Comment aider notre enfant à surmonter les méchancetés à l'école ?

La cour de récré ou le square, c’est parfois la jungle :  insultes, disputes, bagarres ou simplement comportements et mots blessants. Nous en avons tous un souvenir plus ou moins vif, mais les méchancetés de la cour de récré sont une réalité : les enfants ne sont pas tendres entre eux, et c’est parfois difficile à supporter pour votre petit.

On lui a dit “T’es plus mon copain”, on a refusé de lui dire au revoir, on lui a déchiré son dessin… ces petites choses peuvent véritablement le blesser. Comment l’aider à surmonter les méchancetés de la cour de récré

En priorité : prendre soin de la “victime”

Si nous sommes sur le lieu de la bataille, au lieu de punir l’enfant méchant, le “bourreau”, le plus important et le plus urgent est de réconforter celui qui s’est senti blessé. Si les autres enfants lui ont dit “Toi, tu joues pas avec nous”, on va vers lui et on lui propose de faire un super jeu ensemble pour qu’il s’amuse, qu’il pense à autre chose, et qu’il oublie la méchanceté de l’enfant dont il vient de faire les frais.

Lui apprendre à prendre du recul sur la colère des autres

Il est essentiel d’apprendre à l’enfant à se détacher de la situation douloureuse qu’il est en train de vivre, et de lui faire intégrer que l’on n’est pas responsable de la colère de tout le monde.

Parfois, on pense par exemple bien agir en complimentant une collègue sur sa coiffure. Mais rien n’empêche celle-ci de le prendre mal (“Pourquoi tu me dis ça, tu me trouves mal coiffée d’habitude, c’est ça ?”)… ça n’est pas de notre faute. On peut s’excuser de l’avoir blessée mais on ne doit pas culpabiliser ! On n’est pas responsable de sa colère.

Si elle répond de cette façon, c’est peut-être qu’elle est stressée ou énervée pour d’autres raisons. Dans tous les cas, rien ne sert de prendre pour nous sa mauvaise humeur.

L’autre jour au parc, Joy montait dans une tour que deux grandes occupaient : “Non, tu n’as pas droit de rentrer, t’es un bébé et nous on est des grandes, dégage !”… ce qui piqua Joy, qui se mit en colère : “Non, je ne suis pas un bébé, et j’ai le droit de rentrer !”

Je pris Joy à part :

“- Tu as l’air d’être blessée par ce que ces petites filles t’ont dit”.

  • Oui!! Elles ont pas le droit de m’interdire de rentrer, c’est à tout le monde, et je ne suis pas un bébé !
  • Tu ne trouves pas juste qu’elles t’interdisent de rentrer et tu te sens vexée qu’elles te traitent de bébé, alors que tu n’en es pas un.”

Comme d’habitude, on essaye de mettre des mots sur les émotions ressenties par l’enfant. En reformulant ce que notre enfant dit,  il se sent écouté, compris, et cela contribue à faire redescendre une partie de sa colère, voir l’article “la magie de l’écoute active”).

  • Tu sais, si ces petites filles te disent des choses méchantes, c’est qu’elles ont de la colère en elle, pour une raison que l’on ignore. Et la colère elle fait dire n’importe quoi. Exactement quand toi, tu me dis : “T’es méchante Maman, je suis plus ta petite fille”, est-ce que tu le penses ?
  • Non
  • Tu vois, toi aussi, la colère te fait dire des mots qui peuvent être très blessants. Pour ces deux grandes filles c’est la même chose, c’est la colère qui les fait ainsi agir, il vaut mieux t’en aller faire autre chose, le temps que leur colère s’évacue.”

Autre situation : Notre enfant revient en pleurant, nous racontant qu’à la cour de récréation son meilleur ami lui a dit “T’es plus mon ami, je vais te jeter dans le camion poubelle”.

