Sécurité Affective : faire de nos enfants des adultes rayonnants

sécurité affective

Explorer, découvrir le monde, entrer en interaction avec les autres… La Sécurité Affective est la clé pour que l’enfant puisse se détacher du parent avec confiance et sérénité. Elle n’est pas innée, mais se construit en grandissant… Alors, comment fait-on pour trouver cette juste distance entre accompagnement et autonomie ? Comme beaucoup d’entre nous, super-parent bienveillant, mon amie Caroline, maman et belle-maman de 4 enfants, a un désir profond : mettre toutes les chances du côté de nos loulous pour qu’ils deviennent des adultes confiants et épanouis ! Voici ce qu’elle a découvert…

Au programme :

C’est quoi en fait la sécurité affective ?

La sécurité affective, c’est une petite graine qui va permettre à l’enfant de développer sa propre estime de soi et oser affronter le monde. Cette graine se développe au début en partie grâce à l’amour inconditionnel du parent (ou de la figure d’attachement). Et puis, en devenant adulte, nous pouvons également la développer par nous-même en se faisant accompagner (heureusement !). On parle bien, ici, d’un amour sans condition, c’est-à-dire que notre regard ne change pas en fonction de l’attitude de l’enfant. Il peut faire une bêtise et on peut être fâché du résultat, mais cela ne remet pas en cause notre amour

On peut être contrarié par un comportement (et non par sa personne), mais on ne lui fait pas “la tête durant toute la journée”, en le privant de notre affection. L’idée c’est surtout d’incarner cette posture en quelques sortes : “Je t’aime quoiqu’il advienne, qui que tu sois ! Même si tu ne m’obéis pas. Tu as le droit d’avoir tes propres émotions, de pleurer, d’avoir peur… Je ne cherche pas à ce que tu deviennes un autre. Je ne rabaisse pas ce que tu es. Je t’aime comme tu es”. (OK, sur le principe, je suis d’accord, mais ça met un peu la pression, non ? )

En pratique, on peut lui expliquer les comportements qui ne nous conviennent pas, sans que ce soit Lui qui soit défaillant ! Pour construire cette sécurité intérieure, l’enfant a besoin de se sentir aimé pour qui il est et ce, quoi qu’il fasse. 

Quels sont les bienfaits de la sécurité affective ?

Au fur et à mesure que notre enfant grandit, la sécurité intérieure va permettre l’épanouissement social, cognitif et moteur. En gros, c’est une clé vers le bien-être, la confiance en soi et dans les autres

Pour le nourrisson et le bébé 

Tout petit, jusqu’à 2-3 ans, la sécurité affective va se traduire par un besoin de proximité. Normal, la présence de l’autre est une question de survie. La dépendance est donc quasi totale à la fois physiquement (on imagine bien qu’il ne va pas se lever pour aller faire son bib’ ), mais aussi émotionnellement.

Elle va permettre au tout-petit d’accepter plus facilement d’être éloigné de sa figure d’attachement : laissé chez des “inconnus” (crèche, nounou…), s’endormir seul dans son lit (ce n’est pas le seul facteur bien sûr ), oser essayer “sans peur” d’échouer, d’être critiqué ou jugé…

Pour l’enfant entre 2 et 10 ans

En grandissant, l’enfant va peu à peu gagner en autonomie. Il oscille entre le besoin de proximité avec l’adulte qui le rassure et le besoin d’explorer et de faire ses expériences. Il a besoin de sentir autour de lui des personnes émotionnellement sereines pour se sentir lui-même serein.  À nous de l’aider à ne pas se sentir dépassé, pour pouvoir les accueillir et à mettre des mots dessus. (Voir aussi la magie de l’écoute active.) À condition qu’on ne soit pas submergés par nos propres émotions bien sûr ! 

Avant d’aller plus loin, si comme moi, vous avez envie de donner confiance en lui à votre enfant, découvrez le PACK « CONFIANCE EN SOI » confectionné par  Charlotte Ducharme… Au programme : des astuces et des réflexions pour booster son self-esteem et lui permettre d’avancer sereinement dans la vie. S’il vous intéresse, renseignez votre email ci-dessous, et vous le recevez tout de suite dans votre boite email.

À la préadolescence, puis à l’adolescence

Cette sécurité affective permettra de se faire confiance dans les relations aux autres, et surtout de ne pas dépendre de l’affection des autres pour être heureux. Ou encore de lui éviter d’agir au détriment de lui-même pour plaire à l’autre . Par exemple : “J’ai le droit de refuser qu’on m’embrasse”, “ce n’est pas parce que je n’ai pas envie de faire comme tout le monde (boire, fumer…), que je suis nul·le/lâche,etc.” Cela permet en fait de prendre du recul par rapport au groupe. Voir notre article sur “la sexualité expliquée aux enfants”.

