relation parent enfant

La relation parent-enfant, une gageure ou un bonheur…? Les deux, évidemment ! N’avons-nous pas tous comme rêve de lier avec notre petit une belle relation parent-enfant, dont la confiance, la joie, le soutien mutuel et l’amour inconditionnel soient des piliers ? En un mot, être proche de notre enfant, et surtout, surtout, que notre communication ne soit pas un jour coupée… Car on ne peut pas en faire abstraction : il n’est pas rare de connaître des cas d’enfants qui coupent le cordon avec leurs parents une fois adultes, jusqu’à parfois ne plus les voir du tout… N’ayez pas peur, si vous êtes du genre à vouloir lire cet article, c’est qu’il y a très peu de chances que cela vous arrive 😉

En tous les cas, même s’il n’existe aucune baguette magique à ce sujet, je vous propose dans cet article 3  ingrédients clés pour construire avec vos kids une belle relation parent-enfant aujourd’hui – et pour toujours.

Relation parent-enfant : le plus important et peut-être aussi le plus difficile… l’aimer comme il est !

Parfois, nous, parents, avons du mal à aimer nos enfants tels qu’ils sont – avec leurs qualités mais aussi leurs défauts. Nous sommes bien sûr là pour les guider, mais la meilleure façon de se faire écouter d’eux, de pouvoir les influencer, c’est qu’ils aient confiance en nous. Or, on a véritablement confiance en un ami quand cet ami sait voir en nous la belle personne que nous sommes, et pour qui nos défauts sont aussi nos qualités.

Et c’est souvent cela aussi qui éloigne parfois les enfants des parents, car ils ne se sentent pas acceptés tels qu’ils sont. Trop comme ceci, trop comme cela, pas assez comme ceci ou encore pas assez comme cela… C’est ainsi que la communication, notre relation parent-enfant, est de plus en plus coupée. Car finalement, le jour où l’on a un souci, est-ce que l’on va se confier à une personne qui va nous faire la morale, nous reprocher d’avoir agi de telle ou telle manière ? Ou est-ce que l’on va se confier à quelqu’un qui, on le sait, nous ouvrira grand ses bras, nous écoutera, et nous aidera à trouver des solutions pour que ça aille mieux ? Vous avez compris.

Une des jolies clés que l’on peut garder dans un coin de notre tête, c’est d’éviter de reprocher à notre enfant de ressentir ce qu’il ressent. D’abord, parce que ce n’est pas très efficace, et que cela ne va pas l’aider à atténuer sa tristesse, sa colère ou sa peur. Mais aussi, parce que notre enfant, ne se sentant pas écouté, et/ou compris, risque de s’éloigner petit à petit de nous, ce qui sabote d’autant notre relation parent-enfant. Alors qu’il suffirait d’un câlin, d’un geste d’affection, et d’une question ouverte : “Qu’est-ce que tu pourrais faire pour que ça aille mieux ?” Cette simple question, toute en tendresse, peut souvent être plus efficace qu’un : “Je t’avais dit d’arrêter de te comporter comme ça avec tes copains, c’est normal qu’il agisse ainsi avec toi ! Bon, arrête de pleurer et va dire pardon.” Pas très efficace… ni très empathique. Il vous suffit probablement d’imaginer la même situation pour vous pour le comprendre 🙂

Deuxième chose. Une personne en qui l’on a confiance, avec qui l’on apprécie de discuter et dont on écoute les conseils, ce n’est pas une personne qui veut pour nous ce qui le rend heureux LUI, mais qui accepte que l’on vive de la façon qui nous rend véritablement heureux NOUS.

Car finalement, c’est notre grand travers, à nous les parents ! (eh oui, nous sommes quelques-uns à avoir des travers… je ne cherche pas à vous vexer, hein, je suis la première concernée 😀 d’où croyez-vous que je tire toutes ces belles expériences si ce n’est de mes propres erreurs ? Tous à la même enseigne et tous solidaires !) Revenons à nos petits moutons et à notre belle relation parent-enfant. Nous pensons, un peu trop souvent, que ce qui est bon pour nous est bon pour notre enfant. Et cela peut être sur des petites choses comme sur des grande choses. Prenons des exemples d’époque ancienne ou d’autres pays, parfois plus choquants et donc évidents à nos yeux : combien de parents, par le passé, se sont fâchés avec leur enfant car celui-ci divorçait et que c’était mal vu ? Parce que leur fille est tombée enceinte trop jeune ? Parce que la personne avec qui elle se mariait n’était pas du même milieu ? Ou encore pas de la même religion, pas de la même couleur de peau (ou au contraire du même sexe) ? Ça parait aberrant aujourd’hui, mais ce ne fut hélas pas toujours le cas.

Il n’est pas simple d’accepter que la vie qui épanouit notre enfant, professionnellement, amicalement, familialement, ne soit non seulement pas la même que la nôtre, mais peut-être même aussi une vie dont on n’arrive pas à imaginer qu’elle puisse être heureuse, riche et épanouissante. Surtout si ça concerne nos enfants. Pourtant, cela vaut la peine d’y réfléchir 🙂

 

Relation parent-enfant : deuxième ingrédient magique… l’écoute !

