçantes peuvent venir perturber le sommeil de notre enfant et se transformer en peur du coucher. Comment faire face à ses cauchemars ? Comment les désamorcer? Comment l’aider à s’endormir sereinement sans qu’il se relève 20 fois par peur de faire un cauchemar?

Je laisse la parole à Camille, maman d’Arthur 3,5 ans et April 16 mois.

Arthur, à la veille de ses 3 ans, faisait des cauchemars. Il avait peur du loup. On avait beau le raisonner, rien à faire ! Les couchers étaient compliqués. Notre petit garçon rampait comme un lézard de son lit jusqu’au salon avec des prétextes toujours plus créatifs pour ne pas dormir.

J’avais l’impression d’être passée à côté de quelque chose ! Il fallait trouver une solution, je commençais à perdre patience…

  • Trouver la source du cauchemar de l’enfant

Les cauchemars font partie du développement psychique normal de l’enfant. Ils lui permettent de digérer certaines émotions fortes de la journée. Parfois, l’émotion vécue dans le cauchemar est tellement intense qu’il se réveille en panique au milieu de la nuit.
On peut se demander de quoi parlent les cauchemars de notre enfant ? D’où viennent-ils ? Quelle information reçue la journée est traitée la nuit par son cerveau ?

Pour ma part, j’ai réalisé que ça venait des histoires que je racontais à Arthur. J’ai pensé notamment à ce livre du Petit Chaperon Rouge où il y avait une image effrayante du loup sur le point de dévorer la grand mère.

Quand j’ai abordé le sujet avec Arthur en lui demandant s’il avait peur des loups, il m’a expliqué que ”Oui et les loups ont le code de la maison, ils peuvent venir chez nous” (!!??)

Ah oui effectivement, ça devait lui faire très peur de penser à un loup qui débarque dans sa chambre ! Je lui ai dit que c’était normal de ressentir de la peur dans ce cas, que moi aussi petite j’avais peur des loups et qu’on allait arrêter de lui lire des histoires de loups méchants.

Je me suis débarrassée du Petit Chaperon Rouge et j’ai commandé un autre livre avec un loup super sympa. Et un album documentaire avec des photos de VRAIS loups dans leur terrier au fin fond de la montagne.

Même si la limite entre fiction et réalité est un peu floue à cet âge là, peu de temps après, on a eu une conversation sur le fait que ”dans les histoires, on peut raconter ce qu’on veut : des loups qui se déguisent, des cochons qui parlent etc… bref n’importe quoi ! Alors qu’en fait le loup c’est comme un chien, il ne peut pas s’habiller ! Ni manger les grands mères ! Pareil pour les cochons (cf Peppa Pig ) etc…”

En parallèle, j’ai aussi briefé son grand-père qui avait tendance à lui raconter des histoires qui faisaient un peu trop peur et on a évité les spectacles de Guignol avec des loups.

Petit à petit, les cauchemars ont disparu. Sa peur s’est effacée. Les couchers ont été plus simples.

Ce qu’on peut retenir pour gérer au mieux les cauchemars de notre enfant, c’est :

    • De l’écouter, de le laisser exprimer ce qu’il ressent jusqu’au bout ;
    • De mettre des mots sur ce qui lui fait peur sans le raisonner, ni se moquer car sa peur est bien réelle ;
    • De ressentir une vraie empathie pour qu’il se sente compris: ”c’est dur, tu as peur…” ;
    • De l’aider à faire la différence entre le réel et l’imaginaire. Ne pas se lancer dans des ”pschitts anti-monstres” ou autres amulettes anti-fantômes pour ne pas accentuer le bien fondé de sa peur.
  • Très important : couper le robinet qui alimente sa peur

Les sources peuvent être multiples : les livres, les dessins animés, les discussions d’adultes… bref tout ce à quoi il est exposé.
Quand les cauchemars de l’enfant sont liés à des évènements difficiles (déménagement, passage à l’hôpital, naissance, deuil, entrée à l’école…), on peut pratiquer également cette ”écoute active pour le rassurer et l’aider à comprendre ce qu’il vit.

Bien sûr, si les cauchemars sont récurrents, sur une période longue, on peut consulter un spécialiste. Et quelquefois, l’enfant peut aussi avoir des terreurs nocturnes, un sujet dont on a parlé ici.

 

  • Des idées magiques anti-cauchemars

En pleine nuit, quand l’enfant se réveille en pleurs à cause d’un cauchemar, on le console, on le rassure sur le fait qu’il est en sécurité, que ça va passer. On peut lui dire qu’on est là pour lui tant qu’il en a besoin. On peut allumer une petite lumière, rester à côté de lui jusqu’à ce qu’il se rendorme.

Le lendemain, voici un jeu à lui proposer pour résoudre son cauchemar. Testé et approuvé !

La règle est la suivante : il est l’enfant éveillé et il va rentrer dans le cauchemar de l’enfant endormi pour l’aider. On lui dit qu’il a des pouvoirs de super héros et qu’il peut tout faire. Par exemple, il peut d’un coup de baguette transformer le loup qui fait peur en loup très gentil et partager une glace à la fraise avec lui. Et on termine avec l’enfant le rêve éveillé jusqu’à ce qu’il soit résolu.

Cet exercice est très efficace car l’enfant domine son cauchemar et prend la main dessus.

Et on peut aussi profiter du rituel du soir dont on a déjà parlé ici pour guider les pensées de l’enfant vers des choses agréables. On raconte une histoire douce et joyeuse en respirant profondément ensemble. On peut imaginer une balade dans un jardin extraordinaire avec un magicien qui fabrique de la poudre ”spécial beaux-rêves”. Ou un voyage en avion entre des nuages de toutes les couleurs qui sont des boucliers anti-cauchemars.

Faîtes de beaux rêves ! Vous et vos enfants aussi 😉

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