 

Ce qui va beaucoup aider notre enfant à prendre de la distance par rapport aux agressions  et bien réagir face aux agressions des autres est son niveau de confiance en soi. Si le sujet vous intéresse vous pouvez découvrir mes conseils avec le PACK « CONFIANCE EN TOI » – Tout pour que nos petits croient fort en eux. S’il vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire en inscrivant simplement votre email ci-dessous, et je vous l’enverrai gratuitement. Je vous laisse reprendre la lecture normale de votre article pour aider les enfants à surmonter les méchancetés de la cour de récré.

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C’est un bon exercice que de l’inciter à comprendre ce qui a mis son meilleur copain dans une telle colère : “J’ai caché son pull pour jouer et il a m’a insulté”. On reformule “Donc toi, tu as voulu faire une blague, mais lui, il a peut-être cru que tu cachais son pull pour être méchant avec lui ou lui faire de la peine. Et ça l’a mis en colère contre toi. Qu’en penses-tu ? Ce qui est sûr, c’est que c’est sa colère qui a pris le dessus, et lui a fait dire n’importe quoi, même des choses qu’il ne pense pas pour de vrai. Peut-être que pour faire redescendre sa colère, tu peux lui expliquer que c’était une blague et que tu es désolé si cela lui a fait de la peine, et que tu ne voulais pas le blesser ? “


Pour ce qui est des disputes, où les enfants se font mutuellement de la peine, je vous invite plutôt à lire cet article “Comment bien gérer les disputes entre enfants”.

Expliquer que la colère nous fait exprimer n’importe quoi l’aidera à comprendre les autres, mais aussi à se comprendre lui-même : quand je dis à maman que je ne l’aime plus, ça ne veut pas dire que je suis méchant, mais que la colère me fait dire des choses méchantes.

Lui faire comprendre que la colère de ses camarades n’est pas dirigée contre lui, et n’en fait pas quelqu’un de méchant, sera beaucoup plus efficace que de lui dire “Tu as raison, ton copain n’est vraiment pas gentil !”. Surtout que cela peut lui faire de la peine que l’on parle ainsi d’un de ses bons copains… Il ne faut pas oublier que le principal est de l’aider à surmonter les méchancetés de la cour de récré … et d’ailleurs.

Se détacher de la colère de l’autre, peut aussi lui être très utile dans sa relation avec nous, ses parents !

Quand c’est nous, les parents, qui sommes en colère, c’est exactement la même chose. Nous sommes responsables de notre propre colère, même si c’est notre enfant qui a appuyé sur le bouton déclencheur. Si on s’est énervé après son enfant, on peut en reparler le soir : “Je suis désolée d’avoir crié tout à l’heure. J’ai été agacée quand j’ai vu encore tes chaussures trainer dans le salon et que tu n’as pas voulu venir les ranger. Ca a déclenché ma colère. Mais elle n’était pas dirigée contre toi. Je me suis énervée car je suis très fatiguée en ce moment, (ou encore : “je suis énervée, car tu sais j’ai beaucoup de mal à supporter le désordre”). Mais ça n’est pas toi qui est méchant.” Car oui, qu’on se le dise, dans la même situation, un autre parent n’aurait peut-être pas du tout été dérangé par ces chaussures qui trainent, et les aurait peut-être, machinalement et tout simplement, mises sur le côté. Bref, chacun est responsable de sa colère. Ce mode de raisonnement peut aussi être très utile pour vers face à des grandes personnes ‘moins bienveillante », voir cet article : Que faire face aux personnes qui critiquent ou rabaissent notre enfant ?

Apprendre à l’enfant à faire la part des choses est essentiel, que ce soit pour surmonter les méchancetés de la cour de récré ou pour la vie. Lui faire comprendre qu’il n’est pas la cause de la colère des autres, et en particulier quand lui-même n’avait pas l’intention d’embêter son copain ou son parent, ou de l’énerver. Cela l’amènera à prendre du recul et à beaucoup mieux vivre les disputes du quotidien avec les copains, comme avec ses parents.

Recul que nous aimerions nous aussi parfois avoir 🙂

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