Plus on a envie de donner des conseils à notre enfant, de lui dire comment il devrait faire, penser etc, plus on a tendance à ne plus l’écouter vraiment, et à vouloir juste le raisonner, voire lui expliquer ce qu’il doit faire. Or, chacun de nous a avant tout besoin d’être écouté. Et quand quelque chose ne va pas, avant de rechercher des conseils, on va chercher quelqu’un qui nous écoute avec bienveillance et sans jugement. Alors, quand notre enfant revient de l’école avec un souci avec la maîtresse ou un autre élève, si au lieu de commencer à juger la situation, nous commencions par l’écouter, et essayer de le comprendre ? La fameuse phrase “IL N’Y A PAS DE “MAIS”…”, qui ferme la discussion, est typiquement le genre de trucs que l’on peut essayer d’éviter – car pour maintenir une relation parent-enfant, une vraie confiance, et l’écoute, sont au centre de tout. Un peu comme entre conjoints, vous me direz… mais c’est un autre sujet 😀

Relation parent-enfant : troisième clé… les moments de connexion !

Il est aussi très important pour l’épanouissement de notre petit d’avoir des moments de complicité, d’échange, de rire avec nous. Et certainement plus que de moments passés à  être “éduqué” ! Pas facile, hein ? 😉 Le quotidien ne peut pas être QUE en mode “éducation”, “conseil” et “reproche”. Il faut qu’il soit aussi fait d’échanges, de rires, de partage. Surtout que plus nous serons proches de nos enfants, plus ils nous écouteront, et plus nous serons une source d’inspiration pour eux. Quand ils sont très jeunes, jouer avec nos petits, courir, sauter, faire un bataille d’oreillers, les faire rire, contribuent à embellir la relation parent-enfant. Plus grands, on peut trouver ce qui pourrait leur faire plaisir (et nous faire plaisir !) : un restaurant, une sortie patinoire, une promenade, un foot, un film…

Et si nous nous posions cette jolie et intéressante question chaque soir : “Est-ce qu’aujourd’hui, j’ai “connecté” avec mon enfant ?” Multipliez ces moments, ces vrais instants “ensemble”… Non seulement ils sont délicieux, mais en plus, très utiles 🙂

Et bien sûr… prenez soin de vous !

 

Commentaires

Commentaires

8 réponses
  1. marie
    marie says:

    Cet article là est très enrichissant…je nous ai retrouvé dans cette relation que vous décrivez et j’ai aussi trouvé de nouvelles pistes auxquelles je ne pensais pas…

    Merci beaucoup!

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  2. Sandrine
    Sandrine says:

    En vous lisant, je me reconnais un peu, je reconnais aussi mes parents sur certains points sur lesquels je ne veux pas leur ressembler ! Il est vrai que la vie en général, trop rapide, trop stressante, trop dense, nous pousse à manquer de « connexion » avec nos enfants. Aujourd’hui, je fais plus attention ! mais il faut se remettre en question très souvent et être vigilant car nous sommes vite replongé dans le tourbillon infernal de la vie ! Merci pour ces conseils qui remettent les pendules à l’heure ! 😉

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  3. Nouky
    Nouky says:

    Merci pour cet article. J ai beaucoup à apprendre.. Je suis trop dans le stress du soir en rentrant du boulot pour que les enfants ne se couchent pas trop tard. Résultat j ai l impression de ne pas profiter de moment de détente avec mes enfants. C est frustrant.

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  4. Enil
    Enil says:

    Cet article me parle vraiment beaucoup …
    Je n’ai pas eu l’impression d’être aimée telle que j’étais par mes propres parents, je me sentais jugée, je leur parlais peu de mes problèmes, je ne me confiais pas, les émotions étaient très taboues …
    Merci pour tous ces conseils, ça me fait raisonner plein de choses !

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  5. Carlotta
    Carlotta says:

    Merci pour votre site qui m’a ouvert la porte de l’éducation bienveillante il a 2 ans, au moment de la phase d’individuation / « terrible twos » / crise d’opposition… le tout en pleine grossesse du petit frère.
    Quelques astuces au quotidien, beaucoup de recul et du grain à moudre: merci. On se sent moins seul, + « armé » pour gérer les crises et tellement + patients quand on comprend ce que vit l’enfant (cf. cerveau immature, manque de lien de causalité…).
    Dans la catégorie « astuces » pour rendre le quotidien + joyeux tout en étant en position d’écoute sincère : je demande à ma fille de me dire 3 choses qu’elle a bien aimé dans la journée. Au lieu de demander ce qu’elle a fait à l’école et d’entendre « je sais pas » parce que pour les petits, aujourd’hui c’est déjà du passé, elle partage son vécu (atelier avec la maîtresse, c’était bon la cantine, dessin après le goûter, toboggan à la récréation…). Facile sur le chemin du retour ou au dîner ! 😀

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  6. lauralie
    lauralie says:

    Effectivement la relation parent enfant est un long chemin bourré d’embûches, et on a l’impression parfois qu’on pourrait bien se perdre en chemin ! Merci pour ces conseils, c’est dit avec une telle justesse que ça fait du bien et que ça motive, tout simplement !

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