Et si parler sexualité avec nos enfants, c’était simple comme la vie ?

Pas toujours facile de parler sexualité avec nos enfants. Et pourtant, ce ne sont ni les occasions ni les questions qui manquent… 

Vacances entre amis. Pendant que les grands finissent de dîner, les enfants jouent dans la chambre. Surprise, on retrouve notre fiston de 4,5 en train de faire des bisous sur les fesses de son copain… Plus tard, question de ma puce : « Et pourquoi Maîtresse, elle dit qu’Anita et Clément peuvent pas être tous les deux mes amoureux ? ». Et chez ma copine au retour de l’école : “Maman, quel goût ça a, le sperme ?” 

OK. Il y a des jours et des questions où mon cœur s’arrête. Ça y est, voici arrivé le moment tant redouté de LA grande discussion.

Et si finalement, c’était simple ? Si finalement, ça faisait partie de la vie et qu’il n’y avait pas à se prendre la tête. Et si ce n’était pas THE TALK, mais des petites réponses égrenées au fil du quotidien… comme tous les sujets en fait. Et si on pouvait parler librement de sexe avec clarté et légèreté, pour leur permettre de le découvrir et de le vivre avec la même ouverture ? 

Voici 5 conseils, pleins de bon sens et de bonne humeur inspirés de Charline Vermont qui font tellement sens à mes yeux.  

“Si je ne réponds pas, qui le fera ?”

Quand nos enfants nous posent des questions sur le sexe, c’est tout simplement qu’ils ont envie d’avoir des informations. Selon leur âge, ils peuvent être simplement curieux (il y a un fort questionnement entre 3 et 5 ans), ils en ont entendu parler par les copains, ils ont pu être confrontés à certaines images (1 enfant sur 3 a déjà vu au porno à 12 ans !! )…  Bref, si notre kid s’adresse à nous pour parler sexualité, sur ce sujet comme sur les autres, c’est qu’il/elle nous fait confiance et qu’il a besoin de trouver des réponses à ses questions. Et si nous essayons de nous dérober à sa question en mode “c’est quoi cette bouteille de lait”, la question restera coincée dans leur petite tête d’enfant. Et comme un enfant a besoin de comprendre, on peut leur faire confiance pour aller chercher la réponse ailleurs : auprès de leurs copains, des grands frères et grandes sœurs, ou encore d’Internet ;-)… Hmmm… Finalement, pas forcément la bonne solution si on souhaite les préserver ou éviter de leur apporter cette vision biaisée du sexe et des relations sexuelles.

“Mais quelle bonne question ! Merci.”

Quand notre enfant nous interroge, essayons d’accueillir la question de notre enfant avec enthousiasme 👏 : “Waouh ! Merci d’avoir posé cette question. C’est super que tu veuilles en savoir plus !”. Cela lui permet de sentir que sa question est la bienvenue, qu’il n’y a pas de question bête ou risible, qu’on est à son écoute… 

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Bien sûr, des fois, on se mord les lèvres pour ne pas exploser de rire face à lui 😂, ou on prend une grande respiration parce que ce n’est pas si facile pour nous à aborder… Le sexe fait ‘simplement’ partie de la vie et, pour qu’il soit simple et accessible, pour éviter plus tard des conduites à risques, permettons-lui d’avoir des réponses simples à des questions simples, à son niveau de connaissances et de compréhension. Ça lui permettra, au fur et à mesure de sa croissance, de continuer à se documenter auprès d’une source fiable et filtrée. C’est aussi l’occasion de lui parler de son corps et de consentement

Et si nous n’avons pas la réponse immédiate à cette question, pas de souci. On peut simplement lui répondre “C’est une super question ! Là, j’avoue que je ne sais pas vraiment te dire, mais je vais chercher de mon côté pour trouver et je te redis.” Et on ne manque pas de lui donner rapidement, afin de ne pas retomber dans la fuite ou l’esquive qui le pousserait à aller chercher ses réponses ailleurs.

“Et toi, tu en penses quoi ?”

“Maman, est-ce que le sexe, c’est sale ?” > “Tiens, c’est une bonne question ! Qu’est-ce que tu en penses toi ? Pourquoi tu penses ça ?…”

“Maman, est-ce que tu es malade ? Il y a du sang dans les toilettes.” > “Ah, mais c’est une bonne question. Non, je te rassure tout va bien. Est-ce que tu sais ce que c’est quand une femme a ses règles ?”

Bref, retourner la question à notre enfant, c’est un super moyen d’avoir une idée de son niveau de connaissances, et du type de réponse qu’il cherche. Ça évite de lancer un long monologue sur le corps humain, ou sur un questionnement, au risque de biaiser notre réponse, ou de répondre complètement à côté de la plaque avec des réponses choquantes, alors qu’il n’en était pas du tout à ce niveau de conscience. Et c’est aussi l’occasion de débloquer des visions erronées « les règles, c’est maman qui est malade, comme le chien qui a saigné avant de mourir ». 

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“Zizi vs verge : appelons un chat, un chat !”

Quand notre loulou est petit, on joue à lui apprendre les différentes parties de son anatomie. À la sortie, du bain, on peut dire à haute voix “je sèche la tête, le pied, les oreilles, les genoux…” Et pourquoi, tout d’un coup, un organe tout à fait comme les autres, parfaitement intégré au corps humain, se retrouve affublé d’un petit nombre : zizi, zézette, nénette, cucul… On peut simplement dire un pénis, une vulve, des testicules, des grandes lèvres et des petites lèvres. Cela permet de démystifier ces organes qui n’ont même pas le droit d’être nommés. En leur donnant un nom, on leur rend leur fonction première d’éléments de notre corps parmi les autres plutôt qu’un objet de désir, de tabous, ou de plaisir. C’est la tête des adultes qui a créé ces éléments tabous érotiques.

“Est-ce que la réponse te convient ?”

Une fois qu’on a accueilli la question, vérifié le niveau de compréhension et de réponse attendue de notre enfant, on peut lui demander si on a bien répondu à la question. Histoire d’être sûre de ne pas avoir répondu à côté de la plaque et de le laisser repartir avec plus de questions que de réponses… Donc, pensons simplement à lui demander : “est-ce que ça répond à ta question ?”

Pour en savoir +, parler sexualité en toute tranquillité et trouver des réponses adaptées

Caroline – Maman et belle maman de 4 enfants.

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