À l’âge adulte

C’est un élément majeur pour faire confiance à soi-même et à son intuition, plutôt qu’à des injonctions extérieures.  Et un manque d’estime de soi de soi, est souvent très handicapant dans nos relations, puisque notre bonheur dépend de l’autre. (Pour l’avoir suivi, le programme “S’aimer pour mieux rayonner” de Charlotte Ducharme, est une précieuse aide dans le domaine.)

Les clés pour construire cette sécurité intérieure

S’il y avait une recette miracle, ça fait longtemps qu’on l’aurait tous appliquée, non ? Et nous serions tous des adultes confiants, épanouis, patients et à l’écoute… Bien sûr, il n’y a pas de mode d’emploi. Chaque enfant, chaque adulte est différent. Voici quelques clés qui permettent de partir sur de bonnes bases…

Porter la bienveillance et la confiance

Vous avez remarqué comme on peut déplacer les montagnes quand on se sent soutenu et compris ? Pour notre enfant, c’est la même chose ! S’il sent que papa, maman ou sa figure d’attachement a confiance en lui, il va davantage prendre confiance en ses capacités et construire son estime de soi. Ici, la question n’est pas de le doper à l’encouragement et de jouer les pom pom girl au parc, mais de l’accompagner chaque jour avec une confiance tranquille.

En se mettant à sa portée, par un regard bienveillant, par une attitude confiante et sereine, on transmet à notre enfant la sécurité nécessaire pour être qui il est. On ne cherche pas à le contraindre à être ceci ou cela, mais qu’il puisse ressentir ce qui est bon pour lui. “Je vois que tu as tapé ta copine, tu étais en colère ? Comment tu te sens quand vous vous disputez ? ” “Tu as le droit d’être en colère, de pleurer ou d’avoir peur. C’est OK.” C’est comme si nous lui disions “Tu as le droit d’être humain, et par ma propre sérénité, je vais t’inviter à relever la tête”. 

Verbaliser

Bien sûr, quand ils sont tout-petits, les bébés et nourrissons ne comprennent pas le sens des mots. La communication ne se fait pas seulement par le contenu (d’ailleurs, même dans un échange entre adultes, le sens des mots ne compte que pour 20 % de l’échange  ). L’important, c’est aussi le ton de la voix, la posture… Bref, tout ce qui permet de se rassurer. Les enfants sont de véritables éponges grâce aux fameux neurones miroirs. Donc, si maman est parfaitement sereine quand elle laisse son Mini chez Nounou, il en sera d’autant plus confiant : “Je vais te laisser maintenant et aller travailler, je reviens ce soir.” 

Donner des repères dans le temps

Vous imaginez l’angoisse que peut ressentir un bébé s’il ne sait pas si la personne qui quitte la pièce va revenir ? OK, pas de panique ! Le propos n’est pas de culpabiliser d’aller aux toilettes ou de le laisser chez les grands-parents , mais de permettre à notre enfant de se sentir en sécurité : “Loulou, je vais partir travailler pendant 3 jours et tu vas rester à la maison avec Papa. On se retrouve dans 3 dodos !”

Privilégier l’attachement 

Le lien d’attachement avec un objet peut être précieux, car il permet de faire le lien entre la maison et ailleurs (crèche, nounou…). C’est le fameux objet transitionnel qui suit bébé partout (et qui nous donne des sueurs froides quand il disparaît ). Le doudou ou la tétine sont  en quelque sorte le prolongement du parent. 

Finalement, construire la sécurité affective va donner à notre enfant suffisamment de confiance en lui pour oser prendre des risques et faire de nouvelles expériences, mais surtout osez être lui-même, sans peur d’être rejeté 

En tant que parent, on aimerait tellement pouvoir “garantir ce sentiment de sécurité intérieure”. Ceci est bien sûr pas possible car notre enfant est un être à part sur lequel nous n’avons pas le contrôle. En revanche si on veut mettre toute les chances de notre côté, le meilleur moyen, est de travailler sur notre propre sécurité affective (par exemple : ne pas être dépendant de l’affection de notre conjoint(e) pour être heureux), notre propre estime de soi (s’aimer avec nos fragilités). Un magnifique travail source de notre épanouissement, que nous n’avons peut être pas commencé à emprunter par manque de motivation. Mais si nous ne le faisons pas pour nous, et bien faisons le pour nos enfants !  

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