exercice confiance en soi

“Aies confiance en toi ! ” “Mais si, tu peux le faire ! ”. Vous vous y voyez, là, en train d’essayer de motiver, rassurer, raisonner ou haranguer votre enfant pour qu’il aille de l’avant ? Et bien bonne nouvelle : la confiance en soi, ça se construit au quotidien. Découvrez 9 exercices ludiques pour aider nos kids à améliorer leur confiance en eux. 

Exercice n°1 spécial “confiance en soi” | Tenir un carnet de réussites

Remplir un carnet de réussite au coucher peut être une jolie solution. On prend quelques minutes le soir avec son enfant pour qu’il se remémore ses petits succès et joies du jour. De quoi est-il fier ? Qu’a-t-elle réussi à accomplir ? Il n’est pas nécessaire de viser l’Everest. Chaque petit pas est une victoire qui mérite d’être célébrée. On peut bien sûr l’aider à trouver des exemples en évitant de juger. “Tu as aidé ton ami à se relever dans la cour et tu l’as consolé. Est-ce que cela peut ressembler à quelque chose dont tu es fier·ère ?”. “Tu as mis la table sans que je le demande, c’était très agréable”. “Je t’ai vu essayer de monter à la corde au parc”.
La subtilité, c’est de laisser l’enfant ressentir ses actes, et donc d’éviter les compliments “Je suis fier·ère de toi” (c’est mieux pour éviter qu’il soit dépendant la reconnaissance extérieure ! ?) 

Essayons d’aider notre Loulou à prendre conscience de ses zones de confort. Pour les aptitudes moins évidentes pour lui, on pourra l’accompagner à prendre conscience de ses réussites, petit pas par petit pas. Par exemple, s’il fait preuve de timidité, on peut lui proposer “Tu es resté avec le groupe pendant toute l’activité et tu as même discuté avec une camarade. C’était comment pour toi ?”… 

Et finir la journée par ce carnet de réussites au coucher permet de s’endormir sur une note positive. Le top pour éviter de ressasser les pensées négatives du jour, non ?

Exercice n°2 spécial “confiance en soi” | “Faire comme si”

Vous avez essayé de passer une ou deux minutes avec un crayon en travers de la bouche ? Je vous le conseille, c’est étonnant (ok, on a un peu l’air bête ?).

Et oui, des études ont montré que l’attitude physique transformait le moral et le comportement. Garder un stylo dans la bouche étire les lèvres. Et l’humeur change. 

Donc si faire semblant de sourire peut modifier l’état d’esprit, pourquoi ne pas jouer à celui qui a confiance ? 

  • On peut commencer par un petit jeu de mime ou d’observation. “C’est comment quand on est confiant ?” “On se tient droit.” “Les épaules en arrière.” “La tête haute.” “Le regard lointain.” 
  • Ensuite, on joue au “Jeu de la confiance”. On se déplace dans la pièce la tête haute. On se salue. On se tape sur l’épaule. On rencontre quelqu’un. 

Exercice n°3 spécial “confiance en soi” | “Les super-pouvoirs”

En Inde, les mantra ont pour objectif de canaliser le mental, de le focaliser sur un point précis à des fins de protection ou d’invocation.  

L’idée pour ce jeu, c’est de trouver, avec notre enfant, toutes les cartes de super-pouvoirs auxquels il pourra faire appel quand viendra le moment de se dépasser :

  • faire une geste physique (toucher son genou, se tapoter l’épaule), 
  • murmurer une petite phrase
  • fredonner une comptine
  • visualiser une image,
  • se remémorer un succès, 
  • penser à quelqu’un qui nous aime et nous soutient, 
  • imaginer son super-héros préféré à ses côtés…

Exercice n°4 spécial “confiance en soi” | Visualiser la réussite

La visualisation est un outil très puissant. Curieusement, l’esprit ne fait pas la différence entre ce que les images que l’on se fait et ce que l’on traverse réellement. La sophrologie propose parfois de remonter la ligne de temps après un événement stressant. On se visualise quelques mois après avoir réussi, puis quelques jours après, puis le jour J, puis le jour d’avant. Et le fait d’avoir ancré la réussite retire une partie de la charge émotionnelle.

Exercice n°5 spécial “confiance en soi” | Fêter les succès

Là, il ne s’agit pas d’une récompense “entre la carotte et le bâton” mais vraiment d’une célébration “gratuite”. Ce n’est pas “si tu réussis… tu auras…” mais “Bravo, célébrons ensemble ce succès”, comme on aurait envie de fêter une réussite professionnelle ! 

Exercice n°6 spécial “confiance en soi” | “Bravo, tu as raté !”

Comme le disait Jane Nelsen, co-autrice de la Discipline Positive “Tu t’es trompé, c’est merveilleux”. 

Échouer est une nécessité dans tout apprentissage. Notre enfant n’a pas appris à marcher sans tomber. Il n’a pas commencé à parler en étant toujours compris. Il n’a pas pu apprendre par lui-même si on l’a empêché d’essayer. Alors, accompagnons-le à transformer ces soi-disants “échecs” en marches pour progresser. Encourageons-le à OSER.

À l’instar de Nelson Mandela
“Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.”

Finalement, la vraie défaite, ce serait de ne plus essayer par peur… Peur de rater. Peur de décevoir. Peur d’être moqué.

Lui rappeler toutes les étapes qu’il a réussies, c’est lui permettre de prendre confiance, petit à petit. “Tu te rappelles ? Au début, tu avais très peur de parler à des inconnus. Et au parc, tu as réussi à aller vers Jeanne. Et maintenant, c’est ta meilleure amie !”

Exercice n°7 spécial “confiance en soi” | “Il n’y a que des solutions”

Développer la confiance passe souvent par l’estime de soi. Dans ce jeu, il s’agit d’aider nos enfants à se rendre compte qu’ils ont en eux toutes les solutions. 

On imagine un problème insolite, et on lance toutes les idées pour le solutionner. La seule règle : écouter les idées de chacun et ne pas se moquer. C’est en fait la méthode de brainstorming ou remue-méninge, une technique de résolution créative et collective de problème. Une belle manière de se permettre de penser “out of the box” (en dehors du cadre).
“Comment peut-on faire pour aller sur la lune ?” “Construire un ascenseur ? OK, je note. Installer une tyrolienne ? Ah oui, cool.”

Au quotidien, essayons de demander leur avis… et soyons fous, de l’écouter (ok, des fois, je demande pour la forme, et je vois bien que je ne prends pas en compte la réponse ?)
“Je vais faire les courses, est-ce que tu penses à des choses qu’il faudrait que j’achète ?” “Zut, je ne sais pas quoi faire à manger. Tu aurais une idée ?” 

Savoir que leur avis est pris en compte et qu’ils peuvent avoir des solutions est très constructeur et valorisant. Cela répond à leur besoin d’appartenance, d’affirmation et d’utilité.

Exercice n°8 spécial “confiance en soi” | La boîte à défis

Et si on jouait à se dépasser ? Cela peut faire l’objet d’un jeu en famille où chacun propose de petits défis pour les autres. 

On fabrique une urne (boîte à chaussure ou autre) et chacun glisse des défis pour les autres (écrits ou dessinés selon l’âge des enfants). Ensuite, chacun pioche et essaie de réussir son challenge “Aller acheter le pain seul à la boulangerie”, “Prendre la parole au prochain apéro”, “Commencer la journée par le truc qui nous embête le plus” (si, vous savez, le coup de fil qu’on repousse et qui nous tord le ventre ?)…

Essayons de faire en sorte qu’il y en ait pour tous. Car nous aussi, tout parent que nous sommes, avons pleins de choses à améliorer. (Parce qu’il y a sûrement quelques domaines sur lesquels on a “lâché l’affaire” et qu’on s’est “fait une raison”). 

Et ensuite… Qu’on ait relevé ou non nos challenges ! ? Fiesta ! ? (enfin, sans alcool bien sûr)…

Exercice n°9 spécial “confiance en soi” | Les intelligences multiples

Quand l’on connaît nos forces et que l’on accepte nos “faiblesses”, la vie est tellement plus simple. Et pour autant, se reconnaître des points faibles ne signifie pas être incapable. Plutôt que de pointer ses faiblesses, pourquoi ne pas valoriser ses forces ?

À travers les Intelligences Multiples, Howard Gardner a recensé 9 types d’intelligence. Certains théoriciens en recensent aujourd’hui 9 : l’intelligence linguistique, logico-mathématique, spatiale, intra-personnelle, interpersonnelle, corporelle-kinesthésique, musicale, naturaliste (compréhension des choses de la nature) et existentialiste (ou spirituelle). 

On peut y être attentif au quotidien en variant les activités : physiques, linguistiques, d’attention à la nature, musicale, jouer à mimer les émotions pour développer la lecture des autres… 

Permettre à notre enfant de bien se connaître permettra de développer sa confiance en soi à l’école. En effet, le système actuel a tendance à valoriser les intelligences linguistiques et mathématiques. Heureusement, nombre d’instituteurs ouvrent leur pédagogie et tendent à valoriser tous les types d’intelligence.  

Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.
Albert Einstein

Aider notre enfant à développer ses compétences en lui proposant des activités adaptées à ses goûts peut lui permettre de se renforcer sur ses points forts et lui donner l’envie de progresser. Il ira ensuite naturellement chercher les compétences qui lui font défaut quand il ressentira l’envie et le besoin de progresser. Cela rejoint la pédagogie Montessori et le libre choix de l’enfant dans ses activités.

Voilà quelques clés pour essayer de donner (ou redonner) confiance en soi à son fils, sa fille, qu’il soit encore petit ou déjà ado. Il n’est jamais trop tard pour l’accompagner…

Si vous voulez continuer à creuser le sujet pour aider votre enfant à devenir un adulte épanoui, laissez-nous votre e-mail et accédez gratuitement au pack Confiance en soi : vous y trouverez pleins d’astuces pour l’accompagner au quotidien, encourager ses points forts… 

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Psst : ne le répétez pas, mais si c’est bon pour les enfants… c’est aussi bon pour les parents !

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